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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 16 mars 2015

Au nom du père (Chapitre I ; Tome I)

Il a été une fois…

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

Il y a bien longtemps, cette nuit-là, le temps est couvert. Humide. Froid.
Le brouillard vespéral se forme déjà dans les boucles de la Seine qu’il recouvre lentement. Jean-Pierre De Bréveuil sort de son bureau du Palais de Justice de la bonne ville de Rouen, capitale de Normandie, dominée par une des places fortes de Vix. La bâtisse est formidable de pierres taillées en dentelle et harmonie, et il prend une dernière fois le volant de son Alfa-Roméo garée dans la cour que visitent de nombreux touristes de passage. Une « petite bombe » discrète qu’enviaient quelques-uns de ses collègues.
Dans moins d’une heure, il sera arrivé à son domicile, accueilli par son épouse et leurs deux enfants, affamés en cette heure tardive.
L’aîné entrait l’année prochaine en CM1, alors que le dernier était déjà en CP, maîtrisant parfaitement le langage et l’écriture, au moins pour ce qu’on lui demandait à son jeune-âge. 
 
Jean-Pierre a des soucis qu’il rumine sur la route. Sa hiérarchie n’aime pas trop qu’il s’occupe de dossiers dont elle voudrait bien qu’ils soient enterrés. C’est mauvais pour l’avancement et on l’en surcharge de travail plus que de normal, plein de dossiers nouveaux qui, s’il n’y a pas les actes de procédure à faire, peuvent être traités rapidement et même par quelques jeunes issus de l’école de Bordeaux.
On lui a ainsi collé un stagiaire, bien trop âgé pour n’être qu’un simple stagiaire, qui ne fait rien de la journée à en énerver sa greffière.
On dirait qu’il est là juste pour le surveiller lui, mais pas pour apprendre son futur métier de magistrat, ni pour aider à quoique ce soit.
Même pas le café matinal.
La « pression ».
Pour quelle raison ? À part ces décès brutaux dans la centrale départementale pour femmes, qui ne peut pas aller bien loin sauf à découvrir un trafic entre détenues, il n’y a pourtant aucun dossier « sensible » dans le ressort de cette Cour, à la fois si loin de la Capitale et si proche par le train ou l’autoroute, rien qui puisse justifier d’une pareille pression. 
 
La route défile au doux son du ronron rassurant du moteur poussé à quelques 5.000 tours minutes. Les contrôles radars ne sont pas fréquents et, en sa qualité de juge d’instruction, en cas d’interception inopinée, il pourra toujours user de la réputation « d’homme le plus puissant du pays », sa carte professionnelle en main, si on a versé quelques nouveaux membres de l’unité des CRS chargée de la sécurité routière sur cette portion du parcours.
Les autres connaissent sa voiture.
Comme à l’accoutumée, une fois dépassé le pont des belges, il enfile le boulevard d’Hautpoul en montée jusqu’à celui d’Aristide Briand, avant de tourner à gauche et de redescendre la rue du Chalet Cordier.
Il y a bien un autre chemin, par le bas, le long du port puis à droite juste après le pâté d’immeubles où se situe le Monoprix. Il est plus agréable, mais il faut enfiler ensuite une série de virages inconfortables. De fait, Jean-Pierre ne le prend jamais de retour du travail. Il préfère passer par le haut, c’est plus court.
Le dernier virage est serré, mais il n’ira jamais plus loin que le virage suivant, en descente. 
 
Ce soir-là, on s’inquiète un peu plus bas : Carole De Bréveuil, pharmacienne dans la ville voisine, de l’autre côté de la Touques, finit par faire dîner ses enfants sans attendre leur père.
Puis va les coucher.
Les gendarmes sonnent à la porte sur le coup des 21 heures 45. Au début de la nuit et du reflux de la marée.
Ils grimpent le long de la sente. Sont accueillis par Carole qui sent son cœur s’arrêter. Cette visite, si tardive est si inhabituelle. Forcément.
Forcément porteuse de mauvaises nouvelles.
L’officier se présente, un jeune lieutenant, et lui annonce avec une grande délicatesse emprunte de compassion peut-être feinte, qu’on venait de retrouver, il n’y a pas une heure, la voiture de son mari dans le jardin de la « mère Jeannette », un peu plus haut dans la rue.
« Sans doute une attaque cardiaque. Ou cérébrale. »
« Je peux le voir ? », demande-t-elle avant que ses jambes ne se dérobent sous elle et qu’elle ne fonde en larmes.
Non bien sûr. La dépouille est en route pour l’Institut médico-légal de Caen.
C’était donc ça, les lumières bleues des gyrophares qu’elle a pu voir à travers les carreaux de la cuisine, se reflétant comme des ombres sur les façades des maisons alentours.
Moins puissant que les phares d’entrée du port, situés en contre-bas. 
 
C’est ainsi qu’en quelques minutes, le monde bascule. D’un coup.
Jacques, en entendant des voix inaccoutumée dans son premier sommeil et venant du rez-de-chaussée de la maison, se lève lentement pour se glisser dans le couloir qui donne sur l’escalier. Il veut écouter et savoir.
Paul, voyant son frère passer devant la porte de sa chambre, laissée entre-ouverte pour laisser passer la faible lumière qui le rassure au moment de son endormissement, se lève à son tour et rejoint son frère.
Maman pleure à chaudes larmes. Du fond de son être. Ça fait des spasmes qui secouent tout son corps recroquevillé dans le fauteuil du salon qu’on peut voir du haut de l’escalier.
Il y a des hommes en uniforme avec elle, debout autour de son fauteuil.
L’un d’eux va à la cuisine chercher un verre d’eau et découvre les deux garçons aux aguets dans la pénombre au sommet de l’escalier.
Il revient vers Maman et se penche à son oreille pour lui dire leur présence en même temps qu’il lui sert le verre d’eau.
« Ô mon Dieu ! Mes petits ! » Tous les trois finissent la nuit en pleurs, enlacés les uns aux autres, les yeux rougis de larmes salées.
Papa est mort !
Papa est mort ! 
 
Leur père est mort. Ils ne le verront plus qu’une fois à Caen, définitivement immobile, allongé dans une pièce mortuaire de l’immense CHU encore tout neuf située au nord de la ville, habillé de son beau costume sombre à fines rayures.
Pour retourner en un morne cortège à l’office religieux en l’église de Notre-Dame-de-Bon-secours à Trouville-sur-Mer.
Il y a du monde. Des voisins, des amis, des collègues du juge De Bréveuil. Tous ont la mine attristée, le regard sombre. Les femmes sanglotent. Les hommes serrent très fort la main de Jacques qui recueille les condoléances que leur mère, épuisée, ne peut pas toutes recevoir. Grand-mère est là, venue de son hospice du fin fond de son Alsace.
C’est la seule membre de la famille présente.
Ils ne sont plus qu’un petit quarteron à filer au cimetière de Gerberoy où se situe le caveau de la famille des De Bréveuil.
Paul l’apprendra plus tard : ce n’est pas le vrai caveau de la famille. La seule place disponible dans celui-là est réservée à la sœur aînée de son père, la vielle-fille de la famille, qui mettra… 20 ans pour se décider de l’occuper réellement.
Mais à cette époque, il ne sait pas qu’il a aussi une tante, un oncle, un grand-père, des cousines germaines paternelles. Il sait tout juste que Maman a une sœur qui vit à Paris dans son hôtel où il a croisé, petit, ses autres cousines germaines.
À vrai dire, il ne s’est jamais posé la question jusque-là : Papa était heureux d’aller en Alsace voir Grand-mère. Il l’était un peu moins quand ils allaient tous, louer des maisons dans divers coins de la France, passer leurs vacances avec ses « vraies » cousines germaines, les filles de la sœur de Maman, même si ces dernières sont un peu plus jeunes que lui et n’ont d’yeux que pour Jacques, son frère aîné de 6 ans… qui lui n’en a que pour les diverses voisines rencontrées sur la petite plage de la baie (ou de l’immense de l’océan).
Avec une nette préférence pour Saint-Pierre de Quiberon, ou bien dans les landes de pins, du côté d’Hossegor. 
 
Gerberoy est un des premiers plus « beaux villages de France ». Le cimetière y est situé, à l’écart, au bout d’un chemin sur le plateau qui domine la vallée du Thérain.
Ce jour-là, le ciel est dégagé. Et sitôt après la mise en terre de la dépouille de leur père, le ciel est déchiré par le son strident, surprenant, inattendu, de deux mirages F1 qui filent, postcombustion allumée, vers l’est, en patrouille « large » à moins de 1.000 pieds d’altitude !
« Merci Papa ! Merci ! », pense Paul pour lui-même : « Je sais que tu es là, maintenant ! »
Depuis, il n’aura de cesse que de piloter un de ces chasseurs. Une vocation profondément enracinée dans son subconscient, depuis ce jour funeste.
Des avions en papier et bois, avec une hélice mue par un élastique.
Les mêmes en plus élaborés et en balsa.
Puis des machines à moteur électrique, puis thermique, en vol circulaire, tenues par un câble et une poignée.
Et plus tard des avions radiocommandés, en vol libre, faits de baguettes de balsa et de toile imperméabilisée.
Avant d’être lâché, dix ans plus tard, aux commandes d’un planeur, puis d’un « Cap 10 » de récupération et finir par piloter un grand nombre de prototypes au-dessus du désert du Nevada et un peu partout dans les cieux du monde.
Mais c’est une autre histoire…   
 
Entre-temps, « le monde a basculé ».
L’enquête, les enquêtes, celle de la gendarmerie, celle de la police judiciaire, celle de la chancellerie, concluent toutes à un accident vasculaire-cérébral. Un AVC.
Mais on a essayé d’en faire dire plus à Carole De Bréveuil. Que Papa était dépressif, que leur couple battait de l’aile, qu’il avait perdu des dossiers, des pièces judiciaires. Ils ont été nombreux à chercher « le » dossier manquant. Papa ne ramenait jamais de travail à la maison, ils devaient tous savoir ça, parce qu’il considérait que c’était bien trop important pour ne pas rester sous la bonne garde des vigiles du Palais…
Combien de fois avait-elle pu le leur dire et le leur répéter ?
Jacques est parti l’année suivante à Rouen, dans un collège de curés en pensionnat : Ses résultats scolaires deviennent plus que décevants. Papa n’aurait pas aimé ça !
Il ne revient que les week-ends, l’air plus canaille que d’habitude, avec cette blessure béante au cœur d’être orphelin de père.
Cinq ans plus tard, Jacques entre à la faculté de droit de Paris. Paul entre en 6ème, également à Paris. L’un est logé chez ce grand-père fantôme. Le cadet dans une chambre sommaire du petit hôtel de la rue de Sèvres tenu par le second mari de la Tante Jacqueline, première épouse « du colonel », le frère du grand-père paternel de Jacques et Paul, mère de deux autres « cousines » germaines nées de ce premier mariage, Sylviane et Josiane.
Paul donne un coup de main aux cuisines, se lève tôt pour préparer les petits déjeuners, file à ses cours, rentre pour faire le service le soir et à l’occasion, faire également office de concierge quand celui-ci s’absente pour se lier d’amitié avec lui, son grand « pote Michel », son second « grand-frère », salarié de l’hôtel.
Mais c’est encore une autre histoire… 
 
La maison de Trouville et l’officine de Deauville sont vendues. Leur mère part en Alsace, retrouver sa propre mère, après avoir été embauchée comme experte en biologie attachée à l’Agence Européenne de Sûreté Sanitaire, organisme rattaché au Parlement Européen tout neuf.
Plus tard, Paul voit débarquer à l’hôtel, un vieux monsieur qui demande à le voir, lui personnellement. C’est son grand-père. Côté paternel. Charles De Bréveuil.
Papa avait donc une famille !
Une famille cachée, celle qui n’était pas présente à l’heure de ses obsèques, une famille fâchée ? Fâchée, il le saura bien plus tard, qu’il ait pu embrasser une carrière judiciaire en qualité de juge alors que toute la famille a fait « avocat au Conseil » depuis les Bourbons. C’est l’oncle François-Henri qui a repris les parts familiales.
« Moi, plus tard ? Je serai pilote de chasse ! »
« Mais pourquoi Papa n’a pas pu devenir avocat comme vous, Monsieur ? »…
L’homme est mort quasi-octogénaire, un peu plus tard, à son poste de travail, avant que Paul ne découvre, pendant les vacances scolaires, une partie de cette famille paternelle pour les avoir passées avec son grand-frère et leurs cousines rassemblés qu’ils étaient par la sœur de ce grand-père, « Tante Simone », une garce de première catégorie, encadrant sa belle-sœur Rose, sur le mode sadique.
Paul n’aura jamais sa réponse.
C’est donc Jacques qui devient avocat. L’héritier de la famille en manque de « mâles » côté paternel, le « Tonton », père des « trois cochonnettes », comme les surnommait Jacques, Arlette, Huguette et Pierrette, ayant entre-temps disparu dans le silence assourdissant des secrets de famille honteux. 
 
Les deux frères, s’ils s’étaient vus fréquemment durant ces vacances scolaires-là, ou chez leur mère et/ou grand-mère et une dernière fois en Normandie dans la maison située sur les hauteurs de Cabourg, ne se sont vus que deux fois, par la suite, dès que Paul entre à Louis-le-grand, son frère aîné sortant de la faculté de droit.
Une fois cette année-là, à l’enterrement du Grand-père. Qui file au vrai caveau familial, sur l’autre rive du Thérain.
C’est là qu’il y découvre la « tante cachée ». « Tante Simone », la vielle fille aigrie par la vie, celle qui avait refusé « sa » place à Papa dans le caveau familial, avant qu’elle ne l’invite dans la maison familiale normande : une belle demeure des années coquettes de la fin du second empire.
Et tout le barreau de Paris devant lequel Jacques fait le beau en « triste mine ».
Une seconde fois à l’enterrement de la grand-mère, côté maternel.
Au cimetière catholique d’Ostwald, dans les faubourgs de Strasbourg, une particularité historique pour cette ville-frontière au cœur de tous les métissages d’Europe depuis le moyen-âge.
Puis, plus rien pendant des années : chacun vivait sa vie traçant son propre chemin.
Même pas à Noël que Paul passe avec sa mère dès que les circonstances le permettent. Même pas un échange de vœux au mois de janvier. 
 
Il faut dire aussi que Paul est un « pigeon voyageur » dans l’âme, la tête au-dessus des nuages, au plus près du soleil ou des étoiles durant des années, pendant que Jacques s’acharne à survivre de l’activité du cabinet d’avocat familial du grand-père. 
 
Il sait seulement et par sa mère que son frère s’est marié avec une certaine Sandrine. A rapidement fait des enfants à son épouse, un garçon, une fille, le choix du roi, Alain et Christine. Paul a su par la presse qu’il en a divorcé pour se remarier avec la fille d’un « mandarin », d’un potentat de la chirurgie, afin de « rentrer en politique » pendant qu’il était retenu en stage aux USA.
Jacques est d’abord « Rackchiquiens », puis passe chez les « Krasoskystes ».
Conseiller municipal d’une bourgade de l’arrière-pays Picard, pas très loin des dépouilles de leurs parents, chez sa belle-famille, il en devient le maire et conseiller général.
Rapidement, par des détours improbables, il est poussé sans doute par sa nouvelle belle-famille, à être élu au Parlement de Strasbourg, ce qui illuminera les tout derniers jours de leur mère.
Un personnage intouchable. 
 
Alors évidemment, quand Paul distingue son visage devant la caméra de l’interphone de son « loft » parisien, il est pour le moins très surpris.
Il l’accueille par un : « Entre, frangin ! », le cœur tressautant de joie mêlée à un sourd sentiment d’angoisse. Il a tant de choses et en même temps si peu à lui dire. La vie les a séparés depuis si longtemps, qu’il n’a aucune idée de ce qui peut pousser son frère à pousser sa porte à une heure si tardive.
D’autant, que s’ils vivent dans la même ville, ils ne s’y sont jamais vraiment croisés depuis des lustres.
Paul le trouve bien vieilli, un peu blanchi du cheveu, le ventre plus mou et empâté que dans sa jeunesse, tout en devinant à son regard que l’heure est grave.
« Tu as de quoi nous servir un gorgeon, frérot ? Je crois que je vais en avoir besoin. »
Ça, il a. Toujours. Et avec des glaçons.
En revanche, question « bouffe », il n’y a vraiment rien d’acceptable. « Merci, je n’ai pas faim. »
Qu’est-ce qui se passe pour qu’il se souvienne qu’il ait un frère ?
« Figure-toi qu’on veut me faire la peau ! »
De quoi parle-t-il ? Dans quelle combine politicarde tordue s’est-il fourré ? 
 
« Je te parle comme à un frère », qu’il est, d’ailleurs… « Sans ambages, ni fioritures, mais il est indispensable pour ta propre sécurité que tu n’en saches pas trop. »
Paul lui fait savoir qu’il en a vu d’autres.
« Non, c’est sérieux. »
Ça fait suite à des menaces diffuses qu’il a reçues. « Je suis sur la liste des mille. »
Voilà la deuxième fois que Paul entend parler de cette fameuse liste qui met en transe les flics du pays en cette fin du mois de mai. Un grand honneur ?
« Depuis, je ne vis plus. Je ne reçois personne, je me déplace peu. Je me réfugie dans des caches improbables. Je n’en peux plus ! Il me faut disparaître de la circulation et vite. Peux-tu m’aider ? » 
 
Pour comprendre, il faut à la fois remonter un peu dans le temps et en suivre, par à-coup, son cours descendant…
Et Paul, à ce moment-là, ne sait pas qu’il va entrer dans une série de rencontres totalement improbables.

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