Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 27 novembre 2020

La semaine trépidante de Jean-Marc

C’est plein « d’iconoclasteries »
 
Malgré le confinement, Jean-Marc flâne dans les rues de la ville en quête d’un « bon coup, son masque sur le nez, son attestation dans la poche.
Quand soudain il se fait aborder par une péripatéticienne patentée :
« – Alors, tu viens mon chéri ? Combien tu me donnes ?
– Bof, dans la soixantaine… »
 
Dumè rencontre « Jean-Ba » dans les rues de Calvi (Balagne – Corsica-Bella-Tchi-Tchi ») :
« Aïo Jean-ba ! Comment va ?
Eh, Dumè, je va…
– Tu as l’air d’être content de ta journée, mon cousin.
– Hé oui ! Tu te rends compte que je viens d’assurer le garage contre le feu et la grêle…
– Aho ? Tu me macagnes, là ! Contre le feu et la grêle, rien que ça.
Je comprends pour le feu, mais pour la grêle, je ne vois pas comment tu vas t’y prendre pour faire tomber une averse de grêle ! »
 
Germaine passe à la banque.
Elle regarde à gauche, regarde à droite, et ne semble pas trouver ce qu’elle cherche.
Elle va au comptoir, et demande à voir le directeur.
« – Bonjour monsieur. Mon nom est Germaine, l’épouse de Jean-Marc qui est assistant comptable ici, et j’aimerais bien l’embrasser.
– Mais madame, vous êtes bien Germaine, l’épouse de notre collaborateur Jean-Marc …
– Oui, oui, c’est moi.
– Alors, je peux vous dire où se trouve votre mari : ce matin, il nous a téléphoné pour nous dire qu’il était à vos funérailles. »
 
Jean-Marc et Germaine se disputent.
« Tu as un amant », s’écrie Jean-Marc.
« – Oui, et alors ?
– Alors, ça veut dire que tu en as assez de moi !
– Mais non, pauvre cave ! Au contraire, si j’ai un amant, c’est que je n’en ai pas assez de toi. »
 
Jean-Marc et Jean-Paul confinent chacun sur son balcon autour d’une bière.
Et ils révisent leurs leçons d’Histoire biblique.
« – Sais-tu pourquoi, dans le désert, les Hébreux ont-ils fait le veau d’or ?
– Bé Moïse s’était cassé tout seule dans le désert et il ne revenait pas.
– Non ! C’est parce qu’ils ont manqué d’or pour faire un chameau. »
 
Le peintre, sa toile sous le bras, et les tubes de peinture dans un coffre en bois, s’approche de la ferme d’un paysan.
« – Comme c’est beau. Comme c’est paisible !
– Oui. Paisible.
– La mer… les moutons… Est-ce que je peux peindre vos moutons ?
– Non ! Après je ne pourrai pas les vendre. »
 
Marie-Chantal et Germaine bavardent autour d’un café allongé sur leurs balcons mitoyens.
« – Non mais c’est épouvantable : On m’a filé des fausses pièces de 2 € chez le boulanger.
C’est une honte ! » dit Marie-Chantal.
« Voyons, ma chérie, fais une bonne action, donne tes pièces à un pauvre. »
 
Jean-Marc et Jean-Paul reconfinent devant une bière, chacun sur son balcon.”
« – Moi, j’ai connu une cartomancienne, en Algérie qui pour ménager la sensibilité de certains clients, et ne pas devoir annoncer des nouvelles trop brutales, lisait leur avenir dans des tasses de café décaféiné. !
– Ah oui ? »
 
Germaine veut vendre son appartement et donne un mandat à un agent immobilier.
Deux jours plus tard, l’agence la prévient qu’ils ont un acheteur…
« Je ne vends plus, j’ai changé d’avis.
J’ai lu votre annonce et je ne me rendais pas compte à quel point cet appartement était idéale ! »
 
Un « sahélien » entre dans un bar, avec un perroquet perché sur sa tête.
« – Super ! » dit le barman. « C’est un vrai, quoi ? Où l’avez-vous trouvé ?
– En Afrique », répond le perroquet.
 
« – Monsieur, savez-vous que votre chien aboie toute la nuit ?
– Oh, ça ne fait rien, il dort toute la journée. »
 
Un fermier vivait seul avec son chien depuis très longtemps.
Ils étaient devenus inséparables.
Un jour le chien meurt.
Le fermier demande au curé du village s’il peut dire une messe pour son chien.
« – Je suis bien désolé pour toi, mais on ne peut dire une messe pour un chien. À la paroisse voisine, il y a un prêcheur, je ne sais trop de quelle religion il est, mais peut-être qu’il peut faire quelque chose pour toi.
– Bon, d’accord, je vais m’y rendre immédiatement.
Croyez-vous qu’un don de 500 € serait suffisant pour une messe ?
– Mais pourquoi ne m’as-tu pas dit que ton chien était catholique ! »
 
Germaine va chez le dresseur de chiens.
« – Je veux dresser mon chien.
– Vous voulez sans doute », dit le dresseur, « que le chien apporte ses chaussons à votre mari ?
– Non. Ce que je veux, c’est qu’il fasse la tournée des brasseries pour qu’il apporte mon mari à ses chaussons. »
 
Jean-Marc, facétieux entre à la pâtisserie :
« – Je veux un chausson aux pommes…
– Voilà monsieur.
– Euh… vous n’en auriez pas un plus grand, je chausse du 46… »
 
Le Docteur dit Jean-Marc :
« – Vous n’êtes pas malade. Appliquez donc la méthode Coué.
Toute la journée répétez : Je ne suis pas malade, Je ne suis pas malade.
– D’accord Docteur. Et pour vos honoraires, appliquez la même méthode Coué.
Toute la journée répétez : J’ai été payé, j’ai été payé. »
 
Dans une boîte de nuit, deux hommes discutent.
Il y a un homme d’affaires et un play-boy.
L’homme d’affaires explique :
« L’important dans la vie, c’est d’avoir des actions en bourse. »
Le play-boy répond :
« L’important dans la vie, c’est d’avoir les bourses en action. »
 
Un gars, très timide vient de se marier.
Après avoir fait l’amour, il demande à sa femme.
« – Est-ce que c’était bon ?
– Oui, mon chou.
– Est-ce que je suis le premier ?
– Mais qu’est-ce que vous avez tous les hommes à vouloir savoir si vous êtes le premier ?
Cette semaine, oui, c’est toi le premier. »
 
Le même timide est à l’hôpital pour un examen.
Il doit passer une radiographie.
Le spécialiste le fait pénétrer dans une pièce obscure, et lui demande de se déshabiller.
Quelques minutes passent, et le radiologue lui demande…
« – Monsieur, êtes-vous là ?
– Oui, toujours.
– Alors, ça y est ?
– Ça y est quoi ?
– Êtes-vous déshabillé ?
– Non.
– Alors, qu’est-ce que vous attendez ?
– Je croyais que vous parliez à l’infirmière… »
 
Germaine au volant :
« – Y a-t-il un problème, Monsieur l’agent ?
– Oui, madame. J’ai bien peur que vous rouliez à une vitesse excessive.
– Ah, je vois.
– Est-ce que je peux voir votre permis de conduire, svp ?
– Je vous le donnerais bien, mais j’en n’ai pas.
– Vous n’en avez pas ?
– Non. On me l’a retiré il y a 4 ans pour conduite en état d’ivresse.
– Je vois… Est-ce que je peux voir la carte grise du véhicule ?
– Je n’en ai pas non plus.
– Pourquoi ?
– J’ai volé cette voiture.
– Vous l’avez volée ?
– Oui et j’ai tué le propriétaire.
– Vous avez fait quoi !?
– Les parties du corps sont dans des sachets en plastique dans la valise qui se trouve dans le coffre, si vous voulez les voir. »
Le policier recule très lentement de la voiture en regardant la femme puis appelle du renfort.
Quelques temps après, d'autres voitures de police encerclent la voiture de la vieille femme et un policier avec un pistolet à la main s’approche lentement d’elle et lui dit :
« Madame, veuillez sortir lentement de votre véhicule, les mains en l’air !
Germaine s’exécute.
Elle s’adresse à l’officier qui la tient en respect :
« – Y a-t-il un problème, Monsieur l’officier ?
– Mon collègue m’a dit que vous avez volé cette voiture et assassiné son propriétaire.
– Assassiné le propriétaire ? Êtes-vous sérieux ?
– Oui, pourriez-vous svp ouvrir la valise dans le coffre de votre voiture ? »
Germaine exécute et ouvre la valise, mais il n'a rien de spécial à l'intérieur.
Le policier poursuit :
« – Est-ce votre voiture, madame ?
– Oui, voici la carte grise et l’attestation d’assurance à mon nom. »
L’agent qui l’a arrêtée est tout à fait surpris.
L’officier le regarde, courroucé, puis se tourne à nouveau vers Germaine :
« Mon collègue m’a dit aussi que vous n’avez pas de permis de conduire. »
Germaine ouvre son sac, sort son permis et le montre au policier.
Celui-ci regarde le permis puis lui dit :
« – Merci madame. Je suis vraiment confus. Mon collègue m’avait dit que vous n’aviez pas de permis, que vous aviez volé cette voiture et que vous aviez assassiné le propriétaire !
– Je parie que ce menteur vous a aussi dit que je roulais trop vite… »
(Version féminine d’une facétie de Jean-Marc dont il se vantait…)
 
Jean-Paul, parfois très timide à ses heures, est assis sur un banc, dans un parc, auprès d’une femme plus âgée que lui.
Il la prend par la taille.
Elle se laisse faire, et il se colle un peu plus.
Il ne bouge plus. Elle attend, elle attend, et elle attend.
« – Alors… Jean-Paul ?
– Je ne sais plus quoi faire, à partir de là.
– Jean-Paul…
– Chaque fois que je suis allé plus loin, j’ai reçu une gifle. »
 
Question posée à une élève infirmière dans le cadre d’un examen :
« – Citez une maladie causée par l’eau ?
– La noyade… »
 
Le Jean-Paul entre dans une librairie :
« – Je vous ai acheté, hier, ce livre, « Comment porter la culotte dans son ménage » et je voudrais me faire rembourser.
– Puis-je le voir ? » demande la préposée.
« – Le voilà.
– Bien, il est toujours scellé, oui, je peux vous rembourser. Vous avez changé d’idée ?
– Non, c’est ma femme… Ma femme m’interdit de le lire. »
 
Une autre question d’examen pour un concours d’infirmière :
« – Que faites-vous si votre petit frère avale la clé de la maison ?
– Hummmm…. Ah oui, je grimpe sur le balcon et je passe par la fenêtre qui n’est jamais verrouillée. »
 
Jean-Marc et Jean-Paul, chacun devant une bière, en plein téléconfinement, philosophent.
« – Sais-tu que l’aspirine est la meilleure pilule contra-conceptionnelle ?
– Ah bon ? Et comment ça ?
– Eh oui ! Place un comprimé entre les deux genoux et surtout il ne faut pas le faire tomber. »
 
Solutions des contrepèteries de la semaine dernière :
 
« J’ai trouvé Marion les fesses en l’air ! »
« Jean-Marc déflore les poules… »
« Il échangerait bien toutes ces vieilles carnes pour une belle lubrique … »
 
Celles proposées cette semaine à votre sagacité :
 
« Jean-Paul, ce congre debout… »
« Le Président voudrait faire voter tous les concierges… »
« Décidément, il faut rassembler beaucoup de fonds pour former des cliques ! »
 
Bon week-end à toutes et à tous !
 
I3
 
PS : N’oubliez pas mon « gardien » et « sa bibliothèque »

jeudi 26 novembre 2020

Loi « sécurité globale »

Mais quoi donc, il n’y a que de bonnes choses, voyons !
 
D’ailleurs, au démarrage, le texte ne devait retraduire que les propositions d’un rapport parlementaire consacré au « continuum de sécurité » et destiné à mieux articuler le travail entre les trois grandes entités que sont la police et la gendarmerie (250.000 personnes environ), la police municipale (33.000 fonctionnaires) et le secteur de la sécurité privée (175.000 agents).
Et vous pensez bien que « Charlotte » – et sa CISA – qui trace absolument tout le monde dans l’hémisphère-nord avec son logiciel « BBR 2.0 » (si vous n’aviez pas suivi, c’est dans les romans déjà publiés) y est particulièrement attentif.
Donc, I3 également…
Rien à en dire pour être conforme aux lois de la République, sa constitution et divers traités européens et internationaux…
Au moins jusque-là.
 
Sauf que la semaine dernière, les députés ont commencé l’examen d’un texte bien différent.
C’est un projet, porté par le parti majoritaire, La République en marche, « LRM-même-pas-en-rêve » (qui porte décidément de mieux en mieux son sobriquet…), et son allié Agir (qui s’étiole au fil du temps au profit de « McMoDem »), qui recèle une kyrielle de mesures sécuritaires, dont plusieurs ont tout de suite fait débat, dont, la plus connue, l’encadrement de la diffusion d’images des policiers et gendarmes & gendarmettes.
C’est vraiment kon, d’autant que les restrictions des Libertés sont vraiment dans l’air du temps : Nous sommes tous des gamins priés de rester en « garde-à-vue » sauf dérogation dûment autorisée, c’est bien connu.
Et pas seulement en « Gauloisie-libertaire » (nous y reviendrons…)
 
Globalement, deux parties : Les nouvelles prérogatives pour les polices municipales et la structuration du secteur de la sécurité privée ; et un dernier volet consacré à l’examen d’une série de dispositions pour lesquelles le ministère de l’intérieur a tenu la plume, avec l’objectif supposé d’apaiser les syndicats policiers.
Pour paraphraser le « sinistre de l’intérieur & des cultes », comme pour les deux co-rapporteurs du texte, l’ambition est de « protéger ceux qui nous protègent », en « regagnant du terrain »… perdu.
Ah ? On en aura perdu ? Où ?
Mais oui, suis-je bête : On est « en guerre » !
 
En réalité, le contexte est marqué par une hausse de la défiance envers les forces de l’ordre dans le sillage du mouvement des « Gilets jaunes » (mais on a eu aussi la « Manif’-pour-tous », les « Bonnets-rouges », « Les pigeons » et la loi « Deux-Va-Quai » plus quelques autres, dont « Mai 68 ») notamment, mais aussi de dénonciations de violences policières.
Oh : La poulagaille du pays (qui est aussi le mien) serait-elle violente ?
Je n’y crois pas une seule seconde, même si l’ONU estime l’inverse et que l’UE s’émeut : Nos flics sont doux comme des agneaux et à l’ékole de police, on leur apprend à chanter des cantiques, tout le monde sait ça !
 
Du coup, comme les « séditieux » s’emballent pour un rien, des centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel de syndicats de journalistes et d’associations de défense des droits humains, les gueux.
Ont-ils été d’ailleurs reçu à coups de grenade lacrymogène (juste pour assurer leur sécurité et leur Liberté de manifester) ?
Non, on a préféré garder « les munitions » pour des dormeurs-migrants qui campaient Place de la République (tu penses, juste devant une caserne de gendarme !) : Le préfet n’est pas fou, il ménage hommes et matériels…
 
D’ailleurs, en toute transparence, faisons les comptes : Sur la police municipale, le projet de loi prévoit la possibilité d’élargir leur champ d’intervention dans le cadre d’une expérimentation de trois ans pour les effectifs supérieurs à 20 agents.
D’ailleurs la « soce » parigote (« Sœur-Âne ») n’a pas hésité une seconde en proposant de budgéter une police municipale (qui existe déjà…) pour 2021 avec mes taxes foncières et d’habitation.
Une « soce », c’est de gôche-républicaine, non ?
Antinomique des liberticides, faut pas dék’, voyons !
 
Concrètement, ces agents pourraient participer à la sécurisation de manifestations sportives, récréatives ou culturelles. Ils pourraient également constater davantage d’infractions, comme l’ivresse sur la voie publique, la vente à la sauvette, la conduite sans permis ou sans assurance, mais aussi les squats de halls d’immeubles, les tags ou encore l’occupation illégale d’un terrain municipal.
Que du bon pour le populo (et même les « romanos » priés de crécher là où ça leur est réservé) !
En revanche, ils ne pourraient pas intervenir sur les rodéos urbains : Trop dangereux, tiens-donc !
Mais ces agents pourront, par ailleurs, immobiliser et mettre en fourrière un véhicule (comme s’ils ne se gênaient pas jusque-là…).
Et la mise en commun des policiers municipaux au niveau intercommunal est encouragée.
 
On peut dire que ces nouvelles dispositions ne constituent pas le « grand soir de la police municipale », a fait valoir un des rapporteurs. Certaines préconisations de son rapport, parmi lesquelles l’armement obligatoire des policiers municipaux ou la création d’une École nationale de police municipale, ne figurent d’ailleurs pas dans le projet de loi.
Rien d’inquiétant d’avoir des porteurs d’uniforme mal formés, n’est-ce pas…
 
Autre volet : La sécurité privée. C’est qu’avec l’organisation de la Coupe du monde de rugby, en 2023, puis des Jeux olympiques de « Paris-sur-la-plage » en 2024, la montée en puissance du secteur de la sécurité privée est déjà programmée.
Comme on se souvient encore de la pagaille des JO de London (Cf. « Parcours olympiques »), on y fait très attention : On ne va pas mobiliser le porte-avions CDG jusque sur la Seine pour protéger les sites olympiques non plus. Il aurait un peu de mal à franchir les ponts-&-écluses…
La sous-traitance, « véritable plaie pour le secteur », selon « Alice » (l’autre rapporteuse), sera mieux encadrée.
Tant mieux…
 
L’emploi de policiers dans le secteur privé sera d’ailleurs favorisé, en permettant le cumul emploi-retraite pour une « pantoufle » bienvenue… parce que les retraites, ce n’est plus ce que ça a été.
D’autant que le périmètre des missions des agents va par ailleurs s’élargir : Ils pourront être associés aux opérations de palpation de sécurité.
Le texte prévoit même de les habiliter à détecter des drones et à exercer des missions de surveillance contre les actes terroristes sur la voie publique, à titre exceptionnel et sur autorisation du préfet !
On n’est jamais trop prudent…
 
Et les 170.000 agents de sécurité privée seront sanctionnés plus durement en cas de dérapage. Leurs agresseurs, auteurs de violences physiques ou de menaces, également : C’est prévu comme ça.
Quand tu veux casser la gueule à un flic, tu fais gaffe à t’en prendre à un vrai, parce qu’à un faux, ça coûtera plus cher…
 
Ainsi la proposition de loi « sécurité globale » modifie le cadre juridique des caméras mobiles dont sont dotés policiers et gendarmes, avec une nouvelle finalité qui justifie l’enregistrement et son exploitation : « L’information du public sur les circonstances de l’intervention. »
Eh bé, tu vois bien que les photos ne sont pas interdites, eh, pignouf !
Juste qu’elles seront sélectionnées par les flics eux-mêmes…
Par ailleurs, le texte permet aussi de transmettre les images en temps réel à la salle de commandement : Les « war-rooms » !
Une mesure d’économie : On n’aura plus besoin de mobiliser un hélicoptère, ça coûte trop cher…
Les agents qui ont procédé à l’enregistrement pourront accéder aux images dans le cadre d’une procédure judiciaire (procès-verbal) ou d’une intervention, sur une personne en fuite par exemple.
A-t-on idée de fuir les foudres de la police « Jupitérienne » ?
Elle voit tout, sait tout et reste omnisciente, qu’on se le dise : Même pas la peine d’essayer.
Restez chez vous, autrement vous pourriez être contaminé !
 
L’usage des drones lors de manifestations, seulement en cas de craintes « de troubles graves à l’ordre public » (c’est-à-dire tout le temps), mais aussi pour la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des lieux particulièrement exposés à des risques d’agressions, vol ou trafic d’armes, d’êtres humains ou de stupéfiants, ou la surveillance des « rodéos » (donc partout), est d’ailleurs précisé.
Le public devra être informé de la mise en œuvre de ces « dispositifs aéroportés de captation d’images ».
Il suffira de lire le Journal Officiel…
Seulement si vous êtes abonnés, parce qu’on ne le trouve pas en kiosque.
 
De plus, il est précisé que les policiers et gendarmes pourront accéder à des établissements recevant du public avec leur arme de service.
Avant venaient-ils « tout nu » ? Je reste étonné.
En outre, les règles d’usage des armes par les militaires déployés sur le territoire national dans le cadre de l’opération « Sentinelle » seront assouplies : Ils pourront désormais, comme les forces de l’ordre, mettre fin à un « parcours criminel ».
Jusque-là, ils étaient spectateurs, pense-je…
Ah, vous aussi ?
Même pas capable de cafeter aux flics la direction à prendre…
 
Nec plus ultra, signalons que le bénéfice des crédits de réduction de peine est supprimé pour les personnes condamnées à la suite de certaines infractions commises à l’encontre d’élus, de militaires, d’agents de la police et de la gendarmerie et des pompiers. Encore faut-il les appréhender avant.
Achat, détention, utilisation et vente d’articles pyrotechniques à d’autres personnes que des professionnels seront également sanctionnés pénalement.
Pas bien grave : En « Corsica-Bella-Tchi-Tchi », les « cousins-natios » piquent leurs flingues et munitions dans les gendarmeries et les bâtons de dynamite sur les chantiers…
Ça ne changera pas grand-chose.
Notez que je me demande pourquoi on laisse les bouteilles de gaz en vente libre dans les stations-services…
 
Mais la disposition qui fait bêtement le plus débat concerne l’article 24 du texte.
Ce dernier vise à pénaliser l’usage « malveillant » d’images des forces de l’ordre.
Selon l’article 24, la diffusion « du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique » sera punie d’un an de prison et d’une amende de 45.000 euros.
Notez que la mesure n’interdira pas de transmettre les images aux autorités administratives et judiciaires, naturellement : Ça, ce n’est pas malveillant !
Vous noterez seulement que ce n’est pas le fait de photographier un flic qui est sanctionné, c’est « l’usage malveillant » fait du cliché (ou de la vidéo).
Il faut reconnaître que c’est « un peu flou » : Porter atteinte à la carrière d’un poulet-encarté et syndiqué, parce qu’il s’apprêtait à commettre un geste déplacé n’est-il pas une « atteinte psychique » ?
Y’en a qui vont devoir penser à la reconversion accélérée : Heureusement, ils sont autorisés à « plantoufler » dans les « « milices privées » où ils seront d’ailleurs mieux protégés, comme ci-dessus indiqué !
 
Le rapporteur argue que la mesure vise seulement à empêcher les « cabbales » contre les forces de l’ordre sur les réseaux sociaux, et « n’impose pas un floutage » contrairement à ce que tout le monde affirme.
La restriction ne vise par ailleurs pas le numéro de matricule, dit « RIO » − qu’un policier ou un gendarme est censé arborer en intervention.
En fait, il est souvent dans sa poche, sans ça « Benne-Allah » aurait été immédiatement identifié comme un intrus place de la contrescarpe (en début de mandat de « Jupiter », rappelez-vous…).
Mais le « sinistre de l’intérieur & des cultes » aura plaidé pour un durcissement de cette disposition lors du débat au Parlement : « Si vous voulez diffuser sur Internet de façon sauvage, pardon de le dire comme ça, vous devrez faire flouter les visages des policiers et des gendarmes. »
 
Mais son entourage a précisé à l’AFP que le gouvernement ne déposerait pas d’amendement sur cet article 24.
Alors quoi, tout ce cirque pour si peu ?
La Liberté sacrée de la Presse serait donc déclinante, voire euthanasiée alors même que l’amendement n’existe pas ?
Quand on vous dit que c’est une « bonne loi », pourquoi tant de ramdam là où une décision « Jupitérienne » vous met en garde-à-vue chez vous tous les jours ?
 
Parce qu’on vous rapporte que cet article polémique porte « une grave atteinte » au droit de la presse et vous n’y voyez que du feu.
Et on avance qu’en modifiant à la marge et sans y toucher à la loi de 1881 sur la liberté de la presse, la disposition du projet de loi de « sécurité globale » vise à limiter la diffusion d’images des forces de l’ordre sur le terrain ce qui provoque une levée de boucliers. Les représentants des journalistes et les défenseurs des libertés publiques fustigent « une grave atteinte » au droit des médias.
C’est une ânerie, comme chacun s’en doute puisque la loi de 1881 ne visait pas les vidéos et autres « selfies » : Ça n’existait même pas !
D’ailleurs, figurez-vous que ladite loi commençait par interdire l’affichage de publication sur les murs des bâtiments publics (c’est toujours le cas et parfois gravé dans la pierre), hors le Journal Officiel…
 
Mais, ce « nouveau délit a pour objectif réel de restreindre le droit des journalistes et la liberté de la presse de manière disproportionnée par rapport à la réalité de la menace », dénoncent ainsi les principaux syndicats de journalistes, des fédérations internationales et européennes de journalistes, ainsi que la Ligue des droits de l’homme (et de la femme, des gamins et autres transgenres).
Ils déplorent une « réponse clientéliste du ministère de l’intérieur à la plupart des syndicats de police », estimant que le texte « vise également à empêcher la révélation d’affaires de violences policières illégitimes, souvent dissimulées par la hiérarchie des fonctionnaires en cause ».
Ah bon, parce que ça existe encore, ça, dans la vraie vie ?
Je ne savais même pas…
 
Et puis dans une tribune de « Libé » (ce torchon…), la Société des réalisateurs de films (SRF) et des personnalités du cinéma ont également décrié cette disposition du projet de loi, y voyant une « censure pure et simple ».
Vous voyez que ça n’existe pas la censure, puisque cette tribune n’a pas été censurée !
De son côté, la « Défenseuse des droits » a estimé que cette mesure faisait peser des « risques considérables » pour les droits fondamentaux.
Tant qu’il ne s’agit que d’un risque…
Et tant que le pire n’est jamais certain…
 
Mais ces craintes sont par ailleurs partagées par plusieurs élus, à l’instar des députés du « McMoDem », qui veulent supprimer cet article.
Le député La République en marche (« LRM-même-pas-en-rêve ») des Bouches-du-Rhône aura, lui, annoncé son intention de ne pas voter ce dispositif, « contre-productif en jetant un doute illégitime sur toutes les interventions policières ».
Là, il a bien raison : Nos anges-gardiens du bien public et de l’ordre républicain, on l’a affirmé d’entrée, ce sont des anges-bienfaisants !
Un députée La « Gauloisie-insoumise (LFI) de « Paris-sur-la-plage », dénonce quant à elle un risque d’« autocensure ».
Kon, ça si la censure est interdite…
L’élu « soce » de l’Ardèche juge pour sa part qu’il « y a des lignes rouges à ne pas franchir ».
Probablement qu’il a raison : Casser du flic quand il rentre chez lui le soir à Magnanville, par exemple, c’est certainement une ligne rouge… parfaitement condamnable !
Bref, quand les politiques, syndicalistes et « intellectuels » s’emballent, il en ressort forcément une bouillie d’amalgames qui vise seulement à affaiblir notre « Jupiter » le bien aimé.
 
En bref, cette loi est excellente, puisqu’elle a été votée par nos « députacrouilles-aux-ordres », dans leur très grande sagesse de Parlementaires et est parfaitement inutile.
Et c’est une faute politique grave que de laisser supposer que nos flics, gendarmes et miliciens, depuis le temps que ça existe, n’étaient jusqu’ici en rien protégés dans leurs missions régaliennes de maintien de la paix publique !
Quelle konnerie, mais quelle konnerie que d’avoir voulu soi-disant enfin y remédier !
 
Alors je veux bien croire que ce texte vise finalement tout-à-fait autre chose : J’ai une sainte horreur des faux-nez et arguties pour me faire avaler n’importe quelle couleuvre (sans même la cuire) et là, on me plonge directement dedans, tête la première et sans même que j’aie pu prendre ma respiration préalablement.
En fait, « Jupiter » poursuit sa mainmise sur le peuple, ses opinions, ses ressorts, ses libertés : Déjà, réussir à mettre en « garde-à-vue » tout un peuple, et à deux reprises, c’est très fort et une réussite inespérée ! Il suffisait de « faire peur » et ça fonctionne tout seul.
 
Belle expérimentation qui lui permet d’accélérer le calendrier.
Ça tombe bien, il est pressé dans un monde qui bouge à vive allure (et sa réforme de la Constitution, l’urgence sitôt élu, est toujours en « cale-sèche »).
On y reviendra…

mercredi 25 novembre 2020

« Jupiter » aura causé.

Et « l’autorité » périclite…
 
C’est assez étonnant : Sa seule ressource – pour se maintenir et assurer a minima sa fonction régalienne indispensable à la cohésion nationale – c’est de prendre un virage liberticide inédit.
Si je me souviens bien, la dernière vague pandémique de « grippe espagnole », n’aura pas engendré le même recul, économique, social et politique.
Pourtant, les mêmes mesures « coercitives » avaient été prises : Port du masque, distanciation sociale, hygiène (lavage de mains, interdiction de cracher dans les rues), fermeture des bars et interdiction des rassemblements, mais sous la responsabilité des préfets et des maires, chacun sur son territoire.
Le président devenu simple préfet… national ?
Étonnant, n’est-ce pas !
N’a-t-il pas un gouvernement chargé institutionnellement de… « gouverner » ?
 
C’est pourtant bien l’époque que nous vivons.
Il y a un siècle, on estime à 400.000 morts les victimes du H1N1 « hispanique » en « Gauloisie-grippée », et les hôpitaux avaient été rapidement débordés : Les antibiotiques n’existaient pas, les salles de réanimations non plus, la cortisone et les vaccins pas plus.
Le taux d’infection a ensuite été estimé à 40 % de la population (il n’y avait pas de test), peut-être plus avec les cas asymptomatiques, avant d’atteindre cette fameuse « immunité-collective » et le taux de létalité a été calculé à hauteur 5 %.
On en est heureusement encore assez loin avec le « Conard-virus »…
 
Alors, « Jupiter » préfet ?
Avec l’assurance que les résultats seront donc meilleurs un siècle plus tard avec le « Conard-virus », a n’en pas douter, mais forcément parce que nous avons plus de moyens de lutte pour mieux soigner.
Il n’empêche que, probablement, la grande victime restera l’autorité de l’État.
Je m’explique, car on l’a déjà évoqué, même si ce n’était pas le thème de ce post-là.
 
Le reconfinement de fin octobre aura été finalement une excellente illustration des résultats issus de l’expérience de Stanley Milgram dont l’objectif était d’évaluer l’influence que peut exercer un scientifique, autrement dit un « expert » dans son champ de compétence, sur le comportement d’un individu lambda.
En d’autres termes, il s’agissait de mesurer le pouvoir d’autorité qu’exerce un individu jugé « légitime » sur un autre.
Vous le savez, les résultats sont affligeants : Un individu « banal », sans réel penchant sadique, est capable de faire preuve de totale obéissance face à une autorité qu’il juge légitime, jusqu’à infliger la mort à autrui par électrocution.
(Je vous recommande d’ailleurs le film « I comme Icare » de Henri Verneuil avec Yves Montand qui y consacre une longue séquence…)
Un des intérêts de l’expérience de Stanley Milgram est qu’elle s’appuie sur 18 « variantes ».
 
Et la « variante 15 » peut retenir tout particulièrement l’attention : Concrètement, le volontaire y est confronté aux points de vue totalement contradictoires de deux pouvoirs légitimes. Un premier « scientifique » refuse de poursuivre l’expérience pour des raisons éthiques tandis que le second « scientifique » soutient qu’il est nécessaire de la continuer coûte que coûte.
Les résultats obtenus sont que dès lors que se manifeste une « autorité légitime double », les volontaires profitent du désaccord entre experts pour stopper leur participation à l’expérience.
Stanley Milgram en tire la conclusion qu’à partir du moment où le signal transmis par une autorité considérée comme légitime est parasité par un désaccord majeur en son sein, la cohérence du système hiérarchique est profondément altérée, jusqu’à provoquer un comportement de « sortie » de la part des « cobayes ».
 
La fameuse « variante 15 » de l’expérience nous éclaire quant aux contestations en tous genres qu’a générées en « Gauloisie-banale » la décision de reconfinement de fin octobre 2020.
Elle nous aide à comprendre les tendances séditieuses de maires ayant autorisé par décret l’ouverture (illégale) de tous les commerces de leur commune ou les comportements plus désinvoltes, voire transgressifs remarqués, lors de ce deuxième confinement par une partie plus importante de la population (ou de certaines d’entre-elles : Je suis le premier à me signer des autorisations multiples qui se succèdent dans la journée…).
Certainement sans le vouloir, les batailles d’experts, relayées complaisamment par certaines chaînes TV d’information continue, ont ouvert la voie à de nombreuses « portes de sortie » pour réfuter le bien-fondé du reconfinement, au moment même où la deuxième vague de la pandémie est une réalité sanitairement incontestable, d’ailleurs reconnue par les pouvoirs publics à la mi-novembre 2020.
Heureusement, elle est moins violente que la première et on va finir par en sortir.
 
Il suffisait pour se convaincre de la cacophonie ambiante de se placer pendant trois jours devant l’une des chaînes TV précitées. La succession des avis contradictoires « d’experts médicaux », mais aussi politiques, a donné le vertige et a créé une confusion extrême compte tenu des désaccords majeurs exprimés, sur les moyens les mieux adaptés de protection, sur les vecteurs de contamination, sur l’usage de quelques traitements, sur la mise en œuvre efficace de la distanciation physique, en bref sur presque tout.
Vous en avez été témoins, je n’invente rien…
Les « troubles » au sein de l’autorité scientifique, pour reprendre la terminologie de Stanley Milgram, ont ainsi éclaté au grand jour devant un public mi-inquiet mi-sidéré.
Dès lors, la parole des « experts » s’en est trouvée durablement contestée, et il ne pouvait qu’en résulter un refus pur et simple des règles collectives du jeu.
 
Les bars de quartier ne jouent-ils pas un rôle essentiel de maintien du lien social ? Un coiffeur recevant des clients au compte-gouttes est-il vraiment un inducteur de contagion ? Et que dire des magasins ouverts mais pas certains rayons ?
Que je suis obligé de me faire livrer mon papier par Amazon, mon papetier-libraire étant fermé…
Dans tous les cas, chacun affirme qu’il participe peu, voire pas du tout, à la deuxième vague, conforté par la voix critique de tel scientifique ou tel expert autoproclamé.
On pourrait alors dresser la longue liste des « exemptions » demandées par les uns et les autres, que certains jugeront finalement recevables… et d’autres inacceptables.
 
Les voix discordantes sont autant de « portes de sortie » que de multiples acteurs veulent emprunter face aux « troubles » de l’autorité scientifique, « portes de sortie » dans lesquelles se sont engouffrés plusieurs maires, comme ci-dessus évoqué.
À la manière des volontaires de l’expérience de Stanley Milgram qui avaient stoppé leur participation à l’expérience en présence de deux scientifiques aux avis diamétralement opposés.
Notons, pour aller plus loin que le chercheur Olivier Fournout, dans un article publié par Atlantico le 8 octobre 2020, se désespérait des controverses sur le « Conard-virus » en évoquant l’absence de dialogue au profit de « prises de parole séparées, qui ont toute latitude pour s’étaler, mais qui ne rencontrent jamais les prises de parole adverses ».
Et il cite l’exaspération de la journaliste « Lolo-Ferra-rire » ayant interrompu sèchement sur CNews un débat télévisé entre médecins : « Cela suffit maintenant, on n’est pas dans une cour de récré, il y a des millions de Français qui n’en peuvent plus de ces dissensions entre les scientifiques, à qui on dit tout et n’importe quoi tous les jours, je vous assure qu’il y en a ras-le-bol ! »
Fine mouche, la guêpe…
Et c’est sans doute là l’une des manifestations les plus emblématiques de la délégitimation en cours du discours scientifique, particulièrement inquiétante, voire dramatique, car on ouvre alors la voie à tous les « populismes » et à un relativisme élevé au rang de dogme.
 
Comme si, par-delà ses funestes conséquences économiques et sociales, la pandémie de « Conard-virus » nous donnait à voir la profonde remise en question de l’un des fondements de la démocratie, débattre, cet art subtil de l’échange policé d’arguments et contre-arguments pour avancer dans la même direction, la fameuse dialectique hégélienne…
La question sous-jacente porte désormais sur le retour à un dialogue apaisé fondé sur la légitimité admise (ou non) de « l’expert ». Parler ici de légitimité, c’est faire référence à une aptitude à penser la prise de parole en respectant le rôle attribué à chacun, par exemple sur la base de ses compétences reconnues, en tenant compte des rôles attribués aux autres, issus de leurs propres compétences avérées.
En bref, savoir parler en référence à son espace d’expertise, sans déborder impudemment en dehors de ce dernier…
Et ils sont nombreux à avoir échouer à l’épreuve du débat médiatique : Même « Rat-out », malgré mille précautions sémantiques, sera tombé dans la fosse à plusieurs reprises.
 
Dans « Les Échos du matin » du 5 mai 2020, alors que s’achevait le premier confinement, on nous avertissait déjà : « Je veux croire que nous allons relativiser notre relativisme, c’est-à-dire considérer que tous les discours ne se valent pas, que certains sont moins vrais que d’autres. »
Pas de chance…
Car cet appel à l’intelligence du « bon sens » n’a jamais autant été d’actualité, et sans doute jamais aussi difficile à imaginer à l’heure du complotisme et des fake news triomphants, dont le documentaire sur le « Conard-virus » sorti en novembre 2020 Hold-up est un « gros résumé » (qui déborde lui aussi sur des domaines « hors-sujet »).
 
La « mécanique » est délétère : Elle étouffe le bon sens. Et celle qui va payer l’addition de la « décribilisation » c’est la parole étatique.
Donc son autorité.
Elles étaient déjà bien malmenées auparavant pour de multiples et fort nombreuses raisons, elle l’est encore plus aujourd’hui !
Comment notre « démocratie » a-t-elle pu se laisser déposséder du débat parlementaire ou simplement d’opinion par un quarteron de « scientifiques » ?
Non pas qu’ils ne disent que des konneries, loin de là, mais qui finalement décident de solutions « politiquement insoutenables »… Politiquement, socialement et économiquement.
Sont-ce des irresponsables ?
Leur rôle n’aurait dû être que « d’éclairer » ledit débat et au lieu de ça, ils ont réussi à l’embourber.
 
Résultat, il devient nécessaire pour « Jupiter » et ses « bons soldats » de serrer les rênes et les étriers : Ils en viennent même à interdire de photographier les visages des agents des forces de l’ordre !
Demain, ce sera aussi le cas pour les « hommes politiques » (au sens large) alors qu’on multiplie les caméras de surveillance automatiques qui prennent même désormais les airs à bord de drones !
Avouez que c’est bien paradoxal !
 
Le paradoxe final, c’est de constater que notre constitution a été dévoyée. Il était prévu, en l’article 16, qu’en cas de « menace grave », tous les pouvoirs soient confiés à l’exécutif pour une période renouvelable de quelques mois.
Avec pour corolaire la persistance de la session parlementaire « permanente ».
« Jupiter » a saisi l’opportunité de « l’état d’urgence » (sanitaire) pour confiner même le Parlement…
Une dérive à mon sens inacceptable.
 
Si encore ça avait pu donner des résultats flatteurs, mais même pas : On en est venu à préserver les vacances estivales et désormais celles de fins d’année.
Comme disait Jean Yann dans son film « Les chinois à Paris », les « Gauloisiens » ? « Les plus grands fumistes de la planète. Eh bien ils feront des cheminées ! »
Contrairement à ce que e commandait mon optimisme-natif, l’expérience va donc se poursuivre, avec ou sans vaccin : Ledit « état d’urgence » est validé par le Parlement (à la botte) jusqu’à la fin février : On repousse même les élections territoriales pour ça !
Face à une troisième vague déjà évoquée par quelques-uns, plus les quelques mesures d’assouplissement envisagées au-delà de celles annoncées hier, cet « état d’urgence » sera prolongé encore et encore : La clique des Préfets aura de quoi se réjouir et le premier d’entre eux, « Jupiter », aussi.
 
L’expérience se poursuit donc inexorablement…
Au moins jusqu’à la prochaine pandémie.