25 M€ d’indemnités de retard encaissés
en 2025 !
J’aurai tout vécu sur l’A13 : Les
chantiers de son élargissement à trois voies, sous la pluie avec des camions
qui soulevaient des tonnes de flotte, ses embouteillages à chaque péage et ses
bouchons de fin de parcours quand on repasse à deux voies, que ce soit à Caen
ou au-dessus de la Seine entre Sèvres et Boulogne.
C’est qu’à une époque de ma vie, je l’empruntais tous les jours, le matin et le soir, pour faire la bise à « ma Nichée » alors que mon client du moment était situé sur le périphérique-Nord de la ville-martyre du débarquement allié de juin 1944…
C’est que désormais, pour fluidifier la circulation, il n’y a plus de péage… Tu payes sur internet pour être « tracé » du début à la fin de ton trajet par des caméras.
Comme ça a toujours été : Une autoroute, c’est comme une prison à ciel ouvert !
Mais en plus tu y passes volontairement et tu payes pour ça…
Et si tu oublies de verser ton dû en temps et
en heure, la faute à la disparition des guichetiers, on t’applique d’autorité
des pénalités qui rapportent désormais jusqu’à quatre fois plus que les péages
eux-mêmes !
Autrement dit, le « modèle économique » veut que la défaillance de paiement devient plus rentable que le passage régulier des automobilistes.
Alors que je n’ai jamais pu faire payer des indemnités de retard (conventionnelles et légales) à mes clients, trop content qu’ils me payent déjà mes factures, même en retard.
Ainsi, en 2025, la Sanef a ainsi encaissé 25 M€
d’indemnités de retard sur le seul réseau Paris-Normandie !
Un chiffre qui illustre une mutation profonde : Les pénalités rapportent désormais plus que les péages eux-mêmes…
Loin d’être une simple sanction (pour vol, tentative d’escroquerie ou resquillage), l’indemnité de retard devient du coup une source de « revenus systématique », révélant un système où la défaillance de paiement génère plus de profits que le passage régulier des automobilistes.
C’est l’un des effets du déploiement du « péage
en flux libre » sur les axes Paris-Normandie qui a transformé la collecte
des indemnités en machine à cash et libéré des hectares de béton rendus à la
nature (perméable).
Sur ce réseau, la technologie du flux libre permet aux véhicules de franchir les portiques sans ralentir. Et les seuls conducteurs sans badge télépéage disposent de 72 heures pour régler en ligne.
Passé ce délai, une indemnité forfaitaire de 10 euros s’ajoute au tarif initial.
Entre 15 jours et deux mois, la majoration grimpe à 90 euros, puis atteint 375 euros avec transfert au tribunal de police.
Pour la Sanef, cette mécanique punitive aura généré 25 millions d’euros en 2025, soit environ 10 % des revenus totaux du réseau Paris-Normandie.
Un montant qui dépasse largement les prévisions initiales et révèle une rentabilité inattendue des retards de paiement.
L’Autorité de régulation des transports (ART)
a publié des projections alarmantes pour la concession du tunnel du Mont-Blanc qui
fait, avec le même système, un doux constat : D’ici 2029, les pénalités
devraient atteindre 18,9 millions d’euros annuels, contre seulement 4,8
millions d’euros de péages perçus.
Soit un ratio de quatre pour un !
L’ART constate que « la hausse des impayés est largement contrebalancée par les indemnités dont sont redevables les personnes ayant utilisé l'autoroute sans s’acquitter du péage »…
Cette formulation alambiquée mais « politiquement neutre » masque une réalité économique brutale : Les concessionnaires gagnent davantage avec les automobilistes en défaut qu’avec les « honnêtes » qui paient dans les temps.
Le modèle bascule d’une « logique de service » (fluidité du trafic) vers une logique « d’extraction financière » (maximisation des pénalités) pour parler comme un « sachant d’énârque ».
Sur l’A79 en Auvergne, gérée par ALIAE
(groupe Eiffage/APRR), un péage initial d’1 euro peut exploser à 91 euros en
cas de retard prolongé, puis atteindre 375 euros après deux mois.
Cette escalade tarifaire crée un effet de levier considérable pour les concessionnaires. Chaque automobiliste oublieux ou mal informé devient une source de profit bien supérieure à un usager régulier qui se sait honnête.
De plus, le délai de 72 heures (trois jours), jugé trop court par les associations de consommateurs, favorise les retards involontaires : En effet, quand j’en passe un, je paye tout de suite après avoir un accès internet, sans ça j’oublie.
Mais les conducteurs étrangers, les touristes occasionnels ou les personnes âgées peu familières du paiement en ligne constituent les principales victimes de ce mécanisme, faut-il reconnaître.
Pour eux, la pénalité devient une taxe de plus mais cachée sur la mobilité !
Au démarrage du flux libre, le taux de
non-paiement atteignait 50 % chez les conducteurs sans badge.
Grâce aux pénalités dissuasives, le ministère des Transports annonçait une chute à 16 %.
Mais cette amélioration apparente cache une réalité moins reluisante : Les 16 % restants génèrent des revenus de pénalités massifs.
Par conséquent, les concessionnaires n’ont aucun intérêt économique à réduire ce taux à zéro. Un taux résiduel de défaillance garantit un flux constant d’indemnités, bien plus rentable que les péages classiques.
Et le système fonctionne comme une double collecte : Péages réguliers pour la majorité, pénalités majorées pour la minorité.
Or, cette minorité, même réduite, rapporte proportionnellement beaucoup plus !
C’est un peu comme l’impôt sur le revenu, finalement : 10 % des kontribuables en paye plus de la moitié, alors que plus de la moitié des kontribuables ne payent rien.
Et on parle toujours d’Égalité… devant la même loi qui crée des distorsions inégalitaires !
Les prévisions de l’ART pour les prochaines
années confirment cette tendance : Sur plusieurs concessions autoroutières
en cours de renouvellement, les indemnités de retard représentent désormais une
ligne budgétaire à part entière, intégrée aux business plans des
concessionnaires.
Cette financiarisation de la défaillance ne peut qu’interroger : Les sociétés autoroutières ont-elles intérêt à faciliter le paiement dans les délais, ou à maintenir un niveau optimal de retards ?
Les investissements en communication, signalisation et interfaces de paiement simplifiées restent modestes comparés aux revenus générés par les pénalités.
Et ces coûts cachés du réseau autoroutier s’alourdissent pour les usagers, sans amélioration proportionnelle des services.
Naturellement, les données disponibles
montrent une surreprésentation des conducteurs occasionnels, des personnes
âgées et des usagers étrangers parmi les pénalisés.
Les familles en déplacement vacances, moins familières des procédures en ligne, subissent des majorations disproportionnées : Un ménage modeste qui oublie de régler un péage de 3 euros peut se retrouver avec une facture de 93 euros, soit l’équivalent d’une journée de travail au SMIC.
De l’argent facile pour le concessionnaire…
Cette espèce de régression fiscale (les plus vulnérables paient proportionnellement plus) contredit de plein fouet les principes d’équité tarifaire. Mais les concessionnaires arguent que les délais sont clairs et les procédures accessibles, même si la complexité administrative et la multiplication des courriers pénalisent les populations les moins connectées.
Surtout quand tu es en déplacement : Le courrier ne suit pas toujours s’il te vous parvient sur ton votre lieu d’estive par le prochain vol des corbeaux…
De plus, contrairement aux péages classiques,
affichés en amont des barrières, les pénalités en flux libre restent opaques.
Les automobilistes découvrent les majorations par courrier, plusieurs semaines après le passage.
Cette absence de visibilité empêche ainsi toute anticipation budgétaire.
Du coup, les associations de consommateurs réclament un affichage systématique des pénalités encourues sur les portiques de flux libre, ainsi qu’un allongement du délai de paiement sans majoration.
Un amendement parlementaire, examiné à la rentrée 2026, propose de porter ce délai de 72 heures à un mois. Une réforme jugée indispensable pour rééquilibrer un système actuellement favorable aux seuls concessionnaires.
En attendant, les 25 millions d’euros collectés par la Sanef en 2025 témoignent d’un modèle économique où la pénalité devient la norme, et le paiement régulier l’exception rentable.
La défaillance de paiement devient donc en
source de profit systématique avec en plus l’incrimination de l’usager oublieux
qui devient fautif.
Alors que s’arrêter pour passer sa carte bancaire devant un lecteur de puce, c’était si simple et si pratique…
En plus c’était l’occasion d’aller pisser un boc le long d’un arbre en bordure…
Le télépéage, c’est peut-être bien pour les usagers réguliers, mais ils avaient déjà des bornes qui leur étaient réservée dès qu’ils étaient « abonnés ».
L’étendre à tous les usagers, c’est finalement un modèle qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages, rend de mauvaise humeur et interroge décidément sur l’équité du système autoroutier de « Gauloisie-routière ».
Mais ce que j’en dis ou rien, n’est-ce pas…
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
C’est qu’à une époque de ma vie, je l’empruntais tous les jours, le matin et le soir, pour faire la bise à « ma Nichée » alors que mon client du moment était situé sur le périphérique-Nord de la ville-martyre du débarquement allié de juin 1944…
C’est que désormais, pour fluidifier la circulation, il n’y a plus de péage… Tu payes sur internet pour être « tracé » du début à la fin de ton trajet par des caméras.
Comme ça a toujours été : Une autoroute, c’est comme une prison à ciel ouvert !
Mais en plus tu y passes volontairement et tu payes pour ça…
Autrement dit, le « modèle économique » veut que la défaillance de paiement devient plus rentable que le passage régulier des automobilistes.
Alors que je n’ai jamais pu faire payer des indemnités de retard (conventionnelles et légales) à mes clients, trop content qu’ils me payent déjà mes factures, même en retard.
Un chiffre qui illustre une mutation profonde : Les pénalités rapportent désormais plus que les péages eux-mêmes…
Loin d’être une simple sanction (pour vol, tentative d’escroquerie ou resquillage), l’indemnité de retard devient du coup une source de « revenus systématique », révélant un système où la défaillance de paiement génère plus de profits que le passage régulier des automobilistes.
Sur ce réseau, la technologie du flux libre permet aux véhicules de franchir les portiques sans ralentir. Et les seuls conducteurs sans badge télépéage disposent de 72 heures pour régler en ligne.
Passé ce délai, une indemnité forfaitaire de 10 euros s’ajoute au tarif initial.
Entre 15 jours et deux mois, la majoration grimpe à 90 euros, puis atteint 375 euros avec transfert au tribunal de police.
Pour la Sanef, cette mécanique punitive aura généré 25 millions d’euros en 2025, soit environ 10 % des revenus totaux du réseau Paris-Normandie.
Un montant qui dépasse largement les prévisions initiales et révèle une rentabilité inattendue des retards de paiement.
Soit un ratio de quatre pour un !
L’ART constate que « la hausse des impayés est largement contrebalancée par les indemnités dont sont redevables les personnes ayant utilisé l'autoroute sans s’acquitter du péage »…
Cette formulation alambiquée mais « politiquement neutre » masque une réalité économique brutale : Les concessionnaires gagnent davantage avec les automobilistes en défaut qu’avec les « honnêtes » qui paient dans les temps.
Le modèle bascule d’une « logique de service » (fluidité du trafic) vers une logique « d’extraction financière » (maximisation des pénalités) pour parler comme un « sachant d’énârque ».
Cette escalade tarifaire crée un effet de levier considérable pour les concessionnaires. Chaque automobiliste oublieux ou mal informé devient une source de profit bien supérieure à un usager régulier qui se sait honnête.
De plus, le délai de 72 heures (trois jours), jugé trop court par les associations de consommateurs, favorise les retards involontaires : En effet, quand j’en passe un, je paye tout de suite après avoir un accès internet, sans ça j’oublie.
Mais les conducteurs étrangers, les touristes occasionnels ou les personnes âgées peu familières du paiement en ligne constituent les principales victimes de ce mécanisme, faut-il reconnaître.
Pour eux, la pénalité devient une taxe de plus mais cachée sur la mobilité !
Grâce aux pénalités dissuasives, le ministère des Transports annonçait une chute à 16 %.
Mais cette amélioration apparente cache une réalité moins reluisante : Les 16 % restants génèrent des revenus de pénalités massifs.
Par conséquent, les concessionnaires n’ont aucun intérêt économique à réduire ce taux à zéro. Un taux résiduel de défaillance garantit un flux constant d’indemnités, bien plus rentable que les péages classiques.
Et le système fonctionne comme une double collecte : Péages réguliers pour la majorité, pénalités majorées pour la minorité.
Or, cette minorité, même réduite, rapporte proportionnellement beaucoup plus !
C’est un peu comme l’impôt sur le revenu, finalement : 10 % des kontribuables en paye plus de la moitié, alors que plus de la moitié des kontribuables ne payent rien.
Et on parle toujours d’Égalité… devant la même loi qui crée des distorsions inégalitaires !
Cette financiarisation de la défaillance ne peut qu’interroger : Les sociétés autoroutières ont-elles intérêt à faciliter le paiement dans les délais, ou à maintenir un niveau optimal de retards ?
Les investissements en communication, signalisation et interfaces de paiement simplifiées restent modestes comparés aux revenus générés par les pénalités.
Et ces coûts cachés du réseau autoroutier s’alourdissent pour les usagers, sans amélioration proportionnelle des services.
Les familles en déplacement vacances, moins familières des procédures en ligne, subissent des majorations disproportionnées : Un ménage modeste qui oublie de régler un péage de 3 euros peut se retrouver avec une facture de 93 euros, soit l’équivalent d’une journée de travail au SMIC.
De l’argent facile pour le concessionnaire…
Cette espèce de régression fiscale (les plus vulnérables paient proportionnellement plus) contredit de plein fouet les principes d’équité tarifaire. Mais les concessionnaires arguent que les délais sont clairs et les procédures accessibles, même si la complexité administrative et la multiplication des courriers pénalisent les populations les moins connectées.
Surtout quand tu es en déplacement : Le courrier ne suit pas toujours s’il te vous parvient sur ton votre lieu d’estive par le prochain vol des corbeaux…
Les automobilistes découvrent les majorations par courrier, plusieurs semaines après le passage.
Cette absence de visibilité empêche ainsi toute anticipation budgétaire.
Du coup, les associations de consommateurs réclament un affichage systématique des pénalités encourues sur les portiques de flux libre, ainsi qu’un allongement du délai de paiement sans majoration.
Un amendement parlementaire, examiné à la rentrée 2026, propose de porter ce délai de 72 heures à un mois. Une réforme jugée indispensable pour rééquilibrer un système actuellement favorable aux seuls concessionnaires.
En attendant, les 25 millions d’euros collectés par la Sanef en 2025 témoignent d’un modèle économique où la pénalité devient la norme, et le paiement régulier l’exception rentable.
Alors que s’arrêter pour passer sa carte bancaire devant un lecteur de puce, c’était si simple et si pratique…
En plus c’était l’occasion d’aller pisser un boc le long d’un arbre en bordure…
Le télépéage, c’est peut-être bien pour les usagers réguliers, mais ils avaient déjà des bornes qui leur étaient réservée dès qu’ils étaient « abonnés ».
L’étendre à tous les usagers, c’est finalement un modèle qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages, rend de mauvaise humeur et interroge décidément sur l’équité du système autoroutier de « Gauloisie-routière ».
Mais ce que j’en dis ou rien, n’est-ce pas…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
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