Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 28 octobre 2020

« Kung-Fu-Panda » est extraordinaire !

La bureaucratie enfin dévoilée

Celui-là est décidément « hors-norme ». C’est avec loyauté qu’il a servi « Jupiter »… en oubliant d’où il venait. Mais il l’a fait sans vraiment tordre le cou aux idées qu’il portait devant ses électeurs… locaux.

Il a été impeccable dans sa gestion des crises successives qu’il a traversées à Matignon : D’abord le troisième PIA (totalement passé inaperçu…) qui aura soldé les années « Mythe-errant » (je rappelle qu’il s’agissait de récupérer et de « blanchir » l’argent détourné par le maître du Verbe à l’occasion de la guerre du Golfe, ce que personne ne veut savoir et aura déjà été oublié [cf. « Opération Juliette-Siéra »], récupération entamée avec « Bling-bling » et son « grand-emprunt » et poursuivie par « Tagada-à-la-fraise-des-bois »).

Il aura amorcé la réforme d’État, celle de l’assurance-chômage et entamé celle de la retraite en plus que de mener la transition énergétique en application des « accords de Paris » arrachés à la communauté internationale par « Fafa-l’empoisonneur » (un « soce » recasé au « Cons-cons ») et géré avec doigté la fronde des « Gilets-jaunes ».

Et puis alors il aura été « parfait » avec la première vague du « Conard-virus ».

Il a juste chopé un vitiligo du pelage au passage…

 

Et puis on l’aura entendu devant la commission parlementaire et là, il nous fait la leçon pour tenter de faire comprendre la difficulté de sa tâche durant cette dernière étape.

Du coup il nous oblige à revenir sur un nombre d’idées reçues en vogue dans le débat public sur le procès de décisions publiques.

Vraiment magnifique.

 

Ce mercredi-là (de la semaine dépassée) il défendait son bilan dans la gestion de la crise sanitaire devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. S’il a reconnu des erreurs de communication (et Dieu sait s’il y en a eu un paquet avec « Si-bête-la-Diarrhée » en porte-la-parole), il a toutefois estimé que globalement, sa politique avait permis de « sauver des vies ».

Combien, personne ne saura jamais.

De toute façon, il était assez mal entouré de personnes qui ne savaient pas compter ou, qui averties des difficultés prévisibles, n’ont même pas pris la mesure de l’urgence.

Pas de sa faute, ce n’est pas lui qui a composé son gouvernement ni même nommé les membres de son cabinet…

 

Cherchant finalement à faire comprendre la difficulté de sa tâche, « Kung-Fu-Panda » est ainsi revenu sur un nombre d’idées reçues en vogue dans le débat public sur le procès des décisions publiques : « Comment est-ce qu’on gère une crise sanitaire avec des échelons de décision très dispersés (…) quand vous avez immédiatement le risque pénal sur le dos ? » a-t-il ainsi lancé aux membres de la commission.

Ah oui, questions clés s’il en est.

Perso, je descends à la cave et en vide une finement choisie avec un bon calandos pour faire passer l’haleine avinée, mais bon, j’imagine qu’on ne lui aura pas laissé le temps.

Et puis en bon Normand, il aura peut-être préféré un coulis de crème-fraîche plutôt qu’un Jort, je ne sais pas : Nous ne sommes pas intimes.

 

En tout cas, en une phrase, il met à bas la mythologie bureaucratique d’un seul coup : Géant ce mek-là !

Car la bureaucratie est un processus rationnel.

Selon l’analyse de Max Weber, qui a toujours eu beaucoup de succès auprès des bureaucrates eux-mêmes, la bureaucratie est l’expression de la rationalité et substitue au pouvoir charismatique des sociétés traditionnelles un cadre légal-rationnel qui s’appuie sur le statut et la compétence de ses représentants.

Rien de moins.

Dit dans mon langage à moâ-même, ce n’est jamais que le reflet d’une époque où l’irresponsabilité généralisée est diluée dans la collégialité des personnels cooptés pour être sortis des mêmes écuries et formations, tel qu’un consensus se dégage sans débat puisque les « prérequis » sont déjà acquis et restent les mêmes d’une tête à une autre, parfois d’une équipe à une autre, en tout cas, plus étonnant, d’une époque à une autre (la « continuité du Service Public »).

Le seul avantage, c’est que ça va plus vite.

L’inconvénient, c’est que ça manque systématiquement de recul.

De toute façon, ce n’est jamais eux qui payent, mais depuis toujours, vous, les citoyens lambdas qui « puent la clope et le diesel » et n’ont pas leur mot à dire, même sur l’usage de votre pognon racketté à longueur d’année.

Et il faut bien reconnaître au quand on vous donne la parole (cf. la convention citoyenne pour le climat), vous ne racontez que des konneries.

Alors à quoi bon ?

 

Plus précisément, « Kun-Fu-Panda » décrit plutôt une juxtaposition d’administrations et d’officines aux compétences mal définies et très peu coordonnées, un vrai maquis légal qu’il est difficile de comprendre pour espérer le faire bouger.

C’est quasiment kafkaïen, une sorte de gros entassement de structures diverses qui se chevauchent, s’entre-mêlent, se tirent la bourre et ne flattent que les « bons soldats » à qui on confie d’imposant budget et effectif à gérer.

Je les ai vu faire : Ils prennent le bottin administratif, se tutoient entre eux sans même se connaître et quand il s’agit de se goinfrer de petits-fours payés par le contribuable, ils comparent justement effectif et budget pour se jauger les uns par rapport aux autres : Les problèmes du pays restent le cadet de leurs soucis.

Il faut dire que plus les effectifs sont importants, plus les problèmes à régler le sont : Ils y passent leurs journées et parfois leurs nuits-blanches…

Du coup, les administrations centrales ne sont jamais, comme l’hôpital public, que des « grand corps malades » atteints d’obésité jusqu’à la sclérose.

 

Je ne suis pas le seul à le constater : On avait déjà dénoncé ce triste diagnostic avec la « Promotion Titanic » et les mêmes maux dans le domaine de la lutte anti-terroriste, par exemple.

Pétillon nous avait gratifié d’une BD assez extraordinaire, « L’affaire Corse », où il mettait en scène les services anti-terroristes piétinant allègrement l’instruction et la police judiciaire, la préfecture locale et celle de la région et le procureur dans un joyeux désordre qui n’aboutissait pas (à relire rien que pour le plaisir !).

Dans les années « Colonna », il y avait en plus de tous ceux-là les services de l’agriculture, les phytosanitaires (la piste agricole), les services-sociaux, les douanes, les jeux, l’académie (la piste enseignante) et le fisc qui se piétinaient à la recherche de l’assassin du préfet Érignac !

On imagine qu’existe le même brouillard au sommet pour toutes les grandes administrations publiques gauloisiennes.

 

La bureaucratie est en réalité un outil au service du politique. Il existe un débat dans la littérature économique et sociologique sur la nature de l’articulation entre administration et politique. Pour un certain nombre d’auteurs la bureaucratie n’est que l’instrument de la classe politique et finalement n’a qu’une existence subordonnée aux plans décidés par les élus.

Pour d’autres, la bureaucratie est complétement autonome et prend ses propres décisions en laissant au politique une marge de manœuvre finalement assez étroite.

Et le seul rôle de présenter les décisions prises par elle par le seul pouvoir « politique ».

À l’écoute de « Kun-Fu-Panda », mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…) est davantage dans la seconde situation que la première : Les politiques de droâte et de gôche se ressemblent toutes depuis des décennies parce qu’elles doivent se couler dans le moule bureaucratique pour être comprises et mises en place.

 

Cela signifierait-t-il que la première théorie est fausse et la seconde est vraie ?

Pas nécessairement, il peut tout simplement décrire deux moments du développement bureaucratique.

Son autonomisation s’accroît en même temps que sa masse qui lui permet à un certain stade d’inverser les rapports hiérarchiques entre politique et administration.

Plus il existe de bureaux et d’officines, plus il devient facile de doubler le pouvoir élu, et sur le versant électoral, plus il y a de fonctionnaires parmi les électeurs, plus les élus ont intérêt à ne pas les contrarier pour les amadouer.

Ce qui a amené « Kung-Fu-Panda » à créer un « Conseil Scientifique », nouvelle structure qui survole toutes les autres commissions compétentes, en charge d’éclairer les décisions « politiques » dans la gestion de la crise du « Conard-virus » et qui nous a probablement plombé en s’écharpant autour du Pr « Rat-Out ».

Splendide cas d’ékole…

 

En fait, il existerait une véritable opposition entre la liberté du décideur politique national et l’inertie bureaucratique. Les membres du gouvernement dessineraient les grandes orientations des administrations, planifieraient du sommet de l’administration comme les dieux sur le mont Olympe l’ensemble de l’ordre administratif qui ensuite se mettrait en branle pour appliquer les directives politiques.

Sauf que, comme le suggère très fortement « Kun-Fu-Panda », la menace pénale qui plane sur la tête des dirigeants paralyse autant que la dilution de responsabilités des fonctionnaires dans la structure bureaucratique, qui eux ne sont jamais pénalement responsable (à de très rares exceptions près, comme le préfet « Bon-net-d’âne » dans l’affaire Corse).

 

Si toute initiative, en particulier en situation de crise, est menacée de sanction pénale, alors il devient rationnel autant pour le fonctionnaire que pour le politique de « protéger ses arrières » et de prioriser d’abord les moyens de se protéger de l’institution judiciaire.

La surenchère de mesures sécuritaires face à la « seconde vague » pourrait d’ailleurs être interprétée comme ça : Les dirigeants sont d’abord préoccupés par leur propre protection juridique avant de trouver des solutions efficaces à la crise, quitte à faire peser sur les citoyens des décisions lourdes et liberticides, mais qui leur garantissent de ne pas finir derrière les barreaux.

 

Il ne s’agit pas d’abolir la responsabilité pénale des gouvernants, bien entendu, mais de bien comprendre que la simplification administrative leur permettrait de dissiper le brouillard bureaucratique au sommet.

En simplifiant la bureaucratie, la « technocratie », les politiques verraient mieux ce qu’impliquent leurs décisions, et donc ce qui engage leur responsabilité ou pas.

Encore faut-il qu’ils aient une certaine connaissance des aspects juridiques de leurs fonctions, ce qui n’est pas toujours le cas.

 

Même au niveau local, on n’imagine pas qu’un secrétaire de mairie soit un juriste suffisamment pointu pour avoir pu anticiper que la chute d’un panneau de basket sur la tête d’un gamin puisse emmener son maire en correctionnel, ou qu’une claque d’un enseignant jette l’opprobre sur le directeur d’académie : On en est là.

Si par exemple, tel site touristique est fermé au public, c’est que le maire n’a pas d’autres possibilités pour le « sécuriser » avec le peu de moyens dont il dispose.

En revanche, vous ne verrez jamais un directeur de la sécurité routière (ou de la DDTE) être incarcéré parce qu’il y avait là un nid de poule mal signalé qui aurait provoqué un accident mortel.

Dans le crash du Concorde, le directeur de piste n’aura même pas été inquiété… Pourtant il y avait bien une lamelle inappropriée qui aura été à l’origine de la catastrophe.

 

En bref, les « décideurs » ne sont finalement jamais responsables, en revanche les élus n’ont qu’une trouille, c’est qu’on leur reproche une konnerie de leurs services.

Ce qui explique probablement une surenchère de mesure de protection.

Ceci dit, à la place de « Kun-Fu-Panda », qu’auriez-vous fait en mars 2020 quand on était sûr qu’il fallait confiner pour enrayer la pandémie ?

D’abord cette décision a été prise par « Jupiter » mais en préservant le premier tour des municipales qui aura été maintenu : Cherchez la logique dans la mesure où tout s’arrêtait deux jours plus tard comme annoncé l’avant-veille…

Là, c’est assez fabuleux, n’est-ce pas, convenez-en.

 

Plus fameux, c’est le plan de « confinement nocturne » sous la forme d’un couvre-feu annoncé par « Casse-tête », son successeur (l’homme qui ne fera pas d’ombre à « Jupiter »). Dans la journée, tu peux t’entasser dans les rames du métro et du RER sans « geste barrière » (ce n’est physiquement pas possible) parce qu’il n’y a aucun « cluster » avéré, mais la nuit tu ne peux plus te promener en solitaire respirer l’air dépollué des villes, parce qu’il y en aurait en forte densité !

Logique, quoi…

 

« Pas question de confinement général », telle est la volonté de « Jupiter ».

Ok, mais si la pandémie devient incontrôlable, qui ira en prison se faire pardonner ses fautes ?

Ne vous en faites pas : Il n’y aura probablement pas d’emballement. Après tout, « McDo-Trompe » nous a assuré qu’il ne s’agit que d’une « grippette ».

Tout le reste, c’est de la « politique-spectacle » qui vise, sous prétexte de vous protéger, à vous faire abandonner vos « pôvres petites-libertés » de mourir libre.

Et on en a bien au moins jusqu’à Noël pour une première louche (on va vous laisser passer les fêtes de fin d’année), pour mieux reprendre la bride en main jusqu’à l’été : Il faudra bien vous laisser « décompresser » au soleil sur les plages « Gauloisiennes » (mais pas ailleurs), si votre camping ou votre pension ouvre, naturellement.

C’est que la peur, de chaque « acteur » du drame quotidien, de l’infirmier au ministre, tous les jours à vous annoncer, rabâcher des chiffres ahurissants, entretient le fantasme du « tous mourir » bêtement.

Et c’est assez extraordinaire comme la peur peut vous faire renoncer à vivre libre : Une expérimentation in vivo et planétaire !

Je ne vous dis même pas le jour où une agence vous dira que l’air est radioactif et qu’il faut se terrer dans les caves…

 

Reste la question des élections à venir.

On parle de repousser les prochaines à la rentrée de septembre 2021.

Est-ce que dans la foulée vous ne serez pas priés de voter exclusivement par correspondance pour celles de 2022 ?

Ou seront-elle également repoussées (jusqu’aux jeux olympiques de 2024, par exemple) ?

Après tout, à quoi serviront-elles sinon à confirmer « Jupiter » dans son bail précaire… à l’abri d’éventuelles poursuites judiciaires…

Et c’est ainsi que la démocratie élective aura perdu de son intérêt : Après tout, le Président « Xi-Jumping » n’est jamais élu que par un collège de personnes nommées par le parti… qu’il dirige d’une main de fer.

Et ça ne fonctionne pas plus mal, comme aux USA (les « grands électeurs ») ou en Russie où « Poux-tine » décide de (presque) tout, y compris de l’heure de son départ du Kremlin.

Son menu, je ne sais même pas…

 

Moâ j’adore « ce monde d’après » où personne ne se lève pour protester, car personne n’a anticipé le rôle des « sachants » dans leur rôle actuel.

Pourtant, je vous tiens régulièrement en haleine avec les effets de leur « autisme-collectif » armé de leur « trisomie-appliquée ».

Je ne dis pas qu’il faut s’affranchir dès demain des confinements à venir les week-ends, de faire fi du port des masques, d’abandonner les « gestes barrières » et de ne pas se laver les mains au savon : C’est qu’il est si « solide », ce virus, que 20 secondes en contact avec du simple savon le détruit irrémédiablement…

C’est dire la puissance et la résistance du bazar qui les rend tous dingues.

 

C’était pourtant parfaitement prévisible, tout comme il est prévisible que, plus tard, une nouvelle abolition des « privilèges républicains » finisse par aboutir.

Je n’y serai plus, mais vous témoignerez pour moâ que nous n’étions finalement pas si dupes que ça ! 

mardi 27 octobre 2020

Jean-Do Michel se lâche !

Message à « Jupiter » !
 
12 minutes 36, par France-Soir…
https://www.youtube.com/watch?list=PLA62ijZ5-HR2vEjOy-wypyK_5YKlR6QCF&v=4nR3a48GK2k&feature=emb_logo
 
Fort !
Un tournant ?

Après le feu, les pompiers ?

Des responsables musulmans appellent enfin à un sursaut

 

Il était temps et ils reconnaissent eux-mêmes que : « On a encore plus de retard qu’en 2015 » !
Bé oui, déconnectés les imans et autres prédicateurs à laisser les « barbus » les déborder, à les laisser représenter un « islam-politique » qui, s’il est « islamiste » n’a finalement plus grand-chose de religieux.
Mahomet et le Coran ne sont jamais qu’un prétexte à une guerre qui n’est pas celle du monde musulman en général.
Mais on ne les entend pas au risque d’amalgames divers dont risque de pâtir « le croyant ».
Rappelez-vous de « Noël à Ajaccio » qui a failli dégénérer en guerre civile en la cité napoléonienne contre les racailles venus de Marseille y passer les vacances scolaires, voire de « Sisco et du Burkini » sur ses plages…
 
On y vient presque déjà avec ces discours de haine réciproques chez les plus extrémistes, « laïcards-républicains » qui surfent sur le rejet de « l’autre » et la migration, et les « salafistes » qui assassinent et sont désormais pointés du doigt et pour partie, pour une partie seulement, expulsés du pays sinon de leur lieu de culte…
Ce n’est pas la mayonnaise qui prend, c’est la moutarde qui monte au nez des uns et des autres !
Et en pleine pandémie du « Conard-virus », éternuer ailleurs que dans son coude, c’est mortifère !
 
Vendredi 16 octobre rappelez-vous, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, a été assassiné pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves incultes.
Or, Imams et historiens rappellent que la caricature n’est en rien une interdiction religieuse édictée par le Coran, mais bel et bien par les seuls islamistes intégristes.
Seule la représentation d’Allah est prohibée par le texte sacré : Il y a des nuances qui échappent « aux meilleurs » d’entre tous, mais non, ce n’est pas un « amalgame » !
 
Chaque jour, le discours que ce prof’ mettait sa vie en danger. Et ce n’était qu’un obscur fonctionnaire de banlieue : Les esprits éclairés se planquent…
Pas Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, qui le dit sans ambages et il milite pour un « islam des Lumières », contre l’intégrisme.
C’est à ce titre qu’il est lui aussi sous protection policière 24 heures sur 24 depuis près de douze ans !
Cibles de menaces récurrentes de la part d’islamistes radicaux, les membres de sa famille se sont expatriés à l’étranger, changeant d’identité. « Si je n’étais pas protégé, il me serait arrivé la même chose qu’à Samuel Paty depuis bien longtemps », lâche-t-il.
Comme quoi, la konnerie incarnée n’est pas la moins bien partagée en ce bas-monde !
Et probablement, justifie le principe de « laïcité » incarné par la loi de 1905 de la République, alors que pour ma part, je n’en aurai pas vraiment fait une « religion » même républicaine à part entière comme elle va le devenir…
 
« La violence doit cesser, ce n’est pas ce que prône l’islam », poursuit-il. Soutien indéfectible de Charlie depuis 2006, Hassen Chalghoumi appelle les musulmans au sursaut face à la « barbarie de l’islamisme radical ».
Heureusement, il n’est pas tout seul (comme je le suis parfois dans mon grand désert du « bon sens ») : Plusieurs imams, recteurs de mosquée et historiens se placent sur la même ligne.
Ils demandent aux musulmans d’« ignorer les caricatures » et de respecter la liberté d’expression ainsi que de « blasphème ».
Voilà une position « raisonnable » : Le blasphème, qui reste une injure aux croyances d’autrui, disparaîtra de lui-même quand plus personne ne le relèvera.
On est dans le monde de « l’opinion » et l’opinion est libre, au moins dans mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…) qui, quelle qu’elle soit, ne peut absolument rien contre les faits et leurs vérités !
C’est une zone de flou de l’Intelligence qui n’a aucune valeur que celle d’exister, comme toutes les autres et exactement avec la même force.
Alors qu’un fait, il reste inébranlable quelle que soit l’époque et le lieu.
 
Vendredi 16 octobre, Samuel Paty est mort pour avoir tenté enseigner les « basiques » de la liberté d’expression à des gamins imberbes et celle de critiquer une religion.
Il avait osé montrer des caricatures du prophète Mahomet dessinées par les journalistes de Charlie Hebdo, eux-mêmes visés par un attentat meurtrier le 7 janvier 2015. Eux avaient osé dessiner un prophète, se moquer d’une religion, après avoir tant bouffé du curé et du rabbin !
« Beaucoup de musulmans pensent qu’il est interdit de dessiner le prophète. Ce n’est pas vrai », fulmine donc Nasser Ferradj, fondateur du collectif des musulmans progressistes et laïques.
« J’ai publié à plusieurs reprises des représentations du prophète qui démontrent clairement qu’il ne s’agit pas d’une interdiction religieuse édictée par le Coran, mais d’une interdiction récente prônée par les islamistes ».
Par les seuls « intégristes » ceux qui ne savent même pas lire, même pas le Coran…
 
Le théologien Mohammed Bajarfil abonde dans le même sens : « Coraniquement parlant, il n’est écrit nulle part que celui qui caricature ou insulte le prophète doit être tué ».
D’après le théologien, le prophète Mahomet est, à de nombreuses reprises, insulté, vilipendé ou encore « traité de fou » dans le livre sacré. « Il n’a pourtant jamais été question de glaives ou de kalachnikovs », tranche-t-il.
Mohammed Bajarfil évoque bien le droit musulman (aussi connu sous le nom de la Charia), mais rappelle que ce dernier a été élaboré plusieurs siècles en arrière dans un contexte d’empire et de société bien éloignée de celle du XXIème siècle (et même de l’époque du Prophète.
« Dans ce droit musulman, une jurisprudence selon laquelle toute personne qui insulte le prophète mérite d’être tuée est belle est bien développée », rapporte-t-il. Et d’ajouter : Mais « ces décisions émanaient davantage de sorte de tribunaux que de décision individuelle », souligne le théologien.
 
Outre le débat religieux sur le sujet des caricatures, le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, rappelle que l’islam « interdit le blasphème aux (seuls) croyants », pas aux autres religions du Livre.
« Nous vivons tous dans un État de droit » qui garantit au musulman sa liberté religieuse et le culte et ses rituels. Par conséquent, pour le recteur de mosquée bordelais, il est nécessaire que les musulmans défendent cette liberté de critiquer la religion, de s’exprimer. « La liberté de blasphémer nous permet celle de croire en notre religion », explique-t-il.
C’est d’ailleurs en ce sens que Nasser Ferradj, le fondateur du collectif des musulmans progressistes et laïques invite les fidèles de l’islam de « Gauloisie-éclairée » à publier des caricatures ou des représentations du prophète.
« Pas forcément celle de Charlie s’ils ne les aiment pas, mais peut-être celles issues du monde Ottoman », précise-t-il, car il y en a plein.
 
Au-delà de l’appréciation, il faudra peut-être beaucoup de la pédagogie, avec beaucoup de temps, avant qu’une majorité de musulmans ne se décident à publier des dessins ou caricatures de leur prophète ! Ils n’ont pas l’habitude, mais ça viendra.
D’ailleurs, à l’occasion de l’ouverture du procès des complices de l’attentat du 7 janvier 2015, où 12 personnes ont été assassinées, la rédaction de Charlie Hebdo a fait le choix de republier les caricatures début septembre (« Tout ça pour ça »).
Mais d’après un sondage Ifop commandé par l’hebdomadaire lui-même et publié en en septembre dernier, 69 % des sondés musulmans et 47 % des moins de 25 ans considèrent que cette republication est une « provocation inutile ».
Moâ, je la trouve plutôt salutaire…
Toujours dans le même sondage, à la question, « En général, faites-vous passer vos convictions religieuses avant les valeurs de la République ? », 40 % seulement des sondés musulmans répondent positivement.
C’est vous dire qu’il y a un long chemin à parcourir vers la « normalisation »…
 
« Ils ont le droit de considérer qu’il s'agit d'une provocation inutile, même si le propre d’une caricature est de choquer, de provoquer », rétorque Tareq Oubrou, le recteur de la mosquée de Bordeaux. « Il y a quand même un fossé entre penser cela et tuer une personne », poursuit-il.
Un gouffre, oui…
La deuxième partie du sondage évoquée fait tiquer le recteur : « Dire que la loi de dieu est supérieure à celle de la République me choque profondément. C’est un vrai problème », se désole celui qui chaque jour dit faire « ce qu’il peut » pour élever les consciences lors de ses prêches.
Pas très convainquant le bonhomme…
 
Expliquer, démonter les préjugés au sujet de Charlie Hebdo qui serait « d’extrême droâte », « contrer le discours islamiste qui infuse », c’est pourtant ce à quoi s’attèle à faire chaque jour l’imam Hassen Chalghoumi dans sa mosquée Al-Nour à Drancy (Seine-Saint-Denis).
« Parfois, j’ai des fidèles qui viennent me voir en me disant « Je ne suis pas Charlie » », raconte-t-il auprès des journalistes.
Sa réponse ? « Être pédagogue, montrer les caricatures faites à l’égard des autres religions… »
Un travail de fourmi, sur le long terme auquel croit profondément Hassen Chalghoumi mais qui peut parfois décourager tellement il demande de patience.
« Nous aussi on sensibilise auprès des jeunes dans les quartiers populaires, dans les écoles ou encore dans les prisons », assure Nasser Ferradj du collectif des musulmans progressistes et laïques. « Autant dire une goutte d’eau au milieu de l’océan ».
Lucide…
De son côté, le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou appelle les imams à la responsabilité « face aux croyances populaires ».
 
Avec quelles solutions ?
D’après le théologien Mohammed Bajarfil il faudrait « lire le Coran à la lumière de notre contexte sociétal de 2020 ». Avec pour objectif d’apporter des modifications aux libertés individuelles qui sont pour l’heure encore soumises à un temps lointain.
Pour l’imam de Drancy, l’État doit être « ferme » à l’égard de ceux qui prêchent une parole erronée basée sur l’émotion ou l’islam politique : « Voyez en 2015, lorsque des enfants ont refusé de faire une minute de silence pour Charlie, c’est là qu’il fallait agir, punir et convoquer les familles pour comprendre ce qu’il se passait. Désormais, on a encore plus de retard qu’en 2015 ».
Mais, Nasser Ferradj prévient : « Il ne s’agit pas seulement de nous endormir avec de la poudre de perlimpimpin en fermant le CCIF. Derrière ça, il faut voir qui parle au plus grand nombre de musulmans en France… »
Les islamistes ou les « progressistes » ?
« Après le constat, il serait peut-être bien de déployer un certain nombre de politiques publiques en cohérence qui permettent que notre discours soit plus soutenu. Et non un discours qui donne l’impression aux gens que ce sont des querelles de chapelle ».
 
Dans les solutions à apporter à l’islam en ces temps, une thèse fait consensus, tant auprès de l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, que du recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, ainsi que de Nasser Ferradj. L’islam doit être « confrontée à une pensée critique » en son sein et par la même vivre une sécularisation.
D’après Jacqueline Chabbi (historienne), elle n’y a encore jamais fait face : « Le judaïsme comme le christianisme ont été, à travers des schismes internes douloureux, soumis à la critique », expliquait-elle dans un entretien à Libé (ce torchon) en 2016.
« Qu’il s’agisse de l’archéologie ou de l’histoire des mentalités, de nouveaux savoirs ont exploré le passé afin de séparer le mythique de l’historique.
Adam est devenu le premier homme du mythe, pas celui des historiens ou des anthropologues.
Force est de constater que le travail accompli par les universitaires sur le religieux et son historicité dans le judaïsme et le christianisme n’a guère touché l’islam jusqu’à présent ».
Problème d’après l’historienne : « Le discours critique ne peut se dire à l’intérieur de l’islam, sauf à encourir les foudres de responsables religieux, voire politiques. On reste dans une histoire sacrée, encombrée de tabous et d’interdits ».
 
Pourtant, je connais bien des musulmans qui ne se retrouvent pas dans ces islams-là.
Ils sont croyants, mais parfois si peu respectueux d’un Coran « fixé » par des liturgistes qui ont compilé et recoupé sur quelques siècles des témoignages « de témoins de témoins » décédés des compagnons de Mahomet disparu qui lui-même rapportait les dires de l’Archange Gabriel (celui de l’annonciation) portant peut-être la parole d’Allah Soi-même.
On est loin d’Abraham, probablement « chargé », qui entend des voix comme Jeanne-d’Arc, encore plus loin de Moïse qui cause à un buisson-ardent et revient avec les 10 commandements ou du Christ, fils de Dieu incarné, dont les propos sont rapportés directement par quelques témoins contemporains.
Au moins, en Extrême-Orient, ils ont des religions fondées sur des siècles et des siècles de « rationalisations-philosophiques » éclairées par quelques esprits « pertinents ».
Qui ont le mérite de faire « consensus ».
Ce qui ne les empêche pas de s’entretuer de temps en temps…
 
Alors, n’est-ce pas, vive la laïcité (même si ce n’est pas « ma religion »), qui met toutes les croyances dans le même sac, au même niveau, à condition qu’aucune ne trouble plus l’ordre public depuis la Saint-Barthélemy : Les « hérétiques-huguenots » auront payé le prix fort du sang pour y parvenir des siècles plus tard, une des hontes des « papistes » (dont je suis) qui ont laissé faire, a minima et à tort, quand ils n’y ont pas pris une part active.
Une des pages noires de l’Histoire de mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rendait déjà si mal…).
Puisse mes amis « mahométans » ne pas subir le même sort… et qu’ils se ressaisissent avant en faisant la police dans leurs rangs avant l’heure des « ratonnades » dans les banlieues que quelques « Black-blocks » et autres « Skinheads » ne manqueront pas de réaliser tôt ou tard. 

lundi 26 octobre 2020

C’est assez incroyable et je suis indigné.

 Avez-vous remarqué toutes ces « iconoclasteries » ?
 
Je m’indigne pour au moins trois raisons.
D’une part le traitement « exogène » de la décapitation de notre prof d’Histoire.
Là, je veux parler des réactions de la presse étrangère (et quelques autorités) au sujet du drame qui frappe le pays en général et Samuel en particulier.
Chez nous, on s’enflamme, on met une fois de plus en péril notre « Liberté d’expression », notre « vivre ensemble » toujours délicat à bien équilibrer, où on invective également, alors qu’ailleurs, ce sont des commentaires de pisse-froid !
Quoique même chez nous, toute une frange de la « bien-pensance » (forcément de gôche puisque la « gôche » porte à elle seule tout le poids des « valeurs humanistes), c’est… comment dire ? plutôt pusillanime…
 
Rappelez-vous seulement le traumatisme provoqué par la mort par étouffement de George Floyd outre-Atlantique.
Ce crime commis aux États-Unis a fait l’objet de condamnations de tous les horizons politiques, et a provoqué des manifestations presque dans le monde entier.
Celui commis dans les rues de Conflans n’a finalement eu que des échos atténués et polis au-delà des frontières hexagonales !
 
Certes, les comparaisons sont délicates, mais il s’agit dans les deux cas de meurtres ayant une portée sociale et symbolique interrogeant l’état de droit et l’égalité devant la loi dans nos pays démocratiques, des principes incontournables.
Est-ce la différence entre, d’une part, un crime commis par un Blanc et, d’autre part, un crime commis sur un Blanc ?
Samuel aurait été black, beur ou feuj, en aurait été-t-il autrement ?
Ou n’est-ce que parce que l’égalité entre les communautés est tellement plus importante que la liberté d’expression ?
Ou bien parce que beaucoup de gens pensent qu’une victime de la police est d’emblée innocente, tandis qu’une victime du fanatisme religieux est forcément complice de son propre assassinat ?
Je ne sais pas…
 
Alors certes, j’exagère car la plupart des médias étrangers ont couvert l’abomination de vendredi en huit et la manifestation du dimanche suivant.
D’ailleurs assez curieusement, ce ne sont pas les États les plus proches de la « Gauloisie-des-Lumières », en termes d’alliance ou de géographie, qui se sont empressés d’exprimer leur condamnation sans réserve à la fois du crime et de l’extrémisme sectaire, mais… l’Arabie saoudite et l’Égypte !
Bravo les « petits-gars »…
Celui que les bien-pensants considèrent comme le plus grand méchant de la planète, « McDo-Trompe », a trouvé le temps, au milieu de sa folle tournée électorale, d’adresser un message de solidarité à mon pays, exprimée dans un langage bien à lui : « Au nom des États-Unis, je voudrais présenter mes plus sincères condoléances à mon ami, le Président Macron de France (Il n’est plus premier ministre…) La France traverse une épreuve terrible et Macron est un gars formidable. »
Plus proche de nous, « Ursule-de-la-Lyre » s’est fendue d’un magnifique « twist » convenu, aussi sirupeux qu’un loukoum, mettant l’accent sur le rôle essentiel de l’éducation dans une société démocratique, plutôt que sur l’influence néfaste de l’intolérance fanatique : « J’ai appris avec horreur l’assassinat d’un professeur à Conflans-Ste-Honorine. J’adresse mes condoléances à sa famille et aux Français. Mes pensées vont aussi aux enseignants, en France et partout en Europe. Sans eux, il n'y a pas de citoyens. Sans eux, il n’y a pas de démocratie. »
Merci jeune-fille…
 
C’est finalement maquiller un véritable « crime politique » en simple fait divers.
Tout le monde connaît déjà le scandale provoqué par l’article du New York Times, publié initialement sous le titre : « La police française abat un homme après une attaque mortelle au couteau dans la rue » !
Fachos de « Gauloisiens », va…
Maladresse passagère ou parti pris doctrinaire ?
Le titre a été modifié depuis, mais le journal, en la personne de son correspondant parisien, Adam Nossiter, persiste et signe dans ce tour de passe-passe idéologique : Lundi dernier, il mettait l’accent sur la nature brutale et systématique des mesures prises par les autorités « Gauloisiennes » contre les organisations islamistes, sous le titre : « Après la décapitation d’un enseignant, la France lance une campagne de répression générale contre « l’ennemi interne ». »
Magnifique, n’est-ce pas ?
La manif’ Place de la République, c’est un rassemblement de fachos islamophobes ?
Les hommages rendus à travers tout le pays, c’est « grand-carnaval » hors saison ?
 
Quant au site du grand média américain, NBC, il a publié un article qui se focalise sur le fait que des élèves auraient prévenu Samuel Paty des conséquences possibles de son acte – sous-texte : Il est donc en partie responsable de son sort !
Le titre est le suivant : « On a averti l’enseignant français décapité des dangers de montrer les images du prophète Mohammed avant l’attaque « islamiste ». »
Le fait que le dernier mot soit mis entre guillemets jette même un doute sur la véritable nature du crime…
 
Notez que ce n’est guère mieux quand les syndicats d’enseignants étrangers tentent de se montrer solidaires avec leurs collègues. Le Syndicat national de l’éducation (NEU) britannique, nous gratifie d’un « twist » qui s’efforce d’exprimer sa solidarité avec le SNESFSU « Gauloisien » tout en évitant soigneusement d’évoquer le crime lui-même.
Au lieu de parler de l’acte abominable, le texte très court fait référence à « this sad day » – ce « jour de tristesse » – comme s’il s’agissait d’un simple enterrement !
 
Serait-ce qu’il est nécessaire de préciser que ces représentants d’une gôche hypocrite sont prêts à tout pour ne pas froisser ceux qu’ils considèrent comme des alliés politiques en dépit de l’absence de valeurs communes ?
À moins que cette absence ne soit qu’apparente…
Car, tandis que certains à gôche s’adonnent à des acrobaties dialectiques pour ne pas dire qu’il s’agit d’un acte de fanatisme religieux, leurs complices intégristes s’en donnent à cœur joie, dénonçant ouvertement tout, depuis la liberté d’expression et la laïcité jusqu’à la « Gauloisie » et la civilisation occidentale décadente…
Et là on dénonce encore « l’utilisation d’une force disproportionnée contre quelqu’un qui est soupçonné de crime à l’arme blanche ».
Ou encore, même chez les plus « modérés », on vilipende le fait que « La France est sur une pente très obscure. L’oppression et la brutalisation des musulmans ne connaissent plus de limites. Et la violence terrible semble destinée à se perpétuer. »
Euh… tous « les » musulmans ou seulement les « séparatistes » ?
Et le lendemain matin, les mêmes enchaînent en appelant à la dissolution de Charlie Hebdo « ce torchon raciste, islamophobe ».
C’est vrai que c’est un torchon, mais il n’est pas islamophobe, seulement anticlérical !
Et justement, tant qu’il existe (lui et le « Canard-déchaîné »), on peut encore imaginer vivre dans un pays de libre expression.
 
D’ailleurs, répondant à l’argument selon lequel les chrétiens pour leur part supportent le droit au blasphème, ils expliquent doctement que « c’est parce que le christianisme est une religion défaite (au moins en Europe) et qu’il a abandonné ses valeurs il y a longtemps. Pas surprenant si les églises sont vides : nous devrions les appeler, comme les pubs, de futures mosquées. »
Le mek, et tous ceux qui s’y reconnaissent, il n’aura déjà rien compris : Justement, protéger contre vents & marées la liberté, la diversité, tout ce qui fait la dignité de l’Homme, c’est totalement chrétien, conforme au message Christique !
 
Mais ces alliés de gôche, ennemis déclarés de toute forme de patriarcat, seront-ils paradoxalement d’accord avec la conversion des chapelles et des bars en lieux de culte d’une religion encore plus patriarcale ?
Des lieux que tout le monde sera obligé de fréquenter, puisqu’il s’agit ici, à l’évidence, de convertir les citoyens, sans exception, à cette foi apparemment intransigeante ?
 
L’indulgence coupable d’une grande partie de la gôche internationale à l’égard du crime de Conflans va avoir deux conséquences préjudiciables : D’abord, elle encourage les extrémistes islamistes à persister dans leur tentative de démolition de la civilisation moderne. Ensuite, elle donne l’impression – peut-être à dessein – que toute critique de cet extrémisme vient de la droâte, voire de l’extrême droâte.
Pourtant, le combat pour les valeurs qu’incarnait le professeur assassiné, profession plutôt « ouverte, humaniste et de gôche », est un combat qui devrait rassembler tous les citoyens, quelles que soient leurs opinions politiques, leur religion ou leur pays.
C’est un combat qui devrait être aussi universel, aussi planétaire, que celui de Georges Floyd.
 
Mais il n’y a pas que ça qui « m’effondre ».
Lors de leurs prises de parole après l’attentat de Conflans, « Jupiter » et « Casse-tête » ont déclaré qu’il s’agissait d'une attaque « contre la République » sans citer le mot « France »…
Hein comme quoi, cette disparition sémantique est bien significative de la réhabilitation de la notion de « Gauloisie-nationale » : J’avais raison avant tout le monde et depuis que « Bling-bling » aura lancé que nous sommes tous des Gaulois » : Les Corsi ne sont pas Gaulois, mais « Gauloisiens » par la force des armes depuis le 8 mai 1769…
 
Déjà, « Menuet-Valse » répétait le mot « République » comme s’il en avait été l’inventeur !
Même si des règles littéralement énoncées par la norme suprême – la Constitution de notre régime – la République – sont enfreintes, supprimer la France de notre vocabulaire revient à circonscrire les effets du terrorisme à un légalisme.
Or, ce ne sont pas des républicains que l’on tue, mais des « Gauloisiens ».
Ce ne sont pas des codes civils napoléoniens (natif d’Ajaccio) que l’on brûle, mais des têtes que l’on arrache !
Ce n’est pas au nom de la citoyenneté ni même de la laïcité que l’on doit s’indigner, mais au nom de l’humanité toute entière.
Et nul n’a attendu l’avènement de la République pour penser l’unité d’un peuple, d’un territoire et d’une Histoire.
Supprimer la République de la France, que reste-t-il ?
La France.
Supprimer la France de la République, que reste-t-il ?
Un gouvernement avec des principes, mais sans peuple, sans histoire, sans territoire.
 
Remplacer la France par la République revient à circonscrire des valeurs à un régime.
Est-il nécessaire d’être républicain pour s’indigner de la décapitation d’un enseignant ?
D'ailleurs, lorsque la nouvelle de l’attentat a été sue, qui a pensé à la République ?
C’est en tant qu’individu civilisé d’abord, « Gauloisien » d’histoire et de tradition ensuite, humaniste de raison enfin, que des milliers sinon des millions de femmes et d’hommes ont considéré qu’un seuil inacceptable avait été franchi.
La République est, comme tous les régimes politiques, une idée avant d’être un ordre. Comme toutes les idées, elle peut être contestée au nom d’autres idées, y compris par des « Gauloisiens » (c’est ça la « Liberté d’expression »).
Au contraire, la France n’est pas une idée, mais est une chape composée de princes, d’empereurs, de ministres, de présidents, de révoltes, de conquêtes, de triomphes, de défaites, d’insolence, de liberté, à laquelle aucun « Gauloisien » ne peut, ni ne veut, échapper.
 
Et puis troisième volet de mon indignation du moment, c’est quand Jean-Louis Bianco a été convoqué à Matignon.
Je n’aime pas spécialement le bonhomme : Je ne sais même pas ce qu’il fait là.
Mais dans la tourmente du fait de ses prises de position jugées ambiguës face aux atteintes aux valeurs de la République, l’instance qu’il dirige (l’observatoire de la laïcité) est sommés « d’évoluer ».
Il faut dire que le constat est sévère.
L'Observatoire de la laïcité, rattaché à Matignon et officiellement chargé d’épauler les gouvernements successifs face aux atteintes à la laïcité et aux valeurs de la République, vient d’entrer, ainsi que ses responsables, en zone de fortes turbulences.
À Matignon, on juge que ses prises de position sont jugées trop complaisantes face aux figures les plus ambiguës de la lutte contre « l’islamophobie ».
 
Si les choses sont dites en termes fort pudiques pour n’humilier personne, le cœur du message est limpide : « La conviction du Premier ministre est que l'Observatoire de la laïcité doit aujourd’hui évoluer. Il doit évoluer parce que la menace contre la République a radicalement changé », poursuit Matignon dans ses « éléments de langage ».
« Aujourd’hui, les ennemis de la République développent une action diffuse et insidieuse de contestation de nos lois et de nos valeurs. Ils endoctrinent notre jeunesse et véhiculent des idéologies séparatistes.
Oui, l’Observatoire de la laïcité doit évoluer, parce qu’on ne peut pas se contenter de rapports et de guides pédagogiques pour accompagner l’action du gouvernement ».
Pour ceux qui n’auraient pas tout compris, l’Observatoire et ses responsables sont donc dans le viseur, et les services du Premier ministre achèvent noir sur blanc : « Il ne s’agit pas simplement d’une question de personnes.
Néanmoins, oui, la volonté du Premier ministre est de renouveler une instance afin qu’elle soit davantage en phase avec la stratégie de lutte contre les séparatismes. »
Il était temps…
 
Flûte, ça fait des années que nos rues sont gangrénées par des « bandes-armées » violentes qui font la loi sur les trottoirs et noyautent les mouvements radicaux dans « les quartiers ».
Qu’ils soient « salafistes », « anti-fafs », simplement mafieux, Génération X ou fachos d’ailleurs.
Ce ne sont pas les mêmes, mais les casses des premiers mai successifs, les casseurs en queue de cortège, en plus des mouvances musulmanes, ça fait beaucoup pour Monsieur notre Préfet de l’Ordre public.
Et ni le confinement ni le couvre-feu ne sont suffisants : Il s’agit maintenant de sauver ce qui peut encore l’être dans ce qui reste de la laïcité pour n’avoir pas, demain, à devoir la remettre en cause dans les textes.
 
Et peut-être même de « rééduquer » les « sauvageons » déscolarisés.
Tout cela est bien anormal : Le retour des « Goulags soviétiques » ou des « camps de rééducation » de Pol-Pot et de Xi ?
Merci à la « gôche des bien-pensants » : Ils auront eu tout faux depuis deux générations.
Quand même dommage : La « gôche » n’a pas le monopole du cœur, mais ne sait pas tirer les leçons de ses échecs !
C’est vous dire si je suis indigné…