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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
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mardi 12 février 2019

Cornecul !

Dément…
 
« Benne-Allah » continue de défrayer la chronique  et ça sent décidément le soufre !
Là, c’est quand même invraisemblable : Au lieu de se planquer, de se faire tout petit, non seulement il persiste à mentir outrageusement à la commission d’enquête sénatoriale – dont le Président bas, à l’occasion, nous aura fait une belle leçon de « séparation des pouvoirs » – mais en plus il pourrit la carrière d’une commissaire divisionnaire et d’un sergent-chef de l’armée (la première ayant démissionné, le second aura été suspendu) et en vient à faire dire des âneries au « sinistre de l’intérieur », met en difficulté de « premier des sinistres », fait se fourvoyer le parquet parigot avec ses initiatives ubuesques après avoir réussi à « démissionner » « Gégé-Colombe » qui déjà n’en pouvait plus !
Magnifique, n’est-ce pas !
C’est qui le prochain à se faire rayer des effectifs ?
 
Celui-là, il devrait finir en taule : Il en va de son espérance de vie résiduelle !
D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi on s’est juste contenté de lui retirer ses passeports diplomatiques, qu’on ne recherche toujours pas ses armes et divers « pistolets à eau » ou qu’on ne l’exile pas, au choix, en Israël (probablement qu’ils n’en veulent pas, malgré ses détours en Afrique avec un agent du Mossad pour « vendre des uniformes turcs » dans le dos de « Jupiter ») ou en Russie (il a été payé – dans le cadre de sa reconversion professionnelle – avec de l’argent d’un oligarque proche de « Poux-tine » l’Asperger), voire encore ailleurs…
S’il continue comme ça, il va se retrouver sous un bahut de 15 tonnes ou dans une piscine d’acide sulfurique avant d’être démembré façon MBS le saoudien…
Vous auriez été suspecté d’en faire le vingtième à peine, vous vous seriez retrouvé « pensionnaire » d’une maison d’arrêt depuis longtemps…
Mais pas lui !
C’est qu’ils vont décider de « l’effacer », pas possible autrement.
 
Les enregistrements pirates révélés (et remis) par Médiapart (qui aura été menacé de perquisition par un procureur tout neuf qui s’est cru « en mission apostolique »), constituent seulement « plus une affaire de cornecul qu’une affaire de James Bond », a jugé ce dimanche le « sinistre de l’Intérieur ».
« Ce n’est pas une affaire d’État, c’est l’affaire d’un bonhomme qui manifestement a fait n’importe quoi et continue à faire n’importe quoi », a-t-il déclaré.
N’importe quand et avec n’importe qui, aurait-il pu rajouter…
Le mois dernier, Mediapart avait en effet publié des extraits sonores d’une conversation entre « Benne-Allah » et son complice « Vingt-sang-Crasse », l’ex-employé de « LREM-même-pas-en-rêve » et gendarme réserviste, en date du 26 juillet.
A-t-on idée de s’appeler comme ça, aussi ?
Personnellement, j’aurai fait un procès retentissant à mes ascendants tellement ces patronymes restent « suspects »…
Passons : Au moins « Ice-Cube », c’est moi qui l’aie choisi (un peu poussé par les circonstances).
 
Dès le lendemain, des journalistes tentaient de vérifier auprès de Matignon l’hypothèse d’une rencontre et d’une écoute réalisées chez la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), un service sensible.
Dans un courrier transmis au parquet de Paris le 1er février, Matignon explique alors avoir mené de « rapides vérifications » qui n’ont pas confirmé cette « allégation », sans toutefois lever tous les doutes…
On ne saurait être plus « diplomate », dans une tentative désespérée de ménager la chèvre et le chou…
 
Le parquet, toujours à la page de l’actualité, a alors aussitôt ouvert une enquête pour « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations » et « atteinte à l’intimité de la vie privée », là où on lui ne demandait rien, sans même la moindre plainte des « plaignants »…
Au mieux, s’il le proc’ faisait réellement son métier, il aurait dû ouvrir une information sur le viol de l’interdiction fait aux deux hommes de ne pas communiquer…
C’est un coup à se retrouver en « préventive », puisque justement l’objet de ces conversations interdites, c’était de vérifier que les « preuves » avaient été détruites…
Une obstruction à la justice en vue d’empêcher la découverte de la vérité factuelle : Un délit grave, en principe, quand on est un citoyen « normal ».
 
La responsable de la sécurité du Premier ministre a été entendue pour savoir si les enregistrements ont été réalisés chez elle. « Un, je n’ai pas d’info et deux, elle l’a contesté », a déclaré dimanche le « faux-kul-Castagneur ».
« La dame en question, la responsable, a dit que ce n’était pas chez elle à sa connaissance », a-t-il rajouté.
Et on est prié de les croire ?
Interrogé sur la possibilité que les enregistrements aient été réalisés par un service de police, le « sinistre » a répondu par la négative : « J’ai fait vérifier, il n’y avait pas d’enquête administrative, de renseignement administratif, sur M. Benalla ».
Nous voilà rassuré sur l’autisme ambiant dans les ministères !
« Je ne sais pas qui l’a fait, j’ai posé la question à mon ministère, il y a plusieurs types d’écoutes possibles – il y a celles qui sont judiciaires et il y a celles du renseignement administratif qui est très contrôlé – j’ai fait vérifier, ce n’est pas le cas », a-t-il insisté.
Même pas une petite enquête des ex-RG ou quelques fameuses « notes-blanches » ?
Allons, allons…
 
« Je pense qu’on est plus dans une affaire de cornecul que dans une affaire de James Bond », a-t-il dit alors qu’on lui demandait s’il pouvait s’agir d’un « service étranger ».
« Cor-ne-cul », qu’est-ce donc ?
Je suis persuadé que vous vous êtes plongés dans les dictionnaires et les dialectes locaux.
Une affaire sans queue ni tête, sans corne ni cul, quoi : On ne voit décidément pas pourquoi Mediapart et le tout nouveau procureur de Paris se donnent autant de mal…
Mais si on cherche du côté de Rabelais, on trouve la proximité de Lucifer : Si on consulte le lexicographe du XVIIIème siècle Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye, on trouve la définition suivante : « Proprement cocu jusqu’au cul. »
Le mot aurait-il dépassé la pensée de notre « sinistre » ou est-ce bien une affaire de kul inavouable ?
Je fais un raccourci : Comment caractériser un candidat à la magistrature suprême, puis un Président élu, qui a embauché, soutenu, couvert un tel individu, même après l’évidence du « n’importe quoi » ?
 
Bon, il y a eu ce fameux « 1er mai » déjà « déjanté » et parfaitement inutile, sauf à vouloir torpiller le « garde-de-son-corps-personnel » de « Jupiter » et de son épouse.
Mais on découvre au fil des mensonges que le « compagnon » de la cheffe de la sécurité du « premier sinistre », est un dénommé Chokri Wakrim, un militaire aux ordres, impliqué jusqu’au cou dans un sulfureux contrat russe au côté de l’ex-collaborateur de « Jupiter ».
Personnage central dans l’affaire Chokri, 34 ans, a tissé de nombreux liens.
Et « Libé-le-torchon » aura enquêté depuis plusieurs semaines sur ce militaire au parcours opaque. Pour découvrir qu’il est impliqué dans un contrat de sécurité avec l’oligarque russe, Iskander Makhmudov. L’homme fréquente aussi assidument le lit de Marie-Elodie… « Poitou-Charentes », cheffe du groupe de sécurité du « Premier sinistre » (GSPM).
Le couple a vu « Alex-Benne-Allah » » fin juillet, comme en atteste un courrier adressé par le directeur de cabinet au parquet de Paris le 1er février. La rencontre s’est déroulée au domicile de la belle-reclassée dans son ministère d’origine.
C’est ce courrier qui a servi de base à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « atteinte à la vie privée » et « détention illicite d’appareils ou de dispositifs permettant la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations et c’est dans ce cadre,que le parquet a cherché à perquisitionner les locaux de Mediapart, qui s’y est opposé.
Moâ, décidément bien naïf, je pensais qu’on cherchait toujours la fuite des enregistrements vidéo du 1er mai…
Avouez… que tout le monde s’en fout, semble-t-il : La vie sexuelle des commissaires divisionnaires, c’est nettement plus « croustillant » à protéger !
 
Des enregistrements audio où on y entend les deux hommes réfléchir au meilleur moyen de détruire d’éventuelles preuves compromettantes. Ils s’inquiètent en particulier des liens qui pourraient apparaître avec un contrat de sécurité signé en juin avec un sulfureux et fameux oligarque russe, Iskander Makhmudov, proche de « Poux-tine », alors « qu’Alex » travaillait toujours à l’Élysée.
Wakrim aurait été sollicité quelques mois plus tôt par « Benne-Allah » pour travailler sur le fameux contrat russe : Il était notamment en charge, à Monaco, de la sécurité de la famille d’Iskander Makhmudov. À l’époque, une partie de ce contrat avait été confiée à la société de sécurité privée Velours, que le « Garde-de-son-corps-de-Jupiter » connaît bien pour y avoir travaillé entre 2014 et 2015.
Or, il existe un autre lien entre cette entreprise et Chokri Wakrim : Selon les informations qui circulent sous le manteau, ce dernier a en effet créé une autre société avec un des fondateurs de Velours, dont les statuts datent du 9 juillet 2018, à peine dix jours avant les premières révélations du Monde à l’origine de l’affaire « Benne-Allah ». Pourquoi avoir créé cette structure à l’objet social incongru (« entretien corporel »), sans lien apparent avec le milieu de la sécurité ?
Une boîte de « soins du corps » et autres zones érogènes ?
Toujours est-il que le patron de Velours a revendu toutes ses parts à Chokri Wakrim quelques semaines plus tard.
Sous quelles pressions ?
 
Plusieurs documents consultés par « Libé-le-torchon » attestent que le sergent-chef » l’a notamment accompagné cet été dans le château de l’homme d’affaires Vincent Miclet, en Dordogne. Dans une vidéo, il apparaît par exemple en pleine séance de tir à la carabine dans les jardins de la demeure. Une autre séquence le montre cette fois au domicile parisien de Mohamad Izzat Khatab, sulfureux homme d’affaires syrien au carnet d’adresses bien nourri, soupçonné de nombreuses escroqueries, qui a hébergé « Benne-Allah » pendant plusieurs semaines après son départ de l’Élysée.
Du coup, jeudi dernier, le Parquet national financier s’en mêle et ouvre enfin une enquête sur le contrat de sécurité signé entre la société de « Vingt-sang-Crasse » et l’oligarque russe, pour « corruption ».
Et toc, un motif de plus pour les incarcérer tous autant qu’ils sont.
Ce contrat aurait été « négocié » par « Benne-Allah », « du temps où il était à l’Élysée ».
Ce qui lui permet de jurer sur son honneur aux sénateurs (vous savez, les « petits-baronnets ») qu’il n’avait pas d’autres activités à cette époque-là…
294.000 euros le 28 juin 2018 : Bien de la race des « menteurs-effrontés », celui-là !
 
Rappelons qu’à la tête de la « Société minière et métallurgique de l’Oural » (UGMK), Iskander Makhmoudov est présenté par la justice espagnole, avec laquelle il a eu maille à partir, comme faisant partie de l’organisation criminelle russe Izmailovskaïa, une « mafia » moscovite fondée dans les années 1980 par Oleg Ivanov qui a des ramifications jusqu’à Tel Aviv, Paris, sur la côte d'Azur, à Toronto, Miami et New-York.
Selon Mediapart, les discussions autour du contrat ont commencé « dès l’hiver 2017 » et « se sont accélérées en juin » 2018 alors que son comparse encore salarié et défrayé par vos impôts « a rencontré à plusieurs reprises le représentant de l’oligarque en France, l’homme d’affaires Jean-Louis Haguenauer ».
« On peut imaginer des éventuelles surfacturations de contrat qui peuvent cacher plus que des prestations de sécurité », a commenté auprès de l’AFP le journaliste Fabrice Arfi, coresponsable des enquêtes de Mediapart : « La dissimulation par Benalla de son implication laisse aussi planer le soupçon. »
Ce n’est pas tout quand on reste dans les magouilles : Les deux comparses castagneurs du 1er mai auraient envisagé alors de mettre en place un nouveau montage financier pour le contrat : « Une discrète société, France Close Protection, voit le jour le 16 octobre », précisant qu’elle est dirigée par « un ancien militaire qui travaillait sur le contrat pour Velours ».
 
Naturellement Matignon n’a encore donné « aucune instruction » au parquet de Paris pour creuser de ce côté-là.
La période qui s’ouvre devrait être cruelle pour « Ed.Fil-Lip ». Le conservatisme très juppéiste de l’hôte de Matignon se heurte en effet à ses limites manifestes. Et voilà qu’il se fait éclabousser au passage par la tornade.
Certes, le rapport de la Cour des comptes n’est pas qu’un coussin de pétales de roses. Même au sein du groupe parlementaire majoritaire, son indolence toujours plus prompt à justifier qu’on ne touche à rien plus qu’on améliore les choses, commence à produire de lourds dégâts.
Après la fronde de 50 députés qui se sont abstenus sur la loi anticasseurs, le départ de « Mathieu l’Orphelin » pour cause de mollesse écologique témoigne de la profondeur du malaise.
Inlassablement, il ressort les vieux réchauffés de l’énarchie avec une sincérité à couper le souffle. On les a encore entendus dans le dossier Siemens-Alstom : Son éloge des « géants industriels européens » comme solution à tous nos problèmes le conduisent à ne pas comprendre une décision de la Commission Européenne.
Et on notera au passage que « Fil-Lip-l’européen » trouve l’Europe dépassée parce qu’elle propose un marché unique régulé.
 
Mais là, c’est goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase : Comment expliquer autrement que le docile procureur « Heinz » se soit autosaisi de ce dossier après une simple note d’information de Matignon ?
Et de quelle façon spectaculaire et à contre-sens !
De là à penser que Matignon a exercé une pression politique sur le procureur, il n’y a qu’un pas que de mauvais esprits pourraient franchir pour justifier une éviction rapide du « Premier-sinistre ».
 
Quand on pense que sur le plan judiciaire les « Gilets jaunes » sont traduits avec célérité spectaculaire devant le tribunal correctionnel et parfois traités avec sévérité, il faut vraiment que la mesure soit à son comble et suscite une surprise partagée par beaucoup.
Est-il plus important de protéger « Benne-Allah » et de ne pas lui appliquer le sort judiciaire qu’il mérite en appliquant la même loi pénale que pour d’autres ?
Convient-il, toutes affaires cessantes, de préserver l’affaire et son principal intéressé, des atteintes médiatiques ou ne devrait-on pas plutôt les appréhender banalement, avec la rigueur que ces dernières semaines justifieraient ?
Suffirait-il de se targuer d’avoir le soutien du président de la République pour éviter une mise en examen avec incarcération afin de lui faire respecter les obligations qu’on lui a imposées ou est-ce une sorte de mauvais génie chouchouté parce que craint et plein de secrets délétères ?
Je devrais essayer, rien que pour voir.
(Sauf que je n’ai rien à me reprocher : Il faut que je cherche et viole ma nature…)
 
Pourquoi la garde des Sceaux n’a pas semblé très à l’aise à l’Assemblée nationale, sans qu’elle en soit directement responsable, face à quelques-uns l’accusant du retour d’une magistrature politisée au plus haut niveau sous l’emprise d’un pouvoir compensant sur ce terrain ce qu’il avait dû céder, et largement, sur un autre depuis des semaines ?
Pour mériter d’être procureur de la République à Paris, la compétence est utile. Mais bien plus qu’elle, le courage et le caractère sont indispensables. Il faut savoir dire non, il faut songer qu’on est l’emblème d’un corps et pas seulement l’émanation forcément conjoncturelle d’un maître appelé un jour à changer.
 
Cette affaire boueuse et malodorante va probablement traîner en longueur : Quand on entend « Castagneur » accuser les gilets jaunes d’avoir provoqué un début d’incendie chez « Fer-rang », comme ça, sans preuve, on se dit que la justice est bigrement rapide dans certains cas et beaucoup moins dans d’autres !
Désormais, il paraît que ce sont des « anarcho-syndicalo-ultra-gôchistes », plus du tout des « fafs-d’extrême-droâte » qui foutent le bordel…
Tout cela pour une bien étrange affaire ayant un point de départ microscopique, un lancer de cendrier et l’attaque insensée d’une terrasse de café par des CRS.
 
Mais j’ai aussi adoré l’histoire de la perquisition de l’appart de « Benna-Allah » avec le serrurier incompétent… sans parler de ses passeports, rendus, restitués, confisqués, de la femme fantôme dans le Val de Reuil, de la gendarmette aux fréquentations impossibles etc.…
La justice là-dedans, une observatrice impuissante ?
C’est James Bond, ce « benne-Allah » et, pourquoi pas avec autorisation de tuer de « Jupiter »…
En tout cas, il esquinte « ma » République à tour de bras et elle a bien du mal à ne pas montrer ses faiblesses !
Chapeau…
 
La fin d’un monde englué dans ses propres « non-dits » et ses prébendes.
Mais un jour viendra où on saura et ça va être difficile pour tous nos « sachants-complices » : Les « Gilets-jaunes » ne peuvent que poursuivre pour un « acte XIV » et au-delà jusqu’à ce la vérité s’étale enfin sur les pavés !

lundi 25 février 2019

Rapport de la commission des lois sénatoriale…

Les « petits-baronnets » filent une claque à « Jupiter » !
 
Et distribuent les coups de pieds-au-kul à quelques-uns « trop proches pour être honnête ».
C’est là où l’on se rend compte de la nécessité d’un bicaméralisme en mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…) : L’Assemblée nationale, à la main de « Jupiter », s’est couverte de ridicule après avoir enterré bien tôt sa propre commission d’enquête sur le même sujet. Du coup, les députés n’ont pas pu allumer de « contre-feux » comme il aurait été d’usage en démocratie qui se respecte, en vue de polémiquer à souhait dans notre « bonne République ».
 
Après avoir entendu plus de 40 personnes en l’espace de six mois, la commission des lois du Sénat aura rendu son rapport, mercredi dernier, sur l’affaire « Benne-Allah ».
Et ça commence fort : « Tout ça aurait dû être réglé le 2 mai 2018 » (…) il n’y « aurait pas eu ‘‘d’affaire Alexandre Benalla’’ si une sanction appropriée avait été prise [à son encontre par l’Élysée] » dès le lendemain des faits de violences survenus sur la place de la Contrescarpe.
Six mois de travaux, d’enquête et d’audition, la commission des lois a accablé, dans ses conclusions, la présidence de la République et son entourage obrageux autant que son ancien chargé de mission !
Bé oui, souvenez-vous de « Jupiter » : S’il y a un responsable, c’est moâ ! « Venez-y m’chercher ! ».
Bé tiens, comme s’ils allaient se gêner après une pareille invitation…
Ce n’était pas un « clap de fin de partie », mais le début d’un déballage incommensurable…
 
« Si ces agissements sont ceux d’un homme, ils ont été rendus possibles par un système », a ainsi déclaré « Mumu-Jourdain », sénatrice (LR) du Morbihan et co-rapporteuse de cette commission.
Effectivement, « la thèse de la faute d’un homme isolé s’est effacée, face au dysfonctionnement de l’institution. » Car, avec le recul, les coups portés par « Benne-Allah » sur le couple de la Contrescarpe apparaissent aujourd’hui, comme « la partie émergée de l’iceberg », a estimé le président (LR) de la commission.
L’affaire de la Contrescarpe, puis le vaudeville de la perquisition ratée, puis le port d’arme, puis la violation du contrôle judiciaire, puis les passeports diplomatiques, puis le contrat russe, puis les écoutes téléphoniques « privées », etc.…
Une dégelée, une débâcle printanière.
 
La charge portée à l’exécutif va jusqu’à ce que la commission des lois demande que la justice soit saisie pour des faits de « faux témoignage », les deux mis en cause, en détention provisoire depuis mardi soir dernier, mais aussi de certains collaborateurs de l’Élysée, soupçonnés d’un « certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions » lors de leurs auditions effectuées pourtant sous serment devant les sénateurs.
Parjure, c’est un délit-grave.
Aux USA, ça vaut même destitution…
Sont ainsi nommément visés le secrétaire général de l’Élysée, « Alex-sis-Kohl-Air », le chef de cabinet, « Pas-la-trique-Strzo-dada » mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général « Yoyo-La-verge ».
 
« Parce qu’il n’y a pas une affaire Benalla », a décrypté le Président « Basse ».
« Il y a l’affaire de la Contrescarpe ; l’affaire du permis de port d’arme ;  l’affaire du contrat russe ; l’affaire des passeports diplomatiques et l’affaire d’immixtion dans l’exercice d’une fonction publique… » Et s’il y a autant d’affaires qui ont secoué l’opinion depuis juillet 2018, c’est en raison d’une série de « dysfonctionnements majeurs au sein des services de l’État ».
Pan dans les dents la pratique des « copinages-inavouables » !
 
Ils ont été un peu « professoraux », distribuant les « leçons de droit » de la loi en vigueur, volontairement caustiques, les deux co-rapporteurs et le président de cette commission ont donc détaillé ce qu’il aurait, à leurs yeux, fallu faire face à une telle situation.
D’abord, « Benne-Allah » aurait dû être véritablement sanctionné : « On ne sait toujours pas si cette sanction a eu un impact financier pour lui », ont-ils déploré. Et surtout, il aurait fallu respecter plus scrupuleusement « les règles déontologiques sur les conflits d’intérêts », ont-ils aussi asséné, visant très clairement les soupçons de corruption en lien avec un contrat russe qui font actuellement l’objet d’une enquête du parquet national financier.
 
C’est une affaire compliquée : Quand « Castagneur » parle « d’une affaire de corneculs », d’après les renseignements recueillis (mais qui restent encore à confirmer), il me semble que deux services ont cherché, successivement avant et après l’été 2018, à « couvrir & utiliser » un  proche du pouvoir alors en place (disposant « des clés » du « Château »).
D’abord les russes, notamment par l’intermédiaire « d’un proche » de « Poux-tine », résident à Monaco comme quelques autres, probablement à travers le FSB, la « boutique » du patron du Kremlin, ou alors… d’un autre service tel le GRU, même si c’est plus improbable malgré le décès d’Igor Valentinovitch Korobov le 21 novembre 2018, 62 ans et patron opérationnel du renseignement militaire russe qui pourrait être une « sanction » sur un coup foireux…
Et inutile de vous préciser que j’en fais mes « choux-gras » pour le roman de l’été prochain… « Novichok ».
Puis le Mossad qui le récupère, au moins à travers l’usage des passeports diplomatiques du bonhomme et ses voyages en Afrique après sa mise à l’écart forcée du Palais…
Désormais, il dort dans une prison toute neuve (la « Santé » rénovée), dans une cellule de 9 m², chauffé, nourri, logé, équipé d’une petite kitchenette, d’une télé et d’un téléphone fixe, il est vrai, sur écoute permanente, aux frais de la princesse : Il va falloir qu’il apprenne à tenir sa langue…
 
« Des pouvoirs excessifs ont été laissés à ce collaborateur inexpérimenté du président », ont également balancé les auteurs du rapport, frappés de la « confiance qui [lui] a été maintenue » en dépit de la gravité des faits qui lui étaient reprochés.
Et de son passé douteux, malgré tout…
Plus une « racaille qui tourne bien » à en devenir « honorable » en approchant de la « lumière-jupitérienne » avant de retrouver son naturel des « no-go-zones » d’où il est finalement issu.
 
Comme le stipule la procédure, la commission des lois a indiqué qu’elle allait envoyer dans la journée une copie de son rapport à la présidence de la République, aux services du Premier ministre mais aussi, chose plus rare, au procureur de la République de Paris.
Rare mais bien obligée en raison de l’article 40 du Code de procédure pénale.
Évidemment le « porte-la-parole » du gouvernement, « Ben-Jasmin-Gris-veaux » n’a pas attendu de le recevoir pour dénoncer « beaucoup de contre-vérités » sur lesquelles l’Élysée aura l’occasion d’apporter « des réponses factuelles ».
Lui, il n’a pas besoin de lire pour savoir déjà : Peut-être ne sait-il pas lire, après tout.
Ou alors c’est lui qui a dicté le rapport, allez savoir…
 
Que je me dis que voilà autre chose : « Jupiter » entrerait dans l’arène pour y faire valoir ses propres mensonges ?
Personnellement, je tournerai la page, dirai que je réorganise mes services autour des 13 propositions d’amélioration accompagnant le laïus sénatorial et je tournerai la page le plus vite possible : Il en va de la crédibilité de la fonction !
Quoique dans le même temps, le parquet de Paris a indiqué qu’il avait ouvert une nouvelle enquête pour « entrave à la manifestation de la vérité ».
Le but ? Découvrir si certaines personnes ont tenté de dissimuler des preuves dans les trois procédures différentes ouvertes depuis les révélations des médias, il y a sept mois de ça, maintenant…
 
Les dysfonctionnements dans les services de l’État semblent avoir toujours été « la ligne » de la commission, se gardant bien d’empiéter sur le domaine des juges en action, le troisième pouvoir, le judiciaire.
Dernier volet, le rapport formule « 13 propositions » pour permettre « l’amélioration des conditions » dans lesquelles est effectuée la protection des chefs de l’État et hautes personnalités.
Et c’est marrant, dans la presse, tout le monde s’en contre-cogne le coquillard et les roubignoles dans le même élan !
Heureusement, je suis là pour vous les faire savoir et ça n’a rien à voir avec la sécurité de « Jupiter » :
 
Propositions n° 1 et 2 : « Pour éviter que la sécurité du Président ne soit assurée par des personnalités comme Alexandre Benalla, chargé de mission adjoint à l’Élysée lors des évènements du 1er mai, la commission d’enquête du Sénat souhaite réaffirmer la compétence exclusive des membres des forces de sécurité intérieure (GSPR) pour assurer la sécurité du chef de l’État » et « formaliser la procédure de leur recrutement avec, entre autres, l’avis du chef du GSPR. »
Fastoche à réaliser.
Et puis ça fait peser la responsabilité des dysfonctionnements futurs sur le « petit-personnel »…
 
Proposition n° 3 : « Rappeler par voie de circulaire les règles déontologiques devant régir les relations entre les collaborateurs à la présidence de la République et ceux des cabinets ministériels et des administrations centrales. »
Ça ne mange pas de pain…
 
Propositions n° 4 et 5 : « Mettre fin à l’expérience de collaborateurs officieux et faire respecter leurs obligations déclaratives à tous chefs de mission de l’Élysée » et « conditionner le recrutement des collaborateurs du Président à la réalisation d’une enquête administrative préalable, afin de s’assurer de la compatibilité de leurs comportements avec les missions et fonctions susceptibles de leur être confiées. »
Une référence directe au rôle et aux fonctions occupées par « Benne-Allah » lorsqu’il était auprès du Président de la République, mais ça en vise surtout d’autres.
 
Proposition n° 6 : « Prévoir des sanctions pénales en cas de manquement de déclaration d’une nouvelle activité à la commission de déontologie de la fonction publique. »
Et de rajouter : « Ce qui n’a pas été fait pour Alexandre Benalla », rappelle « Jean-Pierre-du-Saint-Sueur », le « soce de l’équipe ».
Et là, ça vise tout le monde, que c’est une bombe à retardement à effet de mèche-lente entre les « phobiques-administratifs » et les « ministres de la fraude ».
Je suppose que ça vise également les « députacrouilles », notamment quelques « Marcheurs-même-pas-en-rêve » pas totalement en règle avec la dite commission de déontologie et celle de la transparence de la vie publique…
 
Proposition n° 7 : « Mettre fin à la pratique des conseillers communs au Président et au Premier ministre pour respecter la distinction des fonctions présidentielle et gouvernementale. »
Une pratique « toute neuve » imposée à son « premier-sinistre » par « Jupiter »…
« Seul le gouvernement est responsable devant le Parlement », précise-t-on.
 
Proposition n° 8 : « Enrichir l’annexe budgétaire du rapport annuel du projet de loi de finances, sur le personnel affecté dans les cabinets ministériels, d’un volet supplémentaire sur les missions et la rémunération de ce personnel. »
Ah parce que personne ne savait jusque-là combien ils étaient payés ?
C’est pourtant l’argent de vos impôts et même les « Gilets-Jaunes » ne s’en inquiètent pas…
 
Proposition n° 9 : « Plus de transparence dans le recrutement dans les différentes réserves de la gendarmerie nationale. »
L’ex salarié « LREM-même-pas-en-rêve », « Vingt-sans-Crasse », auteur des violences du 1er mai avec « Benne-Allah », était également gendarme réserviste.
Franchement, « la réserve » de la gendarmerie, je ne vois pas à quoi ça sert, sauf à ouvrir les portes closes et seulement si tu as déjà servi le corps idoine, même comme simple appelé.
J’avais un « pote », « franc-mak-trois-points », genre baroudeur, qui avait fait capitaine de CRS dans une autre vie. Et puis il avait épousé une russo-soviétique et ça avait mis fin à sa carrière alors qu’il ne rêvait que d’une chose, devenir colonel !
Ça n’existe pas chez les CRS… Bé il avait été tout fier de me montrer sa carte de colonel (de réserve) chez les gendarmes avant que je ne quitte le pays…
 
Proposition n° 10 : « Rendre obligatoire l’établissement de la liste des activités professionnelles exercées par les réservistes du commandement militaire du palais de l’Élysée. »
Ça ne mange pas de pain, surtout si ce n’est pas assorti de sanction.
Quelles sanctions, d’ailleurs ?
 
Proposition n° 11 : « Conforter le pouvoir de contrôle du Parlement sur les services de la présidence de la République. »
La vieille lune des Parlementaires qui aimerait un retour, même pas le vasistas, de la IVème République…
 
Proposition n° 12 : « Établir la plénitude des pouvoirs d’investigation des commissions d’enquête parlementaire, y compris lorsque la justice enquête de son côté à propos des mêmes faits. »
Là, ils ont été « un peu bloqués » et le regrettent.
Inacceptable, naturellement, au nom de la séparation des pouvoirs !
« Il y a des pouvoirs concurrents entre la justice et le Parlement, mais il n’y a aucun empiètement. Nous on s’intéresse au fonctionnement de l’État », rappelle « Mumu-Jourdain » à travers cette argutie-là.
 
Proposition n° 13 : « Mieux définir la portée juridique des obligations de signalement au parquet et d’en informer l’ensemble des élus responsables et agents publics. »
Mieux, on peut toujours, bien sûr : J’encourage !
 
Comme vous le voyez, ce n’est pas si inintéressant que ça, mais personne ne vous en cause sauf pour le « premier-sinistre », en charge de sauver le soldat « Colère », qui botte vertement en touche en assénant aux sénateurs sa vérité : Ils doivent rester à se mêler de leurs propres affaires, pas celles de l’organisation du Palais de « Jupiter » au nom de la « séparation des pouvoirs » à laquelle il tient tout particulièrement !
Naturellement…
Et finalement je trouve assez fabuleux que d’une « petite-bavure » (il n’y a heureusement pas eu mort d’homme) dans le quartier latin, on en arrive à une « esbroufe » institutionnelle.
Personnellement, je me demande encore si « Benne-Allah » n’était pas en « service commandé » en vue de démontrer, par la bande et à son détriment, que les lois organiques du pays et de sa constitution reste à chambouler gravement…

mardi 18 septembre 2018

Affaire « Benne-Allah », les conséquences institutionnelles immédiates

L’inexorable dérive népotiste !


Le mot « népotisme » a été emprunté en 1653 à l’italien « nepotismo », lui-même dérivé de « nepote » qui signifie « neveu ». Une référence au favoritisme accordé par un pape à l’un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican.
Par extension, le terme désigne une tendance à accorder des avantages à des relations, ou amis proches, indépendamment de leur valeur, et est alors synonyme de favoritisme ou de copinage.
L’affaire « Benne-Allah », et peut-être plus encore autant celle du consulat de L.A. dévolu à Philippe Besson, le fait du prince par excellence, en témoigne.
Qu’est-ce qu’on reproche vraiment à « Alexandre-Maroine » alias « Lahcene Benahlia » ? D’avoir « Gauloïsié » son patronyme ? Pas du tout, pas du tout.
Ce serait presque un hommage…
D’avoir violenté d’innocents « touristes » place de la Contrescarpe (ex-barrière d’octroi au pied des fortifications de Philippe-Auguste) ? Certes le lieu mérite quelques respects, mais à la limite, même pas : Il y a tant de personnes « castagniées » les jours de manif, qu’une de plus ou de moins, ma foi…
D’avoir fait usage d’insigne, d’uniformes et « signes divers » usurpés, tels qu’il pouvait passer pour un « intouchable » élyséen ?
Bien entendu.
Mais pas seulement en ce qui me concerne.


On en a déjà parlé et même reparlé. Finalement pour vous dire que son sort personnel m’indiffère au plus haut degré. En revanche, je reste outré de la suite qui va encore faire les choux gras des news en direct demain à l’occasion de son audition (il en dira le minimum pour s’abriter derrière l’indépendance de la procédure judiciaire) et de la presse jeudi : Ce sera le bal des hypocrites, une fois de plus. L’ancien monde qui revient au galop tel que les sénateur jupitérien en ont si honte qu’ils n’assisteront pas aux auditions de la commission !
Et ce qui reste à mon sens encore plus outrancier, c’est son attitude : J’y vais pas, puis j’y vais, mais sous la contrainte d’un « petit marquis », et que ça se sache…
Punaise de gourgandine !
Traiter de « petit marquis » un sénateur élu (… enfin au suffrage indirect, élu d’élus), dans l’exercice de son mandat, Président d’une commission d’enquête parlementaire, faut oser sous les ors de la République !
Et le sinistre chargé des relations avec ledit Parlement en rajoute pour affirmer qu’ils « sont eux-mêmes des menaces pour la République » !
Mais de quelle République parlent-ils tous les deux ?
Qui menace qui donc au juste ?
D'ailleurs, sont-ils vraiment citoyens-Gauloisiens, là où nul n’ignore la Loi républicaine ?
Je me te vous demande…
En attendant, le patron des « non-rêveurs en marche », il aura tracé les lignes d'un portrait à venir des institutions, me semble-t-il.


Car le pire n’est même pas là !
Il s’agit d’une attitude symptomatique de la dérive des institutions…
Notez que je vous avais déjà prévenu dès le mois d’avril dernier : Ça ne fait que se confirmer.
Et la « désignation » de « Castagneur » en « chef de secte » avait déjà pu en témoigner, mais seulement en interne d’un parti de « marcheurs-même-pas-en-rêve ».
Là, on est à un tournant au plan des institutions prise dans leur ensemble.
Et il y en aura d’autres.
Car ce n’est pas tant les institutions qui sont en cause (vous me savez attaché à la Constitution de la Vème République), mais les hommes qui s’en servent selon leur propre calendrier et leurs propres objectifs.
« Benne-Allah » peut émettre librement des opinions (même outrancières), il en reste le seul responsable et c’est justement ce que protège la constitution et les lois applicables tout autour.
Mais rien n’imposait à « Jupiter » de passer un coup de fil au Président du Sénat pour lui remonter les bretelles et quelques « principes constitutionnels » de son cru…
Quid ?
Le Président n’aurait pas apprécié la déclaration de Philippe Bas, président de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire « Benne-Allah », estimant que « le Parlement contrôle l’exécutif ».
Ah bon ? Ce serait l’inverse dans la pensée jupitérienne ?
Voilà qui en dit long…
Autant que je sache, c’est le citoyen qui contrôle l’exécutif à travers ses représentants légitimement élus par lui-même.
Le fait d’élire aussi le patron de l’Élysée ne lui donne pas un « blanc-seing » quinquennal, sans contrôle aucun : Il faut naturellement des « contre-pouvoirs » pour éviter les dérives « à la Trompe »…


Le chef de l’État lui a simplement demandé de garantir les équilibres institutionnels, estimant en substance que la commission sénatoriale sur cette affaire s’en éloignait. L’affaire déplaît aussi au sein du gouvernement : La ministre de la Justice a ainsi dénoncé son « instrumentalisation politique ».
D’accord, admettons que les sénateurs soient aussi des « hommes politiques » qui font parfois de « la politique » (les affaires de la cité) au lieu de peindre la girafe dans les zoos, qui est donc à l’origine de ladite affaire au juste ?
Et pour ne pas en rajouter, l’ancien garde du corps du Président avait de son côté indiqué n’avoir « aucun respect » pour la commission d’enquête sénatoriale, qualifiant donc son président de « petit marquis ». En réplique, ledit président de commission avait rétorqué au micro de Public Sénat : « Il faut qu’il prenne conscience de l’importance de la représentation nationale dans notre pays et qu’il accorde à celle-ci le respect minimal. »
Museler la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur la même affaire n’est pas suffisant : C’est la raison d’être du « bicaméralisme ».
D’ailleurs, pour ma part, je trouve cette réponse très mesurée.
Silence gêné en revanche à l’Élysée, où l’on s’est refusé à commenter l’information.


Tout cela n’est finalement qu’un avatar de la constitution gaulliste, qui tolérait une « zone grise » autour de l’exécutif afin d’assurer son efficacité, du moins sur le papier.
Mais dévoyé par quelques-uns d’ignorant, de malintentionné, voire de pervers, ça peut donner le pire.
Le premier à l’avoir compris, c’était « Mythe-errant » : En 1965, il arrive au second tour des élections présidentielles. Il s’est fait connaître au cours de la campagne électorale avec un livre en forme de charge contre son adversaire, le Général de Gaulle, et les institutions qu’il représente, la Vème République avec « Le Coup d’État permanent » où il dénonce les entorses à la justice et à l’état de droit. Mais aussi l’utilisation de pratiques policières brutales, d’officines parallèles, de coups tordus pour asseoir le régime et faire taire les opposants, et tout cela dessine en creux le régime politique autoritaire sous lequel nous vivons encore, alors qu’il fut taillé sur mesure pour répondre aux crises politiques nationales et internationales du moment, de la menace communiste aux guerres de décolonisation.
Les temps ont changé et en pensant le sommet du régime comme Souverain délié des lois ordinaires, le régime de la Vème République a laissé se perpétuer l’arbitraire politique et étendre sa corruption systémique.


En 1981, il devient à son tour président de la République. Une fois installé à l’Élysée, le pourfendeur du régime ne change strictement rien à ce dont il hérite. La Constitution qu’il avait rejetée en 1958, et qui concentrait le pouvoir au sommet, ne semblait plus le déranger puisque c’était à son tour d’en jouir.
Et il en aura usé.
Si, à l’origine, la constitution du général de Gaulle était « grosse de plusieurs régimes possibles » dont même trois cohabitations qui n’étaient pas prévues (comme quoi, le Parlement contrôle bien l’exécutif – au moins une tête à Matignon, à charge pour elle de contrôler celle du « Palais des plaisirs »), elle évolue à partir de 1962 avec l’adoption de l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Son caractère se fixe : De parlementariste « rationalisée », elle devient quasi-plébiscitaire, centrée sur la tête d’un exécutif toujours plus délié des règles du commun des mortels.


Le Président devient arbitre et chef d’un exécutif sanctifié par le vote populaire, écrasant ainsi le Parlement, sans parler du pouvoir judiciaire, dont l’autorité restera toujours subordonnée, et cela malgré le rôle grandissant du Conseil constitutionnel à partir des années 1970. Loin d’être le pouvoir neutre cher à Benjamin Constant, arbitre au-dessus des partis et des factions, il devient partie prenante aux querelles entre pouvoirs, mais avec un avantage certain, ce que la réforme du quinquennat à l’initiative de « Giscard-A-la-Barre » et son complice « Tonton-Yoyo » qui s’y voyait déjà, passée à l’époque du « Chi », ce caractère qui aura été accentué encore.
« Non seulement les institutions de la Vème République n’ont pas empêché la croissance de l’État, mais elles l’ont favorisée. Une bonne constitution limite le pouvoir ; la constitution de la Cinquième République l’a étendu. Une bonne constitution organise harmonieusement les « pouvoirs » ; la Constitution de la Vème République n’a pas remédié à leur manque d’équilibre ».


Notez que la dynamique centralisatrice est nettement plus ancienne que cela, et acte le triomphe absolu de la puissance de l’État moderne sur « l’utopie parlementaire », dont le dernier avatar, la quatrième République, a disparu dans les oubliettes de l’Histoire de « Gauloisie-démocratique ». Rappelons qu’à l’origine du projet républicain, à la fin du XIXème siècle, se pose la question de la place de l’État et de son administration : Le peuple se gouvernant lui-même donne aux administrations un rôle de pure intendance, subordonnée à la « représentation nationale » dont l’instrument privilégié est la loi.
Seulement, le travail de l’État et de ses juristes occupés à construire la légitimité d’un État fort le délie des impératifs du suffrage universel comme de la loi commune, via l’ordre administratif et le planisme économique : « L’exécutif moderne est devenu la tête de l’État, le directeur des grandes administrations modernes, l’entrepreneur en chef des « politiques publiques » dont les plans d’intervention sur l’économie et les grandes réformes sociales liées à la mise en place de l’État providence ont été les prototypes ».


Dès lors, la tête de l’exécutif cumule les casquettes « politique », « règlementaire » et « économique », ce qui le met à la fois au cœur de la redistribution des prébendes, statuts, privilèges et postes, mais le rend aussi dépendant d’un empire bureaucratique de « sachants » de plus en plus lourd et complexe.
Il navigue forcément peu ou prou entre la tentation de l’arbitraire, c’est-à-dire d’entretenir la « zone grise » de « la raison d’État » pour se soustraire aux règles étatiques ordinaires, la paralysie institutionnelle qui est aussi un legs du planisme économique, ce qui rend difficile tout changement brutal dans ce qui est devenu au fil du temps un maquis règlementaire où seuls les « sachants », bureaucrates et hauts fonctionnaires, peuvent se retrouver, et la possibilité d’utiliser sa position privilégiée pour s’acheter la loyauté de ses partisans ou de ses clientèles politiques.
Le Président est devenu le vrai souverain sous l’empire de la Vème République, plus que le peuple ou la loi, et le bon fonctionnement de ses institutions repose sur sa seule vertu personnelle davantage que sur le gouvernement du droit lui-même.
Et ce n’est qu’une fois que la morale du monarque républicain disparaît que les problèmes commencent.


« Mythe-errant » aura été le plus impressionnant dans ce rôle qui lui allait si bien.
Pensez, après les affaires « Urba & Cie » où on comptait en millions de francs, il y aura eu l’affaire des frégates de Taïwan (où on comptait en dizaines de millions de dollars), mais toutes s’étaient montrées foireuses au fil du temps.
Les imbéciles n’en apprennent jamais rien, les autres « dépassent » les échecs et là, tant avec les « Milliards de la Division Daguet » qu’avec « l’escroquerie-Ferrayé » (lien avec une des rares émissions censurées du moment), on passe au niveau des milliards et même des dizaines de milliards de dollars : C’est dire le talent du bonhomme…
Comme dit le futur député « Bleu-Blanc-Rouge », il ne s’agit plus de rigolos.
D’autant que posés là où ils sont, au sommet de l’État, ils ont les moyens de vous faire taire et d’effacer toutes les traces de leurs larcins…
Une vraie réussite sur lesquelles « Bat-La-Mou » et « Bling-Bling » plus tard ce seront cassés les dents (*).
Pour « Jupiter », c’est encore mieux fait…


Pour en revenir à notre sujet, la réforme constitutionnelle que « Jupiter » souhaite pousser au Parlement n’est pas en rupture avec l’héritage gaulliste. Il procède du même élan moderniste, « planiste », qui fait de l’exécutif le chef d’orchestre de la vie publique du pays. La rationalisation du Parlement continue, et si l’exécutif a concédé une dose possible de proportionnelle, c’est justement parce qu’il est prévu que le Parlement n’ait absolument plus aucun pouvoir, sauf à faire de la figuration, un peu comme la majorité « En-Marche-Même-pas-en-rêve » en ce moment en montre l’exemple.
Les parlementaires LREM exemplifient à merveille la dérive ultime et plébiscitaire de la Vème  République : Ils doivent leur poste et leur statut au chef de l’État et n’ont d’autre rôle que celui d’acter les initiatives du parti présidentiel.
D’ailleurs ils ont tous signé un engagement de totale soumission avant d’avoir été adoubé par le « proto-parti » naissant.


Certains commentateurs ont pu parler d’une américanisation des institutions, en particulier à cause de l’usage nouveau du Congrès comme moment d’exposition de la politique générale du gouvernement, ou encore des commissions d’enquêtes. Là encore, le terme est faux et trompeur : Ce n’est pas une acculturation qui est en cours, mais l’approfondissement d’une dynamique, celle de la puissance de l’État, avec en son centre l’arbitraire du Souverain comme « Prince et Principe-Premier », au-dessus des lois.
L’affaire « Benne-Allah » n’est donc pas une nouveauté. Elle n’est qu’un avatar de ce que les juristes nomment la conception décisionniste de la constitution gaullienne, qui tolère une « zone grise » autour de l’exécutif afin d’assurer son efficacité, du moins sur le papier. Au fil du temps, cette « zone grise » s’est étendue, de pair avec la croissance de l’État, de sa complexification et de ses outils de redistribution sociale. La compétition pour bénéficier de ses largesses s’est accrue, suscitant convoitises et rancœurs au sein même des administrations, du landerneau médiatico-politique et des services de police.


Face à ce pouvoir et à cette dérive, l’opposition de droâte est sans voix car elle se pense comme le parti organique de la Vème  République, et donc le serviteur le plus naturel de l’exécutif étendu. Le Rassemblement national (ex-« F.Haine ») se rêve en héritier plébiscitaire du gaullisme de 1962, tandis que les insoumis du « Front de gôche », derrière la rhétorique révolutionnaire, rêve de l’État Léviathan corrompu à la vénézuélienne.
En bref, l’opposition au sein du régime de la Vème République ne rêve que de bénéficier du système de corruption politique généralisée qu’il a généré. Faire démissionner un ministre ou un préfet, remplacer un homme du président par un autre ne changera pas radicalement la donne : Ce sont soit les institutions qui doivent être réduites drastiquement pour assainir le jeu politique, soit remplacer un régime personnel, politiquement et économiquement daté, par un véritable régime où ce sont les lois, et non les hommes, qui gouvernent.
Ça n’en prend hélas pas le chemin puisque « Jupiter » vise à se faire renouveler indéfiniment par une oligarchie dont il aura lui-même mis le pied à l’étrier.
C’est ce qui se passe sous vos yeux et permet à un « enfant des zones de Normandie », pris dans le « syndrome-Kerviel » (un DESS-Lyon assis au milieu de centralien dans une salle de marché) de « mépriser » le Sénat…
Merci à lui d’ouvrir les yeux au plus grand nombre.
 
(*) Juste une explication : Blackéliser de l’argent-pas-soi, c’est assez facile. Tout le problème, c’est de s’en servir utilement après sans que ça se voit. C’est là ce qu’a appris à faire « Mythe-errant » avec ses échecs antérieurs.
Les autres, « Bling-Bling » à la reconquête de son boulot d’il y a 5 ans, et « Jupiter » ont suivi les traces de leur illustre prédécesseur, pas plus, pas moins.
Je vous ai expliqué tout ça, sous forme de romans parce que je ne veux pas mortifier encore plus « mes » institutions (j’y tiens pour être les moins mauvaises depuis des lustres) et à l’occasion du dernier opus de l’été « Ultime récit-suite ».
Je publie d’ailleurs « Opération Juliette-Siéra », bientôt en librairie (souscription en cours et relancée), avec une dédicace : « En hommages à tous les personnels politiques de mon pays (et de quelques autres) de ces dernières décennies ! »
Nous sommes quelques-uns à n’avoir pas été dupes de leurs « arsouilleries », pour reprendre le mot du Général…