Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 29 février 2016

La crise agricole ?


Je vais être iconoclaste : Encore une fois !

Le problème, c’est de comprendre qui paye quoi dans la tactique qui consiste à mettre en exergue 10 % d'une population donnée la plus en difficulté pour soutirer aux autorités des financements indus qui va profiter à tous, les plus gros avalant les plus faibles.
Et je vais vous dire qu’il y a quelques années de ça, j’ai eu à participer à un jury de doctorat en fiscalité d’un expert-comptable sur le régime fiscal – et ses niches – des agriculteurs : Un vrai « paradis » comme il y en a peu.

Le type était éleveur-salarié de sa femme, à la campagne, pendant qu’elle était salariée dans son cabinet d’une ville de province…
Un cas et une très belle thèse qui a reçu un 17 avec les félicitations du jury.
Faut dire que j’en ai appris plus que ce qu’il y a habituellement dans les rares bouquins qui traitent du sujet.
Et puis j’ai adoré le final, quand je lui ai posé la question de savoir pourquoi il faisait ce métier.
Il aurait pu me répondre que son cabinet tenait la comptabilité d’exploitants et qu’il voulait être au sommet de son « art », au plus proche de ses clients.
Pas du tout !
« Je reçois 1.000.000 euros par an pour donner à bouffer à mon cheptel de 100 têtes et apporter leur lait tous les jours à la coopérative locale… Un boulot peinard ! »
Ça valait bien 17, d’autant qu’il n’avait rien oublié des multiples régimes et niches existants.

En fait actuellement, parmi les nombreux secteurs de « production » agricole, seulement trois sont en crise.
Pour les autres, ça va plutôt bien, avec un « ++ » pour les vignerons champenois, le Cognac et quelques « pinardiers » de bonne tenue, un « + » discret pour les céréaliers et quelques « – » pour d’autres, dont les éleveurs de volailles et de coquillages.
Mais j’en oublie sans doute, notamment chez les « artisans-pêcheurs » et les « sauniers-cueilleurs ».

Les éleveurs seraient entre 22.000 et 25.000 à être « au bord du dépôt de bilan », selon le ministre, soit près de, ou seulement, 10 % des agriculteurs gaulois.
La particularité de cette crise est qu'elle touche en même temps les filières bovine, porcine et laitière alors que d’habitude, c’est alternativement.

Le président de la FNSEA, raconte à qui veut encore l’écouter le quotidien des agriculteurs qui sont « pris à la gorge » et avance un chiffre terrible : Un suicide d'agriculteur par jour. « C'est plus qu'un mal-être, les gens n'en peuvent plus », déclare-t-il. Et c’est sans compter le « pétage de neurone » du mek qui a noyé une salariée de sa chambre d’agriculture il y a quelques jours : Un contrôle tous les deux jours de l’année, par l’une ou l’autre des administrations qui orbitent autour des agriculteurs, c’est beaucoup, effectivement !
Je vous rappelle à l’occasion la destinée de mon « cousin-Corse », celui qui distillait son vin « à ne pas secouer trop fort » pour cause de secousses sismiques probables qui a fini par arracher ses vignes : Depuis, il distille toujours, fait « lotisseur/promoteur » avec ses terrains en friche et il vit nettement mieux !

D’abord, et d’après le ministre encore « porte-la-parole » du gouvernement de « Menuet-Valse », la crise dans le secteur du lait est mise sur le dos « d’une crise mondiale, liée au marché du beurre, de la poudre de lait, à la fin des quotas et à la contraction de grands marchés ».
Moi, j’ai revu les comptes de Besnier (Lactalis, Président, etc.), un ex-client : Ils sont plutôt dans le vert avec des hauts et des bas mais l’entreprise se porte bien et est devenue internationale pour les deux tiers des volumes (malgré les difficultés en Chine), d'autant qu'elle maintient ses prix aux éleveurs, malgré les cours en baisse, contrats annuels obligent.
Vous pouvez faire la même démarche pour Nestlé ou Danone, qui vient d'ailleurs de signer un accord avec 2.000 éleveurs (augmentation légère des prix contre baisse légère des volumes d'achat sur 3 ans), pour des constats identiques.
En précisant que Sodial (Yoplait, la petite fleur) est une coopérative.
Justement une façon comme une autre de tuer le business des coopératives laitières, obligées de s'aligner sur ces cours mondiaux et à défaut, européens.
De toute façon, c'est le consommateur qui paye et les surplus sont transformés en poudre ou en surgelés, pour un usage ultérieur, d'autant que Monsieur Besnier est persuadé que les cours vont remonter cet été : Il va pouvoir faire la différence avec sa concurrence à ce moment-là chez les distributeurs.
Et le beurre ne représente que 11 % de l’activité globale.

Et pour cause, le 1er avril dernier (2015), la Commission européenne a mis fin au système des quotas laitiers. Leur présence permettait une répartition de la production entre les 28 pays membres de l'Union européenne et du coup, les irlandais et les polonais au régime sec sous quotas, se sont remis à produire au moins autant qu'avant : On importe 210.000 tonnes de lait au pays de la Vache-qui-rit et du camembert de Normandie.
« Pour la première fois depuis trente-et-un ans, les éleveurs européens vont découvrir les avantages et les risques de la liberté d’entreprendre. Avec la fin des quotas qui répartissaient la production de lait entre les pays membres – ce qui permettait de réguler les prix –, on leur retire un solide filet de protection ».
Certes, mais on expliquait cela depuis de nombreuses années, puisque c'était prévu de longue date…
Et que je repense à mon expert-comptable-docteur en droit fiscal/fermier qui aura su anticiper, puisque nous en avions parlé lors de sa soutenance de thèse…
Quand une activité est subventionnée, qui plus est « sous-quotas » et réglementation, c’est qu’elle est déjà condamnée lui avais-je prétendu un peu péremptoirement.
Lui assumait et s'énervait plutôt contre le Crédit agricole, pourtant largement subventionné à cet effet, de ne pas faire son boulot en refusant des crédits autour de la reprise d'exploitation : Il avait dû financer son opération avec son banquier traditionnel !

Cette décision a eu pour principale conséquence d'entraîner une fluctuation des prix et une forte hausse de la concurrence.
Selon des statistiques publiées par le ministère, le prix du lait standard est évalué à 303 euros/1.000 litres en mai 2015, « en retrait de 41 euros/1.000 litres par rapport à mai 2014, soit une baisse de 12 % ».
Les coûts de production s'élèvent quant à eux à 360 euros les 1.000 litres en moyenne.
Ça, c’était pour la mi-2015 : Depuis, les choses se sont dégradées !
C’est qu’il n’y a pas que les « laitiers-gaulois » qui sont concernés, même si c’était plus que les autres européens…
Quoique certains étudient un nouveau débouché : La fibre de lait (à 4 centimes le litre) !
https://www.youtube.com/watch?v=bYiNTTorFWU.


En ce qui concerne le porc, « il est nécessaire de valoriser la viande (gauloise) et de contractualiser les accords commerciaux entre éleveurs, abatteurs et transformateurs », annonce le même ministre !
Lui, il n’a rien compris : Un cochon, qu’il soit hallal ou non, ça reste un porc et ça suit le cours au kilo du marché au cadran de Plérin – la Bretagne représente 60 % de la production de porc, il se négociait à 1,09 euro la semaine avant-dernière – sur lequel tout le monde s’aligne et ça pollue toujours autant les nappes phréatiques.
Et rappelez-vous, le 12 juin dernier, il avait promis cinq millions d'euros d'aides supplémentaires après une « aide » (financée par le kon-tribuable ou ses gosses via la dette publique) de 700 millions d’euros, mais pour tous les éleveurs.
Là, désormais on parle d’une ristourne sur les charges sociales de 7 %, soit encore un demi-milliard d’euros…
Plus ils « bloquent » les routes, comme les « bonnets-rouges », plus ils en obtiennent : Période pré-électorale oblige !

Cette aide avait pour but de compenser un arrêté publié dans le Journal Officiel afin de limiter la promotion sur la viande de porc fraîche à deux mois par an, en janvier et septembre. « En Bretagne, plus de 200 élevages seraient aujourd'hui au bord du dépôt de bilan. La filière porcine est dans une impasse. En quinze ans, la balance commerciale du secteur a basculé pour apparaître aujourd'hui déficitaire (– 366 millions d'euros en 2014. Soit + 700 millions de subventions contre – 366 de déficit ?) et 10 % des élevages ont disparu. Le nombre de porcs a lui aussi flanché, passant de 25 millions de bêtes en 2008 à 22 millions cette année. »

Pour la crise de la filière du bœuf, le ministre de l'Agriculture se contente d'expliquer que « le problème » est « plus national » et que « la consommation évolue ». Ce n’est pas faux, mais ça n’est pas suffisant.
Le 13 juillet, des éleveurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs s'en sont pris à trois supermarchés d'Aurillac dans le but de manifester leur désarroi face à des prix du lait et de la viande jugés trop faibles. « Il faut que l'État remette son nez dans les prix (…) sinon il n'y aura plus de paysans, les éleveurs sont à cran ».
Ils en redemandent, les kons : Un régime de taxation obligatoire des prix, alors ?
Le kilo de viande de bœuf coûte 4,5 euros et n'est acheté à l'éleveur que 3,80 euros.
En un an, « les prix payés aux producteurs ont baissé de 20 %, or, cette baisse est aujourd'hui le nerf de la guerre engagée entre les différentes composantes du secteur bovin (Gaulois). Le revenu moyen des producteurs aurait alors chuté à 10.000 euros annuels en moyenne, soit un peu moins de 1.000 euros par mois ».
De quoi se plaint-il au fait quand on sait qu’un Smic net vaut 1.143,72 euros et que 6,6 millions de chômeurs n’ont même pas 1.000 euros/mois pour vivre ?
Voudrait-il être aussi « patron de Caca40 », il faudrait qu’il pense à changer de métier.
« Sur le porc, on est passé de 1,20 euro à 1,38 euro le kilo » réplique le ministre.
Même constat sur le bœuf où 7 centimes ont été gagnés.
Et rappelons que si eux comptent en kilos, le distributeur compte en pourcentage : Deux mondes radicalement différents.
« Entre l'abatteur, la découpe et la salaison, les maillons sont multiples. Tout le monde doit jouer le jeu. Sur le long terme, il faut réorganiser l'offre en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d'être sûr de l'origine du produit ».
Il faut vous dire que dans une tranche de jambon en supermarché, il y a deux, trois, voire plus de cuisses de cochons différents : C’est un assemblage de chutes de découpe pour avoir un « bel aspect » vendeur.
Demandez à aller visiter les usines de « Fleury-Michon », un autre de mes « ex-clients », coté en Bourse, dont un petit tour autour des comptes vous montrera que s’il y a des hauts et des bas, ils s’en sortent plutôt bien.
Pareil chez « l’indépendante » Ranou ou d’autres charcutiers.

Quant à l’origine des bêtes, la réglementation européenne est pour le moins floue et changeante sur le sujet entre lieux de « naissance », « engraissage », « abattage », « salaison » et « conditionnement ».
D’ailleurs les emballages ne portent que le numéro du dernier labo : Les deux premiers chiffres indiquant le département…

Et puis il y a eu un accord sur les prix entre éleveurs, abattoirs, industriels de l’agroalimentaire et enseigne de la distribution qui a tenu… le temps des vacances : Les autres producteurs sont dans les mêmes difficultés depuis l’embargo russe sur les produits alimentaires européens, alors ils refourguent ce qu’ils peuvent à qui en veut encore.
Car le consommateur, après avoir payé des impôts pour faire des stocks et des quotas, et ranimer les marchés à la hausse (payer pour devoir payer plus cher en organisant la pénurie, c’est vraiment magnifique l'économie-administrée !) il n’apprécie pas de passer aux caisses se faire racketter : Ceci explique peut-être cela aussi !
Qu’au passage, je vous rappelle qu’une enseigne comme celle des « mousquetaires » possède ses propres abattoirs, ses éleveurs, ses bateaux de pêche, ses conditionneurs et labos, et que ce n’est pas l’enseigne réputée la plus chère du monde…


Alors haro sur les autres « intermédiaires » ?
Pas du tout quand on a su le blocage des accès d’un Inter.
Ils ont bon dos : Deux importants transformateurs de viande, la coopérative Cooperl et la société Bigard-Socopa, ont boycotté plusieurs ventes en août car ils ont estimé que les hausses successives du prix du porc, convenues lors de l’accord avec les éleveurs, étaient en « total décalage avec le prix de marché européen ».

Pour le bœuf, le prix d’achat est négocié entre éleveurs et négociants ou abatteurs. C’est ensuite un organisme public, France AgriMer, qui calcule une tendance moyenne à partir des prix d’achat déclarés par les abatteurs. Mais la grande distribution peut aussi proposer des achats en grande quantité à un prix fixe, ce qui fait pression sur l’abatteur, qu’il répercute sur le livreur.  
Le lait, lui, obéit à des règles plus complexes encore : Près de la moitié des éleveurs travaillent avec des entreprises sous la forme de contrats quinquennaux, quand l’autre moitié vend à des coopératives.
Depuis 2010 et 2012, une loi et une directive européenne renforcent le recours à des négociations entre acteurs de la filière pour, notamment, décider du prix d’achat au producteur.
Une structure, le CNIEL (centre national interprofessionnel de l’économie laitière) aide à la fixation de ces prix grâce à des grilles de référence et des indicateurs.

Parmi ceux-ci le prix de produits issus du lait (beurre, poudre de lait, fromages), qui est, lui, fixé au niveau mondial, mais aussi le prix de vente dans d’autres pays, et en premier lieu l’Allemagne.
Le prix fixé dans le cadre des accords peut également fluctuer régulièrement, notamment en fonction de la qualité du lait.
Évidemment, rien n’interdit à une enseigne de grande distribution de se fournir en viande ou en lait à l’étranger si elle le souhaite.

Pourtant, le rapport du médiateur nommé par le gouvernement n’est pas encore public, mais il semble pointer plusieurs points : D’une part, si la filière porcine a respecté l’accord et augmenté les prix, ce n’est pas le cas pour le bœuf, où seulement « la moitié du chemin a été fait », selon le président de la FNSEA.
Autre point : Toujours selon ce rapport, le secteur de la distribution aurait « joué le jeu » plus que celui de l’abattage, qui aurait quelque peu traîné à appliquer l’accord.
Il faut dire qu’ils ont été quelques-uns à fermer boutique depuis la crise de la viande de cheval et pas seulement pour la vache : Souvenez-vous des déboires du volailler à l'enseigne « Doux »…
Et à ces critiques, les représentants des abattoirs opposent notamment le coût de la main-d’œuvre qu’ils estiment plus élevés que chez nos voisins.

À cela s’ajoute la question des subventions. En moyenne, selon un rapport des services de statistiques du ministère de l’agriculture (Agreste), elles représentent 11 % du chiffre d’affaires de l’agriculture en 2012, mais peuvent aller jusqu’à 15 % (dans 30 départements), voire plus de 20 % (13 départements).
Selon « Lyne-sait » tout, en 2006, les aides atteignaient 40.800 euros par an en moyenne pour les exploitations spécialisées en bovins à viande, et 26.300 euros pour les exploitations spécialisées en bovins laitiers.
(Une pensée émue pour mon expert-comptable-docteur en fiscalité et fermier).
L’institut montre la progression inexorable du poids des subventions dans le résultat des exploitations. Depuis 2000, plusieurs secteurs affichent une part supérieure à 100 %, du fait du déficit chronique des exploitations : Le kontribuable paye pour des mourants déjà décédés !

Si les aides sont importantes, voire maintiennent en vie des filières agricoles qui ne s’en sortiraient pas sans, elles ne sont pas corrélées avec le revenu généré par les agriculteurs selon les filières, qui peut être très disparate. Les céréaliers génèrent en moyenne un résultat largement supérieur à celui des éleveurs, particulièrement de vaches à viande. Les éleveurs de porc, eux, sont mieux lotis, sans atteindre les niveaux de résultat des céréaliers.

La taille des exploitations gauloises, notamment face aux allemandes, mais aussi la multiplication des normes, des labels et des contraintes, qui obligent les agriculteurs à des investissements de plus en plus conséquents pour les mises aux normes, ou encore la variabilité des prix des matières premières (le soja ou le maïs qui servent à l’alimentation des bêtes, par exemple) sont toutes des causes.
Certaines exploitations plus petites, qui n’ont pas eu besoin de grands investissements structurels, s’en sortent parfois aussi bien en termes de revenu que de gros agriculteurs ayant acheté beaucoup de matériel et ayant amassé des terres dont ils ont du mal à s’occuper seuls.
De même, la production bio peut s’avérer plus rentable qu’une production plus classique et la demande est là, puisque la filière est globalement importatrice à hauteur de 26 % du marché.
Les éleveurs, eux, citent aussi la chute des cours des produits et la hausse de leurs coûts (alimentation des animaux, cotisations sociales, engrais, etc.). Autre élément de difficulté, la météo, et la sécheresse, qui rend difficile de nourrir les animaux sans recourir au foin prévu pour l’hiver, et qu’il faudra donc racheter…

Une chose est certaine : On constate une double diminution, sur le long terme, à la fois du nombre d’exploitations pratiquant l’élevage bovin et du nombre de têtes de bétail : Selon les chiffres du ministère, on comptait un peu moins de 515.000 exploitations agricoles en 2010, contre presque 700.000 en 2000, soit un quart de moins en dix ans.
La situation des filières d’élevage est pire : On compte 34 % d’exploitations laitières et 27 % des exploitations de vaches à viande de moins en 2010 qu’en 2000.
Au total, ce sont environ 85.000 élevages bovins qui ont disparu en dix ans, dans des exploitations dont la taille a plutôt tendance à augmenter.
Le cheptel bovin a également diminué : Il était de 20,3 millions de têtes de bétail en 2000, il n’est plus que de 19,5 millions aujourd’hui, soit presque 800.000 bêtes en moins : La purge est en marche !

Dernier problème connu, le vieillissement des agriculteurs. Selon la mutuelle sociale agricole (MSA), en 2011, les chefs d’exploitation avaient un âge moyen de 47,8 ans. Les 50-54 ans représentent à eux seuls près de 20 % des chefs d’exploitation…
La fin d’un cycle vieillissant ?

C’est dire si leur avenir est foutu : Ils ont vécu plus ou moins grassement « d’aides & subventions » diverses pour se maintenir la « tête hors de l’eau » et prendre le temps de s’adapter à l’avenir, ce qu’ils n’ont pas tous fait.
L’embargo russe, les difficultés avec la Chine et la disparition des quotas auront eu leur peau : Deux piliers d’une politique d’interventionnisme étatique !

Alors, décidez-vous de soutenir encore ces politiques malheureuses où il y aura bientôt plus de fonctionnaires et assimilés « chargés de l’agriculture » que d’agriculteurs ?
Moi, ils me font penser aux hauts-fourneaux de nos aciéries d'antan.
Car peu importe : Les problèmes sont les mêmes en Italie, en Espagne et encore ailleurs.
D’ailleurs, on en rajoute une couche chez nous en faisant la promotion des « gueules-cassés » et en organisant les récupérations de futurs déchets jusque dans les restaurants servant plus de 150 repas/jours.
Donc toutes les cantines – ou presque – des ministères…
C’est vous dire si on marche sur la tête dans ces hauts-lieux de la « pensée-soce ».

L’agonie du « monde d’avant » est lente et terrible de consternation, d’autant qu’il n’y a aucune solution pérenne – sinon le saupoudrage en urgence et actuel – alors que la famine guette toujours une part non-négligeable de la population mondiale…
Incroyable et pourtant vrai.

4 commentaires:

  1. Et la main d'oeuvre à 3 euros de l'heure en Allemagne? C'est ça que vous voulez?
    Au fil du temps, en l'espace de quelques années (environ 5/6 ans), je suis devenu un farouche adversaire de la mondialisation et un adversaire de l'Union Européenne. Ces mécanismes-là produisent des troubles sociaux trop importants!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Naturellement que non, ni pour le contrat "zéro-heure", ni pour celui à 3 euros, évidemment !

      Notez quand même deux ou trois choses :
      - L'Espagne recrée des emplois-salariés avec un système "plus souple" ;
      - Les Danois ont mis en place un système d'assurance-chômage qui fonctionne alors qu'il est plus dur que le nôtre ;
      - L'Italie retrouve une décrue du chômage également avec une flexibilité qui n'a rien de "sécuritaire".
      En revanche la Grèce s'enfonce dans la crise sociale avec les réformes imposées par la Troïka.
      Il y a donc des solutions "qui marchent" et d'autres non.

      Par ailleurs, entre 3 euros/heure et notre coût du travail de 30 €/h, il y aurait comme un grand écart, ne pensez-vous pas ?

      Ce en quoi, les problèmes ne sont même pas là, mais il faudra quand même y faire face : Je vois ça jeudi prochain avec la "quatrième révolution industrielle" qui est en marche !
      Elle annonce 50 % de chômage dans les 4 ans qui viennent : Ca devrait vous ouvrir les yeux...
      Alors, à échéance de 10 ans, je ne vous raconte même pas : Si ça persiste faute de prendre le problème à bras-le-corps très vite, vous avez du souci à vous faire même pour votre retraite !

      Par ailleurs, votre europhobie devrait s'estomper quand aujourd'hui vous viendrez lire le post de "mes délires" quotidiens...
      Après tout, la réforme du Code du travail viole sur plusieurs points les règlements européens : Et c'est vous-même qui me l'avez fait découvrir !

      Bien à vous !

      I-Cube

      Supprimer
    2. Quel aveu! Vous nous dites que dans les quatre ans qui viennent, il y aura un taux de chômage de 50% (c'est bien ce que vous avez voulu dire?). Qu'est-ce que la flexibilité vient faire dans ce capharnaüm? Vous voyez tout de même bien que la SEULE SOLUTION, c'est le partage du temps de travail!
      Avez vous vu la série télévisée "Trepallium" sur Arte (qui nous décrit notre avenir possible avec 80% de chômage)?
      Encore une fois, le travail n'est pas une fin! Par définition, c'est toujours pénible. Travail vient de Trepallium qui veut dire instrument de torture!! Ce n'est qu'un moyen pour gagner notre vie! Croyez vous que j'aurai passé autant d'années à m'occuper des gens qui n'avaient pas de boulot si j'avais disposé de 5.000 euros par mois de revenus GARANTIS? Moi aussi, je sais être Corse quand il le faut!

      Supprimer
  2. @ Jacques : Oui, c'est le risque, bien réel, qui nous pend au bout du nez : 50 %de chômeurs !
    De chômeurs parmi ceux qui cherchent du boulot, soit à peine 47 % des personnes "en âge de travailler" (selon les canons habituels)...

    Notez qu'on ne doit pas être très loin de ces scores aux USA : Ils ne comptent jamais les stocks de chômeurs, mais seulement les entrées et les sorties sur le marché du travail.
    Et on ne sait pas grand-chose de leurs "temps-partiel"...
    Passons.

    Comme je vous le dis, j'y reviens après-demain, même sans avoir vu Trepallium, qui ne passe pas en Italie : Et puis je n'ai pas le temps et je ne comprends pas grand-chose en "rital natif", ils parlent bien trop vite pour moi.
    D'autant qu'ils passent les séries étrangères en VO sous-titrée : Trop cher que de les doubler...

    Le partage du temps de travail est probablement une solution ... de Corse : Tout pour autrui, moi je ne fais que surveiller qu'ils bossent effectivement.
    Mais c'est aussi un raisonnement de "patron" : Je fais turbiner le prolo et je garde les dividendes de leur travail...

    Là où nous divergeons, si je comprends bien, c'est encore sur un autre plan : Je refuse tout partage "obligé" contingenté de la seule richesse du prolo, son travail. Le lui prendre d'autorité, c'est le voler.
    De toute façon, le "partage" à la "Eau-brie" n'a jamais créé du boulot qu'à l'étranger, en Allemagne notamment, même si sur le terrain je voyais surtout les belges et les bataves piquer du boulot à nos TPE/PME, jusqu'en Bretagne en passant par la Normandie et la Picardie, la Champagne et encore ailleurs.

    En revanche, s'il est "choisi", si il peut s'étaler sur toute une vie de labeur, et non pas sur une semaine réduite à 35 heures, je crois qu'on peut y arriver.
    De toute façon, ces évolutions - qui vont tuer le salariat et les régimes sociaux accrochés à cette notion - sont en marche et sont irrésistibles : C'est comme ça et il faudra bien s'y adapter !

    Suis-je assez clair ?
    Parce que ce modèle reste à créer, à inventer, car rien n'existe qui ait pu faire ses preuves en la matière.

    Pour l'heure, il n'y a que des solutions individuelles, aidées quand même au moins à la marge par une réelle assurance-soins (et peut-être les "minimum-vieux") qui se met actuellement en place en "Gauloisie-sociale".
    Une façon d'anticiper, sauf que les financements ne sont pas à la hauteur : C'est là que le bât blesse et qu'il faudra y remédier tôt ou tard.

    Le prolétariat est en train de se dissoudre au fil du temps : Un constat !
    Il n'y a qu'à voir le vote "coco", son fond de commerce traditionnel.
    Et celui qui ne veut pas mourir tout de suite, il vote FN : Curieux détournement de l'Histoire, n'est-ce pas ?

    Bien à vous !

    I-Cube

    RépondreSupprimer

Commentaires désormais "modérés" :

http://flibustier20260.blogspot.fr/2016/10/ce-pays-est-foutu.html

Le vôtre n'apparaîtra qu'une fois "validé".
Merci pour votre compréhension !

I-Cube