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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 6 juillet 2016

Bataille de la somme


Un million de morts et de blessés pour quelques 10 km de gagnés. 

Le 1er juillet 1916, sur ordre du général Joseph Joffre (1852-1931), s’engage la bataille de la Somme, une des batailles les plus meurtrières de la Première guerre mondiale. Aux côtés des 26 divisions britanniques en ligne s’alignent 14 divisions d’infanterie françaises, bientôt rejointes par d’autres divisions de cavalerie et d’infanterie de réserve. L’objectif de l’ouverture de ce nouveau front est d’affaiblir les armées allemandes en les transférant et en les fixant plus au nord. Il est aussi, et par voie de conséquence, de soulager les forces alliées qui combattent à Verdun depuis le mois de février 1916

Avant d’engager la bataille qui va durer cinq mois et demi, les artilleries anglaises et françaises pilonnent les lignes allemandes entre le 24 et le 30 juin. Jour et nuit, ce sont des centaines de milliers d’obus conventionnels et toxiques qui s’abattent sur les soldats ennemis : plus d’un million et demi en tout, soit environ 2,5 obus en moyenne par seconde ! C’est la tactique de l’époque : « L’artillerie conquiert, l’infanterie occupe. » 

Conçue en décembre 1915, par Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être amendée du fait du déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, durent, en fin de compte, le confier aux Britanniques.

Il s'agit de l'une des batailles les plus meurtrières de l'histoire (hors victimes civiles), avec parmi les belligérants environ 1.060.000 victimes, dont environ 442.000 morts ou disparus. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, fut, pour l'armée britannique, une véritable catastrophe, avec 58.000 soldats mis hors de combat dont 19.240 morts.

La bataille de la Somme se singularise par deux innovations :
– Sur le plan militaire, par l'utilisation, pour la première fois sur un champ de bataille, d'une arme nouvelle, le char d'assaut ;
– Par l'utilisation du cinéma à des fins de propagande. Pour la première fois, un film, « La Bataille de la Somme », saisit une grande partie des horreurs de la guerre moderne en incluant des images tournées lors des premiers jours de la bataille.

La mémoire collective des Gaulois n'a pas gardé une très vive trace de la bataille de la Somme tandis que celle-ci tient une large place dans la mémoire collective des Britanniques, des Canadiens, des Australiens et des Néo-Zélandais. Le 1er Juillet est une journée de commémoration sur les principaux lieux de mémoire du Commonwealth dans le département de la Somme de même que l'ANZAC Day, le 25 avril.

Le front occidental est stabilisé depuis décembre 1914, à la suite de « la course à la mer ». Les combats de 1915 d'Artois et de Champagne n'ont pas fait bouger les lignes. Le front de la Somme est un secteur relativement calme au cours de l'année 1915, les Allemands lançant une grande offensive sur Ypres.
Joffre inquiet des pertes humaines, du manque d'unité de vue et de la dispersion des efforts militaires chez les Alliés souhaite un renforcement de la coopération franco-britannique et préconise une grande offensive pour 1916, à la belle saison.
Côté britannique, le général en chef John French est remplacé en décembre 1915 par Douglas Haig.

La conférence interalliée de l'Entente à Chantilly, les 6 et 7 décembre 1915 débouche sur la décision d'attaquer les Empires centraux sur tous les fronts en 1916, en Russie, en Italie et sur le Front de l'Ouest. Seulement aucune date n'est fixée, et il faudrait attendre juin ou juillet pour espérer une participation russe. Joffre, nommé commandant en chef de l'armée française début décembre 1915 obtient lors de négociations bilatérales la mise en œuvre d'une offensive conjointe franco-britannique. Les lignes françaises rejoignent les lignes britanniques sur la Somme, c'est donc ce secteur qui est désigné.

En 1916, l’armée britannique en France manque d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, ayant été décimée en 1914-1915. La plus grande partie de ses effectifs est composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers ont été promus rapidement et manquent à la fois de formation et d’expérience. Haig collabore volontiers avec Joffre, mais il souligne l'indépendance du corps expéditionnaire anglais, le commandement n'est donc pas unifié. Joffre monte donc cette offensive avec l'armée française comme acteur principal au sud de la Somme, qui doit être appuyée par le corps expéditionnaire britannique moins aguerri entre la Somme et Arras. Il nomme Foch, commandant du Groupe d'Armées Nord, responsable de l'opération. Une autre conférence à Chantilly le 14 février 1916 fixe le début de l'offensive au 1er juillet 1916.

Lorsque l'armée allemande lance son offensive sur Verdun, le 21 février 1916, le commandant en chef britannique propose de venir aider son allié. Joffre décide que l'armée française peut faire face sans cet appui tout en pressant Haig de mettre en place l'offensive sur la Somme le plus tôt possible. Le printemps voit les plans de la bataille changer, car l'engagement français à Verdun ponctionne les troupes prévues pour l'offensive de la Somme. Fin mai le dispositif français est réduit au point que l'armée britannique est désormais l'élément principal de l'opération. Le front d'attaque prévu sur 70 km est finalement réduit à 40. Il ne s'agit plus de réaliser une percée décisive mais d'user l'ennemi. Aux troupes britanniques est confié l'offensive au nord du fleuve de Maricourt à Bapaume, les Français étant chargés de la partie sud entre Maricourt et Lassigny. L'armée française est donc positionnée sur les deux rives du fleuve. Finalement la date du 24 juin est adoptée pour le début de la préparation d'artillerie, et le 1er juillet pour l'assaut.

Côté allemand, Falkenhayn ne prend pas de dispositions particulières, l'état-major attendant une offensive alliée sur l'Artois ou en Alsace, les préparatifs alliés lui semblent un bluff. Le terrain de la bataille est le plateau picard, terrain crayeux propice au creusement de tranchées. Le maillage des villages, distants de deux à quatre kilomètres, permet une défense en profondeur, ce qu'ont organisé les troupes de Von Bellow depuis 1914.

Les Allemands occupaient presque partout des hauteurs, la ligne de crêtes qui sépare les bassins versants de la Somme et de l'Escaut. Leur front se composait : D'une forte première position, avec des tranchées de première ligne, d'appui et de réserve, ainsi qu'un labyrinthe d'abris profonds comportant d'ailleurs tout le confort moderne. D'une deuxième ligne intermédiaire, moins forte, protégeant des batteries de campagne. Enfin, un peu en arrière, d'une deuxième position presque aussi forte que la première.
À l'arrière immédiat des premières lignes, se trouvaient des bois et des villages « fortifiés » reliés par des boyaux, de façon à former une troisième et même une quatrième ligne de défense, le tout largement bétonné et bénéficiant des qualités de la roche crayeuse qui se coupe facilement et durcit en séchant.

L'arrière avait été transformé, pour les armées alliées, en un gigantesque entrepôt d'approvisionnement dont la ville d'Amiens était le centre névralgique. Des routes, des chemins de fer à voie étroites furent construits, des aérodromes furent aménagés de même que des usines de construction d'aéronefs. Les hôpitaux militaires à l'arrière du front furent installés dans les établissements scolaires…
Dans les territoires qu'ils occupaient, les Allemands faisaient régner la terreur : déportation de population, réquisitions en argent et en nature, pillage, destructions…

Le groupe français totalise quatorze divisions en ligne, quatre de réserve et quatre de cavalerie sur un front de 15 kilomètres. L'artillerie aligne 696 pièces de campagne, 732 pièces lourdes, 122 pièces ALGP (artillerie lourde à grande puissance) et 1.100 mortiers de tranchée (avec un approvisionnement de six millions d'obus de 75 mm, deux millions de munitions pour l'artillerie lourde et 400.000 pour l'artillerie de tranchée).
Le groupe d'armées Haig qui comprend la IIIème armée (Allenby) avec un corps d'armée (le VIIème) ; la IVème armée (Rawlinson) avec cinq corps et l'armée de Réserve.
Soit un effectif de 26 divisions en ligne et trois de cavalerie sur un front de 25 kilomètres, avec l'appui de 868 pièces de campagne et 467 pièces lourdes (respectivement approvisionnées à 2.600.000 et 1.163.000 coups).
L'armée britannique, sur le front de la Somme, est composée de troupes anglaises, écossaises, galloises, irlandaises, canadiennes, australiennes, néo-zélandaises et sud-africaines, auxquelles il convient d'ajouter le corps de travailleurs chinois, chargés du chargement, déchargement et entrepôt des matériels et marchandises.

Les Allemands dispose de la 2ème armée (Fritz Von Bellow) avec trois groupements (Von Stein, Von Gossler et Von Quast) soit huit divisions en ligne et treize de réserve. Ils disposent de 454 canons de campagne et 390 lourds, ce qui représente à peine le tiers de la puissance de feu des franco-britanniques.
L'aviation allemande disposait quant à elle de 129 appareils face aux 300 appareils des Alliés.

L'artillerie, y compris des canons à longue portée sur voie ferrée de 380 et 400 mm, atteignit des sommets de puissance destructrice.
Ayant la maîtrise du ciel, les Alliés détruisirent les Drachen allemands. Les Britanniques disposent de 185 appareils chargés de patrouiller et de bombarder, les Français en ont 115 et les Allemands seulement 129.

La préparation d'artillerie, initialement prévue pour cinq jours, débute le 24 juin par des tirs de réglage et de destruction. Elle s'intensifie à partir du 26 par un bombardement général et continu des lignes allemandes. En une semaine, l'artillerie britannique tire 1.732.873 coups. Les tranchées allemandes des premières lignes sont presque totalement détruites, mais les abris souterrains sont intacts.
Le 28, l'offensive est reportée de 48 heures à cause du mauvais temps. Il tombe les premiers jours une moyenne de cinq obus pour chaque soldat allemand.
Le 1er Juillet au matin, c'est par un beau temps et clair que commence le bombardement final des alliés. À partir de 6 h 25, les tirs d'artillerie atteignent une cadence de 3.500 coups par minute, produisant un bruit si intense qu'il est perçu jusqu'en Angleterre.
À 7 h 30, au coup de sifflet, l'infanterie britannique franchit les parapets baïonnette au canon et part à l'assaut des tranchées adverses. Les hommes sont lourdement chargés avec plus de 30 kg d'équipement. Ordre avait été donné aux hommes de ne pas courir. En fait, le commandement anglais craignait que les troupes ne perdissent le contact en courant et en se dispersant. Persuadé que les défenses allemandes avaient été anéanties par les tirs d'artillerie, il exigea que les hommes avancent au pas.
Les Allemands les accueillirent avec des tirs de mitrailleuses qui les fauchèrent en masse. Les officiers étaient facilement repérables et furent particulièrement visés. On estime à 30.000 le nombre des victimes (tués et blessés) dans les six premières minutes de la bataille !
Les Allemands sont stupéfaits de voir les soldats britanniques venir au pas.

À midi, l’état-major britannique annula l'ordre de marcher au pas, et retint les vagues d’assaut suivantes. Lorsque les Britanniques parvinrent aux tranchées allemandes, ils furent trop peu nombreux pour résister à une contre-attaque.
De leur côté, les Français atteignirent tous leurs objectifs au son de la Marseillaise, sautant d’obstacle en obstacle et ne purent progresser davantage du fait, entre autres, de l'échec britannique.
Du côté allemand, les pertes sont estimées à 6.000 hommes.

Après l'échec du 1er juillet, le commandement britannique souhaite arrêter l'attaque, ce que Joffre refuse. Une nouvelle préparation d'artillerie a pour but la prise du saillant de Fricourt. Le 4 juillet les Britanniques prennent La Boisselle. Le bois de Mametz est pris le 10 juillet, le Bois des Trônes le 14. Pozières tombe aux mains de la 1ère division australienne le 23 juillet.
À partir du 14 juillet, débutent les combats pour la conquête du bois Delville (Delville Wood) à Longueval. L'armée Gough, réserve britannique tente de reprendre Longueval et Guillemont aux Allemands. Une série d’attaques et de contre-attaques fait passer le bois d'un camp à l'autre. Les soldats de la 1ère Brigade d'infanterie sud-africaine s'en emparent puis le perdent. Les Allemands en sont définitivement chassés, le 3 septembre. Les Britanniques échouent, par contre, au cours de combats féroces qui durent pendant plus d'une semaine, à prendre Guillemont.

En dix jours, la VIème armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, a progressé sur une profondeur qui atteint en certains points dix kilomètres. Elle est entièrement maîtresse du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constitue la principale défense de Péronne. Elle a fait 12.000 prisonniers, presque sans pertes, pris 85 canons, 26 minenwerfer, 100 mitrailleuses, un matériel considérable. C'est le plus important succès militaire obtenu depuis la bataille de la Marne.
Mais les Allemands se ressaisissent, leur artillerie domine toujours sur le terrain. Les conditions climatiques exécrables (brouillard et pluie) gênent considérablement la progression des Français au nord et au sud de la Somme. La 6ème armée de Fayolle atteignit Vermandovillers et Misery au sud, Hem-Monacu au nord.
Maigres progressions obtenues au prix de lourdes pertes.

L'état-major allemand devant le danger de percement du front de la Somme retire treize divisions du secteur de Verdun et deux du secteur d'Ypres pour renforcer leurs troupes bousculées, en juillet. De ce fait, la pression exercée sur l'armée française à Verdun se réduit.
Au total, trente-cinq divisions sont retirées du secteur de Verdun pour renforcer le front devant Bapaume. En août, des escadrilles allemandes aguerries sont transférées de Verdun sur la Somme.

En septembre, une série de coups de boutoir permet la prise de plusieurs positions allemandes. Le 3 septembre, les attaques britanniques échouent à Guillemont, Ginchy, Thiepval et au bois des Fourcaux. La Ferme du Mouquet est prise par la 1ère division australienne mais reprise par les Allemands.
Le 4, au sud, la Xème armée française enlève toutes les premières positions allemandes entre Deniécourt et Vermandovillers. Soyécourt et Chilly sont pris, avec 2.700 prisonniers ; Chaulnes est directement menacée à partir de Lihons.
Le 9 septembre, les Britanniques prennent Ginchy. Une nouvelle offensive générale des Britanniques sur l'ensemble du front au nord de la Somme est prévue pour le 15 septembre.
Le 12 septembre, la VIème armée française attaque au nord de la Somme mais ne parvient pas à atteindre ses objectifs. En raison du mauvais temps, Foch suspend l'offensive, le 18 septembre jusqu'au 25.
Le 17 septembre, au sud de la Somme, Vermandovillers, Deniécourt et Berny-en-Santerre tombent aux mains de la Xème armée française qui fait 1.400 prisonniers.

Le 15 septembre apparaissent les premiers chars d'assaut britanniques, « les tanks » Mark I, qui interviennent avec un succès limité. Le Mark I mesure 8 m de long, pèse 30 t, dispose d'une autonomie de 20 km et avance à la vitesse de 6 km/h. Il est équipé de 5 mitrailleuses. Leur utilisation, à l'avant de l'infanterie, permet au 22ème Régiment royal canadien de prendre Courcelette, à la 15ème division écossaise de prendre Martinpuich, tandis que la 47ème London Division s'empare du bois des Fourcaux, la Division néo-zélandaise prend et occupe une position appelée Switch line entre le Bois des Fourcaux et Flers après 30 minutes de combat et la 41ème division britannique s'empare de Flers et fait 4.000 prisonniers.

L'offensive anglo-française conjointe débute le 25 septembre. Le 26, Français et Britanniques entrent dans Combles évacué par les Allemands. D'autre part, tout à fait au nord, les Britanniques enlèvent Thiepval après l'utilisation de mines. Le 28 septembre, l'offensive cesse pour consolider les positions acquises.
Le mois d'octobre voit se multiplier les petites offensives localisées sans grand succès, les Français piétinent au sud de Péronne autour de Chaulnes et de Villers-Carbonnel. Les forces alliées sur le front de la Somme s'essoufflent.
Le 5 novembre, les Français attaquent Sailly-Saillisel mais ne parviennent pas à enlever le bois de Saint-Pierre-Vaast, les Allemands reprennent en partie le contrôle de Sailly-Saillisel. Au sud de la Somme, la Xème Armée française conquiert Ablaincourt-Pressoir mais rencontre une forte résistance allemande ailleurs.
Après quelques succès le 13 novembre : Prise de Beaumont-Hamel, Saint-Pierre-Divion et Beaucourt-sur-l'Ancre, les Britanniques contrôlent la vallée de l'Ancre mais ne progressent plus.

À partir du 18 novembre, les conditions climatiques se dégradent considérablement, pluie glaciale, neige et blizzard mettent en échec toutes les offensives. 

C'est la fin effective de la bataille de la Somme. Le 21 novembre, Haig décide l'arrêt des offensives britanniques. L'offensive de la Xème Armée française prévue en décembre est ajournée par Foch, le 11 décembre.
Le 18 décembre, Joffre renonce définitivement à l'offensive mettant ainsi fin officiellement à la bataille de la Somme.

En cinq mois, les Alliés ont progressé de 12 kilomètres au nord de la Somme entre Maricourt et Sailly-Saillisel et 8 kilomètres au sud. La percée tant attendue par laquelle Joffre espérait revenir à une guerre de mouvement s'est transformée une fois de plus en une bataille d'usure, comme à Verdun. Aucun des objectifs principaux, que sont Bapaume et Péronne, n'est atteint.

Malgré les très faibles gains territoriaux, les Allemands ont été très impressionnés par le bombardement de préparation des Alliés. C’est à la suite de la bataille de la Somme que le haut-commandement allemand décide la guerre sous-marine à outrance qui est l'une des causes de l’entrée en guerre des États-Unis, provoquant un basculement du rapport de forces.
Le 24 février 1917, l'armée allemande effectue une retraite stratégique, en détruisant tout derrière elle, afin de raccourcir sa ligne de défense sur la ligne Hindenburg.


« Brexit » ou non, 100 ans plus tard c’était mon petit-quart d’heure de mémoire, avec retard par rapport au calendrier des commémorations officielles, débordé par une actualité brûlante (et une masse de travail hors-normes).
Mais j’en garde tout de même un porte-parapluie ciselé avec précision, taillé dans une douille de 75mm…
Un souvenir qui me suit où je vis, de tous ces poilus taillés en pièce pour moi : Une dette immense, incommensurable.
Merci infiniment à eux tous !

2 commentaires:

  1. Le plus étonnant, dans la relation de ces faits d'armes, c'est le manque de précisions quant aux pertes humaines réelles. Ainsi, je croyais dur comme fer que Verdun était la plus terrible des batailles. Je découvre que non, c'est, en réalité, la Somme! Je ne sais toujours pas si le nombre de victimes se recense par le nombre de tués ou par l'ensemble "tués + blessés" ... A qui fera t-on croire que, aujourd'hui, on sait pas précisément? 1.200.000 personnes, ce n'est pas rien!

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    1. Vous avez parfaitement raison !
      Ce qui m'étonne le plus, c'est la première offensive des anglais, "au pas", qui se traduit par 30.000 gusses HS (leurs gueules-cassées et les morts) en 6 minutes seulement !!!
      83 par seconde ... vous imaginez le massacre ?
      Sans compter l'extrême violence de la préparation d'artillerie...
      Tout ça pour 10 km.
      Passons.

      En revanche, on peut expliquer le sentiment national sur Verdun : Tous les régiments ou presque y sont passés, par roulement.
      Et la bataille a été longue, sans faire de vainqueur, justement grâce à celle de la Somme...

      Il faudra en attendre d'autres pour "percer".
      Et encore, les troupes étaient tellement épuisées qu'elles n'ont pas pu exploiter pleinement l'effondrement du front allemand.
      Mais c'est une autre histoire.

      Bien à vous !

      I-Cube

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