Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 9 mars 2016

Je m’inquiète…


… et on va encore prétendre que je suis pessimiste !

Ce n’est pas vraiment du pessimisme, ce sont des réalités qui frappent aux portes de l’Europe, donc de mon pays (celui que j’aime tant…).

La Turquie, qui frappe elle-même et de temps à autres à la porte de l’UE, membre actif de l’OTAN tout comme son voisin Grec, a interdit à l'hélicoptère de la ministre allemande de la Défense, autre membre actif de l’OTAN et de l’UE, d'atterrir à Mytilène sur l'île de Lesbos, a rapporté la chaîne grecque Skai.
Chez vous, en « Gauloisie-de-la-presse-libre », rien, nada, ensemble vide…
Ce qui en dit long sur la « liberté de la presse » gauloise.

Ursula Gertrud von der Leyen, après un atterrissage à Mytilène sur l'île de Lesbos, prévu pour ce dimanche 6 mars, devait atteindre en hélicoptère le bateau allemand « Bonn » qui participe à la mission de l'Otan en mer Égée pour la réduction de l'afflux des migrants.
Or, la Turquie considère comme « inadmissible que l'aviation militaire atterrisse sur l'île car Lesbos est une zone démilitarisée », a affirmé Ankara.
Attends, là, une minute : Depuis quand Lesbos n’est plus sous souveraineté grecque, au juste ?

Et ce n’est pas son premier coup d’essai : Début février, le gouvernement turc a interdit au jet d'affaires « d'Alex-Tsitsi-passe », premier ministre grec encore en exercice, qui se déplaçait jusqu’en Iran, de survoler le territoire de la Turquie. Il a dû se poser sur l'île de Rhodes pour un ravitaillement.
Suite à cette interdiction de l’avion civil non-armé, Athènes avait été contraint de changer l'itinéraire du vol qui est arrivé en Iran en passant par l'Égypte et l'Arabie saoudite.
Par ailleurs, les médias grecs accusent Ankara d'entraver l'accord sur le déploiement des forces de l'Otan en mer d'Égée. La Turquie ne permet pas le déploiement des forces de l'Otan, dont elle est membre, dans ses eaux territoriales en dépit de l'accord conclu, a rapporté l'agence grecque Proto Thema. 

Globalement, la Turquie déverse « ses » réfugiés syriens – pas les kurdes qu’elle bombarde depuis peu – sur Lesbos et les îles environnantes, ou directement en territoire grec via Istanbul…
Un territoire devenu dépotoir-poubelle, chassant le touriste, rendant la vie des locaux infernale : Ils n’ont pas « la jungle de Calais », mais ils caguent dans les rues qu’ils empuantent, faute d’équipement !
Une « annexion » de fait, où les réfugiés, musulmans pour la plupart, sont désormais largement plus nombreux que les îliens, orthodoxes, ce qui permet même au Pape « François 1er » de parler « d’invasion arabe »…
Et naturellement, les frontières du Kosovo et de la Macédoine, et encore bien d’autres plus loin sur le chemin de Londres ou de Munich, sont fermées…

La Grèce, c’est loin et ce sont les mauvais élèves de l’Euroland : Ils n’ont qu’à se démerder, n’est-ce pas et en passer par les diktats de la Troïka qui en rajoute au boxon turc…
Regardez donc l’Irlande qui a fait l’effort, ses « bons chiffres », le Portugal qui se redresse, l’Espagne qui surnagent…
Vous n’avez pas manqué de noter que le Portugal a voté et en devient ingouvernable ;
Vous n’avez pas manqué de souligner qu’en Espagne également ils ont voté et sont incapables de former un gouvernement ;
Et vous n’avez pas non plus manqué qu’en Irlande, ils sont passés également devant les urnes, démontant pièce par pièce les « sortants » contraints et forcés d’avoir obéit aux mêmes diktats de l’UE : Que des échecs démocratiques !
Mais c’est un autre sujet que nous aborderons une autre fois…

Là, je m’inquiète pour l’Europe, incapable de s’entendre sur le sort des réfugiés, quitte à fermer une frontière sans prévenir ses voisins, justement en Belgique qui nous a fait la démonstration impériale qu’un pays pouvait se passer de gouvernement durant des mois et des mois il n’y a pas si longtemps que ça…
Sacré symbole de l’impuissance avérée des urnes, n’est-ce pas ?
Et dire que c’est le fondement de nos démocraties représentatives et électives !
De quoi en trembler pour l’avenir…

C’est que le sort de la Syrie martyre, après le destin ahurissant du Liban il y a quelques décennies de ça, déchiré par ses factions armées par des étrangers et le supplice des réfugiés palestiniens traités comme de la « chair à canon », rien n’a pas empêché 250.000 morts syriens et plus d’un million de réfugiés, en Turquie, mais aussi en Jordanie.
C’est le résultat de « plusieurs guerres » en une seule.

En intervenant militairement dans le conflit en septembre 2015, il est clair que « Vlad-Poux-tine » a changé la donne. Ses objectifs étaient clairs : Sauver le régime syrien à l’agonie ; garder, via la Syrie, un pied au Moyen-Orient et sur la rive est de la Méditerranée où Moscou dispose de facilités navales ; replacer la Russie sur la scène internationale après le conflit ukrainien.
Et la priorité russe a été de remettre sur pied l'armée syrienne, puis de lui permettre de reconquérir les régions tombées aux mains de l'opposition non djihadiste, partiellement armée par les Européens et les Américains, en y déversant des tapis de bombes, façon US au Vietnam, il y a quelques décennies de ça.
Depuis, l’armée syrienne ratisse au nord d'Alep, en direction de la frontière turque, pour couper les lignes d'approvisionnement. Elle vient également de lancer une offensive au sud, vers Deraa, pour reprendre la région frontalière de la Jordanie, très inquiète de voir arriver des milliers de nouveaux réfugiés.

C’est une guerre russe, qui marque l'échec des Occidentaux, impuissants et tétanisés. Ces derniers exigent toujours le départ de « Bla-bla-Char-el-As-Sale » dit le « chimiste » qui se fera, éventuellement, à son heure et à celle de « Poux-tine » et au mieux à l’occasion des prochaines élections prévues fin avril, mais ils constatent que l'opposition armée qu'ils soutiennent – trop peu, probablement – est sur le point de perdre la partie. 
La Syrie permet ainsi aux russes de prendre leur revanche sur l'Ukraine et la Libye. Ils n’ont jamais pardonné à « Bling-bling » et ses alliés de l'Otan de les avoir trompés en dépassant le mandat de l'ONU pour éliminer « Kad-à-fi ».
Mais pas seulement.

Parce que la Turquie poursuit deux objectifs : Chasser le dictateur syrien et mener, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme, une guerre sans merci aux Kurdes turcs du PKK. Et lorsqu'Ankara annonce que ses avions vont bombarder Daech, ils frappent, en priorité, les sites du PKK.
D’autant que le 13 février dernier, et pour la première fois, la Turquie est intervenue directement sur le sol syrien. L'artillerie turque a bombardé, au nord de la Syrie, les Kurdes syriens du PYD, un parti qui ne serait qu'un faux nez syrien du PKK, selon eux.
La Turquie refuse farouchement que les milices du PYD s'installent au nord de la Syrie, le long de la frontière turque. Cette région pourrait servir de base arrière aux combattants du PKK, estime Ankara, question de sécurité nationale en disent-ils.

Ce qui reste incroyable c’est qu’en bombardant le PYD, les Turcs se mettent en porte-à-faux avec leur allié américain qui les arme et les finance dans leur lutte contre Daech.
Autrement dit, la Turquie profite de la situation pour mener « sa » propre guerre en Syrie dont nous sommes solidaires à travers l'OTAN. Et pousse pour une intervention au sol à laquelle elle se dit prête à participer, aux côtés de l'Arabie saoudite, entre autres.

Justement, la rivalité traditionnelle entre les deux grands de la région, Arabie saoudite et Iran, a naturellement trouvé à se développer sur le terrain syrien. Téhéran est un des alliés de la première heure du régime syrien, les deux pays sont liés par un accord de défense datant des années 1990. Une Syrie dirigée par une minorité alaouite (secte non sunnite et plus ou moins proche du chiisme) permet à l'Iran de bénéficier d'une tête de pont en bordure de la Méditerranée. Un moyen aussi de garder des liens étroits avec le Hezbollah libanais, que Téhéran arme et finance.
En face, Riyad veut une Syrie dirigée par la majorité sunnite.
Depuis la guerre, les Saoudiens ont aidé financièrement et militairement l'opposition, y compris des groupes djihadistes.
Ces derniers mois, l'Arabie saoudite, qui craint Daech et son idéologie salafiste extrémiste, a mis sur pied une coalition islamique contre le terrorisme, tout en participant à la coalition internationale. Elle regroupe une trentaine de pays musulmans, du Maroc à la Malaisie.
Et tout aussi curieusement, des avions saoudiens sont arrivés sur la base turque d'Incirlick. « Des experts vont se réunir prochainement pour mettre au point les détails, les effectifs et le rôle de chaque État de la coalition », a déclaré le général saoudien Ahmed Assir : La guerre est en marche.

Une situation qui alarme Téhéran : « Nous ne permettrons pas que la situation en Syrie évolue conformément à la volonté des pays rebelles. Nous prendrons les décisions nécessaires le moment venu », déclarait le 15 février, dans une interview télévisée à la chaîne Al-Alam, le général Massoud Jazayeri, adjoint du chef d'état-major de l'armée iranienne, alors que les armées du pays participent à la coalition internationale.
Plus diplomate, le ministre des Affaires étrangères tendait, lui, la main à l'Arabie Saoudite pour que les deux pays « travaillent ensemble contre l'EI » et que cela permette de « surmonter (leurs) tensions ».

La situation pourrait encore rester « cohérente » et « gérable » si vraiment tous les acteurs se fédéralisaient dans la lutte contre l’EI. Mais c’est bien plus complexe que ça : La Turquie et la Russie entretiennent des relations exécrables depuis qu'Ankara a abattu, en novembre dernier, un avion russe à la frontière syro-turque.
Un bras de fer sans issue se déroule entre deux personnages autoritaires, peu enclins aux concessions.
Leurs objectifs politiques sont aux antipodes sur la Syrie et le sort de son président.
Le 13 février, Moscou a dépêché un navire lance-missiles en Méditerranée, en passant par la mer Égée déjà sillonnée par les navires de l’OTAN, après avoir organisé de grandes manœuvres en mer Noire, dans la Caspienne et au sud de la fédération de Russie.
Et puis la Chine y déploie depuis quelques semaines ses propres navires militaires…
Pour les observateurs, Moscou montre ses muscles à la Turquie, qui ne semble guère s'en soucier et continue de bombarder les Kurdes du PYD, non seulement soutenus par les États-Unis, mais aussi par la Russie qui vient d'accueillir, à Moscou, un bureau du mouvement kurde…

Dans ces conditions, force est de constater que l’optimisme n'est guère de rigueur et le flot de réfugiés ne faiblit pas au détriment de l’UE…
De toute façon, même si les armes se taisent, rien n’est résolu pour autant.
En admettant même qu’un cessez-le-feu tienne dans la durée, alors que ni Daech ni Al-Nostra ne sont partis au dernier accord, le compromis à trouver relève de la quadrature du cercle : Il faudrait organiser le pays en cantons de sorte que toutes ses communautés puissent se sentir en sécurité à l’abri d’une large autonomie et que tous les courants politiques de l’insurrection puissent rester maîtres des positions qu’ils se sont assurés.
Une carte, de l’avis de tous, très difficile à établir.
De plus, il faudrait aussi définir les pouvoirs de l’État central et décider de qui l’incarnera, l’actuel président ou un autre issu d’une autre communauté.
Mais qui, qui soit agréé à la fois pas l’Iran et de l’Arabie saoudite, des chefs de file des camps chiite et sunnite, qui ne voudront ni l’un ni l’autre renoncer à contrôler la Syrie sans être évincé ?
Pour les Saoudiens comme pour les Iraniens, l’enjeu est si fondamental qu’il faudra soit que les cantons pèsent beaucoup plus que l’État central et puissent s’aligner sur l’une des deux puissances régionales soit que le futur président syrien rassure aussi bien Riyad que Téhéran.
D’autant qu’au Yémen, l’Arabie saoudite et l’Iran se combattent par chiites et sunnites yéménites interposés dans une guerre dont la cruauté est au moins égale à celle du conflit syrien.
Les monarchies pétrolières et l’Iran sont également aux prises à Bahreïn, petit État du Golfe dont la famille régnante est sunnite alors que la population est très majoritairement chiite.
En Irak, on se rappelle que l’intervention américaine a mis aux commandes une majorité chiite, et depuis, l’affrontement est permanent entre les deux religions de l’islam que soutiennent pleinement leurs parrains respectifs, parfois au détriment des chrétiens de la zone, une fois de plus, qui meurent dans le silence international.

Au Liban, les tensions s’avivent de jour en jour entre les protégés sunnites et chrétiens de l’Arabie saoudite et le Hezbollah, la puissante organisation politico-militaire chiite créée, armée et financée par l’Iran.
Et c’est sans compter sur le sort des urnes : L’Iran a voté pour renouveler à la fois le « Majlis », le Parlement, et « l’Assemblée des experts », l’instance cléricale à laquelle il reviendra, le jour venu, d’élire le successeur du Guide suprême, l’homme le plus puissant de la République islamique.
Réformateurs et modérés ont décidé de faire front, contre les conservateurs, derrière le très pragmatique président de la République sortant.
Et ça a fonctionné : Le chef de l’État pourra libéraliser le régime de l’intérieur et rechercher une détente avec l’Arabie saoudite en Syrie, au Yémen et au Liban.
Pour compliquer le tout, aux USA, les urnes vont parler dans huit mois : Rien ne dit qu’il y aura « continuité » diplomatique sur le sujet de la Syrie en particulier et au Proche-Orient et Moyen-Orient en général.

L’effondrement des cours du pétrole vide par ailleurs et à grande vitesse les caisses des États, jusqu’en Algérie, en passant par la Libye, les Kurdes, l’Irak, Daech, l’Iran, les monarchies pétrolières, le Mexique et même la Russie.
Le premier à faire faillite, c’est le Venezuela qui en est à brader son or.
Comble d’ironie, celui-ci, avant d'être vendu, n’étant pas reconnu comme satisfaisant aux critères mondiaux, doit être envoyé en Suisse pour y être refondu et « purifié »…
La stabilité de tous ces pays a longtemps reposé sur la capacité de ses gouvernants à acheter la paix sociale : Ils et elle vacillent jusque dans le Maghreb, déjà amplement fragilisé, si proche de l’Europe et de la « Gauloisie-pétocharde » en particulier.
D’autant que celle-ci n’est quasiment plus gouvernée : Vous allez pouvoir vous en rendre compte dès cet après-midi.
« Bling-bling » en a été jusqu’à prétendre la semaine dernière que le « capitaine-de-pédalo-à-la-fraise-des-bois » devait se démettre très vite.

Voilà qui me fait bien rire (malgré ma côte manquante) : Le chômage régresserait au sens du BIT et de « Lyne-sait » tout.
Il a ce qu’il lui faut pour envisager de se représenter, sans même de « primaires-soces ».
C’est vous dire, que sans vouloir devenir pessimiste, il n’y a pas lieu d’être vraiment optimiste, finalement…

mardi 8 mars 2016

C’est plié !


Depuis mardi soir dernier, on sait !

« Il-a-rit-pine-tonne » et « Macdonald-Trompe » ont toutes les chances de s’affronter le 8 novembre prochain, pour un mandat de 4 ans, à compter du 1er janvier 2017, à la tête de la « première-puissance » mondiale.
Bon, on peut encore penser qu'un autre républicain, voire l’ex-maire de New-York, viendra perturber ce scrutin, mais c’est très loin d’être joué : Lui, je le vois bien plus pour 2020, pas avant.
Lui aussi d’ailleurs…

De là à dire que l’élection de novembre est également pliée, il n’y a pas loin : Il suffit désormais à la démocrate de se contenter de ne pas avoir de programme et d’enfoncer le clou des « délires », nombreux et compacts, de son concurrent qui se présente comme d'un clown et en dit désormais qu'il ne tiendra aucune de ses promesses pré-électorales, pour gagner haut-la-main (elle est déjà à 52 % des intentions de vote), tellement même nombre de républicains sont abasourdis par les propos du bonhomme.
Pour vous donner une idée, j’ai collecté quelques perles.

Ses propres concurrents républicains m’ont d’ailleurs amplement aidé en sous-entendant que son programme était inexistant. Sur son site, il se contente en effet d'afficher ses idées sur cinq thématiques : L'immigration, les impôts, les armes à feu, le département des Anciens combattants et les relations commerciales avec la Chine.

D’ailleurs, pour lancer sa campagne, en juin 2015, « Macdonald-Trompe » a frappé fort. C'est avec une proposition des plus outrancières que le milliardaire a capté l'attention des médias et marqué les esprits : Construire un mur tout le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour mettre fin à l'immigration clandestine. « Le Mexique nous envoie des gens qui ont beaucoup de problèmes. Ils ramènent de la drogue, du crime, ils envoient leurs violeurs. »

Une grande muraille haute de 9 à 20 mètres, au gré de ses discours.
Une proposition qui semble clairement irréaliste : Elle est techniquement infaisable à certains endroits, par exemple le long du fleuve Rio Grande.
Certes, des barrières ont déjà été installées sur plus de 1.000 kilomètres, pour un coût total de plus de 6 milliards d'euros. Mais rendre l'intégralité de la frontière hermétique est virtuellement impossible. Et le département de la Sécurité intérieure dépense déjà plusieurs millions chaque année pour maintenir les barrières existantes et réparer les brèches, ce qui n'empêche de toute façon pas de creuser des tunnels pour passer la frontière.

Ensuite, mettre fin au « droit du sol », comme il le propose, semble compliqué à la lecture de la Constitution des États-Unis. C'est l'opinion de nombreux analystes.
« Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l'État dans lequel elle réside », stipule en effet le 14ème amendement. D’autant que la Cour suprême s'est déjà penchée sur ce texte en 1898.

Mais toutes les propositions du milliardaire en matière d'immigration ne sont pas impossibles. Bannir temporairement les musulmans étrangers par exemple… inimaginable ?
Non, une telle mesure n'est pas forcément inconstitutionnelle même si elle contrevient au droit international.
D'autres propositions sont nettement moins controversées : Généraliser l'usage de la plateforme « E-Verify », censée permettre aux employeurs potentiels de vérifier le statut migratoire d'un candidat à un emploi, ou mieux surveiller les détenteurs de visa sont des idées relativement un peu plus sérieuses.

En matière de politique étrangère, il veut jouer les gros-durs. Sous son mandat, « l'armée américaine sera si puissante que je ne pense pas que nous aurons besoin de l'utiliser », assure-t-il : « Personne ne viendra nous chercher. »
Pour lutter contre le groupe État-islamique, il compte couper les ressources des djihadistes en faisant « exploser » les installations pétrolières de la région. Après ça, « il n'y aura plus rien », promet-il, et les compagnies pétrolières américaines pourront se rendre sur place et reconstruire.
Notez que c’est un peu ce qui se passe depuis quelques temps…

Brookings Institution, un think-tank très connu, assure qu'en matière de politique étrangère, le milliardaire développe une vision du monde « remarquablement cohérente ». Même si elle représente « un grand pas en arrière dans l'histoire », avec un retour à des concepts passés de mode depuis la seconde guerre mondiale.
Je demande à voir…
Car il défend notamment une position isolationniste, en remettant en cause la plupart des accords de libre-échange signés par les États-Unis, pas assez « justes » à son goût. Or, même si le libre-échange est un pilier de la politique étrangère du pays depuis 1945, les appels au protectionnisme se multiplient ces dernières années. Certes, la partie serait difficile pour lui qui devrait faire face à un corps diplomatique hostile, mais le pouvoir de la présidence en la matière est important.

Il promet de simplifier le Code des impôts. Opérer un gros coup de rabot pour les sociétés, qui se verraient au maximum taxées à 15 %, contre 35 % aujourd'hui.
Limiter le taux maximal d'imposition à 25 % pour les plus riches.
Et supprimer purement et simplement l'impôt sur le revenu pour les individus qui gagnent moins de 25.000 dollars par an – un peu moins de 23.000 euros, pas loin de 2.000 euros/mois, la moitié du seuil de la richesse d'après notre « François III  » : Demi-riche en somme !
Petite touche d'originalité, pour prétendre à cette exonération, les Américains concernés devraient tout de même remplir un formulaire à destination des impôts pour simplement dire « I win » – « Je gagne tant ».
Un peu démago, mais ça marcherait même en « Gauloisie-ruinée »…
Commentaire autorisé : « Grosso modo, c'est ce que les candidats et législateurs républicains proposent depuis des années. « Trompe » ne sort pas vraiment du moule. » 

Certes, il veut notamment couper les vivres de l'EPA, l'Agence de protection de l'environnement, et laisser les États gérer l'éducation – autant de dépenses en moins pour l'État fédéral. Et pour ça il peut peut-être compter sur la croissance, qu'il estime à 6 % sous sa présidence : Un tel objectif relève du « fantasme », d'après « The Economist ».

Comme tous les républicains, il veut à tout prix se débarrasser de « l'Obamacare », la réforme du système de santé portée par « Baraque-Haut-bas-mât ». Pour la remplacer par « quelque chose de génial » : Mais personne, même pas lui, ne sait encore quoi, parce qu’il reste très « vague » sur le sujet, sec quoi ! Je génie a ses limites...
Dans ses différentes interventions, il défend surtout une plus grande concurrence entre les assurances santé, afin de faire baisser les prix.
Et pour ceux qui ne pourront pas se permettre de financer leur couverture médicale, il en dit que : « Il y aura des gens qui n'ont pas d'argent qui ne seront pas capables d'être couverts ». Pour ceux-là parmi les plus pôvres, il propose pour l'heure une expansion des programmes fédéraux comme « Medicare », sans plus de précision.
Mais il fait une promesse humanitaire en échange : « Je ne veux pas voir des gens mourir dans les rues. »

S’il gagne, le monde en sera bouleversé, hors l’affaire du mur (un de plus !), il propose aussi de saisir manu militari tous les puits de pétrole irakiens et syriens au bénéfice des compagnies américaines (après ou avant les avoir détruits ?)
Cela fait des années qu’il affirme que Washington doit adopter les méthodes des conquérants d’autrefois et se « payer sur la bête ». 

Il propose aussi de laisser « Blabla-char al-As-sale » et « Vlad-Poux-tine » régler, à leur façon, le problème de l’EI en Syrie.
Fidèle à son isolationnisme viscéral, il ne veut pas que l’Amérique se mêle de ce dossier. Son directeur de campagne, Corey Lewandowsky, affirme, malgré les évidences, que « Blabla-char » « maîtrise la situation » et que « Poux-tine » frappe bien les zones contrôlées par l’État islamique.
Autrement dit, il s’en lave les mains.

Il envisage également d’employer de nouveau la torture contre les terroristes et massacrer leurs familles. Il propose non seulement réintroduire le « waterboarding », en principe sans danger de noyade, dans les techniques d’interrogatoire même si, selon lui, « ce n’est pas assez dur »…
Évidemment, il ne fermerait pas la prison de Guantanamo, qu'il ferait au contraire prospérer.

Bien sûr, on vient de l'évoquer, il est question d’interdire, pendant une période, l’entrée des musulmans sur le territoire américain. Une mesure anticonstitutionnelle qui concernerait même les touristes.
Il ne dit pas si elle s'appliquerait aussi aux riches Saoudiens et autres qataris…

Avec « Poux-tine » il ne cesse de faire assaut de compliments et ce dernier le lui rend bien. Le maître du Kremlin affirme que « Trompe » est un « leader talentueux ».
Comme dans les années 30, les populistes nationalistes s’entendent comme larrons en foire, il n’y a pas à dire.

Il compte renégocier le traité d’alliance entre les États-Unis et ses deux principaux alliés en Asie, le Japon et la Corée du Sud.
Selon « Trompe », Tokyo et Séoul ne participent pas assez au financement de la présence américaine sur leur sol.
Là encore, c’est l'une de ses obsessions récurrentes, dont il parlait déjà au début des années 90.

Il se propose de réduire aussi la présence militaire américaine en Europe : « Cela permettrait à notre pays d’économiser des millions de dollars », assure-t-il, qui ne juge pas le Vieux Continent menacé par la Russie de « Poux-tine ».
Il a tort : Il s’agit de milliards de dollars…

Enfin, il a récemment déclaré que Pékin devait « faire disparaître » le leader nord-coréen. Une proposition radicale qui a le mérite de la franchise…
En revanche, il propose d’augmenter fortement le déploiement américain dans le Pacifique en vue de contrer ce qu’il considère comme la vraie menace contre les États-Unis : La Chine !

Pour le reste et depuis longtemps, « Trompe » est un farouche opposant de la diplomatie commerciale multilatérale.
Rappelons qu’en bon protectionniste, il veut dénoncer le traité dit Nafta (North American Free Trade Agreement) avec le Canada et le Mexique, et le tout récent TPP (Trans Pacific Parnership) avec certains pays d’Asie.
Évidemment, s’il est élu, il stopperait les négociations en cours avec l’Union Européenne à travers le TAFTA.
Voilà qui devrait plaire à quelques-uns… 
Et on comprend pourquoi « Marinella-tchi-tchi » lui fait les yeux-doux : Entre blonds, on se comprend, forcément !

Un tel assaut de démagogie irresponsable pourrait séduire et changer la face du monde, quoique les sites de migration au Canada aient vu leur trafic démultiplié depuis la semaine dernière !
Non pas pour un immense progrès, mais pour rentrer au mieux dans une « période de fortes turbulences », voire dans une régression historique : Rappelez-vous des administrations « Boubouche », père et fiston.
Tous les deux étaient « isolationnistes » et tous les deux ont finalement porté le fer et le feu hors du territoire américain !
Les détours de l’Histoire, tout de même, d’autant que, connaissant désormais les conséquences du bordel ainsi produit, on ne peut guère en dire que ces deux périodes ont été fastueuses de paix et de prospérité pour le monde entier : Mais ce sont leurs successeurs démocrates qui ont dû assumer les crises, pas toujours avec brio !

Aussi, si la « raison » devait pour une fois l’emporter, il me semble que l’élection « d’Il-a-rit-Pine-tonne » est déjà acquise.
Et là, ça m’emmerde me fait caguer un maximum : Il me faut finaliser l’écriture – et donc le scénario – du roman à vous proposer pour l’été prochain.
L’idée générale était que les « arsouilleries » de « Mythe-errant » sortent enfin sur la place publique.
Ce qui est en cours d’ailleurs (suivre les liens pour mieux comprendre), comme prévu dès l’origine en 1992/1993 par leur auteur, sauf que je me suis rendu compte entre-temps qu’il n’a pas été le seul « à en croquer ».
Et ce n’est plus quelques dizaines de milliards de dollars de l’époque, mais bien plusieurs centaines de milliards qui sont en cause, notamment aux USA (même si on n’en verra qu’un « petit-bout » ensemble cet été) !
Un « truc » qui aurait pu « sortir » seulement si « Jeb-Boubouche » obtenait l’investiture républicaine, pour scier sa candidature finale au profit de sa concurrente démocrate : Une « arme de destruction-massive » justement entre les mains de l’administration démocrate…
Un peu comme quand « Bling-bling » promettait « l’arme nucléaire » contre « déesse-khâ », souvenez-vous de la période 2011, avant l’affaire du Sofitel.

Or, « Jeb », il a depuis renoncé, tellement la menace semblait crédible au « clan-Boubouche ». Du coup, la « munition » restera dans les cartons à Washington et a désormais peu de chance de débouler en « tornade de feu » sur le continent européen.
Peut-être même que la « gauloise » sera enterrée au plus vite et au plus profond par la même occasion pour éviter que celle des démocrates fasse « long-feu ».
J’en suis là de mes « créations », imaginant quantité de scénarii alternatifs pour mieux coller à l’actualité de notre environnement, une fois de plus.
Dur, finalement, de vous faire découvrir ce qui vous ait caché, encore et toujours…

lundi 7 mars 2016

Le « Brexit » à venir.


La fin de la démocratie en perspective ?

C’est la question qui est finalement posée, parmi d’autres, dans cette affaire-là, en pense-je.
Doit-on laisser aux peuples le choix de leur avenir ?
Peut-on en user pour exercer un chantage sur ses partenaires, style, je vais tout casser ?
Une question diabolique, d’abord parce que les grecs n’ont pas hésité à en faire autant, sans succès, et qu’ensuite, en Grande-Bretagne il n’est pas question de retirer cette prérogative historique « usuelle » (il n’y a pas de constitution écrite) aux sujets de leur très gracieuse Majesté.
Pensez donc.
Et pourtant…

C’est le piège des élections : Le conservateur « Da-vide-Camé-Rhône », loin d’être un populiste, doit sa réélection en 2015 à sa promesse, qui date de janvier 2013, d’organiser un vaste référendum sur ce sujet à ses électeurs, avant 2017.
Depuis, pressé par son opinion publique, il a indiqué que cette consultation aura lieu le jeudi 23 juin prochain, 2016.
Il rentrait de Bruxelles et d’un marathon de négociations présenté comme victorieux, lui permettant d’annoncer qu’il ferait enfin campagne pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union !
« Pof », le surlendemain, son collègue « Bobo-ris-Johnson », maire de Londres lui-même conservateur, se positionne en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne !
Qui est pris qui croyait prendre au piège les europhiles de tous pays !
Et « tac », la Livre plongeait.
C’est simple, quand je suis passé à Londres dans le Talkie-Walkie, à peine recousu début décembre 2015, la Livre valait 1,40 euro.
Aujourd’hui elle ne vaut même pas 1,30 euro…
La réponse du berger à la bergère : Les marchés des devises ont déjà voté !

C’était pourtant prévisible, puisque le 12 juin 2015, l'agence de notation Standard & Poor's (la seule qui accorde encore au Royaume-Uni son AAA) dégradait sa perspective de « stable » à « négatif », indiquant que le référendum sur la sortie de l'Union représente « un risque pour les perspectives de croissance du pays ».
Autrement dit, le « fish & chip » (sans arête) est nettement plus cher à l’importation, mais la Rolls-Royce a été dévaluée de 7 % en moins d’une semaine à l’exportation : Ça va devenir abordable, finalement…
Et booster toutes les exportations du Royaume : Une vraie dévaluation-compétitive (comme en rêve « Marinella-tchi-tchi »), sauf que l’UK, faut-il le rappeler était globalement déficitaire en matière d’import-export à hauteur de 33,7 Md£ (1,9 % du PIB) en 2014. Les exportations reculaient, à 507,7 Md£ (– 1,6 %), tout comme les importations totales, à 541,5 Md£ (– 1,5 %).
Les échanges en volume ont en revanche progressé, de + 0,6 % pour les exports et + 2,2 % pour les importations : Au total, le commerce extérieur a pesé négativement à hauteur de 0,5 point sur la croissance du PIB britannique en 2014 (+ 2,8 %).
On attend les chiffres 2015 qui devraient être meilleurs.

Notez que la stabilité du déficit total masquait la hausse de l’excédent des services (+ 7,0 Md£ à 85,9 Md£) qui était compensée par celle du déficit des biens (– 7,0 Md£ à 119,6 Md£). Les importations de biens étaient également en baisse de 1,6 % (– 6,9 Md£, à 412,5 Md£). Les exportations de services progressaient en revanche de + 2,7 % à 214,9 Md£.
Et de préciser que la baisse en valeur des exportations et des importations de biens tenait déjà à la chute des échanges de produits pétroliers.
Ce recul s’explique surtout par la chute de 11,6 % des prix du pétrole exprimés en Livre, alors que le recul des exportations de biens s’explique par des effets prix : Les prix des exportations britanniques ont ainsi baissé de – 3,3 % en 2014, ce qui laissait à penser que les exportateurs avaient réduit leurs marges pour compenser la hausse de la Livre.

Hors pétrole, les exportations de biens britanniques avaient atteint 259,4 Md£ (– 3,0 %) en 2014, en baisse de 8,0 Md£ par rapport à 2013. Cela est principalement dû à la baisse de 4,1 Md£ des produits semi-manufacturés, qui constituent le 2ème poste à l’exportation du Royaume-Uni.
Seuls les exportations de produits manufacturés finis (près de la moitié des exportations de biens) progressaient, de 0,9 Md£ (+ 0,6 %) en 2014, à 147,6 Md£. 
Les exportations de services avait augmenté de 5,7 Md£ en 2014, à 214,9 Md£.
Les exportations de services aux entreprises, 1er poste à l’exportation du Royaume-Uni, s’établissaient à 58,1 Md£, (+ 14,1 %).
Et les exportations de services financiers, d’assurances et de retraites, qui représentent ensemble le 1er poste d’exportations du Royaume-Uni, diminuaient de 1,1 Md£ (– 1,6 % à 68,6 Md£), l’effet d’une Livre trop chère : Voilà qui va leur donner un nouveau souffle en cas de « Brexit » !

Il faut dire aussi que, sur le plan politique, depuis son adhésion, le 1er janvier 1973, à la Communauté économique européenne (CEE), devenue l'Union européenne (UE), le Royaume-Uni, que son Premier ministre soit conservateur ou travailliste, n'a cessé de demander une renégociation des traités européens, en général pour obtenir des exemptions, des « opting out ».
Autrement dit, la démarche du premier ministre, « je vais tout casser », s’inscrit dans la stricte continuité historique.

En elles-mêmes, les concessions accordées, sur la restriction d'aides sociales aux migrants et sur les protections pour la City, sont certes regrettables mais acceptables. Plus grave est la dispense, en cas de nouveaux traités, de respecter l'objectif pourtant fondamental et figurant au préambule du Traité de Rome, d'œuvrer pour « une union toujours plus étroite ».
Et si l'on souhaite conserver nos amis britanniques dans l'Union, ce n’est pas trop payer en estiment d’autres : Ce ne sont que des points de détail.
Mais à force de demander des renégociations perpétuelles, le moment du « ras-le-bol avec les Anglais » pourrait bien être arrivé, d'autant que l'histoire incite à penser que cette renégociation ne sera pas la dernière !
Certes, on peut objecter que l'Union européenne pèse plus lourd avec le Royaume-Uni, même doté d'un statut spécial, que sans le Royaume-Uni, notamment dans le domaine vital de la Défense, son budget approchant l'objectif de 2 % du PNB (Produit national brut).
Ce à quoi l’on pourrait répondre qu’en tout cas, le Royaume-Uni restera dans l’Otan : C’est le porte-avions avancé des USA, dans tous les domaines, stationné à proximité du continent européen qui va bien au-delà de l’Oural et ils en ont besoin : D’où leur position jamais démentie contre toute sorte de « Brexit ».
Ce n’est donc pas le point important…

Je dois avouer que ma visite à Londres chez des « collègues » de « mon boss » avait plusieurs objectifs. Notamment pour eux de savoir si nous pouvions héberger à Monaco quelques « sièges sociaux », eux les spécialistes des plateformes « off-shore » exotiques de la finance.
Surprenant, non ?
On les a très vite découragés en leur affirmant que les négociations de transparence fiscale, notamment avec la « Gauloisie-fiscale », seraient abouties sous peu pour une mise en place prévue le 1er janvier 2018 d’un système automatique d’échange de données (un serpent des mers désormais signé depuis).
Du coup, déçus, on n’a pas vraiment avancé sur les autres points à l’ordre du jour de ces réunions, mais j’ai pu faire des « repérages » pour le prochain roman de l’été à venir.
Et en réplique, ils ont de leur côté avancé sur un projet qu’il examinait alors déjà, de rapprochement de la City, le London Stock Exchange, et de la Deutsche Börse, posée à Francfort-sur-le-Main.
Une opération bien accueillie par les marchés, même si elle pourrait être contrariée d'ici la fin du mois par l'offre tout récente de l'intercontinental Exchange qui possède déjà plusieurs bourses (New-York, Lisbonne, Milan et un temps Euronext) qui a permis quelques opérations à découvert sur options assez juteuses pour « mon boss » des deux côtés de la Manche… Six à sept pourcents en plus aux échéances hebdomadaires, du beau boulot !
Et la place de Paris, laissée sur place dans la « course à la taille »…
Elle se rattrapera avec les grecs et les espagnols, mais plus tard et seulement peut-être.

Il n’empêche, la perspective du « Brexit » excite plus d’un neurone, jusqu’au G20 des ministres des finances de Shanghai la semaine dépassée qui hurle au défaitisme mondial.
Pour ma part, j’ai l’impression que tout le monde se cache derrière son petit-doigt et joue à se faire peur.
Non seulement le « Brexit » est devenu juridiquement possible dans le traité de Lisbonne (article 50, SVP pour ceux qui ne l’ont pas lu) alors que ce n’était pas prévu avant.
Et puis ça a déjà été fait : L’Algérie en 1962, le Groenland en 1985 et Saint-Barthélemy en 2012, les deux derniers devenant des pays et territoires d'outre-mer associés à l'Union européenne…
D’autant qu’une sortie de l’UE, ce n’est pas une sortie des accords commerciaux et douaniers de libre-échange existants par ailleurs, ni pour les anglais, la sortie de l'Euro, puisqu'ils n'y sont pas entrés.
C’est juste une sortie des institutions : Et ce qui est kon, c’est que le retrait britannique pose la question de sa Présidence du Conseil de l'Union Européenne prévue de juillet à décembre 2017. Quelle légitimité aura une Grande-Bretagne sur le départ (qui n’aura pas lieu immédiatement, mais en plus vraisemblablement en 2018 en cas de « Brexit »), pour diriger, impulser et prendre des décisions qui ne lui seront plus applicables en fin d’année, vous demande-je un peu ?

Et pour mieux se faire peur, on agite des catastrophes : Airbus a fait savoir qu'elle risquait de revoir ses investissements et capacités de production au Royaume-Uni s'il venait à sortir de l'Union européenne.
Ford et BMW ont également mis en garde le gouvernement britannique contre des effets potentiellement très néfastes pour l'industrie britannique d'une sortie de l'UE.
Le patron d'HSBC, la grande banque sino-britannique, a déjà pris ses dispositions en cas de sortie de l'Union Européenne : 1.000 emplois seraient de toute façon transférés de Londres à Paris, mais le siège resterait à « Canary Wharf », après avoir boudé Hong-Kong.
Diverses organisations locales estiment que sortir de l'Union européenne conduirait à un appauvrissement du Royaume-Uni. Le think-tank « Open Europe » chiffre cette perte à un total de 2,23 % du PIB britannique en… 2030.
La Confederation of British Industry, la plus importante organisation patronale du royaume, estime que l'appartenance à l'Union européenne représente un bénéfice de 5 % du PIB britannique. Son représentant, Mike Rake, considère que « pour l’instant, personne n’a offert d’alternative crédible au fait d’être membre de l’UE. »

Le cabinet Euler Hermès estime de son côté que l’appartenance du Royaume-Uni à l'UE lui donne d’abord l’accès à un marché de 500 millions de consommateurs. Les exportations britanniques seraient donc particulièrement  pénalisées par un « Brexit » : Un manque à gagner d'au moins 9 milliards de Livres sterling (11,5 milliards d'euros) et encore, si en se retirant des institutions européennes, Londres signait un accord de libre-échange avec le continent.
Dans le cas contraire, le scenario chiffrerait à une perte de 30 milliards de Livres sterling, un trou que la Grande-Bretagne mettrait 10 ans à combler.
Avec des secteurs les plus touchés comme ceux qui sont aujourd'hui les plus dépendants du marché européen, les services financiers, l’automobile, le textile, l’agroalimentaire et la chimie.
Ajouter à cela, un recul des investissements étrangers : Moins 210 milliards de livres (270 milliards d’euros) dans les 4 ans suivant un « Brexit » affirme l’étude. Elle conclut que les entreprises britanniques risquent de payer une note très salée en voyant leurs chiffres d’affaires divisés par 2 !
Et tout le monde semble avoir gobé cette étude délirante prise pour argent comptant, sans même tousser.

Et tout ce remue-méninges pour quelle raison ?
Eh bien uniquement pour un « coup politique » de politique … interne !
« Da-vide-Camé-Rhône » porte le statu quo « amélioré » et l’UK reste dans l’UE : Il en sortira renforcé et aura dégagé les perspectives pour sa prochaine réélection en, en plus, cerise sur la gâteau, à ne pas avoir à y revenir avec les écossais indépendantistes, voire les irlandais du nord frondeurs…
Entre-temps, il aura gagné quelques biscuits à Bruxelles.
S’il échoue et que le « Brexit » passe, il termine sa carrière politique sur un échec et passe le flambeau à « « Bobo-ris-Johnson » pour négocier la sortie effective : Rien de catastrophique hormis pour lui qui perd son job.

Pour ma part, je reste persuadé que tôt ou tard, les britanniques sortiront de l’UE. Si ce n’est pas en juin, ce sera la prochaine fois, à l’occasion d’une alternance plus ou moins lointaine et qu’il faut s’y préparer : L’Europe est encore trop fragile pour se permettre d’être bloquée face à ses problèmes en permanence par un partenaire « velléitaire-contrarié » qui rejoue à chaque fois la scène du deux de la vierge effarouchée.
Il faut qu’elle avance au moins avec la « zone euro », alors même que les Belges (et autres) font voler en éclat l’accord Schengen et que la crise grecque n’est toujours pas réglée.
On a nous aussi nos « natios » à gérer, et ce n’est pas de la tarte.

Et puis pour tout vous dire, ces gars-là persistent à ne pas conduire comme tout le monde sur leurs routes, comptent en pouces, en pieds, en « miles », en pintes et en livres : Ce n’est pas naturel, d’autant qu’ils ont déjà fourni un effort himalayen et méritoire pour passer au système décimal…

C’est tout le malheur d’un peuple de « démocrates » dans l’âme, toujours à hésiter quant à son destin, veut-on nous faire croire.
Non, ils sont d’abord foncièrement « british » et ça les honore. Mais de-là à galvauder cette fierté et particularité dans des échéances électorales répétitives, il y a un gouffre létal pour la démocratie.
On prend une décision et on s’y tient, point-barre : Et ils l’ont prise en adhérant à l’UE en 1973, personne ne les a forcé, loin de là, et depuis ils ont contribué à la construction européenne et n’ont pas plus que d’autres vocation à exercer un « chantage » aux « opting out ».
Même si, tant que ça marche, c’est également à porter à leur honneur.

Enfin bref, on verra ça en juin : Il peut couler beaucoup d’eau sous les ponts de la Tamise entre-temps.
Avec un estran de 3 à 6 mètres de hauteur, parfois 7, bloqué en aval par la « Thames Barrier » : C’est qu’ils ont été traumatisés par la dernière inondation de 1953, eux, pire que les parigots et leur zouaves qui répètent une inondation qui n'aura jamais plus lieu !
Pour l'heure, c'est encore et toujours « Rule britannia », n’est-ce pas !