Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 6 octobre 2017

Collecte de l’été 2017 (2)


Je n’ai pas chômé…
 
Un curé de campagne se fait voler sa bicyclette.
Alors il dit à son bedeau :
« Dimanche je vais réciter les 10 commandements de Dieu et pendant ce temps tu regarderas les visages des gens dans l’église et tu trouveras le voleur. »
Alors le dimanche suivant le curé commence à réciter les commandements et à un moment le curé arrête la récitation avant la fin.
Après la messe le bedeau va voir le curé et lui demande pourquoi il avait arrêté avant la fin ?
Et le curé de lui rétorquer un peu gêné :
« C’est que… Rendu au « l’œuvre de chair ne désirera qu’en mariage seulement », je me suis souvenu où j’avais laissé ma bicyclette. »
 
La petite Germaine déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 1.000 euros. Le fermier doit livrer l’âne le lendemain mais justement, le lendemain…
« – Désolé ma petite dame, mais j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : L’âne est mort cette nuit.
– Bien alors, rendez-moi mon argent.
– Je ne peux pas faire ça. Je l’ai déjà tout dépensé…
– OK alors, vous n’avez qu’à m’apporter l’âne.
– Qu’est-ce que tu vas faire avec?
– Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola.
– Tu ne peux pas faire tirer un âne mort !
– Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu’il est mort. »
Dans sa situation, le fermier se dit qu’il ne peut pas vraiment refuser.
Il apporte le cadavre de l’âne à la petite Germaine.
Un mois plus tard, il revient la voir :
« – Qu’est devenu mon âne mort ?
– Comme je l’ai dit, je l’ai fait tirer au sort à la tombola du village. J’ai vendu 700 billets à 2 euros. Ça m’a fait une recette de 1.400 €.
– Et personne ne s’est plaint ?
– Si. Mais seulement le gars qui a gagné. Ça fait que je lui ai rendu ses 2 euros. »
(Notez qu’à une époque reculée, j’avais un pote dans le Loiret qui avait gagné un cochon mort : On a été prié d’aller chez lui pour une rillette-saucisse-party gigantesque… !)
 
Un jeune novice arrive au monastère.
La tâche qui lui est assignée est d’aider les autres moines à recopier les anciens canons et règles de l’église.
Il remarque que ces moines effectuent leur travail à partir de copies et non des manuscrits originaux.
Il va voir le père-abbé, lui faisant remarquer que si quelqu’un a fait une petite erreur dans la première copie, elle va se propager dans toutes les copies ultérieures.
Le père-abbé lui répond :
« Cela fait des siècles que nous procédons ainsi, que nous copions à partir de la copie précédente, mais ta remarque est bonne, mon fils. »
Le lendemain matin, le père-abbé descend dans les profondeurs du sous-sol du monastère, dans une cave voûtée où sont précieusement conservés les manuscrits et parchemins originaux.
Cela fait des siècles que personne n’y a mis les pieds et que les scellés des coffres sont intacts.
Il y passe la journée toute entière, puis la soirée, puis la nuit, sans donner signe de vie.
Les heures passent et l’inquiétude grandit.
À tel point que le jeune novice se décide à aller voir ce qui se passe.
Il descend et trouve le père abbé complètement hagard, les vêtements déchirés, le front ensanglanté, se cognant sans relâche la tête contre le mur de pierres vénérables.
Le jeune moine se précipite et demande :
« – Père-abbé, que se passe-t-il donc ?
– C’est pas chasteté dans l’original, c’est charité ! »
 
C’est un psychiatre qui fait une tournée dans un asile, en passant devant une chambre, avec un confrère, il y avait un monsieur qui pleurait à en fendre l’âme et criait :
« Rose ! Rose ! « Ma » Rose ! »
Le Psy demande à son confrère :
« Qu’a-t-il ce pauvre homme ? »
Son confrère répond :
« Étant jeune, il a fréquenté une femme nommée Rose… Elle l’a quitté un jour pour épouser un autre homme et il est comme ça depuis ce temps… »
La visite continue… Plusieurs chambres plus loin, un autre monsieur criait et sacrait :
« – *#&!*#%*& ! de Rose ! Rose ! Espèce de *&#*?&#*&?% de Rose !
– Et celui ci, qu’a-t-il ?
– Oh ! Justement, c’est lui qui a épousé Rose ! »
 
Jean-Marc et Jean-Paul profitent de leurs vacances pour se rendre à Chamonix et tenter une ascension difficile.
Malheureusement, lorsqu’ils arrivent, la tempête est telle qu’ils sont contraints de se réfugier dans le premier chalet venu.
Coup de chance, la maison est splendide.
Mais la jolie femme qui les accueille leur précise aussitôt :
« Je suis veuve, vous comprenez que je ne peux pas me permettre de vous laisser passer la nuit chez moi. Les voisins jaseraient… »
Jean-Marc répond :
« Pas de problème, nous passerons la nuit dans la grange si vous nous y autorisez. »
Elle acquiesça et il en fut ainsi.
Neuf mois plus tard, Jean-Paul passe un coup de fil à son ami Jean-Marc :
« – Jean-Marc, tu te souviens de cette nuit à la montagne où nous avions du dormir dans la grange ?
– Ouais… Je me souviens.
– Tu te rappelles de la jolie maîtresse de maison qui nous avait accueillis…
– Ouais…
 – Par le plus grand des hasards, tu ne te serais pas levé pendant que je dormais pour aller rejoindre cette femme dans son lit ?
– J’ai bien peur que si….
– Et tu ne lui aurais pas dit que tu t’appelais Jean-Paul et non pas Jean-Marc ?
– J’ai bien peur que si… » répondit-il, rouge de confusion.
« Eh bien je te remercie car elle vient de mourir et de me léguer toute sa fortune ! »
 
Un aveugle entre par erreur dans un bar rempli de femmes.
Il réussit à se rendre au comptoir où il s’installe et commande une bière.
Après un moment, pour tenter de se faire des amis, il crie vers la serveuse :
« – Hé, tu aimerais entendre une blague sur les blondes ? »
D’un coup, le bar devient tout à fait silencieux. Puis, d’une grosse voix profonde, la femme assise près de l’aveugle s’adresse à lui et dit :
« – Petit monsieur, avant que tu t’y mettes, laisse-moi t’apprendre quelque chose :
1 – La serveuse est blonde ;
2 – La danseuse est blonde ;
3 – Je mesure 1,80 m, pèse 85 kg, je suis ceinture noire de karaté… et je suis blonde…
4 – La femme assise à côté de moi est blonde aussi et c’est une pro de la lutte ;
5 – La femme de l’autre côté du bar est une blonde championne de poids et haltères.
Maintenant, penses-y sérieusement, Monsieur. Veux-tu toujours raconter ta blague ? »
Alors, l’aveugle répond :
« Naaan… Pas si je dois l’expliquer cinq fois ! »
 
Une bande de gars travaille sur un chantier et mange ensemble avec le contremaître qui chaque midi leur raconte des histoires d’en rire.
Et toute l’équipe rigole comme des fous.
Un bon midi, il y en a un qui ne rit jamais, le contremaître lui demande alors pourquoi ?
Et le gars lui répond :
« Oh, dans mon cas ce n’est pas nécessaire… Je ne travaille pas pour toi, moi… »
 
Deux gars fauchés sont en manque de bière.
Le premier dit à l’autre :
« J’ai une idée. Puisque l’on a que 2 euros pour nous deux et que c’est trop peu pour aller dans les bars, on va aller acheter un hot-dog au coin de la rue… »
Le deuxième gars ne comprend pas bien la technique mais il laisse faire.
Une fois la saucisse achetée, le premier tire le second dans le bar le plus proche.
Là, ils commandent plusieurs verres qu’ils descendent promptement.
Lorsque le barman arrive dans leur direction avec l’addition, le premier prend la saucisse, la glisse dans la braguette du second et entreprend de simuler une fellation de la saucisse !
Le barman est furibond :
« Tirez-vous de mon bar, espèces de dégénérés ! » et il les jette hors du bar.
Voyant que la technique a fonctionné dans le premier bar, les deux compères pénètrent dans le deuxième bar le plus proche et répètent le scénario…
Toujours avec le même succès.
Quelques heures et une dizaine bars plus tard, ils ne peuvent plus faire un pas tellement ils sont pleins, et ils s’écroulent sur un banc.
À ce moment-là, le premier dit au second :
« – Tu as vu ce qu’on peut faire avec une saucisse ?
– Quelle saucisse ? On l’a perdue après le premier bar… »
 
À Bagdad, un journaliste français est pris d’une soudaine envie de faire pipi.
Il fausse compagnie à son équipe dans l’espoir de trouver un coin tranquille pour se soulager la vessie, mais aucune toilette publique à l’horizon.
Après avoir cherché et cherché encore, il se résout à uriner contre le mur d’un bâtiment.
Il vient à peine d’ouvrir sa braguette lorsqu’un policier irakien arrive en courant et l’interrompt :
« Qu’est-ce que vous alliez faire ? » demande le policier dans un anglais déformé…
« Il faut que je fasse pipi… », répond le journaliste le souffle court.
« C’est interdit d’uriner ici. Suivez-moi ! »
Le policier le prend par le bras et le conduit sur un parterre de fleurs qui fait face à une énorme bâtisse gardée par des militaires en tenue.
« Voilà, ici, vous pouvez faire pipi ! »
Le journaliste hausse les épaules et fait son affaire rapidement sur les fleurs.
« – Ahhhh, ça fait du bien. Merci. C’est très gentil de votre part de m’avoir amené jusqu’ici. Je suppose que c’est ça qu’on appelle l’amabilité irakienne ?
– Non. Ça c’est ce qu’on appelle l’ambassade américaine. »
 
Jean-Marc et sa femme sont sur le parcours de golf en train de disputer le septième trou.
Soudain, l’épouse s’écroule par terre, foudroyée par une attaque cardiaque.
« Chéri, chéri », implore-t-elle son mari, « va chercher un médecin, vite ! »
Jean-Marc part en courant et en criant :
« À l’aide, un médecin, vite ! »
Un bon quart d’heure plus tard, il est de retour.
Il ramasse son club et se met en position pour lancer la balle.
Sa femme, encore couchée sur le sol, lève la tête et lui dit :
« – Non mais, c’est pas vrai… Je suis en train de mourir et toi, tu vas jouer ?
– Ne t’en fais pas chérie. J’ai trouvé un docteur sur le deuxième trou qui m’a dit qu’il allait venir te secourir.
– Sur le deuxième trou ? Mais bon sang, quand va-t-il arriver ?
– Hé! Je t’ai dit de ne pas t’en faire », répond Jean-Marc tout en armant son swing…
« Là-bas, tout le monde était d’accord pour le laisser jouer d’abord. »
 
Les conséquences possibles de boire seul une bouteille de 3 litres :
– Peut-être la cause principale des danses qui nous ridiculisent.
– Peut nous laisser croire que nos ex se languissent d’entendre notre voix à 4 heures du matin.
– Peut nous faire répéter la même histoire encore et encore, jusqu’à ce que nos amis veuillent nous péter la gueule.
– Peut nous causer un défaut du langage qui nous fait ch’exchprimer comme cha.
– Peut nous faire dire à notre patron ce que l’on pense réellement de lui pendant qu’on se photocopie les fesses durant le party de noël.
– Peut nous faire perdre nos sous-vêtements sans s’en rendre compte.
– Peut nous faire se réveiller un bon matin avec quelque chose d’horrible à nos côtés sans en connaître ni le nom ni le prénom.
– Est la cause principale des éraflures et ecchymoses inconnues au visage.
– Peut nous donner l’illusion d’être plus fort, plus beau, plus intelligent devant un motard très musclé surnommé « Le Tueur ».
– Peut nous faire croire que les gens rient « avec » nous.
 
« – Quel est le poisson le plus stupide ?
– La sardine ! Elle s’enferme dans une boîte et laisse la clé dehors. »
 
« – La différence entre un caniche qui te pisse dessus et un pitbull qui te pisse dessus ?
– Le pitbull, tu le laisses finir. »
 
Les revenues :
 
C’est un « cad’sup » qui ouvre la porte de sa BMW lorsqu’un camion arrive brusquement et arrache la portière de sa voiture.
Le policier se rendant sur la scène de l’accident voit le BCBG affolé, se plaignant amèrement des dommages causés à sa dispendieuse voiture :
« Regardez ce qu’ils ont fait à ma Bé-êêême ! » gémit-il.
Le policier lui répond sèchement :
« – Vous les snobs, vous êtes tellement matérialistes que cela me rend malade ! Vous pensez tellement à votre « Béé-êêême » que vous ne vous rendez pas compte que votre bras gauche a été sectionné !
– NOOOOONNNNN ! » Hurle le bonhomme en voyant son bout de bras ensanglanté…
« Où est ma Rôôô-LEX ? »
 
Une petite fille demande à sa mère :
« – Maman, comment l’espèce humaine est-elle apparue ?
– Dieu fit Adam et Ève et ils eurent des enfants. C’est ainsi que l’espèce humaine est apparue. »
Deux jours plus tard, la petite fille pose la même question à son père.
« Bien, il y a très longtemps existaient les singes. Au fil des années ils se transformèrent pour devenir des hommes. C’est ainsi qu’est apparue l’espèce humaine. »
Confuse, la petite fille retourne voir sa mère :
« – Maman comment se fait-il que tu m’aies dit que l’espèce humaine a été créée par Dieu et que papa m’affirme qu’elle vient du singe ?
– C’est que moi je t’ai parlé de l’origine de ma famille et ton père de la sienne ! »
 
Une femme se rend au bureau du journal local pour faire publier l’annonce de son mari qui vient de décéder.
Le responsable dit :
« Pour placer une annonce, il y a des frais de 0,50 € par mot. »
La dame réfléchit un peu et dit :
« D’accord, dans ce cas, inscrivez ceci : « Décédé : Fred Leblanc. » »
Le responsable, amusé par la tentative d’économie de la dame, rajoute :
« – Chaque annonce doit avoir au minimum 8 mots !
– Oh ! Dans ce cas, inscrivez : « Décédé : Fred Leblanc. Clubs de golf à vendre. » »
 
Merci encore à toutes et à tous !
Bon week-end !
 
I3

jeudi 5 octobre 2017

Un dimanche dément


Catalogne, Marseille, Las Vegas…
 
Et « Paris-sur-la-Seine » sans bagnole : Un flop qui a dû encombrer les accès à la kapitale ! Merci pour les banlieusards, les commerces qui font l’effort d’ouvrir le jour du Seigneur et les transports en communs surchargés.
Figurez-vous que je ne me suis pas senti concerné par ce dernier aspect : J’étais entre Monaco et London. Mais « ma nichée » a eu le loisir de pester devant les diktats de quelques ahuris nés pour emmerder étronner leurs contemporains dès qu’ils se font élire par des bobos inconscients, eux-mêmes nés pour faire caguer les mêmes qui ne sont pas de leur bande !
Ah les limites de la démocratie… Même Socrate s’interrogeait déjà à son époque reculée et antérieure !
 
Vous savez quoi, dans ce magnifique pays de « Gauloisie-qui-paye » pour tout ça en monnaie sonnante et trébuchante (57 % de toutes les richesses produites tous les ans), le plus dramatique ça reste que les autorités soient finalement incapables de faire appliquer les lois qu’elles édictent elles-mêmes : Regardez ce tunisien entré en « Gauloisie-manchote » en 2003, qu’on pique à plusieurs reprises comme d’un vulgaire voyou des zones blafardes de banlieue encore le vendredi qui précède à Lyon et qui se retrouve à égorger, poignarder deux gamines sur les quais de Saint-Charles à Marseille…
C’est encore plus dramatique à Las Vegas quand un cinglé tire des rafales sur les spectateurs d’un concert de country, faisant un vrai massacre.
Peut-être qu’il n’aimait tout simplement pas ce style de musique…
Un massacre innommable, gratuit, dramatique.
Et le plus dingue, ça reste Daech qui revendique, alors que selon toutes vraisemblances ça n’a rien à voir : Totalement décribilisé !
J’éructe tout seul dans mon coin devant tant de démence, mais je n’y peux hélas rien.
Les effets de la démocratie devenue impuissante ?
 
Justement à Barcelone, martyrisée il y a encore peu par des vrais « fous de Dieu », eux ils ont compris : Ils ont voté – dans les violences policières inutiles – pour reprendre leur destin politique (au sens de la « vie de la cité ») en main : Les carences de l’État espagnol, vous croyez ?
Et là, ça m’amuse…
Je me souviens encore, de si loin, de mes « cousins-natios-Corsi », qui sans faire de bruit actuellement avancent dans l’espace « Jupitérien ».
Vous vous souvenez, pour celui qui occupe le palais de l’Élysée, la souveraineté doit être continentale, Européenne et la démocratie seulement … au niveau local.
On ne sait pas encore s’il s’agit des communes ou des régions. En attendant les catalans ont décidé pour lui que la démocratie est régionale, point-barre.
Ah les catalans ! On en a eu un « premier-sinistre » pendant des années en l’hôtel de Matignon de « Gauloisie-merveilleuse » et voyez donc ce qu’il est devenu : Barbu lui aussi !
Gag.
 
La Catalogne ? Un traquenard dans lequel « Mariano Rabat-joy », le premier ministre hispanique, s’est enfoncé par entêtement à vouloir utiliser la force pour empêcher la tenue d’une consultation constitutionnellement illégale.
Pas de doute : C’est illégal en vertu de la loi espagnole.
La solution consiste à changer la loi, non ?
850 blessés plus tard, le « OUI » l’emporte avec 90 % des bulletins : Indiscutable raz-de-marée.
Fort de cette victoire médiatique et électorale, le chef de l’exécutif catalan s’empresse de pousser son avantage et de réclamer une médiation internationale supervisée par … l’Union européenne pour résoudre la crise avec Madrid.
Ah la souveraineté européenne !…
Car au-delà des conséquences d’une sécession formelle et unilatérale, la démarche s’apparente à un chemin sans retour. Autrement dit, plus malins, les séparatistes catalans ont tout intérêt à exacerber les tensions et les affrontements avec Madrid, comme le montre leur appel à la grève générale de mardi et l’intervention de leur Roy à eux.
Tout reste donc à faire ?
 
Car certains s’alarment déjà d’une émulation sécessionniste qui pourrait déstabiliser l’ensemble du continent Européen et réveiller de vieilles idées en Écosse, en Ulster ou dans les Flandres-Belges.
Et curieusement la Catalogne avait assuré qu’en cas de victoire du « oui », « son Boss » déclarerait l’indépendance de la Catalogne, région stratégique au cœur de l’Europe représentant 19 % du PIB espagnol, dès le lendemain.
Ce qui n’a pas encore fait.
 
Et les sanctions judiciaires pourraient tomber. L’ensemble de l’exécutif catalan est déjà visé par une enquête pénale pour « désobéissance, prévarication et détournement de fonds publics », en lien avec le coût de l’organisation du référendum d’autres pour sédition.
Le 25 septembre, le procureur général espagnol avait suggéré que l’arrestation de « Carles Puit-deux-monts » et reste une possibilité, même si elle n’était pas envisagée dans l’immédiat. Et certains ont appelé à l’utilisation par Madrid de l’article 155 de la Constitution qui lui permet de suspendre l’autonomie de la Catalogne.
Bras de fer…
Cette confrontation politique est considérée en Espagne comme la pire crise politique vécue par le pays depuis le Coup d’État militaire avorté de 1981.
C’est dire…
 
Solution ? « Carles Puit-deux-monts », pas si kon que ça, a déclaré qu’il était prêt à discuter avec le gouvernement fédéral afin d’organiser un référendum « légal » celui-là, sur l’indépendance de la Catalogne. C’est dans ce cadre que le « séparatiste-catalan », sans adresser son message à une institution en particulier, évoque spécialement l’Union européenne.
« Celui qui acceptera de se charger de cette médiation sait qu'il pourra compter sur la volonté de la partie catalane d’y participer et de dialoguer… et à partir de ce moment-là, une attitude active de suivi et d’intérêt de la part de l’Union européenne serait logique », a-t-il ajouté.
« Manu Jupiter », tu es où ?
On te cause, là !
 
Rappelons que l’Espagne est déjà exposée dans le nord à l’indépendantisme d’une partie de la société basque. Et après les violences de dimanche, l’ONU et la Commission européenne ont été amenées à réagir, ainsi que plusieurs pays européens.
Les catalans revendiquent effectivement le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » reconnu par la Charte des Nations-Unies.
Bon… les Kurdes attendront encore un peu, vous savez. Alors pourquoi pas les catalans ?
Déjà qu’ils ne parlent pas la même langue qu’à Madrid… mais comptent heureusement en Euros (mètre, litre et kilogramme, alors que les britanniques comptent en Livre, yard, pinte et pound)…
Et le gouvernement espagnol d’en dire que : « Si quelqu’un prétend déclarer l’indépendance d’une partie du territoire par rapport à l’Espagne (…), il faudra faire tout ce que permet la loi pour que ce ne soit pas ainsi », a indiqué lundi le ministre espagnol de la Justice.
 
De son côté Bruxelles a appelé au retour du dialogue, alors que les deux camps ont suivi jusqu’à présent une ligne dure. « Au regard de la Constitution espagnole, le vote (de dimanche) en Catalogne n’était pas légal », a rappelé devant la presse le porte-la-parole de l’exécutif européen, réitérant la position habituelle de Bruxelles, en ligne avec celle de Madrid. Mais après ce préalable, la Commission est allée plus loin qu’elle ne se l’était autorisée jusque-là : « Nous appelons tous les acteurs pertinents à passer rapidement de la confrontation au dialogue ».
« La violence ne peut jamais être un instrument en politique », a ajouté le « porte-la-parole ».
Il s’est toutefois refusé à répondre à la question de savoir si la Commission condamnait spécifiquement les violences policières qui ont fait de nombreux blessés dimanche en Catalogne, où 10.000 membres des forces de l’ordre avaient été envoyés en renfort selon le journal « El Pais » (dont acte !), tout en ajoutant qu’il fallait aussi respecter « les droits fondamentaux des citoyens ».
Du coup le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, le fameux prince Zeid Ra'ad Al Hussein – lui aussi « barbu », né Jordanien et musulman hachémite –, a été un peu plus loin lundi : « Je suis très perturbé par la violence dimanche en Catalogne. (…) J’exhorte les autorités espagnoles à garantir des enquêtes complètes, indépendantes et impartiales sur tous les actes de violence ».
« Les interventions policières doivent être en tout temps proportionnées et nécessaires », a-t-il ajouté. « Je crois fermement que la situation actuelle devrait être résolue par le dialogue politique, dans le plein respect des libertés démocratiques », a-t-il relevé.
Quadrature du cercle.
 
Ce sont là les défis du monde résumé en quelques heures par l’Histoire des hommes dans ce petit-village qu’est la planète.
D’un côté des cinglés, manifestement instrumentalisés et « récupérés » par d’autres déments archaïques qui s’imaginent que la planète est au cœur de toutes les attentions du Divin et massacrent en son Nom en toute illégalité ;
De l’autre, des citoyens « normaux » qui ne s’expriment qu’avec des bulletins de vote et sans kalachnikov ;
Au centre, des États impuissants à régler, par la loi et l’autorité démocratiquement déléguée par leurs peuples, les aspirations des uns et des autres.
C’est encore un « truc » qui va conforter votre « Jupitérien-Gauloisien » et derrière lui les « maîtres du monde » qu’on ne peut décidément rien confier aux peuples et surtout pas leur avenir.
« L’Hispanie », souvenez-vous de « Podemos ».
La « Ritalie », souvenez-vous de « Berlu-la-quéquette-sauvage-en-liberté » qui a accouché d’un monstre nommé « 5 étoiles ».
La « Britannie » qui décoiffe avec son « Brexit » surprise.
Sans même parler d’un « Mac-Donald-Trompe », porté par une campagne « populiste » qui va devoir s’appuyer sur Pékin pour se faire s’effondrer le régime de Corée-du-Nord et éviter un conflit nucléaire…
Et maintenant tous les « séparatistes » d’Europe qui regardent avec envie les Catalans et se mettent à rêver d’indépendance.
Et de délitement des « États-nations » devenus incompétents…
 
Mais oui, l’indépendance est en cours, en « Corsica-Bella-Tchi-Tchi », en Septimanie, en Irlande, en Écosse, en Wallonie ou chez les Bataves-belges, demain dans le Piémont, la Sicile, la Sardaigne et je ne sais où encore.
Ils vont bâtir une Europe des régions et non plus des nations : C’est plus facile de prendre des groupes de 5 à 6 ou 10 millions de citoyens que des populations 8 à 10 fois plus nombreuses (question de masse et de lois des grands-nombres) et à travers des organisations supranationales à l’échelle d’un continent, d’organiser les règles d’échange et de « vivre ensemble » entre « particularités » régionales.
Vaste programme, mais il est manifestement en cours sous nos yeux.
 
Vont-ils y parvenir ? Oui, justement, en s’appuyant sur les « peuples-mosaïques » aux histoires et cultures parfois si différentes, dans un empire mondial unifié d’abord en 4 ou 5 blocs.
C’est probablement le cours de l’Histoire, mais c’est aussi un autre sujet.
En attendant, dimanche dernier a bien marqué les carences de nos systèmes de démocraties électives : Et ça, ça conforte les mondialistes !

mercredi 4 octobre 2017

La pilule empoisonnée


Des « portes & fenêtres » en passant par l’IGF à la « TSER »
 
Ou « Taxation sur le train de vie et signes extérieurs de richesse » dit de l’article 168 (du Code général des impôts), on en revient par un détour dément à l’IFI (futur « Impôt sur la Fortune Immobilière ») aux contours si mal définis.
Fabuleux la trisomie ambiante chez les autistes-trisomiques des « sachants » !
Ce qui reste étonnant, c’est que personne n’avait jusque-là soulevé le lièvre chez les « En-Marche-même-pas-en-rêve ».
Et notez que je me suis bien gardé de leur ouvrir les yeux la dernière fois que j’ai abordé le sujet, des fois que ça leur donne des idées…
 
Je ne me souviens plus de mon cours – en annexe – sur l’histoire de la fiscalité quand il s’agissait d’ouvrir les yeux de mes étudiants-boutonneux sur le système fiscal de la « Gauloisie-confiscatoire » en niveau « Bac +++++ ». Certes, pas de souci pour leur expliquer l’Ancien-régime et ses taxations sur les « portes & fenêtres » : On n’avait pas de cadastre à cette époque reculée et on ne comptait pas de la même façon – je veux dire avec les mêmes unités de mesure – du nord au sud, de l’est à l’ouest du royaume…
Je crois me souvenir que la IIIème République – après le second empire – a tenté d’améliorer les choses en recherchant des critères de taxation « équitables », valables pour tout le monde, où que vous créchiez.
Puis, la guerre. La « grande ».
Il a fallu inventer en urgence l’impôt sur le revenu. Mais subsistait encore un régime périphérique de taxation sur les « dépenses notoires ».
Qui a dû être figé autour des années 20 (peut-être : Mon trou de mémoire du moment).
Lui-même a été reconduit sous l’ancien article 180 du CGI par voie d’ordonnance en 1945, puis par la loi de finances du 30 décembre 1958 (LF 1959).
Jusqu’à nouvelle codification autour de 1986 (crois-je encore pouvoir me souvenir avec quelques réserves…).
 
Il faut dire qu’on venait d’inventer l’IGF : Impôt sur les Grandes Fortunes, une promesse électorale – si je ne m’abuse – du candidat « Mythe-errant » et que celui-ci avait été abrogé dès la première cohabitation (d’avec « le Chi ») puis rétabli sous la forme de l’« ISF », Impôt de Solidarité sur la Fortune.
Depuis, jamais abrogé…
« L’Impôt Stupide Français » selon le mot d’un belge célèbre…
Promesse du candidat « Manu-Mak-Rond » : Il doit être transformé en « IFI ».
Aaaah putain de gourgandine ! Et les lingots d’or ?
Les yachts, le « petit-personnel » de maison ?
Et je rajouterai les Degas, Picasso, Monet, Cézanne & Cie ?
(Mais je suis le seul à en causer, alors qu’on veut « réorienter » l’épargne dans l’investissement « productif » en l’exonérant d’IFI, celui qui était exonéré d’ISF quand il était « professionnel »…)
Trop drôle !
 
Petit rappel du contenu du décret n°2017-698 du 2 mai 2017, procédure déclenchée uniquement par un « inspecteur divisionnaire »…
« art. 1
1. En cas de disproportion marquée entre le train de vie d'un contribuable et ses revenus, la base d'imposition à l'impôt sur le revenu est portée à une somme forfaitaire déterminée en appliquant à certains éléments de ce train de vie le barème ci-après, lorsque cette somme est supérieure ou égale à 45.452 € ; cette limite est relevée chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu :
ELEMENTS DU TRAIN DE VIE
BASE
1. Valeur locative cadastrale de la résidence principale, déduction faite de celle s'’appliquant aux locaux ayant un caractère professionnel : Cinq fois la valeur locative cadastrale.
2. Valeur locative cadastrale des résidences secondaires, déduction faite de celle s’appliquant aux locaux ayant un caractère professionnel : Cinq fois la valeur locative cadastrale.
3. Employés de maison, précepteurs, préceptrices, gouvernantes :
– pour la première personne âgée de moins de 60 ans : 4.600 €
– pour chacune des autres personnes : 5.700 €
La base ainsi déterminée est réduite de moitié en ce qui concerne les personnes employées principalement pour l’exercice d’une profession.
Il n’est pas tenu compte du premier employé de maison.
Il est fait abstraction du second employé de maison lorsque le nombre des personnes âgées de 65 ans ou infirmes vivant sous le même toit est de quatre au moins.
4. Voitures automobiles destinées au transport des personnes :
La valeur de la voiture neuve avec abattement de 50 % après trois ans d’usage.
Toutefois, la base ainsi déterminée est réduite de moitié en ce qui concerne les voitures appartenant aux pensionnés de guerre bénéficiaires du statut des grands invalides, ainsi qu’aux aveugles et grands infirmes civils titulaires de la carte “ mobilité inclusion ” portant la mention “ invalidité ” prévue à l'article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles.
Elle est également réduite de moitié pour les voitures qui sont affectées principalement à un usage professionnel. Cette réduction est limitée à un seul véhicule.
5. Motocyclettes de plus de 450 cm3 : La valeur de la motocyclette neuve avec abattement de 50 % après trois ans d'usage.
6. Yachts ou bateaux de plaisance à voiles avec ou sans moteur auxiliaire jaugeant au moins 3 tonneaux de jauge internationale :
– pour les trois premiers tonneaux : 1.140 €
– pour chaque tonneau supplémentaire :
– de 4 à 10 tonneaux : 340 €
– de 10 à 25 tonneaux : 460 €
– au-dessus de 25 tonneaux : 910 €
Ce barème est quintuplé pour les bateaux de plaisance battant pavillon d'un pays ou territoire qui n’a pas conclu avec la France de convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
Le nombre de tonneaux à prendre en considération est égal au nombre de tonneaux correspondant à la jauge brute sous déduction, le cas échéant, d'un abattement pour vétusté égal à 25 %, 50 % ou 75 % suivant que la construction du yacht ou du bateau de plaisance a été achevée depuis plus de cinq ans, plus de quinze ans ou plus de vingt-cinq ans. Le tonnage ainsi obtenu est arrondi, s’il y a lieu, à l’unité immédiatement inférieure.
(Rappelons que le tonneau est une mesure de contenance « hors d’eau », dessus-dessous…)
7. Bateaux de plaisance à moteur fixe ou hors-bord d'une puissance réelle d'au moins 20 CV :
– pour les vingt premiers chevaux : 910 €
– par cheval-vapeur supplémentaire : 69 €
Toutefois, la puissance n’est comptée que pour 75 %, 50 % ou 25 %, en ce qui concerne les bateaux construits respectivement depuis plus de cinq ans, quinze ans et vingt-cinq ans.
Ce barème est quintuplé pour les bateaux de plaisance battant pavillon d’un pays ou territoire qui n’a pas conclu avec la France de convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
8. Avions de tourisme : par cheval-vapeur de la puissance réelle de chaque avion : 69 €
9. Chevaux de course âgés au moins de deux ans au sens de la réglementation concernant les courses :
– par cheval de pur-sang : 4.600 €
– par cheval autre que de pur-sang et par trotteur : 2 700 €
10. Chevaux de selle : par cheval âgé au moins de deux ans à compter du second cheval : 1.370 €
11. Location de droits de chasse et participation dans les sociétés de chasse
Deux fois le montant des loyers payés ou des participations versées lorsqu'il dépasse 4.600 €.
12. Clubs de golf : participation dans les clubs de golf et abonnements payés en vue de disposer de leurs installations : Deux fois le montant des sommes versées lorsqu’il dépasse 4.600 €.
Les éléments dont il est fait état pour la détermination de la base d'imposition sont ceux dont ont disposé, pendant l’année de l'imposition, les membres du foyer fiscal désignés aux 1 et 3 de l'article 6.
Pour les éléments dont disposent conjointement plusieurs personnes, la base est fixée proportionnellement aux droits de chacune d’entre elles.
Les revenus visés au présent article sont ceux qui résultent de la déclaration du contribuable et, en cas d'absence de déclaration, ils sont comptés pour zéro.
2. (Abrogé : La sur-taxation  de 50 % réputé anticonstitutionnelle).
2 bis. La disproportion marquée entre le train de vie d’un contribuable et ses revenus est établie lorsque la somme forfaitaire qui résulte de l’application du barème prévu au 1 excède d’au moins un tiers, pour l’année de l’imposition, le montant du revenu net global déclaré y compris les revenus exonérés ou taxés selon un taux proportionnel ou libérés de l'impôt par l'application d'un prélèvement.
3. Le contribuable peut apporter la preuve que ses revenus ou l’utilisation de son capital ou les emprunts qu’il a contractés lui ont permis d'assurer son train de vie. »
 
Et de préciser que ces éléments de train de vie sont pris en compte dès lors que le contribuable en a bénéficié, même s’il n’est pas le propriétaire ou le titulaire en titre.
Par conséquent, la procédure de taxation sur « les signes extérieurs » ne peut être enclenchée – par un « inspecteur divisionnaire » – que si les deux conditions suivantes sont réunies :
1. L’évaluation forfaitaire, calculée par l’administration, doit être supérieure à 45.452 € (seuil variant chaque année).
2. L’évaluation forfaitaire doit être supérieure d’au moins un tiers au montant du revenu net global déclaré par le contribuable.
D’où l’intérêt, soit de déclarer des revenus imposables (éviter les déficits globaux), soit de n’avoir pas de « signes extérieurs de richesses », même indirectement (détenus par une personne morale), soit de fuir le pays…
Simple, non ?
En revanche, vos collections d’art et d’antiquité, vos piécettes et lingots en or et autres bijoux, les collections de chaussures et de robes signées de Madame, les grands crus sis dans votre cave, vos immeubles de rapports (même déficitaires) vos avoirs en titre et autre support d’épargne, vos biens dissimulés à l’étranger, ça ne rentre pas en compte.
Sauf à l’ISF, mais plus au futur « IFI »…
Charmant, non ?
 
Notez que la procédure n’est pas appliquée quand la disproportion entre le train de vie et les revenus déclarés s’explique par la situation particulière du contribuable : Contribuable ayant bénéficié d’une succession ou d’une donation, contribuable vivant en « consommant » son patrimoine, faiblesse du revenu déclaré s’expliquant par l’imputation de déficits ou de dépenses non répétitives, etc.
Personnellement, pour avoir été un spécialiste des « revenus non-imposables », je n’ai pas eu à relever de décision jurisprudentielle confirmant leurs inclusions.
J’attends toujours…
Et puis notez qu’en l’absence de déclaration – ou de déclaration manifestement erronée – le fisc gauloisien peut toujours vous taxer forfaitairement à l’initiative d’un simple « inspecteur-sans-grade ».
 
Un système finalement « inique » : Quelle que soit l’origine de votre « train-de-vie », fortune personnelle ou non, vous êtes de toute façon imposés en amont, au moment où « ça rentre » dans votre patrimoine (IR, prélèvements à la source ou droits de donation/succession).
C’est imposé quand « ça ressort » (TVA sur vos dépenses), et encore quand vous le détenez (ISF, fiscalité locale).
Vous pouviez échapper à une seconde taxation (cf. ci-dessus) quand vous prouviez que vous « bouffiez » votre capital. Désormais ça risque d’être impossible (même quand il s’agit d’œuvres d’art … « productives » ?)
 
Car dans cette question d’impôt sur la fortune, le gouvernement est mal embarqué. C'est la poisse doublée du sparadrap du célèbre capitaine Haddock (lien n’ayant rien à voir), autrement dit l’hostilité sociétale et le risque de rémanence électorale négative.
L’IFI limité aux biens immobiliers n’est – au départ – qu’un propos de campagne électorale. Partant d’une idée simple (la distinction entre le mobilier et l’immobilier), nous savons bien que notre fiscalité a l’art de suer la complexité, à grosses gouttes : La preuve !
Ainsi, que pensez de la future taxation des SCPI (la pierre-papier) ou des SA à prépondérance immobilière qui devraient être intégrées, par nature, à l’IFI (mais pas à l’ISF quand il s’agit de biens qualifiés de « professionnels »).
Certes, mais comment fera-t-on si votre contrat d’assurance-vie libellé en unités de compte (qui sera donc hors « IFI ») comporte, de temps en temps suivant les arbitrages de l’établissement teneur, des quotités de parts de SCPI ?
 
Autre écueil, comment trouver la juste base fiscale d’une SCI par ailleurs détentrice d’actifs financiers dans les limites de son objet social ?
Autant d’exemples qui sont annonciateurs de deux éléments : Une discussion parlementaire laborieuse où certains députés LREM en mal de notoriété vont probablement vouloir amender « vraiment » le projet du gouvernement et une source de contentieux interprétatifs une fois que l’Administration fiscale s’emparera de l’ensemble du texte qui sera soumis, comme tout texte fiscal, à la notion toujours délicate d’abus de droit (article 64 du Livre des Procédures Fiscales).
Je ne raconte pas le boulot de l’avocat-fiscaliste…
Déjà que ce n’est pas un métier « simple ».
Passons.
 
Pour compliqué encore la copie, il a par ailleurs déjà été évoqué que les revenus fonciers soient intégrés dans l’assiette de l’IFI dont on ne sait plus, de surcroît, s’il conservera le plafonnement à 75 % (impôts sur le revenu et fonciers rapportés à l’ISF théorique) qui est une planche de salut pour bien des assujettis retraités…
Qui vont se prendre en pleine gueule l’augmentation de la CSG sans aucune compensation possible alors qu’on veut aussi leur imposer une réduction de leurs loyers encaissés.
Moi, j’admire la « transformation-jupitérienne » en cours.
 
En clair, on va créer l’IFI, abroger l’ISF et alourdir une kyrielle de taxes sur les yachts ou les automobiles de luxe (qui supportent déjà divers mali).
Peut-être serait-il bon de garder également à l’esprit que les taux actuels de taxation (qui ne vont pas changer) ont été édictés lorsque les rendements nets d’un bien immobilier étaient supérieurs, du fait de l’inflation galopante d’alors, à la période actuelle…
 
Une chose est certaine, le gouvernement va inventer la notion de « taxes supplétives » (ça n’était pas une « promesse de campagne »), autrement dit celles qui auront pour objet de faire accepter la réforme de l’ISF à l'opinion publique.
Quant à la justice sociale, cet impôt va vite démontrer ses limites et sa portée équivoque surtout si le plafonnement à 75 % ou l’abattement de 30 % sur la résidence principale sont modifiés.
Il n’empêche, globalement, les classes moyennes – celles qui possèdent leur pavillon plus une « cabane » à la plage – devraient pouvoir tirer les marrons du feu.
Pour les autres, ça ne changera strictement rien (hors la recherche de financements complémentaires).
 
Quand même incroyable : On se souvient de la taxation d’après les « dépenses personnelles ostensibles ou notoires ». Le dispositif est mort mais a survécu celui des « signes extérieurs de richesse ».
En fait, pour les « vieux de la vieille » parmi les fiscalistes – pas trop atteint par « Alzheimer » comme moi – ceux qui ont connu la période glaciale des dinosaures fiscaux, ça rappelle l’époque où l’administration fiscale taxait les contribuables à la tête du client. C’était l’époque heureuse des forfaits de bénéfices industriels et commerciaux, agricoles et des évaluations administratives de bénéfices non commerciaux.
Mais c’était aussi l’époque terrifiante de la taxation d’office d’après les dépenses personnelles ostensibles ou notoires (ancien article 180 du CGI) ou d’après les signes extérieurs de richesse (article 168 du CGI), sur des bases que le contribuable ne pouvait pas contester.
On pensait que cette époque était largement révolue : Le forfait individuel a été supprimé. La taxation d’après les « dépenses personnelles ostensibles ou notoires » a été supprimée par la loi Aicardi, après avoir été blessée à mort par le Conseil d’État.
 
Eh bien, pas du tout : Le BUG « Mak-Ronnien » va probablement ressusciter un dispositif antédiluvien, issu tout droit des « portes & fenêtres » de l’Ancien régime.
Vous en avez de la chance, les jeunes, de rencontrer cette part d’arbitraire dans les évaluations, juste pour faire cracher « le possédant ».
Alors que l’irremplaçable « Déesse-Khâ » en disait que « l’ISF gêne les millionnaires, pas les milliardaires. »
 
Et personnellement, ce que je regrette c’est qu’en matière de « grand-soir-fiscal », on passe complètement à côté, une fois de plus.
On aurait pu supprimer le « bidule », mettre des plancher tellement haut qu’on aurait même pu y faire rentrer les « biens professionnels » et/ou les « œuvres-d’art & antiquités », ou au contraire baisser les plafonds, diminuer les taux ou les augmenter, ou encore ne rien faire : Les marges de manœuvres sont considérables.
Bé non : On choisit d’en rajouter une couche !
Merveilleux et je leur souhaite bien du plaisir pour devenir « attractifs » !
Une vraie pilule empoisonnée pour le reste du quinquennat…