Quel avenir constitutionnel pour la « Corsica-Bella-Tchi-tchi »
?
Mais non : Vous ne l’ignorez pas, parce que je vous l’ai déjà dit, l’avenir de la planète de la « Liberté »sont nés en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » en 1755, avant tout le monde, là où partout ailleurs régnaient rois, empereurs et « grands-bourgeois héréditaires ».
Grâce au « Babu », le peuple pouvait se prendre en main via des élections libres et tenues au suffrage universel : Une première mondiale !
Qu’il en a fallu exporter le modèle sur le continent des pinzutti pour le préserver sur « l’Île de Beauté » et que les régnants en ont d’ailleurs pris ombrages durables qui persiste à s’étaler jusqu’à nos jours dans quelques poches de résistance.
Passons : Il fallait bien un ajaccien pour embarquer l’humanité dans cette aventure !
Deux ans plus tard, ce processus a abouti à un préprojet constitutionnel ouvrant la voie vers une plus grande autonomie pour la collectivité. Alors que la droâte « LR
Et c’est très bien comme ça puisqu’il n’y a pas de majorité claire dans la chambre basse et qu’il faut faire émerger un consensus pour avancer.
Et qu’il sera le même pour le sort prochain de la « Nouvelle-Kanakie ».
Elle n’est donc ni une collectivité territoriale de droit commun, ni une collectivité d’outre-mer (COM). Elle est en outre une collectivité territoriale unique, sans départements, depuis la loi NOTRe de 2015.
La question se pose donc de savoir si une clarification est nécessaire, afin de consacrer explicitement, dans un article spécial de la Constitution, les spécificités corses.
Le statut constitutionnel d’autonomie négocié avec l’État dans le cadre du processus de Beauvau est toutefois plus prudent et ambigu.
Le « projet d’écritures constitutionnelles » est en fait le fruit d’une procédure originale, initiée en 2022 par des négociations associant le gouvernement de la République et des élus « corsi ».
Ça aura été la contribution à l’avenir de l’Île de Colonna et du Préfet Érignac !
Le 11 mars 2024, après deux ans de discussions, huit élus corses et le « Sinistre de l’intérieur et des outre-mer » de l’époque, « Gégé-Dard-à-la-main », ont trouvé un accord, qualifié alors de « projet d’écritures constitutionnelles », que l’Assemblée de Corse a adopté à une large majorité.
La première étape a donc été franchie mais pas les suivantes (la faute à la dissolution), à savoir la consultation populaire des Corses et la phase classique de révision constitutionnelle par les deux assemblées du Parlement national.
Un premier pas qui en entrainera d’autres à suivre.
En outre est prévue la possibilité d’un pouvoir normatif octroyé aux élus insulaires.
La collectivité pourra adapter des normes législatives et réglementaires à ses spécificités, pour certaines matières qui seront fixées par la suite par une loi organique.
Elle sera également « habilitée » à fixer elle-même des « normes » dans des domaines relevant de sa compétence.
L’alinéa 4 manque lui aussi de clarté, en prévoyant un contrôle à la fois du Conseil d’État, ce qui signifierait que les normes corses resteraient des actes administratifs, et du Conseil constitutionnel, compétent alors sans doute pour prononcer le déclassement des lois nationales intervenues dans les domaines de compétence attribués à la Corse, sur le modèle polynésien.
Rien n’est tranché et tout ce qui est technique – et décisif – est renvoyé à la loi organique.
Or, ce flou peut constituer une bombe à retardement au moment où des décisions politiques claires devront être prises.
Si les débats sont avant tout d’ordre juridique – régime de spécialité ou d’identité législative notamment –, le choix sera résolument politique.
Les sénateurs, qui n’ont pas apprécié leur mise à l’écart des négociations, se sont, dès 2022, positionnés plutôt contre la reconnaissance par la Constitution d’une « communauté » singulière, au motif qu’elle ouvrirait la voie à des revendications communautaristes attentatoires à l’unité de la République.
Un faux-nez me semble-t-il : Les Préfets restent en place et sont là pour appliquer les textes retenus par les uns et les autres pour être applicables…
Et « Pruneau-Re-Taïaut-Taïaut », alors président du groupe « LR
On peut noter que des débats similaires avaient déjà eu lieu, au Sénat, au moment de l’adoption des lois Deferre de mars et juillet 1982 qui avaient accordé son premier statut particulier à la région Corse.
Et puis, de ces craintes de dérives, il n’en a rien été…
Et ce rapport (non publié) n’a pas été adopté par la commission des lois du Sénat début mars 2025 (26 voix du centre et de gôche contre, 19 voix « LR
Ces atermoiements ont amené la commission des lois de l’Assemblée nationale à créer en décembre dernier sa propre mission d’information, présidée par un député de la majorité présidentielle, dont le rapport a été annoncé pour le mois de mars 2025.
On se rappelle cette jeune-fille abattue en début d’année par erreur au volant de la voiture de son « petit-copain » connu des services de police qui a disparu depuis, des attentats contre la chaine locale de boulangerie en Balagne et encore tout dernièrement de l’incendie d’une gargote sur la plage de Calvi…
Car le « monde d’après » qui émerge lentement depuis 2022, celui de l’internationale des « Nationaux-populistes », engendre la résistance à ces « néo-populismes » et commence d’abord dans nos microrégions, là où il faut pouvoir régler les problèmes localement pour protéger nos jeunes des démons altermondialistes-souverainistes qui s’apprêtent à les dévorer…
Et peut-être qu’il convient aux États centralisés d’accepter de s’adapter pour rester réactifs et efficaces.
C’est ce qu’il convient de suivre : C’est donc si important et « sérieux » qu’il fallait bien en faire un « post-intermédiaire » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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