En
Marche pour une ripoux-blique !
C’est en tout cas l’impression que ça donne à moins de deux
mois des élections en « Gauloisie-républicaine », vue de
« Ritalie ».
Et ça ressemble furieusement à du grand n’importe-quoi, à un
vaste suicide-politique : Tous pourris.
Alors autant essayer des hommes neufs : C’est
évidemment ce qui va se passer dans moins de 2 mois.
Et question « déjantement », ils s’y entendent : Prenons
le cas du député « BBR », « Gilou-Colle-art », candidat à
sa propre succession en juin prochain.
Celui-là dépose lui-même une proposition de loi devant le
Bureau l’Assemblée nationale le 20 février dernier demandant la suspension de
poursuites engagées contre… lui-même.
Le texte explique que des poursuites ont été engagées par le
parquet de Nanterre à l’encontre du secrétaire général du Rassemblement Bleu
Marine, pour « diffusion d’images à
caractère violent de nature à porter atteinte à la dignité humaine »,
en référence à une photo postée le 16 décembre 2015 sur son compte
« Twister » d’un homme, « visiblement
décédé, allongé et bras liés sous le dos, avec le visage ensanglanté ».
Une image que l’intéressé avait accompagnée d’un commentaire
: « Bourdin compare le FN à Daesh :
Le poids des mots et le choc des bobos ! », puis d’un autre : « Derrière les mots, il y a les images : On ne
fait que montrer l’ignominie des comparaisons haineuses qui nous assimilent à
des tueurs ! ».
Selon cette proposition de loi, un courrier du ministre de
la Justice demande à l’Assemblée nationale de lever son immunité parlementaire.
Or, après avoir fait valoir que cette photographie n’avait « fait l’objet d'aucune censure de la part des
autorités (…), qu’aucune association de protection de
protection des droits de l’Homme ni particulier » n’avait déposé
plainte contre lui, et que par conséquent ses deux « twists »
n’avaient provoqué « aucune
manifestation ni aucun trouble à l’ordre public », il s’étonne de la
suite donnée à cette affaire, plus d’un an après, rappelant qu’une enquête
préliminaire avait déjà été ouverte au moment des faits.
Dénonçant une « démarche
anachronique, artificielle et abusive » pour des « twists » « tombés dans l'oubli », le député demande donc à l’Assemblée
nationale de rejeter la demande de levée d’immunité parlementaire par la voie d’une
loi nouvelle le visant personnellement.
Avant de dénoncer le « caractère suspect » de ce qu’il considère être une « orientation géographique des poursuites »,
ainsi qu’une demande « déloyale »
et « pas sérieuse ».
Car « la
proximité d’élections présidentielles et législatives démontre le caractère déloyal de la demande
de levée de son immunité parlementaire dans le dessein bien compris de le
discréditer auprès des électeurs de sa circonscription », conclut le
texte.
Hein, il faut avoir le culot de l’oser, n’est-ce pas, se
croyant tout permis…
Et permettez-moi de m’interroger : Lui l’avocat, il a
oublié qu’une loi ne vise jamais des personnes dénommées, identifiées.
Seul un décret ou une ordonnance peuvent le faire, même si
parfois la loi, rédigée d’une façon générale prévoit de telles conditions qu’elle
ne s’applique qu’à un seul…
Lui en dit que cette initiative a été faite pour « emmerder les imbéciles (…) et montrer l’action liberticide du
gouvernement. »
D’autant qu’il est à noter que cette proposition de loi ne
pourra jamais être examinée, la session parlementaire s’étant terminée le 26
février…
Un trait d’humour alors ?
Pas bien sûr : Plutôt une nature de faire de la
politique qui présume du futur.
Parce que ce n’est pas un acte isolé et chacun aura en tête
les poursuites judiciaires contre « Marinella-tchi-tchi » et quelques
personnes de son entourage direct : L’affaire des faux-attachés
parlementaires européens, mais tout autant des surfacturations des
« matériels de campagne » vendus par son micro-parti à aux
candidats-militants portant « ses » valeurs et couleurs…
Naturellement, ça vous rappelle les magouilles présumées de
« Bling-bling » pour financer sa campagne de 2007, puis celles plus
certaines pour sa campagne 2012… 2017, il n’aura pas eu l’occasion.
Mais on peut également rapprocher les éléments du
« Pénélopegate » qui visent « Fifi-le-voyou » et de
rapidement conclure que tout ce petit monde-là navigue depuis des décennies en
« eaux-troubles » au jeu de « piquer le pognon d’autrui ».
On dirait même qu’ils se soutiennent mutuellement dans leurs
dérapages…
D’ailleurs la ligne jaune aura été franchie avec maestria
par « Marinella-tchi-tchi » quand elle met en cause les
fonctionnaires : « Je veux dire aux
fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les
pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des
persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de
participer à de telles dérives.
Dans quelques semaines,
ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection.
Mais ses fonctionnaires,
eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu
leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote. »
Autrement dit, je me prépare à en faire autant voire pire et la liste s’allonge.
Inquiétant, non ?
On dirait du « Tonton-jojo-marché » quand il s’en
prenait à « Aile-Ka-bâche », façon procès staliniens et qui aura eu sa tête
en 1981…
Oui, à l’évidence, c’est terrifiant (mais notez que vous
étiez prévenus) : Chassez le naturel, il revient au galop (en aurait dit
ma Grand-mère, celle de « mon
cimetière »).
Qui devrait inciter à conclure que le « F.Haine »
ne pourra jamais espérer devenir le « Air-pet-Air » de demain, un
grand parti de la droite populaire…
D’abord, le « F.haine » n’est pas gaulliste. Le
gaullisme est patriote, aime et défend sa patrie… Le « F.haine » est
nationaliste (c’est marqué dessus) ce qui revient à n’accepter les nations que
dans un concert de compétitions haineuses entre-elles.
Il y a des nuances comme ça qui échappent à beaucoup trop de
monde…
Ensuite le « Air-pet-air » n’est plus depuis « Le
Chi » : Il a été une union pour une majorité présidentielle (ce qui
avait un sens), puis une union pour une majorité populaire (ce qui n’avait plus
de sens) et enfin a été transformé en « Républicains-démocrates »
par « Bling-bling » (ce qui est ridicule).
Par ailleurs, constatons qu’aux portes du pouvoir, toujours,
la nature de l’extrême droâte reprend le dessus !
C’est plus fort qu’elle. Il faut qu’elle montre son vrai
visage, comme pour mieux dissuader les électeurs de lui confier le pouvoir.
Évidemment, les fonctionnaires intéressés ont réagi (exactement
comme quand ils se sont faits épinglés par leur « mur des kons ») :
Interrogée la présidente du Syndicat de
la Magistrature, ancré à gauche, a dénoncé la « montée en agressivité » de « Marinella-tchi-tchi »
qui voit « l’étau judiciaire se
resserrer autour d’elle ».
Dans un communiqué officiel diffusé lundi dernier, le
Syndicat de la Magistrature a également dénoncé « les manœuvres de déstabilisation de la justice ».
« Au mépris
affiché pour la justice viennent de s’ajouter des menaces édifiantes : Après
avoir refusé de se rendre à sa convocation, (elle) promet, si elle accédait au pouvoir, de demander des comptes aux
policiers et aux juges en guise de représailles ». De fait, elle s’en était
directement pris à la magistrature affirmant qu'ils étaient là pour « appliquer la loi », pas pour « l’inventer ».
La loi commune, rien que la loi, mais toute la loi…
Hein, comme « Colle-art » de chez « BBR »
qui l’invente, rien de plus !
Passons.
Et venons-en à mon propos du moment : Comment en est-on
arrivé là ?
La responsabilité de ce tohu-bohu politico-judiciaire est en
fait à partager avec « Fifi-le-voyou » accusant le gouvernement de
créer les conditions d’un climat de quasi-guerre civile. Les « Républicains-démocrates »
ont pris le même train derrière leur « leader-surprise » et continuent
de faire la courte-échelle au « F.haine », pour le plus grand bénéfice
de « MacRond ».
En faisant dans le factieux, l’héritière du « borgne-de-San-Cloud »,
en s’en prenant aux fonctionnaires qui ne collaboreraient pas avec le « F.haine »
fait écho à « Fifi-le-voyou » qui lui s’en prend lui aux
fondements républicains : « J’accuse
solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les
conditions d’un exercice serein de la démocratie ».
Voire encore : « Ils
portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays
un climat de quasi-guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes ».
Quasiment les mêmes mots…
En proclamant ainsi que le gouvernement est coupable de
laisser se développer un climat de quasi-guerre civile, peut-on mieux nourrir « Marinella-tchi-tchi » ?
C’est une légitimation de celle-ci. Un écho sublime.
Un jeu de miroir. Une reconnaissance mutuelle…
Depuis trente ans, la droâte se raconte une histoire fausse
au sujet du « F.haine », qu’elle a fini par penser vérité. Le père, la
fille et la petite-fille, seraient les enfants de « Mythe-errant »
(ce qui est vrai mais reste un peu court à force d’être ressassé) et au-delà de
tous ceux qui, à gôche, n’auraient eu de cesse de diaboliser en vain leur parti,
ne l’attaquant que sur le plan moral, désertant le terrain économique, social
et culturel… par pur trisomie-politique.
Alors qu’il y a de quoi dire et faire : Je l’ai fait
moi-même il y a encore peu, et n’ai créé ce blog « délocalisé », hors
censure, que pour cette raison en juin 2014, constatant l’inefficacité du vieux
logiciel « anti-F.haine » dans l’opinion : Il suffisait d’ouvrir
les yeux pour s’en rendre compte.
« La violence,
l’insulte et la haine se trouvent chez les militants de la cause « anti-F.haine ».
Lesquels lui garantissent de belles perspectives électorales » peut-on
désormais lire dans le Figaro (cet autre torchon de frangins « trois-points »).
Et ce n’est pas faux mais reste incomplet.
La droâte déplore les conséquences dont elle chérit les
causes. Elle oublie que c’est en grande partie du fait de sa propre
droitisation, lent processus de reniement du « Gaullisme » débuté au milieu des
années 80, qu’elle a nourri indirectement le « F.haine » au moins
autant que « Mythe-errant ».
Ce sont ses hésitations, alliance à Dreux pour les
municipales en 1983, puis pas d’alliance ; alliance aux régionales de 1998,
puis pas d’alliance ; « Front républicain », puis « Ni-Ni »
et ainsi de suite, qui ont légitimé peu à peu le projet du « F.haine ».
Faut-il rappeler que la récupération occasionnelle par « Bling-bling »
en 2007 d’une partie de l’électorat frontiste, au nom d’une ligne « Bruissons-du-buisson »
partiellement appliquée, opérée au prix d’une droitisation populiste qui a
laissé une empreinte durable jusqu’en 2012 a conduit a hérité d’un « Tagada-à-la-fraise-des-bois »
à la tête d’un pays à redresser ?
Que l’on entend désormais des « philosophes » nous
expliquer que « si on ne ralentit
pas l’immigration, ce sera la soumission ou la guerre civile », propos
d’ailleurs relayés même par « Le Che » dans son dernier bouquin.
C’est ça la légitimation frontiste…
Qu’au final, ce n’est pas seulement la somme des erreurs de
la gôche qui a engendré le « F.haine-2017 », mais tout autant la somme
des dérives politiques de la droâte guidée par l’opportunisme d’égos surdimensionnés.
Jusqu’à confluer leurs lits pour d’âpres calculs électoraux
désuets…
Ou en voie d’obsolescence.
Tenez, le candidat LRD avait décidé, comme à son
habitude, de s’emparer de l’Élysée sans peine. Combien de fois avait-on
entendu, durant tout le quinquennat de « Gras-Nul-Laid » et jusqu’au
20 novembre dernier, que « le
vainqueur de la Primaire sera le prochain président de la République »
?
Jusqu’à la fin janvier, l’idée était simple : « Tagada-le-discrédité »
ne sera pas au second tour de l’élection présidentielle, pas plus que tout autre
« soce » désigné par la Primaire PS (ce qui se confirme tous les
jours). Donc, il suffit de capitaliser tranquillement sur l’électorat de droâte
et de battre en toute facilité « Marinella-tchi-tchi » au second tour
afin d’accéder à l’Élysée, refaire un 21 avril 2002.
« Fifi-le-voyou » avait ainsi assumé de ne pas
combattre le « F.haine » parce qu’il était sa meilleure assurance-victoire.
Les « soces » déjà hors-jeu, il ne demeurait que lui pour faire
barrage.
La victoire était acquise d’avance, c’était écrit.
Une stratégie autiste qui a volé en éclat pour deux raisons :
La première s’appelle « Manu-MacRond », dont tout indique aujourd’hui
qu’il est en passe de réaliser la mutation historique de l’électorat central,
de gauche et de droite, en grande force de progrès, qui devrait déboucher sur
une version « Gauloisienne » du Parti démocrate américain, se
substituant à un P.Soce devenu obsolète, appelé à devenir la version tricolore
de Syriza, Podemos ou d’autres encore ;
La seconde s’appelle « Fifi-le-voyou », le mauvais
cheval, englué depuis un mois dans l’affaire du « Pénélopegate » aux
multiples rebondissements, qui a révélé le vrai visage du candidat, mais aussi,
en grande partie, la réalité des mœurs de la bourgeoisie gauloisienne de
pouvoir.
De toute façon, « Pénélopegate » ou non, ce que
porte ce candidat-là aurait provoqué son décrochage, car c’est bien la
perception de ce décalage entre la droite « Manif’ pour tous » et les
majorités gauloisiennes qui a finalement conduit « Bébé-Roux
» à conclure son alliance avec « En Marche ! ».
Celui-là fédère largement, jusque même « konne-benne-dite ».
Il est en passe d’inventer la force centrale de prôgrès qui
va prendre la droâte bourgeoise en tenaille avec le « F.Haine » et la
rendre à son tour obsolète, dépassée.
Ou quand « LRD » crée les conditions de son
propre suicide politique, il n’y a qu’à laisser faire. Et cela ne relève finalement
en rien d’un vieux logiciel « anti-F.haine » inefficace, mais d’un
bon vieux logiciel « Mythe-errant-dien 3.0 ».
Efficace. Diablement efficace.
Un suicide-politique collectif des caciques ex-gaullistes
(et pour cause depuis « Bling-bling »), un autodafé du « P.soce »,
un renoncement du centrisme séculaire, c’est une mutation en profondeur, vue de
« Ritalie ».
Parce que quoi ? Les « écololo-bobos »
disparaissent (et se contentent de 70 circonscriptions « possibles » à
venir, un peu comme le PCF dans le programme commun de « Mythe-errant »),
restera « Mes-Luches » le plus abordable des extrémistes de « gôche »,
et « Le Front ».
Au milieu, un nouvel étendard adoubé des puissances
financières, de la technostructure-gauloisienne et de l’eurocratie…
Le pire c’est que tout ça restait finalement très prévisible
(hormis les hommes) et nous n’aurons finalement le choix qu’entre rien ou rien :
Le vide-mou de « MacRond »
et l’enfer de « Marinella-tchi-tchi » qui se précise.
Et je ne sais pas encore s’il faut en rire ou en pleurer…
Notez que pour ma part, sentant le danger dès la sortie d’urne
des élections de 2014, j’avais déjà choisi l’exil plutôt que la déchéance.
Histoire de me faire oublier en mon pays (celui que j’aime
tant et qui me le rend si mal…) en vue de retourner mourir incognito en « Corsica-Bella-Tchi-tchi »,
terre de mes aïeux.