Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 21 septembre 2017

Bluffé…


Lu pour vous dans le « Mirror »
 
Le monde serait au seuil d’une période glaciaire avec baisse de température généralisée à Londres, la Tamise gelée…
Ce qui n’est plus arrivé depuis au moins deux siècles.
Et les britanniques priés de se préparer à une série d’hivers pour le moins rigoureux.
À une époque où tout le monde te vous cause de « réchauffement-global », ça fait tâche !
D’autant que les récents épisodes d’ouragans dévastateurs dans les caraïbes font immanquablement penser que l’eau des océans se réchauffent, ici dans l’Atlantique, mais on ne vous cause pas du Pacifique ni de l’océan Indien pour qui c’est la saison des moussons.
Et elles sont tout autant « vigoureuses ».
 
Depuis le mois d’avril dernier on compte : Arlene, du 19 avril 2017 au 21 avril 2017, avec des vents de 85 km/h (50 mph) et un isobare de 993 hPa (mbar) ; Bret
19 juin 2017 au 21 juin 2017, avec des vents de 75 km/h (45 mph) et un isobare  de 1007 hPa (mbar) ; Cindy du 19 juin 2017 au 23 juin 2017, avec des vents de 95 km/h (60 mph) et un isobare de 996 hPa (mbar) ; Quatre du 6 juillet 2017 au 7 juillet 2017 avec des vents de 45 km/h (30 mph) et un isobare de 1008 hPa (mbar) ; Don du 17 juillet 2017 au 19 juillet 2017 avec des vents de 85 km/h (50 mph) et un isobare de 1007 hPa (mbar)…
À noter que par pure coïncidence, cette faible tempête tropicale « Don » s’est d’ailleurs produite dans l’Atlantique en même temps qu’une tempête tropicale « Hillary » s’intensifiait dans le Pacifique. Ce fut utilisé dans plusieurs blagues sur le Président américain « Mac-Do-Trompe », très fortement critiqué, et « Il-a-rit-Pine-tonne ».
Puis encore Emily du 31 juillet 2017 au 2 août 2017, avec des vents de 75 km/h (45 mph) et un isobare de 1005 hPa (mbar) ; Franklin du 6 août 2017 au 10 août 2017 avec des vents de 140 km/h (85 mph) et un isobare de 984 hPa (mbar) ; Gert du 13 août 2017 au 17 août 2017 avec des vents de 165 km/h (105 mph) et un isobare de 967 hPa (mbar) ; Harvey du 17 août 2017 au 3 septembre 2017 et des vents de 215 km/h (130 mph) et un isobare de 938 hPa (mbar) ; Dix du 25 août 2017 au 29 août 2017 avec des vents de 65 km/h (40 mph) et un isobare de 1007 hPa (mbar) ; Irma du 29 août 2017 au 12 septembre 2017, avec des vents de 295 km/h (185 mph) et un isobare de 918 hPa (mbar) ; Jose du 5 septembre 2017 à encore ces jours-ci, des vents de 240 km/h (150 mph) et un isobare de 940 hPa (mbar) ; Katia du 5 septembre 2017 au 9 septembre 2017 avec des vents de 165 km/h (105 mph) et un isobare de 974 hPa (mbar) ; Lee du 15 septembre 2017 au 19 septembre 2017 avec des vents de 65 km/h (40 mph) et un isobare de 1007 hPa (mbar) ; Maria, en cours depuis le 16 septembre 2017 avec des vents de 260 km/h (160 mph) et un isobare de 927 hPa (mbar)…
Et on surveille le 16ème de l’année !
 
En fait les prévisions faites le 5 avril 2017 donnaient 11 tempêtes nommées, avec 4 ouragans dont 2 majeurs, en fonction des tendances récentes favorisant le développement d’un épisode El Niño. Le 18 avril, c’était au tour de l’université d’État de Caroline du Nord (NCSU) d’émettre sa prévision, soit une saison près de « la normale » avec un total de 11 à 15 tempêtes nommées, dont 4 à 6 ouragans et de 1 à 3 atteignant le stade majeur.
Le 25 mai, le National Weather Service américain mentionnait que la présence d'un faible événement d’El Niño, ou même sa non existence, laissait envisager une probabilité de 70 % d’une saison au-dessus de la normale avec 11 à 17 systèmes tropicaux nommés, dont 5 à 9 ouragans et 2 à 4 atteignant le seuil majeur…
Rien que de très normal, finalement.
 
La valse des ouragans nés à l’ouest de l'Afrique prennent de la force en traversant l’Atlantique avant de frapper, avec plus ou moins de violence, les îles des Caraïbes, les États-Unis, parfois le Mexique. Mais si les conséquences sont toujours dévastatrices, la forme de ces catastrophes naturelles revêtent plusieurs termes : tempête, ouragan, typhon, cyclone…
Racine commune : Les tropiques du Cancer et du Capricorne où au-dessus des océans se forment ces tourbillons de vents. Il faut que la température de l’eau soit assez élevée (26,5 °C) pour provoquer une évaporation importante. C’est pour cela que leur saison commence en juin pour s’achever en novembre, avec un pic à la fin de l’été quand la température des océans atteint un plafond.
Une fois la dépression formée, elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud et dans le sens contraire dans l’hémisphère nord.
Si la puissance de ses vents est modeste (63 km/h maximum), ses mensurations, elles, sont monstrueuses : Un diamètre pouvant atteindre 1.000 km et une altitude parfois de 15 km.
C’est la vitesse des vents enregistrée qui sert aux météorologues pour déterminer le changement de dénomination : Au-delà de 63 km/h et jusqu’à 117 km/h, il s’agit d’une dépression tropicale. Au-delà la tempête reçoit un nom.
Si une tempête se met à souffler au-dessus de 117 km/h, elle bascule dans une autre catégorie. Là, les choses se compliquent. Car selon le point où on se trouve sur Terre, l’appellation ne sera pas la même. Dans la partie sud du Pacifique et dans l’océan Indien, on parle de cyclone. Concernant le Pacifique nord-ouest, il s’agit de typhons. Enfin, pour l’Europe et l’Amérique du Nord, le terme ouragan est retenu.
Pour résumer, Talim, qui a touché le Japon lundi en faisant deux morts, était un typhon. Maria, qui a frappé la Martinique et la Guadeloupe mardi, est un ouragan. Enfin, Gaël, qui est passé sur la Réunion en février 2009 avec des rafales de 144 km/h, était un cyclone.
 
Pour se donner des repères d'intensité, les météorologues utilisent une échelle de mesure conçue en 1969 par l’ingénieur Herbert Saffir et le directeur du Centre national des ouragans de l’époque, Robert Simpson, échelle dite de « Saffir-Simpson ». Elle se divise en cinq catégorie dont la dernière est celle des super-cyclones avec des vents dépassant les 249 km/h. Ces derniers se sont fait remarquer dernièrement avec deux invités de marque en l’espace de dix jours.
Irma, qui a violemment touché les Caraïbes et la Floride début septembre, a soufflé jusqu'à 295 km/h. Les rafales de Maria, qui a frappé les Antilles Gauloisienne mardi, ont, elles, été enregistrée à 260 km/h. Une catégorie 6 a été proposée par des météorologues afin de classifier les ouragans dépassant les 280 km/h. Sans suite pour l’instant.
 
Notez que le développement de cyclones est un phénomène irrégulier et le début des mesures fiables de la vitesse des vents ne remonte qu’au milieu du XXème siècle. Une étude publiée en 2005 montre une augmentation globale de l’intensité des cyclones entre 1970 et 2004, leur nombre total étant en diminution pendant la même période. Selon cette étude, il est possible que cette augmentation d’intensité soit liée au réchauffement climatique, mais la période d’observation est trop courte et le rôle des cyclones dans les flux atmosphériques et océaniques n’est pas suffisamment connu pour que cette relation puisse être établie avec certitude.
Une seconde étude, publiée un an plus tard, ne montre en  effet pas d'augmentation significative de l’intensité des cyclones depuis 1986.
 
Ryan Maue, de l’université de Floride observe pour sa part une baisse marquée de l’activité cyclonique depuis 2006 dans l’hémisphère nord par rapport aux trente dernières années. Il ajoute que la baisse est probablement plus marquée, les mesures datant de trente ans ne détectant pas les activités les plus faibles, ce que permettent les mesures d’aujourd’hui.
Pour lui c’est possiblement un plus bas depuis cinquante ans que l’on observe en termes d’activité cyclonique.
D’ailleurs Christopher Landsea, de la NOAA et un des anciens coauteurs du rapport du GIEC, estime lui aussi que les mesures passées sous-estiment la force des cyclones passés et survalorisent la force des cyclones actuels…
Consensus, quand tu nous tiens…
 
On ne peut donc pas déduire que l’augmentation de spectaculaires ouragans depuis 2005 soit une conséquence directe du réchauffement climatique. Cette augmentation pourrait être due à l’oscillation entre périodes froides et chaudes de la température de surface des bassins océaniques comme l’oscillation atlantique multi-décennale. Le cycle chaud de cette variation à lui seul permet de prédire des ouragans plus fréquents pour les années 1995 à 2020 dans l’Atlantique Nord.
Les simulations informatiques ne permettent également pas dans l'état actuel des connaissances de prévoir d’évolution significative du nombre de cyclones lié à un réchauffement climatique à cause des autres effets mentionnés qui brouillent la signature.
Dans la seconde moitié du XXIème siècle, lors de la prochaine période froide de l’Atlantique Nord, le réchauffement climatique pourrait donner un signal plus clair.
 
Avant la grande mode du réchauffement climatique, de l’effet de serre et de la régulation des émissions de CO2, nous pouvions alors jouir presque tous les ans de mois d’août ensoleillés de bout en bout, et même de mois de juillet chauds. Aujourd’hui, l’on nous affirme que la planète est plus chaude, et pourtant le soleil reste désespérément caché presque toute l’année.
En hiver, nous sommes à peine surpris de voir des images de chameaux sous la neige en plein désert. Les mois de juillet et août sont à peine plus chauds que les mois de mai ou octobre. Trois jours de soleil au mois d’août seraient presque considérés comme « une canicule » avec mise en place de plans d’urgence pour protéger « les vieux ».
Selon les endroits en Europe, les systèmes de chauffage sont déjà en marche dès le mois de septembre. Sur le plan quotidien, l’impression est que nous vivons bel et bien un refroidissement climatique, quoi qu’en disent les Al Gore et d’autres qui semblent vivre dans un autre monde que celui que nous avons sous les yeux.
Une nouvelle période de glaciation s’annonce donc pour le Daily Mirror : Au cours des prochaines années, les températures moyennes risquent de baisser de quelques degrés dans plusieurs villes européennes. Le Royaume-Uni doit se préparer à des décennies d’hivers rigoureux, y lit-on.
« Le Royaume-Uni risque d’être le plus touché par ce phénomène. Même la Tamise qui ne gèle plus depuis près de deux siècles pourrait se couvrir d’une épaisse couche de glace. »
 
Je cite (avec mon anglais-minable) : « Cette situation climatique sérieuse (…) n’est pas susceptible de changer du jour au lendemain, car une réévaluation des cycles passés et d’autres facteurs affectant l’activité solaire actuelle et la fréquence des taches solaires nous montrent de manière absolument convaincante que nous nous approchons de quelque chose comme le minimum de Maunder (époque, approximativement située entre 1645 et 1715, durant laquelle le nombre de taches solaires et son activité de surface était significativement plus faible qu’aujourd’hui) », estime James Madden, expert en climatologie, dans son commentaire au Mirror.
Ce dernier augure pour des décennies à venir une période où la Tamise gèlerait régulièrement ou bien une ère glaciaire de pleine échelle.
 
Comme l’explique à l’édition Alex Sosnowski, météorologie en chef d’AccuWeather, « les températures de surface océaniques peuvent largement affecter celles des zones riveraines ». Le climat dans la région, notamment à Londres, à Amsterdam, à Paris et à Lisbonne, peut se refroidir de quelques degrés alors que le réchauffement touche globalement la planète, ajoute-t-il.
Ce phénomène est facile à expliquer, estime pour sa part Nikolaï Doronine, de la faculté de géographie de l’Université d’État de Moscou. Dans son commentaire à Vetcherniya Moskva, il souligne que la cause principale de ce genre de changements climatiques est la fonte des glaces arctiques.
Selon M. Doronine, ce nouveau facteur a perturbé le mouvement des masses atmosphériques, si bien qu’elles ne suivent plus l’axe « ouest-est », mais « nord-sud » ce qui provoque la baisse des températures et des froidures anomales en hiver.
 
Voilà, vous êtes prévenus : Comme nous vous l’indiquions, le « réchauffement global » n’est rien d’autre qu’une « réorganisation météorologique globale ». La planète s’adapte toute seule. Elle reçoit plus ou moins d’énergie du Soleil. Comme elle ne peut pas en dissiper plus que ça dans le cosmos, si elle chauffe là, elle se refroidit ici en libérant des frigories depuis ses réserves aux pôles. Du coup, il fait plus froid ailleurs. Et inversement selon ses propres cycles et ce que peut en absorber les planctons et la végétation.
Ce qui n’empêche pas déforestant et en brûlant nos forêts, en jetant de la crotte dans l’atmosphère (mais là, le carbone de l’air, c’est bon pour les végétaux…) que nous ayons un impact sur notre belle boule-bleue (que le cosmos entier nous envie, y compris les « (f)Ummistes » et autres Kameulfs).
Pour ma grand-mère (celle de « mon cimetière »), la faute en revient au spoutnik.
En réalité, on va peut-être découvrir un jour que la cause première restera l’énergie nucléaire : On (se) chauffe avec des énergies qui ne sont pas « naturelles » (issues du biotope et des ressources carbonées – houille et pétrole).
C’est probablement ça qui dérègle les « balances-énergétiques », jusqu’à ce qu’on trouve le moyen d’épuiser ces énergies surnuméraires dissipées dans l’atmosphère par des « puits-à-congélation ».
Question de temps et d’un peu de bon sens qui va permettre à l’humanité de se poser la bonne question et de trouver des solutions efficaces à mettre en œuvre.
Et là, ne comptez pas trop sur le GIEC, en attendant que la Tamise gèle…
 

mercredi 20 septembre 2017

Alors, ça y est : Elle aura ses jeux !


Paris 2024…
 
C’était acté depuis la fin juillet, mais pour la forme – et le plaisir d’un déplacement à Lima – il aura fallu un siècle tout rond pour la « kapitale-lumière » de « Paris-sur-la-plage » accueille pour la troisième fois les jeux olympique d’été, même qu’elle en aurait fait la fête alors que Londres s’émouvait : On en parlait déjà lundi matin.
Mais après Londres et avant Los-Angeles…
Que je vous dise tout de l’immense fatuité de « Sœur-Âne » qui fait ainsi mieux que « De-la-nuée » : Par trois fois, la Mairie s’est faite recalée : 1992, 2008 et 2012 !
Un record.
Et pour cause.
 
1992, c’est Barcelone qui est retenue. Sur une série de sites absolument bien vus et un plan d’eau franchement idéal – ou presque.
Les JO, ça tourne. Il y a peut-être 5 anneaux olympiques représentants les 5 continents habités, mais il y a 3 secteurs « horaires ». Europe/Afrique ; les Amériques ; l’extrême orient/pacifique-ouest.
À tour de rôle pour l’attribution.
Il ne fallait donc rien espérer ni en 1996 (Atlanta) malgré le centenaire des jeux modernes sous l’impulsion du baron Pierre de Coubertin, ni 2000 (Sydney). On avait une chance en 2004. Ce fut Athènes et c’était un choix logique même si ça a mis la Grèce à genoux.
Dès lors, il n’y avait plus une hésitation à avoir : Ce ne serait ni 2008, ni 2012.
Et pourtant… 2012, ce fut Londres !
Les britanniques tenaient tellement à offrir les jeux à leur très gracieuse majesté pour son jubilé… Elle ne sera probablement plus là plus tard…
On « perturbait » le calendrier à cette occasion, juste pour faire échouer une candidature 2016 sur la Seine : Diantre !
Qui est allée logiquement à Rio, et 2020 ça sera effectivement – toujours dans la même logique – à Tokyo.
En conséquence de quoi, 2024 revenait au tiers de planète autour du méridien de Greenwich, excluant Boston aux USA côte-Est, Los Angeles, USA côte-ouest (qui sera retenue pour 2018 – de toute façon, ils n’étaient pas prêts et n’avaient pas trop de soutien « populaire » local).
Les jeux suivants seront donc sur le continent américain et ceux de 2032 probablement entre la côte-ouest du pacifique et l’océan indien.
C’est déjà acté, au moins pour partie.
 
Pour 2024, restaient Hambourg en « Teutonnie », mais suite à un référendum local de novembre 2015, la ville s’est retirée de la course.
Pas question de demander leur avis aux parigots, notez bien : La réponse aurait été la même que celle des « Teutons ».
Rome s’était portée officiellement candidate le 2 juillet 2015 et encore en septembre 2016.
Comme s’est devenue une ville « 5 étoiles », si le Comité national olympien italien dépose la 2ème partie du dossier de candidature auprès du CIO le 7 octobre, la ville, dans un élan de sagesse qu’il convient de saluer, se retire le 11 octobre dernier.
Autrement dit, la seule concurrence restante, c’était Budapest.
 
Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais mon « Boss-à-moi » m’a emmené faire un tour sur les traces de « Sissi l’impératrice » en décembre 2016, pour « renifler » (en fait un audit très sérieux) le sujet autour des handicaps et des atouts de la ville (et du pays). À l’époque, ils y croyaient fermement.
Nous, dès la descente de l’avion – enfin moi j’y suis allé par la route à travers l’Autriche – il y a de quoi déchanter. Ce n’est pas que la ville ne soit pas sublime – elle est franchement géniale pour des touristes, des officiels et des « journaleux » – mais du côté des sportif(ve)s, tout restait à faire.
Et rien que de remettre « à niveau » les infrastructures, il y en avait pour un paquet de pognon. Pas facile à assumer quand on est encore marqué par les occupations nazis et soviétiques et qu’on ne se compte que 6 millions, même s’ils étaient prêts à se précipiter dans la zone euro pour faire bon poids.
Depuis, ils temporisent pour ce qui est de l’Euro (alors que la candidature est excellente) et se sont retirés de la compétition JO-2024 en février 2017. Décision du conseil municipal, suite à la campagne du mouvement de jeunes militants, « Momentum », qui revendique la collecte de 266.000 signatures contre la candidature, soit presque le double du total nécessaire pour déclencher l’organisation d’un référendum local dans la ville de 1,7 million d’habitants.
Quant à Los Angeles, sa candidature est retirée le 31 juillet 2017, se positionnant pour les Jeux olympiques d'été de 2028, comme chacun sait.
 
Plus aucun concurrent à la candidature de Paris… Le CIO n’a fait que d’en prendre acte, rien de plus.
Comment disait l’autre ? « Il n’y a pas de gloire à vaincre sans péril » ?
Ou quelque chose comme ça…
En fait, c’est un « coup à trois bandes ».
L’héritière de « De-la-nuée » est en réalité sur la sellette. Si « Le Chi » s’était rendu populaire avec ses « crottinettes », elle est probablement devenue impopulaire avec ses embarras urbains et persiste à en rajouter, semble-t-il.
Je découvre Londres dans ses profondeurs, une ville bien plus peuplée et étendue que « Paris-sur-plage » et je reste étonné par la fluidité de la circulation. Pourtant il y a du monde – dense – sur les trottoirs et ailleurs, un système de péage « in centrum » et quelques embouteillages autour des « points-chauds » de la capitale administrative. Mais rien de plus et ça reste très « fluide » et agréable.
Si je me souviens bien, Paris est inaccessible en voiture et, qui plus est, il est impossible d’y stationner sans se faire racketter. Je n’ai pas encore compris comment faisaient les anglais qu’on ne sache pas faire ailleurs.
Mais ça va venir.
 
Il n’y a pas que ça : Successivement « Eau-brie-iste », « Haut-land-iste », et « anti-mak-ron-iste », « Sœur-Âne » est désormais cernée. Il y a non seulement cette bagarre perpétuelle entre l’État et la Ville, il y a ce racket permanent subi par la ville au profit de l’État – et des villes de pôvres –, la pression permanente de la Préfecture, de département, de région, de police, un manque cruel de foncier, des rénovations urbaines autant hasardeuses que coûteuses qu’il faut assumer et des dérives avec la Région tombée aux mains d’une « opposante ».
À part le « clientélisme-local » (familles de fonctionnaires territoriaux, emplois aidés, accès aux logements de la Ville à loyer plus que modéré), elle n’a plus aucun soutien politique.
Comble du comble, autant à la présidentielle qu’aux législatives, la population a voté « Mak-Rond »/Modem comme un seul homme !
Elle est finie (malgré son parfum que j’imagine toujours aussi envoutant).
« Sœur-Âne » n’a plus qu’un atout : La reconnaissance internationale. Présidente de ceci, présidente de cela, des villes innovantes, des villes-vertes, elle est en train de loupé la sortie du Brexit au profit de Francfort, il ne lui reste que les JO de 2024 et l’expo-universelle de 2025…
Et offrir à « Mak-Rond » d’espoir d’un piédestal jupitérien à l’occasion de son second mandat !
Vous avez compris pourquoi c’était important pour elle ?
 
Ce qui ne l’empêche pas de présenter une fois de plus du vent : Le projet Paris 2024 s’appuie sur 95 % de sites déjà existants pour un budget annoncé de 6,6 milliards d'euros.
Si je compte bien, 6,6 Md€ = 5 %, ça me paraît énorme, monumental !
Les seules réalisations nécessaires sont le stade aquatique qui doit être construit à côté du Stade de France et le village olympique qui sortira de terre à cheval sur trois communes en Seine-Saint-Denis.
Et qu’on vous annonce aussi que l’on va profiter de l’occasion pour devenir une « smart city ». Congestion, gestion des foules, développement durable, transports… la ville intelligente aidera la capitale à mieux gérer les Jeux olympiques de 2024 et à remplir les objectifs écololos qu’elle a fixés vous assure-t-on et tout cela sans augmenter les impôts locaux.
Moi, j’adore les utopies…
 
« Smart-city », c’est le cœur du projet qui consiste à mettre en œuvre différentes solutions qui doivent permettre « d’atténuer » les désagréments engendrés par la tenue des Jeux, d’assurer une meilleure gestion des foules ou encore d’atteindre les objectifs de développement durable fixés lors de la candidature.
Une décision qui remonte à 2016 demandant aux « start-up » de proposer leurs solutions. Et plus de 200 de celles-ci ont candidaté à l’appel d’innovation autour des grands thèmes : Le « smart sport », la « smart experience », la « smart city », la « smart mobility » et les « smart event ». Je vous le dis, j’adore !
La société Placemeter s’est imposée dans la catégorie « smart city ». « Cette start-up répond à un gros challenge de la candidature : démontrer comment on règle la question de la congestion générée par les Jeux ».
C’est vrai que les « parigots & franciliens » s’en foutent : Ils vivent avec.
La technologie de vision par ordinateur développée par Placemeter compte et différencie les voitures, vélos, motos, piétons et camions… L’analyse de ces données devrait permettre d’estimer et d’anticiper les flux de personnes, ainsi que de tester l’influence d’aménagements de l’espace public sur ces mouvements.
Géant, que j’en dis. Sauf qu’aujourd’hui, à part sur les autoroutes, les gares et les aérogares, personne ne sait faire de la prévision hors les trajets pendulaires.
 
Autre solution de gestion des foules sélectionnée, l’application d’appels d’urgence numériques Urgentix. Elle appelle les secours tout en géolocalisant immédiatement l’utilisateur, avant de lui proposer de filmer ce qu’il voit, permettant ainsi de mieux estimer la quantité de personnel à envoyer sur place.
Pourquoi, ils ne seraient pas « pré-positionnés » ?
Navya et ses navettes électriques autonomes se sont imposés dans la catégorie « smart mobility ». « L’idée est de les amener à faire évoluer leurs navettes vers une sorte d’hybride entre taxi et transport collectif », détaille-t-on.
Très drôle alors que les taxis-volants d’Uber vont envahir « la troisième dimension » dès bientôt sous peu…
La ville intelligente aidera aussi Paris à réaliser des Jeux à impact environnemental positif. « Nous voulons utiliser les JO pour initier une transition écologique ».
La chasse au véhicule personnel est ouverte : Il sera impossible d’en utiliser un pour se rendre aux JO, puisqu’aucune place de parking ne sera prévue à cet effet, sauf pour les athlètes et les personnes accréditées, qui se déplaceront uniquement en véhicules propres fournis par le partenaire Toyota. Et avec chauffeur : Uber et les taxis auront intérêt à se planquer !
Afin de faciliter le déplacement sans voiture, les tickets de transports en commun seront inclus dans les places pour assister à une compétition : C’est plus coûtatif et ça va faire rentrer du pognon dans le STIF (et la RATP) qui en a bien besoin avec son « Daβ Groβ Parisse ».
Le « Plan Vélo » de la Mairie de Paris sert également ces objectifs : Il prévoit la construction de nouvelles pistes cyclables connectant le Stade de France et le centre aquatique (Saint-Denis) au village olympique (Paris) et 10.000 places de stationnement de vélo supplémentaires…
Bon, pour aller jusqu’à Marseille, le site des épreuves nautiques, ça va faire un peu juste…
De toute façon, on en reviendra localement au « pousse-pousse » des années 40 : Vive le progrès !
 
On réfléchit encore à des « smart grids » afin de la réduire la consommation, les pertes d’eau. Engie planche notamment sur une boucle énergétique entre le Stade de France et le centre aquatique qui sera construit juste en face, à Saint-Denis. Équipé de panneaux solaires, le stade pourrait fournir en électricité le centre aquatique, ce qui « permettrait de le sortir de ce statut de bâtiment qui ne sert que 12 fois par an en lui donnant une utilité énergétique. »
Tiens donc : Un investissement déjà rentable sur 12 rencontres ? J’admire…
 
Bien entendu, avec tous ces partenariats public-privé il n’en coûtera absolument rien aux contribuables parigots, même si le seul village olympique devrait atteindre 1,3 milliard d’euros soit le double des crédits gelés dans le budget de l’armée cette année. Une bagatelle donc !
En échange, on aura de quoi loger les SDF… hors de la ville, donc !
Pour ce qui est du budget de fonctionnement des Jeux, il devrait tout de même ponctionner près de 1,5 milliard à la Ville de Paris, soit l’équivalent de presque 1.000 € par habitant.
Sans compter les suppléments versés par l’intermédiaire de la région financée aussi par les Parigots et les dépassements et autres imprévus.
 
Car il convient tout de même de se rapporter aux travaux de la Chambre régionale des Comptes d’Île-de-France, en date de 2016, qui détaille de façon précise la situation financière de la capitale. Quels que soient les dénis de la mairesse – jusqu’en 2020 –, la situation financière de la Ville s’est largement dégradée ces dernières années. « En 2015, la capacité de désendettement de la Ville devait correspondre à 13 ans d’épargne brute pour passer à 18 ans en 2017 avant de redescendre à 15 ans en 2018. » L’agence Standard & Poor’s, tout en conservant à la Ville son appréciation positive, a évalué quant à elle à 22 ans en 2017 sa capacité de désendettement, très au-dessus du seuil d’alerte traditionnel estimé à 12 ans, par référence à une durée moyenne de remboursement des emprunts.
Or, ce seuil d’alerte des finances territoriales à 12 ans de durée de désendettement est franchi allègrement depuis un moment, hors « JO-2024 ».
Personnellement, je plains le successeur de « Sœur-Âne »…
 
La Ville récuse la notion de seuil « d’alerte traditionnel » en invoquant, sans la documenter davantage en l’état, l’évolution profonde du rapport à la dette que l’on constate dans d’autres grandes métropoles mondiales.
Elle souligne également la prudence traditionnelle de ses prévisions budgétaires (cf. l’exécution du budget 2014 qui a totalement « merdé ») et l’importance de son patrimoine susceptible d’être mobilisé…
À condition de trouver preneur solvable.
Elle s’appuie aussi sur des ratios réglementaires, rappelant, outre la modération de son endettement par habitant (1.646 €), que, même si la dette parisienne, rapportée aux recettes de fonctionnement (51 % en 2014) atteignait 75 % en 2018, elle serait encore inférieure à la moyenne constatée (85 %) dans des plus grandes villes Gauloisiennes.
Certes : Tout le monde peut faire l’expérience qu’on est toujours moins bon – ou moins pire en l’occurrence – que d’autres.
Il n’y a jamais qu’un seul « major » et un seul « culot » dans n’importe qu’elle comparaison (qui ne fait pas raison).
 
Bref, les JO ne rapporteront pas un kopek à la Ville, même s’ils vont lui en coûter plus de 6 milliards. Sûr que personne n’avait intérêt à demander leur avis aux parigots, d’autant que l’exposition universelle de 2025 pourrait suivre, avec son cortège de surprises budgétaires.
En espérant toutefois un équilibre – ce qui serait une première dans l’histoire des JO : Même Londres 2012 a été déficitaire, quoiqu’on en prétende – ce qui n’est pas sûr, la ville est-elle si méconnue que ça dans le monde pour se payer un coup de pub à 6,6 milliards pour seulement deux fois 15 jours de mondovision ?
 
Le contribuable parigot se fera plumer une fois de plus et en beauté avec cette opération qui se traduira par encore plus de touristes dans les rues, une flambée des prix, des bousculades dans les transports en commun, une sur-fréquentation des musées et lieux de divertissement, encore plus d’embouteillages, une saturation des équipements et encore moins d’air pour respirer au jour le jour.
Alors qui gagne de l’argent dans cette opération ?
Bé, il faut faire la somme des recettes publicitaires que les grandes chaînes de télévision engrangent à l’occasion de la diffusion des Jeux (parce que bon, les hôtels et les restaurants font de toute façon le plein en juillet).
L’exemple de Rio ou de Londres permet d’illustrer le propos : Dans la pratique, NBC a perçu un milliard d’US$ de recettes publicitaires supplémentaires grâce aux jeux de Rio. Et on ne vous dit pas l’industrie des « produits dérivés ».
Autrement dit, le contribuable finance un événement qui profite à des acteurs privés, essentiellement des médias d’ailleurs. Tu mets 6,6 pour espérer récupérer un peu plus d’un : La bonne affaire !
 
Et le pire, mais personne ne le sait, c’est qu’on aura changé de maire à « Paris-sur-la-plage », « Sœur-Âne » virée pour cause d’avoir tellement éventré les chaussées et trottoirs. Celle-là, elle a beau dire, elle n’aime pas sa ville (et encore moins ses quartiers du XVème chic qu’elle habite quand elle peut).
En revenant de Budapest, je me suis dit que c’est là-bas qu’il faut l’envoyer : Pensez donc, sur les deux rives du Danube, il y a des quais piétons, des voies sur berge dans les deux sens de circulation, plus haut le tram, derrière des lignes de bus et enfin, on peut accéder aux pieds des premiers immeubles.
Elle te mettrait le boxon en deux temps et trois mouvements que ça serait extraordinaire : Au moins ça libérerait les parigots qui n’ont pas tous mérité tout ça, finalement.

mardi 19 septembre 2017

Dimanche prochain, on vote !


Pas vous, rassurez-vous…
 

… Quoique… mais une partie de vos « grands-électeurs » et les « Teutons-d’outre-Rhin ». Et l’air de rien, ils tiennent tous votre avenir entre les doigts jusque fin 2021. Vous devriez vous en préoccuper.

Enfin, ce que j’en dis ou rien, c’est comme d’habitude : Ça compte pour du beurre !

 

Donc, en premier lieu les sénatoriales et la question qui se pose : « La République-en-marche-même-pas-en-rêve » va-t-elle se prendre sa première gifle électorale ?

Sans majorité ni réseau d’élus, « Mak-Rond » aborde en effet ce scrutin dans une situation de grande fragilité.

Sur le papier.

Car, après deux succès éclatants à l'élection présidentielle et aux législatives, d’après tous les analystes le parti présidentiel devrait logiquement s’incliner et se  retrouver en troisième position derrière « Les Républicains-Démocrates » et ce qui reste du « P.Soce » jusqu’à samedi soir, les deux forces majoritaires au Palais du Luxembourg.

D’autant que l’heure serait « à la résignation » chez les « LREM-même-pas-en-rêve » : « C’est une élection qu’on aurait dû enjamber mais on y est quand même allé », regrette une sénatrice déjà ralliée. « C’est très difficile : On n’a pas de grands électeurs hormis les députés élus en juin, on part de zéro. »  

 

Pas vraiment en fait : Au Sénat, les « mak-ronistes » disposent déjà d’un groupe de 30 parlementaires, pour la plupart issus des rangs « soces ». La moitié des sièges sont renouvelés et 15 sénateurs « mak-ronistes » remettront en jeu leur mandat. Un test…

« On peut déjà partir du principe qu’on en perdra 3 ou 4 qu’on n'est pas en mesure de garder. L’idéal serait d’en remporter une vingtaine pour être à 45 marcheurs » juge un sortant.

« Dans tous les cas, ce ne sera pas autant que l’on pouvait espérer » en analyse un autre. C’est que les polémiques de l’été sur fond de restriction budgétaires ont écorné l’image du mouvement auprès des élus locaux : « Les prises de position du gouvernement ont représenté un handicap pour nous (…). La suppression de la taxe d’habitation, les emplois aidés et surtout ce bruit de fond sur la baisse des dotations aux collectivités territoriales nous ont fait perdre des voix parmi les grands électeurs. »

Ça, c’est sûr et il fallait y penser avant…

Se rajoute également un retard à l’allumage : « Face à la multiplication des candidatures dissidentes, on a dû appeler « Gens-Pôle-De-la-voix » (le président de la Commission d’investiture du parti) en catastrophe au début de l'été pour lui dire de sévir (…). Dans certain cas, il a fallu attendre la fin du mois d’août pour que la situation soit réglée ».

Une légèreté qui pourrait coûter cher : L’éclatement des listes « LREM-même-pas-en-rêve » pourrait faire perdre de quelques voix « les marcheurs » dans les circonscriptions où l’élection se fait à la proportionnelle. « On a calculé que dans certains département le dernier siège de sénateur serait élu avec seulement 12 à 13 % des voix du collège sénatorial », explique un autre.

Bé oui, c’est ça de « marcher » en marge et sur la fange. Au moins depuis le premier tour des présidentielles.

 

Néanmoins, il pourrait se révéler, comme pour les législatives, une « Mak-Croc-nisation » express des grands électeurs majoritairement apolitiques qui sont restés libres de leurs choix.

Par ailleurs « les réseaux » et soutiens du président auraient également un plan-bis de plus grande ampleur pour prendre le contrôle du Sénat : Ils rêvent (même-pas-en-marche) de faire exploser la droâte.

Ce qui pourrait ne pas être si difficile que ça, vu son état…

« Le plus important, ce n’est pas d’avoir un groupe important mais de dessiner les contours d’une majorité présidentielle avec une partie de la « droâte » ».

Il faut dire qu’entre la bataille pour la présidence du parti des félons-républicains avec « Veau-qui-est » en tête de liste à qui même « Du-pont-gnan-gnan » et des « Haine-F » « tendent la main » et les « reconstructifs » retourneurs de veste-patentés, les nuances sont nombreuses et ouvertes à toutes les opportunités ultérieures.

Objectif : Faire basculer un quart des sénateurs « LR-D » vers un soutien mesuré au gouvernement. Avec l’apport des centristes déjà conquis, des groupes radicaux et quelques « soces », dont ceux opposés aux « frondeurs » et pourquoi pas un « basculement du P.Soce », et ça pourrait très bien faire l’affaire pour constituer une majorité de soutien aux futures initiatives gouvernementales.

 

Perso et de loin, j’en pense que c’est « jouable » : Ce pourrait être Belote, Rebelote et Dix-de-der. « Mak-Rond » a bien réussi son hold-up en quatre tours de scrutin populaire, alors pourquoi pas un 5ème, celui entre « initiés » ?

D’autant qu’ainsi l’Europe des mondialistes pourrait avoir libre-cours jusqu’aux prochains scrutins qui se trouvent être, en premier celle du Parlement Européen soi-même prévue en 2019 (18 mois pour le préparer). Rien en 2018, alors qu’ensuite il s’agira d’enchaîner en 2020 les municipales, en 2021 le territoriales & régionales (qui pourraient bien être réformées entre-temps, le calendrier s’y prête et souvenez-que « la souveraineté » ne s’exprimera plus qu’au niveau local et européen pour « Mak-Rond ») avant d’aller à la présidentielle et aux législatives en 2022.

Mais avant, il y a un autre volet : Le partenaire-allemand.

 

Et justement, dimanche prochain, c’est au tour des « Teutons » d’aller aux urnes.

Et là, les sondages sont unanimes : « Mère-Quelle » devrait être reconduite chancelière avec une large majorité. Peut-être même sans avoir à former une coalition, « grande » ou « petite ».

Là encore, je demande à voir : Les sondages se trompent souvent depuis quelques temps, mais passons.

Une élection « sans suspens », avec un seul débat télévisé d’où il est ressorti que 55 % des sondés l’ont trouvée convaincante contre 35 % seulement pour son opposant, Martin Schulz du SPD, qui semblait faire de la figuration.

 

97 minutes mortelles de tête-à-tête en ce début de mois, quatre journalistes, pas de public à l’arrière-plan, un décor sobre. Un débat à l’allemande : Pas d’éclats de voix, pas d’insultes, mais des arguments bien posés que les deux prétendants à la Chancellerie ont exposés calmement, sans se couper la parole.

« Mère-Quelle » était apparue très sereine et parfaitement préparée. Il faut dire qu’elle n’avait guère de souci à se faire tellement son bilan est bon. Souveraine, elle n’aura à aucun moment perdu le contrôle d’elle-même.

« Mme Merkel est comme un rocher sur lequel glissent des cascades d’eau », commentait l’une des journalistes chargées d’animer le débat.

Difficile donc pour son opposant de l’attaquer sans paraître agressif…

Et il s’en est bien gardé d’autant que sur la plupart des sujets, les deux candidats donnaient l’impression d’être parfaitement d’accord, chacun hochant la tête pour approuver ce que disait l’autre, comme si ils allaient se tomber dans les bras l’un de l’autre à la fin de la joute oratoire, comme s’ils préparaient en direct devant les caméras la prochaine « Grande Coalition » CDU-SPD qui continuera probablement à gouverner après les élections de ce 24 septembre.

 

Grand thème abordé : La crise des migrants, qui préoccupe les Allemands depuis qu’en 2015 le pays a ouvert ses frontières aux réfugiés massés en Hongrie. Plus d’un million de réfugiés arrivèrent dans les mois qui suivirent. Une décision humanitaire assumée sans la moindre hésitation par la sortante.

Elle a d’ailleurs affirmé qu’elle excluait toute alliance électorale avec l’AfD, le parti d'extrême droite né de la crise des migrants, crédité de 8 à 10 % des voix et qui, selon toute probabilité, devrait faire son entrée au Bundestag dimanche.

« Wir schaffen das ! » (Yes, we can !), le mot d’ordre depuis 12 ans : « Vous me connaissez », a-t-elle souligné (déjà 3 mandats sans discontinuer). Elle propose aux électeurs « un mélange entre les dernières années où tant d’expérience a été accumulée et une grande curiosité pour les années à venir ».

Quant à Martin Schulz, il incite ces concitoyens à avoir « le courage d’un nouveau départ » : « Nous voulons modeler l’avenir et non gérer le passé – et ceci avec nos voisins européens ».

Tiens donc… Lui aussi ?

Reste que justement…

 

C’est tellement « consensuel » et entendu que ce genre d’exercice reste frustrant au moins pour une large partie des électeurs. Ils sont plus de 40 % à être « indécis » et les sondeurs estiment les abstentionnistes à près de 30 % !

Ça vous rappelle quoi, au juste ?

D’autant que ce n’est que le lendemain (4 septembre, un lundi soir, je me souviens parfaitement) qu’a eu lieu le second débat mais… qu’entre « petits candidats » à la chancellerie, y compris les plus radicaux, de gauche (die Linke) et de droite (AfD).

Et c’est là où l’ex-ministre de la défense « Karl-Theodore zu Guttenberg », alerte que le côté policé du débat du dimanche pourrait ouvrir un boulevard aux extrêmes.

 

Une élection qui sera aussi suivie en Grèce, naturellement, parce « Schäuble », l’intraitable ministre des Finances « d’Angèle-la » envers les Grecs, devrait être reconduit si la CDU remporte le scrutin de dimanche.

75 ans, membre du Bundestag depuis 1972, il se représente lui aussi pour un nouveau mandat et il a toutes les chances d’être reconduit à la tête de son ministère.

Or, c’est la bête noire des Grecs.

Assis sur son trésor – 24 milliards d’euros d’excédent budgétaire sur le seul premier semestre 2017 – et les yeux fixés sur l’évolution démographique qui fragilise pour les générations à venir les budgets sociaux, ce ministre des Finances s’oppose depuis toujours à toute tentative d’introduire une dose de solidarité au sein de la zone euro.

La crise de la dette grecque aura d’ailleurs été absente de la campagne électorale teutonne et ce n’est pas un hasard si « Manu-Mak-Rond » n’a pas encore précisé ses propositions en vue d’une réforme de la zone euro. La moindre tentative d’aborder ne serait-ce que l’idée d’une mutualisation de la dette européenne provoque automatiquement une campagne particulièrement agressive de la part du quotidien populaire Bild Zeitung, qui avait proposé aux Grecs de vendre leurs îles pour résoudre leur problème de dette…

Vous aurez ainsi pu noter que lors de son passage à Athènes, le président gauloisien a exhorté à construire une Europe de… la culture et à se tourner vers une Europe à renouveler (transformée).

 

C’est dans ce contexte que la publication au cœur de l’été d’un chiffre éloquent est passée pratiquement inaperçue en « Teutonnie » : Le ministère des Finances reconnaissait mi-juillet que la crise grecque est pour le budget fédéral de son pays une affaire très juteuse…

Interrogé par les Verts dans le cadre des questions de l’opposition au gouvernement, le ministère des Finances révélait que le budget fédéral a gagné depuis 2010 1,34 milliards d’euros d’intérêts versés par Athènes suite à des crédits accordés par l’Allemagne. Un prêt accordé par la banque publique KfW a rapporté à lui seul 393 millions d’euros d’intérêts.

Un vrai racket, une mise en coupe-réglée des « Hellènes » au moment où coulait à flot de l’argent à taux négatifs émis depuis la BCE (et d’ailleurs) !

Quant à la part d’intérêts touchée par l’Allemagne dans le cadre du crédit accordé par la Banque centrale européenne, elle s’élève à 952 millions depuis 2015.

« Ces gains doivent être reversés à la Grèce. Il est peut-être légal que la crise grecque bénéficie financièrement à l’Allemagne. Mais ce n’est pas légitime du point de vue moral et de la solidarité », s’est emporté le spécialiste budgétaire des Verts Sven-Christian Kindler.

 

Mais les « Grünen », en pleine transition générationnelle de leurs chefs, sont complètement inaudibles dans la campagne allemande.

Quant au SPD, solidaire avec la Grèce, il évite d’aborder la question depuis le printemps, de peur de donner de nouveau des ailes au parti populiste AfD, fondé en 2013 pour protester contre les plans de sauvetage de l’euro et reconverti à la lutte contre l’immigration.

Et on a ainsi appris que votre ministre de vos finances « La-Maire » (retouneur-veste-parvenu entre tous) est revenu totalement déprimé de son dernier voyage en Italie où il tentait de trouver un accord autour des chantiers de Saint-Nazaire et où il a fait une apparition au forum Ambrosetti (le « Davos italien »). Ses conversations avec les collaborateurs de chancelière allemande lui ont signifié qu’elle ne transigerait pas d’un iota sur les efforts budgétaires de la « Gauloiserie-dépensière » et exigerait 2,8 % de déficit public en 2018.

Et le lendemain, le ministre des finances allemand demandait à la Banque Centrale Européenne de « revenir à la normale », c’est-à-dire d’abandonner sa politique monétaire pro-croissance ce qui veut dire plus de rigueur budgétaire et plus de rigueur monétaire…

Marrant, non ?

 

Tout ça pour vous dire que, même vu de Londres, les élections de dimanche prochain vont directement impacter vos vies au moins jusqu’en 2021.

Et quatre ans, c’est long…

De mon côté, je serai attentif aux « surprises » possibles.

Il est des points qui ne sont pas clairs dans mon esprit : Le premier étant que d’après quelques rumeurs, les positions sur les réformes à faire en Europe sont en opposition entre « Bunker », le président de l’UE, « Mère-Quelle » et « Mak-Rond ».

Personnellement, je n’en ai pas vu de véritables : Ils ne parlent pas de la même chose ou si ils disent globalement la même chose, ils ne causent pas du même calendrier ;

Deuxièmement, on a vu jusque-là que de multiples « puissances étrangères » ont pu intervenir peu ou prou sur les élections au moins depuis celle du 8 novembre 2016 aux USA.

Sont-elles devenues inactives depuis ?