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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 14 juin 2017

Législatives en « Corsica-Bella-Tchi-tchi »


Alors que tout le monde…

… reste encore pantois à la raclée infligée par « REM-même-pas-en-rêve » à toute la classe politique « traditionnelle », résultat de cette soif de visages nouveaux et de bizuts à faire blanchir sous le harnais, il est des nouvelles extraordinaires qui sont complétement passées inaperçues.

La plus drôle, c’est que sur les 370 et quelques candidats-parigots, y’en aurait eu 10 qui n’ont même pas obtenu une seule voix !
Punaise de gourgandine, la niaque des meks… Ils croyaient tellement dans leurs chances qu’ils n’ont pas osé se déplacer pour voter pour eux-mêmes !
En revanche tout le monde aura retenu le score de 4,51 %, « Riton-Guano » (lui au moins, sa famille s’est déplacée) qui aurait déclaré que les électeurs de la 2ème  circonscription de Paris (le Vème du « cousin Jean » – Tiberi – et un peu du VIème et du VIIème voisins) sont « à vomir » !
Mais qu’est-ce qu’il est venu se dégueulasser les pompes chez les « bobos-rive-gôche » ?
Ils ne voulaient plus de lui dans sa circonscription d’origine ?
Bref, il a encore des efforts à faire pour séduire la « populace-locale » : Faudrait lui apprendre la politesse et éviter d’insulter les gens…

Notez également que depuis lundi, nous sommes abreuvés de chiffres témoignant tous du triomphe « Jupitérien » de Mak-Rond… et on doit bien admettre qu’on n’en revient toujours pas.
Pourtant deux chiffres sont passés inaperçus :
Sur 468 circonscriptions où « REM » présentait des candidats ils sont arrivés en tête dans… 400 d’entre elles, soit dans 85 % des cas !
Quand même dingue les effets du « grand-remplacement ».
D’ailleurs, on compte aussi que sur les 345 députés (sur 577, les autres n’ont même pas osé) qui se représentaient, seuls 223 ont passé le 1er tour.
Donc, en admettant qu’ils soient tous élus (ce qui sera loin d’être le cas), l’Assemblée Nationale sera composée, au minimum, de 61 % de nouvelles têtes.
Complétement dingue !

Et alors, est totalement passé sous silence des « médias-aux-ordres » les « petites nouvelles-locales » qui participent à un tsunami général et concerne la seule Île de Beauté : « Les Corses ont choisi de rompre avec le système politique ancien. Ce choix a transcendé les générations et les appartenances politiques. Il a uni, dans une même ferveur, villes et villages, littoral et intérieur, Corses qui vivent ici et de la diaspora, Corses d’origine et d’adoption. »
C’était en décembre 2015 : Le nouveau président de l’Assemblée, Jean-Guy Talamoni avait tracé une voie.
« Demain, tous ensemble, nous mettrons en œuvre une nouvelle politique, pour la langue, pour la terre, pour un développement au service des Corses, pour la justice sociale. »
Le 11 juin 2017, la « ferveur » fait écho. Un an et demi après leur accession aux responsabilités, les nationalistes corses font quasi-carton plein au soir du premier tour des législatives.
Michel Castellani, Jean-Félix Acquaviva, Paul-André Colombani, peuvent chacun espérer poinçonner leur ticket pour le Palais Bourbon.
Certes, rien ne sera joué avant dimanche prochain. Mais le propos volontairement axé sur la Corse, territorialisé et non nationalisé, a, une nouvelle fois, opéré.

Là où un Camille de Rocca Serra n’a cessé de répéter que l’on se « trompait de débat », que l’Assemblée nationale n’était pas le lieu « de la continuité des sessions de l’Assemblée de Corse », ceux de « Pè a Corsica » ont démontré le contraire.
Gros éclat de rire de ma part, figurez-vous !
En nourrissant leur campagne de la dynamique à l’œuvre depuis décembre 2015, du travail accompli par la majorité territoriale, des combats menés pour faire entendre raison au gouvernement sur des revendications qu’ils considèrent fondamentales comme le statut de résident, la co-officialité, l’amnistie pour les prisonniers politiques, voire l’inscription de la Corse dans la Constitution, en posant que seule l’union des forces vives au service de l’île pouvait faire avancer les choses, les candidats nationalistes ont touché juste.
C’est ce discours, dans le sillage de la victoire, qui a été ramené sur le devant de la scène.

Et il ne part pas rien. Il a eu le temps de s’ancrer au vaisseau amiral à Paris, et cela dès le 18 janvier 2016, date de la rencontre entre « Menuet-Valse » et les présidents de la CTC. Il a eu, ensuite, le temps de s’enraciner, au long cours des relations avec « Jean-Mi-Bel-Lait », le médiateur désigné du « pays ami ».
Et pas seulement oralement.
Physiquement aussi, dès lors que la mandature nationaliste a mis un pied dans la porte du Palais Bourbon.
Pas une séance importante sans que Simeoni, Talamoni, accompagnés de membres de l’exécutif, de conseillers territoriaux de la majorité ne prennent place dans les tribunes invités. Droits de succession, ordonnances pour la collectivité unique, à chaque étape marquante, ils y étaient.
En spectateurs ?
Ce n’est pas dit comme ça.
Voir déambuler le tandem Simeoni-Talamoni dans la salle des quatre colonnes de l’Assemblée nationale n’a pas été anodin. Surtout lorsqu’ils entameront la discussion avec le régionaliste Paul Molac, le premier député régionaliste breton élu au Palais Bourbon.
Voir le tandem nationaliste croiser du regard un Charles-Amédée de Courson qui n’a cessé de tacler les « spécificités » corses, n’avait rien d’anodin non plus.

Qu’il s’agisse d’être représentés ponctuellement à Paris ou d’aller chercher des succès à l’extérieur, les leaders de l’actuelle mandature ont choisi de ne pas s’enfermer dans leur tour d’ivoire comme par le passé. Et ce mouvement qui a consisté à aller battre le terrain à l’extérieur de l'île fait partie intégrante de la dynamique engrangée.
Lorsque le 29 septembre 2016, en ouverture du congrès des régions à Reims, « Menuet-Valse » annonce que les actions régionales ne seront plus financées, à compter de 2018, par la dotation globale (DGF) de l’État, mais par le transfert d’une fraction de TVA, ce sont les nationalistes corsi qui sont à l’origine de cette demande : « Nous avons d’abord plaidé pour nous », glisse Talamoni, « Valls a étendu à l’ensemble des régions. »

Depuis un an et demi, c’est manifestement cette parole de territoire d’abord que font entendre les Corsi, loin des « Mak-Rond-nistes ».
« Bien sûr qu’aujourd'hui, ce message a été entendu, à nouveau, dans le cadre des législatives », confirme Gilles. À savoir l’opportunité pour la « Corsica-Bella-Tchi-tchi » d’avoir des députés porteurs de la nouvelle donne qui s’est mise en place avec des thèmes qui font écho ici et ailleurs.
« Quand nous recevons les élus de l’ANEM (Association nationale des élus de montagne), ils profitent aussi de notre vision. Lorsque nous parlons en Méditerranée, nous avons une forme de légitimité, il n’y a qu’à voir comment nous avons réussi avec les Sardes à faire reculer les lobbies pétroliers. Notre force, c’est d’être capables de parler aux Corses qui ne nous ont pas votés. Reste qu’il faut rester humble. Il n’est pas question de caporaliser, mais d’élargir. Aux législatives, on ne nous a pas rejoints. Nous nous sommes rejoints les uns les autres. »

Dans les quatre circonscriptions, « nos représentants ont scandé que nous avions besoin d’avoir non pas des relais de Paris en Corse, mais de la Corse à Paris. Au soir du premier tour, on a constaté que les Corses ont également réaffirmé la force de notre union ».
Le fameux contrat de mandature.
Cela fait-il de chacun des quatre candidats de simples répétiteurs ? Les Acquaviva, Castellani, Colombani et Carrolaggi ont suffisamment de personnalité pour exister par eux-mêmes dans une campagne où il ne suffit pas non plus de se réclamer de la majorité territoriale pour être de facto adoubés. 

En attendant, il livre une analyse : « Soit nous nous trompions sur le fait qu’il y avait eu un changement historique soit nous confirmions ce que nous pensions être un vote d’adhésion en décembre 2015. Nous avons confirmé. Des tas de gens ont voté pour nous pour la première fois. »
Lors de la présidentielle, en avril et mai, beaucoup avaient haut et fort reproché aux nationalistes leur manque de clarté dans leurs prises de position : « Cette élection n’est pas la nôtre », avaient-ils répondu.
Un an et demi d’OPA sur la vie politique insulaire plus tard, après que les partis dits « traditionnels » ont été « ringardisés » par les nationalistes, les législatives ont, semble-t-il, toutes les chances de devenir la leur.
Magnifique…

Dans la première circonscription, le conseiller municipal et adjoint au maire de Bastia, engrange 30,42 % des suffrages, devançant le sortant (LRD) Sauveur Gandolfi-Scheit qui totalise seulement 21,73 % des voix.
Avec plus de 8,5 points d’écart il s’agit d’une très belle élection sur des terres où l’on pouvait penser que la droite allait décrocher un score plus honorable que celui qui s’est affiché au compteur.
Le sortant va donc devoir pédaler double pour aller chercher les voix qui le maintiendraient dans son siège de député. Autant dire que cela va être compliqué pour le tenant du titre très menacé et auquel un troisième mandat pourrait bien échapper.
Compliquée également, la situation du président du conseil départemental de Haute-Corse, François Orlandi (LREM-même-pas-en-rêve) qui loupe la marche de 296 voix et échoue à la troisième place. 

Au nord toujours, dans la deuxième circonscription, cette fois, l’échappée belle de Jean-Félix Acquaviva double la mise nationaliste. Le conseiller exécutif et président de l’office des transports devance nettement, de près de treize points et un chouïa, le maire de Ghisonaccia, Francis Giudici.
Pour le candidat « LREM-même-pas-en-rêve », qui réunit sur son nom 23,41 % des suffrages, la tâche s’annonce là encore difficile.
Quant à la droite, elle jette l'éponge.
Définitivement.

Ailleurs, dans les deux circonscriptions restantes, la première et la deuxième de Corse-du-Sud, les droitiers tirent leur épingle du jeu. Seul Jean-Jacques Ferrara s’assoit dans un demi-fauteuil avec 33,5 % des suffrages face à Maria Guidicelli (investie LREM-même-pas-en-rêve) qui le suit, mais sans pour autant le talonner, avec 21,46 % des voix.
Plus de 12 points séparent ainsi les deux premiers. Il faudra suivre ce duel de près.
Comme François Orlandi en Haute-Corse, mais en se revendiquant d’un tout autre dossard, Jean-Paul Carrolaggi, le nationaliste de « Pè a Corsica » manque, et véritablement de très peu, le podium pour le second tour.
Seules treize petites voix le tiennent éloigné de « l’appel du 18 juin ».

Enfin, dans la deuxième circonscription de Corse-du-Sud, le sortant LRD, Camille de Rocca Serra qui brigue un quatrième mandat arrive, certes, en tête, recueillant 35,99 % des suffrages. Mais s’attendait-il à être à ce point mis en danger par son poursuivant, le candidat de la majorité territoriale, Paul-André Colombani qui a rassemblé 29,09 % des voix ?
Sûrement pas…
Surtout s’attendait-on à voir ce dernier passer devant le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, troisième avec 24,8 % ?
Rien n’était moins sûr.
Quoi qu’il soit, avec 6,9 points d’avance engrangés par Camille de Rocca Serra, il ne verrouille pas le second tour, loin de là.
Si Paul-André Colombani ravissait, dimanche prochain, le fauteuil, ce serait évidemment un séisme dans la circonscription.

Avec trois candidats ayant – aisément – franchi le premier tour sur les quatre circonscriptions de l’île, les autonomistes corses sont en passe d’arracher une nouvelle victoire historique en entrant, pour la première fois, à l’Assemblée nationale. Poursuivant leur dynamique des régionales de 2015 qui leur avait permis d’arracher les rênes de la région, ils pourraient réaliser un nouveau tour de force au soir du 18 juin : Tous les voyants semblent au vert.
Ou presque.
Reste à suivre ça dimanche prochain.
Désormais aux portes de l’Assemblée nationale, le camp autonomiste compte également sur le « dégagisme-général » ambiant pour arracher au moins un siège au Palais-Bourbon, envoyer un nouveau coup de semonce au sommet de l’État et poursuivre leur ancrage sur l’échiquier politique insulaire.
Au-delà de la symbolique et de la portée historique, l’enjeu est en effet de taille : À six mois de la prochaine échéance régionale pour l’avènement de la nouvelle collectivité unique de Corse, envoyer au moins un député à Paris sera le signe de leur enracinement politique désormais bien réel dans l’île.

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