Conservatisme « interne » des États-Unis d’Amérique
Le « Projet 2025 », également connu sous le nom de projet de
transition présidentielle, est un ensemble de 900 pages de propositions
politiques conservatrices de droite proposé par la Heritage Foundation (un
think-tank privé) visant à transformer le gouvernement fédéral des États-Unis
et à consolider le pouvoir exécutif si « McDo-Trompe », ancien
président des États-Unis et candidat du Parti républicain, devait remporter l’élection
présidentielle de 2024.
Ce qu’il a fini par réussir, brillamment faut-il rajouter….
Globalement, il propose de remplacer des dizaines de milliers de
fonctionnaires fédéraux par des personnes nommées pour leurs positions
conservatrices (le « spoil system »), de réformer en profondeur
certaines agences fédérales et d’appliquer un programme xénophobe,
protectionniste, conservateur et climato-sceptique.
Il affirme par ailleurs que le président doit avoir un pouvoir absolu sur le pouvoir exécutif.
Ce projet aura été critiqué pour ses positions décrites comme autoritaires et nationalistes chrétiennes (huguenotes et hérétiques pour un papiste comme moâ) et pour les atteintes à l’État de droit et aux libertés fondamentales qu'il pourrait provoquer.
Mais peu importe si une majorité de citoyens le désire réellement.
Bien que le Projet 2025 ne puisse légalement promouvoir un candidat,
nombre de ses contributeurs sont associés à « Trompe » et à sa
campagne. La Heritage Foundation emploie d’ailleurs de nombreuses personnes
étroitement liées à « Trompe », y compris des membres de son administration
2017-2021, et coordonne l’initiative avec des groupes conservateurs dirigés par
des alliés du futur président.
Les responsables de sa campagne ont eu des contacts réguliers avec le « Projet 2025 » et ont déclaré à Politico en 2023 que le projet s’alignait bien sur leur programme « Agenda 47 », bien qu’ils aient déclaré que le projet ne parlait pas au nom de « Trompe » ou de sa campagne.
Les propositions controversées du projet ont d’ailleurs conduit le candidat lors de sa campagne à prendre leurs distances avec le projet en 2025, déclarant qu’il n’en savait « rien » et qualifiant certaines parties du projet de « ridicules et abyssales » !
Dans la foulée, Paul Dans, directeur du projet, démissionne sans en
préciser la raison. Des critiques ont rejeté ces distanciations soulignant que
de nombreux contributeurs, qui devraient obtenir des rôles de direction dans
une future administration Républicaine à venir, et les trois cents fois où « Trompe »
avait été mentionné dans les plans en date du 10 juillet 2024 présume du
contraire.
Il est tout fois important de noter que ce document n’est en principe pas en lien direct avec le président « Trompe » ni avec les membres exécutifs de la campagne 2024, mais plutôt issue de réflexions d’un « think-tank » privé avec des postions qui s’alignent sur celles du président et d’autres qui ne sont pas du tout ses points de vues, ou celles de membres du parti républicain.
Convergences et dissonances troublent les pistes d’inspiration et la filiation politique.
Le Projet 2025 n’est pas le seul programme conservateur à disposer d’une
base de données de recrues potentielles pour une éventuelle administration
républicaine, bien que les responsables de ces différentes initiatives aient
tous des liens avec « Trompe ».
De manière générale, ces initiatives cherchent à lui éviter les erreurs de son premier mandat, lorsqu’il est arrivé à la Maison-Blanche sans être préparé. En reclassant des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux, dont l’évolution de carrière est jusque-là basée sur le « mérite », en tant que personnes nommées pour des raisons politiques pour pouvoir les remplacer par des personnes loyales à « Trompe » certains craignent qu’ils soient prêts à faire des entorses au protocole, voire dans certains cas à enfreindre des lois, pour atteindre ses objectifs.
On constate qu’au moins 140 personnes ayant travaillé dans l’administration « Trompe » ont participé au Projet 2025 d’une manière ou d’une autre, dont plus de la moitié sont répertoriées comme auteurs, éditeurs et contributeurs.
Vox estime de son côté que près des deux tiers des auteurs et des éditeurs ont travaillé pour son administration. Six de ses secrétaires de cabinet sont ainsi des auteurs ou des contributeurs, et une vingtaine de pages sont créditées à son premier adjoint au chef de cabinet.
Aussi, le projet acquiert une réputation dans les cercles conservateurs en tant que foyer institutionnel pour la jeune et loyale coterie de membres du personnel de « Trompe ».
Ceci précisé, le projet présente quatre objectifs principaux dans Mandate
for Leadership : Restaurer la famille en tant que pièce centrale de la vie
américaine ; démanteler l’État administratif ; défendre la souveraineté et les
frontières de la nation ; et garantir les droits individuels donnés par Dieu
pour vivre librement.
« La longue marche du marxisme (…) à travers nos institutions est arrivée à son terme. Le gouvernement fédéral est un mastodonte, utilisé comme arme contre les citoyens américains et les valeurs conservatrices, et la liberté est assiégée comme jamais auparavant. »
Le Projet 2025 envisage ainsi des changements généralisés au sein du
gouvernement, en particulier en ce qui concerne les politiques économiques et
sociales et le rôle du gouvernement fédéral et de ses agences.
Le plan propose de prendre le contrôle partisan du département de la Justice (DOJ), du Federal Bureau of Investigation (FBI), du département du Commerce, de la Commission fédérale des communications et de la Federal Trade Commission (FTC), ainsi que de démanteler le département de la Sécurité intérieure en le subdivisant en plusieurs ministères.
Il prévoit aussi de réduire fortement les réglementations environnementales et climatiques pour favoriser la production de combustibles fossiles.
Le projet cherche à instaurer des réductions d’impôts, même si ses auteurs ne sont pas en accord sur le degré de protectionnisme à adopter.
Il recommande de supprimer le ministère de l’Éducation, dont les prérogatives seraient transférées à d’autres agences ou supprimées.
Ce projet conduirait les États-Unis à réduire leur financement des recherches sur le climat, tandis que les National Institutes of Health (NIH) seraient réformés selon des principes conservateurs.
Bref, se séparer de tout ce qui est jugé inutile….
Le Projet 2025 propose aussi de criminaliser la pornographie et de limiter
le droit à l’avortement voire d’éliminer la couverture de la contraception d’urgence
en application de l’Obamacare.
Les partisans du Projet 2025 soutiennent que la vie commence dès la fécondation…
(Elle y est même antérieure, à mon sens, mais bon…)
Le Mandate stipule que le Département de la Santé et des Services Sociaux (Department of Health and Human Services ou HHS) doit « redevenir connu sous le nom de Département de la Vie », comme l’a surnommé le secrétaire du HHS de « Trompe » Alex Azar, en janvier 2020, exprimant sa fierté de « faire partie de l’administration la plus pro-vie de l’histoire de ce pays ».
Le projet 2025 affirme ainsi qu’il repositionnerait les politiques du ministère « en rejetant explicitement la notion selon laquelle l’avortement est un soin de santé et en rétablissant son énoncé de mission dans le plan stratégique [du HHS de « Trompe »] et ailleurs pour inclure la promotion de la santé et du bien-être de tous les Américains « de la fécondation à la mort naturelle » ».
Belle ambition que voilà !
En 2022, la Cour suprême décide, dans cas Dobbs v. Jackson Women’s Health
Organization, que la Constitution ne confère pas de droit à l’avortement,
laissant ainsi aux États le soin de créer leur propre législation en la
matière, mais le Projet 2025 encourage le prochain président à « promulguer
les protections les plus solides pour les enfants à naître que le Congrès
pourra soutenir ». Le Projet déclare également que « la décision dans l’affaire
Dobbs n’est qu’un début. Les conservateurs… devraient pousser aussi fort que
possible pour protéger les enfants à naître dans toutes les juridictions
américaines. »
La Reproductive Healthcare Access Task Force (Groupe de travail sur l’Accès aux Soins de santé en matière de Reproduction) créée par le président « Bail-dan » serait remplacée par une agence « pro-vie » dédiée qui « utiliserait son autorité pour promouvoir la vie et la santé des femmes et de leurs enfants à naître ».
Le projet propose toutefois de supprimer les protections contre la
discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre et de
mettre fin aux programmes de diversité, équité et inclusion (DEI) ainsi que de
discrimination positive.
Il recommande également l’arrestation, la détention et la déportation des migrants sans papiers vivant aux États-Unis…
Dans la même veine, le « Projet 2025 » promeut la peine de mort et salue le « caractère définitif » et la rapidité de cette peine.
Tout-à-fait logiquement, les critiques du Projet 2025 le qualifient d’autoritaire
et nationaliste chrétien et affirment qu’il vise à transformer les États-Unis
en une autocratie, dans laquelle une seule personne, le président, détiendrait
la majorité du pouvoir des États-Unis d’Amérique. De nombreux experts
juridiques ont affirmé que cela porterait atteinte à l’État de droit, la
séparation des pouvoirs, la séparation de l’Église et de l'État et aux libertés
publiques aux États-Unis.
Ainsi, certains conservateurs et républicains critiquent le plan pour sa position sur le changement climatique et le commerce extérieur.
D’autres estiment que le Projet 2025 n’est qu'une « façade » pour cacher quatre années de vengeance personnelle à tout prix et pour défaire « presque tout ce qui a été mis en œuvre » par l’administration « Bail-Dan ».
Et justement, les auteurs du projet reconnaissent que la plupart des propositions exigent que le Parti républicain contrôle à la fois la Chambre des représentants et le Sénat américains. D’autant que certains aspects du plan ont par ailleurs été jugés anticonstitutionnels par la Cour suprême plusieurs mois avant l’élection et pourraient faire l’objet de contestations judiciaires.
Le The Washington Post décrivait le projet comme « l’articulation la
plus détaillée de ce à quoi ressemblerait un deuxième mandat de Trump ».
Initialement la campagne « Trompe » déclarait que le projet s’alignait bien avec leurs propositions, le « Projet 2025 » est de plus en plus source de frictions avec les équipes de campagne, qui évitent généralement les propositions politiques spécifiques pouvant être utilisées pour le critiquer.
Ainsi en juillet 2024, « Trompe » désavoue publiquement le « Projet 2025 ». Dans la foulée, son directeur démissionne sans en préciser la raison. L’équipe de campagne républicaine dit « accueillir favorablement » la disparition du projet et prévient que cela « devrait servir d’avertissement à toute personne essayant de faire croire qu’ils ont une influence sur Donald Trump et sa campagne ».
De leur côté, les démocrates citaient de nombreux membres du cercle rapproché du magnat républicain qui sont liés ou ont participé à l’élaboration de ce texte.
Ils ajoutaient que « le fait de cacher ce projet au peuple américain ne le rend pas moins réel – en fait, cela devrait inciter les électeurs à s’inquiéter davantage de ce que Trump et ses alliés cachent d’autre. »
Le budget de ce rapport – y compris la formation de loyalistes pour
prendre les rênes de l’administration – a été estimé à 22 millions de dollars.
Impossible de savoir exactement d’où vient cet argent faute de transparence.
Une partie semble avoir été apportée par des grandes fortunes à travers des structures de financement coordonné dont certaines sont liées à l’activiste conservateur Leonard Leo. Parmi les entreprises qui ont contribué à ces fonds ou bien ont financé des groupes directement impliqués dans le « Project 2025 », on trouve les frères Koch, des acteurs financiers comme Fidelity ou Vanguard, ou encore des compagnies pétrolières comme Pioneer ou Shell.
Mais les liens avec les grandes entreprises ne sont pas seulement financiers. De nombreux lobbyistes attitrés de multinationales américaines comme Meta (Facebook), Verizon, Amazon, Ford ou General Motors sont cités parmi les rédacteurs du projet.
Parmi les autres contributeurs, on trouve aussi divers représentants de petites entreprises spécialisées dans l’assurance maladie ou les technologies médicales – mais pas de grande multinationale du secteur pharmaceutique.
PhRMA, le lobby regroupant tous les géants du secteur, aujourd’hui dirigé par un triumvirat regroupant Daniel O’Day de Gilead, Albert Bourla de Pfizer et Paul Hudson de Sanofi, a néanmoins financé Heritage Foundation et plusieurs des autres groupes et « think tanks » derrière le « Project 2025 » à hauteur de 530.000 dollars.
Un soutien qui pourrait expliquer que le Project 2025 prévoit d’annuler la réforme introduite en 2022 qui autorise enfin le programme fédéral Medicare à négocier le prix des médicaments avec les laboratoires au lieu de les accepter passivement comme elle y était obligée auparavant – ce qui explique que ledit prix des médicaments soit considérablement plus élevé aux États-Unis que dans le reste du monde.
Presque personne, même parmi les républicains, ne souhaite revenir sur cette décision. Cette mesure qui ne plaît qu’à l’industrie pharmaceutique se trouve mêlée dans le chapitre « Santé » à des propositions comme l’interdiction de toute forme d’avortement et l’abandon de toute mesure de protection vis-à-vis des personnes LGBTQ+ (HPI+++).
« Élan-Must » s’est illustré ces dernières semaines par son
soutien de plus en plus actif à l’ancien président, est désormais pressenti
pour prendre la tête d’une commission chargée de rendre le gouvernement fédéral
plus « efficient » en réduisant drastiquement la taille de l’administration
fédérale et en procédant à des coupes claires dans les régulations.
Un programme qui correspond avec ses intérêts personnels – ses entreprises sont sous le coup de plusieurs procédures initiées par des agences fédérales – mais qui est aussi parfaitement aligné avec la vision du monde d’une droite américaine bien décidée à en finir avec « l’État administratif ».
Plus discrètement, mais de manière sans doute plus influente, un autre « think
tank » créé au lendemain de la défaite de Trump en 2020 par des proches,
l’American First Policy Institute, semble destiné à jouer un rôle de premier
plan dans l’éventuelle future administration du milliardaire. Sa présidente
Linda McMahon a d’ailleurs été désignée coleader de l’équipe qui serait chargée
de mener la transition. L’American First Policy Institute, qui affichait en
2022 un budget de 23,6 millions de dollars mais ne divulgue pas le nom de ses
donateurs, a lui aussi élaboré une feuille de route, sur laquelle il est
beaucoup plus avare de détails que Heritage. Mais les grandes lignes – le
démantèlement de l’administration fédérale, l’abandon des politiques
climatiques, le soutien aux revendications des groupes religieux – restent les
mêmes.
Voilà pour les grandes lignes… Et vous aurez noté qu’il n’est guère
question de politique étrangère, de relations commerciales, de droit de douane,
de guerre et de paix, d’Ukraine ou de Palestine, de migration et de « mur
de la honte » (celui qui protège les libertés « ricaines »).
Les dires du candidat suffisent largement à dessiner ce que seront les 4 prochaines années sur ces plans-là…
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Ce qu’il a fini par réussir, brillamment faut-il rajouter….
Il affirme par ailleurs que le président doit avoir un pouvoir absolu sur le pouvoir exécutif.
Ce projet aura été critiqué pour ses positions décrites comme autoritaires et nationalistes chrétiennes (huguenotes et hérétiques pour un papiste comme moâ) et pour les atteintes à l’État de droit et aux libertés fondamentales qu'il pourrait provoquer.
Mais peu importe si une majorité de citoyens le désire réellement.
Les responsables de sa campagne ont eu des contacts réguliers avec le « Projet 2025 » et ont déclaré à Politico en 2023 que le projet s’alignait bien sur leur programme « Agenda 47 », bien qu’ils aient déclaré que le projet ne parlait pas au nom de « Trompe » ou de sa campagne.
Les propositions controversées du projet ont d’ailleurs conduit le candidat lors de sa campagne à prendre leurs distances avec le projet en 2025, déclarant qu’il n’en savait « rien » et qualifiant certaines parties du projet de « ridicules et abyssales » !
Il est tout fois important de noter que ce document n’est en principe pas en lien direct avec le président « Trompe » ni avec les membres exécutifs de la campagne 2024, mais plutôt issue de réflexions d’un « think-tank » privé avec des postions qui s’alignent sur celles du président et d’autres qui ne sont pas du tout ses points de vues, ou celles de membres du parti républicain.
Convergences et dissonances troublent les pistes d’inspiration et la filiation politique.
De manière générale, ces initiatives cherchent à lui éviter les erreurs de son premier mandat, lorsqu’il est arrivé à la Maison-Blanche sans être préparé. En reclassant des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux, dont l’évolution de carrière est jusque-là basée sur le « mérite », en tant que personnes nommées pour des raisons politiques pour pouvoir les remplacer par des personnes loyales à « Trompe » certains craignent qu’ils soient prêts à faire des entorses au protocole, voire dans certains cas à enfreindre des lois, pour atteindre ses objectifs.
On constate qu’au moins 140 personnes ayant travaillé dans l’administration « Trompe » ont participé au Projet 2025 d’une manière ou d’une autre, dont plus de la moitié sont répertoriées comme auteurs, éditeurs et contributeurs.
Vox estime de son côté que près des deux tiers des auteurs et des éditeurs ont travaillé pour son administration. Six de ses secrétaires de cabinet sont ainsi des auteurs ou des contributeurs, et une vingtaine de pages sont créditées à son premier adjoint au chef de cabinet.
Aussi, le projet acquiert une réputation dans les cercles conservateurs en tant que foyer institutionnel pour la jeune et loyale coterie de membres du personnel de « Trompe ».
« La longue marche du marxisme (…) à travers nos institutions est arrivée à son terme. Le gouvernement fédéral est un mastodonte, utilisé comme arme contre les citoyens américains et les valeurs conservatrices, et la liberté est assiégée comme jamais auparavant. »
Le plan propose de prendre le contrôle partisan du département de la Justice (DOJ), du Federal Bureau of Investigation (FBI), du département du Commerce, de la Commission fédérale des communications et de la Federal Trade Commission (FTC), ainsi que de démanteler le département de la Sécurité intérieure en le subdivisant en plusieurs ministères.
Il prévoit aussi de réduire fortement les réglementations environnementales et climatiques pour favoriser la production de combustibles fossiles.
Le projet cherche à instaurer des réductions d’impôts, même si ses auteurs ne sont pas en accord sur le degré de protectionnisme à adopter.
Il recommande de supprimer le ministère de l’Éducation, dont les prérogatives seraient transférées à d’autres agences ou supprimées.
Ce projet conduirait les États-Unis à réduire leur financement des recherches sur le climat, tandis que les National Institutes of Health (NIH) seraient réformés selon des principes conservateurs.
Bref, se séparer de tout ce qui est jugé inutile….
Les partisans du Projet 2025 soutiennent que la vie commence dès la fécondation…
(Elle y est même antérieure, à mon sens, mais bon…)
Le Mandate stipule que le Département de la Santé et des Services Sociaux (Department of Health and Human Services ou HHS) doit « redevenir connu sous le nom de Département de la Vie », comme l’a surnommé le secrétaire du HHS de « Trompe » Alex Azar, en janvier 2020, exprimant sa fierté de « faire partie de l’administration la plus pro-vie de l’histoire de ce pays ».
Le projet 2025 affirme ainsi qu’il repositionnerait les politiques du ministère « en rejetant explicitement la notion selon laquelle l’avortement est un soin de santé et en rétablissant son énoncé de mission dans le plan stratégique [du HHS de « Trompe »] et ailleurs pour inclure la promotion de la santé et du bien-être de tous les Américains « de la fécondation à la mort naturelle » ».
Belle ambition que voilà !
La Reproductive Healthcare Access Task Force (Groupe de travail sur l’Accès aux Soins de santé en matière de Reproduction) créée par le président « Bail-dan » serait remplacée par une agence « pro-vie » dédiée qui « utiliserait son autorité pour promouvoir la vie et la santé des femmes et de leurs enfants à naître ».
Il recommande également l’arrestation, la détention et la déportation des migrants sans papiers vivant aux États-Unis…
Dans la même veine, le « Projet 2025 » promeut la peine de mort et salue le « caractère définitif » et la rapidité de cette peine.
Ainsi, certains conservateurs et républicains critiquent le plan pour sa position sur le changement climatique et le commerce extérieur.
D’autres estiment que le Projet 2025 n’est qu'une « façade » pour cacher quatre années de vengeance personnelle à tout prix et pour défaire « presque tout ce qui a été mis en œuvre » par l’administration « Bail-Dan ».
Et justement, les auteurs du projet reconnaissent que la plupart des propositions exigent que le Parti républicain contrôle à la fois la Chambre des représentants et le Sénat américains. D’autant que certains aspects du plan ont par ailleurs été jugés anticonstitutionnels par la Cour suprême plusieurs mois avant l’élection et pourraient faire l’objet de contestations judiciaires.
Initialement la campagne « Trompe » déclarait que le projet s’alignait bien avec leurs propositions, le « Projet 2025 » est de plus en plus source de frictions avec les équipes de campagne, qui évitent généralement les propositions politiques spécifiques pouvant être utilisées pour le critiquer.
Ainsi en juillet 2024, « Trompe » désavoue publiquement le « Projet 2025 ». Dans la foulée, son directeur démissionne sans en préciser la raison. L’équipe de campagne républicaine dit « accueillir favorablement » la disparition du projet et prévient que cela « devrait servir d’avertissement à toute personne essayant de faire croire qu’ils ont une influence sur Donald Trump et sa campagne ».
De leur côté, les démocrates citaient de nombreux membres du cercle rapproché du magnat républicain qui sont liés ou ont participé à l’élaboration de ce texte.
Ils ajoutaient que « le fait de cacher ce projet au peuple américain ne le rend pas moins réel – en fait, cela devrait inciter les électeurs à s’inquiéter davantage de ce que Trump et ses alliés cachent d’autre. »
Une partie semble avoir été apportée par des grandes fortunes à travers des structures de financement coordonné dont certaines sont liées à l’activiste conservateur Leonard Leo. Parmi les entreprises qui ont contribué à ces fonds ou bien ont financé des groupes directement impliqués dans le « Project 2025 », on trouve les frères Koch, des acteurs financiers comme Fidelity ou Vanguard, ou encore des compagnies pétrolières comme Pioneer ou Shell.
Mais les liens avec les grandes entreprises ne sont pas seulement financiers. De nombreux lobbyistes attitrés de multinationales américaines comme Meta (Facebook), Verizon, Amazon, Ford ou General Motors sont cités parmi les rédacteurs du projet.
Parmi les autres contributeurs, on trouve aussi divers représentants de petites entreprises spécialisées dans l’assurance maladie ou les technologies médicales – mais pas de grande multinationale du secteur pharmaceutique.
PhRMA, le lobby regroupant tous les géants du secteur, aujourd’hui dirigé par un triumvirat regroupant Daniel O’Day de Gilead, Albert Bourla de Pfizer et Paul Hudson de Sanofi, a néanmoins financé Heritage Foundation et plusieurs des autres groupes et « think tanks » derrière le « Project 2025 » à hauteur de 530.000 dollars.
Un soutien qui pourrait expliquer que le Project 2025 prévoit d’annuler la réforme introduite en 2022 qui autorise enfin le programme fédéral Medicare à négocier le prix des médicaments avec les laboratoires au lieu de les accepter passivement comme elle y était obligée auparavant – ce qui explique que ledit prix des médicaments soit considérablement plus élevé aux États-Unis que dans le reste du monde.
Presque personne, même parmi les républicains, ne souhaite revenir sur cette décision. Cette mesure qui ne plaît qu’à l’industrie pharmaceutique se trouve mêlée dans le chapitre « Santé » à des propositions comme l’interdiction de toute forme d’avortement et l’abandon de toute mesure de protection vis-à-vis des personnes LGBTQ+ (HPI+++).
Un programme qui correspond avec ses intérêts personnels – ses entreprises sont sous le coup de plusieurs procédures initiées par des agences fédérales – mais qui est aussi parfaitement aligné avec la vision du monde d’une droite américaine bien décidée à en finir avec « l’État administratif ».
Les dires du candidat suffisent largement à dessiner ce que seront les 4 prochaines années sur ces plans-là…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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