Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 22 janvier 2015

Davos surfe et…

Les grecs votent ! 
 
Et toute la question est de savoir si Syriza, le parti d’extrême-gôche, aura ou non une majorité absolue à l’issue de ce scrutin : Une immense première puisque ce pays est traditionnellement habitué aux accords et aux compositions sur « tapis-vert » entre les partis se disputant le vote des électeurs, tant les majorités absolues sont rares et les majorités relatives la norme.
Parce qu’il ne fait plus aucun doute pour personne que de toute façon le « Mélangeons-local » a déjà gagné ce scrutin.
En tout cas, c’est largement anticipé par les politiques et même par « les marchés ». 
 
La réaction des « politiques », c’est d’abord l’avenir de l’Union Européenne et son soldat « Euro ». Or, l’euro, c’est aussi « les marchés » et pas seulement la masse des dettes publiques à refinancer.
Et ceux-ci restent largement perturbés par plusieurs « chocs », du prix du baril au franc-suisse fort, en passant par la « croissance-molle » pour 2015, jusqu’en Chine et au Brésil, mais y compris aux USA, le front du chômage avec ses plus de 200 millions de « sans travail » de par le monde, l’exode massif des capitaux notamment russes et le spectre d’une « déflation » mondiale…
Et sur ce « marché », tout le monde sait le défaut à venir de la dette grecque, déjà provisionnée depuis plusieurs années.
Sauf chez les banquiers centraux : Ils ne le peuvent pas !
Et le FMI n’a jamais perdu d’argent, rappelle-t-on : Il a toujours été remboursé de ces aides et avances… 
 
Si dimanche, c’est un tel résultat qui devait sortir des urnes, cela donnerait à ce parti de gôche les coudées franches pour pouvoir renégocier en position de force avec les créanciers de la Grèce, qu’il s’agisse du FMI, de la BCE ou encore plus de la Commission européenne qui se fait ces derniers temps de plus en plus discrète et pour cause.
Ce qu’il faut bien avoir à l’esprit c’est que, lorsque je dois 100.000 euros à une banque et que n’ai pas les moyens de « faire face », j’ai un gros problème.
Mais si je dois 10 milliards d’euros à cette banque, ce n’est pas moi qui ai un gros problème… mais mon banquier !
Il en va de même pour la Grèce qui doit quelques centaines de milliards d’euros qu’elle ne remboursera jamais, ce dont tout le monde aujourd’hui est à peu près convaincu.
Reste à définir les modalités concrètes du défaut de paiement de la Grèce afin qu’il soit le plus propre possible et se fasse de la façon la plus ordonnée. 
 
En attendant, les Grecs sont forcément séduits par les propositions de Syriza et en particulier toutes celles faisant partie du volet fiscal.
Parce que ce pays est devenu un enfer : En récession depuis 2008, le PIB y a reculé de 22 %, le chômage touche plus d'une personne sur 4 (25,5 %), le déficit budgétaire atteint 12 % et la dette, qu'on estimait insoutenable en 2009 (elle atteignait 130 % du PIB), en est aujourd'hui à 177 % !
Presqu’un miracle que ce pays soit resté une démocratie presque pacifique…
Rappelons qu’1 Grec sur 3 est désormais exclu du système de santé public, que le chômage des jeunes atteint des records et que l’argent manque partout.
Les DAB sont à sec, les billets circulent tellement qu’ils ont totalement usés. 
 
Et les sacrifices demandés (par le FMI & l'UE) sont restés vains.
Même « Marinella-tchi-tchi » déclare espérer la victoire de la coalition de gôche et d’extrême-gôche Syriza, c’est dire la convergence historique entre ces deux positionnements politiques en principe diamétralement opposés, mais qui se retrouvent sur le principe de la sortie, forcée ou négociée, de l’Euro.
Et quelques autres mesures phares de leurs programmes économiques respectifs : Il n’y a pas de secret chez les démagogues !
 
Mesures d’allégement de la pression fiscale ? « Ces mesures forment le deuxième pilier du programme et incluent le soutien aux PME, la constitution de comités régionaux ayant pour mission le règlement extra-judiciaire des dettes envers l’État et les caisses de sécurité sociale échelonné de sorte à ce que les paiements ne dépassent pas 30 % du revenu annuel du débiteur.
Les majorations ne dépasseront pas 30 % du capital dû. »
Il est également prévu de cesser les saisies et les poursuites pénales pour tous ceux qui engageront un règlement extra-judiciaire ; elles seront suspendues sine die pour ceux dont il est prouvé qu’ils ne disposent d’aucun revenu.
 
La procédure anticonstitutionnelle est engagée d’office et les dettes envers l’État seront supprimées.
L’impôt-guillotine sur la propriété immobilière (qui a été installé de manière rétroactive sur plusieurs années) sera supprimé et remplacé par un impôt équitable sur la grande propriété immobilière.
Le revenu non imposable sera fixé à 12.000 €/an pour tous, alors qu’à présent les indépendants sont imposés dès le premier euro et tout le monde est imposable dès 5.000 € de revenus annuels. 
 
Le plan inclut également la création d’une Banque publique de développement (comme chez nous), ainsi que de banques spéciales pour les PME et les agriculteurs, tandis qu’il est envisagé d’appliquer un plan d’annulation des dettes concernant les prêts échus.
« Syriza » s’engage également à ne pas permettre aux banques de toucher à la résidence principale (et souvent unique) des classes moyennes et des ouvriers… 
 
Il faut bien avoir à l’esprit que si les Grecs n’ont pas vraiment payé leurs impôts pendant quelques décennies, les impôts qu’on leur demande de payer aujourd’hui sont tout bonnement impossibles à régler pour l’immense majorité du peuple grec.
Il ne s’agit plus de savoir si les Grecs « l’ont bien cherché », si c’est juste ou injuste, non, il s’agit de constater le fait que lorsque vous ne gagnez presque rien il est difficile de payer plus d’impôts que d’argent gagné !
C’est une évidence, comme on le constate même en « Gauloisie-fiscale » où plus les taux augmentent, plus les assiettes se réduisent, moins la recette fiscale rentre dans les caisses.
En Grèce, ils en sont aussi arrivés là. 
 
Le journal « l’Express.be » indique que, « le journal grec Kathimerini rapporte que les recettes de l’État grec se sont écroulées sur les derniers jours, en raison de l’incertitude liée aux élections qui doivent se tenir dans le pays le 25 janvier prochain.
La plupart des Grecs choisissent de différer le paiement de leurs impôts en attendant d’être fixés sur la situation de leur pays », comme on vient de le dire.
Le parti donné gagnant dans les sondages, SYRIZA, a en effet promis d’annuler la taxe sur les propriétés immobilières (ENFIA), et d’annuler les dettes en souffrance.
« Selon Kathimerini, l’État grec s’attend à collecter 4,5 milliards d’euros d’impôts pour le mois de janvier, mais les paiements reçus au cours des 10 premiers jours du mois étaient en baisse de 70 à 80 % par rapport aux montants qui avaient été collectés à la même époque il y a un an ».
Alors les Grecs qui étouffent sous une fiscalité jamais vue sont en train de se rebiffer et attendent patiemment l’arrivée de Syriza au pouvoir… pour ne plus payer les impôts que Syriza s’est engagé dans ses propositions de campagne à ne plus faire payer !
Un peu comme chez nous où l’on retenait le paiement des amendes routières, comptant sur une amnistie générale à l’occasion de l’élection d’un nouveau Président… tous les 5 ans, désormais (et que « François III » a oublié).
Évidemment, cela provoque un trou gigantesque dans les finances publiques grecques et quelques frictions avec la Commission européenne et les différents bailleurs de fonds qui, eux, veulent revoir leur argent… 
 
Ça c’était pour le volet fiscal et les rentrées financières.
Concernant les banques grecques, la situation n’est pas plus joyeuse, ce qui est somme toute assez logique car si vous pensez que votre pays risque de sortir de l’euro et que vous pourriez vous retrouver avec une monnaie dévaluée de 60 %, vous allez chercher par tous les moyens à vous prémunir en changeant déjà de monnaie : Cela veut dire par exemple acheter du franc suisse ou du dollar, changer de banque, aller vers une banque dans un pays étranger et enfin acheter de l’or ou de l’argent métal…
C’est bientôt la « panique bancaire » !
« Pire, dans ce qui semble être une répétition de la crise de 2011, ces derniers jours, deux banques grecques auraient sollicité l’ELA (Emergency Liquidity Assistance). »
L’ELA consiste en un prêt d’urgence que les banques centrales nationales de la zone euro peuvent attribuer à des banques connaissant des pénuries de liquidités ponctuelles de nature à perturber gravement le système, avec l’aval de la BCE.
Ces pénuries de liquidités peuvent notamment survenir lorsqu’un grand nombre d’épargnants se présentent simultanément pour récupérer leurs économies, ce que l’on appelle une panique bancaire, ou « bank run ».
Et c’est ce qui se passe depuis plusieurs jours à Athènes. 
 
En décembre, les retraits sur les comptes d’entreprises et de particuliers des banques grecques se sont montés à 3 milliards d’euros, en nette accélération, et ce mouvement s’est poursuivi depuis le début du mois de janvier.
Selon Euractiv, « depuis 2010, les banques grecques ont perdu 69 milliards d’euros de dépôts, soit près de 30 % du total… »
Autant dire que les banques grecques sont moribondes.
 
En attendant, la BCE devrait nous annoncer un QE « à l’européenne » dans la matinée (on parlait hier de 500 à 600 Md€/an et si tel est le cas, nous y reviendrons, parce que ce n'est pas un hasard, mais un calcul... hasardeux), ce qui se traduirait d’après « François III », par « la décision de racheter des obligations d’États, ce qui fournira des liquidités importantes à l’économie européenne et créera des bases favorables pour la croissance… »
On en rigolera moins cet après-midi quand on en connaîtra le détail.
Car selon d’autres rumeurs circulant encore hier, ce QE annoncé se traduirait pour chaque banque centrale nationale par un rachat des obligations de son propre pays.
Ces rumeurs viennent d’Allemagne et l’on voit bien la logique de « Mère-Quelle » derrière où nos amis d’outre-Rhin refusent obstinément toute forme de mutualisation des dettes (ce qui peut se comprendre).
Mais si tel était le cas, cela reviendrait à faire le premier pas vers la fin de l’euro.
 
C’est tout l’enjeu du scrutin de dimanche. Les européens sont encore incapables d’une vision « politique » de leur propre monnaie commune.
Enfin quoi, quand aux USA un État fédéré a des difficultés, les autres États mieux dotés viennent à sa rescousse.
En « Euroland », les allemands n’ont pas encore compris ça…
Mais comme je te le vous supposais encore récemment, c’est l’Allemagne qui s’apprête à sortir de l’euro !
 
Et nous, au « Club-Med » des « f’Pigs » (France ; Portugal ; Italie ; Grèce et Spain), nous pourrons enfin débloquer la situation monétaire désastreuse d’une devise devenue trop forte pour nos économies patriotes anémiées.
Pas pour rien que « Marinella-tchi-tchi » soutient SYRIZA : A 5, il sera plus facile de renégocier la dette libellée en « Ecu-nouveau » en notant au passage que forcément, on se sera fait arnaquer par un « Euro-Mark » fort dont on ne voulait pas.
L’avant-dernier héritage de « Mythe-errant » qui vous a fait voter « Maastricht » aux forceps, alors qu’il n’était pas encore temps : C’est vous dire si j’avais pu avoir raison, à l’époque.
Son dernier héritage à gérer consistant à indemniser nos « vétérans du golfe » pollué par les poussières d’uranium appauvri jusqu’à leur en pourrir l’existence depuis presque 25 ans, avec l’argent détourné de la « Division Daguet », reçu du Koweït et autres émirats, actuellement toujours en remboursement par l’Irak via la Cinu
 
Dommage pour le beau rêve d’une monnaie-majeure où il aurait été de bon sens de capitaliser les efforts en commun en allant de l’avant : C’est toujours mon opinion, malgré tout et elle est partagée même aux USA (nous y reviendrons peut-être).
Le monde « anglo-saxon » aura eu le dessus encore quelques temps, avant que le « monde d’après » ne prenne décidément forme.

2 commentaires:


  1. J’ai pris le lien.
    Très bien, c’est effectivement le dernier cadeau post-mortem de « Myth-Errant ».
    Encore qu’il y a l’affaire des puits de pétrole en feu au Koweït.

    Pas pu répondre, j’étais dans la salle d’opération, en anesthésie générale, avec Suzanne qui s’est jetée sur ma mâchoire !...
    J’aurais préféré autre-chose !...

    Bien à vous !...

    Haddock

    RépondreSupprimer
  2. Aaaaah Suzanne !
    Comme je vous comprends.
    J'espère qu'elle en a profité et abusé pendant votre anesthésie générale... San que vous ne vous en rendiez compte : Pensez, le "six-coups des cockpit", ce n'est pas souvent qu'on l'a sous la main depuis qu'il ne vole plus !

    La division Daguet ET les puits de pétrole en feu éteint grâce au procédé Ferrayé payé 22 milliards de dollars que personne, et surtout pas son inventeur n'ont officiellement vu... Sauf dans les comptes de la CINU, justement !

    D'autant que dans l'hypothèse du roman de cet été (http://flibustier20260.blogspot.fr/2014/11/mains-invisibles.html) "Mains invisibles", l'escroquerie est dédoublée.
    Mais sur ce coup-là "Mythe-errant" n'a pas été tout seul.

    Saluez la "Baronne" pour moi, en espérant qu'elle en a terminé de hacher son fameux régime Cauchois, mondialement réputé...

    Bien à vous !

    I-Cube

    RépondreSupprimer

Commentaires désormais "modérés" :

http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/10/ce-pays-est-foutu.html

Le vôtre n'apparaîtra qu'une fois "validé".
Merci pour votre compréhension !

I-Cube