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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 19 mars 2015

Au nom du père (Chapitre IV ; Tome I)

Vancouver, 22 mars 2010. 
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Vancouver Marriott, Pinnacle Downtown Hotel. 1128 West Hastings Street – Vancouver, Colombie-Britannique V6E 4R5 Canada.
Au lendemain des élections régionales, la liste de tous les élus français est scrutée avec attention. Tous les élus, nationaux et régionaux. Plus celle des maires des grandes villes.
Il y a du « beau linge » et il s’agit maintenant d’exploiter la situation. Après examen des dossiers réunis sur les uns et les autres.
Désormais, l’alternative est simple : soit on attend les élections cantonales suivantes, prévues en mars 2011 avant le renouvellement des « Conseillers Territoriaux » qui doivent les remplacer en 2014, et derrière, la chance laissée à des hommes nouveaux d’entrer au Palais du Luxembourg en septembre 2011, qui abrite le Sénat français, voire de bouter la droite actuelle pour « lancer dans l’aventure » une gauche triomphante ;
Soit on met la pression sur une poignée de « pressentis » dès maintenant.
Dans le premier cas, l’état de santé du Professeur Risle se dégradant et les travaux de culture de ses propres cellules souches n’avançant pas, on prend le risque qu’il ne voit pas son œuvre achevée.
Dans le second, il pourra se retirer des affaires l’âme en paix, laissant à sa fille une « situation nette » pour au moins une petite décennie.
L’élection d’un Président socialiste, mis au fait des attentes formulées par quelques amis, étant alors désormais acquise, le « sanctuaire » n’aura pas besoin d’être marin, et pourra revenir en son pays de fondation.
 
Le plan concocté par le Colonel Frank est un peu alambiqué, mais relativement simple. Il a surtout le mérite de rester totalement anonyme et sous entier contrôle de l’Institut.
Il s’agit d’envoyer des lettres-anonymes de menace a un bon millier de personnes, sans revendication, durant plusieurs semaines.
Puis de procéder, sur quelques cibles seulement, à des éliminations présélectionnées. Non pas exclusivement sur des critères politiques, quoique, mais seulement quelques-uns, noyés dans le fil des besoins du moment.
La police remontera bien jusqu’à l’existence « d’une liste », assez tôt, sans savoir quelle est sa ligne conductrice. Une dizaine de « coups », peut-être moins, devrait mettre en transe tous ceux qui se sauront inscrits sur ladite liste.
Après seulement, la rumeur, la peur, la trouille, fera le reste : la République sera mûre pour faire ce qu’on attend d’elle.
Et si ça ne suffit pas, il sera toujours temps de revenir à l’ouvrage.
Le tout, c’est de choisir les bonnes personnes.
Et de motiver les autres.
Ce qu’il y a d’un peu alambiqué, c’est le procédé.
 
Le Colonel Frank dispose de trois « groupes », dont un de ses propres équipes de sécurité. Chacun de trois hommes. Et assure qu’à chaque fois, il se procurera un « plastron » pour mieux égarer les enquêteurs sur les objectifs.
Au moins au début.
Son équipe personnelle est destinée à rester en couverture pour assumer d’éventuels ratés.
Les deux autres seront recrutées parmi quelques « allumés ». Qui ne manqueront pas, peut-être de revendiquer les choses le moment venu.
Quant aux « plastrons », il s’agit de les « motiver » en leur donnant un minimum à faire, un minimum d’information, et de les recruter dans la vie des personnes visées.
« Vous faites ça comment ? »
Rien de plus simple : il s’agit de mise en situation et d’user de techniques s’inspirant tout simplement des expériences de Stanley Milgram réalisées entre 1960 et 1963, au moins après une « première phase » de démarrage.
L’expérience de Milgram cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. 
 
Les résultats ont suscité beaucoup de commentaires dans l’opinion publique, mais la méthode utilisée a fait naître critiques et controverses chez les psychologues et les philosophes des sciences, mais a été renouvelée ensuite à diverses occasions avec toujours les mêmes résultats probants [1].
Lors des premières expériences menées par Stanley Milgram, 62,5 % (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme en infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts à un « apprenant », comédien et complice, de l’expérimentation.
Tous les participants acceptèrent le principe annoncé et, éventuellement après encouragement, atteignirent les 135 volts. La moyenne des chocs maximaux (niveaux auxquels s'arrêtèrent les sujets) fut de 360 volts. Toutefois, chaque participant s'était à un moment ou à un autre interrompu pour questionner le « professeur expérimentateur », légitimant la légalité de l’expérience.
Beaucoup présentaient des signes patents de nervosité extrême et de réticence lors des derniers stades (protestations verbales, rires nerveux, etc.).
Milgram a qualifié lui-même ces résultats « d’inattendus et inquiétants ». Des enquêtes préalables menées auprès de 39 médecins-psychiatres avaient établi une prévision d'un taux de sujets envoyant 450 volts de l'ordre de 1 pour 1.000 avec une tendance maximale avoisinant les 150 volts.
En plus des nombreuses variantes expérimentales qui permettent de mettre en valeur des facteurs de la soumission, Stanley Milgram propose dans son livre paru en 1974 une analyse détaillée du phénomène. Il se place dans un cadre évolutionniste et conjecture que l'obéissance est un comportement inhérent à la vie en société et que l'intégration d'un individu dans une hiérarchie implique que son propre fonctionnement en soit modifié : l'être humain passe alors du mode « autonome » au mode « systématique » où il devient « l'agent » de l'autorité. À partir de ce modèle, il recherche les facteurs intervenant à chacun des trois stades :
1. Les conditions préalables de l'obéissance : elles vont de la famille (l'éducation repose sur une autorité dans la famille) à l'idéologie dominante (la conviction que la cause est juste, c'est-à-dire ici la légitimité de l'expérimentation scientifique).
2. L'état d'obéissance (ou état « agentique ») : les manifestations les plus importantes sont la syntonisation (réceptivité augmentée face à l'autorité et diminuée pour toute manifestation extérieure) et la perte du sens de la responsabilité. Il constate aussi une redéfinition de la situation en ce sens que l'individu soumis « est enclin à accepter les définitions de l'action fournies par l'autorité légitime ».
3. Les causes maintenant en obéissance : le phénomène le plus intéressant parmi ceux relevés est l'anxiété, qui joue le rôle de soupape de sécurité ; elle permet à l'individu de se prouver à lui-même par des manifestations émotionnelles qu'il est en désaccord avec l'ordre exécuté.
A contrario, Stanley Milgram s'oppose fortement aux interprétations qui voudraient expliquer les résultats expérimentaux par l'agressivité interne des sujets. Une variante met d'ailleurs en évidence cela, où le sujet était libre de définir le niveau d'intensité. Ici, seule une personne sur les quarante a utilisé le niveau maximal.
Il propose également une série d'arguments factuels pour réfuter les trois critiques qui lui sont le plus souvent adressées : la non-représentativité de ses sujets, leur conviction en ce protocole expérimental et l'impossibilité de généraliser l'expérience à des situations réelles. 
 
Le Colonel Frank, dont la nature est plutôt silencieuse et taciturne, développe alors son appréciation des choses : « L'obéissance à une autorité et l'intégration de l'individu au sein d'une hiérarchie est l'un des fondements de toute société. Cette obéissance a des règles, et par voie de conséquence a une autorité, qui permettent aux individus de vivre ensemble et empêchent que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société.
Partant de cela, Stanley Milgram ne considère pas l'obéissance comme un mal. Là où l'obéissance devient dangereuse, c'est lorsqu'elle entre en conflit avec la conscience de l'individu. Pour résumer, ce qui est dangereux, c'est l'obéissance aveugle », résume-t-il. « Nous éviterons d’en venir à ce stade avec nos plastrons et nos équipes bis ».
Mais pas avec l’équipe des qualifiés « sûrs ».
« L’autre moteur de l'obéissance est le conformisme. Lorsque l'individu obéit à une autorité, il est conscient de réaliser les désirs de l'autorité. Avec le conformisme, l'individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu'il n'imite pas le comportement du groupe. Ce mimétisme est une façon pour l'individu de ne pas se démarquer du groupe. Ce sera le moteur utilisé pour nos deux équipes bis. Le besoin d’intégration détourné de ses fins idéologiques, manipulé pour servir nos objectifs. »
Les variantes avec plusieurs paires ont montré que si l'obéissance entre en conflit avec la conscience de l'individu et que le conformisme « impose » à l'individu de ne pas obéir, il se range souvent du côté du groupe. Ainsi, si l'on veut s'assurer de l'obéissance aveugle d'un groupe, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l'autorité.
« Ce levier n’est pas opérationnel pour les « plastrons » : ils seront par nature « isolés » et agiront seuls. Nous les recruterons, parfois à leur corps défendant, selon les circonstances du moment. »
Ceux-là obéissent lorsque qu’ils délèguent leur responsabilité à l'autorité et passent dans l'état que Stanley Milgram appelle « agentique ».
L'individu n'est plus autonome, c'est un « agent exécutif d'une volonté étrangère ». « Et pour cela, il suffit de le déresponsabiliser, tout comme un conducteur de train de la déportation était ainsi « déresponsabilisé » de son travail, tout comme le gardien du camp, à l’occasion de l’extermination des juifs en Allemagne Nazi. »
Milgram avait noté que le maintien de l'individu dans un état « agentique » dure aussi longtemps que s'exerce le pouvoir de l'autorité et qu'elle n'entre pas en conflit avec le comportement du groupe (le conformisme), et un certain niveau de tension ou anxiété. 
 
Et de poursuivre : « Car la tension que ressent l'individu qui obéit est le signe de sa désapprobation à un ordre de l'autorité. L'individu fait tout pour baisser ce niveau de tension ; le plus radical serait la désobéissance, mais le fait qu'il ait accepté de se soumettre l'oblige à continuer à obéir. Il fait donc tout pour faire baisser cette tension, sans désobéir. Dans l'expérience de Milgram, des sujets émettent des ricanements, désapprouvent à haute voix les ordres de l'expérimentateur, évitent de regarder l'élève, l'aident en insistant sur la bonne réponse ou encore lorsque l'expérimentateur n'est pas là ils ne donnent pas la décharge convenable exigée. Toutes ces actions visent à faire baisser le niveau de tension. Lorsqu'il n'est plus possible de le faire diminuer avec ces subterfuges, le sujet désobéit purement et simplement. »
Des reproductions de l'expérience à travers le monde (en Italie, Jordanie, Allemagne de l'Ouest, Afrique du Sud, Autriche, Espagne et Australie) et à différentes époques (de 1967 à 1985) ont validé les résultats obtenus par Milgram.
En 2006, ABC News a reproduit l'expérience de Milgram et a obtenu des résultats similaires (65 % des hommes et 73 % des femmes ont suivi les instructions jusqu'au bout).
En 2008, Jerry Burger de l'Université de Santa Clara aux États-Unis a reproduit l'expérience en obtenant un taux de 70 % d'obéissance et ces personnes étaient prêtes à aller au-delà de la limite de 150 V, assurant la mort par électrocution du sujet-cobaye, si l'expérimentateur le désirait.
« L’expérience d’ABC news nous désigne un potentiel de « plastrons » acceptables plus important chez les femmes que chez les hommes.
Nous utiliserons donc tous ces facteurs pour les recruter en les menant en situation d’être présents au moment où il le faut et à l’endroit où il faut.
Un excellent moyen de noyer les enquêtes de police à venir. » 
 
Devant cet exposé « quasi-scientifique » du Colonel Frank, l’auditoire exclusivement constitué de « scientifiques » ne peut qu’être approbateur, presque subjugué. Mais pourquoi un procédé aussi complexe que compliqué à mettre en œuvre ? L’utilisation de psychotropes tels que les acides gamma-hydroxybutyrique, par exemple, les thiopental et autre barbiturique,  provoquent la même inhibition de la volonté des sujets.
« L’hypnose aussi, donnent de bons résultats », suggère un des praticiens présents.
« Parce que toutes les drogues laissent des traces. Quant à l’hypnose, on manque de bons hypnotiseurs de confiance, aptes à nous suivre dans notre entreprise. C’est pourquoi je propose ces techniques, qui ne laissent pas de traces, qui n’induisent aucune complicité et qui ont le mérite d’avoir été assez largement éprouvées.
Je vais vous dire, » rajoute-t-il. « La plupart des membres de mes équipes sont déjà sous psychotropes divers et pris volontairement. Ça leur permet de régler leurs propres conflits de conscience.
Et en finançant leurs drogues, je m’assure de leur collaboration entière et totale.
Mais je sais une chose, c’est qu’à un moment ou à un autre, ils en deviennent forcément incontrôlables. Si pour eux, je sais quand et connais les signes avant-coureur, ce qui me fait les considérer comme « sûrs », pour nos plastrons, je n’en sais strictement rien. »
Argument acceptable.
Reste la question « politique », stratégique, de la décision finale : oui ou non faut-il en passer par là pour faire aboutir les projets de l’Institut ? 
Le professeur E. Risle tente de balayer les objections en estimant que la décision a déjà été prise en amont et dans le passé : il n’y a pas à y revenir. À l’ordre du jour, ce n’est même pas le pays visé qui doit être discuté, puisque les circonstances l’imposent d’elles-mêmes : la « petite dimension » de son personnel politique, l’ancrage historique de l’Institut, la grande connaissance des structures administratives et le poids de la voix de ce pays au sein de l’Union européenne, tout le désigne.
Pour lui, la vraie question, ce n’est même pas qui : le Colonel Frank agira seul sous contrôle de sa fille.
Ce n’est que le « quand » qui lui pose problème : est-ce ou non opportun ?
Le débat dure une longue partie de la nuit.
Et, après des échanges parfois houleux et de toute façon tendus, le principe est validé, laissant l’exécution à la libre appréciation du fondateur et de son équipe d’exécution.
Une forme de soumission à « l’autorité »… 
 
On reparle du principe de la « banque de données » sur la barge nautique.
Certaines voix s’élèvent pour dire que c’est cher et que l’enjeu de précaution n’en vaut peut-être pas la peine.
Priscilla défend son dossier, pour finalement, emporter la décision d’exécution rapide et discrète, sous la pression de son père.
Ce dernier met en balance son état de santé et son âge avancé : il ne peut plus être partout à la fois comme par le passé. Rester à Montréal, à proximité et de la clinique côte-est et de la barge qui sera stationnée au large de Saint-Pierre et Miquelon lui apparaît comme essentiel pour contrôler les opérations.
Car personne ne songe à s’investir en temps plus que cela pour y suppléer : chacun a ses propres activités professionnelles dans son pays, bénéficiant de toute la logistique de l’organisation montée pied-à-pied durant de si longues années.
Ils tiennent durablement à cette source de gains exceptionnelle, mais pas vraiment à en assurer le contrôle direct.
Encore une forme de démission personnelle… 
 
Avant l’aube naissante, est enfin abordé le dernier sujet de la réunion, celui de « la relève ».
« Mes amis, nous finissons notre cycle d’interventions. Nous mettons en place les outils nécessaires pour poursuivre notre œuvre commune.
J’insiste sur le fait qu’il faille « passer le relais » à des hommes neufs, des « mains propres », qui n’ont pas été « pollués » par nos éventuelles turpitudes passées pour pouvoir avancer encore.
Et je constate qu’aucun d’entre vous n’a de proposition à faire. »
Chacun s’en défend dans un brouhaha commun.
« Je vous en conjure, nous examinerons à notre prochaine réunion trimestrielle, la fiche complète, pedigree inclus, de la candidature d’au moins un impétrant par membre présent.
Les autres n’auront même pas à se déplacer ! » fait-il comme d’une menace d’exclusion de leur comité stratégique à peine voilée.
Un peu stupéfaits, les membres présents, éreintés, fatigués par les longues discussions précédentes, parfois stériles, retiennent leur souffle devant le « grondement » menaçant de leur bienfaiteur.
Pas tous. Notamment Lord Philips McShiant, un vieil habitué, scientifique un peu déjanté qui n’a rien d’un spécialiste de la biologie ou des sciences médicales, le doyen d’âge, use de sa voix fluette et de son cheveu sur la langue pour dire tout son acquiescement et soutien.
« Vous avez parfaitement raison. On doit réfléchir à la relève. Toute organisation doit réfléchir au renouvellement de ses cadres dirigeants.
Je suis personnellement ravi d’être entouré ici de jeunes talents aux idées brillantes et lumineuses : c’est une des raisons de mon assiduité parmi vous, malgré mon âge encore plus avancé que le vôtre, Professeur.
Du brassage des générations, du mélange des ambitions naissent l’innovation appliquée.
Sans aller jusqu’à refuser à tout membre de ce comité l’accès à nos réunions à défaut de présentation d’un nouveau membre, il me paraît indispensable, d’abord et avant tout, de mettre au point une procédure : je ne vois pas de nouveaux membres entrant immédiatement au sein des seins sans une longue préparation à nos méthodes et objectifs.
C’est un long apprentissage, cher Professeur.
Et cette nécessaire durée doit nous permettre de vérifier aussi que nos attentes seront comblées par les jeunes gens pousses qui viendront enrichir nos travaux par leur talent, ne croyez-vous pas ! »
Ce n’est pas tout à fait le soutien que le Professeur Risle attendait.
Mais va pour une commission de travail qui définira la procédure de recrutement et de formation desdits impétrants.
En bottant ainsi en touche, en donnant du temps au temps, chacun y retrouve finalement son compte.
Et puis d’ici-là, il est probable que le Professeur Risle ne sera plus capable d’animer ces marathons de réunionite aigüe avec autant de force qu’il en a encore mises ce jour. 
 
[1] Notons que « Le jeu de la mort » diffusé par Antenne 2 en mars 2010 reprend le principe. Reportage du JT : http://www.youtube.com/watch?v=G1i8bZrXLqU

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