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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 30 septembre 2026

Vous l’aviez peut-être noté vous aussi…

L’initiative des Carpates.
 
Début août 2026, alors que j’étais en estive, « Zèle-en-ski » en a profité pour annoncer le lancement, prévu pour l’automne 2026, de « l’Initiative des Carpates ».
Bon, je dois reconnaître que ça n’avait pas fait grand bruit, mais je l’avais noté dans un coin de mes neurones défaillants, d’autant que ça reste finalement important pour l’avenir du continent qui s’esquisse ainsi son avenir à bas bruit, loin des tumultes des champs de bataille de drones.
C’est justement et déjà la sortie de la guerre qui est anticipée par les acteurs locaux alors que « Trompe-le-clown » se débattait dans le piège du détroit d’Ormuz et qu’il clamait qu’un accord de paix allait être signé demain la veille (dans les 24 heures de son arrivée à la Maison-Blanche d’il y a 18 mois…) !
 
Les Carpates, ce sont huit pays partageant des intérêts géographiques et économiques liés à leur situation géographique. Ça, on n’a pas trop de mal à le comprendre.
Toutefois, on peut aussi constater que dans le conflit qui oppose des slaves orthodoxe-russes à d’autres slaves orthodoxe-russes, certains pays voisins parfois aussi slaves qu’eux et tout autant orthodoxes, pour diverses raisons, ne souhaitaient pas trop ou ne peuvent pas du tout fournir d’armes à l’Ukraine.
Mais ils désirent néanmoins s’impliquer activement dans sa reconstruction future (qu’il faudra bien envisager un jour ou l’autre) : Économie, sécurité régionale, logistique, développement culturel, tourisme transfrontalier et aide humanitaire, etc.
D’où l’idée d’anticiper tout ça et d’en fixer le cadre et les mécanismes qui vont suivre.
 
Car la guerre en Ukraine a également remis dans l’actualité l’histoire et le rôle parfois méconnu et sous-traité de certaines régions longtemps considérées en tant que « marches » situées en périphérie de l’Europe centrale, à la charnière du bassin danubien, des Balkans et de la mer Noire.
C’est justement le cas des Carpates, longtemps reléguées dans l’imaginaire occidental à une contrée sauvage mystérieuse associée aux légendes transylvaines d’atrocités vampiresques, mais aussi trop souvent réduites à une composante exotique sous-étudiée que sont les « Balkans compliqués ».
Il est vrai que la guerre russo-ukrainienne transforme les Carpates en profondeur stratégique de l’Europe.
En effet, les infrastructures ferroviaires et routières situées dans et autour de cet espace participent à la connexion entre l’espace stratégique ukrainien et la profondeur européenne occidentale (qui va jusqu’à Brest et même Cap Finisterre, au-delà de Saint-Jacques de Compostelle).
Les Carpates jouent alors et ainsi ici un rôle de charnière logistique.
 
Longtemps considérée comme une « montagne refuge », la région dispose pourtant d’une partie piémontaise. Elle entoure en effet le bassin de la plaine pannonienne.
D’ailleurs à ce sujet, rappelons que la Pannonie, du temps de l’empire des romains antiques, est l’ancienne région d’Europe centrale située le long du Danube (qui comprenait des parties de la Hongrie, de l’Autriche, de la Serbie et de la Slovénie actuelles).
À ne pas confondre avec son homonyme qui désigne l’ère d’une partie du Miocène… géologiquement.
Mais elle a aussi une vocation « pontique » car son système hydrographique (le bassin du beau « Danube bleu », qui n’est pas bleu du tout) est profondément orienté vers la mer Noire.
La région forme ainsi un vaste arc autour de la plaine pannonienne, et constitue une zone de transition entre la plaine d’Europe du Nord, le bassin danubien, les Balkans, les plaines ukrainiennes et la mer Noire.
Et sur le plan militaire, la Transcarpatie représente ainsi un espace de profondeur stratégique particulièrement vital pour les intérêts ukrainiens.
 
Ainsi, le terme de « Carpates » ne désigne pas seulement une chaîne mais un ensemble macro-régional, un bassin géo-historique à la charnière des trois grands espaces historiques que sont l’Europe centrale teutonne-germanique, l’Europe orientale ruthéno-polonaise et le monde danubien.
On parle ainsi de système géopolitique carpatique pour désigner un ensemble de passages, de vallées, de bassins et de piémonts reliant la plaine hongroise à la Galicie, à la Ruthénie, à la Transylvanie, à la Pologne méridionale, à la Moldavie et, enfin, au bassin danubien.
C’est cette fonction d’interface géo-historique qui explique l’extraordinaire complexité historique de la région, où se sont succédé les royaumes de Hongrie, de Pologne, la Galicie-Volhynie – issue de la principauté du même nom qui était un État médiéval d’Europe orientale, né de l’union des principautés ruthènes de Galicie et de Volhynie à la fin du XIIème siècle – puis la République des Deux-Nations (La République polono-lituanienne [de 1385 à 1793]).
Et de préciser que la macro-région actuelle est aussi et en grande partie l’héritière de l’ancien espace impérial des Habsbourg, avec toutefois une différence fondamentale : L’Empire avait réussi à maintenir ensemble des populations dissemblables et concurrentes, alors que le XXème siècle aura démantelé les perdants de la première guerre mondiale en créant plusieurs États culturellement plus homogènes.
Car après la Première Guerre mondiale, l’ancien espace impérial est disloqué en une mosaïque de territoires : Pas question de voir survivre cet empire austro-hongrois qui aura donné tant de fil à retordre aux puissances impériales ouvertes sur la mer.
 
Depuis, son histoire est extrêmement mouvementée jusqu’à son intégration à l’Ukraine soviétique au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Et c’est au tour de la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Roumanie d’être intégrées au système soviétique dominé par Moscou.
Mais tout ça, vous le savez comme moâ pour avoir lu quelques livres d’Histoire des peuples et Nations dans vos jeunes années…
Du coup, au cours de la seconde moitié du XXème siècle, les Carpates deviennent alors une frontière politique entre l’Europe occidentale pro-OTAN d’une part et le bloc soviétique pro-pacte-de-Varsovie d’autre part, avec au milieu l’anomalie des « slaves du Sud » fédérés par Tito dans les Balkans voisins, qui aura explosé après son décès.
 
Et il ne faut donc pas oublier l’importance, dans la mémoire collective et historique ukrainienne, que revêt la région des Carpates : Déjà, le 9 janvier 1919, une République Houtsoule est formée dans l’actuel oblast de Transcarpatie. Elle prend le nom d’un groupe ethnique ukrainien de la région.
Elle est née du refus de l’annexion par la Hongrie après l’effondrement de l’Empire austro-hongrois.
Avec le démantèlement de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne nazie à la suite des accords de Munich, la région obtient d’abord un statut d’autonomie avant d’être proclamée République d’Ukraine carpatique le 15 mars 1939.
Son indépendance n’a toutefois duré qu’une seule journée, la rendant célèbre pour avoir été l’une des républiques les plus éphémères de l’Histoire !
 
À la chute du Mur de Berlin, en 1989, la question de la réorganisation de cet espace fragmenté par les frontières politiques fut de nouveau au cœur des préoccupations des responsables politiques du moment.
Ainsi, le 14 février 1993, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Ukraine créent à Debrecen (situé dans l’Est de la Hongrie) l’Euro-région des Carpates, avant d’être rejoint plus tard par la Roumanie voisine. Cela marque une étape cruciale de la renaissance institutionnelle de la coopération transfrontalière régionale.
Et en 2003, sept États signent à Kiev une nouvelle convention-cadre à propos de la protection et du développement durable des Carpates : La République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie et l’Ukraine.
Pour une entrée en vigueur en 2006.
 
Ainsi, la nouvelle Initiative des Carpates annoncée par « Zèle-en-ski » reste particulièrement intéressante parce qu’elle dépasse la simple coopération transfrontalière ou « écolologique » initiale.
D’autant qu’elle peut être entendue comme un projet de nouvelle architecture géopolitique en Europe centre-orientale constitué autour de l’Ukraine libérée de ses démons. En effet, les domaines annoncés couvrent l’humanitaire, la sécurité, l’économie, la reconstruction des infrastructures, la logistique, ainsi que le tourisme et la culture.
Cela permet aussi à l’Ukraine de sortir de son isolement et de préparer sa reconstruction, tout en renforçant du même coup sa profondeur stratégique sur ses marges occidentales, et s’intégrant ainsi aux réseaux européens déjà acceptés au sein de l’UE.
 
Pour l’Ukraine, cette initiative régionale est une sorte d’arrière-pays européen transformant la région de « périphérie » à « interface » : Elle gagne en galon et compétences, en attractivité. Cette logique de connectivité et de coopération était déjà visible dans des projets antérieurs : La « Via Carpatia » de l’initiative des trois mers devait ainsi relier la Baltique à la mer Noire, en passant notamment par la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et l’Ukraine.
Le tout doit ainsi permettre à Kiev de faire de la reconstruction ukrainienne un projet régional européen autour d’un corridor logistique et d’un espace de sécurité, et non un simple projet de coopération bilatérale entre l’Ukraine et l’UE.
 
La Pologne pourrait également être l’un des grands bénéficiaires de cette initiative. Varsovie cherche depuis longtemps à structurer un espace stratégique en Europe centrale qui ne soit ni dominé par Berlin, ni par Moscou.
Dans cette perspective, « l’Initiative des Carpates » vient ainsi compléter « l’Initiative des Trois Mers », les réseaux de la « Via Carpatia » et les infrastructures qui courent de la Baltique à la mer Noire.
La Pologne a d’ailleurs explicitement présenté par le passé une stratégie régionale comme complémentaire de « l’Initiative des Trois Mers ».
Pour la Roumanie, l’intérêt principal est de connecter les Carpates à la mer Noire. Bucarest veut ainsi faire de la Roumanie la porte méridionale de l’espace carpatique, à travers les axes Ukraine-Roumanie-Danube-mer Noire. Ils pourraient ainsi devenir à terme essentiels pour la reconstruction ukrainienne ainsi que les exportations et importations ukrainiennes.
Et dans une perspective de concurrence entre corridors, la Roumanie pourrait devenir un nœud entre les réseaux carpatiques et les réseaux danubiens.
 
Quant à la Slovaquie, elle souhaite désormais transformer sa périphérie orientale en interface : Bratislava voit des intérêts économiques à ce projet.
L’intégration régionale avec l’Ukraine peut en effet la transformer en zone de passage obligée pour les hommes et les marchandises.
Toutefois les intérêts de la Hongrie sont plus complexes : Budapest possède un intérêt évident dans le développement des échanges économiques avec l’Ukraine, le contrôle des flux énergétiques et commerciaux. Mais il existe également une dimension plus profonde : La Transcarpatie, conjointe de la Transnistrie russophone, possède une importante population hongroise et occupe une place particulière dans l’imaginaire géopolitique hongrois.
L’intégration des Carpates pourrait donc procurer à Budapest un moyen de maintenir une présence régionale institutionnelle et économique sans passer nécessairement par une confrontation directe avec Kiev.
Pour la Tchéquie, la coopération avec l’Ukraine est susceptible de bénéficier à ses industries (énergie, transport, ingénierie et défense).
L’Autriche, enfin, tend à vouloir retrouver son rôle historique de centre économique et financier de l’espace danubien. Et le cas autrichien est particulièrement intéressant parce que le pays n’appartient pas directement à l’espace carpatique oriental de la même manière que le sont la Pologne, la Slovaquie et la Roumanie.
Sa présence signifie donc que l’initiative dépasse le simple massif montagneux des Carpates, intégrant d’autant plus la région à l’Europe occidentale.
 
La présence de la Serbie dans cette initiative est probablement la plus géopolitiquement significative. Elle n’est pas membre de l’UE et entretient des relations historiquement particulières avec la Russie.
Sa participation indique que l’initiative ne veut pas être simplement une coalition entre États membres de l’UE autour de l’Ukraine. Et Belgrade peut y trouver des intérêts économiques et politiques convergents : Ouverture économique vers l’Europe centrale, participation aux corridors régionaux, réduction de son isolement et diversification de ses partenariats.
D’autant que Kiev considère qu’inclure la Serbie signifie essayer de faire entrer dans son réseau régional un État qui n’est pas naturellement aligné sur la politique ukrainienne.
En conséquence, grâce à cette initiative, la Serbie a l’opportunité de positionner ses investissements et son industrie dans les futurs projets ukrainiens d’après-guerre.
 
D’ailleurs, lors de sa visite à Belgrade le 8 août dernier, le président ukrainien a confirmé la volonté des deux pays de finaliser un accord de libre-échange avant la fin de l’année 2026. Cette étape est une condition préalable à l’adhésion de la Serbie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et à la poursuite de son processus d’intégration à l’Union européenne.
En participant à l’Initiative des Carpates, la Serbie entend changer sa perception en Occident, en particulier à Bruxelles et à Washington.
D’un « facteur pro-russe dans les Balkans », elle deviendrait un partenaire régional constructif et fiable contribuant à la stabilité de l’Europe. La Serbie maintiendrait pourtant des canaux économiques et politiques avec Moscou tout en consolidant ses relations avec Kiev et l’Union européenne : D’une pierre deux coups !
 
Sur le plan énergétique, la Serbie cherche aussi à diversifier ses voies d’approvisionnement en gaz, et à intégrer le corridor gazier vertical qu’est le gazoduc trans-balkanique.
De nouvelles interconnexions avec la Bulgarie, la Roumanie et la Macédoine du Nord pourrait lui permettre d’achever son dessein. La Serbie pourrait ainsi se défaire de sa dépendance au gaz russe et s’intégrer durablement au système énergétique européen, auquel appartiennent déjà la Moldavie et l’Ukraine.
Cette dernière possède les plus grandes installations de stockage souterrain de gaz d’Europe, situées à l’extrême Ouest du pays, le long de la frontière avec l’UE.
La Serbie disposant de capacités de stockage insuffisantes (dont certaines sont détenues par la Russie), le plan énergétique européen prévoit d’acheminer les excédents vers les installations ukrainiennes.
 
Or, l’importance capitale de l’industrie militaire serbe pour l’Ukraine n’est plus à démontrer, et la Serbie est devenue un partenaire indirect essentiel, notamment grâce au soutien direct des États-Unis : La Serbie a ainsi fourni à l’Ukraine des munitions d’une valeur de près d’un milliard d’euros !
Dans ce contexte, des discussions sont en cours depuis des mois concernant un projet plus ambitieux : La construction d’une usine commune de drones.
L’Ukraine fournirait le savoir-faire technologique et la Serbie la main-d’œuvre ainsi que les capacités de production.
Dans cette perspective, la déclaration du président Vučić appelant le président ukrainien à inaugurer l’usine de drones que la Serbie construit en coopération avec Israël n’est pas tout-à-fait fortuite. La coopération entre Belgrade et Tel-Aviv est établie depuis des années, et est désormais très développée.
L’Ukraine pourrait apporter son aide sans participation directe, notamment par le biais d’entreprises privées, en partageant son expérience du terrain.
 
Voilà tout ce que recouvre « l’Initiative des Carpates » annoncée entre deux épisodes caniculaires estivaux.
On a beau dire, on a beau faire, la « Russie-éternelle » se retrouve ainsi de plus en plus isolée sur ses frontières occidentales, ce qui reste contrenature pour un ex-empire « proto-occidental » et de toute façon de culture chrétienne (même si ce n’est pas la même que la mienne, et que je partage volontiers).
Tel que ses dirigeants se sentent obligés de tendre la main à ses voisins orientaux, de culture bouddhiste, taoïste ou shintoïste, tournant le dos au « Livre » pour ne pas se retrouver définitivement enkysté dans la position du paria.
C’est tout le paradoxe – parmi quelques autres – de l’initiative de « l’opération spéciale militaire » de 2022 : Et plus le temps passe, plus la « Sainte-Russie » s’enfonce dans une impasse historique initiée par quelques psychopathes paranoïaques (cf. le billet d’hier) qui ne savent pas encore qu’ils sont mortels et qu’ils vont disparaître…
Vraiment dommage !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org

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