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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 21 janvier 2015

Le franc suisse flotte…

Et… Davos s’en moque ! 
 
Stupeur et surprise, la Banque nationale Suisse (BNS) a annoncé, le 15 janvier dernier vers midi moins dix, qu’elle abandonnait le cours plancher de 1,20 franc suisse par euro, qu’elle avait établi en septembre 2011 pour lutter contre l’appréciation de la devise helvétique, juste avant que le forum économique de Davos (où sont d’ailleurs invités nos « huiles » nationales) ne débute.
Il faut dire et rappeler que le patron de la BNS avait indiqué à la mi-décembre dernier que cette parité serait maintenue encore bien longtemps…
Une notion du temps et de la durée très… relativiste, chez les Suisses ! 
 
Conséquence immédiate, le franc suisse est passé sous la parité avec l’euro (1 euro = 0,85 franc suisse contre 1,20 la veille) et a gagné jusqu’à 29 %.
En milieu de journée, la devise gagnait 16 % à 1,03 franc suisse pour un euro et 14 % par rapport au billet vert, le dollar s’établissant à 0,89 franc suisse.
Cela représente un bond de 15 % en une journée du taux de change global de la monnaie helvétique.
Du jamais vu et cette séance historique va laisser de profondes traces avant que la BNS n’intervienne en catastrophe et discrètement pour tenter de calmer le tsunami qu’elle a déclenché et maintenir au moins la parité, à en perdre d’ailleurs tous ses profits 2014 en une seule journée, en disent les « méchantes-langues ». 
 
Les contrats à terme sur le franc suisse ont connu pas moins de 11 perturbations (arrêt de cotation pendant au moins une minute) dans la journée compte tenu de la volatilité et des volumes très élevés.
Énorme ! 
 
Dans une conférence de presse, le patron de la BNS a récusé toute «décision panique» estimant quelle avait été au contraire réfléchie et pesée.
Il a aussi précisé que la BNS nabandonnait pas tout soutien à sa devise.
«La BNS continuera de prendre en compte la situation sur le marché des changes pour définir sa politique monétaire. Aussi interviendra-t-elle au besoin sur ce marché en vue d’influer sur les conditions monétaires».
Reste à savoir sous quelle forme.
La banque centrale pourrait choisir de lier le franc suisse à un panier de devises (euro, dollar, yen, …) une sorte de « plan B ».
De manière officieuse, «la BNS peut vouloir stabiliser sa monnaie autour de 1,10 franc suisse par euro, mais défendre ce niveau va être coûteux et difficile», insiste un stratège chez UBS. 
 
Qu’il faut rappeler que «lintroduction du cours plancher (septembre 2011) a eu lieu dans une période dextrême surévaluation du franc et de très forte incertitude sur les marchés financiers. Cette mesure exceptionnelle et temporaire a préservé l’économie suisse de graves dommages. »
C’était hier et c’est désormais demain…
« Le franc demeure certes à un niveau élevé, mais depuis lintroduction du cours plancher, sa surévaluation sest dans lensemble atténuée. L’économie a pu profiter de cette phase pour s’adapter à la nouvelle situation», en a-t-on justifié.
«Les disparités entre les politiques monétaires menées dans les principales zones monétaires ont fortement augmenté ces derniers temps et pourraient encore saccentuer. Leuro a nettement faibli par rapport au dollar des États-Unis, ce qui a également conduit à une dépréciation du franc face au dollar». Dans ce contexte, la Banque nationale est parvenue à la conclusion quil nest plus justifié de maintenir le cours plancher.
Une erreur historique pour beaucoup d’économistes…
 
La banque JP Morgan souligne qu’un tel geste doit être rapproché de l’annonce par la BNS de profits très élevés en 2014 (38 milliards de franc suisses). Sans ce matelas de sécurité financier, l’envolée du franc suisse aurait causé des pertes retentissantes à l’institut d’émission, sinon sa banqueroute.
Quoiqu’il faille rester sérieux en la matière : Avec presque 100 % de son PIB en réserve de change, la BNS ne risque pas encore grand-chose.
« Il est étonnant que la BNS ait laissé flotter librement sa monnaie sans mécanisme de transition. Cela risque d’entraîner des mouvements très exagérés et une hausse du franc suisse au-delà de sa valeur fondamentale », note un autre banquier.
En fait, la logique de cette décision est de « couper les ponts avec la BCE », jusque dans le dos des voisins allemands même pas prévenus (pas plus que « La-Garde-Meurt-Mais-ne-se-rend-pas » au FMI), c’est-à-dire de ne plus être tributaire des décisions de la BCE, dans la perspective de l’assouplissement quantitatif que devrait mener bientôt la BCE.
(Là encore, j’anticipe que bien des gens vont être déçus, demain…)
Une action qui affaiblira l’euro d’après les « orthodoxes ».
«La BNS a reculé devant la perspective de devoir intervenir massivement pour sopposer à ce mouvement de repli de leuro», estime Daragh Maher de chez HSBC, dont la banque prévoit désormais un euro à 0,95 franc suisse fin 2015.
Longtemps un combattant farouche dans la guerre des changes, le franc suisse a abandonné provisoirement ce conflit planétaire face à un adversaire de taille, l’euro en conclut-on.
 
Ce bond du franc suisse dévalue donc toutes les autres monnaies et devrait se traduire par de très lourdes pertes chez certains intervenants (banques, hedge funds, fonds spécialisés sur les devises, spéculateurs particuliers...) : Les marchés étaient vendeurs de franc suisse contre des euros et dollars avant cette décision.
En outre très peu de positions en options avaient été mises en œuvre pour se couvrir contre un mouvement défavorable (hausse) du franc suisse.
Aucun stratège n’anticipait un tel geste, ou en tout cas pas si vite.
L’euro contre franc suisse est une parité, « ennuyeuse » peu volatile où il ne se passe pratiquement rien dans 99 % des séances… mais 1% des journées sont historiques ! 
 
La volatilité exceptionnelle va faire de gros dégâts. Quand les mouvements sont trop brusques et la nervosité extrême, les modèles de gestion des risques sont souvent pris en défaut. «Limpact négatif sur lappétit pour le risque et la crédibilité de la BNS sont les effets les plus importants de cette décision» souligne un pote de mon « Boss » (qui fait banquier dans le civil).
Le geste de la BNS, pour le moins controversé, équivaut à un durcissement monétaire, même si elle a tenté de l’atténuer en abaissant aussi ses taux d’intérêt. « Il est frappant que la BNS prenne le risque que la hausse du franc suisse installe l’économie dans la déflation. Elle peut croire qu’elle est moins exposée à ce risque que les autres banques centrales compte tenu de son expérience passée, couronnée de succès, à se mouvoir dans un environnement de faible inflation voire de déflation » explique un responsable de la stratégie sur les grandes monnaies chez encore un autre banquier. 
 
Passée la stupeur, les industriels suisses ont fait part de leurs inquiétudes et colère face à la dégradation prévisible de leur compétitivité du fait de l’envolée du franc suisse.
Visiblement très choqué le directeur général de Swatch a déclaré : «Les mots me manquent. Jordan nest pas seulement le nom du président de la BNS mais aussi celui dune rivière. Et laction de la BNS est un véritable tsunami pour nos exportateurs, pour le tourisme et pour toute notre économie».
Il oublie de dire que les fleurons de l’économie helvétique – Bayer, Nestlé & Cie – restent avant tout « transnationaux » : Ils bossent partout dans le monde en devises locales et exotiques. Ce ne sont que les profits « rapatriés » qui sont comptés en Franc suisse et les bourses ont réagi logiquement en les dé-cotant…
Pour se reporter sur d’autres actifs, européens, américains et asiatiques, d’autant que l’évasion de capitaux de Russie s’accélère.
Ce qui fait grimper tous les indices boursiers, malgré les sous-performances des pétrolières, qui vont devoir essuyer le contre-choc du prix du baril, fermer bien des exploitations et arrêter d’investir dans l’exploitation des schistes et des indicateurs décevants aux USA et en Chine… 
 
Les vrais perdants sont d’abord les brokers engagés à découvert sur le franc suisse et leurs « épargnants-supports ».
Mais aussi les emprunteurs en franc suisse pour des investissements hors leurs frontières (notamment les pays de l’est de la zone euro) : Il leur faudra plus de monnaie de singe pour rembourser en franc-consolidé.
En revanche, le détenteur de franc suisse qui vit ailleurs ou en simple transfrontalier, il se frotte les mains.
Pense donc, avec 1.000 euros, il avait 1.200 francs suisses, qui valent désormais plus de 1.200 euros : Jackpot de 20 % (jusqu’à 29 % même un temps) en une seule journée !
On en voudrait des tombereaux comme ça, d’autant que c’est la BNS qui régale… 
 
Notre vrai souci n’est en fait pas là. Si la BNS, après avoir échappé à l’affront de devoir garder plus d’or dans ses coffres en contrepartie de l’émission de billets et autres créances à travers l’échec du dernier referendum d’initiative populaire de la fin de l’année dernière, passe « à l’offensive », c’est pour mieux se défendre des futurs QE européens à décider demain.
Même « François III » les a annoncés à l’occasion de ses vœux « aux forces vives » du pays en début de semaine.
Et un banquier, ça reste un monétariste qui se doit de maîtriser sa masse monétaire (surtout quand il est « huguenot » comme chez nos voisins helvètes) : Pour le faire devenir keynésien, il faut le violer !
Notez que ce n’est d’ailleurs pas si facile chez les « huguenots-allemands », alors que nous avons une longue tradition depuis les assignats… 
 
Car l’euro va mal : La dette grecque qui va devoir être rééchelonnée après l’élection de dimanche prochain en pays athénien, d’une façon ou d’une autre, les dérapages en continu de l’économie gauloise qui part en guerre « non-financée » tous azimuts, faisant « soldat » à la place de tous les européens contre le péril terroriste et islamiste, l’économie russe qui s’effondre au moins aussi vite que le prix du baril (et son contre-choc pétrolier à soutenir…).
Alors les suisses anticipent une « dévaluation-compétitive » de l’euro que tout le monde souhaitait depuis une demi-décennie et dans laquelle ils ne veulent pas entrer !
Là, à mon sens ils ont bien tort : Leur devise sera peut-être une « devise refuge », ce qu’elle a toujours été, mais lilliputienne, déconnectée de tous leurs voisins immédiats.
Pas sûr qu’ils soient finalement gagnants au change, si tout le monde dévalue, ils n’ont pas fini de réévaluer.
 
En revanche, je suis certain que nous serons perdants : Un franc Suisse valait un franc-gaulois du temps de de Gaulle (ou pas loin). Il en vaut désormais plus de 6,55957…
Et on n’en vit toujours pas mieux dans mon pays que j’aime tant.
Nous y reviendrons, naturellement.
 
Et pendant ce temps-là, à Davos justement, les « hyper-riches » conversent (et font du business) autour des inégalités de fortunes dans le monde, avec en livre de chevet le « Pikety » du moment et un calcul statistique : Les 1 % des « plus riches » du monde, possèdent autant (ou presqu’autant) que les 99 autres pourcent de l’humanité.
Bon et alors ?
 
Si sur 100 personnes, ils sont 99 à se ruiner pour racheter ce que possède un seul, ce que le plus riche possède, comme personne ne pourra le faire, ça n’a plus aucune valeur.
Le « plus riche » ne peut rien en faire que dormir dessus pour éviter qu’on lui pique son bien !
De toute façon, le jour où il se fait dépouiller par tous les autres, ça doublera peut-être la fortune de tout le monde, mais, même dilemme, pour en faire quoi, sinon ré-accumuler petit-à-petit ?
Y’a comme ça des « statistiques » et autres théories qui ne veulent finalement rien dire…
Et des époques « bizarres » qu’il vaut mieux traverser en en riant plutôt que de s'en effrayer.

2 commentaires:

  1. Il fauts signaler que les emprunts toxiques sont basés sur le franc suisse. en france les victimes sont:
    -les dpartements (deux tiers)
    -villes
    -régions
    -organismes HLM
    -association hospitalières etc

    Beaucoup de monde. Bonjour la faillite.

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    1. C'est l'autre aspect de cette "guerre" monétaire : On dit que la BNS a perdu en une journée ses résultats de l'année 2014, c'est oublier qu'elle détient tellement d'OAT sur les européens, accrochées au CHF, qu'elle a accru son bilan de près du double de ses pertes .... dans la même journée !

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