Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 9 mai 2020

Une histoire de fou…

Arrêt du mercredi 29 janvier 2020, n° de pourvoi : 19-11386
 
Vous allez comprendre :
 
Cour de cassation, première chambre civile
Audience publique du mercredi 29 janvier 2020
N° de pourvoi : 19-11386
 
Mme Batut (président), président
SCP Marc Lévis, avocat(s)
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l’arrêt suivant :
 
Mme V... S..., domiciliée EHPAD F... D..., (...), a formé le pourvoi n° U 19-11.386 contre l’arrêt rendu le 13 mars 2018 par la cour d’appel de Riom (chambre de la famille), dans le litige l’opposant à Mme Q... L..., domiciliée (...) , défenderesse à la cassation.
La demanderesse invoque, à l’appui de son pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt.
Le dossier a été communiqué au procureur général.
 
Sur le rapport de Mme Feydeau-Thieffry, conseiller référendaire, les observations de la SCP Marc Lévis, avocat de Mme S..., après débats en l’audience publique du 17 décembre 2019 où étaient présentes Mme Batut, président, Mme Feydeau-Thieffry, conseiller référendaire rapporteur, Mme Auroy, conseiller doyen, et Mme Berthomier, greffier de chambre,
la première chambre civile de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
 
Faits et procédure
1. Selon l’arrêt attaqué (Riom, 11 octobre 2019), le juge des tutelles a placé Mme S... sous tutelle pour une durée de cent vingt mois et désigné un mandataire judiciaire à la protection des majeurs en qualité de tuteur aux biens et à la personne.
 
Examen des moyens
Sur le premier moyen, ci-après annexé
2. En application de l’article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, il n’y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce moyen qui n’est manifestement pas de nature à entraîner la cassation.
 
Mais sur le second moyen
Énoncé du moyen
3. Mme S... fait grief à l’arrêt de la placer sous tutelle pour une durée de dix ans et d’ordonner la suppression de son droit de vote alors « que le juge qui prononce une mesure de tutelle peut, par décision spécialement motivée et sur avis conforme d’un médecin inscrit sur la liste mentionnée à l'article 431 du code civil constatant que l’altération des facultés personnelles de l’intéressé n’apparaît manifestement pas susceptible de connaître une amélioration selon les données acquises de la science, fixer une durée supérieure à cinq ans, n’excédant pas dix ans ; que, pour fixer la durée de la mesure de tutelle de Mme S... à 120 mois, l’arrêt se borne à énoncer que le procureur de la République avait joint à la requête un certificat du docteur B... mentionnant des troubles cognitifs comportant un syndrome dyséxécutif responsable de troubles du raisonnement ainsi que de troubles de la mémoire, du jugement et du comportement, avec refus de soins, le médecin ayant conclu à la nécessité d’une mesure de tutelle, et en ajoutant que le docteur X... avait également délivré, le 3 mars 2017, un certificat indiquant que Mme S... était atteinte d’une sclérose en plaque et n’avait pratiquement plus aucune autonomie, sans constater elle-même l’existence d’un avis conforme du médecin, inscrit sur la liste mentionnée à l’article 431 du code civil, se prononçant sur l’altération des facultés personnelles de Mme S..., qui n’apparaissait manifestement pas susceptible de connaître une amélioration selon les données acquises de la science, la cour d’appel a privé sa décision de base légale au regard de l’article 441 alinéa 2 du code civil. »
 
Réponse de la Cour
Vu l’article 441, alinéa 2, du code civil :
4. Selon ce texte, le juge qui prononce une mesure de tutelle peut, par décision spécialement motivée et sur avis conforme d’un médecin inscrit sur la liste mentionnée à l’article 431, constatant que l’altération des facultés personnelles de l’intéressé n’apparaît manifestement pas susceptible de connaître une amélioration selon les données acquises de la science, fixer une durée supérieure à cinq ans, n’excédant pas dix ans.
5. Pour fixer la durée de la mesure de tutelle à cent vingt mois, l’arrêt se borne à retenir qu’en vertu des pièces du dossier, l’état de Mme S... n’est manifestement pas susceptible de connaître une amélioration selon les données acquises de la science.
6. En statuant ainsi, sans constater l’existence d’un avis conforme du médecin inscrit se prononçant sur ce point, la cour d’appel a privé sa décision de base légale.
 
PAR CES MOTIFS, la Cour :
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il fixe la durée de la mesure de tutelle à cent vingt mois, l’arrêt rendu le 13 mars 2018, entre les parties, par la cour d'appel de Riom ;
Remet, en conséquence, sur ce point, l’affaire et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant cet arrêt et les renvoie devant la cour d’appel de Riom autrement composée ;
Laisse à chacune des parties la charge de ses propres dépens ;
En application de l’article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par Mme S... ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-neuf janvier deux mille vingt.
 
On ne badine pas avec le droit de vote des sclérosés en plaque à la Cour de cassation !
Ce n’est effectivement pas aux juges du fond de statuer sur la durée d’une mise sous tutelle, mais au toubib inscrit sur une liste établie par le procureur de la République de motiver cette demande après examen du patient.
Au juge du fond de s’y conformer ou non.
Le toubib reste seul habilité à constater l’altération des facultés d’une personne dans un certificat médical circonstancié, à condition d’être « habilité » par le Proc’ local.
 
Dans cette affaire, le juge des tutelles place une personne sous tutelle pour une durée de 10 ans.
Madame S… est atteinte d’une maladie incurable, présente des troubles cognitifs altérant son raisonnement et en plus refuse de se soigner.
Pas si folle que ça, la guêpe… puisque c’est « incurable » !
Alors, atteinte jusque dans ses facultés, elle conteste son placement sous tutelle.
 
Or, selon le Code civil, le juge des tutelles peut exceptionnellement placer une personne sous tutelle pour une durée supérieure à 5 ans mais seulement en le motivant spécialement et sur avis du médecin spécialisé.
Et pour la Cour d’appel, l’état de santé de la personne n’est pourtant pas susceptible de connaître une amélioration selon les données acquises de la science.
Elle confirme sa décision en s’appuyant sur l'avis de deux médecins mais non-inscrits sur la liste du procureur de la République…
La cassation est dès lors prononcée.
Pour la Haute juridiction (de l’ordre judiciaire), le juge des tutelles doit disposer de l’avis conforme d’un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République pour placer une personne majeure sous tutelle d’une durée n’excédant pas 10 ans et pas du premier quidam venu…
Rien de plus logique : C’est la loi votée !
 
Toutefois, personne ne nous dit les « qualités » de Mme Q… L…, domiciliée (…), la défenderesse à la cassation.
C’est qui cette dame-là ?
Une sœur, une fille, une cousine ou simplement un voisine « bien intentionnée » ?
Quel intérêt à agir devant les tribunaux ?
À moins que, mais ce serait vraiment pire que tout, sera-ce la directrice de l’EHPAD F… D… dans lequel Mme S… vivote : Ce qui signifierait qu’on ne peut décidément plus se fier à ce genre d’institution.
Déjà qu’ils n’ont pas bien su protéger leurs pensionnaires contre le « Conard-virus », je m’interroge sur le sort de dame S… depuis lors.
 
Enfin bref, Dame S… est repartie pour un tour d’expertise entre les mains d’un « toubib habilité » pour conserver ou perdre pour dix ans son droit de vote.
On s’amuse comme on peut avec « nos seniors » dans ce pays qui est le mien (que j’aime tant…) : Une histoire de fou…
 
Bonne fin de week-end de confinement à toutes et tous !
 
I3

vendredi 8 mai 2020

Ma « petite-sœur » avait raison.


Payez pour respirer, tel est notre destin !
 
Preuve par l’image :
 
 
 
Devra-t-on aussi payer pour rire ?
 
 
Non, c’est gratuit !
 
Notez que Jean-Marc m’a bien fait rire.
Il s’imaginait passer ses vacances prochaines dans un camp de nudistes : « Juste pour voir comment ils auront l’air fin, la bite à l’air et le masque sur le visage ! »
Ce sera effectivement cocasse à suivre…
Les masques, on en aura tellement qui ne serviront plus à rien que Jean-Marc imagine déjà leur recyclage à la plage :
 
 

Ceci dit, reprenons nos habitudes du vendredi. Celui-ci est seulement un peu particulier, puisqu’il est férié (non carillonné) en souvenir d’une guerre mondiale qui aura été plus que … « superlative » !
 
Jean-Marc entre dans un centre commercial :
« Pardon madame », demande-t-il, tout hébété, les yeux fous à l’hôtesse d’accueil.
« Les camisoles de force, c’est dans une boutique de vêtements ou dans une boutique d’articles de sport ? »
 
À propos de questions qui rendent fou :
 
« – Quelle est votre date d’anniversaire ?
 – Le quinze juillet.
 – Quelle année ?
 – Tous les ans… »
 
« – Quelle est la première chose que votre mari a dit lorsqu’il s’est éveillé ce matin-là ?
– Il a dit, « Où suis-je, Nathalie ? »
– Et pourquoi cela vous a vexée ?
– Mon prénom est Germaine… »
 
« – Monsieur l’agent, lorsque vous avez arrêté l’accusée, est-ce que vos gyrophares bleus clignotaient ?
– Oui.
– Est-ce que l’accusée a dit quelque chose en sortant de son auto ?
– Oui monsieur.
– Qu’a t-elle dit ?
– Dans quelle discothèque suis-je ? »
 
« – Ainsi la date de conception du bébé est le 8 août ?
– Oui.
– Et que faisiez-vous à ce moment-là ? »
 
« – Comment votre premier mariage s’est-il terminé ?
– Par un décès.
– Et par le décès de qui, s’est-il terminé ? »
 
« – Toutes vos réponses doivent être orales, OK ? À quelle école avez-vous été ?
– Orale. »
 
« – Vous rappelez-vous à quelle heure vous avez examiné le cadavre ?
– L’autopsie a débuté vers 20 heures 30.
– Et Monsieur Dennington était mort à ce moment-là ?
– Non ! Il était assis sur la table se demandant pourquoi je pratiquais une autopsie. »
 
« Êtes-vous qualifié pour donner un échantillon d’urine ? »
 
« – Docteur, avant de pratiquer l’autopsie, avez-vous vérifié son pouls
– Non.
– Avez-vous pris sa pression sanguine ?
– Non.
– Avez-vous vérifié sa respiration ?
– Non.
– Ainsi, est-ce possible que le patient soit vivant lorsque vous avez débuté l’autopsie ?
– Non.
– Comment pouvez-vous en être sûr, Docteur ?
– Parce que son cerveau était dans un bocal sur mon bureau.
– Mais, est-ce que le patient pouvait tout de même être encore vivant ?
– C’est possible qu’il soit encore vivant et pratiquer le droit comme vous le faites, Maître. »
 
« – Que pensez-vous des relations sexuelles ?
– C’est l’une des choses les plus belles, les plus saines, les plus merveilleuses que… l’argent puisse acheter. »
 
Justement, un jeune couple se présente chez un sexologue afin de discuter d’un problème d’incompatibilité sexuelle.
Quand ça lui tente, elle a mal à la tête et quand elle en a envie, il est trop fatigué.
Le sexologue leur dit :
« Votre problème, est, comme la plupart des couples, vous attendez au coucher pour faire l’amour.
Vous n’avez pas besoin de faire ça au lit.
Faites ça quand ça vous tente qu’elle que soit l’heure ou l’endroit où vous êtes. » Quelques jours plus tard le sexologue rencontre le couple dans la rue et leur demande comment est leur vie sexuelle ?
« C’est merveilleux » disent-ils. « Nous étions en train de souper lorsque nos doigts se sont touchés en prenant la salière.
Ça a été comme un électrochoc !
Nous avons alors tiré sur la nappe et tout flanqué par terre et avons fait l’amour en plein là sur la table !
– Fantastique ! » dit le sexologue.
« Il n’y a qu’un problème » dit le mari.
« – Lequel ?
– Nous ne pourrons jamais retourner à ce restaurant-là ! »
 
De Jean-Marc à Jean-Paul, confinés chacun sur leurs balcons mitoyens encore quelques jours, devant un Picon-bière :
« Je ne sais pas pourquoi j’avais décidé d’arrêter de boire.
Je devais être complètement paqueté. »
 
Plus tard, les mêmes, dans une situation similaire (ils sont seulement passés au Pastis) :
« Lui, là, il roule en Mercedes parce qu’il faut payer comptant dans le Métro. »
 
À nocturne, dans la même « position de confinement », mais devant un Cointreau sur glace pillée :
« – Sais-tu que ma femme a réussi à me convertir à la religion ?
– Non ? Germaine ?
– Oui, Germaine en personne !
– Et comment elle a fait ?
– Je n’aurais jamais cru à l’enfer avant de la connaître… »
 
De Jean-Paul à Jean-Marc (en pyjama, sur leurs balcons respectifs, un verre de « fine » à la main, avant de se coucher) :
« Moi, tu sais, je n’arrête plus aux feux rouges.
Quand on en a vu un, on les a tous vus. »
 
Contrepèteries de la semaine passée :
 
« Dans ce slip, on découvre les atouts de Carla ! »
« C’est un vrai pain de glace… »
« Horace a présenté la tige à sa bonne… »
 
Celles de la semaine :
 
« Des nouilles encore, Jean-Marc ! »
« La Terre est comme une grande masse… »
« C’est bien connu à la faculté des sciences, les mathématiciennes ne peuvent bien travailler seulement qu’avec Pi connu ! »

Avant de vous saluer, notez que « mon Gardien » à sorti un énième bouquin, exclusivement sur Amazon.com.
Par malchance, leurs entrepôts sont fermés en « Gauloisie-confinée » et les 10.000 salariés ne sont même pas admis au bénéfice du « chômage-technique » dit « partiel » : Ils vont tous pointer au chômage total…
 
Bon week-end de confinement à toutes et à tous !
 
I3
 
 

Ma bibliothèque (1)

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L'ouvrage que vous tenez devant vos yeux ne devrait pas exister...

Bibliothèque de mon "gardien" (7)

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Reprise des enquêtes de Charlotte...

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Humour extraterrestre

Bibliothèque de "mon Gardien"

Bibliothèque de "mon Gardien"
Première reprise

jeudi 7 mai 2020

Le coup de « l’éponge préventive »

La colère gronde.
 
Vous le sentez bien en cette période « d’état d’urgence » : Mettre en taule 66 millions de « Gauloisiens-libres » (et libérer massivement quelques pensionnaires des maisons d’arrêt et des centrales pénitentiaires), c’est comme une cocotte-minute sur le feu.
La pression monte inéluctablement et l’explosion est proche si la « machine » n’est pas régulée…
Comme depuis le début de la « crise sanitaire », on se rend compte qu’elle n’est pas vraiment « pilotée », ni par les « sachants », ni par les politiques « aux responsabilités », ces derniers ont décidé de prendre les devants.
Moâ, j’adore cet étalage d’incompétence-crade !
Je ne pensais pas vivre le « coup d’État » judiciaire qui se prépare en douce : Je croyais qu’il y en aurait eu un autre, « politique » celui-là, et bien plus saignant.
Et pourtant, c’est déjà dans « les tuyaux ».
 
Toute la presse a répercuté les inquiétudes qui se sont fait jour au plus haut sommet de l’État concernant la mise en cause de la responsabilité pénale des décideurs publics de l’État (ministres et hauts fonctionnaires) dans le traitement de la crise du « Conard-virus ».
Jusqu’au président de la République qui a été jusqu’à fustiger, en les traitant d’irresponsables, les victimes qui osaient d’ores et déjà saisir les tribunaux pour faire valoir leur droit fondamental de s’adresser à la justice.
Notez que le respect de l’État de droit, c’est désormais hors de portée pour « Jupiter » et sa clique. On le savait déjà depuis son entrée en fonction (et la suite l’a prouvé), mais là, trop c’est trop pour tous ceux-là.
Alors ils n’y vont pas par quatre chemins, même si celui qu’ils empruntent reste assez tortueux…
 
Depuis qu’il est clair, compte tenu de l’incurie et de la gabegie qui ont caractérisé la gestion de la crise, et ce même au plus haut niveau, que nous sommes en réalité déjà confrontés à un florilège d’infractions pénales.
Dont devraient se saisir les victimes les juridictions compétentes, devant la Cour de justice de la République pour les « sinistres » et Tribunal Correctionnel pour les hauts fonctionnaires (et les moins hauts).
Et cette perspective d’avoir à rendre des comptes est insupportable à l’équipe qui entoure le chef de l’État.
Pensez donc, puisqu’ils détiennent la seule « Vérité-vraie », comment pourraient-ils en plus avoir tort et devoir « rendre des comptes » ?
 
Confiner, c’est peut-être une bonne chose, mais ça reste comme une porte : Je ne ferme jamais une porte à clé si je ne sais pas avoir les moyens de la rouvrir, c’est comme ça !
Donc « confinement-décidé » = « déconfinement à prévoir » à moins de le prolonger indéfiniment…
Mais pas eux, car, comme on le sait désormais, l’impréparation et le manque de maîtrise de l’État dans l’étape du déconfinement, le gouvernement fait preuve d’une incompétence rare et a même décidé de faire appel aux maires, à eux la charge d’improviser « au mieux » chacun dans leur commune.
On pense en particulier à la rentrée scolaire ingérable à laquelle les communes seront nécessairement associées puisqu’elles ont la mission de fournir les moyens matériels au service public de « Les-Ducs-à-Sion » nationale pour les écoles primaires.
Beaucoup d’élus ont d’ailleurs tout simplement refusé, alors que d’autres ont manifesté la crainte que leur responsabilité pénale soit mise en cause…
On peut (quoique…) et je m’en faisais déjà l’écho la semaine dernière.
 
Alors, certains ont imaginé « une entourloupe » afin de mettre à l’abri « les amis » les plus exposés. Ils ont alors imaginé une procédure afin de faire voter par le Parlement une loi que l’on ne peut qualifier autrement que de « loi d’amnistie préventive » : « Nous proposerons une adaptation de la législation pour effectivement protéger les maires pénalement mais aussi toutes les personnes dépositaires d’une mission de service public dans le cadre des opérations de déconfinement. »
Or, en l’état actuel du droit, si l’inquiétude des maires est compréhensible pour être souvent des ignorants, elle est juridiquement infondée !
 
La principale infraction qui sera reprochée à ces décideurs publics défaillants sera celle d’homicides et blessures involontaires prévue et réprimée par tout d’abord l’article 221–6 du code pénal (nous l’avons déjà dit, alors je le redis) : « Le fait de causer, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d’autrui constitue un homicide involontaire puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.
En cas de violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75.000 euros d’amende. »
 
C’est une infraction à caractère général (qui s’impose même à un employeur de salariés-esclaves), c’est-à-dire qu’elle concerne tous les citoyens quel que soit leur statut juridique. Il faut également savoir que pour définir qui sont les personnes qui peuvent être incriminées, on applique depuis toujours ce que l’on appelle la « théorie de l’équivalence des conditions » qui veut que tous ceux qui ont commis le dommage ou seulement contribué à sa réalisation sont pénalement responsables.
C’est l’assimilation des « auteurs directs » et des « auteurs indirects » dans une même infraction.
Or, déjà dans les années 90, après la mise en œuvre des lois de décentralisation, et en raison de mises en cause massives des maires dans l’exercice de leurs fonctions, le législateur avait précisé les contours de cette responsabilité qui sont aujourd’hui définis dans l’article 121-3 du code pénal : « Il y a également délit, lorsque la loi le prévoit, en cas de faute d’imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, s’il est établi que l’auteur des faits n’a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait.
Dans le cas prévu par l’alinéa qui précède, les personnes physiques qui n’ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n’ont pas pris les mesures permettant de l’éviter, sont responsables pénalement s’il est établi qu’elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elles ne pouvaient ignorer. »
C’est déjà une limitation légale importante qui exonère toute personne « de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait », sauf « faute caractérisée » ou manifestement délibérée « d’une obligation de prudence et de sécurité ».
 
Ce texte avait évidemment un caractère général applicable à tous les citoyens, mais c’est bien la nécessité de préciser le périmètre de la responsabilité personnelle des maires en matière d’homicide et de coups et blessures involontaires, qui en était l’objectif premier…
Il faut donc insister : Les maires chargés de mettre en œuvre les décisions du gouvernement avec le manque criant de moyens qui caractérise la gestion « Jupitérienne » de la crise sont déjà juridiquement protégés des mises en cause pénales par la notion de « diligences normales (…) en fonction du pouvoir et des moyens dont ils disposaient ».
S’ils n’en disposent pas, parce que pas fournis par « l’autorité » (on pense aux masques réquisitionnés au lieu d’être distribués…), il n’y a plus de responsabilité pénale…
 
Répétons-le : État d’urgence sanitaire ou pas, si l’État envoie les maires au casse-pipe sans leur donner les moyens d’appliquer la politique qu’il a décidée, ceux-ci ne pourront pas être poursuivis : Ils sont d’ores et déjà protégés.
Il faut d’ailleurs rapprocher cette règle avec la décision du Conseil d’État qui aura rendu une ordonnance d’annulation de la décision du maire de Sceaux imposant le port obligatoire du masque sur le territoire de sa commune !
La haute juridiction rappelait que les pouvoirs des maires en état d’urgence sanitaire étaient strictement limités, sans pouvoir d’initiative, à la mise en œuvre des décisions de l’État…
 
C’est là que ça devient « tortueux » : Dans certains crânes de la « Jupitérie » a germé l’idée que l’expression de cette inquiétude infondée des maires et des élus locaux permettrait de réaliser une opération « d’auto-blanchiment » préventif qui les exonérera à jamais de leurs carences. « Profitons de la discussion et du vote de la loi de prolongation de l’état d’urgence, pour faire passer un texte salvateur sous forme d’amendement ».
Dans la confusion actuelle, avec un Parlement godillot une modification des textes en forme d’amnistie préventive pourrait être adoptée et mettre à l’abri tous ceux qui craignent que leur impéritie, leur négligence, leur désinvolture, leur amateurisme et l’ampleur de la catastrophe qu’ils ont tant aggravé les emmènent dans le box des accusés.
La bonne idée…
 
Premier leurre envoyé par le sénat qui a annoncé le dépôt d’une proposition de loi destinée prétendait-il à protéger les maires !
Un texte est à la fois inconstitutionnel et juridiquement inepte : « La responsabilité, civile ou pénale, d’un maire ou d’un élu municipal le suppléant ou ayant reçu une délégation, appelé à mettre en œuvre une décision prise, durant l’état d’urgence sanitaire, et en lien avec celui-ci, par l’État ou d’autres collectivités territoriales que la commune, ne peut être engagée que s’il est établi qu’il disposait des moyens de la mettre en œuvre entièrement et qu’il a commis de façon manifestement délibérée une faute caractérisée. »
C’est ridicule, puisque c’est déjà prévu par le code pénal applicable, on vient de le voir.
 
Mais alors pourquoi cette « urgence » à redire ce qui existe déjà et le présenter comme d’une innovation juridique ?
La suite (et deuxième leurre) nous l’apprend lorsque la presse publie une tribune de 138 députés de la majorité annonçant, la main sur le cœur, leur soudaine sollicitude pour les élus locaux et leur volonté de déposer une proposition de loi destinée à les protéger.
C’est pour ajouter : « mais aussi toutes les personnes dépositaires d’une mission de service public ». La véritable « novation ».
Quelle surprise !
Parce que qu’est-ce qu’une « personne dépositaire d’une mission de service public » ?
On va en citer quelques-unes, comme ça au hasard comme tous vos « sinistres » : « Kung-Fu-Panda », « Chrichri-Castagneur », « L’Or-Rang-Nu-nez », « Si-Bête-la-Diarrhée », « Olive-Verlan », « Agnelle-Buse-One », « Jéjé-Sale-Amon », les directeurs des ARS, etc. etc.
Et naturellement « Jupiter » déjà protégé par la Constitution…
 
Ainsi, sous la fausse raison de vouloir protéger les maires, on va voter une amnistie préventive pour mettre à l’abri ce petit monde des défaillants, des incapables, des cyniques et des inconséquents. Ils n’ont déjà aucun compte à rendre à un Parlement caporalisé, ils veulent en plus une immunité et un privilège pénal !
C’est le retour tonitruant des « lettres de cachets » de l’Ancien régime, mais « à l’envers »…
Une scandaleuse manipulation, qui sonne comme d’un aveu d’incompétence-crasse.
Personnellement, je ne suis pas pour leur jeter à leur tronche le pavé de leurs incuries : Qu’aurions-nous fait et décidé à leur place avec les éléments dont ils disposaient ?
Je n’en sais rien…
Mais d’autres se sont déchaînés et c’est presque caricatural.
 
On pense immanquable à « Manu-Totodd » qui exige un châtiment, une punition exemplaire.
Je ne l’ai jamais apprécié, mais là on voit bien le danger…
C’est une manière parmi d’autres d’abattre enfin la démocratie qu’il déteste manifestement alors qu’elle ne nourrit…
Or, il faut savoir qu’il n’est pas isolé dans cette démarche vengeresse, que des responsables politiques de droâte (pas seulement d’extrême-droâte) commencent aussi à articuler des « idées » somme toute assez proches. Mais lui, c’est un « gôchiste-primaire » : « Ce n’est qu’un début, continuons le combat ! », clamaient les soixante-huitards.
La convergence récurrente des « antis-tout »…
Ils avaient raison mais le combat, contre les « néostaliniens-cocos », doit en effet continuer plus que jamais.
Car qu’on lise bien ce qu’il énonce : « On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières. La société française a besoin de morale, et il n’y a pas de morale sans punition », affirme-t-il à l’encontre du gouvernement dans un entretien accordé à L’Express.
 
« Nous saurons que la monde a changé quand ceux qui nous ont mis dans le pétrin seront devant un tribunal – et je ne parle pas d’une simple commission parlementaire. On nous prie de croire que les gens qui ont péché sous les régimes précédents et qui sont toujours là ont fait leur examen de conscience.
C’est trop facile !
Il faut en finir avec l’impunité.
On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières.
La société française a besoin de morale, et il n’y a pas de morale sans punition. Ce n’est pas qu’une question de principe. Il existe maintenant un vrai risque d’explosion sociale, parce que les Français savent que leurs dirigeants sont incapables de les protéger.
Si l’on accepte encore et toujours un pouvoir qui raconte n’importe quoi grâce à sa maîtrise des moyens de communication et qui s’entête à ne pas régler les problèmes économiques, l’étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais la guerre civile. »
Il n’a pas totalement tort, mais…
 
Aussi stupéfiant que cela puissent-il paraître, il n’est pas isolé. Une partie des « Gauloisiens-exaspérés » pensent comme lui, avec la même violence verbale, des mots qui avaient disparu de notre vocabulaire politique commun depuis les terribles années du… stalinisme !
Recensons-les, ces mots et expressions, à en avoir froid dans le dos : « tribunal », « péché », « examen de conscience », « impunité », « faire des exemples », « punition », « peines de prison », « guerre civile »…
Et la justice ? Bé non.
Seulement un remake des procès de Moscou !
Une diatribe qui me fait penser aux meilleurs moments du régime de Pol-pot, voire directement tirés du « Petit livre-rouge » de ce cher « Mao-Tsé-tout ».
Je croyais que l’époque était révolue, que l’Humanité avait pu apprendre de ses errements passés.
Pas du tout, pas du tout !
 
Dans l’esprit de « Manu-Totodd » et de tous ceux, en particulier sur les réseaux sociaux, qui raisonnent de manière identique, il n’est plus question d’attendre les échéances liées au processus démocratique, donc les élections, pour choisir d’éventuels nouveaux responsables politiques, pour procéder à l’alternance, aux changements.
Il est d’abord indispensable de juger, de punir, d’embastiller et au plus vite !
Et pas seulement « Jupiter » et « sa bande », par définition déjà coupables de tous les maux.
Il faut aussi s’en prendre à « Bling-bling » et à « Tagada-à-la-fraise-des-bois », eux aussi qualifiés de « monstres » pour avoir sacrifié non seulement les intérêts du pays mais aussi leurs électeurs.
La définition même du traître à châtier.
L’essence et la justification de la démarche stalinienne…
 
Ces gars-là, je ne sais pas ce que la vie aura pu leur apprendre.
Manifestement pas grand-chose à rester « verrouillés », prisonniers, encapsulés dans leurs délires-dogmatiques : Des cas dignes de la psychiatrie, finalement.
Naturellement, une fois sortie de cette « crise » de « grippette » mal-assumée, il faudra faire des comptes.
Non pas seulement comptables (on en a pris pour de nombreuses décennies), mais sur le plan des process : Ils ont été complètement inefficaces, comme irrémédiablement décalés, absents.
Ce qui reste le plus étonnant pour moâ, désolé.
 
Je ne parviens pas à admettre cette faillite collective de « l’Intelligence en marche » : Ce n’est pas humain !
Là, il faudra impérativement en tirer des leçons pour l’avenir : Il faut déjà préparer le « prochain choc » sanitaire (prévu pour 2029/2030), ou d’une autre nature, sans ça, ce sera le décès définitif de « nos valeurs »…
À moins que la colère qui gronde n’emporte tout bien avant.