Mais tout de même, je reste inquiet.
Car je me demande bien ce qu’on leur apprend à l’ékole
des « énârques ».
Ah, si, ils savent faire de beaux exposés, des tableaux, des dossiers qui emballent nos élus démocratiques sur des notions absconses que même personne ne comprend rien à ce qu’ils racontent, et ils savent faire des « miracles » comme crouler sous des montagnes « d’argent magique » né de leurs délires de caisses.
C’est assez simple : Ils dépensent toujours plus qu’ils ne disposent et naturellement, ce n’est pas eux qui payent !
Bref, je ne suis pas plus surpris que ça que l’ENÂ forment des énumérates d’élite – bé oui, je sais, le concours est difficile, je l’ai préparé et réussi et puis j’ai fui quand j’ai vu la tronche des filles… que ça faisait vraiment peur – mais ça m’étonne toujours quand quelques-unes de leurs idées débiles aient du succès.
Vous vous souvenez encore qu’ils auront, à travers les
lois EGALIM (I & II), trituré notamment la notion de « SRP »
(Seuil de revente à perte) dans les commerces ouverts aux
consommateurs-électeurs.
Entre professionnel, ils ne sont pas encore allés voir comment ça fonctionne.
D’ailleurs, ils ne savent même pas comment on fait « un prix », chez « un industriel », même si certains d’entre eux dirigent des entreprises qui fabriquent des avions, des canons, des boites de conserve ou toute autre « produits manufacturiers »…
Dans l’agroalimentaire, c’est canon : Entre le prix tarif, les remises, les fonctions, les ristournes, les budgets, les participations, les promotions, les primes de mise en avant, les têtes de gondoles, la « location des linéaires » et autres, on en est à payer les distributeurs pour qu’ils achètent de la camelote à revendre à prix défiant toute concurrence !
Mais EGALIM prévoyait aussi la quotité des ventes promotionnelles (déjà que les ventes « en solde » sont largement encadrées…), alors qu’il faut vous avouer qu’un commerçant qui achète une marchandise pour la revendre en l’état, s’il ne surfacture pas une marge, il est mort en fin de mois.
Dès le premier mois : Ce n’est pas un altruiste bénévole non plus…
Alors vendre à perte, c’est inimaginable !
Même des produits soldés, c’est d’abord du déstockage pour faire de la place en magasin aux produits nouveaux qui arrivent, mais c’est rarement à perte.
Ou alors la date limite de consommation est dépassée et c’est de toute façon perdu : Autant le balancer ou le reconditionner…
Bon, dans le temps, la revente à perte était une
illusion : « Un îlot de perte dans un océan de profits » était
une formule classique du temps du CIDUNATI des « petits commerçants ».
La technique consistait à « massacrer » un prix et à faire du tapage
jusqu’à épuisement du stock disponible.
Naturellement, la marchandise « à prix massacré » est au fond du magasin, ce qui va te permettre de passer devant une bonne partie des références qui sont là pour faire envie et comme de toute façon tu ne rentres jamais dans un magasin pour un seul produit, sauf dépannage, si tu perds sur une référence, tu te rattrapes sur les autres.
On ne mesure pas pour rien le prix moyen d’un panier (de la ménagère) et qu’on calcule aussitôt la marge encaissée…
J’ai aussi fait ce métier-là : On met dans les prix toutes les marges-arrières promises contractuellement par le fournisseur, on lui fait payer tout ce qu’on peut pour réduire la marge qui sera proche de zéro, mais on ne peut plus vendre « à perte » !
C’est interdit et les amendes sont vraiment trop lourdes…
C’est considéré par le législateur (guidé par les spécialistes-énârqueux » qui n’ont jamais rien vendu mais seulement « acheté » avec de l’argent qui n’est pas à eux et qu’ils n’ont pas gagné) une atteinte inamissible à une « saine concurrence »…
Cela dit, le commerce, c’est devenu extrêmement
complexe et forcément, quand les énarques se mêlent de vouloir le réglementer,
ils n’y comprennnent absolument rien.
Car pour vendre, il faut une clientèle solvable (qui paye cash, c’est mieux, parce que le commerçant paye en principe à 30 jours fin de mois, voire à 90 jours) et la faire entrer dans son échoppe ou sur son site internet.
L’emplacement et l’attractivité ont donc une importance stratégique, mais ce qui va faire la différence d’avec son concurrent, c’est « l’image », et dans tous les cas, sur les « six axes » des stratégies commerciales, (disponibilité, largeur de gamme, profondeur de gamme, proximité, commodité, prix), le prix est un incontournable pour se démarquer.
Et comme globalement, un client n’a en tête qu’à peine une dizaine de prix, ce qui, en fonction du profil du client qui fréquente le magasin (des « vendeurs assis », par opposition à ceux qui sont debout et « naviguent »), au pire quelques deux à quatre cents références tout mélangé, parfois nettement moins, qu’il faut « travailler » pour se faire une image « favorable », le « bon commerçant » aura identifié avant tout le monde ce sur quoi il faut qu’il « mette la pression » sur ses fournisseurs (hors les commerce à prix réglementés, imposés d’autorité par l’Autorité, la presse, le livre, la pharmacie, le tabac, etc.).
Et aux fournisseurs de faire des propositions convenables…
Or, dans le commerce alimentaire notamment, c’est le
client final qui fait l’arbitrage, c’est le détaillant qui s’adapte, c’est la
centrale d’achat qui négocie, c’est l’industriel qui fabrique, collecte, transforme,
livre, c’est le producteur de la matière première qui se retrouve sous pression
et sacrifie parfois (en disent-ils) leur exploitation pour persister à exister…
(Faut-il être kon à perdre sa vie à la gagner alors qu’il devrait envisager de changer de métier ou d’améliorer le sien…)
Donc, un énârque va exiger du législateur (qui est aussi un élu) qu’il vote des mesures de maintien de niveau de vie des agriculteurs pour éviter qu’ils ne changent de métier.
Autrement dit un mécanisme par lequel on oblige les consommateurs à acheter plus cher que le raisonnable qu’on peut importer d’ailleurs (Il paraît que c’en est meilleur pour la planète… Comme dit l’autre, on te prend vraiment pour un kon quand on te fait croire que tu vas sauver la planète – qui est là depuis plus de 4 milliards d’années alors que toi tu viens d’arriver – en triant tes poubelles et plaçant trois éoliennes et deux panneaux solaires dans ton champ de betteraves…).
Passons…
Et c’est très simple : Si tu achetais un produit
100, jusque-là tu n’avais pas le droit de le vendre 99,99 ou encore moins cher.
Ok : En fait tu le revends déjà à au moins 110 voire plus pour payer ton personnel, tes impôts, patentes, taxes et tes cotisations sociales, le loyer, le banquier et tous les autres.
Parfois, ça ne suffit pas : En moyenne, il en faut au moins 115 si tu ne touches à rien. Fois 2,5 à 3 si tu y touches (comme dans un restaurant) qui multiplie par au moins 3 à 5 le prix de la bouteille de pinard si on te retire le bouchon… le fameux « droit de bouchon » quand c’est toi qui amènes ta bouteille…
C’est ce que je comptais.
Mais Intermarché peut faire moins (2,5 à 5 % sur la
plateforme, 5 à 25 % ou plus sur le magasin détaillant) , comme quelques
mégastores sous enseigne « Carrouf’ » ou « Le-Clerc », 8 ou
5 % sur certains rayons, 25 % sur la viande, la poissonnerie, « fois 2 »
à 2,5 sur les fruits, mais parfois nettement moins sur la fringue (qui vient de
Chine ou du Vietnam : Je sais ça aussi, puisque j’ai participé à valoriser
une entreprise dont c’était le métier…), soldes déduites !
Mais comme avec 100, l’agriculteur originel ne survit pas il faut qu’il puisse vendre 110 pour s’en sortir…
Parfait : On va donc inventer un « SRP à + 10 % » !
En bref, si tu revends 110, soit ça ne change rien comme pour la plupart des références mises à la vente parce que ta marge était supérieure, soit il va-t’en rester plus…
Et c’est qui qui se frotte les mains, alors ?
Sans doute pas le consommateur qui va se faire racketter
plus cher.
Pas plus le producteur-conditionneur qui va devoir redonner 1, 2, 3, 5 ou 6 points voire plus s’il veut persister à écouler sa marchandise auprès des industriels « à prix compétitif ».
Peut-être le gouvernement qui aura plus de recettes imposables, et plus de mécontents parmi les « producteurs » et ses électeurs/consommateurs.
Bref, démonstration est faite que les énarques ne savent pas compter, mais qu’ils savent prendre des risques avec les métiers qui ne sont pas les leurs, quitte à les mettre en danger mortel.
Du coup la disposition qui vise à prolonger le dispositif est vivement critiqué. Initialement elle devait être expérimentale et provisoire, elle visait en effet à « redonner du prix aux productions agricoles », selon le ministère de l’Agriculture. Mais ça n’a pas été vraiment le cas.
Un député (Romain Daubié pour le nommer, son heure de gloire démocratique jusque sur ce blog…) affirme notamment que la mesure a entraîné une ponction injustifiée de 1,4 milliard d’euros sur le pouvoir d’achat des consommateurs, sans pour autant améliorer les revenus des agriculteurs.
Oh tiens donc ! Tu y crois, toa ?
Et puis le patron des hypermarchés « Le-Clerc »,
« Michou-Éd », aura fustigé le gouvernement dans sa volonté de
prolonger le « SRP + 10 ».
Pour lui, promulguée en 2018 la loi EGALIM visait en effet à équilibrer « les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs », autrement dit entre la grande distribution, les grossistes alimentaires et les agriculteurs.
L’idée de base était de permettre aux producteurs de produits ou denrées alimentaires de vivre correctement de leur travail.
Je vous avais déjà dit que c’était une konnerie, car tout le problème, c’est que nos « vaillants agriculteurs » ont été abreuvés durant des décennies de subventions européennes (tu payais des impôts pour qu’ils puissent écouler plus cher leurs produits au lieu de financer leurs mutations à venir pour travailler à moins cher comme sait le faire le reste du monde, même avec nos normes…)
Et parmi les différentes dispositions de cette loi,
l’une qui avait alors été brillamment lancée à titre expérimental, avec pour
postulat d’empêcher de faire de l’alimentaire les « produits d’appel et les
variables d’ajustement des prix » de la grande distribution. Je ne vous raconte
pas le délire conceptuel…
Le mécanisme employé était de relever le seuil de revente à perte de 10 %, d’où « SRP + 10 ».
Le vœu pieux de cette mesure était que, si le distributeur rééquilibre ses marges sur ces produits, il pourra « redonner du prix aux productions agricoles » assurait le ministère de l’Agriculture.
T’as qu’à croire et mettre un cierge à Sainte-Rita…
En 2018, le « SRP + 10 » devait être expérimenté pendant deux ans puis soumis à un bilan, histoire de vérifier son impact sur la filière agroalimentaire.
Finalement, l’expérimentation, pas si probante que ça, a été prolongée et court aujourd’hui jusqu’au 15 avril 2025, voire pour trois ou quatre ans de plus.
Une aberration pour « Michou-Éd », qui ne
comprend pas en quoi vendre du Coca avec une marge de 10 % permet de mieux
rémunérer les agriculteurs « Gauloisiens-naturalistes ».
Il n’a pas tort…
Au contraire, le député les « Démocrates-Répulicains
de l’Ain » ci-avant nommé, dénonce une mesure qui a « entraîné une
ponction injustifiée de 1,4 milliard d’euros sur le pouvoir d’achat des
consommateurs, sans pour autant améliorer les revenus des agriculteurs »,
un chiffre sorti de nulle part, mais toujours bon à prendre.
Un constat partagé par l’UFC Que-choisir, qui déplore « l’absence de démonstration économique » justifiant le maintien du « SRP + 10 ».
Forcément, il ne peut pas y en avoir puisque c’est mécanique !
Mais bon, pour faire comprendre ça à un énârque qui ne
sait rien de ce que c’est que le commerce, décharger, dépoter, mettre en rayon,
étiqueter, vendre et encaisser (j’ai fait tout ça quand j’avais faim) pour
ensuite payer son fournisseur, eh bien il n’est manifestement pas encore né !
Dommage : Nos agriculteurs méritent mieux que ça…
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Ah, si, ils savent faire de beaux exposés, des tableaux, des dossiers qui emballent nos élus démocratiques sur des notions absconses que même personne ne comprend rien à ce qu’ils racontent, et ils savent faire des « miracles » comme crouler sous des montagnes « d’argent magique » né de leurs délires de caisses.
C’est assez simple : Ils dépensent toujours plus qu’ils ne disposent et naturellement, ce n’est pas eux qui payent !
Bref, je ne suis pas plus surpris que ça que l’ENÂ forment des énumérates d’élite – bé oui, je sais, le concours est difficile, je l’ai préparé et réussi et puis j’ai fui quand j’ai vu la tronche des filles… que ça faisait vraiment peur – mais ça m’étonne toujours quand quelques-unes de leurs idées débiles aient du succès.
Entre professionnel, ils ne sont pas encore allés voir comment ça fonctionne.
D’ailleurs, ils ne savent même pas comment on fait « un prix », chez « un industriel », même si certains d’entre eux dirigent des entreprises qui fabriquent des avions, des canons, des boites de conserve ou toute autre « produits manufacturiers »…
Dans l’agroalimentaire, c’est canon : Entre le prix tarif, les remises, les fonctions, les ristournes, les budgets, les participations, les promotions, les primes de mise en avant, les têtes de gondoles, la « location des linéaires » et autres, on en est à payer les distributeurs pour qu’ils achètent de la camelote à revendre à prix défiant toute concurrence !
Mais EGALIM prévoyait aussi la quotité des ventes promotionnelles (déjà que les ventes « en solde » sont largement encadrées…), alors qu’il faut vous avouer qu’un commerçant qui achète une marchandise pour la revendre en l’état, s’il ne surfacture pas une marge, il est mort en fin de mois.
Dès le premier mois : Ce n’est pas un altruiste bénévole non plus…
Alors vendre à perte, c’est inimaginable !
Même des produits soldés, c’est d’abord du déstockage pour faire de la place en magasin aux produits nouveaux qui arrivent, mais c’est rarement à perte.
Ou alors la date limite de consommation est dépassée et c’est de toute façon perdu : Autant le balancer ou le reconditionner…
Naturellement, la marchandise « à prix massacré » est au fond du magasin, ce qui va te permettre de passer devant une bonne partie des références qui sont là pour faire envie et comme de toute façon tu ne rentres jamais dans un magasin pour un seul produit, sauf dépannage, si tu perds sur une référence, tu te rattrapes sur les autres.
On ne mesure pas pour rien le prix moyen d’un panier (de la ménagère) et qu’on calcule aussitôt la marge encaissée…
J’ai aussi fait ce métier-là : On met dans les prix toutes les marges-arrières promises contractuellement par le fournisseur, on lui fait payer tout ce qu’on peut pour réduire la marge qui sera proche de zéro, mais on ne peut plus vendre « à perte » !
C’est interdit et les amendes sont vraiment trop lourdes…
C’est considéré par le législateur (guidé par les spécialistes-énârqueux » qui n’ont jamais rien vendu mais seulement « acheté » avec de l’argent qui n’est pas à eux et qu’ils n’ont pas gagné) une atteinte inamissible à une « saine concurrence »…
Car pour vendre, il faut une clientèle solvable (qui paye cash, c’est mieux, parce que le commerçant paye en principe à 30 jours fin de mois, voire à 90 jours) et la faire entrer dans son échoppe ou sur son site internet.
L’emplacement et l’attractivité ont donc une importance stratégique, mais ce qui va faire la différence d’avec son concurrent, c’est « l’image », et dans tous les cas, sur les « six axes » des stratégies commerciales, (disponibilité, largeur de gamme, profondeur de gamme, proximité, commodité, prix), le prix est un incontournable pour se démarquer.
Et comme globalement, un client n’a en tête qu’à peine une dizaine de prix, ce qui, en fonction du profil du client qui fréquente le magasin (des « vendeurs assis », par opposition à ceux qui sont debout et « naviguent »), au pire quelques deux à quatre cents références tout mélangé, parfois nettement moins, qu’il faut « travailler » pour se faire une image « favorable », le « bon commerçant » aura identifié avant tout le monde ce sur quoi il faut qu’il « mette la pression » sur ses fournisseurs (hors les commerce à prix réglementés, imposés d’autorité par l’Autorité, la presse, le livre, la pharmacie, le tabac, etc.).
Et aux fournisseurs de faire des propositions convenables…
(Faut-il être kon à perdre sa vie à la gagner alors qu’il devrait envisager de changer de métier ou d’améliorer le sien…)
Donc, un énârque va exiger du législateur (qui est aussi un élu) qu’il vote des mesures de maintien de niveau de vie des agriculteurs pour éviter qu’ils ne changent de métier.
Autrement dit un mécanisme par lequel on oblige les consommateurs à acheter plus cher que le raisonnable qu’on peut importer d’ailleurs (Il paraît que c’en est meilleur pour la planète… Comme dit l’autre, on te prend vraiment pour un kon quand on te fait croire que tu vas sauver la planète – qui est là depuis plus de 4 milliards d’années alors que toi tu viens d’arriver – en triant tes poubelles et plaçant trois éoliennes et deux panneaux solaires dans ton champ de betteraves…).
Passons…
Ok : En fait tu le revends déjà à au moins 110 voire plus pour payer ton personnel, tes impôts, patentes, taxes et tes cotisations sociales, le loyer, le banquier et tous les autres.
Parfois, ça ne suffit pas : En moyenne, il en faut au moins 115 si tu ne touches à rien. Fois 2,5 à 3 si tu y touches (comme dans un restaurant) qui multiplie par au moins 3 à 5 le prix de la bouteille de pinard si on te retire le bouchon… le fameux « droit de bouchon » quand c’est toi qui amènes ta bouteille…
C’est ce que je comptais.
Mais comme avec 100, l’agriculteur originel ne survit pas il faut qu’il puisse vendre 110 pour s’en sortir…
Parfait : On va donc inventer un « SRP à + 10 % » !
En bref, si tu revends 110, soit ça ne change rien comme pour la plupart des références mises à la vente parce que ta marge était supérieure, soit il va-t’en rester plus…
Et c’est qui qui se frotte les mains, alors ?
Pas plus le producteur-conditionneur qui va devoir redonner 1, 2, 3, 5 ou 6 points voire plus s’il veut persister à écouler sa marchandise auprès des industriels « à prix compétitif ».
Peut-être le gouvernement qui aura plus de recettes imposables, et plus de mécontents parmi les « producteurs » et ses électeurs/consommateurs.
Bref, démonstration est faite que les énarques ne savent pas compter, mais qu’ils savent prendre des risques avec les métiers qui ne sont pas les leurs, quitte à les mettre en danger mortel.
Du coup la disposition qui vise à prolonger le dispositif est vivement critiqué. Initialement elle devait être expérimentale et provisoire, elle visait en effet à « redonner du prix aux productions agricoles », selon le ministère de l’Agriculture. Mais ça n’a pas été vraiment le cas.
Un député (Romain Daubié pour le nommer, son heure de gloire démocratique jusque sur ce blog…) affirme notamment que la mesure a entraîné une ponction injustifiée de 1,4 milliard d’euros sur le pouvoir d’achat des consommateurs, sans pour autant améliorer les revenus des agriculteurs.
Oh tiens donc ! Tu y crois, toa ?
Pour lui, promulguée en 2018 la loi EGALIM visait en effet à équilibrer « les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs », autrement dit entre la grande distribution, les grossistes alimentaires et les agriculteurs.
L’idée de base était de permettre aux producteurs de produits ou denrées alimentaires de vivre correctement de leur travail.
Je vous avais déjà dit que c’était une konnerie, car tout le problème, c’est que nos « vaillants agriculteurs » ont été abreuvés durant des décennies de subventions européennes (tu payais des impôts pour qu’ils puissent écouler plus cher leurs produits au lieu de financer leurs mutations à venir pour travailler à moins cher comme sait le faire le reste du monde, même avec nos normes…)
Le mécanisme employé était de relever le seuil de revente à perte de 10 %, d’où « SRP + 10 ».
Le vœu pieux de cette mesure était que, si le distributeur rééquilibre ses marges sur ces produits, il pourra « redonner du prix aux productions agricoles » assurait le ministère de l’Agriculture.
T’as qu’à croire et mettre un cierge à Sainte-Rita…
En 2018, le « SRP + 10 » devait être expérimenté pendant deux ans puis soumis à un bilan, histoire de vérifier son impact sur la filière agroalimentaire.
Finalement, l’expérimentation, pas si probante que ça, a été prolongée et court aujourd’hui jusqu’au 15 avril 2025, voire pour trois ou quatre ans de plus.
Il n’a pas tort…
Au contraire, le député les « Démocrates-
Un constat partagé par l’UFC Que-choisir, qui déplore « l’absence de démonstration économique » justifiant le maintien du « SRP + 10 ».
Forcément, il ne peut pas y en avoir puisque c’est mécanique !
Dommage : Nos agriculteurs méritent mieux que ça…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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