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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 18 août 2013

Chevauchée ibérique

CHAPITRE 31ème : Le colonel Jackson…
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
C’est très simple ! « La camionnette que vous avez vaillamment poursuivie avec des moyens si dérisoires a été retrouvée sur une aire de repos autoroutier cette nuit dans le sud du pays. »
« La présence d’une munition nucléaire confirme les dires de Sœur Sarah et le complot djihadiste contre Londres. Naturellement, tous les services de sécurité du monde sont alertés et déjà sur les dents, peut-on supposer.
En revanche, nous aurions besoin de vous pour au moins confirmer un détail : les membres du commando ont été abattus par notre police nationale. Le lieutenant Matilda et Sœur Sarah étant en route pour Rome et le père Pedro étant encore trop faible pour se déplacer, nous aimerions que vous confirmiez ou infirmeriez la présence d’Ahmed à la morgue. »
Il l’a à peine vu… « Toute ce que j’ai vu, c’est qu’il est un peu chauve, la tête ronde des petits-gros et une grosse balafre sur la joue gauche qui part de dessous l’œil pour se prolonger jusque sur le mandibule de la mâchoire. Incapable d’en brosser un portrait-robot plus précis, à part ça. Vous devriez savoir très vite. »
 
Ils savent déjà : Paul le pressent quand il voit son vis-à-vis sourire discrètement.
« Le lieutenant Matilda a déjà dressé un portrait-robot. Mais vous connaissez les procédures de toutes les justices : la reconnaissance d’un témoin est indispensable ! »
Ok. Et après ?
Il sera libre de ses mouvements.
« Comprenez, c’est important pour nous. Si Ahmed n’est pas à la morgue, alors les visions prémonitoires de sœur Sarah se confirmeront par ailleurs. Ce qui veut dire aussi qu’il n’y a pas qu’une seule munition nucléaire dans la nature, mais plusieurs.
Et nous aurions tort de considérer les menaces contre Londres comme réduites à néant.
D’un autre côté, si Ahmed est à la morgue, sa prémonition est fausse, puisqu’elle confirme encore que vous serez celui qui le neutralisera.
Donc à vous de voir ce qu’il y a à faire de mieux après ce constat. Soit, tôt ou tard, vous recroiserez la route d’Ahmed, car elle l’a persuadé qu’il faut qu’il vous tue pour aboutir dans sa mission, et il y aura un attentat à Londres…
Soit elle n’est pas celle que nous croyons et Londres est à l’abri. »
Quelle drôle d’idée elle a eu là, la « blackette » stigmatisée !
« Vous avez rendez-vous avec lui avant la fin du mois de juillet, ça ne fait aucun doute pour elle. »
Lui, eux, leurs croyances, leurs doutes…
 
« Moyennant ce petit-service que vous voudrez bien nous rendre, et la suite que vous entendrez y donner, nous mettons à votre disposition tous les moyens matériels et humains dont nous pourrons disposer, ou qu’il vous serait indispensable.
Le capitaine De Sousa vous accompagnera et vous pilotera où vous le souhaitez sur le territoire portugais. Et vous remettra un sauf-conduit international pour regagner le lieu de votre choix après ce « petit-service » rendu. »
L’un des deux autres hommes, celui à l’allure militaire un peu « émacié-sur-patte », tout en ossature, la moustache et le sourcil fournis, en civil et la cravate grisonnante, se lève pour saluer d’une courbette discrète dans la direction de Paul.
« Vous comprendrez que je ne mette pas à votre disposition nos effectifs féminins… »
Paul comprend qu’il n’est pas non plus que le « sex-toy » de ces dames…
Que doit-il savoir de plus ?
« Rien pour l’heure, sinon que tous les personnels de nos agences en Europe peuvent être sollicités à votre convenance. Nous donnerons des ordres en ce sens. »
 
Et voilà comment Paul, qui se voit déjà dans un avion à destination de Paris, se retrouve bêtement dans une Mercédès pilotée par un « beau-moustachu » en direction de San Bartolomeu de Messines, sous la pluie…
Plus de 250 km avalés en presque trois heures pour arriver à la morgue de la capitale régionale.
Encore trois-quarts d’heure d’attente pour qu’un officier de police accompagne Paul jusque dans la chambre mortuaire pour finalement enregistrer en moins de trois minutes que Paul ne connaît pas les individus passablement amochés par les projectiles reçus.
Il apprend à l’occasion que deux policiers sont actuellement hospitalisés, dont l’un dans un état grave, même si le pronostic vital n’est pas engagé.
Moche quand même.
 
À la sortie du bâtiment, sur la route du retour, un civil à l’allure militaire, encadré de deux soldats en tenue de combat aux insignes US, s’approche de Paul.
« Colonel Benjamin Jackson. CIA. »
Enchanté, moi c’est Paul de Bréveuil.
Il lui tend une main à en broyer les phalanges et, ému, le prend dans ses bras pour une accolade virile et surprenante.
« Nous sommes déjà rencontrés, commandant », fait-il en anglais. « Et je vous dois une fière chandelle ! »
Ah bon ?
À part quelques membres de la CIA déjà croisés, qui ne se comptent même pas sur tous les doigts d’une seule main, il ne connaît pas de colonel, mais un directeur et quelques « agents » desdits services.
« J’étais dans l’avion du vol Lomé-New-York en 2004… !  » (*) Ah oui ?
« C’est la raison pour laquelle nous sommes tous très reconnaissants d’avoir croisé votre route ce jour-là. Ayant appris votre visite jusqu’ici, je me suis permis d’espérer vous … intercepter pour vous remercier. »
C’était il y a longtemps.
« Mais je m’en souviens encore, figurez-vous ! Vous ne pouvez pas imaginer la panique dans l’avion quand il a été foudroyé et que plus tard le pilote annonçait notre amerrissage forcé…
Vous savez ce qui m’a frappé en sortant sur l’aile, ce n’est le fracas des vagues et le hurlement du vent. Ni les pleurs et les cris des rescapés déjà sortis, bien sûr aussi.
C’est surtout la musique qui arrivait sur nous ! »
Paul ne se souvenait plus de ce détail. Il avait effectivement enjoint à Lisbeth de pousser la sono à fond, dont deux des baffles étaient arrimées au pied du grand-mât dans des sacs étanches qui ne déformaient pas trop les sons.
Elle avait mis un CD au hasard : Les Pink-floyd ; Money. Ça mettait de la cadence à la manœuvre !
Et puis elle l’avait remplacé par « Tubular bells » et ensuite un morceau de « sweet a poke », dans le solo de batterie, ou inversement.
« Eh bien, cette musique, je l’ai encore dans l’oreille, figurez-vous. Nous espérions un navire de guerre ou de secours, et c’était la musique qui nous accueillait dans ce chaos. Vraiment extraordinaire. Merci encore ! »
Mais il n’est pas venu que pour ça…
 
« Vous avez pu identifier nos terroristes ? » Non. Qu’en dit la centrale d’espionnage, un peu chez elle ici ?
« La munition est sans doute d’origine iranienne sur des plans pakistanais. Les analyses des spécialistes laissés auprès d’elle va sans doute le confirmer rapidement… »
L’Iran possède donc la bombe.
« C’est du bricolage. Elle est opérationnelle, mais ça reste un vaste bricolage. Ce qui confirme ce que nous savions : ils sont capables d’en fabriquer, mais sur des plans trafiqués de celles du Pakistanais Docteur Khan, sans doute les mêmes que ceux dont dispose la Corée du nord. Toutefois, elle n’est pas vraiment de nature militaire.
Ils ont encore des progrès à faire en termes de sécurité d’usage. »
Tant qu’ils ne feront pas d’essai… Ce qui veut dire quoi ?
« Que nos services vont accélérer les représailles, tout comme la diplomatie internationale va devoir accentuer sa pression : les iraniens mentent et il faut se préparer au pire. »
Est-il au moins au courant que le commando n’est pas complet ?
« Nous savons que l’objectif final d’Al-Qaïda c’est Londres. Et qu’effectivement, s’il y a un « troisième homme », c’est qu’il y aurait peut-être une charge moins encombrante, voire « portative » encore dans la nature, mais ce n’est qu’une hypothèse. Celle du fameux « Ahmed » le diabolique.
Qu’il nous faut retrouver rapidement. »
Il ne dit pas « éliminer » ou « neutraliser ». Mais Paul ne relève pas sur le moment. Et il irait vers où ?
« Les routes et les frontières ne sont plus sûres pour lui et sa balafre. Normalement, il devrait avoir franchi la frontière vers l’Espagne et Madrid par l’autoroute A6 pour rejoindre la France par les Pyrénées-Atlantiques du côté de Bilbao. La route la plus directe vers Calais et son tunnel. D’autant qu’au pays basque, il pourrait avoir du soutien logistique avec les islamistes locaux ou les mouvements clandestins basques. On s’en occupe. »
Et ils vont pour se séparer, non sans encore quelques effusions démonstratives de sympathie. Il a été ravi de rencontrer « son sauveur ». Et réciproquement…
 
Paul rentre à Lisbonne : un avion l’attend, même s’il ne sait pas lequel avant d’éventuellement aller reconnaître l’épave d’un caboteur qui pourrait être son agresseur maritime, fait-on savoir par téléphone. Bon pour les assurances de son voilier, ça !
« Capitaine, j’ai un doute… » fait-il, alors qu’ils sont sur l’autoroute du retour.
« Ils manquerait le troisième homme. Donc au moins un autre véhicule. Or, deux véhicules, c’est effectivement peut-être une seconde charge. Mais pourquoi deux parcours et pas un seul convoi ? Elle allait où cette camionnette ? »
Vers le sud et vraisemblablement l’Espagne. La Costa Del Sol.
« Oui mais après ? Le long de la méditerranée, on débouche bien en France aussi, mais sur les Pyrénées-Orientales, pas atlantiques. »
Une feinte ? Une feinte « diabolique » ?
« Est-ce qu’on peut faire demi-tour et vérifier un point de détail ? »
Justement, le capitaine De Sousa, responsable de la sécurité des locaux de la banque, est là pour suppléer Paul dans toutes ses initiatives.
« Vous pourriez me piloter jusqu’à l’endroit où la camionnette a été interceptée ? »
Naturellement, sauf qu’il faut qu’il se renseigne par téléphone des détails. Ce qu’il fait dans la seconde.

 
   
(*) Cf. Tome I de « Au nom du père », chapitre XVI, aux éditions I3

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