Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 3 mars 2016

La mise à mort du contrat de travail !


Et pas seulement en « Gauloisie-du-labeur »…

J’y reviens enfin !
Ce n’est pas la « crise », enfin les crises, mais le progrès technique qui va générer les plus grandes destructions d’emplois de tous les temps dans nos pays avancés et même tous les autres.
Le dernier forum de Davos l’a annoncé à travers sa thématique de la « 4ème révolution industrielle » auquel « mon boss » a participé de loin en loin.
Il en est revenu, comme je l’ai déjà dit, avec le moral dans les chaussettes… sous les semelles, même !

1 – Même les grands patrons du monde n’y croient plus : Ils ont sorti une étude qui estime que d’ici 2020, dans 4 ans donc, la balance entre destruction et création va mener à une perte nette de 5 millions d’emplois…
Peanuts me direz-vous ?
Sauf que de ce qu’en a rapporté les « sachants » et les médias, d’abord ça se rapporterait à l’ensemble du monde « des riches »… z’entreprises, puis ensuite à la seule Europe : Or, ils n’ont rien compris !
Cette étude se base uniquement sur des entretiens avec 1.346 patrons d’entreprises de toutes tailles, toutes activités, issus des cinq continents.
Et ceux-là répondaient pour eux-mêmes alors qu’ils ne dirigent, de manière cumulée, que 13,5 millions de salariés dans le monde entier…

Quand vous analysez cette estimation, c’est donc une perte nette de 5 millions de salariés à rapporter à 13,5 millions… soit 37 % du total !
Et à un horizon court : 2020, c’est demain.
Dans 4 ans, pas plus.
Un véritable changement en profondeur qui n’a aucune raison d’être endiguée sous 10 ans, l’année qui suivra l’exposition universelle de Paris.
En cause, les nouvelles technologies, qui regroupent aussi bien l’intelligence artificielle, que la robotique, l’automatisation, l’impression 3D, les nanotechnologies ou la génétique : Elles vont radicalement changer le besoin en main-d’œuvre et la façon de travailler.

Selon cette étude, « la moitié des patrons pensent que les nouvelles technologies vont changer la nature de l’emploi et mener vers une forme de fin du salariat, où les travailleurs seraient payés à la tâche ».
Ce qui m’étonne, c’est qu’ils ne sont que la moitié à le penser…
Alors que les évidences sautent aux yeux.
L’avenir c’est donc beaucoup plus l’auto-entreprenariat, les contrats de mission, les CDD, l’intérim plutôt que les CDI, comme si ce n'était pas déjà le cas dans les seules embauches…
Non seulement ce dernier ne sera plus jamais « à vie », hors les fonctions publiques et hospitalière – quoique, là encore il faudra bien tailler dans le gras pour adapter l’offre et ses financements aux besoins réels –, mais en plus il a un « coût caché » en cas cessation.
C’est légal et incontournable en cas de licenciement, ça l’est de la même manière en cas de départ à la retraite, même si tout le monde l’oubli, alors que justement, la loi « Elle-Konnerie » tente d’en plafonner les coûts (à un niveau élevé) : Une initiative qui risque de ne devenir finalement qu’un plancher automatique…
Vous verrez : De quoi tuer tout le dispositif. À l'éviter à tout prix !

D’ailleurs vous le savez maintenant : « Menuet-Valse » a rencontré, en marge de son passage à Davos, un quarteron de « big-patrons » qui lui ont tous dit tous les atouts de la « Gauloisie-prospère » ! Une véritable déclaration d’amour…
Et le « gugusse », avant de se faire traiter de « petit-zizi » par nos agriculteurs, en a pris plein les yeux et a pris conscience que la seule chose qui bloquait les investissements étrangers, voire les « relocalisations », c’était une grosse épine dans la voute plantaire : Le code et les conditions de travail !
Incompréhension manifeste : On ne réglemente pas le progrès technique et la crise « Taxis/VTC » aura été le révélateur aux yeux du monde de cette cécité gouvernementale gauloise qui touche à l’autisme mâtinée de trisomie…
Depuis, il semble qu’on s’oriente vers une solution de « taxation-nouvelle », une de plus – ils ne savent faire que ça – pour racheter les licences des taxis qui prennent leur retraite.
L’erreur aura été de les rendre cessibles : Une erreur historique, qui va coûter « chaud » à tout le monde, qui date de 1995 (merci à « Bat-la-mou » et au « cousin-Passe-quoi »), et a été corrigée par la loi du 1er octobre 2014 n° 2014-1104 modifiant l’article L. 3121-2 du code des transports, mais que pour l’avenir…

Oh, le CDI ne disparaîtra pas totalement, loin de là, mais va régresser phénoménalement : Question de coût, de flexibilité, de réactivité, mais aussi de tâches « régaliennes » voire d’impératifs de proximité.
Même si les efforts de la robotique restent actuellement – on n’arrête pas de nous en bassiner – pointés sur l’interface « accueil », il faudra quand même un type qui ouvre le matin les « boutiques » et « usines » des « marchands assis », qui les ferme le soir et qui « relève les compteurs » en journée.
Sans compter la fonction de « dépanneur » et de « remplaçant ».
Je sais : J’ai bien une femme de ménage pour mes locaux vénitiens. Non seulement elle déclenche régulièrement l’alarme, mais il faut que je repasse le balai et le chiffon après son passage, tellement ça reste dégueulasse, moi le fondé de pouvoir de cette « boutique » de « mon boss-à-moi », pas vraiment payé pour ça.

Dans une « autre vie », je faisais même les livraisons de dépannage urgent, après les heures de fermetures, parce que restées sur le quai-départ, alors que j’étais le DAF-tout-puissant…
Et je ne te vous raconte pas l’époque où j’étais Secrétaire Général de mon importateur de patron du moment quand il m’arrivait de passer mon week-end en avion à aller chercher un échantillon en provenance d’Asie en transit à Téhéran, resté bêtement oublié en douane, parce que le lundi à la première heure il le fallait pour le présenter au client et valider ainsi sa commande et qu’il n’y avait personne d’autre pour le faire…
Je te vous jure, vouloir sauvegarder des emplois, quelle galère parfois !
Ni la fois où j’ai fait un voyage-éclair en hélicoptère pour aller chercher une pièce métallique oubliée au fond d’un bassin de galvanisation, sans quoi le palettier qu’elle devait « verrouiller » menaçait de s’effondrer au premier coup de vent sur les gusses qui bossaient en-dessous, mettant au chômage technique le chantier, plus les 200 autres, sortis de là par mesure de sécurité, à se tourner les pouces pour plus de 24 heures…
Pas mieux quand j’ai embauché toute une équipe de volontaires et loué le matos pour creuser une tranchée d’un demi kilomètre en 48 heures d’un week-end afin que les konnards qui n’avaient pas budgété son coût dans leur devis que je refusais de payer, parce que hors de prix pour ce « dépassement », puissent poursuivre la pose de leurs tuyaux d’eau le lundi matin.
Tout ça, aucun robot n’aurait jamais pu le faire, je le sais bien…
Non seulement il faut être « vigilant », mais aussi « polyvalent », imaginatif, créatif et débrouillard, tout en restant hautement « spécialisé » dans sa … spécialité.
Or, ce n’est pas vraiment à la portée du premier-venu.

Lorsque le risque statistique de chômage sera de 50 %, alors il faudra être capable de s’adapter et d’intégrer la précarité, les variations importantes de revenus et rebondir.
C’est le prochain défi des générations que l’on forme actuellement.
Pour se préparer aux aléas parfaitement prévisibles que l’immense majorité des gens vont connaître pour ne pas dire subir dans les 10 ans qui viennent.

2 – Reste le problème du financement des « inactifs » (malades, incapables, feignants, asociaux, retraités, « trop-jeune », migrants) : C’est simple, il n’y a déjà plus de pognon dans les caisses.
Et les outils de production (et de distribution) sont en surcapacité et « fragiles » d’un point de vue financier (comptable, la caisse quoi !).
Il faut vous dire que le « capitalisme » fonctionne depuis toujours comme « au moins coûtant ».
C’est même sa raison d’être et pousse au progrès tous les jours : Le type qui n’est pas dans la course avec son process dépassé au niveau de ses coûts de production de la valeur-ajoutée, ils meurent et tue l’emploi.
Il est « décliniste » par essence dans un monde fermé et clos.
Des solutions à part partir à la conquête de planètes nouvelles à coloniser ?

Dans l’attente de cette perspective, les pays du G20 se sont engagés, samedi dernier, à utiliser tous les outils de politiques, comme la monétaire, la budgétaire ou la structurelle, pour renforcer le redressement mondial qui reste irrégulier.
« Le redressement mondial continue, mais il reste variable et au-deçà de notre ambition pour une croissance puissante, durable et équilibrée », a indiqué un communiqué publié à l’issue des réunions des ministres des Finances et des gouverneurs de la banque centrale du G20, organisées durant deux jours à Shanghai.
Ils citent, comme vulnérabilités de l’économie mondiale, des flux de capitaux volatils, la chute des prix des marchandises, l’escalade de tensions géopolitiques, une sortie potentielle de l’Union européenne par le Royaume-Uni (le Brexit dont on reparlera ultérieurement) et des réfugiés en augmentation massive.
En bref, l’absence de croissance.

D’ailleurs ils consentent à « renforcer la confiance » et les politiques monétaires continueront de soutenir l’activité économique et d’assurer la stabilité des prix, mais les outils monétaires, seuls, ne peuvent mener à une croissance équilibrée, a indiqué le communiqué, précisent-ils très justement.
Soulignant au passage leur impuissance face un endettement hyper-massif que personne ne remboursera…
« Nous recourrons à des politiques budgétaires de manière flexible pour renforcer la croissance, la création d’emplois et la confiance », a-t-il ajouté.
« Nous calibrerons attentivement et ferons connaître clairement nos actions liées aux politiques macroéconomiques et structurelles, afin de réduire l’incertitude, minimiser les répercussions négatives et promouvoir la transparence », a affirmé ce communiqué.

Des vœux pieux dans un monde soumis à des conflits qui ne s’épuisent pas, à une concurrence tous azimuts qui s’exacerbe, à une guerre des devises à laquelle se rajoute une guerre des matières-premières, pétrole et gaz en tête : Ils n’ont rien compris, ou se trompent résolument, parce qu’il n’y aurait pas de solution !

3 – Bien sûr que si, qu’il y a un avenir, m’exclame-je !
Grosso-modo, il s’agit de faire des gosses, parce que ça pousse au kul et que (nos femmes aiment ça) ce sont eux-seuls qui portent l’avenir.
Une façon de tourner le dos aux « déclinistes » !

D’autant que demain, l’énergie ne coûtant vraisemblablement plus rien, en fait n’étant plus limitée, ni pour des raisons techniques, ni pour des causes financières, ni par des « barrages politiques » du type « dogmatisme-despotique-écolo », il nous sera possible d’avancer encore plus vite et plus fort.
Mais à condition de façonner un nouveau rapport avec le financement de la vie d’une humanité toujours plus nombreuse !
Et là, ce n’est pas gagné…

D’une part, nous n’avons aucun « modèle » à proposer qui ait pu faire ses preuves.
D’autre part, nous allons crouler peu ou prou sur l’afflux de réfugiés, là dans l’immédiat si encore « la dette » nous laisse le loisir de survivre.
« Mère-qu’elle » y voit une aubaine économique pour une population vieillissante et déclinante, ce qui n’est peut-être pas faux…
Mais de là à reprendre le mot de Coluche, « ces immigrants qui viennent bouffer le boulot de nos portugais », il n’y a pas loin…
D’ailleurs, on sent de toutes parts les positions s’arc-bouter : Chacun a peur pour soi et on veut bien le comprendre.
Quitte à rester dans une position rétrograde pour ne pas dire réactionnaire, de « gôche » comme « d’extrême-droâte », de défense des « acquis-sociaux » ou des « valeurs Républicaines » plus ou moins indispensables.
C’est quand même fabuleux ces archétypes de « pensée » qui veut qu’on soit toute sa vie « au boulot », esclaves de petits-chefs à la kon, de peur d’être déclassé dans le chômage (une « peine » bien réelle, il faut le dire) pour espérer atteindre le plus tôt possible l’âge de la retraite à survivre mal de bobos en bobos jusqu’à l’échéance finale…
Le capitalisme organise aussi la pénurie, même sur le marché du travail : Dans l’abondance, il n’y a plus de prix-marchand d’une chose ou d’un service, l’arbitre final de toute activité laborieuse.

Or, il va falloir sortir de ces « équilibres instables » et « oser ».
C’est une des raisons pour laquelle je suis cette idée de « revenu universel ».
Si c’est de la « distribution à tous vents », nous n’en auront pas les moyens et il vaut mieux y renoncer.
Si c’est un « filet de sécurité » adroitement créé et géré à l’attention de quelques-uns – le plus nombreux possible, en principe, mais en commençant par un petit-bout seulement – ça peut devenir l’avenir.
Une activité à temps-partiel (même si je n’aime pas l’idée de contingenter le travail, car c’est voler le « prolo » dans sa seule richesse et, moi le « Corsu », j’ai un immense respect-natif pour le « laborieux »), voire une multitude d’activités partielles, salariées ou non, créatives ou de loisir, pour faire la différence en plus du « filet ».

Quant aux financements, c’est assez facile : Si on devait parler de « TVA-Sociale », c’est là et seulement là qu’elle prendrait toute sa valeur.
Vous savez que je suis contre l’idée de cette « TVA-Sociale » : En prendre plus pour en disposer de moins, c’est une absurdité, une autre façon de voler le « prolo » malgré lui, surtout si c’est pour nourrir un Léviathan, voire un Chronos étatique qui mange ses enfants…
C’est pour cette raison que j’ai proposé l’idée d’une « cotisation sociale sur les produits manufacturés », CSPM sur les biens et services, et seulement ceux-là.

Là, il faudra que j’y revienne tôt ou tard, parce que l’idée n’a reçu que très peu de soutien, alors qu’elle est logique, simple et efficace à plus d’un titre.
Et qu’elle pose le problème de sa propre universalité … mondiale !
Mais que de problèmes seraient alors dépassés si elle était en place dès maintenant.
Une autre fois : Je dépasse déjà de 20 % le quota des 2.000 mots imposé par Monsieur mon « Conseiller omnipotent » pour mes « billets ».

Bien à toutes et tous !

I-Cube

mercredi 2 mars 2016

Chômage : Un chiffre dont personne ne parle !


Le chômage patronal…

La piqûre semble pourtant prendre, même si c’est dans la jambe de bois des dogmatismes ambiants : Pas d’employeur => Pas d’employé !

Personnellement, j’ai commencé ma carrière professionnelle par pointer aux Assedic, à une époque révolue où on rendait l’uniforme de l’armée des appelés.

Il faut dire qu’en même temps que de défendre la Patrie bien-aimée (bleus contre rouges), je poursuivais un cursus d’expert-comptable par correspondance : Pas facile, je vous assure.
Puis, une fois libéré de mes obligations citoyennes, j’ai trouvé un poste de « remueur de palettes » dans une épicerie de quartier et j’ai cumulé deux cursus « post-bac +++ », en même temps que de remuer des caisses dans la réserve de la boutique, je précise, puis à préparer les dossiers de quelques énarques réunis dans une commission saisie pour rendre des avis autorisés…
Bien payé d’autant que j’abattais le boulot à l’allure de Stakhanov, mais là encore, pas facile pour préparer mémoire puis thèse et finaliser mes études de droit et d’expertise-comptable.
En trois ans qu’a duré la période postérieure, j’ai dû changer 4 ou 5 fois de job, trouvant « mieux » à chaque fois, jusqu’à me poser comme « DAF » dans la (grosse) boutique de mon « premier boss » pour de vrai.
Celui-là est mort sénile, ayant perdu mémoire et ciboulot : Il faut dire qu'il notait tout de toutes ses journées depuis l'après-guerre sur des petits cahiers qu'il empilait dans sa cave et qui faisaient « référence ».
C’est dire si la vie était facile pour moi : Je prenais un kilo par an, malgré les quelques régimes successifs avant d'abandonner l'idée, sans discontinuer.

Il a fallu que je dégage pour être frontalement en opposition avec mon « Dégé » de l’époque qui ne faisait que des konneries et, sur la fin, je passais mon temps à les rattraper ou à en atténuer les conséquences : Dur métier !
Mais lui était le « fils de » (la famille associée du boss), moi une barrique qui enflait d’anxiété me demandant chaque matin ce qu’il allait bien pouvoir inventer pour me pourrir la journée : Ce gars-là, il arrivait à 10 heures après avoir emmené ses gosses au collège car il habitait loin. Du coup, il arrivait avec une idée nouvelle qu’il avait ressassée durant tout le trajet dans les embouteillages.
Et il fallait donc aller jusqu’au dessert, voire parfois le pousse-café, pour le convaincre qu’il était atteint de diarrhée-mentale (des idées de crotte qui dégoulinent), et si je bossais de 7 à 10, je pouvais me remettre à bosser de 15 à 19, quand il était reparti, avant de me coltiner les embouteillages du soir.
Et le samedi-dimanche, c’était « Le Boss » qui te vous réveillait au téléphone à 4 ou 6 plombes du mat’ pour une urgence : C’était un « matinal » qui s’endormait à table sur le coup des 21 heures si ça prolongeait un peu trop !

J’étais « chassé » et je n’ai pas eu trop de mal à retrouver un boulot de secrétaire général d’une (grosse) boutique d’import-export qu’il fallait booster.
Mon deuxième boss était pire que le premier : Même en vacances sur son yacht, il était capable de t’envoyer une fournée de fax ou de télex à traiter en urgence…
Je n’ai pas tenu très longtemps, mission quasiment accomplie !
Le troisième me foutait une paix royale, mais gâchée par les syndicalistes locaux : Toujours un kilo de bidoche de plus par an, mais sans régime : Trop jeune et pas le temps pour ça…

Alors je me suis mis « à mon compte » pour une activité qui n’a même pas de nom et qui n’existe pas dans les bouquins, au service des « petits-patrons » : Redresser leur boîte en leur lieu et place, réduire les coûts, tous les coûts, avec un seul impératif : Préserver l’outil de travail, donc les compétences en place, donc l’emploi, donc – sauf à 5 exceptions près sur plus de deux décennies – jamais de licenciement !
Et ça a marché, jusqu’au jour où des « trisomiques » m’ont offert un pont en or pour reprendre « ma boutique » (qu’ils ont flambée rapidement) au moment même où je pressentais qu’il fallait que je me casse loin, soit un peu après le premier tour des élections municipales de 2014 : Là, j’ai balisé pour l’avenir de mon pays, ce que les scrutins suivants m’ont confirmé.
Tout ça pour vous dire si le patron de TPE/PME, l’artisan, le semi-industriel, je connais sur le bout des ongles, tellement j’en ai croisés.

Vous le savez, depuis, j’ai repris une activité de « fondé de pouvoir » pour un énième « Boss » sur une offre sur le mode : « Personne ne peut refuser ! »
Admettons, me suis-je dit : Je pourrai toujours reprendre pied sur mon voilier le moment voulu.
Pour l’heure, ça va bien, même si je sais pertinemment que je suis en permanence sur un siège éjectable : C’est la vie, qui a d’ailleurs désormais un horizon qui se précise quant à sa durée probable.
Comme je le disais à « l’Ami-râle », mes toubibs sont optimistes, mais pas mes assureurs, ce qui veut tout dire… et bien plus !

Ceci précisé, je reste étonné de la cécité ambiante quant au sort des « employeurs », cet inconnu hors dogme !
On crache dessus sans vergogne, le séquestre, l'agresse, l'insulte à l'occasion sans savoir vraiment leurs responsabilités à la tête de leur boutique, quand il s’agit d’arbitrer entre plusieurs « inconvénients », ou de louvoyer entre plusieurs impératifs et récifs par vents contraires.
D’autant qu’ils sont d’abord « seuls » et la plupart du temps méfiants : Ils en ont trop vus pour ne plus être naïfs.
Et ils sont 63 à 65.000 à déposer le bilan tous les ans.
Et encore, la liquidation judiciaire, ce n’est qu’un aspect de ce grand-gâchis de talents et de volontés : Il y a les liquidations amiables, propres sur elles, sans passif resté impayé, encore plus nombreuses.
Et pire encore, les cessations d’activité silencieuse qui ne sont jamais répertoriées.
C’est simple, s’il y a 6,6 millions de chômeurs (maintenant on ne cause plus que 5,8 millions, peu importe…) c’est qu’il y a des dizaines de milliers d’ex-patrons qui ont mis la clé sous la porte, plus ou moins discrètement, dans tous les secteurs d’activité, de l’exercice d’activité libérale à l’industrielle en passant par les agriculteurs et plein d’autres.

Les études qui circulent font état de 10 % des chefs d’entreprise qui ont déjà connu une situation de chômage au cours de leur carrière en tant que dirigeant.
Pour le cabinet Altares, le nombre de défaillances d'entreprises a augmenté de 0,8 % en 2015. 
Les tribunaux ont prononcé 63.081 jugements en 2015, contre 62.586 l'année précédente.
Je vous le dis, seulement les jugements, pas les radiations pour cessation d'activité, 5 à 6 fois plus nombreuses : Personne ne saura jamais…
Pire encore, la note moyenne évaluant la capacité des entreprises (qui font appel aux marchés) à rembourser leur endettement sur le long terme est à un niveau légèrement plus bas que pendant la crise financière 2008-2009, indique un rapport de l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's publié le mardi 12 janvier dernier : Heureusement qu’elle ne note pas les autres !
C’est une partie de mon activité, avec mes « fameux scoring » abondamment copiés et mis au point dans le milieu des années 80, qui explique, au cas par cas, pour quelles raisons les banquiers ne financent plus l’activité économique : Un, la situation est très loin d’être brillante ; deux, les perspectives ne sont pas meilleures ; trois, les banquiers eux-mêmes sont tétanisés par « les risques » : Résultat, ils préfèrent payer des taux d’intérêt négatifs pour garder à l’équilibre leur précieux ratios imposés par l’autorité étatique quand ce n’est pas l’Europe et la finance mondiale !
Autrement dit, ce n’est pas « que du bonheur » qui se prépare, loin de là.

D’ailleurs, Le directeur du pôle Entrepreneuriat Étudiants de l’université de Grenoble nous raconte que : « Connaissant le milieu et les difficultés que peuvent rencontrer les entrepreneurs, je trouve ces chiffres plutôt bas ».
Il a raison : Ils ne prennent pas tout en compte.
Là encore, c’est juste de l’arithmétique-basique : On se plait à raconter depuis deux ou trois décennies que 200 à 250.000 nouvelles « immatriculations » sont constatées tous les ans.
On devrait donc trouver plus de 6 millions d’entreprises à rajouter au stock préexistants des années 90 et… elles ne sont pas plus nombreuses qu’à cette époque-là : Toujours entre 2 et 3 millions selon les époques et le périmètre que l’on compte !

Dans leur ensemble, les chefs d’entreprise n’ont pas froid aux yeux : 64 % d’entre eux disent ne pas avoir peur de se retrouver au chômage. « Le chômage, c’est l’échec, une sanction, un tabou », résume un chef d’entreprise qui a connu une longue période de chômage après la fermeture de son entreprise, avant de rebondir avec un nouveau projet entrepreneurial.
Cette dévalorisation de l’inactivité peut parfois virer au déni. « Le chef d’entreprise est dans le présent, il doit gérer les problèmes au quotidien, ce qui peut l’empêcher de se projeter ».
Je dirai même, « les urgences & konneries »…

Un déni qui se retrouve dans les chiffres d’une autre étude : Si 86 % des chefs d’entreprise interrogés disent être conscients qu’ils ne seront pas couverts en cas de chômage, seuls 3 % ont choisi de s’assurer (parce que c’est possible).
Pourquoi si peu d’anticipation ?
« L’entrepreneur est habitué à regarder toutes ses dépenses. Il ne veut pas dépenser à des fins non-productives ».
Alors que même pour retrouver un emploi, les chefs d’entreprise ne font pas confiance à « Paul-en-ploie » : « J’ai préféré me tourner vers mon propre réseau et plancher sur un nouveau projet entrepreneurial. Ça m’a boosté ! », témoigne un autre.
Il faut dire que c’est galère chez « Paul-en-ploie » pour trouver un salarié proche du profil recherché : Je peux en témoigner quand je présidais aux destinées de mes « petites-associations ».
Quand j’étais salarié, je ne m’en occupais pas, me réservant le dernier entretien d'embauche : Autant choisir la personne avec qui on va travailler, dès qu'on peut.
Et quand j’étais « patron » de ma « petite-boutique », je n’avais pas de salarié : Que des collaborateurs « patrons-chez eux ».
Au moins, sur les dossiers des clients, on parle d’égal à égal, sans arrière-pensée et quelle que soit le rôle de chacun.

Reste, tout de même, que 56 % des chefs d’entreprise qui ont connu une période de chômage font le choix de devenir salarié. « Un choix pas facile même si l’entrepreneuriat demande plus de sacrifices, il faut aussi quitter plus de liberté ».
Ce n’est même pas vrai : Combien de cadres supérieurs ai-je rencontré m’affirmant que le « lien de subordination », ils n’en ont jamais souffert ?
En revanche, on gagne en confort quand on est salarié…
Le mythe du loup et le chien de Lafontaine, ça vous rappelle quelque chose ?

Pourtant, le chômage peut se révéler comme une expérience bénéfique pour le chef d’entreprise. « J’ai découvert des ressources en moi que je n’aurais pas eu en étant salarié : Capacité à résister, à rebondir, et à positiver. »
Personnellement, ce qui m’a le plus étonné, ce n’est pas ça (tellement j’ai confiance, abusivement peut-être, en moi-même) : C’était de découvrir le nombre de gens, considérable, bien plus que je ne pouvais l’imaginer, qui glandaient – très occupés au demeurant – sur les boulevards !
J’avais tellement l’habitude des embouteillages, que j’étais inconsciemment persuadé que tout le monde était comme moi, à devoir rentrer aux mêmes horaires de dingue, ne pouvant pas le faire plus tôt…
Je crois que le pire, quand j’étais parigot, c’était l’A4 : Plus d’une fois, j’ai pris le raccourcis de la bande d’arrêt d’urgence…
Les autres chemins, c’était « file de gôche » en toutes circonstances.

Toutefois, je souhaite garder à l’esprit ce qu’on oublie souvent qui est l’incertitude dans laquelle les entrepreneurs sont plongés depuis toujours, mais plus férocement depuis bientôt 10 ans et souligne la résistance qui est la leur et que, grâce à leur bravoure, ils combattent ce chômage endémique qu’ils aimeraient eux aussi voir reculer (C’est une chaîne : Les salariés des clients et/ou fournisseurs, sont les clients des clients et/ou fournisseurs. Quand les uns vont, tous les autres vont !).
Lorsque l’économie va mal, ils connaissent des moments très difficiles dans leur existence professionnelle et personne ne semble vouloir le voir.
Certes, le malheur des uns n’est pas à opposer à celui des autres, il s’agit juste ne pas oublier qu’il n’y a pas d’emploi sans employeurs ! 

La période de mutation économique que nous connaissons depuis 2008 aura été la plus difficile que le monde occidental ait connu depuis l'effondrement de 1929 ; depuis la crise des subprimes de 2008, environ 65.000 entreprises par an ont été forcées de mettre la clef sous la porte ; passées pour la plupart par la procédure de sauvegarde et liquidées en grande majorité : Une catastrophe. 

Un autre point à noter : Selon des chiffres cités par l'Institut de veille sanitaire (InVS) lors d'un récent colloque, 480.000 salariés seraient concernés par la souffrance psychique au travail. Mais ce même institut interpelle sur le fait que la médecine du travail n'a pas mission, ni personne d'autre d'ailleurs, de comptabiliser ces mêmes données en ce qui concerne les travailleurs non-salariés (TNS), c'est-à-dire, en grande partie, des dirigeants d'entreprises.
Les dirigeants et notamment les plus jeunes se pensent immunisés. « Il y a une idéologie du leadership qui interdit tout signe de faiblesse, à la fois dans le comportement et dans la parole du patron », explique un enseignant-chercheur spécialiste des PME à l'université de Montpellier et fondateur de l'observatoire Amarok, premier du genre à étudier la santé au travail des patrons.
Et je confirme de mon côté : Que croyez-vous que soit l’origine de « mon diabète », hors la bouffe trop riche, trop rapidement et trop mal préparée ?
Le stress !
J’ai même eu un client, major européen dans son activité, atteint de Parkinson : À force, il ne pouvait même plus signer les chèques ni les contrats…, même de la main « gôche ».
Étonnant et pourtant vrai pour un droitier !
Un type qui avait été champion de tir-à-l’arc dans une autre vie antérieure et qui ne pouvait plus conduire tellement il était handicapé…
Notez qu’il avait les moyens d’un « TUC » (Travailleur d’Utilité Collective, un dispositif oublié des années 90) pour le véhiculer.

J’espère, j’espère seulement, que le discours va changer : Il change à la marge quand le « Capitaine-de-pédalo-à-la-fraise-des-bois » en dit qu’il n’est pas capable de créer des emplois, mais seulement « les conditions pour que les entreprises créent des emplois ».
Un discours que l’on n’entend même pas dans les rangs de la « droâte ».

Nonobstant, lui compte bien faire baisser le chômage de 500.000 âmes avec ses contrats de « formation » : Une façon comme une autre de s’autoriser à se représenter l’année prochaine, avec du pognon qui n’est pas à lui (et que personne n’a encore avant quelques dizaines d’années) !
Et ce sera suffisant pour que tout le monde gobe la manipulation.
Vous verrez bien tout seul, parce que je ne suis pas sûr d’avoir le temps de vous en reparler.

mardi 1 mars 2016

Ils sont merveilleux !


Souvenez-vous donc : 

C’était le 31 décembre dernier, « François III » assis à la barre de son pédalo en pleine tempête décrète « l'état d'urgence économique et social ».
Avec 3,59 millions de chômeurs, catégorie I (plus de 6,6 millions peu ou prou touchés par la précarité, entrés chez les « out » de façon durable : Vive l’économie « durable » !) en métropole fin 2015 et une courbe du chômage toujours en progression, il n'y avait personne pour le critiquer, sauf à crier leur soulagement ! 

Quelques semaines plus tard, le président désignait la ministre du chômage « Mymy-Elle-Konnerie » chef de guerre, au nez et à la barbe « d'Emma-nue-elle-McRond », invité à enterrer son second projet de loi.
À la nouvelle ministre, donc, de concocter les mesures qui permettraient de soutenir le marché du travail et nous avions salué son entrée au gouvernement.

Bon, au début, connaissant un peu les talents de la dame comme je l’explique dans le billet du lien ci-dessus, j’ai d’abord cru à une erreur de casting.
D’ailleurs, elle a confirmé très vite qu’elle ne connaissait rien à son code du travail : Tout le monde s’en est gaussé à son détriment, la « pôvre-minette ».
Elle avait clairement répondu qu’elle n’était pas là pour devenir avocat de droit du travail – ce qui n’est pas si kon – mais pour réformer, enfin, porter une réforme à venir du droit du travail en attendant le rapport « Bad-inter/Lyon-Caen ».
Un « bon choix », finalement, assez nulle et tarte pour qu’elle applique une « manœuvre » qui la dépasse, sans en comprendre ce qu’elle a à en dire…


De ce rapport, je n’en ai pas trop causé :
– D’abord parce que « Lyon-Caen », ce n’est pas une ligne de chemin de fer directe, ni même aérienne, mais un cador qui enseigne à Paris X-Nanterre (décidément pas la meilleure des facs de droit), et que « Bad », c’était la caution « inter/nationale » de la probité, mondialement réputé pour avoir aboli la peine de mort en « Gauloisie-des-raccourcis ».
Finalement en en réservant l’usage qu’aux seuls criminels, assassins, meurtriers et autres spadassins : Et il paraît même que c’est un vif progrès incontournable…
– Parce qu’ensuite, ce n’est juste qu’un récapitulatif, un résumé en 69 points, de ce qui existe jusque-là quant aux principes juridiques fondant les relations du travail, individuelles et collectives.
Autrement dit, rien de nouveau !
On avait même un peu l’impression qu’ils refaisaient un cours de droit sur le sujet pour la ministre en particulier et pour tous les autistes du gouvernement en général.
Il faut dire qu’ils ne sont pas très nombreux à connaître le sujet pour être presque tous férus et issus de la fonction publique : Deux mondes largement divergents en la matière.

Ceci dit, la déclaration formelle de guerre pour l'emploi était initialement prévue pour le 9 mars (date qui sera repoussée le temps de donner du temps au temps de quelques concertations de façade), mais c'était compter sans une fuite du projet dans la presse le 17 février.
Et son nouveau psychodrame « soce »…
Un projet de 131 pages que je n’ai pas lu et je ne suis pas le seul, qui tente de dépoussiérer et de simplifier le Code du travail, sans la moindre tentative de concertation ou de consultation, ce que note de son côté « Jupette » qui y voit de la précipitation mal-ficelée et d'essence libérale, sans aucune mesure de simplification, objet premier de la loi, sauf quelques-unes bienvenues.
Ça me fait bien rire, parce que s’ils n’ont pas été à le lire et à « penser » autour des thèmes avancés, ils ont été une Myriam myriade à lui balancer des sceaux d’acide, des injonctions néphrétiques et des déjections de mots d’ordre scatologiques, l’encre à peine sèche.
Même qu'ils se préparent tous à faire de monstrueux défilés unitaires pour demander le retrait du projet (à divers titres et notamment le barème des indemnités prud'homales).
Tout le monde avait son avis sur le sujet.
Il n’y en a qu’un qui a eu la bonne démarche : Notre valeureux « Conseiller omnipotent » qui a relevé l’analyse de la CGT-Cadre sur le sujet.
Pour en prendre connaissance, suivez le lien !
C’est très instructif.

Et de ce que j’en ai retenu, c’est qu’un grand-nombre de propositions est de toutes les façons contraires aux normes et règlements européens !
Autrement dit, ça ne passera jamais devant le Conseil Constitutionnel, ou alors « Fafa-l’empoisonneur », son nouveau président, il aura fait boire du sang contaminé au virus du sida – sa spécialité d'antan – à toute l’assistance, rapporteurs inclus…
Autrement dit, si on adopte de toute façon ce texte, non seulement c’est la rue qui défile (c'est déjà programmé), mais je ne te vous raconte même pas les contentieux à suivre pendant des années et des années jusque devant la CJUE.
Notez que le pays a l’habitude d’y être régulièrement condamné…
Ce qui ne change pas grand-chose, puisqu'il est ruiné et ne peut pas payer les amendes auxquelles il est condamné tout aussi régulièrement.
Raccourci de ma part sur ce coup-là : « Y’en a plein qui vont devenir europhiles-convaincus ! »

Bref, le foutoir avant même la présentation devant le conseil des ministres du fameux texte : On voudrait fusiller la « môme-Mire-Yam », on ne s’y prendrait pas autrement.
D’ailleurs, qui est à l'origine de la fuite ?
S'il n'est pas rare qu'un projet de loi paraisse dans la presse avant sa présentation en conseil des ministres, il est exceptionnel que le pré-projet transmis au Conseil d'État fuite. Le ministère avait adressé le texte à cette instance, mais aussi, et pour information, au Parti socialiste.
De là à dire que Solférino était à l’origine de la manœuvre…
Je n’ai rien dit, notez bien…
Une certitude cependant, le chef de file du PS, « J’y-sais-Camp-bas-des-lys », n'a pas pris de gants pour descendre en flammes la réforme, dans la foulée de sa « révélation » et dire « haut & fort » qu’en l’état, il ne votera pas le texte et ça ne changera rien à la débandade des « Eau-brie-Istres » qui se cassent de la direction du parti : Le ton était donné !
Bel effort de la synthèse !

Sous la menace de ce torpillage « soce », le gouvernement a déjà établi quelques éléments de langage et un compte « twisteur ». Il explique ainsi à qui veut l'entendre que ce projet s'inscrit dans la « continuité des lois portées par « Michou-Pas-Saint » et « François Rab-s’amène », et non pas dans celle de la « loi pour la croissance ».
Référence est faite à deux textes soutenus par des hommes jamais soupçonnés de ne pas être de gauche, cette horreur du « progrès en marche ».
À la différence de l'instigateur de la « loi pour la croissance », la fameuse « loi McRond »…
Et « Menuet-Valse » d’en rajouter une couche en prétendant qu’on n’est plus au XIXème siècle mais bien dans le XXIème, menaçant qu’il irait au bout des réformes si on ne veut pas tuer le pays (et le droit du travail, dont je rappelle que de mon point de vue, il est déjà mort : On s’expliquera sur le sujet une autre fois).
Bref, je demande à voir, puisqu'on le dit déjà démissionnaire de ses actuelles fonctions à Matignon !

« Elle Konnerie » a dû elle-même monter au front, dans Les Échos, pour expliquer que son projet est bel et bien de « gôche ». Mais là encore, personne n'a retenu grand-chose du fond de l'affaire. Car un point de son intervention a suscité la polémique : « Avec le Premier ministre, nous voulons convaincre les parlementaires de l'ambition de ce projet de loi. Mais nous prendrons nos responsabilités », a-t-elle déclaré. Sous-entendu, le gouvernement est disposé à utiliser le 49.3 pour faire passer la loi sans vote.
Magnifique non ? Une réforme d’ampleur privée de démocratie-parlementaire…
Qu’elle a d’ailleurs rapidement rétropédalé, estimant que ce n’était pas nécessaire ni même souhaitable : Têtue la gamine ! 

Le sommet de l'État s'est irrité entre deux. Pourtant, comme pour chaque entretien accordé à la presse par un ministre, le contenu a été relu et validé à Matignon et à l'Élysée. Sans coordination, semble-t-il…
Il est difficile d'imaginer que de nombreux « soces », voire des Républicains-Démocrates, amateurs de plateaux télé et radio, aient pris – ou aient eu – le temps de lire les 131 pages A4 du projet, les 20 pages de l'exposé des motifs… et qu'ils sachent analyser immédiatement l'impact sur le quotidien des salariés et des entreprises de ces nouvelles règles sur le temps de travail, le licenciement économique, ou encore la déconnexion numérique, en bref, d’autres ont « pensé » pour eux et balisé leur discours.
Jusque-là, ils sont désormais plusieurs dizaines à l'avoir lu et approuvé, dont les deux premiers ont été « Le-Mère » et « Jupette », ce dernier après l'avoir d'abord étrillé !

Pour calmer les troupes, « François III » a promis vendredi en huit, sur « Trans-Inter » et avant de se tirer « aux îles », que « les salariés français ne verront aucun de leurs droits remis en cause » par la réforme du droit du travail.
« Ce n'est pas l'État qui crée les emplois. Je crée les conditions nécessaires pour que les entreprises puissent le faire », a-t-il souligné, en déplacement à Bruxelles, où les instances européennes attendent depuis des mois des gages gaulois sur une réforme du marché du travail.

Entre-temps, quelques-uns crient au scandale et notamment les syndicats d’artisans.
Car la réforme de la représentativité patronale prévue dans le projet de loi met en difficulté l'UPA (artisans), handicapée par la taille de ses adhérents : La réforme du code du travail portée par la ministre du chômage instaure en effet de nouvelles règles pour mesurer l'audience des organisations patronales.
Si le texte est adopté, le nombre d'entreprises adhérentes sera désormais pondéré par le nombre de salariés de ces entreprises adhérentes en question.

Et pour montrer son mécontentement, la délégation des artisans a claqué la porte des négociations sur l'assurance-chômage le 22 février.
La loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle, l'emploi et la démocratie sociale, est venue créer des règles, jusqu'ici inexistantes, concernant la représentativité patronale. Désormais, il faut, pour être considéré comme « représentatif », posséder une audience minimale : L'organisation doit représenter au moins 8 % de l'ensemble des entreprises adhérentes à une organisation patronale. 

De cette audience dépend le « poids » de l'organisation, c'est-à-dire sa capacité à signer des accords, le nombre de sièges acquis dans les organisations paritaires comme l'Unedic (assurance-chômage) ou l'Agirc-Arcco (retraite complémentaire), ainsi que les crédits visant à financer la gestion des organismes paritaires.
Exit également « SUD » chez les salariés, selon le même procédé…

Dès lors, mesurer l'audience sur la base du nombre d'entreprises adhérentes, comme le prévoit la loi de 2014, aurait favorisé les organisations rassemblant beaucoup de petites entreprises comme la CGPME ou l'UPA (artisans). Et quand il s'est rendu compte des enjeux, le Medef a donc joué la fond la carte du lobbying pour faire en sorte d'introduire une mesure de l'audience basée sur le nombre de salariés, lui qui compte surtout des grands groupes.
Là, il a été écouté.
Le gouvernement a d'abord pris un amendement dans le cadre du projet de loi sur le dialogue social, instituant la prise en compte du nombre de salariés employés par les entreprises adhérentes pour la répartition des mandats et des fonds paritaires. Mesure retoquée au Sénat. 

Le gouvernement a alors proposé un autre amendement, voté celui-là, laissant la main aux organisations patronales pour s'entendre sur le sujet (avant de trancher lui-même si besoin).
Pendant de longs mois, aucun accord ne semblait pouvoir être trouvé. Le Medef a même tenté de livrer bataille en très haut lieu, via une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Mais en vain, le fait de tenir compte du nombre d'entreprises adhérentes ayant été jugé tout à fait conforme à la loi suprême. 

Tout en attendant la réponse à sa QPC, le Medef a négocié avec ses alliés de la CGPME, et ces deux organisations patronales ont fini par trouver un compromis, le 5 février. Pour mesurer l'audience des organisations, l'accord prévoit de prendre en compte à 80 % le nombre de salariés, et à 20 % le nombre d'entreprises adhérentes.
C'est exactement ce qui est retranscrit dans le projet de loi « Elle-Konnerie » aujourd'hui. Résultat, les autres organisations patronales crient au scandale, et notamment l'UPA.

Pour le reste, et notamment quant à savoir si ce texte répond à l'objectif présidentiel, et donc s'il va remettre des millions de chômeurs sur le chemin de l'emploi, il faudra attendre, car en « Gauloisie-pinailleuse », les projets de loi ne s'accompagnent jamais d'études d'impact…

Pour ma part, je pense qu’il ne s’agit que d’une « torpille » nucléaire qui vise à décomposer les partis politiques « dogmatiques ». Celui des « soces », bien sûr, mais également celui des « Républicains-Démocrates ».
Pour les premiers, c’est déjà fait avec « l’état d’urgence » et la déchéance de nationalité : Seul émergera à la fin des fins un président « fédérateur » qui sait reculer au moment adéquat.
D’ailleurs, il ne sait faire que ça sur la plupart des « dossiers-chauds ».
Au mieux, il « amende » et ça s’appelle « la synthèse ».
Pour les autres, comme pour la déchéance de nationalité, soit ils approuvent et se marqueront encore plus comme suppôts inconditionnels de la réaction et du « das groβ kapital », soit ils rejettent au moins pour partie, et confirmeront ainsi que leurs leaders n’en sont pas vraiment, absolument par « rassembleurs ».

Peu de chance que cette réforme-là aille jusqu’au bout telle quelle : Et qui qui sert de cobaye entre temps, sans se rendre compte que les choses vont toujours de mal en pis ?
Le gaulois de base, qu’on va chauffer sur la réforme de l’UNEDIC (l’indemnisation de son chômage) avant de s’attaquer une énième fois à sa retraite.
Quand je vous prédis que le « salariat » est moribond et va mourir, c’est vraiment qu’il y a des raisons « objectives » : Est-ce vraiment tout ce que nous avons à offrir à nos gamins comme perspectives d’avenir ?

En attendant, « Elle-Konnerie » aura bien joué son rôle d’allumeuse… de mèche !
Merci pour elle.
D’autant que depuis mon premier « billet » sur elle, qu’elle a dû lire, elle a adouci son maquillage (même si elle s’habille toujours comme un sac de pomme-de-terre), telle qu’elle en devient nettement plus « allumeuse » tout court !
Et puis, à fréquenter les ministères, elle fume moins (ou plus du tout), ce qui adoucit aussi son timbre de voix : Encore un peu et elle sera parfaite pour le sacrifice final !