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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 4 juillet 2025

2024, une année qui va être difficile (4/12)

La farandole des cyborgs (4/7)
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Et alors, là le Vladimir Poutine de la séquence répond un truc ahurissant qui n’a d’autre objectif que lui faire gagner du temps, le temps nécessaire à l’IA qui pilote le cyborg d’élaborer une suite cohérente avec les objectifs poursuivis : « Je vais vous dire maintenant que j’ai déjà terminé ces informations historiques. C’est peut-être ennuyeux, mais cela explique beaucoup de choses. » Et il s’arrête, comme pour chercher la suite.
Carlson n’a pas compris et redonne encore du temps à son interlocuteur en répondant : mais non pas du tout « elle n’est pas ennuyeuse, non » parlant de ce rappel historique partiellement erroné et de toute façon incomplet.
Poutine reprend enfin et poursuit sa logorrhée : « Eh bien, super ! Alors je suis très heureux que vous l’ayez autant apprécié. Merci beaucoup ! »
« Expression typique d’une IA conversationnelle » fait remarquer Paul à ses interlocuteurs « programmée pour rester toujours aimableet remercier son interlocuteur et ce quelles que soient les circonstances ! »
« Mais ça n’existait pas ! » s’insurge Julie.
« Si, mais ni en open source ni ouvert au public » lui répond alors Alexis. « J’en ai vu fonctionner sans le savoir et de façon bluffante » précise-t-elle en faisant référence à son séjour avec Aurélie, « la géante », sur l’un des navires de croisière[1] de la compagnie « Paradize Cruise » de Paul de Bréveuil !
Paul intervient pour éviter que le ton monte entre les deux femmes : « Gustave, vous nous préparerez un petit tour de notre « œil de Matignon » à Aubenas s’il vous plait, histoire qu’elle ne meure pas trop niaise… ».
Mot ambigu, à la fois dans la bouche de Paul et quant aux rumeurs concernant Julie qui de toutes les façons brille par son intellect et son parcours universitaire, alors que le cerveau de Paul aura vacillé récemment[2].
Aubenas, c’est là où sont montés les cyborgs de Paul.
« Et puis sachez que déjà les robots genre Siri répondent très bien à toutes vos demandes[3] »
 
Gustave relance la lecture du fichier vidéo dont les images s’affichent sur l’écran plat posé sur le mur de la salle de réunion, alors que Paul regarde probablement les mêmes images sur ses propres écrans vraisemblablement à l’autre bout de la planète.
« Ainsi, avant la Seconde Guerre mondiale » poursuit le cyborg de Poutine, « lorsque la Pologne collaborait avec l’Allemagne, refusait de répondre aux exigences d’Hitler, mais participa néanmoins avec Hitler à la division de la Tchécoslovaquie, mais comme elle n’abandonna pas le couloir de Dantzig, les Polonais l’obligèrent néanmoins à jouer trop dur et a forcé Hitler à déclencher la Seconde Guerre mondiale avec eux. »
Ce n’est pas très fluide ou le doublage est du « mot à mot » mal fait en jugera Julie à la fin de la séquence…
« Pourquoi la guerre a-t-elle commencé le 1er septembre 1939 depuis la Pologne ? Elle s’est révélée intraitable. Hitler n’avait pas le choix pour mettre en œuvre ses plans en commençant par la Pologne. »
« Vous voyez bien que c’est n’importe quoi » s’interposa Gustave en arrêtant la lecture du DVD. « Hitler avait procédé bien avant à son Anschluss et revendiqué les Sudètes qu’il avait occupé…, si je ne m’abuse. La Pologne n’a joué que le rôle de victime du chancelier… »
« À moins que nos livres d’Histoire à nous racontent des blagues ! » lance alors Alexis dans un moment d’ingénuité abracadabrant !
Gustave éclate de rire à cette remarque. Julie reste interdite ce jour-là où le petit comité débriefe l’interview alors que Paul hausse les épaules devant sa webcam et cingle d’un ton mi-amusé, mi-scandalisé : « Et c’est une journaliste diplômée et accréditée qui nous raconte ça… ».
Désabusé…
 
Car Poutine aura persisté : « À propos, l’Union soviétique – j’ai lu des documents d’archives – s’est comportée très honnêtement et elle a demandé à la Pologne la permission d’envoyer ses troupes pour aider la Tchécoslovaquie. Mais le ministre polonais des Affaires étrangères de l’époque a déclaré que même si des avions soviétiques volaient vers la Tchécoslovaquie en passant par le territoire de la Pologne, ils abattraient au-dessus du territoire de la Pologne. Pas grave…
Mais ce qui est important, c’est que la guerre a commencé et que la Pologne elle-même est devenue victime de la politique qu’elle a menée à l’égard de la Tchécoslovaquie, car selon les protocoles bien connus de Molotov-Ribbentrop, une partie de ces territoires est revenue à la Russie, y compris l’Ukraine occidentale. La Russie, sous le nom d’Union Soviétique, retrouve ainsi ses territoires historiques.
Après la victoire dans la Grande Guerre patriotique, comme on dit, c’est la Seconde Guerre mondiale, tous ces territoires ont finalement été attribués à la Russie, à l’Union soviétique.
Et la Pologne, en guise de compensation, il faut supposer, a reçu des territoires occidentaux, à l’origine allemands, la partie orientale de l’Allemagne, une partie des terres, ce sont aujourd’hui les régions occidentales de la Pologne. Et, bien sûr, ils ont de nouveau rendu l’accès à la mer Baltique, et Dantzig, qui a commencé à être appelé en polonais, a de nouveau été rendu. C’est ainsi que cette situation s’est développée.
Lors de la formation de l’Union soviétique, nous sommes déjà en 1922, les bolcheviks ont commencé à former l’URSS et à créer l’Ukraine soviétique, qui jusqu’à présent n’existait pas du tout. »
 
« C’est vrai » avance à ce moment-là Carlson, pour valider cette étape de l’exposé du cyborg de Poutine qui rejoint alors le narratif connu de cette époque.
« La journaliste accréditée » que reste Alexis et néanmoins la narratrice de ce récit précise au lecteur de ce volume qu’il faut rappeler que les « livres d’Histoire » rapportent qu’au XIXème siècle, dans la « Nouvelle-Russie » conquise sur le khanat de Crimée et l’Empire ottoman, un afflux important de colons russes et ukrainiens peuple la steppe pontique à tchernoziom, que les Tatars de Crimée avaient utilisée pour le pâturage extensif.
C’est alors que cette région devient le « grenier à blé » de l’Empire russe, qui développe aussi l’industrie et l’extraction minière dans ce qui est aujourd’hui appelé le Donbass (mot-valise soviétique pour désigner le bassin du Don).
C’est ainsi que la majorité ukrainienne a commencé à se former dans la région.
Or, en 1918, l’Ukraine retrouve son indépendance avec le soutien de l’Empire allemand, mais après leur défaite, elle n’est pas en mesure de la conserver et est occupée par l’Union soviétique et la Pologne : un premier démembrement.
L’Allemagne prussienne n’était déjà pas « le bon cheval ».
 
Il faut préciser que, devenue l’une des républiques de l’Union soviétique en 1922, l’Ukraine connait une brève embellie dans les années 1920 avec la « nouvelle politique économique » qui permet aussi le développement de sa langue et de sa culture.
Mais la prise de pouvoir de Staline est rapidement suivie par une collectivisation forcée assortie de confiscations, qui réduit les populations rurales à la misère et ont culminé avec le génocide de masse de la population ukrainienne, entré dans l’Histoire sous le nom de « l’Holodomor », dont sont victimes entre 3 à 4,5 millions de paysans, au moment où l’URSS exporte massivement ses céréales afin d’accumuler des capitaux pour son industrialisation, y compris dans le Kouban, cette région de l’Est voisine de la Mer d’Azov, alors fortement peuplé d’Ukrainiens.
La « terreur rouge » s’abat en même temps sur les élites pour éradiquer tout sentiment national ukrainien et toute velléité d’indépendance. L’Ukraine en gardera un cruel souvenir étalé sur plusieurs générations !
 
Et la Seconde Guerre mondiale transforme l’Ukraine en un champ de bataille particulièrement sanglant pour les militaires des deux camps comme pour les civils. Les conventions de Genève y sont totalement ignorées et les minorités du pays sont pratiquement décimées. En particulier, l’importante population juive ukrainienne est quasiment exterminée par les nazis tandis que les Tatars et les Allemands de la mer Noire sont systématique déportés par le NKVD.
Pas étonnant qu’en réaction, la collaboration en Ukraine durant la Seconde Guerre mondiale avec l’engagement de certains Ukrainiens aux côtés des nazis, se manifeste sous diverses formes, comme l’assistance et la coopération dans la lutte contre les communistes et les Polonais et dans la persécution des Juifs…
Un épisode honteux pour beaucoup de collaborateurs ukrainiens qui se retrouvent dans les unités de la Wehrmacht. Plus de 700 collaborateurs servent alors comme soldats dans la 5ème panzerdivision SS « Viking », 1.000 dans la division SS « Frundberg », beaucoup encore dans la 22ème division Keitel, la brigade Nora, etc.
La 14ème division de grenadiers SS Galicie (première division ukrainienne) reçoit ainsi le nom de « Division SS Galicie » le 12 octobre 1944.
 
Dans une Ukraine encore politiquement jeune et cherchant sa propre voie culturelle, les collaborateurs, en particulier Stepan Bandera et Roman Choukhevytch, incarnent à ce moment-là des figures ambivalentes dans la culture de l’Ukraine contemporaine : à la fois responsables d’atrocités au nom de l’idéologie nazie, ils ont également mené l’Ukraine à son indépendance face à l’Union soviétique.
Ce dernier aspect est celui qui a été mis en avant après le début des années 2000 par des militants et politiciens favorables à leur réhabilitation historique, remportant un soutien grandissant dans la population ukrainienne, même si des groupuscules ainsi qu’une partie de la population, surnommés les « bandéristes », embrassent également leur idéologie nazie, avec un soutien grandissant rapidement depuis la révolution ukrainienne de 2014 et les tensions avec la Russie. Néanmoins, l’extrême-droite ukrainienne reste un phénomène marginal et divisé.
Mais tous ces détails « historiques » ne sont même pas mentionnés par le cyborg de Poutine se contentant manifestement de recracher la seule doxa des bases de données russes expurgées par le FSB.
 
L’histoire contemporaine, qu’on retrouve facilement dans la presse du moment, retient que Viktor Iouchtchenko, ancien président de l’Ukraine de 2005 à 2010 succède à Viktor Ianoukovytch et c’est lui qui a signée en 2010 un décret pour reconnaitre à titre posthume le statut de « Héros de l’Ukraine » à Stepan Bandera ainsi qu’aux principaux membres et théoriciens de l’OUN, provoquant des manifestations de protestation dans les régions de l’Est de l’Ukraine, incluant des scènes d’immolation d’effigies du président, ainsi qu’à l’international en Pologne et en Israël. Il se serait abstenu de raviver les divisions culturelles des souvenirs en Ukraine, il n’y aurait probablement pas eu de conflit dans le Donbass !
Ainsi, Iouchtchenko est à l’origine des premières politiques mémorielles nationales visant à marginaliser les identités des pro-russes à l’Est et au Sud de l’Ukraine, en privilégiant l’interprétation historique et la mémoire nationaliste, plus en phase avec les aspirations de l’Ukraine occidentale, qui ont été un catalyseur majeur de la diffusion de ce nationalisme historique.
Néanmoins, dès les élections suivantes en 2010, les Ukrainiens élisent à nouveau son opposant Victor Ianoukovytch, lequel retira cette reconnaissance dès l’année suivante en 2011, ce qui suggère que la question identitaire importe moins aux Ukrainiens que leur désir ordinaire de vivre une vie décente.
Et lorsque cela a à nouveau échoué en 2014, une autre contestation explosive apparut avec la révolution ukrainienne de 2014.
Ce n’est que peu après ces événements qu’un portrait de Bandera fut aperçu à la mairie de Kiev.
 
Alexis Dubois, la narratrice de ce recueil précise que cette question identitaire restera un enjeu politique clé pendant la décennie suivante.
En effet, après la révolution ukrainienne de 2014, les politiciens, dont le nouveau président Porochenko, continuent d’essayer de surfer sur la vague identitaire pour récupérer les voix du parti Svoboda, quitte à s’attirer les faveurs des partisans des collaborateurs en instituant via le Parlement ukrainien en mai 2015 les « lois de décommunisation » déclarant héros de la libération les deux organisations paramilitaires OUN et UPA, un jour d’hommage national le 14 octobre, instituant également des sanctions légales pour quiconque remettrait en cause ces statuts et punissant la promotion d’idées communistes et les symboles soviétiques.
 
Au même moment les accords de Minsk II sont signés et proclament l’autonomie des régions séparatistes à l’Est, ce qui déplait fortement à la population d’Ukraine occidentale, bien plus peuplée que l’Est, qui reste dans l’incompréhension face aux promesses du gouvernement d’unité du pays, après les milliers de morts sacrifiés lors de la guerre avec les séparatistes.
Ce qui entraînera des conséquences funestes…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Cf. Épisode « La croisière d’Alexis », publié aux éditions I3.
[2] Cf. épisode « La tête dans les étoiles », à paraître aux éditions I3.
[3] Et c’était avant le développement de l’IA conversationnel grand public…

jeudi 3 juillet 2025

2024, une année qui va être difficile (3/12)

La farandole des cyborgs (3/7)
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
« Là où vous pouvez être sûrs et certains qu’il s’agit d’une machine qui répond à Tucker Carlson, ce n’est pas dans ces répliques-là, qui ne sont jamais que des « maquillages » de la vérité à des fins de propagande, probablement à objectifs internes d’ailleurs, avec la caution morale d’un « journaliste » occidental qui n’ose même pas corriger les assertions invraisemblables du président russe… d’abord, parce que ce n’est pas son rôle dans cette interview, ensuite parce que ce n’est pas son métier : il ne fait que rapporter ce qu’on lui confie, il n’est pas historien… c’est quand Poutine refait les livres d’Histoire ! »
C’est-à-dire ?
« Là, c’est fabuleux : on dirait des éléments de langage repris directement dans le Wikipédia russe, version « expurgée » par le FSB ou le GRU et qu’ils prétendent « nettement plus fiable » que celui auquel nous avons accès ! », le Ruwiki[1]
Et comment est-ce possible qu’un cerveau, même malade, puisse retenir et débiter de pareilles âneries parfaitement conformes à ce qui est écrit dans les pages de cette « encyclopédie » là ?
« Bé justement… Je vous explique. »
Et voilà Paul, depuis son voilier flottant quelle que part sur une des mers de la planète ou de son bureau aux Chagos, ou encore en Normandie, puisque l’arrière-plan de son décor est toujours celui d’une plage ensoleillée avec un cocotier, celui des affiches touristiques, même si parfois il en change, de se repaître de la vidéo de cet entretien diffusée par la chaîne de Carlson comme pour accrédité son assertion.
 
L’extrait sous-titré proposé de l’interview de Poutine commence comme ça : « Écoutez, comment ont commencé nos relations avec l’Ukraine, d’où viennent-elles, l’Ukraine ?
L’État russe a commencé à se rassembler en un État centralisé, ceci est considéré comme l’année de la création de l’État russe – en 862, lorsque les Novgorodiens – il y a une ville de Novgorod au nord-ouest du pays – ont invité le prince Rurik de Scandinavie, des Varègues, pour régner. 862.
En 1862, la Russie a célébré le 1.000ème anniversaire de son statut d’État et à Novgorod se trouve un monument dédié au 1.000ème anniversaire du pays.
En 882, le successeur de Rurik, le prince Oleg, qui servait essentiellement de régent pour le jeune fils de Rurik, et Rurik était décédé à cette époque, vint à Kiev.
Il a écarté du pouvoir deux frères qui, apparemment, étaient autrefois membres de l’équipe de Rurik, et c’est ainsi que la Russie a commencé à se développer, avec deux centres : à Kiev et à Novgorod.
La date suivante est très importante dans l’histoire de la Russie, c’est 988. Il s’agit du baptême de la Russie, lorsque le prince Vladimir, arrière-petit-fils de Rurik, a baptisé la Russie et a accepté l’orthodoxie – le christianisme oriental.
À partir de ce moment-là, l’État russe centralisé a commencé à se renforcer.
Pourquoi ? Un seul territoire, des liens économiques uniques, une langue et après le baptême de la Russie – une foi et le pouvoir du prince.
Un État russe centralisé commença à prendre forme.
Mais pour diverses raisons, après l’introduction de la succession au trône – également dans l’Antiquité, au Moyen Âge – par Yaroslav le Sage, un peu plus tard, après son décès, la succession au trône était complexe, elle n’était pas transmise directement du père au fils aîné, mais du défunt encore en vie à son frère, puis à ses fils selon des modalités différentes.
Tout cela a conduit à la fragmentation de la Russie – un État unique, qui a commencé à prendre forme comme un État unique.
Cela n’a rien de spécial : la même chose s’est produite en Europe.
Mais l’État russe fragmenté est devenu une proie facile pour l’empire créé autrefois par Gengis Khan. Ses successeurs, Batu Khan, vinrent en Russie, pillèrent presque toutes les villes et les détruisirent. La partie sud, où se trouvaient d’ailleurs Kiev et d’autres villes, a tout simplement perdu son indépendance et les villes du nord ont conservé une partie de leur souveraineté. Ils payèrent tribut à la Horde, mais conservèrent une partie de leur souveraineté. Et puis un État russe unique a commencé à prendre forme, avec son centre à Moscou.
La partie sud des terres russes, y compris Kiev, a commencé à graviter progressivement vers un autre « aimant » : vers le centre qui prenait forme en Europe.
C’était le Grand-Duché de Lituanie. On l’appelait même lituanien-russe, car les Russes constituaient une partie importante de cet État. Ils parlaient le vieux russe et étaient orthodoxes. »
Poutine fait mine de changer de fesse et reprend après une brève interruption, un peu comme s’il se donne le temps de rassembler ses idées.
 
« Mais ensuite, une unification s’est produite : l’union du Grand-Duché de Lituanie et du Royaume de Pologne. Quelques années plus tard, une autre union fut signée dans le domaine spirituel et certains prêtres orthodoxes se soumirent à l’autorité du Pape.
Ainsi, ces terres sont devenues une partie de l’État polono-lituanien.
Mais depuis des décennies, les Polonais se sont engagés dans la polonisation de cette partie de la population : ils y ont introduit leur langue, ils ont commencé à introduire l’idée que ce ne sont pas entièrement des Russes, que puisqu’ils vivent à la limite, ils sont des Ukrainiens.
Initialement, le mot « Ukrainien » signifiait qu’une personne vivait à la périphérie de l’État, « à la limite », ou était en fait engagée dans le service frontalier[2].
Il ne s’agissait pas d’un groupe ethnique particulier.
Les Polonais ont donc fait tout ce qu’ils pouvaient pour polir et, en principe, ont traité cette partie des terres russes assez durement, voire cruellement.
Tout cela a conduit au fait que cette partie des terres russes a commencé à se battre pour ses droits.
Et ils ont écrit des lettres à Varsovie, exigeant que leurs droits soient respectés, afin que les gens soient envoyés ici, y compris à Kiev… »
 
Carlson intervient alors : « Quand est-ce arrivé, en quelles années ? »
Et Vladimir Poutine lui répond : « C’était au XIIIème siècle.
Je vais maintenant vous raconter la suite des événements et vous donner les dates pour qu’il n’y ait pas de confusion.
Et en 1654, un peu plus tôt encore, les gens qui contrôlaient le pouvoir dans cette partie des terres russes se tournèrent vers Varsovie, je le répète, exigeant que des personnes d’origine russe et de foi orthodoxe leur soient envoyées. Et lorsque Varsovie, en principe, ne leur a rien répondu et a pratiquement rejeté ces demandes, ils ont commencé à se tourner vers Moscou pour que Moscou les accueille.
Pour que vous ne pensiez pas que j’ai inventé quelque chose, je vais vous donner ces documents… »
« Je ne pense pas que vous inventiez quelque chose, non. », lui répond Carlson.
« Et pourtant, ce sont des documents d’archives, des copies. Voici des lettres de Bohdan Khmelnitsky[3], alors homme qui contrôlait le pouvoir dans cette partie des terres russes[4] que nous appelons aujourd’hui l’Ukraine. Il écrivit à Varsovie pour exiger le respect de leurs droits et, après avoir reçu un refus, il commença à écrire des lettres à Moscou pour lui demander de les prendre sous la main ferme du tsar de Moscou. Voici (dans le dossier) des copies de ces documents. Je vous les laisse comme un bon souvenir. Il existe une traduction en russe, puis vous la traduirez en anglais.
La Russie n’a pas accepté de les accepter immédiatement, car elle supposait qu’une guerre avec la Pologne allait commencer. Pourtant, en 1654, le Zemsky Sobor – qui était l’organe représentatif du pouvoir de l’État russe ancien – prit une décision : cette partie des terres russes anciennes devint une partie du royaume moscovite.
Comme prévu, la guerre avec la Pologne commença. Cela a duré 13 ans, puis une trêve a été conclue. Et juste après la conclusion de cet acte de 1654, 32 ans plus tard, à mon avis, la paix fut conclue avec la Pologne, la « paix éternelle », comme on disait alors. Et ces terres, toute la rive gauche du Dniepr, y compris Kiev, sont allées à la Russie, et toute la rive droite du Dniepr est restée à la Pologne. »
Or, il suffit de regarder une carte : le Dniepr traverse de part en part et du Nord au Sud, la ville de Kiev…
« Un mensonge confirmé par les cartes topographique… Poutine ne connait pas sa géographie élémentaire… » commente Paul à ce moment-là.
« Poutine n’aurait-il qu’une connaissance « limitée » de la géographie du pays qu’il entend soumettre par les armes ? » suppose Alexis, la narratrice de ce récit le jour où elle en parle à son sujet de biographie, Paul de Bréveuil…
« C’est la base de données qu’utilise notre cyborg qui est mal indexée… »
Ce qui renforce l’idée de ceux qui auront relevé l’erreur sur le moment que Paul a raison : Carlson n’interroge pas un être humain, mais s’en rend-il compte ?
 
« Une des erreurs évidentes de l’encyclopédie russe qui se veut être un wikipédia ! »
Mais poutine en aura rajouté… : « Puis, à l’époque de Catherine II, la Russie a restitué toutes ses terres historiques, y compris le sud et l’ouest. Tout cela a continué jusqu’à la révolution. Et avant la Première Guerre mondiale, profitant de ces idées d’ukrainisation, l’état-major autrichien a commencé très activement à promouvoir l’idée d’Ukraine et d’ukrainisation. Tout est clair pourquoi : parce qu’à la veille de la guerre mondiale, bien sûr, il y avait une volonté d’affaiblir un ennemi potentiel, il y avait une volonté de créer des conditions favorables pour nous-mêmes dans la zone frontalière. Et cette idée, une fois née en Pologne, selon laquelle les habitants de ce territoire ne sont pas entièrement russes, mais seraient un groupe ethnique particulier, les Ukrainiens, a commencé à être promue par l’état-major autrichien. »
Or, si ça peut être une explication de ce qui se passe des ambitions des trois empires de la « Triplice » ou « Triple-Alliance » (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie d’avant 1915), l’Ukrainien n’est toutefois pas une ethnie particulière : c’est une langue et une culture qui se distingue du Russe et de la Russie, malgré les nombreux métissages qui ont eu lieu tout au long de l’Histoire…
Un fait historique ignoré par l’encyclopédie en ligne russe, à des fins de propagande ou tout simplement par l’effet de la censure…
 
Et Poutine continuera sur sa lancée : « Des théoriciens de l’indépendance ukrainienne sont également apparus au XIXème siècle, qui parlaient de la nécessité de l’indépendance ukrainienne. Mais c’est vrai, tous ces « piliers » de l’indépendance ukrainienne disaient qu’elle devait avoir de très bonnes relations avec la Russie, ils ont insisté là-dessus. Néanmoins, après la révolution de 1917, les bolcheviks ont tenté de restaurer l’État et une guerre civile a éclaté, y compris avec la Pologne. Une paix fut signée avec la Pologne en 1921, selon laquelle la partie occidentale, sur la rive droite du Dniepr, revenait à la Pologne.
En 1939, après que la Pologne ait collaboré avec Hitler… »
Erreur flagrante du logiciel ou de la base de données que ne corrige même pas Carlson : la Pologne n’a pas vraiment collaboré avec les nazis, tout au plus ont-ils eu des « pourparlers » avec leur voisin immédiat, et le pays aura même été envahi par Hitler et son armée de Panzer, puis démantelée et occupée jusqu’à la libération par les troupes de l’armée rouge !…
« Hitler a proposé – nous avons tous les documents dans les archives – de conclure la paix avec la Pologne, un traité d’amitié et d’alliance, mais a exigé que la Pologne rende à l’Allemagne comme c’est ce qu’on appelle le couloir de Dantzig, qui reliait la partie principale de l’Allemagne à Königsberg et à la Prusse orientale. Après la Première Guerre mondiale, cette partie du territoire fut cédée à la Pologne et la ville de Gdansk remplaça Dantzig. Hitler les supplia (le terme est outrancier… pour futur un occupant sûr de son bon droit du plus fort !) de se rendre pacifiquement, mais les Polonais refusèrent. Néanmoins, ils ont collaboré avec Hitler et ont commencé ensemble à diviser la Tchécoslovaquie[5]. »
Carlson se réveille alors : « Puis-je demander ? Vous dites que certaines parties de l’Ukraine sont en réalité des terres russes depuis des centaines d’années. Pourquoi ne les avez-vous pas acceptés lorsque vous êtes devenu président, il y a 24 ans ? Vous aviez aussi une arme. Pourquoi avez-vous attendu si longtemps alors ? »
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!

[2] Autrement dit, ils étaient des « douaniers » polonais (comme nos marquis et marquisat gardaient les « marques » des empires, royaumes et principautés), pas russes…
[3] Bohdan Khmelnytsky né le 27 décembre 1595 et mort le 27 juillet 1657, est un chef militaire et politique des Cosaques d’Ukraine, alors territoire relevant de la république des Deux Nations (royaume de Pologne et grand-duché de Lituanie). Il est à l’origine d’un soulèvement contre la noblesse polonaise en 1648 (un terroriste révolté…), puis d’un rapprochement entre les Cosaques et la Russie par le traité de Pereïaslav, en 1654. Après sa mort, il devient une véritable légende, symbole de la résistance cosaque et héros ukrainien. Mais son hetmanat a aussi été marqué par des massacres de Polonais (faisant régner la terreur ethnique), d’uniates et surtout de Juifs (déjà…).
[4] Qui étaient en fait polonaise… ne nous y trompons pas…
[5] On note que la Tchécoslovaquie aura d’abord été démantelée à travers l’invasion nazie des Sudètes en septembre 1938, qui fait suite à l’Anschluβ rattachant l’Autriche à l’Allemagne de mars de la même année, situation validée à des accords de Munich, les 29 et 30 septembre 1938. Les Polonais n’étaient pas présents, pas plus que les Russes de Staline.

mercredi 2 juillet 2025

2024, une année qui va être difficile (2/12)

La farandole des cyborgs (2/7)
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
« C’est simple. Si « les services » n’imaginent pas qu’il ait pu enregistrer la séquence du faux sosie avant l’émission de l’autre soir, soi-disant parce qu’elle est réalisée en direct – fume mon gars, on ne fait pas du direct sans incident depuis les 11 fuseaux horaires de la Russie en soirée à Moscou – c’est qu’il veut faire croire à la réalité de son sosie… »
Et pour quelle raison impérieuse, alors ?
« Pour des raisons de sécurité : je prends le pari que notre logiciel BBR, celui qui trace tout le monde autour de la planète, ne sait pas qui était vraiment sur le plateau de télé ce soir-là à se faire questionner.
Pas plus qu’il n’aura pu repérer le citoyen à Saint-Pétersbourg qui l’interroge, alors qu’il va identifier l’équipe de tournage sur place, si c’est bien du direct.
En fait, Poutine a bien deux sosies. Il en a eu probablement trois[1]. Mais un a été éliminé pour avoir voulu être trop gourmand. Ou il est tombé gravement malade.
Le second est repérable : cherchez bien, il a été vu à Koursk récemment, mais il est plus petit et plus ventripotent que notre sujet et n’a pas les mêmes lobes d’oreilles : il les a plus courtes.
Enfin le troisième est souffrant. Lui on le voit fréquemment mais il est repérable : ils n’ont pas pu lui opérer du dessous du menton qui pend bien plus que celui de « notre modèle ».
Quant à Poutine, quelques-uns savent qu’il est malade et a du mal à sortir de ses bunkers, toujours pour des raisons de sécurité…
Donc, il envoie notre cyborg et lui fait jouer son rôle…
D’ailleurs, vous aurez noté que lors de cet interview, la machine prend son temps pour répondre et « se bouger », alors même que les questions sont bien sûr préparées à l’avance et les réponses tout autant… »
 
Effectivement, à y regarder de plus près, l’étonnement lu sur le visage du cyborg de Poutine aura été bien exagéré et trop tardif : il aurait dû lever le nez dès les premières syllabes prononcées par son interlocuteur pour reconnaître son timbre de voix, pas après avoir déjà griffonné deux ou trois mots sur la feuille de papier posée sur la table, devant lui…
C’est cohérent. 
Et Paul continue. « De toute façon, mais vous vérifierez à Aubenas auprès du service de télémaintenance de l’atelier des cyborgs, Gustave, il y en a un qui à défaut visible dans la démarche : le bras droit semble ne pas « balancer » de la même façon que le gauche quand le sujet se déplace. Reste à savoir s’il s’agit d’un défaut mécanique, ou bien d’un « réglage » fait sur place par les techniciens aux ordres du Kremlin, voire d’une absence de réglage ou, si justement, il s’agit du personnage original dont on sait par ailleurs qu’il est normalement svelte, vigoureux et sportif, ceinture noire de judo, mais dont les médecins se sont souvent acharnés sur ce membre supérieur pour administrer leurs médocs à leur patient…
On a déjà vu ce citoyen-là, qui porte sa montre au poignet droit bien qu’il soit droitier, avec des traces d’hématome sur son avant-bras.
Là, dans ces séquences télévisées, il n’y en a plus. En revanche, autant la calvitie que l’asymétrie de la bouche sont parfaitement rendues. Sauf que « l’étudiant » est un poil plus maigre que le même bonhomme sur le plateau télé ! »
Mais tout cela veut dire quoi ? « Comment vous interprétez cette séquence, patron ? » interroge Alexis, la biographe…
 
« Je n’en sais rien. Peut-être seulement vouloir dire que ça existe…
Et en tout cas à nous plus spécifiquement, qu’ils maitrisent leur sujet et le maniement de la machine sans notre assistance ! »
« Et que nous n’en saurons pas plus sur son état de santé ! » rajoute Gustave.
« Puis-je faire mention de ces remarques à nos tutelles ? » interroge alors Julie, la haute fonctionnaire de la DGSI détachée auprès de la première ministre pour espionner les activités de Paul et émarger à ses effectifs.
« Mais, madame l’attachée spécialement rattachée, prenez donc vos responsabilités !… »
« Ça veut dire oui » précise Gustave à l’attention de Miss Déplante, alors qu’il se réjouit mentalement : son « actionnaire » de référence retrouve un semblant de sens de l’humour !
« Et puis ça m’évitera d’avoir à le faire à ma propre hiérarchie… »
 
Il n’y a pas eu que cet épisode-là du « sosie de Poutine » durant les mois suivants. Le président russe s’est promené en Chine, et il aura surtout reçu le journaliste « indépendant » américain Tucker Carlson pour une longue interview, le 6 février suivant.
Et là, les services de « l’intelligence » (le renseignement) occidentaux en auront eu pour leur argent : le dirigeant russe sera ainsi revenu sur l’histoire de l’Ukraine, faisant remarquer notamment que l’« ukrainisation » des terres du Sud de la Russie avaient été activement promues par l’état-major autrichien avant la Première Guerre mondiale, pour « affaiblir un ennemi potentiel », et que le nom « Ukraine » avait été inventé par les Polonais, voyant les terres du Sud de la Russie comme une « frontière » et non « comme appartenant à un groupe ethnique ».
Un tissu aberrant d’affirmations… où Poutine refait l’histoire « à sa sauce » !
Et où il a ensuite pu souligner l’existence d’une culture commune entre la Russie et l’Ukraine, puis le choc de la chute de l’URSS, incompris en Occident.
 
« Vous nous avez trompé », a déclaré Poutine à Carlson : « Les États-Unis ont promis qu’il n’y aurait pas d’extension de l’OTAN, elle a eu lieu à cinq reprises ».
Le président russe a ensuite rapporté avoir même demandé un jour à Bill Clinton si la Russie pourrait joindre l’OTAN.
Le président américain lui a répondu que l’idée était intéressante, avant de revenir à lui le soir même pour lui faire savoir que c’était « impossible ».
Or, personne, ni chez les Russes ni en occident, et encore seulement depuis quelques années, n’a jamais relaté cette histoire de Clinton qui se serait engagé pour le compte de tous les autres. Le point n’a jamais été débattu. Peut-être seulement évoqué comme d’une hypothèse de travail sur quelques campus universitaires, et encore…
Plus tard, évoquant le coup d’État du Maïdan en 2014 en Ukraine, Poutine a dénoncé la complicité de la CIA.
Un coup intervenu après que l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN ait été évoquée en 2008, et débouchant sur le bombardement de civils dans le Donbass. Une escalade dont Poutine juge les États-Unis responsables, et une escalade que l’Occident a échoué à rompre, en ne respectant pas les accords de Minsk.
Or, chacun sait que c’est plus compliqué que ça : les autorités ukrainiennes ayant été indécises trop longtemps sur le sujet… à la grande désespération des autorités occidentales des pays du « format de Normandie »… Les Ukrainiens auraient seulement cherché à gagner du temps pour se préparer à assumer un conflit ouvert avec son voisin…
Et puis, à Maïdan, le coup d’État était d’origine russe où le Kremlin avait envoyé des spetsnaz à Kiev pour aider à mater les populations réunies sur la place de la paix. Et ils n’ont pas hésité à faire feu sur des civils désarmés en représailles de la mort de partisans au rattachement avec la Russie à Odessa.
Paul avait d’ailleurs conduit en solo une mission d’évacuation de commandos des SAS britanniques parachutés en soutien, de l’époque où il faisait encore des « extractions » en milieu hostiles sous les ordres de Matignon[2].
 
« Ce sont les Ukrainiens qui ont commencé la guerre en 2014, nous essayons de la finir », a déclaré Poutine avant que Carlson ne le relance pour savoir si les objectifs de la Russie étaient remplis. Ce à quoi le dirigeant russe a répondu par la négative, rappelant vouloir atteindre la « dénazification » des autorités de Kiev.
« La cause de Hitler vit toujours », a poursuivi Poutine, évoquant l’ovation d’un vétéran SS au Parlement canadien.
« Il y a bien 30 % de couillons de leurs bonnes-femmes qui vont voter pour Bord-Del-La dans les prochains jours, et d’autres qui font des « quenelles », alors, bon, il faut relativiser les canadiens… » précisera à ce moment-là Alexis[3]
« Mais ils sont quasiment majoritaires en Italie, en Autriche, bientôt en Allemagne, aux Pays-Bas et encore ailleurs… » tempérera Gustave…
 
Pourtant, Vladimir Poutine a répété que la Russie « n’avait jamais refusé les négociations », rappelant qu’un accord avait presque été obtenu en avril 2022. L’Ukraine a décidé d’abandonner les négociations avec la Russie sur ordre de l’Occident, une erreur que les États-Unis doivent maintenant corriger selon lui.
Ce qui peut paraître factuellement vrai mais en rappelant que les négociations en question, vue du côté russe, que ce soit en juin 2022 ou en décembre de la même année, c’est du style « diktat : tu fais comme ça, comme ça et comme ça, pas autrement où c’est la guerre ! », interviendra Paul.
Bref rien à négocier… même pas la paix sauf à une reddition complète.
 
Il prétend également contre toute objectivité que la Russie est devenue, l’année dernière, la première économie d’Europe, malgré les sanctions et les restrictions.
Les outils américains ne fonctionnent pas, pense Poutine.  « Certainement pas », a aussi insisté le président russe à la question de savoir si la Russie menaçait les États baltes ou la Pologne, expliquant que cela serait une guerre nucléaire.
« Un bon point à retenir, ce qui n’empêche pas que tôt ou tard, un chasseur russe abattra un avion allié, comme ils ont déjà fait avec un drone américain en patrouille en zone internationale… » au-dessus de la mer Noire, préviendra Gustave.
« Ou une autre provocation intolérable… » rajoutera Paul.
 
Regrettant que les États-Unis souhaitent se battre en Ukraine contre la Russie (ce qui n’est toujours pas le cas après bien des années), Vladimir Poutine aura aussi déclaré au cours de cet entretien que Washington était responsable de l’explosion du Nord Stream.
« Il sait bien que non ! » s’insurgera Paul. « Ce sont ses commandos qui sont responsables de ce sabotage, en envoyant des robots de maintenance bourrés d’explosif dans les tuyaux ! »
« En imprimant autant de dollars, les dirigeants américains ont utilisé leur monnaie comme outil de puissance », a aussi relevé le chef de l’État russe, qualifiant cela d’« erreur ». »
Clairement, c’est probablement une erreur, mais la FED n’a pas pu faire autrement tellement l’appel d’air pour le dollar était puissant : c’était ça où c’était favoriser une valorisation extrême de la monnaie américaine qui aurait nui aux exportations américaines, qui n’équilibrent déjà pas leurs importations…
Pour dévaluer le dollar, il faudrait créer des déficits budgétaires et commerciaux délirants, bien pire que ceux qui existent déjà. Ce n’est guère facile avec une FED dont l’objet social est de protéger le pouvoir d’achat du peuple américain, et donc la monnaie dont il se sert.
Contradictoire avec le fait que les USA exportent leur droit interne avec leur monnaie de paiement, en application du principe d’exterritorialité des sources de droit cambiaire américain.
 
Pour Poutine, l’important c’est que désormais, le poids des BRICS a dépassé celui des pays du G7 : une avancée inexorable selon Poutine, mais face à laquelle les États-Unis tentent de s’opposer par la force. « Pour assurer l’avenir, il faut changer d’attitude face aux évolutions », a-t-il ajouté.
« Les « BRICS »… portent bien leur nom : des puissances économiques naines constituées de « bric et de broc » en ruine qui se gonflent au moins autant que la grenouille de Monsieur Lafontaine, celle qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf… » réagit promptement Gustave ce jour-là.
 
Revenant sur l’issue du conflit, Vladimir Poutine a soutenu qu’il était impossible de vaincre la Russie sur le champ de bataille. « Je vois que (les Occidentaux) veulent des négociations, mais ils ne savent pas comment faire », a observé le président russe, avant d’ajouter : « Ce serait ridicule si ce n’était pas si triste ».
« Il y a des éléments de guerre civile dans ce conflit », a-t-il par ailleurs regretté, rapportant des exemples de combats entre soldats russes et ukrainiens parlant dans la même langue.
Non seulement ils parlent la même langue, mais ils se sont mariés entre eux, se métissant et faisant des futurs citoyens que désormais la haine anime !
« Il fallait y réfléchir avant, car il faudra au moins deux générations pour effacer ce désastre-là, que les Russes gagnent ou non cette saloperie de guerre ! » commentera Julie lors d’un autre Codir où l’on regarde et commente cette séance vidéo de post-prod sous-titré en anglais.
Mais ce n’est pas le plus significatif…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] https://www.youtube.com/watch?v=Mmim22LpqFo
[2] Cf. L’épisode « Mains invisibles » des « Enquêtes de Charlotte », aux éditions I3
[3] Sans même évoquer, plus tard, les saluts nazis de quelques leaders d’opinion sur les estrades Républicaines après les élections américaines de l’année suivante…

mardi 1 juillet 2025

2024, une année qui va être difficile (1/12)

La farandole des cyborgs (1/7)
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
On le savait avant même que ne débute cette année bissextile, promise à de nombreuses élections prévues tout au long des mois qui viennent. Une année qui plus est à caractère olympique : toute la planète-sport a rendez-vous à Paris-Ville-Lumières, ce qui est de toute façon exceptionnel !
Et cette vaste campagne électorale, transcontinentale, pourrait-on dire, aura commencé dès le 14 décembre 2023, lors de la conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine qui promet officiellement à ses électeurs une Russie victorieuse dans les prochains mois en Ukraine !
Un an plus tard, il y sera encore…
On a raison de dire que les promesses n’engagent que ceux qui y croient…
Et tout le monde aura noté qu’il a affiché une confiance sans limite, lors de cette « grande conférence de presse annuelle » à Moscou.
Mais il n’aura pas fait que ça.
 
En ouverture, le président russe a affirmé que le pays était suffisamment solide pour « aller de l’avant » malgré les sanctions économiques, la guerre en Ukraine et la confrontation avec les Occidentaux.
« Au moins tenir ainsi encore quelques mois… » aura traduit Gustave Morthe-de-l’Argentière, lui aussi quelque peu optimiste, lors du Codir suivant dans les locaux de la Cisa, en présence des responsables de service et notamment, d’Alexis Dubois, la narratrice de ce recueil qui n’est responsable de rien, alors que Paul de Bréveuil, l’actionnaire de la société, reste en « visio » probablement depuis son repère des Chagos… 
 
Selon Vladimir Poutine, interrogé sur la résistance de l’économie aux sanctions, la Russie dispose d’une « marge de sécurité suffisante » du fait de la « forte consolidation de la société », la « stabilité du système financier et économique du pays » et de « l’augmentation des capacités militaires » de Moscou.
Cette marge est « suffisante non seulement pour se sentir en confiance, mais aussi pour aller de l'avant », aura assuré le président russe, qui avait récemment annoncé son intention de briguer un nouveau mandat en mars 2024, mandat qui pourrait le faire rester au Kremlin au moins jusqu’en 2030.
Il a malgré tout reconnu que l’inflation restait forte en Russie, attendue entre 7,5 et 8 % à la fin de l’année, source d’inquiétude au sein de la population, et il a promis que la Banque centrale prendrait les mesures appropriées pour la juguler.
Le dirigeant russe a dit s’attendre également à une croissance du PIB de 3,5 % cette année : « Cela signifie que nous avons rattrapé notre retard et que nous avons fait un grand pas en avant », a-t-il soutenu.
Forcément, l’effort de guerre, même non financé, affole un peu les compteurs économiques.
Et puis la « Sainte-Russie » continue de vendre assez de ses hydrocarbures pour financer encore un peu cet effort de guerre. Et l’industrie a pu être réorientée sur les commandes d’État d’armements et de munitions au détriment des biens de consommations et d’équipements courants.
L’économie de guerre russe semble ainsi avoir absorbé le choc immédiat des sanctions même si leurs effets à plus long terme peuvent être dévastateurs, le pays étant coupé de certaines technologies de pointe et de pans entiers du système bancaire international.
 
Sur le plan diplomatique, Moscou peut aussi se satisfaire, à ce moment-là, de voir les soutiens occidentaux de l’Ukraine se quereller sur la poursuite de leur aide militaire et sur les perspectives d’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
Concernant justement la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine a une nouvelle fois répété l’objectif affiché de Moscou, à savoir la « dénazification » et la « démilitarisation » de son voisin, sans quoi la paix ne sera pas possible, selon lui. « Je vous rappelle ce dont nous avons parlé : la dénazification et la démilitarisation de l’Ukraine, son statut de neutralité », a-t-il déclaré lors cet événement télévisé – c’est toujours plus facile de soumettre un pays démilitarisé qu’armé jusqu’aux dents – événement télévisuel qui, cette année, combinait deux traditionnels rendez-vous médiatiques, la conférence de presse du président et sa « ligne directe » avec la population russe.
Vladimir Poutine a ainsi martelé que la solution « sera négociée ou obtenue par la force ».
« Il y aura la paix lorsque nous aurons atteint nos objectifs », a insisté le président russe. « La victoire sera à nous », a-t-il clamé sûr de lui, promettant de se rendre, à une date indéterminée, dans les régions d’Ukraine dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre 2022.
 
Le Président Vladimir Poutine a aussi affirmé que l’armée russe « améliore » ses positions sur quasiment toute la ligne de front en Ukraine : « Pratiquement sur toute la longueur de la ligne de contact, nos forces armées améliorent leurs positions. Presque toutes sont en phase active ».
Par ailleurs, une nouvelle mobilisation militaire n’est pas prévue pour le moment, a-t-il fait savoir pour rassurer : « Aujourd'hui, cela n’est pas nécessaire », a-t-il jugé, soulignant que 486.000 soldats avaient été recrutés volontairement cette année.
Les pertes de son armée n’ont, en revanche, pas été révélées. Les États-Unis avancent l’estimation de 315.000 militaires blessés ou tués : une boucherie.
 
Selon la télévision russe, plus de 2,8 millions de questions ont été envoyées à Vladimir Poutine pour l’émission de ce jeudi-là, couvrant l’Ukraine mais aussi des problèmes de la vie quotidienne.
Ce rendez-vous médiatique a été l’occasion pour les citoyens russes d’exposer leurs doléances à leur président. Certaines d’entre elles ont été réglées quasiment en direct. Des enfants ont notamment obtenu la rénovation d’une salle de sport en Crimée, un territoire ukrainien annexé.
Mais les messages critiques envoyés par SMS, qui apparaissaient sur un écran géant dans le studio, n’ont pas été préalablement soumis au président, veut-on laisser croire. Ainsi on aura pu lire les messages suivants en bas d’écran : « Pas besoin d’être candidat à un nouveau mandat. Laissez la place aux jeunes », a notamment fait savoir un spectateur. Un autre écrit : « Pourquoi votre réalité est-elle différente de la nôtre ? ».
Ou encore : « Vladimir Vladimirovitch, dîtes-nous s’il vous plaît, quand allons-nous mieux vivre ? » auront également interrogé deux internautes.
 
Ce marathon de questions-réponses est en effet l’occasion pour Vladimir Poutine de faire campagne, une semaine après avoir fait part de son ambition de rester au Kremlin – au moins jusqu’en 2030, l’année de ses 78 ans.
L’opposition a été méthodiquement éradiquée par le Kremlin, si bien que le scrutin de mars 2024 apparaît déjà en cette fin d’année 2023 comme une simple formalité.
À ce moment-là, son principal détracteur, le militant anticorruption emprisonné Alexeï Navalny, est d’ailleurs introuvable depuis plus d’une semaine. Cela pourrait signifier son transfert vers une colonie pénitentiaire aux conditions de détention encore plus rudes, où il devra purger sa peine de 19 ans de prison pour « extrémisme ».
Il ne sera annoncé comme décédé que trois mois plus tard, le 16 février 2024, incarcéré dans la colonie pénitentiaire n° 3, à Kharp, en Iamalie. Probablement mort d’épuisement ou sous les coups de ses geôliers…
Quant à ses concurrents, ils appellent eux-mêmes, plus ou moins directement, à soutenir le Président sortant.
 
Mais lors de cette émission fleuve ayant duré 4 heures, le plus intéressant aux yeux du petit monde du renseignement, « l’intelligence » comme en disent les anglo-saxons, n’est pas dans le propos qui reste de la pure propagande à usage interne.
Il tient dans une séance de quelques minutes où le Président russe est interrogé sur l’intelligence artificielle par son propre sosie sur une question portant justement sur les doubles de Vladimir Poutine, référence aux rumeurs persistantes sur l’état de santé du président depuis des années et son éventuel recours à des doublures.
Une touche d’humour russe inattendue !
Le Président de toutes les Russies s’est retrouvé face à lui-même, ou plutôt face à son double virtuel probablement généré grâce à la technologie « deep-fake » en en ont dit les analystes occidentaux, opinion reprise par les médias mainstream.
Sur le coup, Gustave Morthe de l’Argentière, interrogé par ses collaborateurs de la Cisa en aura dit que c’était assez facile : « Il n’y a pas d’interaction directe entre les deux sujets. C’est donc lui qui aura joué les deux rôles, l’étudiant en informatique qui est son portrait craché situé soi-disant à Saint Pétersbourg, là comme ça à l’improviste avec toute une équipe de télé russe, ingénieurs du son, de la lumière, caméraman, éclairagiste, maquilleuse, habilleuse et tout le saint frusquin des retransmissions, et on aura repassé l’enregistrement en direct au moment de l’émission.
Et lui n’aura plus qu’à jouer la comédie du président surpris et débiter sa réponse déjà préparée à l’avance… »
 
Oui, pourquoi pas : un « étudiant » de Saint-Pétersbourg l’a effectivement interrogé sur la montée en puissance de l’intelligence artificielle, apparu à l’image sous les traits et avec la voix de Vladimir Poutine.
À moins que ce soit un trucage numérique plus élaboré[1].
L’étudiant demande s’il est vrai que le président russe a recours à de « nombreux sosies », déclenchant quelques éclats de rire, en direct, dans le studio de retransmission. Ne donnant pas sa véritable identité, le jeune homme fait référence aux rumeurs récurrentes et déjà démenties par le Kremlin selon lesquelles Vladimir Poutine serait malade et aurait recours à des remplaçants pour certaines de ses apparitions publiques.
« Je vois que vous pouvez me ressembler et parler comme moi », lui répond Vladimir Poutine.
Et c’est l’occasion de remettre une piqûre : « Mais j’y ai réfléchi et j’ai décidé qu’une seule personne devait me ressembler et utiliser ma voix, et il s’agit de moi-même (...) d’ailleurs, c’est mon premier sosie », a-t-il poursuivi, donnant ainsi involontairement une piste indécodable dudit « trucage » télévisuel.
Car l’assertion est bien mystérieuse : parlait-il de lui-même comme suggéré par Gustave, ou parlait-il de son correspondant Saint-Pétersbourgeois, qui aurait alors une réalité incarnée ?
 
Et il a ensuite exposé son point de vue sur les évolutions probables sur l’Intelligence artificielle.
Paul de Bréveuil, « l’actionnaire » (de la Cisa et autres) a un autre point de vue…
« Non Amiral », fait-il en s’adressant à Gustave, son CEO sis à Paris. « Vous demanderez à nos ingénieurs parisiens de la Cisa et à ceux de l’usine d’Aubenas (là où sont fabriqués les cyborgs exploités par la société de croisière de Paul de Bréveuil, alias « Charlotte », « Paradise-Cruise »[2] ainsi que quelques répliques, des avatars, de personnages publics[3]). Ils peuvent tracer et récupérer les données de la machine que vous lui avez vendu pour me sortir des hôpitaux militaires du Bélarus[4] »
Et ils découvriront quoi ?
« Si j’avais récupéré tout de mon cerveau de son bon fonctionnement, je vous le dirais.
Mais on peut également avoir une idée par simple déduction… »
« Ah, enfin ! » se dit pour lui-même Gustave : « On va pouvoir vérifier s’il a récupéré ou non le prodigieux fonctionnement de son cerveau ! »
« Nous vous écoutons, commandant ! »
L’auditoire est suspendu aux images de Paul renvoyées par sa webcam depuis l’océan Indien où le jour commencerait à décliner…
Mais le son arrive avec un léger décalage avant l’image…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Cf. https://www.youtube.com/watch?v=uFmm3PDGUJw ou https://www.dailymotion.com/video/x8qlc3q et encore https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/vladimir-poutine-repond-a-son-sosie-genere_VN-202312150589.html
[2] Cf. « La croisière d’Alexis », dans la série « Les enquêtes de Charlotte », aux éditions I3.
[3] Dont, Kim Jong-un, sa sœur, Kim Yo-jong, surnommée « Princesse Yoyo » par son propre père ; le Président français Makarond depuis qu’il s’est fait gifler en juin 2021 en marge de la visite d’un lycée hôtelier ; et plus récemment Vladimir Poutine : Cf. « La tête dans les étoiles », dans la série « Les enquêtes de Charlotte », publication à venir aux éditions I3
[4] Cf. « La tête dans les étoiles », dans la série « Les enquêtes de Charlotte », publication à venir aux éditions I3