Nouvelle course aux armements…
Je lis des trucs invraisemblables qui
dégueulent sur mes boîtes à courriel sans que je n’aie rien demandé et qui
parfois m’interroge.
Ainsi, la technologie quantique quitterait les laboratoires pour le cœur des stratégies de défense : Ordinateurs capables de briser les codes, communications inviolables, capteurs qui voient sous les océans, etc.
Autrement dit il s’agirait d’une nouvelle course aux armements qui oppose États-Unis, Chine, Russie, Europe et Inde, non plus pour la bombe, mais pour l’information : La protéger, l’utiliser comme une arme, la dominer.
Ainsi, le combat moderne peut basculer en une
fraction de seconde lors d’une simple transmission. Les satellites localisent
des cibles. Les drones planent au-dessus du champ de bataille. Les centres de
commandement transmettent les coordonnées et les missiles atteignent la zone en
quelques secondes.
Mais tous les maillons de cette chaîne d’attaque numérique sont vulnérables.
Les adversaires écoutent, brouillent les fréquences, falsifient les coordonnées et parviennent à briser le cryptage qui maintient en vie les réseaux militaires.
Et c’est là que la technologie quantique doit
entrer en jeu.
Longtemps limitée aux laboratoires de recherche et aux discussions théoriques, elle passe maintenant de la science-fiction au cœur des stratégies de défense des grandes puissances. Les ordinateurs quantiques, les communications inviolables, les capteurs capables de voir à travers les océans : Tout cela n’est finalement pas si éloigné de la science-fiction, et pourtant ça existe déjà.
Cependant, la concurrence géopolitique derrière cette révolution est extrêmement forte, comme dans la course aux armements nucléaires du XXème siècle. Mais cette fois-ci, les enjeux ne résident pas dans la bombe mais dans l’information : La protéger, l’utiliser comme une arme, et la dominer.
Or, la plupart des systèmes cryptographiques actuels qui protègent les communications militaires, les données bancaires et les secrets d’État et même vos conversations sur WhatsApp reposent sur des problèmes mathématiques complexes. L’un des plus célèbres est la factorisation de grands nombres : Multiplier deux nombres premiers entre eux est facile, mais trouver ces nombres à partir de leur produit est pratiquement impossible pour un ordinateur classique.
Toutefois, un ordinateur quantique résoudrait
ce problème en un temps record. Cela est possible grâce à l’algorithme de Shor,
introduit par le mathématicien américain Peter Shor en 1994 : Il réduirait
le temps nécessaire pour casser le cryptage RSA (utilisé actuellement) de
millions d’années à quelques heures ou quelques jours.
Et les effets d’une telle attaque sont stupéfiants. Un adversaire disposant d’un ordinateur quantique puissant pourrait : Décrypter toutes les communications militaires et diplomatiques de ses ennemis, accéder aux codes de lancement de missiles, aux plans de bataille, aux réseaux de commandement, saboter les infrastructures critiques en compromettant leurs systèmes de contrôle.
Mais resterait incapable d’intercepter un message écrit à la main sur un petit bout de papier et transmis par coursier…
C’est pourquoi, à force de tout vouloir numériser, les agences de renseignement du monde entier prennent cette menace très au sérieux. Les agences de sécurité de tous les pays ont déjà commencé des programmes de transition vers la cryptographie dite « post-quantique », qui résisterait aux ordinateurs quantiques. Mais cette transition prendra des années, voire des décennies, pour être achevée, et elle laisse une fenêtre ouverte que les adversaires exploitent déjà.
Aujourd’hui, les attaquants s’engagent dans une stratégie « collecter maintenant, décrypter plus tard » : ils collectent des données cryptées en masse et espèrent les décrypter lorsque les ordinateurs quantiques seront suffisamment puissants.
Face à toutes ces menaces, il existe une
contre-stratégie : La communication quantique. Là où la cryptographie classique
repose sur des mathématiques compliquées (restant malgré tout vulnérable), la
communication quantique repose sur les lois mêmes de la physique.
C’est une idée simple, mais révolutionnaire. Plutôt que d’être échangées avec des clés de cryptage fondées sur les mathématiques, les données sont transmises par des particules de lumière, les photons.
Et si ceux-ci sont interceptés par un espion, l’état quantique est perturbé : Les deux parties (émetteur et récepteur du message) rejetteront la clé compromise et seront informées de l’intrusion.
Cette technologie, la distribution de clés quantiques (QKD), offre une sécurité que la cryptographie classique ne peut pas atteindre : Elle est inviolable non pas parce que les mathématiques sont trop compliquées, mais parce que la physique l’interdit.
Et cela s’appelle la « confidentialité inconditionnelle ».
Les implications géopolitiques sont énormes.
Un pays qui maîtrise la communication quantique peut garder ses communications
les plus sensibles secrètes, et ceci même face à un adversaire qui possède des
ordinateurs quantiques.
Et un pays qui ne maîtrise pas cette technologie risque de voir tous ses secrets exposés.
Cette course à la suprématie quantique est déjà en cours, et elle oppose les mêmes acteurs que la guerre froide, mais avec quelques nouveaux « joueurs ».
Les États-Unis, leaders historiques, ont été
à l’avant-garde de la recherche fondamentale : « Gogol », IBM et
Microsoft dépensent des milliards pour construire des ordinateurs quantiques,
et « Gogol » a même revendiqué la « suprématie quantique » en 2019
avec son processeur Sycamore.
Depuis, la course s’est intensifiée : Le Département de la Défense « ricain » a lancé de nombreux programmes sur les applications militaires, tandis que l’Unité d’innovation de la Défense a annoncé un investissement de 200 M$ pour des capteurs quantiques opérationnels.
La Chine a fait des technologies quantiques
une priorité nationale avec « Made in China 2025 ». Elle a déjà déployé un
réseau de communication quantique par satellite, le projet Micius, et
expérimente des capteurs pour le suivi des sous-marins, ce qui pourrait menacer
la suprématie navale américaine.
Son avantage : Un État centralisé et des investissements massifs lui permettant un déploiement rapide, comme en témoigne son réseau terrestre de QKD de plus de 2.000 km reliant Pékin à Shanghai.
La Russie, longtemps outsider, a opéré un
rattrapage spectaculaire sous l’impulsion de Rosatom, avec un ordinateur
quantique de 50 qubits et l’objectif d’en atteindre 100 d’ici 2030.
Moscou mise sur une approche duale (recherche fondamentale et applications militaires), notamment dans le brouillage des communications et la guerre électronique, et cherche des partenariats avec la Chine et l’Inde tout en maintenant une coopération scientifique avec l’Europe.
L’Union européenne et la Grande-Bretagne,
quant à elles, investissent massivement via le programme Quantum Flagship, mais
leurs approches fragmentées et leur coordination plus difficile pourraient les
handicaper face à des rivaux plus centralisés.
Londres voit dans le quantique un moyen de compenser le déclin de ses forces conventionnelles.
Enfin, l’Inde, nouvelle arrivante ambitieuse,
teste déjà un système de distribution de clés quantiques via son agence DRDO et
a fait de 2026 l’année de la mise en réseau et de la centralisation des
données.
Forte d’une tradition mathématique séculaire et d’une position géostratégique attractive, New Delhi entend s’affirmer comme une puissance technologique de premier plan.
Les technologies quantiques pourraient même
changer la guerre au-delà des communications et de l’informatique. Les capteurs
quantiques, qui détectent les variations des champs magnétiques ou
gravitationnels, pourraient rendre la furtivité obsolète. Un sous-marin
silencieux ne l’est pas complètement : Son empreinte magnétique est détectable
à l’aide d’un capteur quantique !
Quant aux avions furtifs, ils pourraient être suivis de la même manière.
La navigation quantique, qui repose sur des atomes ultra-froids pour mesurer les accélérations avec une précision extrême, pourrait permettre aux sous-marins et aux avions de naviguer sans signaux GPS, un avantage clé dans des environnements brouillés ou en cas de guerre électronique.
Alors, on est sûr que le prochain grand changement de paradigme est là : La supériorité militaire ne sera plus une question de nombre de chars, d’avions ou de navires, mais de la capacité à voir, communiquer et calculer plus rapidement et plus sûrement que l’adversaire.
Le champ de bataille de demain pourrait ne pas appartenir à l’armée possédant le plus d’armement, mais à celle dont les données survivent à l’attaque.
La course au quantique est donc plus qu’une
question technologique : Elle est géopolitique !
Elle redéfinit les alliances, change les dynamiques de pouvoir et crée de nouvelles dépendances.
De même, la menace quantique érode la confiance entre les pays. Les traités de non-prolifération, les accords de désarmement, la diplomatie dépendent tous de la confidentialité des communications. Or, un État ne peut pas poursuivre la diplomatie si ses adversaires connaissent ses secrets.
Du coup, la « guerre quantique » devient une guerre de paranoïa. Comme s’ils avaient besoin de ça…
Qui fixera les normes pour la cryptographie
post-quantique ? Qui contrôlera les protocoles de communication quantique ? Ces
questions sont aussi importantes que les technologies elles-mêmes.
Les États-Unis ont déjà publié leurs premières normes de cryptage post-quantique au NIST. La Chine développe les siennes.
La fragmentation est une préoccupation : Des réseaux quantiques incompatibles entre blocs sont ainsi devenus un nouveau type de guerre froide technologique.
Car les technologies quantiques nécessitent des infrastructures et des compétences spéciales. Sans elles, les pays pourraient dépendre de ceux qui les maîtrisent, tout comme les pays du Sud dépendent aujourd’hui des infrastructures numériques occidentales.
La guerre quantique n’est donc plus de la
science-fiction : Elle est en cours de préparation. Maîtriser cette technologie
changerait l’équilibre des pouvoirs pour les décennies à venir.
Pour un pays, les enjeux sont élevés : Investir massivement dans les technologies quantiques, mais aussi dans l’éducation et la recherche fondamentale (les hommes et les générations futures).
Pour les militaires, il s’agit de repenser la guerre à l’ère numérique et quantique, où la bataille pour l’information est aussi décisive que la bataille pour le territoire.
Les nations qui investissent aujourd’hui dans la recherche fondamentale, dans la formation des talents et dans la souveraineté numérique sont celles qui domineront le siècle à venir et c’est aujourd’hui que ça se passe.
Les autres deviendront des vassaux technologiques.
Il fallait que ce soit dit…
Parce que pour l’heure, la difficulté est de surmonter l’aléa propre aux Q-bits, quand ils font des calculs…
Et pour ça, il faut des sous, beaucoup de sous : Une raison de plus pour nous tondre ras !
Passez tout de même, toutes et tous, une
excellente semaine !
I3
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Ainsi, la technologie quantique quitterait les laboratoires pour le cœur des stratégies de défense : Ordinateurs capables de briser les codes, communications inviolables, capteurs qui voient sous les océans, etc.
Autrement dit il s’agirait d’une nouvelle course aux armements qui oppose États-Unis, Chine, Russie, Europe et Inde, non plus pour la bombe, mais pour l’information : La protéger, l’utiliser comme une arme, la dominer.
Mais tous les maillons de cette chaîne d’attaque numérique sont vulnérables.
Les adversaires écoutent, brouillent les fréquences, falsifient les coordonnées et parviennent à briser le cryptage qui maintient en vie les réseaux militaires.
Longtemps limitée aux laboratoires de recherche et aux discussions théoriques, elle passe maintenant de la science-fiction au cœur des stratégies de défense des grandes puissances. Les ordinateurs quantiques, les communications inviolables, les capteurs capables de voir à travers les océans : Tout cela n’est finalement pas si éloigné de la science-fiction, et pourtant ça existe déjà.
Cependant, la concurrence géopolitique derrière cette révolution est extrêmement forte, comme dans la course aux armements nucléaires du XXème siècle. Mais cette fois-ci, les enjeux ne résident pas dans la bombe mais dans l’information : La protéger, l’utiliser comme une arme, et la dominer.
Or, la plupart des systèmes cryptographiques actuels qui protègent les communications militaires, les données bancaires et les secrets d’État et même vos conversations sur WhatsApp reposent sur des problèmes mathématiques complexes. L’un des plus célèbres est la factorisation de grands nombres : Multiplier deux nombres premiers entre eux est facile, mais trouver ces nombres à partir de leur produit est pratiquement impossible pour un ordinateur classique.
Et les effets d’une telle attaque sont stupéfiants. Un adversaire disposant d’un ordinateur quantique puissant pourrait : Décrypter toutes les communications militaires et diplomatiques de ses ennemis, accéder aux codes de lancement de missiles, aux plans de bataille, aux réseaux de commandement, saboter les infrastructures critiques en compromettant leurs systèmes de contrôle.
Mais resterait incapable d’intercepter un message écrit à la main sur un petit bout de papier et transmis par coursier…
C’est pourquoi, à force de tout vouloir numériser, les agences de renseignement du monde entier prennent cette menace très au sérieux. Les agences de sécurité de tous les pays ont déjà commencé des programmes de transition vers la cryptographie dite « post-quantique », qui résisterait aux ordinateurs quantiques. Mais cette transition prendra des années, voire des décennies, pour être achevée, et elle laisse une fenêtre ouverte que les adversaires exploitent déjà.
Aujourd’hui, les attaquants s’engagent dans une stratégie « collecter maintenant, décrypter plus tard » : ils collectent des données cryptées en masse et espèrent les décrypter lorsque les ordinateurs quantiques seront suffisamment puissants.
C’est une idée simple, mais révolutionnaire. Plutôt que d’être échangées avec des clés de cryptage fondées sur les mathématiques, les données sont transmises par des particules de lumière, les photons.
Et si ceux-ci sont interceptés par un espion, l’état quantique est perturbé : Les deux parties (émetteur et récepteur du message) rejetteront la clé compromise et seront informées de l’intrusion.
Cette technologie, la distribution de clés quantiques (QKD), offre une sécurité que la cryptographie classique ne peut pas atteindre : Elle est inviolable non pas parce que les mathématiques sont trop compliquées, mais parce que la physique l’interdit.
Et cela s’appelle la « confidentialité inconditionnelle ».
Et un pays qui ne maîtrise pas cette technologie risque de voir tous ses secrets exposés.
Cette course à la suprématie quantique est déjà en cours, et elle oppose les mêmes acteurs que la guerre froide, mais avec quelques nouveaux « joueurs ».
Depuis, la course s’est intensifiée : Le Département de la Défense « ricain » a lancé de nombreux programmes sur les applications militaires, tandis que l’Unité d’innovation de la Défense a annoncé un investissement de 200 M$ pour des capteurs quantiques opérationnels.
Son avantage : Un État centralisé et des investissements massifs lui permettant un déploiement rapide, comme en témoigne son réseau terrestre de QKD de plus de 2.000 km reliant Pékin à Shanghai.
Moscou mise sur une approche duale (recherche fondamentale et applications militaires), notamment dans le brouillage des communications et la guerre électronique, et cherche des partenariats avec la Chine et l’Inde tout en maintenant une coopération scientifique avec l’Europe.
Londres voit dans le quantique un moyen de compenser le déclin de ses forces conventionnelles.
Forte d’une tradition mathématique séculaire et d’une position géostratégique attractive, New Delhi entend s’affirmer comme une puissance technologique de premier plan.
Quant aux avions furtifs, ils pourraient être suivis de la même manière.
La navigation quantique, qui repose sur des atomes ultra-froids pour mesurer les accélérations avec une précision extrême, pourrait permettre aux sous-marins et aux avions de naviguer sans signaux GPS, un avantage clé dans des environnements brouillés ou en cas de guerre électronique.
Alors, on est sûr que le prochain grand changement de paradigme est là : La supériorité militaire ne sera plus une question de nombre de chars, d’avions ou de navires, mais de la capacité à voir, communiquer et calculer plus rapidement et plus sûrement que l’adversaire.
Le champ de bataille de demain pourrait ne pas appartenir à l’armée possédant le plus d’armement, mais à celle dont les données survivent à l’attaque.
Elle redéfinit les alliances, change les dynamiques de pouvoir et crée de nouvelles dépendances.
De même, la menace quantique érode la confiance entre les pays. Les traités de non-prolifération, les accords de désarmement, la diplomatie dépendent tous de la confidentialité des communications. Or, un État ne peut pas poursuivre la diplomatie si ses adversaires connaissent ses secrets.
Du coup, la « guerre quantique » devient une guerre de paranoïa. Comme s’ils avaient besoin de ça…
Les États-Unis ont déjà publié leurs premières normes de cryptage post-quantique au NIST. La Chine développe les siennes.
La fragmentation est une préoccupation : Des réseaux quantiques incompatibles entre blocs sont ainsi devenus un nouveau type de guerre froide technologique.
Car les technologies quantiques nécessitent des infrastructures et des compétences spéciales. Sans elles, les pays pourraient dépendre de ceux qui les maîtrisent, tout comme les pays du Sud dépendent aujourd’hui des infrastructures numériques occidentales.
Pour un pays, les enjeux sont élevés : Investir massivement dans les technologies quantiques, mais aussi dans l’éducation et la recherche fondamentale (les hommes et les générations futures).
Pour les militaires, il s’agit de repenser la guerre à l’ère numérique et quantique, où la bataille pour l’information est aussi décisive que la bataille pour le territoire.
Les nations qui investissent aujourd’hui dans la recherche fondamentale, dans la formation des talents et dans la souveraineté numérique sont celles qui domineront le siècle à venir et c’est aujourd’hui que ça se passe.
Les autres deviendront des vassaux technologiques.
Il fallait que ce soit dit…
Parce que pour l’heure, la difficulté est de surmonter l’aléa propre aux Q-bits, quand ils font des calculs…
Et pour ça, il faut des sous, beaucoup de sous : Une raison de plus pour nous tondre ras !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
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