Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 19 novembre 2015

Je sais bien l’émotion…

Elle appelle des réactions brutales.
 
Mais tout de même, la révision constitutionnelle souhaitée par le pouvoir exécutif est-elle nécessaire dans une démocratie telle que la nôtre ?
Est-il si loin le temps où l’on fêtait dans la liesse, déjà « soce », le deuxième centenaire de la Révolution ?
Ou ne serait-ce que cette liberté d’expression attaquée le 7 janvier dernier ?
Pour tout vous dire, je me pose la question.
 
Nous avons trois dispositifs de gestion de « crise extrême » dans nos textes de droit positif.
 
1 – L’article 16 de notre constitution.
Modifié par LOI constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 en son article 6 (déjà « Bling-bling » à l’œuvre), il prévoit que :
« Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés (1) d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la Nation par un message.
Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.
Le Parlement se réunit de plein droit.
L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels.
Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée.
 
NOTA (1) : Cet article fut originellement publié avec une faute d'orthographe. Le terme " menacés " devrait en effet s'écrire " menacées ". »
 
C’est clair et précis : Quand les institutions de la République (troubles graves à l’ordre public, émeutes, tentative de putsch, de coup d’État), l'indépendance de la Nation (invasion), l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés (sortie de l’OTAN, de l’UE, de l’ONU, etc.) d'une manière grave et immédiate, donc et en plus, condition essentielle « que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu » (embastillement des parlementaires par exemple, des membres du Conseil Constitutionnel, du Conseil d’État, du gouvernement voire du Président lui-même…) le pouvoir exécutif, sous la seule responsabilité du Président, et non plus du gouvernement, « prend les mesures exigées par ces circonstances ».
Point barre : Il ne peut pas être censuré, par quiconque, même pas par le gouvernement ou le pouvoir judiciaire…
D’ailleurs, autant que le pouvoir législatif, tous sont soumis…
C’est ce que les grecs-antiques avaient prévu sous le nom de « Tyran », sauf que le tyran est illégitime, contrairement au dictateur voire à l’imperium des Romains qui étaient légitimes.
Tous les pouvoirs, civils et militaires, entre les mêmes mains…
 
2 – L’article 36 de la Constitution :
« L'État de siège est décrété en Conseil des ministres.
Sa prorogation au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par le Parlement. »
 
L'état de siège est l'un des sept régimes juridiques de défense d'application exceptionnelle prévus par le code de la défense.
Les six autres sont :
– La guerre ;
– L'état d'urgence, qui demeure régi par la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 modifiée, instituant un état d'urgence et en déclarant l'application en Algérie, l’état actuel qui sera prolongé pour 3 mois dès cette semaine ;
– La mobilisation, qui, lorsqu'elle est générale, consiste en la mise en œuvre de « l'ensemble des mesures de défense déjà préparées » ;
– La mise en garde, qui consiste en la mise en œuvre de « certaines mesures propres à assurer la liberté d'action du Gouvernement, à diminuer la vulnérabilité des populations ou des équipements principaux et à garantir la sécurité des opérations de mobilisation ou de « mise en œuvre des forces militaires » ;
– Le service de défense, qui consiste en la mise en œuvre de mesures propres « à assurer la continuité de l'action du Gouvernement, des directions et services de l'État, des collectivités territoriales, et des organismes qui leur sont rattachés, ainsi que des entreprises et établissements dont les activités contribuent à la défense, à la sécurité et à l'intégrité du territoire, de même qu'à la sécurité et la vie de la population » ;
– Les « sujétions résultants des manœuvres et exercices », qui permet notamment à l'autorité militaire, « pour l'exécution des exercices de tirs, marches, manœuvres ou opérations d'ensemble » que comporte l'instruction des troupes, soit « d'occuper momentanément les propriétés privées, soit d'en interdire temporairement l'accès » de passer outre la loi civile.
 
3 – L’état d’urgence annoncé lundi par « Le Capitaine de pédalo » à la fraise des bois sera prolongé par un projet de loi.
Nous y sommes…
Mais plus encore : Son régime juridique sera « modernisé » !
Attention les yeux…
Les forces de progrès démocratiques sont enfin à l’œuvre sous leur vrai jour, masque tombé !
 
On s’attend à plus qu’un simple toilettage qui devait être présenté hier en Conseil des ministres. Préparé dans la hâte le week-end dernier, le texte est passé au crible devant le Conseil d’État. Les réunions interministérielles qui finissent de fixer le nouveau texte se sont se prolongés tard dans la nuit. 
Au congrès lundi dernier, « François III » en disait que «la loi du 3 avril 1955 ne pouvait pas être conforme à l’état des technologies et des menaces que nous rencontrons aujourd’hui».
Admettons : Il est vrai que les téléphone portable n’existaient pas encore, ni même internet en 1955, pendant la guerre d’Algérie, au crépuscule déjà entamée de la IVème République.
 
Première chose, la contestation des assignations à résidence doit aujourd’hui être faite devant une commission administrative… qui n’existe pas !
La nouvelle rédaction devrait proposer que les recours se fassent devant le juge administratif et non pas judiciaire, dans le cadre, par exemple, d’un référé liberté. Il n’y aura plus aucun contrôle du juge judiciaire sur les mesures prises en application de « l’état d’urgence », comme c’est d’ailleurs déjà le cas pour les mesures prises dans le cadre de la loi renseignement : On reste entre « sachants » de la « Raison d’État », selon le principe Bonapartiste qui a rendu le juge de droit commun incompétent à connaître de la justice des « choses de l’État ».
Notez donc que depuis le linge sale de l’État se lave entre spécialistes du droit administratif de l’État, qui obéit à ses propres règles jurisprudentielles, que même nous avons deux ordres de justice depuis deux siècles, l’un pour les citoyens « normaux », l’autre pour l’administration au sens large, et un Tribunal des conflits pour régler les problèmes de compétences aux frontières des deux ordres : Simple !
 
Et depuis des lustres, la jurisprudence du Conseil d’État, juge de cassation en matière administrative, course celle de la Cour de cassation en essayant de la rattraper pour avoir une « homogénéité » juridique, au moins de façade, entre les deux ordres.
Pour ma part, ça fait bien longtemps que je plaide pour fusionner les deux ordres et renvoyer le Conseil d’État à son rôle originel de « conseil juridique » de l’État !
Mais bon, je dois être trop Bonapartiste, mon côté Corsu, ou pas assez…
 
Côté modernisation des mesures exceptionnelles, le texte va assouplir les modalités des perquisitions, en élargissant notamment le champ d’intervention.
Elles sont déjà dérogatoires du droit commun, puisque peuvent avoir lieu même la nuit, comme l’ont démontré les assauts de Saint-Denis.
Il va aussi être autorisé différentes mesures de contrôle comme la possibilité de demander aux personnes visées de se présenter quatre fois par jour au commissariat et de demander la remise du passeport.
Je ne te raconte même pas la vie d’enfer au quotidien des personnes visées…
 
Par ailleurs, le champ des saisies vont aussi être élargi aux nouvelles technologies. À l’heure actuelle, le texte ne permet que la saisie des armes.
La nouvelle mouture va y ajouter les ordinateurs, les téléphones portables…
Plus largement, d’autres mesures doivent permettre de plus amples mesures de surveillance adaptées aux moyens de communication moderne. 
 
Mais l’ensemble reste prudent, car pour l’instant le texte n’est pas à l’abri des recours. Les saisies et mesures de surveillance étendues le sont dans un cadre administratif, sans infraction préalable.
C’est ça la justice administrative : Elle se contente de peu de faits objectifs et pas du tout des procédures de protection des libertés dont la « gôche » nous bassine depuis tant d’années contre les infractions de « droit commun » !
Marrant comme tout, n’est-ce pas ?
 
Exit le juge judiciaire, celui des Libertés, tous ces grands spécialistes du droit pénal et de les procédures tellement étouffantes qu’elles sont soudainement devenue obsolètes : Formidable, n’est-ce pas ?
Et c’est la raison pour laquelle « François III » veut que l’état d’urgence soit inscrit dans la Constitution.
En solennisant ce texte, il lui évite le risque d’un contentieux.
Ce que pas si kon que ça, De Gaulle ne voulait pas – parce que la question s’était posée en 1958 – préférant garder les outils juridiques tels que pour protéger le citoyen et les principes de la République, lui que ses opposants, actuellement au pouvoir, accusait de vouloir devenir dictateur !
Là encore, très drôle…
 
La loi de 1955 n’a jamais été soumise au Conseil constitutionnel, donc n’est nullement à l’abri d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) que ne manquerait de poser la défense de personnes mises en cause dans le cadre de cette loi.
Il faudra donc attendre la loi organique pour aller plus avant dans les mesures de surveillance et de lutte antiterroristes afin de les sécuriser. 
 
Mais pas seulement : Le Conseil national du renseignement travaille d’ores et déjà sur d’autres mesures. La chancellerie est aussi mise à contribution ainsi que le ministère de l’Intérieur. L’enjeu est de mieux repérer en amont les mouvements, financiers ou géographiques, des personnes suspectées en utilisant tous les moyens de communication et de détection modernes. 
 
Côté Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), il ne devrait, en revanche, ne pas poser de problème.
L’article 15 de la CEDH prévoit en effet qu’en cas de «guerre ou en cas dautre danger public menaçant la vie de la Nation, toute Haute partie contractante peut prendre des mesures dérogeant aux obligations prévues par la présente Convention, dans la stricte mesure où la situation lexige et à la condition que ces mesures ne soient pas en contradiction avec les autres obligations découlant du droit international». 
 
Notez enfin que la proclamation de l'état d'urgence ne permet pas de déroger à certains droits fondamentaux et interdictions absolues, dont en particulier le « droit à la vie », l'interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants, l'esclavage et la servitude et la « liberté de penser, de conscience et de religion ».
Mais pas de l’expression de ces libertés.
Et puis, qui contrôle d’éventuels débordements ?
Qui les sanctionnent, SVP ?
 
Vous vous croyiez à l’abri d'un État de droit, protégés par la loi, la séparation des pouvoirs, un certains corpus de principes protecteurs de la vie privée et même politique dans ce foutu pays que j’aime tant ?
Pas du tout, pas du tout !
 
Non seulement on pouvait depuis 2013, de par la loi des « soces » vous ficher et vous espionner à charge (et non pas à décharge) sans vergogne, et depuis la loi de novembre 2014, les procédés et procédures n’en passaient plus par le juge et son contrôle a priori. Désormais, comme toutes ces mesures n’ont servi à rien et sont jugées insuffisantes, on vous en rajoute une couche, qu’on vous vend si facilement, parce qu’on agite sous votre nez quantité de projets d’attentats (Roissy, le centre commercial des 4 temps à la Défense, et puis sans doute encore plein d’autres à venir) heureusement déjoués par la formidable compétence des forces de l’ordre, nues, sourdes et aveugles, que vous en redemandez encore…
J’admire le procédé, d’autant qu’il était prévu et prévisible.
Il suffisait d’attendre l’étincelle !
 
Je ne vous raconte même pas au prochain attentat majeur (ou même mineur) : Tout le monde est déjà tellement sur les dents qu’on parle de former des milices, des régiments de gardes nationaux armés, qu’on insiste pour alimenter le fichier des « signalés » jusque chez le MEDEF, tel que comme ça ne suffira pas, on passera à « l’état de siège » en applaudissant.
Sacré Daesh : Ils auront réussi ce que seules les panzers nazis avaient réussi à faire jusque-là, à l’occasion de la bataille de France, réduire notre nation en esclavage consenti et résigné !
 
À propos, vous avez bien entendu votre président de « gôche-soce-bobo » vous dire qu’on était en guerre, non ?
Article 35 de la Constitution : « La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement.
Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote.
Lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement. Il peut demander à l'Assemblée nationale de décider en dernier ressort.
Si le Parlement n'est pas en session à l'expiration du délai de quatre mois, il se prononce à l'ouverture de la session suivante. »
 
Attendons donc le 31 janvier 2016 pour laisser « Menuet-Valse » avertir le Parlement qu’il persiste à bombarder « le Califat » à Raqqa et ailleurs en Syrie, depuis le 30 septembre dernier.
Vous jugerez alors si nous sommes où non toujours dans le cadre constitutionnel.
 
Le seul avantage que je vois à la situation actuelle, c’est que l’armée va enfin pouvoir investir les « caves des quartiers », des barres HLM, là où se nourrissent tous les trafics et même les ignobles « tournantes », qui alimentent et protègent les « fous d’Allah ».
Terroriser les terroristes : Comme ceux-là resteront insaisissables, ou seront remplacés par d’autres, comme pour la pègre, il faut s’attaquer, terroriser tous ceux qui de près ou de loin leur fournissent un soutien logistique, financier, affectif, amical, politique, diplomatique.
Là, je suis même pour la saisie de l’argent qui dégouline depuis chez les Wahhabites, « pour construire des mosquées »…
Il y a mille moyens de leur pourrir la vie et il ne faut pas se gêner : Ils ne se gênent pas avec nous, n’est-ce pas !
Alors, allons-y que diable…

12 commentaires:

  1. On finit par ne plus très bien savoir ce que vous préconisez! Faute de pouvoir, de ce fait, examiner d'une manière critique vos propos, je vais me contenter de développer les miens ...
    1. Pas de problème pour donner aux autorités civiles et militaires les pouvoirs dont elles estiment avoir besoin pour accomplir correctement leur mission dès lors que nous sommes dans une situation exceptionnelle (ce qui EST le cas actuellement!).
    2. Les forces de police et militaires peuvent venir à tout moment chez moi pour effectuer toute perquisition afin de voir si je ne possède pas des objets illicites ou si je ne me livre pas à des activités illicites. Je me ferai un plaisir de leur offrir le café! Je leur demande simplement de ne pas tout casser! Je coopérerai sans la moindre réserve.

    Je trouve que vous faites preuve d'une grande pusillanimité ...

    Je vous rassure : je vais quand même, en décembre prochain puis en Avril/Mai/Juin, émettre un vote sanction CONTRE les guignols qui nous gouvernent. Vous connaissez mon point de vue sur le sujet ... Je l'ai déjà exposé aussi bien ici même que sur mon propre blog.

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    1. Je vais bien sûr y revenir, puisque j'ai pu me procurer le projet de texte de loi, postérieurement à ce post-là.

      Ce qui me chagrine le plus c'est de constater que depuis Montesquieu on avait compris que le principe de la séparation des pouvoirs - exécutif, législatif, judiciaire - était au cœur de la vie civile et citoyenne, même s'il a fallu une Révolution et biens des difficultés à surmonter dans les siècles qui ont suivi pour bâtir un corpus d'Etat de droit, sa seule garantie valable des valeurs portée par la République - Liberté, égalité, fraternité.

      On défilait même en janvier dernier dans toutes les villes de Gauloisie et par millions pour le premier des trois mots.
      Et là, non pas sous les hordes des chars allemands, mais juste pour une poignée, une "décurie", de malades mentaux, l'exécutif (et l'administratif) prennent tous les pouvoirs par touches successives au détriment de tous les autres.

      Ne fait-on donc pas assez confiance dans notre appareil judiciaire (et ses zélés fonctionnaires), pour devoir l'écarter de la lutte contre le terrorisme ?
      Alors à quoi servent les "juges anti-terroristes", SVP.
      Les parquets, les magistrats du siège et tout le reste si un Préfet, ou un général peut désormais les remplacer.

      Et ce qu'il y a de plus dommage, c'est que c'est un gouvernement de "gôche" qui avance dans cette direction : C'aurait été un gouvernement de "droâte", on les aurait vu descendre sur les trottoirs faire émeute...
      Vous avez largement raison de vouloir les sanctionner : C'est inadmissible !

      Quant à savoir ce que je veux, je n'en sais rien moi même : Je m'insurge à la marge de mon immense tristesse, figurez-vous !
      Mais peu importe, je suis inaudible, loin à Venise.
      Qui d'ailleurs l'autre soir rendait hommage à une de ses citoyennes, restée sur le carreau au Bataclan.
      C'était très émouvant...

      Bien à vous !

      I-Cube

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    2. Sans doute convient-il de préciser le contexte de la prise de position de Montesquieu. A l'époque, il y avait "une monarchie absolue de droit divin". Il est apparu judicieux d'inventer le principe de séparation des pouvoirs afin de réduire les pouvoirs législatifs du monarque. Rien de plus. Puis est venu, par effet de balancier, "le régime d'assemblée" où le pouvoir législatif avait tous les pouvoirs! Autre excès ... Le pouvoir exécutif, à l'époque, se contentait d'exécuter administrativement les décisions du pouvoir législatif lequel était dirigé, de fait, par quelques leaders plus ou moins charismatiques, devenant ainsi le véritable pouvoir "exécutif".
      Pour être efficace, il faut être rapide ... Or, par un mystérieux processus, tout tend à se complexifier! Voyez la procédure dite du secret de l'instruction. A l'origine, elle s'appliquait en premier lieu à la personne suspectée qui ignorait ainsi tout de l'action des fouineurs de la police. Le but était clair : il s'agissait d'empêcher le suspect de prendre des dispositions lui permettant d'échapper aux conséquences des poursuites. Aujourd'hui, ce sont les juges eux mêmes qui divulguent aux journalistes les éléments du dossier afin de permettre que l'opinion publique s'empare du dossier. On en arrive à mettre sur la place publique des "affaires" qui s'avèrent, par la suite, ne pas en être!
      Comment trouver l'équilibre? Pour ma part, la police peut venir fouiller chez moi pour tenter d'y trouver quoi que ce soit : elle ne trouvera jamais rien tout simplement parce que je suis un honnête citoyen. Donc je suis enclin à donner un feu vert de principe ...

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    3. Comme la plupart d'entre nous : Vous ne risquez rien puisque vous n'avez rien enfreint des lois...

      Je me rappelle pourtant qu'un élu (soutien et parrain de "bling-bling") vous avez fait un procès, se croyant sans doute au-dessus des lois qu'il voulait faire appliquer contre vous.
      Je sais qu'il a été sèchement débouté et ... réélu !

      Oui, c'est comme ça dans la vie publique, ce mouvement de balancier historique et répété : En ce qui me concerne, je trouve que la Vème République a su trouver un certain équilibre, jusqu'à encaisser trois cohabitations sans broncher, alors qu'elle n'avait pas été prévue pour ça, ce qui est assez extraordinaire.
      C'est la raison pour laquelle je reste opposé, par principe, mais les principes admettent tous des exceptions, à ce qu'elle soit "toilettée" au fil des alternances et des contingences.
      Parce que retrouver un équilibre, c'est compliqué...

      Bien à vous !

      I-Cube

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  2. @ I-Cube

    Je sais bien l’émotion…
    Elle appelle des réactions brutales.

    Y compris de « Haddock » qui est assez impulsif et a vite fait de réagir.
    J’en ai rédigé une note « TERRORISME : de la nécessité d'armer les citoyens » :
    http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2015/11/terrorisme-de-la-n%C3%A9cessit%C3%A9-darmer-les-citoyens.html

    Je propose d’étudier la possibilité de créer une « Garde Nationale » reprise sur le modèle de l’Armée suisse, qui est une armée de milice.
    Les Anglais ont créé ce type de structure pendant la seconde guerre mondiale et ils ont eu à leur disposition 1,5 millions de citoyens armés et bien entraînés sur leur sol.

    L’armée suisse est une armée classique adaptée pour faire face à une invasion. Dans un premier temps, il leur a fallu se protéger des Prussiens et des Allemands puis des Soviétiques.
    On a vu que c’était remarquablement dissuasif.

    J’ai une amie qui est lieutenant de réserve dans l’armée suisse et qui a un SIG à son domicile et cela fait lever les yeux au ciel à sa fille lorsqu’elle en parle…
    Il faut dire que sa mère adore "tirer des coups", surtout avec des beaux Italiens !...

    La version que je propose serait adaptée à la lutte anti-terroriste : les réservistes auraient un port d’arme en cas de besoin.
    Les derniers progrès de la technologie seraient repris avec une balise GPS sur l’arme ainsi qu’une puce RFID.
    Des applications sur un smartphone permettraient une liaison constante avec la gendarmerie et la police.

    Mais est-ce vraiment nécessaire ?...
    Comment la situation va-t-elle évoluer ?...
    Nous n’en savons absolument rien.
    Je lance juste un débat, puisque personne, à ma connaissance n’a étudié ce que je propose - en tout cas ce n’est pas disponible sur le web.

    Et puis, surtout, il faut faire quelque chose d’intelligent et d’humain avec ces gamins.
    Je reviens à mon projet Euroclippers de grands voiliers-écoles océaniques : http://euroclippers.typepad.fr/

    C’est, me semble-t-il, le plus important.
    Il faut absolument s’occuper des gamins qui traînent dans les rues pour leur éviter de tomber dans les bras d’authentiques abrutis.

    Pour l’instant des terroristes sont en liberté, d’autres prêts à le devenir.
    Et ils assassinent des innocents.
    Triste et horrible…

    Bien à vous !...

    Haddock

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    1. Une arme au domicile, ça se vole, se cambriole, se détourne...

      Vous parlez d'une garde Nationale, comme en Suisse (et pensez donc aux Finlandais qui ont repoussé la Wehrmacht et l'Armée rouge de Staline il y a quelques décennies et sans alliance, où toute la population est entraînée à s'enterrer en moins de 24 heures...), c'est bien, mais à condition que les armes restent à la gendarmerie (gens d'armurerie).

      Parce que vous aurez noté que notre problème, ce ne sont pas les campagnes et les forêts, mais bien les villes et seulement les villes.
      Là, des armes en circulation, au moins autant qu'à la campagne, c'est le désastre assuré, tôt ou tard.
      Vous en êtes conscient, et moi aussi.

      Les grands voiliers pour la jeunesse désœuvrée, bien sûr que c'est une des excellentes solutions. Mais vous savez combien il est difficile d'en trouver les financements, puisque vous êtes à la tête de la première ligne de front sur le sujet...

      Je continue d'y réfléchir de mon côté.
      Comme vous, quand j'ai le temps et que mes cicatrices m'en laissent le loisir.

      Bien à vous !

      I-Cube

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    2. @ I-Cube
      Les Finlandais sont vraiment un cas à part.
      Ils ont surtout voulu garder leur neutralité face à l’URSS et à l’Allemagne :

      « Trois mois après la signature du pacte germano-soviétique, la Finlande est attaquée par l’Union soviétique le 30 Novembre.
      Pendant quatre mois, elle livre seule une lutte inégale, mais désespérée, et Helsinki doit accepter les dures conditions de la Paix de Moscou le 13 mars 1940.

      Un an plus tard, l’opération Barbarossa, lancée par les Allemands contre l’URSS- se présente pour les Finlandais comme une opportunité d’effacer le dictat : c’est la guerre de « Continuation » (1941-1944) pendant laquelle les Finlandais luttent contre les Soviétiques, au côté des Allemands, mais seulement pour libérer leur pays !...

      Ils surent habilement utiliser leurs atouts de sorte qu’avec le Royaume-Uni, la Finlande fut le seul pays belligérant en Europe à n’avoir jamais été occupé dans cette guerre ».

      Les Finlandais aiment surtout leur liberté.
      Ils ont même envoyé une lettre à 1 million de réservistes en mai dernier en raison de l’agressivité des Russe.
      Aujourd'hui, l'armée finlandaise possède 16.000 soldats, mais elle pourrait être gonflée à 285 000 personnes si les réservistes étaient appelés.

      On pourrait peut-être s’inspirer des Finlandais pour rester neutres.

      Dans le cas d’une « Garde Nationale » les armes peuvent effectivement être stockées dans les armureries de la gendarmerie et confiées aux réservistes en cas de déclenchement de « l’Etat d’Urgence » ou de « l’Etat de guerre ».

      Personnellement, je suis totalement opposé à un port d’arme pour les citoyens comme c’est fait aux USA. Il doit être très restrictif et si les réservistes sont « lâchés dans la nature », avec leur équipement, pour aller travailler, ils doivent pouvoir être suivis par une balise GPS.

      Il y a trop de cinglés prêts à jouer au « cow-boys » pour laisser circuler des armes dans les villes.
      Par contre, il va falloir régler le problème des « terroristes dormants » qui sont prêts à passer à l’acte.
      Et c’est loin d’être réglé.

      Le projet de grands voiliers est l’une des solutions mais le problème est avant tout économique : faire des exclus, c’est alimenter le désœuvrement et le ressentiment chez des marginalisés avec le risque de les voir faire n’importe quoi !...

      Bien à vous !...

      Haddock

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    3. D'une autre côté, vous avez l'exemple d'Israël où tout le monde est ostensiblement armé, jusque les chauffeur de car et de bus.
      Ce qui ne fait pas pour autant régresser les attentats meurtriers.
      Passons.

      Je ne sais pas qu'elle est la meilleure solution.
      On peut toujours en débattre, mais à mon sens, rien, aucun consensus utile n'en ressortira.
      Entre les avantages escomptés de ces solutions et leurs inconvénients, je crois que le mieux c'est encore d'éviter les lieux de potentiels attentats ou fusillades.
      Le principe de précaution bien compris.

      Bien à vous !

      I-Cube

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    4. Non, tout le monde n’est pas armé en Israël.
      C’est une personne sur 19.
      Mais, après la dernière série d’attentat au couteau la demande de permis de port d’arme est passée de 150 à 8000 par jour !...

      Ce serait une véritable catastrophe si la situation dans notre pays évoluait comme en Israël.
      Les premiers attentats au couteau ont eu lieu chez nous récemment.

      Evidemment, pour n’avoir aucun risque on peut éviter la Région parisienne car tout est dangereux à Paris : le métro, le RER, les terrasses de café, les concerts, les écoles, les lycées, les supermarchés, etc…
      Manifestement, il faut trouver une solution si la situation s’aggrave dans les mois et les années qui viennent !...

      Alors qu’elle est la, ou les, solutions ?...

      Le débat est ouvert !...

      Bien à vous !...

      Haddock

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    5. Mi !Vous migrez en "Corsica-Bella-Tchi-tchi", bien sûr !
      Là bas, le seul risque c'est d'être emporté par une coulée de boue, ce qui n'arrive pas tous les jours quand même.
      Les coups de feu et autres meurtres ne sont que le fait des "voyous-Corsi", entre eux.
      Et les "natios", également entre eux...

      Si vous ne fréquentez de près ou de loin aucun des deux groupes, vous aurez une paix royale !

      Ca me fait penser à une de mes "tatas-corses", nous racontant avec force mimes, l'assassinat d'un type qui était juste à côté d'elle, sur le boulevard Wilson à Calvi, depuis une moto qui passait par-là !
      Jamais elle ne s'est sentie menacée ni même avoir eu peur : Juste étonnamment surprise à y passer des heures à nous raconter la scène qui n'a duré que quelques secondes !

      Vous verrez, à Calvi, il y a des lauriers roses, des eucalyptus et même des palmiers : On y vit en vieillissant en toute quiétude !
      LoL

      Bien à vous !

      I-Cube

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    6. Migrer en Corse ?...
      C’est une idée !...

      Tout va dépendre du futur proche, de l’évolution des affaires, du budget, et de l’avis de la « Baronne » !...
      Pas mal d’inconnues en fait…

      Et puis on est en sécurité !...
      Pas de fanatiques islamistes !...
      Ils ont immédiatement droit au choix corse : « la valise ou le cercueil » !...
      LoL

      Bien à vous !...

      Haddock

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    7. Et dire qu'on traitait il y a encore quelques années mes "cousins-natios" de sales racistes islamophobes ...

      D'abord ils ne le sont pas, puisqu'ils en importent pour le travail de la DDE et dans les vignes et clémentiniers.
      C'est quand ils approchent de trop femmes et filles qu'ils ont du souci à se faire...
      Mais autant et pas plus que les touristes de passage, surtout s'ils parlent une autre langue que le Corsu ou le "francilien-natif"....
      Même les légionnaires "importent" leurs épouses du continent (ou d'ailleurs) qui servent de caissières ou vendeuses...

      En fait, on n'est pas à l'abri dans les villes comme Bastia ou Ajacciu. Corti, ça va déjà mieux, Calvi Portu-Vecchiu aussi, Saint-Florent, Propriano etc. : Tout le monde connaît tout le monde, c'est plus facile.
      Mais alors dans les autres bleds, noyés dans le maquis, c'est particulièrement sûr : Même les gendarmes s'y perdent, ce qui laisse le temps de déménager.
      Regardez donc Colonna, qui est même descendu à Bastia se faire hospitaliser dans sa longue cavale. Et pourtant, ils avaient mis les moyens pour le "loger".

      Bien à vous !

      I-Cube

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I-Cube