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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 26 juin 2025

Quid de l’efficacité de la fiscalité dite « comportementale » (8)…

Les taxes mexicaines sur le sucre…
 
Au Mexique, malgré la « taxe soda », l’obésité continue de progresser selon les derniers chiffres publiés, et largement repris dans la presse du monde entier.
Le Mexique compte désormais proportionnellement plus d’adultes obèses et en surpoids que les États-Unis.
Avec 72,5 % de la population adulte concernée, le pays n’est dépassé, parmi les pays de l’OCDE, que par le Chili (74,2 %).
Chez les enfants âgés de 5 à 19 ans, en revanche, les États-Unis conservent la tête du classement avec 41,8 % de ceux-ci en situation de surpoids ou d’obésité, contre 34,1 % au Mexique.
 
L’obésité proprement dite concerne 28,9 % des Mexicains, et touche davantage les femmes (32,8 %) que les hommes (24,3 %).
En 1988, le taux de surpoids et d’obésité n’était que de 35 % : Il a donc doublé en vingt ans.
Une des explications à cette progression constante de l’obésité et du surpoids pourrait tenir dans le fait que la consommation de boissons sucrées, et particulièrement du cola, y est la plus importante au monde. Les Mexicains boivent chacun en moyenne 160 litres de cola par an.
La consommation de cette boisson est de 100 litres aux États-Unis et 23 litres en « Gauloisie-adipeuse ».
Le marché mexicain représente à lui seul plus de 40 % des ventes de Coca-Cola en Amérique du Sud !
Les autres sucent du jus de cactus… Karamba !
C’est ainsi que 70 % des sucres ajoutés consommés par les Mexicains viendraient des boissons sucrées. Mais celles-ci n’expliquent pas à elles seules cette croissance de la population en surpoids. D’autres facteurs entrent en jeu tels, comme partout dans le monde, la hausse de la sédentarité et la diminution de l’activité physique, le recul de la pauvreté et, en conséquence, l’augmentation de la taille des portions.
 
Soulignons également que la société mexicaine est largement influencée par le mode de vie « ricain », y compris par sa nourriture. À cela s’ajoute l’alimentation propre au Mexique, largement basée sur des produits dérivés du maïs. Ainsi que la croyance culturelle, dans de nombreux foyers, que le surpoids chez les enfants est signe de bonne santé.
Comme disait ma grand-mère, celle de mon cimetière, « il vaut mieux faire envie que pitié » !
À partir de 2012, le gouvernement mexicain s’est penché sur la question et a mis en place des cours de nutrition dès l’école primaire. Il a également lancé des campagnes de publicité sur la promotion d’habitudes de vie plus saines, et a programmé des investissements dans l’accessibilité à l’eau potable. Il faut en effet savoir que l’eau est impropre à la consommation dans plusieurs régions du pays, et que l’eau en bouteille est souvent plus chère que les sodas.
Ces mesures ayant eu peu d’effets notables, les autorités mexicaines ont mis en place, à compter de janvier 2014, une taxe sur les boissons sucrées d’un peso par litre (soit une augmentation d’environ 10 % du prix de vente des boissons), et une taxe de 8 % sur les aliments dits à faible valeur nutritionnelle ayant une densité énergétique 275 kcal ou plus par centaine de grammes.
 
La taxe sur les boissons sucrées s’applique sur les produits suivants : Boissons aromatisées, ingrédients (sirops, concentrés, poudres, etc.) permettant de fabriquer des boissons aromatisées, boissons énergisantes contenant du sucre ajouté.
L’autre taxe – sur les aliments fortement caloriques – s’applique sur les snacks, les confiseries, le chocolat et produits à base de cacao, les desserts, les beurres d’arachide et de noisette, les crèmes glacées et les produits à base de céréales à forte teneur en sucre ajouté.
Bref, tout ce qui est bon au palais des gamins, quoi…
 
Il semble que la taxe a entraîné une diminution de plus de 7 % des achats de boissons taxées au cours des deux années qui ont suivi sa mise en place. Parallèlement, au cours de ces deux mêmes années, les achats de boissons non taxées ont augmenté de 2,1 %.
La baisse de la consommation a surtout touché les ménages les moins aisés (– 10,2 %).
Chez les Mexicains moyens, la baisse de la consommation n’a été que de 5,8 %, tandis que la consommation a été inchangée chez les plus aisés. Ainsi, les plus gros consommateurs de produits taxés – les catégories les moins aisées – sont ceux qui ont réduit le plus fortement leur consommation.
Autrement dit des taxes particulièrement ciblées sur les plus « povs’ », bien discriminatoire à souhait pour tous les « sans-dents » du pays : J’adore !
 
Toutefois, un chercheur du Colmex (El Colegio de México), un établissement d’enseignement supérieur spécialisé en sciences humaines, contredit ces résultats. Selon lui, la taxe n’a fait qu’entraîner une perte du pouvoir d’achat, notamment pour les ménages les plus défavorisés, qui continuent de consommer massivement des sodas.
Il faut dire que les consommateurs se sont probablement tournés vers des produits moins chers, sans pour autant que ceux soient à teneur moins élevée en sucre. Dans une étude, la Banque mondiale montre ainsi que la bouteille de cola de deux litres coûtait en moyenne 19,5 pesos en décembre 2013, avant l’entrée en vigueur de la taxe, alors que la moins chère était de 15,6 pesos tout comme la bouteille de soda. Or, en décembre 2015, deux ans après la réforme, les deux bouteilles de cola valait le même prix (19,8 pesos), tandis que la bouteille de soda était à 18 pesos.
La Banque mondiale souligne aussi qu’en décembre 2013, le litre de cola le moins cher coûtait en moyenne 9,3 pesos. Deux ans après la mise en place de la taxe, le consommateur mexicain peut trouver un litre de cola ou de soda aromatisé autour de 4,4 pesos dans les supermarchés, notamment grâce à des super-promotions. Les auteurs de l’étude concluaient donc que « pour les consommateurs qui peuvent acheter à ces prix promotionnels, la réforme fiscale n’a pas modifié radicalement les incitations financières à réduire la consommation de sodas ordinaires ».
 
Oui, mais ça fait de la recette fiscal supplémentaire sans avoir besoin de taxer les plus aisés et les classes moyennes, d’autant que comme le disait très justement Colbert, il faut taxer les plus pauvres, car ils sont les plus nombreux…
À moins que ce soit de Clémenceau, je ne sais plus bien.
Selon l’Institut mexicain des statistiques (Inegi), si les ventes de sodas avaient baissé de – 1,9 % et celles de chips et de biscuits apéritifs de – 3,7 % à fin 2014, elles sont reparties à la hausse en 2016, respectivement de + 1,6 % et de + 7,5 %.
Et les chiffres de l’Institut mexicain de santé publique sont aussi sans ambiguïté : « si l’obésité en milieu urbain a stagné ces quatre dernières années, elle a augmenté de 10 % en milieu rural, hommes et femmes confondus. La taxe soda n’a donc, jusqu’à maintenant, pas permis de faire baisser l’obésité ».
Là encore, bel échec à constater… Mais les caisses du Trésor bien remplies…
 
Car c’est aussi ce que tendrait à prouver le montant des recettes tirées de cette taxe par le gouvernement mexicain. Celui-ci est en effet en progression constante, ce qui montre bienque la consommation des produits visés par la taxe n’est nullement en diminution. Bien au contraire, elle continue de progresser.
Face à ces résultats mitigés, les autorités mexicaines ont décidé d’intensifier leur lutte contre la surcharge pondérale et le diabète : Ainsi, à l’automne 2019, le Parlement mexicain a voté une loi visant à remplacer les étiquettes alimentaires, la plupart du temps mal comprises par les consommateurs, par de grandes vignettes qui avertissent que le produit est trop gras, trop salé ou trop sucré !
Nous, on y colle un « score »… « nutri-score » où on mélange un peu de tout pour obtenir une note globale qui ne freine aucune envie alimentaire…
Mais pour l’instant, au Mexique, même si de nombreuses voix militent en ce sens, le gouvernement mexicain ne s’est pas décidé à augmenter la « taxe soda ».
 
En bref, comme en long et en large, la fiscalité comportementale n’a finalement qu’un effet de « sidération opportuniste » au moment de sa mise en place qui s’estompe au fil du temps.
Quitte à n’avoir plus aucun effet sur le long terme pour une vraie politique sanitaire.
En revanche, ces « taxes à la consommation » ont l’avantage d’être quasi-indolores mais de former des « recettes de poche » significatives qui permettent d’alléger ou en tout cas de ne pas alourdir la fiscalité directe bien plus sensible d’un point de vue électorale.
Et puis, comme il est dit ci-avant, ce sont des taxes discriminatoires qui frappent d’abord et proportionnellement les plus pauvres, les empêchant de s’enrichir durablement…
Autrement dit, c’est un outil insensible mais efficace de stabilité sociale.
 
Je vous laisse là, sur votre faim de graisses et votre soif de sodas avant d’examiner les taxes sur les tabacs qui sont un vrai roman…
Le boire et le manger avant le fumer !
Bonnes estives à toutes et à tous !
 
I3
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

mercredi 25 juin 2025

Quid de l’efficacité de la fiscalité dite « comportementale » (7)…

Les taxes hongroises sur le sucre…
 
Là encore, ils se déchainent jusque chez nous avec leurs taxes sur les sodas et autres inventions du siècle décidées « pour votre bien ».
Car l’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que la surconsommation de sucre, au même titre que celle de gras, joue un rôle essentiel dans l’augmentation des cas de surpoids et d’obésité dans le monde.
Ce qu’ignore probablement les Nippons (ni mauvais) vus hier…
Quoique chez eux, c’est un ensemble…
 
Ainsi l’organisation internationale recommande-t-elle de réduire l’apport en sucres libres à moins de 10 % de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant, voire à moins de 5 % soit 25 grammes (6 cuillères à café) environ par jour.
Et même si vous comptez en proportion, vous verrez que ce n’est pas si facile de trouver des aliments dosés sous la proportion de 10 % de glucide.
Globalement, il n’y a qu’avec de la viande, du poisson et quelques légumes verts que y parvenez.
Quant à la dose de 25 grammes, même à 10 %, ça fait des bols alimentaires de 250 grammes pour toute la journée : Infaisable sauf à se goinfrer de potages, de tisanes, de décoctions, d’infusion et de thé !
 
L’OMS a particulièrement dans le viseur les sucres « dissimulés » dans des aliments transformés qui ne sont généralement pas considérés comme sucrés.
L’organisation donne l’exemple d’une cuillère à soupe de ketchup qui contient environ 4 grammes (à peu près une cuillère à café) de sucres libres ou d’une canette de soda qui en contient jusqu’à 40 grammes (environ 10 cuillères à café).
Notez que d’avoir l’idée de bouffer du ketchup à la cuillère à soupe… ça n’arrive pas souvent.
Mais, c’est assez similaire avec de la sauce tomate dès que vous la réduisez par cuisson alors qu’à l’origine la tomate ne « pèse » que 3,9 % de glucide…
 
Ainsi, le docteur Francesco Branca, directeur du département nutrition pour la santé et le développement de l’OMS, s’appuie sur les dernières données scientifiques pour affirmer que les adultes qui consomment moins de sucres sont plus minces et qu’une augmentation de la quantité des sucres dans l’alimentation entraîne une prise de poids, ce qui est une évidence (qu’ignoreraient nos nippons d’hier…).
Il soutient également que, lorsque l’apport en sucres libres dépasse 10 % de la ration énergétique totale, le taux de caries dentaires augmente.
Sauf si on se brosse les dents correctement et régulièrement : J’avais ainsi une collaboratrice assez perfectionniste en la matière : Hors ramadan, parce qu’elle était musulmane, pour conserver sa beauté naturelle (il faut dire qu’elle était très jolie) dès qu’elle grignotait une cacahouète, elle filait aux chiottes de la boutique avec son dentifrice et sa brosse à dent à la main…
 
Mais pas seulement : Le diabète notamment le type 2, tue et avant de tuer handicape trop souvent.
Ainsi, quand aux USA vous voyez un « gros » avec une jambe en moins déambuler avec ses cannes anglaises ou dans un fauteuil roulant, vous avez tendance à le prendre pour un vétéran de l’US Army, alors qu’en fait pas du tout : Victime de la seule « malbouffe » qui se pratique intensément outre-Atlantique…
L’OMS soutient ainsi les politiques publiques permettant de réduire l’apport en sucres libres, et notamment les politiques fiscales ciblant les aliments et les boissons riches en sucres libres !
Forts de ces recommandations de l’organisation onusienne, des pays se sont emparés du sujet et ont mis en place des taxes sur les produits sucrés.
Deux expériences significatives ont ainsi été menées en Hongrie et au Mexique.
Car il faudra attendre un peu pour avoir des résultats tangibles en « Gauloiserie-gourmande ».
 
La Hongrie taxe ainsi les citoyens dont le régime alimentaire risque de les envoyer à l’hôpital avec cet argument choc du « casseur/payeurs » : « Ceux qui vivent mal doivent contribuer davantage ! »
Ainsi s’exprimait le premier sinistre hongrois « Or-Bahn », en septembre 2011, alors qu’il promulguait la taxe sur les aliments à forte teneur en sucre et en sel avec l’intention d’utiliser cet argent pour financer les soins de santé.
En effet, selon le gouvernement hongrois, le régime alimentaire de ses administrés conduit à l’obésité et à l’augmentation des problèmes de santé.
Lui-même avec l’âge avançant et vu son tour de taille, il doit savoir à titre personnel de quoi il cause…
 
Les autorités gouvernementales jugent en effet, alors que le pays avait, en 2011, un déficit de 370 millions d’euros en matière de soins de santé, que ceux qui contribuent à l’augmentation des dépenses médicales doivent aussi contribuer à payer la facture.
Une façon comme une autre de combler les déficits sociaux…
Il est vrai que le pays a connu une augmentation significative de l’obésité ces dernières années telle que l’OCDE considère qu’environ deux tiers des Hongrois sont en surpoids et près d’un tiers sont déjà obèses.
La proportion de Hongrois obèses serait ainsi passée de 13,2 % en 1990 à 28,5 % en 2010.
Il faut dire que l’art culinaire local fait la part belle aux magnifiques pâtisseries du pays…
 
Rappelons que les « sucres libres » sont les monosaccharides (glucose, fructose) et les disaccharides (saccharose ou sucre de table) ajoutés aux aliments et aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits à base de concentré.
Or, comme le soulignait l’OMS en 2015, la population hongroise n’est pas seulement concernée par la consommation excessive de produits caloriques. Elle est aussi celle qui a la consommation moyenne de sel par habitant la plus élevée d’Europe.
Cette alimentation, dans laquelle les fruits, légumes, poissons et céréales complètes tiennent une part parmi les plus faibles du monde, fait que les taux de mortalité dus aux cardiopathies ischémiques, aux accidents vasculaires cérébraux et aux cancers sont, en Hongrie, parmi les plus élevés du monde industrialisé.
 
C’est donc le 1er septembre 2011 qu’est entrée en vigueur cette nouvelle taxe sur les « composants des aliments et des boissons présentant un risque élevé pour la santé » parfois appelée hamburger tax (même si les hamburgers ne sont nullement concernés) ou taxe sur les chips.
Car sont principalement visés les produits sucrés et les snacks salés.
Le gouvernement s’est donné plusieurs objectifs avec cette taxe : Promouvoir une alimentation plus saine, encourager la reformulation des aliments, réduire la consommation des produits taxés, améliorer le fonctionnement du système de santé publique, en y affectant les recettes de la taxe.
 
Ainsi la taxe est payée par les industriels pour les produits fabriqués en Hongrie, et par les importateurs pour les produits fabriqués à l’étranger. Tous sont dans l’obligation de tenir un registre des produits imposables à disposition des autorités fiscales pour contrôle.
Au cours des années, la loi PHPT a connu plusieurs modifications, en particulier la liste des produits concernés s’est allongée.
 
La loi PHBT n’a pas manqué d’être critiquée. Tout d’abord pour ses conséquences économiques : Par exemple, le fabricant teuton de snacks Chio-chips aurait ainsi décidé de ne pas implanter une nouvelle usine de pop-corn et l’industriel hongrois de boissons énergétiques Hell préférerait ouvrir sa nouvelle unité de production à l’étranger plutôt que dans son pays.
Ces industriels se demandent aussi pourquoi les aliments traditionnels hongrois – saucisses, salamis, boudins et autres charcuteries à haute teneur en graisse – ne sont pas concernés par la taxe.
Enfin, les Hongrois restent interrogatifs, pour ne pas dire de plus en plus effrayés, devant l’inventivité fiscale du gouvernement : Taxe sur les SMS et les appels téléphoniques (en 2011), taxes sur les chiens (2011), taxe sur les paiements en espèces, les chèques postaux et les transferts d’argent (en 2012), « taxe beauté » sur les savons, shampooing, lessives, etc. (en 2015).
Cette frénésie fiscale ne laisse pas d’interroger sur les véritables intentions du gouvernement, y compris et surtout à propos de la taxe PHPT.
S’agit-il vraiment de lutter contre la « malbouffe » ou, plus prosaïquement, de remplir des caisses publiques vides ?
 
À l’origine, le gouvernement hongrois attendait 70 millions d’euros (même s’ils ne comptent pas en euros) de recettes annuelles de la taxe PHPT. Les encaissements sont en réalité inférieurs de 10 millions environ.
De 2012 à 2014, ils s’établissaient à environ 20 milliards de forints par an, soit peu ou prou 60 millions d’euros.
Le gouvernement magyar indiquait que ces revenus supplémentaires ont permis d’augmenter les salaires de 95.000 travailleurs de la santé.
Cette moindre rentabilité de la taxe PHPT pourrait s’expliquer par le fait qu’environ 40 % des fabricants de produits alimentaires visés par la loi ont modifié la formule de leurs produits pour réduire ou éliminer les ingrédients incriminés. Ce qui est peut-être un des buts recherchés : Pourquoi vouloir empoisonner ses clients consommateur-final, à leur faire payer plus cher un produit qui ne perd pas de son attractivité gustative avec moins de taxes ?
Parmi ces producteurs, 30 % ont totalement éliminé l’ingrédient en cause.
L’essentiel des recettes (89 %) en 2014 provenait de quatre groupes de produits : 50 % étaient générées par les produits sucrés préemballés, 16 % par les snacks salés, 14 % par les condiments salés et 9 % par les boissons non alcoolisées.
Et ces proportions n’ont pas changé de manière significative au fil des ans.
 
Dans son rapport d’évaluation, l’OMS considère que l’augmentation des prix a été une des raisons qui ont permis la réduction de la consommation des produits taxés.
Pour les snacks, par exemple, 80 % de la diminution de la consommation s’explique par le renchérissement du produit. L’autre raison principale de la baisse de la consommation des produits visés par la taxe est la prise de conscience par les consommateurs de leur nocivité pour la santé. Pour les autres produits, comme les boissons énergisantes, l’augmentation des prix semble avoir joué un rôle moindre.
Dans une étude de 2014, Ecorys, une société de de recherche et de conseil, a mis en valeur le fait que l’augmentation du prix des colas avait été supérieure au montant de la taxe alors que le prix des boissons aux fruits avait, au contraire, augmenté moins que le montant de la taxe.
Ecorys en concluait que la taxe PHPT n’expliquait pas à elle seule la hausse des prix des produits et qu’il convenait de prendre en considération les autres coûts indirects, les coûts des matières premières, la tarification stratégique des entreprises, et les conditions économiques surtout lorsqu’on a affaire à des produits fabriqués à l’étranger et donc importés.
Raisons de la diminution de la consommation des aliments taxés en 2012.
 
Néanmoins pour l’OMS, la taxe PHPT a atteint ses objectifs de santé publique à long terme puisque la consommation des produits taxés a effectivement diminué.
Ainsi, plus des deux tiers des personnes qui ont choisi un produit différent ont opté pour une alternative plus saine. Il est également souligné que la plupart des Hongrois qui ont réduit leur consommation après l’introduction de la taxe en 2011 ont consommé moins en 2014 que les années précédentes.
Pour l’OMS, cela laisse à penser que la réduction de la consommation d’aliments malsains a été maintenue et que les consommateurs ont changé d’habitudes alimentaires.
 
L’Institut de santé publique du Québec qui a finement analysé la taxation des boissons sucrées dans le monde a une approche plus nuancée de la question. Il souligne notamment que les résultats produits par le gouvernement hongrois et l’OMS sont largement basés sur des enquêtes auto-déclaratives, et représentent plutôt la perception des répondants que la réalité constatée par des mesures objectives.
Enfin, il convient de souligner que l’impact de la taxe semble s’atténuer dans le temps. La comparaison entre les années 2012 et 2014 quant aux raisons avancées pour expliquer la diminution de la consommation des aliments taxés est particulièrement frappante.
Il semblerait, en effet, que l’information des consommateurs prenne davantage de poids sur le long terme que la taxation dans la réduction de la consommation des produits visés par la loi PHPT.
Mais « le choc » d’une taxe sur le comportement fiscal du citoyen reste positif.
Sauf peut-être avec les taxes sur les carburants et celles sur le Nutella…
 
Demain, on poursuit avec le sucre, mais en franchissant un océan pour examiner le cas mexicain.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
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mardi 24 juin 2025

Quid de l’efficacité de la fiscalité dite « comportementale » (6)…

Les taxes nippones sur les graisses…
 
Vous vous souvenez probablement de cette série de posts intercalés dans le courant habituel (et hebdomadaire) des billets « quotidiens » autour de la fiscalité comportementale contemporaine ?
Ils viennent épuiser « mes archives » sur le sujet quand je sais que je serai « un peu loin de mes bases » pour commenter utilement avec vous l’actualité du moment.
 
Eh bien, justement, cette semaine, je suis entre deux points de chute, voire beaucoup plus, pour être parti de « Paris-l’encombrée », avoir fait un tour à Perpignan, mangé un excellent calamar à Collioure, avoir traversé les Pyrénées, être revenu participer à une « expertise d’experts » vers la « Capitale-Gauloisienne-historique », reparti ensuite en pays Beauceron signer quelques actes authentiques, pour finalement échouer sur les rives de la « Grande-bleue » afin de rentrer chez moi, en Balagne, pour mes estives annuelles bien méritées.
J’avais bien envisagé de ne faire ces étapes obligées qu’en une seule traite, mais finalement, ça n’a pas été possible, puisqu’on m’attendait aussi au Crotoy et dans le fin fond de l’Yonne… mais là, juste pour des séjours d’une seule journée.
Quant à promener Mistigri le greffier à chacune de ses étapes, lui il aime bien, les lieux de couchage un peu moins…  
Naturellement, tout ça n’était pas vraiment possible depuis la Balagne…
 
Donc je divague et vous laisse quelques posts pré-enregistrés avant de démarrer la mise en ligne du roman d’été qui, vous allez rire, n’est pas encore terminé tellement j’ai eu peu de temps à y consacrer.
Il faut dire que l’année qu’il recouvre – 2024 – aura été longue et dense…
Donc je fais suite au post du mois d’avril pour aborder quelques points particuliers, durant trois jours, de la fiscalité comportementaliste, avec l’exemple des taxes nippones (ni mauvaises) sur les graisses.
 
Car effectivement, le Japon sanctionne les entreprises dont les collaborateurs sont trop gros ! C’est comme ça.
Ils n’aiment pas les gros, sauf quand ce sont des sumos, qu’ils adulent comme des demi-dieux…
Ils se veulent et sont un peuple parmi les plus sveltes de la planète, donc le gouvernement nippon entend, lui aussi, lutter contre l’obésité.
Le régime alimentaire des Japonais explique en grande partie que ceux-ci ne soient seulement que 3 % à 4 % à être en surpoids.
Or, bien que le pays soit relativement hermétique aux influences étrangères, il n’en subit pas moins la pénétration, chez les jeunes générations, du mode de vie « à l’américaine » et de ce que l’on appelle communément la « malbouffe ».
Les autorités se sont ainsi inquiétées, ces dernières années, de l’augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC) des Nippions (ni mauvais), de la progression du nombre de diabétiques (en dix ans, ils seraient passés de 6,9 millions à 8,9 millions selon le ministère de la santé) et de personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires.
 
Donc, depuis 1972, les entreprises de 50 salariés et plus sont obligées de réaliser annuellement un examen de santé pour chacun de leur collaborateur. En 2005, tous les Japonais de 40 à 74 ans ont été poussés à se soumettre à un examen médical comprenant une mesure de leur tour de taille.
Et en 2008, une loi nommée « metabo » pour syndrome métabolique rend cet examen obligatoire tous les ans.
L’objectif de la loi « metabo » est de réduire de 10 % en quatre ans, et de 25 % en sept ans, la part de la population de l’archipel en surpoids.
Ce qui n’est toujours pas le cas : Ils meurent probablement de dénutrition avant.
La loi fixe ainsi un tour de taille « normal » à 85 cm pour les hommes et 90 cm pour les femmes et inclut la mesure de celui-ci dans tous les examens de santé.
Je vous le dis tout de suite, je n’entre pas dans les canons de la beauté nippone avec mon 110 bonnet A, sauf à faire carrière justement comme sumo !
 
Les personnes ainsi évaluées sont classées en trois catégories, et celles chez qui on a diagnostiqué un trouble métabolique sont invitées à suivre l’un des deux programmes – programme de motivation ou programme intensif – comprenant une série de séances de conseil pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois afin de modifier leurs habitudes alimentaires.
Surtout, les employeurs, chargés du dépistage, sont aussi contraints d’organiser ces séances de conseil. Car ils peuvent être pénalisés si les objectifs d’amaigrissement des employés n’ont pas été atteints !
La loi prévoit, en effet, qu’à compter de l’année 2013, les cotisations à l’assurance-maladie seront fonction du nombre de salariés répondant, ou non, aux critères de la loi « metabo ».
On n’est pas dans la fiscalité stricto sensu, mais dans la cotisation sociale comprise comme d’un prélèvement obligatoire, là, à vocation punitive !
 
Ainsi, l’entreprise NEC, par exemple, a estimé qu’elle pourrait se voir infliger des amendes allant jusqu’à 19 millions de dollars (« ricains ») si sa main-d’œuvre ne perdait pas de poids.
C’est pourquoi des entreprises proposent des abonnements à des clubs de sport à prix réduits, et suggèrent à leurs salariés des régimes personnalisés. D’autres se demandent s’il ne faudrait pas rendre obligatoire le suivi d’un régime amaigrissant par leurs salariés désormais désignés comme « metabo ».
 
Mais, dans un pays où l’on est en général très respectueux de la loi (sauf à être un yakuza revendiqué), il est remarquable de noter que la législation « metabo » est relativement mal appliquée.
En effet, une étude de 2017 révèle que « malgré les efforts importants déployés pour promouvoir des bilans de santé réguliers, il subsiste un écart entre les objectifs fixés par le gouvernement et la participation effective.
Par exemple, environ 19 % des employés n’ont pas passé les examens de santé annuels que leur a fournis leur employeur en 2012, soit presque autant qu’en 2007.
Quant au SHC (specific health checkup), seulement 46,2 % des personnes cibles ont bénéficié de ces bilans en 2014, loin de l’objectif de 70 % fixé par le gouvernement ».
Et parmi les sujets à risque, seuls 16,4 % étaient ensuite suivis, alors que l’objectif gouvernemental pour 2017 était de 45 %.
On a les priorités qu’on se donne, n’est-ce pas : Chez nous, c’est plutôt la lutte contre le tabagisme avec le même succès (en laissant de côté l’ensauvagement d’une partie de la population cantonnée dans nos « no-go-zones » : C’est plus facile…)
 
La loi « metabo » a été très critiquée au pays du Soleil levant, pour plusieurs de ses aspects. Tout d’abord, il a été suggéré que la mesure allait engendrer une discrimination des personnes en surpoids. En effet, plutôt que de payer une amende à travers l’augmentation des cotisations d’assurance-maladie, les employeurs ne seraient-ils pas tentés par un licenciement des salariés à risque ?
De même, les personnes obèses ne vont-elles pas être discriminées à l’embauche ?
Des salariés se sont aussi sentis humiliés quand il a fallu se déshabiller pour prendre leur tour de taille lors de la visite médicale annuelle. Des plaintes ont été déposées, et le ministère de la santé a concédé le port des vêtements pour ceux qui ne souhaitent pas se mettre tout nu. Dans ce cas, il faut être précis et non-discriminatoire, 1,5 cm est déduit de la mesure !
 
Par ailleurs, il semble que la loi « metabo » fasse surtout le bonheur de l’industrie de la minceur, des produits diététiques aux substituts de repas et aux médicaments et laxatifs, en passant par les cliniques d’amaigrissement. Certaines d’entre elles proposeraient des programmes sur-mesure, facturés 500 euros par kilo perdu !
Or, les régimes amaigrissants sont de plus en plus critiqués, pour leurs effets néfastes sur la santé et leur manque d’efficacité sur le long terme.
Quant aux jeunes Japonaises, elles deviennent obsédées par leur ligne : Plus de 50 % des lycéennes se sentent mal dans leur peau et se pensent grosses, alors qu’objectivement, la surcharge pondérale sévère ne touche que 2,7 % d’entre elles.
Une nouvelle épidémie a d’ailleurs fait son apparition, sans alarmer les autorités pour l’instant, celle de l’anorexie.
Je vous le dis, on n’a jamais que les priorités qu’on se donne…
 
Enfin, les résultats de la loi « metabo » ne semblent pas significatifs.
L’étude du RIETI met en avant de grandes disparités régionales, même après avoir tenu compte des différences de revenus et de niveaux d’éducation.
Les auteurs suggèrent donc une enquête plus approfondie pour mieux comprendre ces disparités régionales !
On conclut en général que les effets majeurs de « metabo » ont été une plus grande visibilité du syndrome métabolique au sein de la population japonaise, et une orientation des mesures de prévention vers le syndrome métabolique. Quant aux effets du programme sur la réduction de l’obésité, ils semblent minimes. C’est du moins ce que conclut un rapport de 2018 : Les liens entre le programme « metabo » et « une réduction globale apparente de la surcharge pondérale et de l’obésité dans la population adulte depuis 2011 ne sont pas prouvés. »
 
Mais il n’y a pas que les graisses qui abîment la santé, le foie et les tissus adipeux, jusque dans vos artères.
Le sucre est l’ennemi mortel des dents et du pancréas !
Et le trop plein de sucre, pourtant indispensable à la vie (tout comme les graisses) est transformé en graisse par vos propres organes.
Vous êtes cernés, et heureusement que vos gouvernants auront inventé la taxation comportementale : Vous voulez vous empoisonner, mourir avant l’heure, d’accord, mais il vous faut payer plus cher votre fantasme de martyre !
Passons donc à autre chose… : Le sucre !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

lundi 23 juin 2025

Quand la science s’ébranle, elle peut aborder des sujets graves…

Ainsi, la « gravité quantique », un oxymore, vraiment ?
 
Une nouvelle physique ferait ainsi un pas vers la création d’une « théorie du tout » longtemps recherchée en unissant la gravité au monde quantique.
Ainsi, deux équipes suggèrent de nouvelles pistes à étudier en profondeur, peut-être pour arriver au même résultat : On va peut-être le voir.
 
Des physiciens de la première équipe ont mis ainsi au point une nouvelle approche pour résoudre l’un des problèmes les plus persistants de la physique théorique : Unir la gravité au monde quantique.
Dans la revue Reports on Progress in Physics, ces scientifiques esquissent donc une reformulation de la gravité qui pourrait conduire à une description entièrement compatible avec le quantique – sans invoquer les dimensions supplémentaires ou les caractéristiques exotiques requises par des modèles plus spéculatifs, comme la théorie des cordes.
 
Au cœur de la proposition se trouve une refonte de la façon dont la gravité se comporte à un niveau fondamental.
Alors que les forces électromagnétiques, faibles et fortes sont toutes parfaitement décrites à l’aide de la théorie quantique des champs – un cadre mathématique qui intègre l’incertitude et la dualité onde-particule – la gravité reste une valeur aberrante.
Quant à la relativité générale, la théorie de la gravité d’Einstein, elle est depuis longtemps maintenant devenue une théorie classique qui décrit parfaitement la gravité comme la déformation de la géométrie de l’espace-temps par la masse et l’énergie.
Mais les tentatives de mixer la théorie quantique avec la relativité générale se heurtent à des incohérences mathématiques fatales, comme par exemple des probabilités infinies.
Autant essayer de diviser une chose par zéro : Ce n’est pas plus possible !
 
Leur nouvelle approche réinterprète le champ gravitationnel d’une manière qui reflète la structure des théories quantiques des champs connues. « La principale conclusion est que notre théorie fournit une nouvelle approche de la gravité quantique d’une manière qui ressemble à la formulation des autres interactions fondamentales du modèle standard », a déclaré un des co-auteurs de l’étude, physicien à l’Université Aalto en Finlande, dans un courriel (qui ne m’était pas adressé).
Au lieu de courber l’espace-temps, la gravité dans leur modèle est médiée par quatre champs interdépendants, chacun étant similaire au champ qui régit l’électromagnétisme. Or, ces champs réagissent à la masse de la même manière que les champs électriques et magnétiques réagissent à la charge et au courant.
Ils interagissent également les uns avec les autres et avec les champs du Modèle standard d’une manière qui reproduit la relativité générale au niveau classique tout en permettant aux effets quantiques d’être incorporés de manière cohérente.
Eurêka, quoi, parce que la physique des champs est une sorte d’autoroute de l’exploration dans les laboratoires de physiques fondamentales !
 
Parce qu’ainsi aussi, le nouveau modèle reflète la structure des théories quantiques bien établies, il contourne les problèmes mathématiques qui ont historiquement entravé les efforts de quantification de la relativité générale.
Selon ces auteurs-là, leur cadre produit une théorie quantique bien définie qui évite les problèmes courants – tels que les infinis non physiques en quantités observables et les probabilités négatives pour les processus physiques – qui surviennent généralement lorsque la relativité générale est quantifiée à l’aide de méthodes conventionnelles et simples, comme vous le saviez.
 
Et l’un des principaux avantages de cette approche est sa simplicité. Contrairement à de nombreux modèles de gravité quantique qui nécessitent des particules non détectées et des forces supplémentaires, cette théorie s’en tient à un terrain familier.
« Les principaux avantages ou différences par rapport à de nombreuses autres théories de la gravité quantique sont que notre théorie n’a pas besoin de dimensions supplémentaires qui n’ont pas encore de soutien expérimental direct. De plus, la théorie n’a pas besoin de paramètres libres au-delà des constantes physiques connues. »
Autrement dit la solution serait là sous nos yeux, et vous ne l’aviez même pas détectée, bande d’ignares que vous êtes !
Moâ encore, avec mon unique neurone encore en fonction (à savoir mon nerf honteux), ça peut se comprendre, mais vous…
 
Surtout, cela signifie que la théorie peut être testée sans attendre la découverte de nouvelles particules ou la révision des lois physiques existantes. « Toutes les futures expériences de gravité quantique peuvent être directement utilisées pour tester toutes les prédictions (à venir) de la théorie », a ajouté le « trouveur ».
Toutefois, malgré ses caractéristiques prometteuses, le modèle n’en est encore qu’à ses débuts. Bien que les calculs préliminaires indiquent que la théorie se comporte bien sous les contrôles de cohérence habituels, une preuve complète de sa cohérence reste à élaborer.
De plus, le cadre n’a pas encore été appliqué à certaines des questions les plus profondes de la physique gravitationnelle, telles que la véritable nature des singularités des trous noirs ou la physique du Big Bang.
« La théorie n’est pas encore capable de relever ces défis majeurs, mais elle a le potentiel de le faire à l’avenir », en dit un autre.
D’autant que la vérification expérimentale peut s’avérer encore plus insaisissable. La gravité est la plus faible des forces connues et ses aspects quantiques sont incroyablement subtils.
Les tests directs des effets de la gravité quantique sont hors de portée des instruments actuels.
 
« Tester les effets de la gravité quantique est difficile en raison de la faiblesse de l’interaction gravitationnelle », a déclaré le « trouveur ». Pourtant, comme la théorie ne comprend aucun paramètre ajustable, toute expérience future qui sonde le comportement gravitationnel quantique pourrait potentiellement confirmer – ou infirmer – la nouvelle proposition.
« Compte tenu du rythme actuel des progrès théoriques et observationnels, il pourrait s’écouler quelques décennies avant de réaliser les premières percées expérimentales qui nous donnent des preuves directes des effets de la gravité quantique », a déclaré son « co-trouveur », co-auteur de l’étude.
« Des preuves indirectes par le biais d’observations avancées pourraient être obtenues plus tôt. »
Pour l’instant, leurs travaux ouvrent seulement une nouvelle direction aux théoriciens à la recherche d’une théorie quantique de la gravité – une théorie qui reste ancrée dans les cadres réussis de la physique des particules tout en révélant potentiellement certains des mystères les plus profonds de l’univers.
Si la gravité provient bien de l’entropie, les scientifiques pourraient alors unir la relativité générale d’Einstein avec le domaine quantique tout en faisant la lumière sur la matière noire et l’énergie noire.
Mais pour l’heure, même les « trouveurs » cherchent encore et toujours.
Heureusement qu’ils n’ont pas de souci de fins de mois, sauf avec « Trompe »…
 
Car c’est passionnant : La nouvelle recette de la gravité pourrait aider à résoudre certains des plus grands mystères de l’univers. Si elle suggère que le concept de « gravité quantique » pourrait provenir de l’entropie, résolvant peut-être du coup des énigmes mises en avant par l’insaisissable univers sombre.
Car rappelez-vous, depuis le début du XXème siècle (il y a déjà une éternité, où le monde civilisé rentrait dans son troisième millénaire de l’ère christique par un attentat monstrueux un 11 septembre), la théorie de la relativité générale d’Einstein était déjà la meilleure description que nous ayons du fonctionnement de la gravité.
Pensez-vous, avant Newton, personne ne se prenait vraiment au sérieux, depuis, même la gravité de toute chose est devenue relative…
D’autant qu’à peu près au moment où Einstein a inventé la relativité générale, d’autres scientifiques ont également développé les fondements de la mécanique quantique.
Et le tout aura fait entrer l’univers des hommes dans leur époque nucléaire un certain mois d’août 1945…, il y a 80 ans !
 
Depuis lors, les deux théories ont été testées, révisées et améliorées, résistant à l’épreuve du temps et convainquant les sceptiques de la communauté scientifique. Mais il y a ce problème un gros : Elles ne peuvent pas travailler ensemble.
Alors que les deux théories ont été perfectionnées, elles continuent de défier les tentatives de les unifier. Une « théorie du tout » qui englobe à la fois la relativité générale et la physique quantique à en contrecarrer les efforts d’esprits aussi grands que Stephen Hawking, et même Einstein lui-même.
 
Mais c’est là qu’intervient Ginestra Bianconi, la belle et brillante, professeure de mathématiques appliquées à l’Université Queen Mary de Londres, mais travaillant également à Rome et encore ailleurs.
La seconde « équipe » à elle toute seule qui s’attaque au problème en proposant une solution ingénieuse.
Elle suggère, elle, un cadre qui verrait la gravité quantique émerger de ce que l’on appelle « l’entropie relative quantique », un concept qui mesure à quel point deux états quantiques sont dissemblables.
Rappelez-vous, développée en 1915, la relativité générale suggère que la gravité apparaît parce que les corps ayant une masse provoquent la déformation du tissu de l’espace-temps (l’unification quadridimensionnelle de l’espace et du temps).
Plus la masse d’un objet est grande, plus la déformation de l’espace-temps est extrême et, par conséquent, plus l’influence gravitationnelle de l’objet est puissante.
Et cela a été vérifié à maintes reprises, permettant ainsi à la relativité générale de supplanter la théorie de la gravité de Newton en tant que meilleure description de l’univers à l’échelle cosmique.
 
Cependant, on vient de le rappeler, la relativité générale ne peut pas tout expliquer. Notamment, la matière noire, cette substance mystérieuse qui pèse cinq fois plus que la matière ordinaire que l’on détecte, et l’énergie noire, cette composante inconnue de l’univers à l’origine de son expansion accélérée, par exemple, ne sont pas prises en compte par la relativité générale.
Et pourtant, ce sont des réalités physiques incontournables.
Et c’est un gros problème car l’énergie sombre représente 68 % de la matière et de l’énergie totales de l’univers, et la matière noire représente environ 27 % de sa masse… et énergie.
Cela signifie que « l’univers sombre » représente environ 95 % du bilan matière-énergie du cosmos, de sorte que la « matière » que nous pouvons décrire confortablement avec la relativité générale ne représente plus que 5 % de l’énergie et de la matière de l’univers…
Même pas la partie émergée d’un iceberg… toutes proportions gardées (par ailleurs).
 
Ensuite, on vient de le répéter, il y a le fait que la théorie de la gravité d’Einstein ne « joue pas bien » avec la physique quantique. C’est là qu’elle propose un nouveau cadre – ou « recette » de la gravité, si vous préférez – qui prend la métrique de l’espace-temps de la relativité générale et décrit la géométrie de l’espace et du temps basée sur les distances et les intervalles entre les événements, et la traite comme une entité mathématique appelée « opérateur ».
Or, les opérateurs sont utilisés en physique quantique pour effectuer des transformations sur des états quantiques résultant de changements dans des facteurs physiques (comme vous ne l’ignorez pas…)
Cet opérateur basé sur la relativité générale conduit à une nouvelle « action entropique » et à des équations d’Einstein modifiées.
Ainsi, aux basses énergies et dans les régions de l’espace où il y a peu de courbure, et donc peu de gravité, ces équations reproduisent celles de la relativité générale.
Par conséquent, la théorie de la relativité générale d’Einstein prédisait que l’espace-temps autour de la Terre serait non seulement déformé, mais aussi déformé par la rotation de la planète. Et c’est bien ce qui a pu être vérifier.
Mais, mieux que ça, cette nouvelle recherche va plus loin : Il prédit l’émergence d’une petite constante cosmologique à valeur positive.
C’est important parce que sa valeur s’aligne mieux avec les observations de l’expansion accélérée de l’univers sous l’influence de l’énergie sombre que ne le font les autres théories actuelles.
 
En plus de cela, quelque chose appelé un « champ G » émerge de cette théorie qui pourrait expliquer l’influence gravitationnelle de la matière noire. « Ce travail suggère que la gravité quantique a une origine entropique et suggère que le champ G pourrait être un candidat pour la matière noire », en a conclu la charmante Bianconi dans son communiqué (qui ne m’était pas destiné).
« De plus, la constante cosmologique émergente prédite par notre modèle pourrait aider à résoudre l’écart entre les prédictions théoriques et les observations expérimentales de l’expansion de l’univers. »
Bien sûr, cette théorie n’en est elle aussi qu’à ses débuts, mais étant donné la profondeur de ses implications pour notre compréhension fondamentale du cosmos, elle vaut probablement la peine d’être explorée.
 
Ainsi coup sur coup, deux équipes de recherche suggèrent des pistes nouvelles à étudier (merci à vot’ bon cœur !) pour réussir à unifier les deux grandes théories de la physique fondamentale qui expliquent notre univers dans tous ses aspects, même mathématiquement contradictoires.
Quant à réviser nos livres sur le sujet et à en tirer le meilleur pour éradiquer la faim et la misère humaine dans le monde, ça n’est pas encore gagné : Il faudra probablement des citernes complètes de « jus de neurone » et je serai probablement mort desséché avant d’avoir pu en comprendre… et exploiter dans un roman de « science-fiction-réaliste » à vous soumettre.
 
Juste pour le plaisir, naturellement !
 
Bon début de semaine à toutes et tous !
Moâ, je pars sur les routes de mon pays et normalement, j’arrive en Balagne dans la semaine, dans mon trou où même Internet n’est ravitaillé que par les corbeaux…
Alors soyez indulgents avec ce blog, SVP : Merci.
 
I3
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)