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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 5 août 2013

Jean de Jérusalem

CHAPITRE 5ème : Le texte promis par Jean-Paul II
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
«Alors commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille.
Je vois et je sais ce qu’il sera. Je suis le scribe.
Lorsque commencera l’An Mille qui vient après l’An Mille l’homme sera devant la bouche d’ombre d’un labyrinthe obscur.
Et je vois au fond de cette nuit dans laquelle il va s’enfoncer les yeux rouges du Minotaure.
Prends garde à sa fureur cruelle, toi qui vivras l’An Mille qui vient après l’An Mille.
 
1 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
L'Or sera dans le Sang
Qui regardera les étoiles y comptera des deniers
Qui entrera dans le Temple y rencontrera les marchands
Les Souverains seront changeurs et usuriers
Le Glaive défendra le Serpent
Mais le feu couvera
Chaque ville sera Sodome et Gomorrhe
Et les enfants des enfants deviendront la nuée ardente
Ils lèveront les vieux étendards
 
2 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
L'Homme aura peuplé les Cieux et la Terre et les Mers de ses Créatures
Il ordonnera
Il voudra les pouvoirs de Dieu
Il ne connaîtra aucune limite
Mais chaque chose se retournera
Il titubera comme un roi ivre
Il galopera comme un chevalier aveugle
Et à coup d'éperon il poussera sa monture dans la forêt
Au bout du chemin sera l'abîme
 
3 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Se dresseront en tous points de la Terre des Tours de Babel
Ce sera Rome et ce sera Byzance
Les champs se videront
Il n'y aura de loi que de soi et de sa bande
Mais les Barbares seront dans la ville
Il n'y aura plus de pain pour tous
Et les jeux ne suffiront plus
Alors les gens sans avenir
Allumeront les grands incendies
 
4 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
La faim serrera le ventre de tant d'hommes
Et le froid bleuira tant de mains
Que ceux-là voudront voir un autre monde
Et des marchands d'illusions viendront qui proposeront le poison
Mais il détruira les corps et pourrira les âmes
Et ceux-là qui auront mêlé le poison à leur sang
Seront comme bête sauvage prise au piège
Et tueront et violeront et rançonneront et voleront
Et la vie deviendra une apocalypse de chaque jour
 
5 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Chacun cherchera à jouir tout ce qu'il peut
L'Homme répudiera son épouse autant de fois qu'il se mariera
Et la femme ira par les chemins perdus (creux) prenant celui qui lui plaira
Enfantant sans donner le nom du Père
Mais aucun Maître ne guidera l'Enfant
Et chacun parmi les autres sera seul
La tradition sera perdue
La loi sera oubliée
Comme si l'Annonce n'avait pas été faite et l'homme redeviendra sauvage
 
6 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Le père prendra son plaisir avec sa fille
L'homme avec l'homme la femme avec la femme
Le vieux avec l'enfant impubère
Et cela sera aux yeux de tous
Mais le sang deviendra impur
Le mal se répandra de lit en lit
Le corps accueillera toutes les putréfactions de la terre
Les visages seront rongés les membres décharnés
L'amour sera haute menace pour ceux qui ne se connaissent que par la chair
 
7 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Celui qui parlera de Serment et de Loi
Ne sera pas entendu
Celui qui prêchera la Foi du Christ
Perdra sa voix dans le désert
Mais partout se répandra les eaux puissantes des religions infidèles
De faux messies rassembleront les hommes aveuglés
Et l'infidèle armé sera comme jamais il ne fut
Il parlera de justice et de droit et sa foi sera brûlante et tranchante
Il se vengera de la Croisade
 
8 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Le bruit de la mort donnée roulera comme l'orage sur la terre
Les barbares seront mêlés aux soldats des dernières légions
Les Infidèles vivront dans le cœur des Villes Saintes
Chacun sera tour à tour barbare, infidèle et sauvage
Il n'y aura plus d'ordre ni de règle
La haine se répandra comme la flamme dans la forêt sèche
Les barbares massacreront les soldats
Les infidèles égorgeront les croyants
La sauvagerie sera de chacun et de tous et les villes périront
 
9 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Les hommes se jugeront entre eux selon leur sang et leur foi
Nul n'écoutera le cœur souffrant des enfants
On les dénichera comme des oisillons
Et personne ne saura les protéger de la main raidie par le gantelet
La haine inondera les terres qui se croyaient pacifiées
Et nul ne sera épargné ni les vieux ni les blessés
Les maisons seront détruites ou volées
Les uns prendront la place des autres
Chacun fermera les yeux pour ne pas voir les femmes violées
 
10 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
Chacun saura ce qui est en tous les lieux de la terre
On verra l'enfant dont les os percent la peau
Et celui dont les yeux sont couverts de mouches
Et celui qu'on pourchasse comme un rat
Mais l'homme qui verra détournera la tête
Car il ne se souciera que de lui
Celui-là donnera une poignée de grains comme aumône
Alors qu'il dort sur des sacs pleins
Et ce qu'il donnera d'une main il le reprendra de l'autre
 
11 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
L'homme fera marchandise de tout
Chaque chose aura son prix
L'arbre l'eau et l'animal
Plus rien ne sera vraiment donné et tout sera vendu
Mais l'homme alors ne sera plus que poids de chair
On troquera son corps comme un quartier de viande
On prendra son œil et son cœur
Rien ne sera sacré ni sa vie ni son âme
On se disputera sa dépouille et son sang comme une charogne à dépecer
 
12 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
L'homme aura changé le visage de la terre
Il se voudra le Maître et le Souverain des forêts et des troupeaux
Il aura creusé le sol et le ciel
Et tracé son sillon dans les fleuves et les mers
Mais la terre sera nue et stérile
L'air deviendra brûlant et l'eau sera fétide
La vie se fanera car l'homme épuisera la richesse du monde
Et l'homme sera seul comme un loup
Dans la haine de lui
 
13 – Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille
L'enfant sera lui aussi vendu
Certains se serviront de lui comme d'une quintaine
Pour jouir de sa neuve peau
D'autres le traiteront comme un animal servile
On oubliera la faiblesse sacrée de l'enfant
Et son mystère
Il sera comme un poulain qu'on dresse
Comme un agneau qu'on saigne qu'on abat
Et l'homme ne sera plus rien que barbarie »
 
Un texte décidément impitoyable.

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