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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 15 octobre 2016

Laudato si… (LII)


Cinquante-deuxième chapitre : « Caméléon ».


Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !


C’est la bousculade devant les portes des ascenseurs, pire encore dans l’escalier de secours adjoint au bloc des machines verticales, véritablement pris d’assaut à tous les étages…
Les Harrison l’ont déjà emprunté, dans les cris de femmes, les appels et le boucan de la cavalcade générale.
De là à ce que les gens se piétinent, il n’y a pas loin…
Tout le monde pense aux Twins new-yorkaises, mais une fois sur les trottoirs, rien que des gens affolés, parfois en bras de chemise, vêtements un peu déchirés pour certains, quelques femmes décoiffées, quelques-unes hagardes, d’autres personnes au bord de la crise de nerfs ou de pleurs, des qui courent dans tous les sens, alors que parfois il leur manque une chaussure, et pourtant l’immeuble n’a même pas l’air endommagé.
La police, les pompiers déboulent à grand renfort de sirènes, des ambulances aussi.


Il fallait être gonflé pour la suite, car, on ne le comprendra qu’un peu plus tard, cette explosion n’avait pour but que de faire descendre « la » cible.
Et Harry Junior n° 4, qui cherche du regard à la fois son fils, sa voiture et ses gardes-du-corps, sourit à l’adresse de Paul quand il l’entraperçoit, se morfle deux balles dans la poitrine en deux détonations sèches, tirées rapidement et à bout-portant par un petit rouquin, très BCBG, complet sombre et chapeau-melon vissé sur le crâne !
Paul, tétanisé par la scène dont il est témoin, ne fait qu’un bond quand il réalise que le gars prend ses jambes à son cou dans un sprint stupéfiant et effréné, tel qu’il se met à le poursuivre sans réfléchir mais en hurlant dans sa direction tentant ainsi d’attirer l’attention sur lui malgré le brouhaha et les cris d’affolement.
Ce qui ne manquera pas d’entraîner dans son sillage le type qui venait de le contrôler juste avant l’explosion, un homme des Harrison qui a déjà sorti son flingue : pourvu qu’il ne se trompe pas de cible et ne lui tire pas dans le dos !


Le rouquin dévale Philpot lane vers Eastcheap, pique à droite et s’engouffre dans la station de métro par laquelle Paul était arrivé un quart d’heure auparavant.
Course-poursuite dans les couloirs du métro au grand dam des voyageurs souvent vivement bousculés.
Une rame se pointe en direction de l’ouest.
Paul est rejoint par le g-man : ils ont perdu le rouquin !
Plus de chapeau-melon dans ce souterrain…
Paul ne comprend pas et remonte la rame du métro pour inspecter depuis le quai les passagers, à travers les vitres des voitures.
Il croit repérer enfin son individu assis dans la première voiture, l’air indifférent à ce qui se passe autour de lui, quand la rame redémarre.
Oh putain, ça va être limite, compte tenu de l’espace étroit entre les parois du tunnel et le caisson du métro, fort probablement incompatible avec sa carrure !
D’autant plus qu’il rate sa tentative de choper une accroche sur la queue du wagon terminal et se vautre douloureusement et lamentablement sur la voie ferrée.
Il n’y a plus qu’à courir à l’aveugle dans le tunnel !
Le g-man comprend, le laisse faire et remonte en surface pour téléphoner à ses potes.


Le tunnel est un peu long, moins de 200 mètres, pour un sprint perdu d’avance contre un train, mais tout de même, il est mal éclairé et sinueux entre Monument-station et Cannon Street-station. D’ailleurs, s’il pense pouvoir rattraper la rame, elle repart avant qu’il ne puisse la saisir et grimpe alors sur le quai pour vérifier rapidement qu’il n’y a pas de rouquin dans les couloirs ou sur le quai.
Quelque peu essoufflé malgré ses footings matinaux, sans mollir il saute à nouveau sur la voie et accélère sa course dans le tunnel, veillant à voir des feux rouges barrant le passage du métro suivant.
En revanche, ça « chahute » quand une rame vient en sens inverse : il suffit de garder ses appuis pour ne pas se faire happer par le souffle de sillage, tiens donc !
D’autant que le tunnel est mutualisé par deux lignes à ce niveau-là du Tube… la yellow, qui fait la boucle des gares, hors Waterloo-Station et la green qui traverse la ville d’est en ouest, jusqu’aux aéroports de la ville, dont Heathrow avec une correspondance.
Même déception à la station de Mansion House, mais là, il parvient à grimper sur le tampon du butoir de la voiture de queue : s’il aperçoit son rouquin descendu sur le quai, il n’aura qu’à lui sauter dessus au passage, puisqu’il est doué comme un cabri pour ce genre d’acrobatie…
Mais rien, une fois de plus : le tueur semble poursuivre son chemin et se fondre ainsi de façon anonyme dans la foule et le trafic.
Heureusement que maintenant Paul ne coure plus derrière la rame et peut reprendre son souffle.
Non mais, courser des métros à Londres, après avoir couru de tramway en tramway à Lisbonne (cf. épisode « Parcours Olympiques », publié aux éditions I3) à la poursuite d’« Ahmed-le-diabolique », ce n’était déjà plus de son âge !
Ça l’est encore moins aujourd’hui : manque d’assiduité à ses footings-matinaux qui ne se font pas à cette allure…
La station suivante, Blackfriars est à un peu plus d’un demi-kilomètre. On ne va pas continuer comme ça jusqu’au diable vauvert, se dit Paul : il faut qu’il entre dans la rame mais ne parvient pas à déverrouiller la porte d’accès de la cabine de pilotage arrière de la rame.
En revanche, il a le temps de mirer le quai sur lequel débarque un flot de passagers, mais toujours pas de « rouquin ».
Il manque de se faire surprendre par la fermeture des portes, ne se voyant pas du tout capable de persister à poursuivre son métro à pied, les jambes un peu coupées par l’effort précédent.


L’étape suivante, Temple-station est aussi assez loin, mais là, Paul prend soin de descendre sur le quai, aux aguets, tous les sens éveillés, afin de scruter tous les visages des silhouettes comparables avec celle du rouquin, tout en avançant vers la tête du train.
Son téléphone portable vibre : c’est numéro 5 qui s'enquiert de savoir où il est.
« Temple-station ! Je poursuis un type qui est roux, mais je ne le vois plus. Je cherche. »
Pour le rouquin, il sait.
« On va arriver Embankment-station. Je crois que le gars pourrait prendre un train, il doit y avoir une gare ferroviaire au-dessus, de ce que j’en comprends des panneaux indicateurs. »
Ou un avion, mais plus loin.
« N° 5 » saisit la situation. Il s’occupe de faire intervenir les Bobbies en surface et établir des barrages.
Là encore, pas de rouquin sur les quais. Paul avance prudemment de voiture en voiture. Et puis, avant que les portes ne se referment, il pénètre dans la première voiture du convoi : il est là, à moins de 15 mètres !
Il saisit son téléphone discrètement et rappelle le dernier numéro entrant.
« – Junior !
– Je l’ai. Premier wagon. On va arriver à Westminster-Station dans une poignée de minutes. Je n’ose pas intervenir, je ne suis pas armé.
– On me demande combien il y a de personnes dans le wagon ?
– Une trentaine, peut-être un peu plus.
– On arrive. On sera sur place. Ne le lâchez pas ! »
Les secondes passent très lentement en certaines circonstances et là, s’en est une.
Quand la rame déboule dans la station, le quai est envahi de flics armés, casqués, blindés, qui évacuent les « civils » manu militari et en urgence, malgré les protestations : les britanniques, un peuple généralement discipliné, au moins à l’occasion des opérations de police.


Évidemment tout ce remue-ménage ne passe pas inaperçu. Les passagers de la voiture sont d’abord interloqués, surpris et le rouquin reste figé d’effroi : comment a-t-il pu être repéré, s’il l’a été, ou est-ce l’effet d’un hasard, celui d’une attaque terroriste concomitante  ?
Mais il comprend vite quand il aperçoit certains membres des forces de l’ordre de sa très gracieuse majesté le désigner du doigt et courir vers l’avant du quai pendant que le train ralentit.
Il a abandonné son arme depuis longtemps, mais il lui reste une grenade : prendre un otage et tenter de se frayer un passage à travers cette horde musclée ?
Et pour aller jusqu’où ? Il n’a pas prévu de plan de secours pour parvenir à rallier rapidement et discrètement un aéroport.
La première-venue fera l’affaire alors que les flics anti-émeute investissent la voiture et que tout le monde est évacué abruptement et virilement par des injonctions hurlées par la troupe, y compris Paul qui ne se fait pas prier pour retrouver l’air libre, dans une cohue indescriptible qui débouche au pied du « House of Parliament », dans une foultitude coincée entre de nombreux cars de police, Big-Ben et la circulation sur le pont de Westminster, le tout survolé bruyamment par un hélicoptère puis un second arrivé en renfort : ils y mettent les moyens !
Fort, « Junior n° 5 »…
La goupille tombe à terre, le gars sort très calmement et de façon visiblement déterminée avec la dame « un peu » paniquée, entre deux âges ceinturée par son bras libre, ne sachant plus quoi faire sinon obtempérer alors qu’il tient bien en vue et à bout de bras sa charge, les doigts crispés sur la cuillère dans un silence d'outre-tombe qui contraste avec le tohu-bohu de l'évacuation de la rame de ses passagers.


Pas à pas, ils s’avancent tous les deux étroitement enlacés vers l’escalier déserté, ajusté par plusieurs dizaines de cop’s qui n’en mènent pas large sur le moment : s’il ouvre la main, même inopinément, ce sera le massacre assuré !
Il commence à grimper les marches à reculons, toujours tenus en joue par la flicaille tétanisée qui attend les ordres en espérant que tout le monde a des nerfs assez solides.
La dame trébuche, tombe en hurlant, manque de l’entraîner dans sa chute. Il la lâche et se met alors à courir grimpant l’escalier quatre-à-quatre.
Elle est prise en charge par les flics quand elle parvient en roulant au bas de l’escalier, sur le quai, qui la mettent à l’abri derrière leurs boucliers personnels.
Les ordres fusent enfin aux radios qui grésillent : tout le monde est prié de s’abriter.
Quand le rouquin parvient au sommet de l’escalier, il fait face à un véritable mur de boucliers lourds alignés par la police elle aussi bien abritée de la sorte.
Il se fera descendre dans le hall d’accueil sous l’immeuble insoutenable de laideur qui abrite la sortie de station et des boutiques à touriste, maintenant désertés, située en face du parlement de l’empire britannique.
La grenade l’achèvera en l’éparpillant de façon sanglante, sans faire d’autres victimes : à peine quelques luminaires et plaques de faux-plafond arrachés par le souffle, quelques trous dans les murs carrelés percutés par les éclats d’acier et un ou deux boucliers abîmés qui auront parfaitement fait leur office.
Même pas un automate à billet ou un distributeur automatique abîmé…
Ainsi s’étripera lui-même « Caméléon ».
Identifié de la sorte par la suite grâce aux signatures des balles extraites de la carcasse de « n° 4 ».
Comme quelques jours auparavant « Scorpion » en Normandie.
Cette manie morbide…
Ils devaient se faire un concours entre eux, par experts en balistique interposés, pas possible autrement !
Machinalement, en entendant l’explosion, Paul baisse la tête et regarde sa montre : Big-Ben vient pourtant de sonner, imperturbablement, midi en ce 4 décembre.
Rule, Britannia !


« N° 5 » est au chevet de son père, agonisant et Paul cherche en vain une tête connue. Il hésite entre reprendre la route vers Carpiquet, incognito, même si ce ne n’aurait pas été très correct pour un pair d’Angleterre, récemment élevé dans l’ordre GCVO ou « Chevalier Grand-croix », emportant l’usage du titre de « Sir » (cf. épisode « Mains invisibles », chapitre XXII, des enquêtes de Charlotte publiées aux éditions I3), où à se présenter à ce qui semble être un officier de police.
Qui lui confirme que ses connaissances de la géographie de Londres sont suffisantes : à droite de la statue de Winston Churchill, sise dans le Parliament Square Garden, il y a un quartier de ministères, à proximité de Convent Garden, et la Downing Street, et à gauche, derrière l’abbaye de Westminster, contournée par Broad Sanctury qui se prolonge par Victoria Street, se situent les locaux de New Scotland-Yard…
Pas très loin, qu’on peut y aller à pied en moins d’un quart d’heure et on ne peut pas se tromper compte tenu de la circulation d’uniformes de police.
Même si l’adresse officielle du Metropolitan Police Service reste le 8-10 Broadway (London SW1H), de l’autre côté du bâtiment.
Là, il devrait être utile et surtout en apprendre plus sur ce qui s’est passé à Fenchurch Street et dans le métro.


Effectivement, dans l’après-midi, une fois qu’il est rejoint par Shirley qui veille à ce qu’il soit bien traité et sur ses indications, la police retrouvera les traces d’un tir de roquette dans les étages du « Shard » : il y avait donc au moins un complice !
Qu’il s’agit de rechercher et d’identifier…
Ce qui demandera plusieurs semaines d’effort et de circonstances périlleuses.
« N° 5 » fait lui aussi son apparition depuis le London Bridge Hospital, situé au pied de la « Shard » où son père a été évacué dans l’urgence, puisqu’il était à proximité.
Celui-ci vient d’y trépasser, lâchant son dernier souffle.
Pas si cocu que ça, finalement, lui…
La troisième fois aura été la bonne pour ce « petit-bonhomme », dur à cuire, qui ressemblait tant à Klaus Kinski sur ses vieux jours.
« On m’a rapporté ce que vous avez fait pour neutraliser l’assassin de mon père. Je tenais à vous en remercier vivement moi-même et avant même de repartir pour préparer ses obsèques et enterrer sa dépouille en Californie. C’est une grande perte. »
Paul lui présente ses condoléances les plus attristées : « Une très grande perte… »
Oui, mais attend, coco : pourquoi devaient-ils se rencontrer à Londres ? Était-ce si urgent de prendre de tels risques ?
Un coup de téléphone ou une visio-conférence n’aurait été-t’elle pas préférable ?
Peut-être.
« Il prenait tellement de précautions depuis les … incidents dont il avait été victime récemment qu’il en bougeait tous les jours, ne dormait jamais plus deux fois au même endroit. Et il ne sortait qu’escorté par nos hommes de sécurité. »
D’accord, mais ça ne répond pas à sa question…
« On devait aborder plusieurs sujets : l’enquête du FBI, la mort de Brent Jenkings et les difficultés incompréhensibles de l’enquête du juge saisi, alors qu’il n’est pas vraiment de notre bord politique. On ne comprend pas ce qui se passe chez les démocrates. Mais aussi les précautions qu’il vous aurait suggéré de prendre pour vous-même. Mon père vous tenait en très grande estime, le saviez-vous ? »
Paul acquiesce pour avoir pu s’en rendre compte.
« Votre récit abracadabrant a pris un tour très sérieux depuis que nous avons repéré la cession annoncée de vos actions BKR. Et sans vos explications, nous n’aurions pas su comment vous auriez pu les acquérir depuis si longtemps. Warren Buffet est un … « ami ». Il nous a confirmé l’historique de ses actions. Tout en regrettant que vous ne les ayez pas conservées.
Reste que votre « assurance-vie » aura coûté la vie à deux témoins d’importance, partie prenante à votre premier entretien sur le yacht de mon père en septembre dernier. Vous êtes le troisième visé en espérant qu’il n’y en ait pas d’autres à suivre.
Après vous, William River, qu’on ne retrouve pas, n’aura plus à craindre le moindre témoin… »
Il fait allusion à tous ceux qui étaient réunis à l’occasion de son second exposé, dans le ranch de sa famille, dont lui : certains commencent à prendre aussi quelques précautions…
S’il savait qu’il faut compter depuis avec un membre éminent de la Curie romaine…
« Et puis, et puis … je devais vous parler de votre épouse… »
Quoi ? Elle n’est au courant de rien, elle !
« Sans doute, sans doute. Mais elle est en grand danger à votre proximité… Ainsi que vos enfants ! » rajoute-t-il immédiatement.
« Vous vous en rendez compte au moins… Cette attaque jusque sous son toit, il y a trois semaines de ça… »
Comme si Paul ignorait, pardi !
Il semble gêné pour accoucher de la suite : il a une chose importante qui le taraude à faire savoir à Paul.


« J’ai l’intention de divorcer et voulais vous demander la permission de l’épouser » finit-il par laisser tomber.
Hein !
Là, comme ça ?
« Comprenez, ça s’est passé avant son retour en Europe… »
La salope, là dites donc !
« Oh juste une occasion, une pulsion irrésistible ! Mais depuis, devant son refus d’aller plus loin malgré les propositions mirifiques de travail que je lui ai offertes … (gonflé le gusse !) … sur le continent américain alors même que désormais elle s’est réfugiée chez moi, vous comprenez…Elle est tellement merveilleuse ! »
Paul ne veut rien comprendre du tout : « Mais attendez, et mes gosses ? »
Ils recevront la meilleure éducation qui soit et franco-américaine : un atout dans la vie, même au cœur de la « Silicon-valley »…
« Je les vois quand ? »
Ils s’arrangeront pour que ce soit équitable.
Le salaud : il pense pouvoir tout acheter avec son pognon et ses avions privés ?
Et il reprend : « Je vous signale que vous êtes désormais comme un fugitif, finalement… Pourchassé par des tueurs à gage armés par les triades chinoises, semble-t-il : un réservoir inépuisable, une menace qui semble particulièrement crédible ! »
Parce que lui…
« – Je vais vous dire : Florence n’est pas mariée comme vous qui avez fait vœu de fidélité à votre légitime. Elle fait bien que ce qu’elle veut depuis toujours et je n’ai rien à consentir à son sujet. Mais j’espère que vous lui avez expliqué que vous êtes vous-même en grand danger !
– Mais je sais me protéger.
– Vous, je ne sais pas, mais votre père manifestement pas. Ce qui laisse mal augurer de la suite en ce qui la concerne ainsi que mes enfants ! Alors que moi j’ai fait face à déjà deux équipes avec succès. Et j’attends les suivantes de pied ferme ! »
Il a pourtant déjà pris une balle dans l’omoplate.
Comment sait-il ça, celui-là ?
« Et je suis pourtant toujours vivant. Increvable ! De plus, croyez que je compte bien donner du fil à retordre plus que nécessaire à tous les autres. On ne peut pas en dire autant de vous depuis aujourd’hui même ! »
Non seulement, c’est lui le danger pour Florence et même son actuelle épouse, voire leurs propres gosses, mais en plus, il n’a pas mis ses gants-blanc-beurre-frais pour faire sa demande…
Irrecevable.
« Numéro 6 risque de se retrouver en première ligne bien trop rapidement, finalement. »
Il n’y a pas de « n° 6 » : que deux filles !
Ah bé voilà, il cherche juste un utérus capable de lui fournir un couillu, au nom de son empire, rien de plus !
« Oh ça, je sais que ce n’est une question de position, vous verrez ! » fait Paul désinvolte et blessé en prenant congé, fâché, non sans avoir lâché par-dessus l’épaule que « ce n’est pas à moi qu’il faut faire votre demande, mon petit-vieux, mais au mieux à votre futur beau-papa ! »
Encore une meurtrissure, bien profonde celle-là, la dernière espère Paul.

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