Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 5 novembre 2020

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais…

« Jupiter » se défonce pour sauver le « Made in Gauloisie »
 
D’une part, si son gouvernement enfonce un peu plus l’économie du pays en confinant (presque) tout le monde qu’il faut en ouvrir en grand les robinets (et vannes) du « crédit gratuit » pour tenter de noyer la faillite généralisée… et éviter l’hécatombe sociale… il a encore du boulot !
Maintenant, les « Gauloisiens » semblent avoir bien compris qu’ils ont tellement de « motifs dérogatoires » pour vaquer à leurs occupations habituelles, que la contrainte semble si légère que même les embouteillages autour des grandes villes ne se sont pas évanouis pour autant. Ça roule mieux et plus longtemps, mais il y a du trafic !
Drôle d’époque, le kul assis entre deux hécatombes : Sanitaire et sociale !
Tu parles d’un quinquennat de la « réussite » des « premiers de cordée »…
 
Et d’autre part, il doit aussi faire face à la colère qui monte dans le monde musulman contre la « Gauloisie-confinée ». Alors il s’est fendu d’un entretien où il a assuré, à la chaîne qatarie Al-Jazira (le pays « berceau du PSG »…), diffusé samedi 31 octobre, pour assurer comprendre que des musulmans puissent être « choqués » par les caricatures de Mahomet mais qu’elles ne justifiaient pas la violence : « Je comprends qu’on puisse être choqué par des caricatures, mais je n’accepterai jamais qu’on puisse justifier la violence.
Nos libertés, nos droits, je considère que c’est notre vocation de les protéger. »
Et de les diffuser…
La vocation d’une caricature, c’est justement de choquer par son outrance !
Perso, j’en reste bien d’accord, mais ne serait-ce pas comme une piqûre dans une jambe de bois ?
Le problème des « Lumières », c’est que quand elles resplendissent, elles font forcément des zones d’ombre, celles de l’obscurantisme… qu’elles mettent « en lumière »…
(Tournure sémantique facile de ma part… je l’admets.)
 
Il a par ailleurs dénoncé les « manipulations » autour de ses propos sur les caricatures de Mahomet, venant « parfois de dirigeants politiques et religieux » qui ont laissé penser que ces dessins seraient « une émanation du gouvernement français » contre l’islam.
« Les réactions du monde musulman ont été dues à beaucoup de mensonges et au fait que les gens ont cru comprendre que moi, j’étais favorable à ces caricatures. (…) Je suis favorable à ce qu’on puisse écrire, penser, dessiner librement dans mon pays parce que je pense que c’est important, que c’est un droit, ce sont nos libertés. »
Pour combien de temps ?
En Belgique un instit’ a été sanctionné pour avoir produit lesdites caricatures devant les élèves de sa classe : Ils manquent décidément d’ouverture d’esprit, nos chers voisins… une fois !
Et puis rappelons que lesdites caricatures ont été maintes fois attaquées en justice, sans succès : Il faut le dire, le raisonnement est complexe, au moins dans ses sources qui sont multiples, mais internationales et bien établies.
Nous y reviendrons un samedi prochain, dans la rubrique « Le coin du juriste-fiscaliste » pour une petite leçon de droit-appliqué administrée par un de mes « collègues ».
 
Dans son entretien, « Jupiter » revient sur l’importance du principe de laïcité, « ce terme si compliqué qui donne lieu à tant de malentendus » et qui « fait de la France un pays où nous souhaitons que chacun soit citoyen, quelle que soit sa religion ». « Contrairement à ce que j’ai beaucoup entendu ces derniers jours, notre pays n’a de problème avec aucune religion », et notamment pas avec l’islam, affirme-t-il.
Certes, mais comme il reste confus, ne serait-ce que vis-à-vis de ses propres citoyens-électeurs-kontribuables, style « En Marche® » (même-pas-en-rêve) qui met tout le monde à l’arrêt (quoique… juste les vieux et les inactifs ou indolents qui vont au cinéma…), il y a comme du cafouillage en ligne.
Alors, pour un musulman (notamment parmi les « rustres »), qui n’a qu’une seule religion et méconnaît sciemment toutes les autres, ce n’est pas certain que ça soit bien compris…
 
Notez que j’en fais autant (même à l’égard des « hérétiques-huguenots » et autres Cathares…), mais je n’ai tué encore personne pour autant… J’essaye seulement des les convertir au « papisme » quand l’occasion se présente.
C’est l’avantage du Chrétien sur tous les autres : Quand on évoque Jésus, il est là, partout et de tout temps (enfin… c’est ce qu’affirme le dogme non-démenti depuis plus de 2000 ans).
Alors que Mahomet, il n’y est pas : Il a juste promis de « revenir ».
Or, les promesses n’engagent jamais que ceux qui y croient…
D’ailleurs mes potes « feujs » attendent toujours leur Messie qui leur rendra la Terre Promise…
Ils y sont installés, mais n’ont encore rien vu !
 
Probablement, c’est un message à vocation « interne », car il y détaille aussi les « fondements du modèle républicain », citant aussi la liberté de la presse, soulignant que les caricatures n’ont pas été publiées à l’initiative du gouvernement mais par « des journaux indépendants ».
Les caricatures se moquent « des dirigeants politiques », de lui « le premier, et c’est normal, et de toutes les religions », leur assure-t-il.
« Dans beaucoup de pays qui ont appelé au boycottage » des produits « Gauloisiens », « il n’y a plus de presse libre, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de possibilité de caricaturer, pas seulement le Prophète ou Dieu ou Moïse, mais les dirigeants mêmes du pays », leur a-t-il fait remarquer.
Et pourquoi donc « caricaturer » des « lumières-de-l’humanité-incarnée », tel que « Mao-Tsé-tout » et son « petit-livre-rouge », Staline ou « Xi-Jumping », Mahomet-soi-même, ça, il ne le leur aura quand même pas expliqué…
 
Mais lucide, il en dit que revenir sur ce droit reviendrait à « instaurer » une « forme d’ordre moral ou d’ordre religieux » (c’est justement ce que cherche tous les « militants », croyants ou non), regrettant que « beaucoup de pays dans le monde » aient « renoncé à la liberté d’expression ces dernières décennies parce qu’il y a eu des polémiques, par la peur, par le chaos des réactions ».
Un anarchiste, qui aime le chaos, « Jupiter » ?
Il finira comme les « black-boks », tyrans en herbe… C’est courant qu’un anar’ finisse facho.
Le président de la République a du coup jugé « indigne » et « inadmissible » la campagne de boycott des produits « Gauloisiens » dans certains pays musulmans où des manifestations ont également eu lieu contre la publication de caricatures du prophète Mahomet.
Cette campagne « est faite par certains groupes privés parce qu’ils n’ont pas compris et qu’ils se sont reposés sur les mensonges, sur les caricatures, parfois par d’autres dirigeants », a-t-il affirmé.
Lui n’a pas compris que c’est du « marketing-appliqué » : Tu critiques un pays ou une politique, et tu dénonces dans la foulée ses productions en tentant de lui piquer ses parts de marché, ses clients, ses marges, ses bénéfices (et dividendes).
On le fait bien quand il s’agit de vendre des canons et des obus…
Et moâ je boycotte les clémentines marocaines et hispaniques au profit des productions Corses !
(Elles sont meilleures pour sentir aussi le maquis et je récupère ainsi mes fermages…)
 
Il a, en outre, estimé que son homologue turc, « Air-Dos-Gagne », avait un « comportement belliqueux » (ah ?), ajoutant souhaiter que les « choses s’apaisent » et qu’il « ne dise pas de mensonges ».
Angélique, « Jupiter » ?
Non, pareillement : Une critique de tout un peuple et de sa politique expansionniste !
Désormais, tout ce qui vient de la Turquie devient éminemment suspect (même les loukoums et les figues).
Et même l’UE soutient ce biais depuis peu.
C’est d’ailleurs pour cette raison que « BoJo in London » court désormais après un accord a minima : Sinon ses industriels ne s’en relèveraient pas…
 
Il a également demandé « que le président turc respecte la France, respecte l’Union européenne, respecte ses valeurs et ne profère pas d’insultes ».
Le samedi suivant, notre « Sinistre des affaires étranges-airs », « Le Riant », a annoncé que « Paris-sur-la-Seine » allait renvoyer dimanche à Ankara son ambassadeur pour obtenir des « clarifications », une semaine après l’avoir rappelé à la suite des attaques du président turc contre notre « Jupiter ».
« On ne peut pas rester à la fois dans les malentendus mais aussi dans les déclarations outrancières et la tentation islamo-nationaliste que développe le président Erdogan », a-t-il estimé sur RTL.
 
Mais ce n’est pas tout : Ils sont nombreux à être perturbés du neurone : Par exemple et plus tard, au lendemain d’un nouvel attentat qui a fait trois morts dans une basilique de Nice, l’archevêque de Toulouse s’est opposé, sur « Trans-Bleu-Occitanie », à ces caricatures : « Il me semble qu’on met parfois de l’huile sur le feu », a-t-il déclaré, évoquant la diffusion de ces représentations, qu’il juge « dangereu(ses) ».
Il fait aussi de la politique, ce prélat-là ?
« On ne se moque pas impunément des religions », a-t-il ajouté, soulignant que, selon lui, la liberté d’expression doit être conciliée avec « la liberté d’être ensemble, de parler ensemble, la liberté d’être des frères ensemble, mais pas de s’invectiver »… ensemble.
C’est juste une prière (pour sa chapelle) ou seulement une injonction ?
Question d’huile sur le fur, aussitôt plusieurs personnalités politiques ont rapidement réagi à ce propos.
Pour « Mes-Luches », « les digues sautent » : L’archevêque « excuse les crimes », a-t-il déploré sur « Twister ».
Je ne sais pas où il a vu ça dans les propos de l’archevêque : Il aura eu un neurone de plus qui a fondu sous la tension…
 
Toujours sur ce réseau social, la présidente (P.Soce) de la région Occitanie, aura répondu que « la laïcité, la liberté d’expression et le droit de critiquer toute institution religieuse sont indissociables de notre pacte démocratique et républicain. Ce n’est pas négociable ».
Et de critiquer les critiqueurs, je peux ?
Tout ça parce que l’évêque de Nice a affirmé qu’il n’est « pas “Charlie” » tout en défendant la liberté d’expression, qu’il estime « sacrée en France ».
Moâ non plus en temps normal : Mais comme chaque principe a le soutien de ses exceptions sans lequel il n’existerait même pas…, je reste « #JeSuisCharlie ».
« Soyons nous-mêmes avec nos convictions. Ces caricatures, ce n’est pas mon problème. Certes, la liberté d’expression est sacrée en France, mais que chacun s’assume. Il y a des identités qu’on ne peut pas trop bafouer à la légère », explique l’évêque.
Bé oui, sois-toâ-même : Les autres, c’est déjà pris dit la chanson…
Quant aux « identités à ne pas prendre à la légère », ça se soigne… parfois en hôpital psychiatrique.
(Une invention de Staline…)
« Dans les cercles de l’islam, on doit prendre des mesures, tenir des propos afin d’ouvrir les fidèles à d’autres réalités que celles qui vont jusqu’à l’extrémisme. Les musulmans doivent dire très fort qu’ils ne portent pas cette violence », estime l’évêque local.
Et on les aura vus, Imams et leurs familles, à la messe de la Toussaint, à Nice cette année : Splendide !
Tout un symbole plus fort que n’importe quel discours de haine, du turc ou d’un autre.
 
Ceci dit pour en revenir à « Jupiter », les Émirats arabes unis ont quand même pris la défense du président des « Gauloisiens » dans cette polémique débilitante qui a enflé ces derniers jours dans le monde musulman à son encontre, au sujet de ces fameuses caricatures.
Il faut dire que la chasse aérienne tricolore est stationnée à proximité pour protéger les territoires du sud du Golfe Persique.
Dans un entretien paru lundi 2 novembre dans le quotidien allemand Die Welt, le « sinistre des affaires étranges-air » » émirati, Anwar Gargash, a rejeté l’idée selon laquelle « Jupiter » aurait exprimé un message d’exclusion des musulmans.
« Il faut écouter ce que Macron dans son discours a vraiment dit, il ne veut pas de ghettoïsation des musulmans en Occident et il a tout à fait raison », a-t-il déclaré.
Les musulmans doivent mieux s’intégrer, et l’État gauloisien est en droit de chercher les moyens d’y parvenir tout en luttant contre le radicalisme et l’enfermement communautaire, a ajouté le chef de la diplomatie.
Pour le « sinistre émirati », la controverse est surtout le résultat d’une récupération politique orchestrée par le chef de l’État turc.
Mais…
« En tant que musulman, je me sens offensé par certaines caricatures », précise M. Gargash. « Mais en tant que personne réfléchie, je vois les politiques qui sont menées autour de ce sujet. Avec ses attaques contre la France, Erdogan manipule une question religieuse à des fins politiques », dénonce-t-il.
 
Selon ce « sinistre-là », les propos de « Jupiter » ont été délibérément sortis de leur contexte : « Dès qu’Erdogan voit une faille ou une faiblesse, il l’utilise pour accroître son influence. C’est seulement lorsqu’on lui montre la ligne rouge qu’il se montre prêt à négocier », a-t-il ajouté.
Quelle faille, quelle faiblesse ?
Négocier quoi avec ce tyran nationaliste-là ?
 
Il n’empêche, pour le maire de Montpellier, par exemple, prof d’histoire dans le civil, « le droit à enseigner “Charlie” ne devrait pas se discuter ».
Enseigner quoi ? Les graffitis de « #JeSuisCharlie » ?
Non mais « allo quoi »…
C’est sûr que, dans son esprit au moins, ça doit valoir au moins autant que ceux de Picasso, j’imagine.
Et qu’en plus c’est une littérature de haute volée à la qualité irréprochable : On n’a pas mieux à offrir à nos « chères-têtes-blondes » ?
Victor (Hugo), Molière, Racine, Montaigne et quantité d’autres, allez donc vous rhabiller…
Enseigner l’inconsistance et la contre-nature de toute censure – même en prenant le cas de « Charlie » – là je veux bien : Mais prenez donc Zola ou Voltaire, ça a plus de « classe » !
 
Franchement, je le répète : On marche vraiment sur la tête que c’est invraisemblable.
Ne nous laissons pas piéger par ces discours de haine : Vivement demain et votre rendez-vous avec les « Histoires d’en rire » !

mercredi 4 novembre 2020

« Bling-bling » leur aura fait lire Guy Moquet,

 
« Jupiter » Jean Jaurès…
 
Tous les deux ont assez mal fini. Le premier, jeune résistant « coco » 3ème internationale, est mort fusillé par l’occupant et son courrier était adressé à ses parents. Le second, « soce » 2ème internationale aura été assassiné.
La prochaine lettre qu’on vous fera lire, c’est nécessairement celle de Jules Ferry, décédé d’une crise cardiaque, ayant échappé à deux attentats, « Républicain-Démocrate » avant l’heure à une époque à cheval entre le second empire, la Commune et la IIIème République.
 
Un personnage contesté (et contestable pour sa vision d’une « Gauloisie-impérialiste et coloniale »), mais qui aura entre-autre été Maire de « Paris-sur-la-plage », ministre de l’instruction et des beaux-arts, rédacteur de la loi de 1905 (sur la séparation de l’Église et de l’État) à ses heures de loisir.
Comme on veut désormais l’intégrer à la Constitution, grâce à « I-Cube » (moâ-même) vous aurez un peu d’avance sur le cours des événements.
En notant un bémol : S’il s’agit là encore d’une lettre, elle est antérieure aux deux autres !
La prochaine fois, il faudra remonter à Clovis…
Je vous la livre :
 
LETTRE DE JULES FERRY AUX INSTITUTEURS
(27 NOVEMBRE1883)
 
« Monsieur l’Instituteur,
 
L’année scolaire qui vient de s’ouvrir sera la seconde année d’application de la loi du 28 mars 1882.
Je ne veux pas la laisser commencer sans vous adresser personnellement quelques recommandations qui sans doute ne vous paraîtront pas superflues, après la première expérience que vous venez de faire du régime nouveau.
 
Des diverses obligations qu’il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus au cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c’est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l’éducation morale et l’instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccupations  en  essayant  de  bien  fixer  le  caractère  et  l’objet  de  ce  nouvel enseignement ;  et,  pour  y  mieux  réussir,  vous  me  permettez  de  me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés  au  détail  même  de  vos  fonctions,  comment  vous  pourrez remplir, à cet égard, tout votre devoir, et rien que votre devoir.
 
La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d’une part, elle met en dehors du programme obligatoire l’enseignement de tout dogme particulier ; d’autre part, elle y place au premier rang l’enseignement moral et civique.
L’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Église, l’instruction morale à l’école. Le législateur n’a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. 
Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l’école de l’Église, d’assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables à tous, de l’aveu de tous.
 
Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n’hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l’éducation, c’est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l’enseignement religieux, on n’a pas songé à vous décharger de l’enseignement moral ; c’eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul.
 
En vous conférant de telles fonctions, le Parlement s’est-il trompé ?
A-t-il trop présumé de vos forces, de votre bon vouloir, de votre compétence ?
Assurément il eût encouru ce reproche s’il avait imaginé de charger tout à coup quatre-vingt mille instituteurs et institutrices d’une sorte de cours ex professo sur les principes, les origines et les fins dernières de la morale.
Mais qui jamais a conçu rien de semblable ?
Au lendemain même du vote de la loi, le Conseil supérieur de l’Instruction publique a pris soin de vous expliquer ce qu’on attendait de vous, et il l’a fait en termes qui défient toute équivoque.
Vous trouverez ci-inclus un exemplaire des programmes qu’il a approuvés et qui sont pour vous le plus précieux commentaire de la loi : je ne saurais trop vous recommander de les relire et de vous en inspirer.
Vous y puiserez la réponse aux deux critiques opposées qui vous parviennent.
 
Les uns vous disent :« Votre tâche d’éducateur moral est impossible à remplir. » Les autres : « Elle est banale et insignifiante. »
C’est placer le but ou trop haut ou trop bas. Laissez-moi vous expliquer que la tâche n’est ni au-dessus de vos forces ni au-dessous de votre estime ; qu’elle est très limitée, et pourtant d’une grande importance ; extrêmement simple, mais extrêmement difficile. J’ai dit que votre rôle, en matière d’éducation morale, est très limité.
Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. Et, quand on vous parle de mission et d’apostolat, vous n’allez pas vous y méprendre ; vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel Évangile : le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe ni un théologien improvisé.  Il ne vous demande rien qu’on ne puisse demander à tout homme de cœur et de sens.
Il est impossible que vous voyiez chaque jour tous ces enfants qui se pressent autour de vous, écoutant vos leçons, observant votre conduite, s’inspirant de vos exemples, à l’âge où l’esprit s’éveille, où le cœur s’ouvre, où la mémoire s’enrichit, sans que l’idée vous vienne aussitôt de profiter de cette docilité, de cette  confiance, pour leur transmettre, avec les connaissances scolaires proprement dites, les principes mêmes de la morale, j’entends simplement cette bonne et  antique morale que nous avons reçue de nos pères et mères et que nous nous honorons tous de suivre dans les relations de la vie, sans nous mettre en peine d’en discuter les bases philosophiques.
 
Vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu’il s’agit d’une vérité incontestée, d’un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge.
Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu’où il vous est permis d’aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir.
Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire.
Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment : car ce que vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse ; c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité.
Si étroit que vous semble peut-être un cercle d’action ainsi tracé, faites-vous un devoir d’honneur de n’en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l’enfant.
 
Mais une fois que vous vous êtes ainsi loyalement enfermé dans l’humble et sûre région de la morale usuelle, que vous demande-t-on ? Des discours ? des dissertations savantes ? de brillants exposés, un docte enseignement ?  Non !
La famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants, à en faire des honnêtes gens.
C’est dire qu’elles attendent de vous non des paroles, mais des actes, non pas un enseignement de plus à inscrire au programme, mais un service tout pratique, que vous pouvez rendre au pays plutôt encore comme homme que comme professeur.
Il ne s’agit plus là d’une série de vérités à démontrer, mais, ce qui est tout autrement laborieux, d’une longue suite d’influences morales à exercer sur ces jeunes êtres, à force de patience, de fermeté, de douceur, d’élévation dans le caractère et de puissance persuasive.
On a compté sur vous pour leur apprendre à bien vivre par la manière même dont vous vivrez avec eux et devant eux.
On a osé prétendre pour vous que, d’ici à quelques générations, les habitudes et les idées des populations au milieu desquelles vous aurez exercé attestent les bons effets de vos leçons de morale.
 
Ce sera dans l’histoire honneur particulier pour notre corps enseignant d’avoir mérité d’inspirer aux Chambres françaises cette opinion qu’il y a dans chaque instituteur, dans chaque institutrice, un auxiliaire naturel du progrès moral et social, une personne dont l’influence ne peut manquer, en quelque sorte, d’élever autour d’elle le niveau des mœurs.
Ce rôle est assez beau pour que vous n’éprouviez nul besoin de l’agrandir.
D’autres se chargeront plus tard d’achever l’œuvre que vous ébauchez dans l’enfant et d’ajouter à l’enseignement primaire de la morale un complément de culture philosophique ou religieuse.
 
Pour vous, bornez-vous à l’office que la société vous assigne et qui a aussi sa noblesse : posez dans l’âme des enfants les premiers et solides fondements de la simple moralité.
Dans une telle œuvre, vous le savez, Monsieur, ce n’est pas avec des difficultés de théorie et de haute spéculation que vous avez à vous mesurer ; c’est avec des défauts, des vices, des préjugés grossiers.
Ces défauts, il ne s’agit pas de les condamner – tout le monde ne les condamne-t-il pas ? – mais de les faire disparaître par une succession de petites victoires, obscurément remportées.
Il ne suffit donc pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente : ce n’est donc pas dans l’école, c’est surtout hors de l’école qu’on pourra juger ce qu’a valu votre enseignement.
 
Au reste, voulez-vous en juger par vous-même, dès à présent, et voir si votre enseignement est bien engagé dans cette voie, la seule bonne : examinez s’il a déjà conduit vos élèves à quelques réformes pratiques.
Vous leur avez parlé, par  exemple, du respect de la loi : si cette leçon ne  les empêche pas, au sortir de la classe, de commettre une fraude, un acte, fût-il léger, de contrebande ou de braconnage, vous n’avez rien fait encore ; la leçon de morale n’a pas porté, ou bien vous leur avez expliqué ce que c’est que la justice et que la vérité : en sont-ils assez profondément pénétrés pour aimer mieux avouer une faute que de la dissimuler par un mensonge, pour se  refuser à une indélicatesse ou à un passe-droit en leur faveur ?
Vous avez flétri l’égoïsme et fait l’éloge du dévouement : ont-ils, le moment d’après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu’à eux-mêmes ? 
Votre leçon est à recommencer.
 
Et que ces rechutes ne vous découragent pas ! Ce n’est pas l’œuvre d’un jour de former ou de déformer une âme libre. Il y faut beaucoup de leçons sans doute, des lectures, des maximes écrites, copiées, lues et relues : mais il y faut surtout des exercices pratiques, des efforts, des actes, des habitudes. Les enfants sont, en morale, un apprentissage à faire, absolument comme pour la lecture ou le calcul.
L’enfant qui sait reconnaître et assembler des lettres ne sait pas encore lire ; celui qui sait les tracer l’une après l’autre ne sait pas écrire.
Que manque-t-il à l’un ou à l’autre ?
La pratique, l’habitude, la facilité, la rapidité et la sûreté de l’exécution.
De même, l’enfant qui répète les premiers préceptes d’instinct ; alors seulement, la morale aura passé de son esprit dans son cœur, et elle passera de là dans sa vie ; il ne pourra plus la désapprendre.
De ce caractère tout pratique de l’éducation morale à l’école primaire, il me semble facile de tirer les règles qui doivent vous guider dans le choix de vos moyens d’enseignement. Une seule méthode vous permettra d’obtenir les résultats que nous souhaitons.
 
C’est celle que le Conseil supérieur vous a recommandée : peu de formules, peu d’abstractions, beaucoup d’exemples et surtout d’exemples pris sur le vif de la réalité.
Ces leçons veulent un autre ton, une autre allure que tout le reste de la classe, je ne sais quoi de plus personnel, de plus intime, de plus grave.
Ce n’est pas le livre qui parle, ce n’est même plus le fonctionnaire ; c’est, pour ainsi dire, le père de famille, dans toute la sincérité de sa conviction et de son sentiment.
 
Est-ce à dire qu’on puisse vous demander de vous répandre en une sorte d’improvisation perpétuelle, sans aliment et sans appui du dehors ?
Personne n’y a songé, et, bien loin de vous manquer, les secours extérieurs qui vous sont offerts ne peuvent vous embarrasser que par leur richesse et leur diversité. 
Des philosophes et des publicistes, dont quelques-uns comptent parmi les plus autorisés de notre temps et de notre pays, ont tenu à honneur de se faire vos collaborateurs : ils ont mis à votre disposition ce que leur doctrine a de plus pur et de plus élevé.
 
Depuis quelques mois, nous voyons grossir presque de semaine en semaine le nombre des manuels d’instruction morale et civique.
Rien ne prouve mieux le prix que l’opinion publique attache à l’établissement d’une forte culture morale par l’école primaire.
L’enseignement laïque de la morale n’est donc estimé ni impossible, ni inutile, puisque la mesure décrétée par le législateur a éveillé aussitôt un si puissant écho dans le pays.
C’est ici cependant qu’il importe de distinguer de plus près entre l’essentiel et l’accessoire, entre l’enseignement moral, qui est obligatoire, et les moyens d’enseignement, qui ne le sont pas.
 
Si quelques personnes, peu au courant de la pédagogie moderne, ont pu croire que nos livres scolaires d’instruction morale et civique allaient être une sorte de catéchisme nouveau, c’est là une erreur que ni vous, ni vos collègues, n’avez pu commettre.
Vous savez trop bien que, sous le régime de libre examen et de libre concurrence qui est le droit commun en matière de librairie classique, aucun livre ne vous arrive imposé par l’autorité universitaire.
Comme tous les ouvrages que vous employez, et plus encore que tous les autres, le livre de morale est entre vos mains un auxiliaire et rien de plus, un instrument dont vous vous servez sans vous y asservir.
Les familles se méprendraient sur le caractère de votre enseignement moral, si elles pouvaient croire qu’il réside surtout dans l’usage exclusif d’un livre, même excellent.
C’est à vous de mettre la vérité morale à la portée de toutes les intelligences, même de celles qui n’auraient poursuivre vos leçons le secours d’aucun manuel ; et ce sera le cas tout d’abord dans le cours élémentaire. Avec de tout jeunes enfants qui commencent seulement à lire, un manuel spécial de morale et d’instruction civique serait manifestement inutile.
 
À ce premier degré, le Conseil supérieur vous recommande, de préférence à l’étude prématurée d’un traité quelconque, ces causeries familières dans la forme, substantielles au fond, ces explications à la suite des lectures et des leçons diverses, ces mille prétextes que vous offrent la classe et la vie de tous les jours pour exercer le sens moral de l’enfant.
Dans le cours moyen, le manuel n’est autre chose qu’un livre de lecture qui s’ajoute à ceux que vous connaissez déjà.
Là encore, le Conseil, loin de vous prescrire un enchaînement rigoureux de doctrines, a tenu à vous laisser libre de varier vos procédés d’enseignement : le livre n’intervient que pour vous fournir un choix tout fait de bons exemples, de sages maximes et de récits qui mettent la morale en action.
 
Enfin, dans le cours supérieur, le livre devient surtout un utile moyen de réviser, de fixer et de coordonner : c’est comme le recueil méthodique des principales idées qui doivent se graver dans l’esprit du jeune homme.
Mais, vous le voyez, à ces trois degrés, ce qui importe, ce n’est pas l’action du livre, c’est la vôtre ; il ne faudrait pas que le livre vînt, en quelque sorte, s’interposer entre vos élèves et vous, refroidir votre parole, en émousser l’impression sur l’âme des élèves, vous réduire au rôle de simple répétiteur de la morale.
Le livre est fait pour vous, et non vous pour le livre, il est votre conseiller et votre guide, mais c’est vous qui devez rester le guide et le conseiller par excellence de vos élèves.
Pour donner tous les moyens de nourrir votre enseignement personnel de la substance des meilleurs ouvrages, sans que le hasard des circonstances vous  entraîne exclusivement à tel ou tel  manuel, je vous envoie la liste complète des traités d’instruction morale ou d’instruction civique  qui  ont  été,  cette  année,  adoptés par les instituteurs dans les diverses académies ; la bibliothèque pédagogique du chef-lieu du canton les recevra du ministère, si elle ne les possède déjà, et les mettra à votre disposition.
Cet examen fait, vous restez libre ou de prendre un de ces ouvrages pour en faire un des livres de lecture habituelle de la classe ; ou bien d’en employer concurremment plusieurs, tous pris, bien entendu, dans la liste générale ci-incluse ; ou bien encore, vous pouvez vous réserver de choisir vous-même, dans différents auteurs, des extraits destinés à être lus, dictés, appris.
 
Il est juste que vous ayez à cet égard autant de liberté que vous avez de responsabilité. Mais, quelque solution que vous préfériez, je ne saurais trop vous le dire, faites toujours bien comprendre que vous mettez votre amour-propre, ou plutôt votre honneur, non pas à adopter tel ou tel livre, mais à faire pénétrer profondément dans les générations l’enseignement pratique des bonnes règles et des bons sentiments.
Il dépend de vous, Monsieur, j’en ai la certitude, de hâter par votre manière d’agir le moment où cet enseignement sera partout non pas seulement accepté, mais apprécié, honoré, aimé comme il mérite de l’être.
 
Les populations mêmes dont on a cherché à exciter les inquiétudes ne résisteront pas longtemps à l’expérience qui se fera sous leurs yeux.
Quand elles vous auront vu à l’œuvre, quand elles reconnaîtront que vous n’avez d’autre arrière-pensée que de leur rendre leurs enfants plus instruits et meilleurs,  quand elles remarqueront que vos leçons de morale commencent à produire de l’effet, que leurs enfants rapportent de votre classe de meilleures habitudes, des manières plus douces et plus respectueuses, plus de droiture, plus d’obéissance, plus de goût pour le travail, plus de soumission au devoir, enfin tous les signes d’une incessante amélioration morale, alors la cause de l’école laïque sera gagnée : le bon sens du père et le cœur de la mère ne s’y tromperont pas, et ils n’auront  pas besoin qu’on leur apprenne ce qu’ils vous doivent d’estime, de confiance et de gratitude.
 
J’ai essayé de vous donner, Monsieur, une idée aussi précise que possible d’une partie de votre tâche qui est, à certains égards, nouvelle, qui de toutes est la plus délicate ; permettez-moi d’ajouter que c’est aussi celle qui vous laissera les plus intimes et les plus durables satisfactions.
Je serais heureux si j’avais contribué par cette lettre à vous montrer toute l’importance qu’y attache le gouvernement de la République, et si je vous avais décidé à redoubler d’efforts pour préparer à notre pays une génération de bons citoyens.
 
Recevez, Monsieur l’Instituteur, l’expression de ma considération distinguée.
 
Le président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
 
Jules FERRY »
 
Notez que c’est avec ces principes fondateurs-là, que, bien plus tard, j’ai appris dès le collège l’Histoire-géo, de l’antiquité égyptienne à la Révolution Khmer, en découvrant Karl Marx (le philosophe « Teuton »), dans le texte… en version traduite du russe !
Passionnant vous disais-je…
Mais probablement plus fort que le texte tronqué et caviardé de Jean Jaurès présenté à vos « chères têtes-blondes » cette semaine…

mardi 3 novembre 2020

Ma « petite-sœur » m’avait communiqué le communiqué…

De « Jean-Mi-Banquier »…

 

… son « Sinistre de « Les-Ducs-à-Sion natio-anal, de la d’Jeunesse et des Sports » en charge de l’Intelligence de la jeunesse et de leurs muscles à fortifier.

J’avoue que c’est passionnant…

Alors je partage.

 

« -------- Message d’origine --------

De : JEAN-MICHEL BLANQUER <information-ministre@education.gouv.fr>

Date : 30/10/2020 20:15 (GMT+01:00)

À : liste.information@ldif.education.gouv.fr »

Déjà, balancer à des meks en « vacances confinées » un courriel « massif » à une heure à peine krétienne (et même pas orthodoxe), c’est assez gonflé : La plupart devait « zouker » à cette heure avancée de la journée, ou se gargarisaient d’un apéro bien mérité, avant de passer à table et de commencer à métaboliser pour la nuit.

Inutile de dire qu’ils n’étaient pas tous devant leur écran pour lire la missive qu’ils ne découvrent que le lendemain matin, au mieux, ou encore plus tard pour les « décrocheurs » : Il ne faut pas non plus exagérer.

Mais c’est bien le signe de la « panique » étreignant le beau et grand Ministère, autrefois de « la Beauté et de l’Intelligence », qui ne prend même pas le temps d’en référer aux « Saints-dit-ka » paraît-il si puissants dans l’institution des mammouths !

 

« Objet : [Information] Ouverture des établissements scolaires le 2/11 avec un protocole sanitaire renforcé

 

Mesdames et Messieurs les personnels de l’éducation nationale,

 

Je tenais à vous communiquer personnellement l’ensemble des éléments relatifs à la reprise des cours à partir de ce lundi 2 novembre tenant compte des protocoles établis pour s’adapter à la situation sanitaire. »

Veut-il faire croire qu’il bosse même en dehors des heures d’ouverture de son ministère ?

Moâ, je pense à toutes les « petites-mains » qui auront fait des heures-sup au tarif majoré (ce n’est pas lui qui paye) pour circulariser la missive si urgente. Pensez, le lendemain, ceux qui savent faire auraient été absents, contraints à l’absence distancielle !

 

« Conformément aux annonces du président de la République, tous les élèves seront accueillis dans les écoles, les collèges et les lycées. L’École est essentielle à leur réussite, à leur avenir et à leur épanouissement (probablement, mais on peut en douter encore).

C’est pour cela que le service public de l’enseignement doit continuer à fonctionner aussi normalement que possible. Je veux à cet égard vous remercier profondément pour le travail et l’engagement qui ont été les vôtres depuis la rentrée. (C’est la moindre des choses mais il leur aura été promis des primes sonnantes et trébuchantes qu’ils attendent toujours…).

Cela a permis de scolariser tous les élèves tout en garantissant une protection contre la contamination nettement supérieure à ce qui se passe dans le reste de la société (hein c’est drôle : Il paraît qu’ils ne sont pas contaminés mais seulement « contaminants », les gamins).

 

Nous devons continuer à assurer la sécurité de nos élèves comme de nos personnels dans le nouveau contexte. C’est pour cette raison qu’un protocole sanitaire renforcé (bé à quoi servira-t-il si c’est déjà « si fort plus qu’ailleurs » ?), que nous avions conçu dès le mois de juillet en anticipation d’une éventuelle dégradation de la situation sanitaire, sera applicable à compter de lundi. (Donc c’était prévu avec trois mois d’avance ?)

Comme l’ensemble de notre doctrine sanitaire, il est fondé sur les recommandations du Haut Conseil à la santé publique : education.gouv.fr/info-coronavirus (ou quand la technostructure aura le dernier mot sur la « volonté populaire & démocratique »… On connaît !).

En pratique, ce protocole se traduit par le renforcement de plusieurs mesures. C’est en effet l’action combinée des gestes barrières strictement respectés (port du masque, lavage de mains, etc.), de l’aération régulière des locaux et d’une limitation renforcée du brassage des élèves qui permet de réduire fortement les risques de contamination. »

Bé ils sont contaminants, oui ou non ?

Et puis quand il va geler, les passoires thermiques vont envoyer tout le monde à l’hosto pour pneumonie aggravée…

 

« Le port du masque « grand public » sera désormais obligatoire pour tous les élèves à l’école élémentaire, comme il l’était déjà au collège et au lycée. »

Mais puisque « Si-bête-la-Diarrhée » nous avait « juré-craché » que ça ne servait à rien…

 

« La ventilation des locaux sera renforcée et systématique, avec une aération complète au minimum toutes les 2 heures. »

Pas la peine de chauffer les locaux, dites donc…

Venez avec cagoules, moufles et doudounes !

 

« Quant aux règles en matière de brassage des élèves, elles sont également renforcées. »

Un seul à la fois aux chiottes…

 

« Enfin, dans l’hypothèse où des écoles ou établissements seraient confrontés à des fermetures partielles ou totales, le plan de continuité pédagogique mis en place s’appliquera (pourquoi fermeraient-ils si tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ?)

« Il permet aux élèves de poursuivre leurs apprentissages à distance avec leurs professeurs. À cette fin, plusieurs services, gratuits, sont à disposition des professeurs et de leurs élèves : classes virtuelles du Cned, cours en ligne sur Lumni, ressources pédagogiques et formations à l’enseignement à distance dispensées par Canopé. Je vous invite à consulter l’ensemble de ces éléments à l’adresse suivante : https://eduscol.education.fr/cid152893/rentree-scolaire-2020-plan-de-continuite-pedagogique.html »

On va bientôt s’apercevoir que les profs ne servent à rien.

Ah si : Faire garderie !

Notez que lors des grèves contre la loi Debré – j’étais en second littéraire-poubelle dans un lycée-poubelle – je faisais bien réviser leurs concours aux « maths-spé » de Louis-le-Grand !

Bon, j’avais les annales en main, c’était plus facile…

 

« La crise de la Covid n’est malheureusement pas la seule épreuve qui frappe l’École. Nous avons en effet été profondément meurtris par l’assassinat de notre collègue Samuel Paty le vendredi 16 octobre au soir. »

Ah tout de même…

 

« C’est pourquoi, le lundi 2 novembre, dans toutes les écoles, tous les collèges et lycées de France, un hommage lui sera rendu. À travers cet hommage, c’est aussi l’unité de la communauté éducative tout entière autour des valeurs de la République, de la liberté d’expression et du principe de laïcité que nous affirmerons.

 

En pratique, tous les élèves reprendront les cours comme à l’habitude. Une minute de silence sera observée lundi à 11h, après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs, dans des conditions respectueuses du protocole sanitaire applicable. Ce temps de recueillement se tiendra de préférence dans les salles de classe, et si les conditions sanitaires le permettent, dans la cour de l’établissement. »

Pas s’il pleut.

Ceci dit, on apprend comme ça que la rentrée ne sera pas étalée.

Histoire de bien brasser les « chères-têtes-blondes »…

 

« Ce temps pourra être précédé, d’un temps pédagogique, en classe, adapté bien sûr à l’âge des élèves, autour des valeurs de la République et de son École. Des ressources pédagogiques sont mises à disposition à cette fin : https://eduscol.education.fr/hommage-samuel-paty/»

Les meks sont tellement nuls qu’ils ne savent pas ce que sont ces « valeurs » à enseigner : Ils ont déjà un tutoriel…

Allez voir, il y en a pour tous les âges, versions longues et versions courtes : C’est magique !

 

« Ce temps pédagogique pourra, le cas échéant à l’appréciation du professeur, se tenir tout au long du mois de novembre afin de laisser aux professeurs qui le souhaitent le temps nécessaire pour préparer cette séquence (tu vois qu’ils sont nuls : Ils ont un mois pour préparer leur cours).

Aucune classe ni aucun établissement ne peut s’exonérer de cette heure de travail et d’échange dont chaque élève de France doit bénéficier.

 

La minute de silence de lundi doit être respectée. Tout problème en la matière est à signaler à la cellule « Valeurs de la République » du rectorat. (La délation n’est jamais très loin…) De manière plus générale, il s’agira de veiller à renforcer tout au long de l’année et de la scolarité des élèves le travail en classe sur les valeurs de la République. »

J’adore ces signalements à venir : On fait quoi des gamins turbulents ? On les met en « camps de rééducation » façon « Pol-pot » ou « Xi-Jumping »…

Et leurs parents aussi tant qu’à faire, non ?

Ou on leur sucre seulement les subventions sociales qui vont avec le pays (je ne dis même pas la nationalité, ce serait discriminant de ma part et c’est interdit…).

 

« Face aux épreuves, de quelque nature que ce soit, l’École a toujours su réagir avec les mêmes qualités : l’unité, le savoir, l’esprit critique, le respect d’autrui et la fidélité aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Chaque jour, vous incarnez, faites vivre et transmettez ces valeurs. La Nation vous en est infiniment reconnaissante. Et c’est de ces valeurs que nous tirerons la force de dépasser les épreuves et de préparer ce qui compte le plus : l’avenir de nos jeunes.

(Que c’est si beau et si bien dit…)

 

Je remercie chacune et chacun d’entre vous de son rôle déterminant pour le service public de l’éducation nationale.

 

Avec toute ma confiance

 

Jean-Michel BLANQUER

Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. »

 

Bon, je ne veux pas dire, tellement c’est magnifique, mais un « maître d’ékole » ne saurait pas mieux faire.

Et pour un ancien de Stanislas, passé par la fac d’Assas (même rue) qui forme des juristes (dont je suis), après avoir été recteur d’académie, directeur général de l’enseignement scolaire auprès de Luc Chatel sous la présidence de « Bling-bling » et directeur de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) qui forme encore tous ceux qui ont raté de peu HEC, avouez qu’à ce niveau-là d’élitisme, on en a pour son argent !

Question foutage de gueule, comme dit ma « Petite-sœur » (celle que si elle n’existait pas, il faudrait quand même l’inventer), ça se pose-là…

 

1 – Non, les gamins ne sont pas en danger pour cause de « Conard-virus », mais on demande quand même d’aérer.

Et vous verriez le site des « consignes » aux directeurs d’établissement, vous rigoleriez : Le môme qui a le nez qui coule, non seulement il est renvoyé sept jours dans ses foyers, mais en plus il est dénoncé aux services !

Mais les profs, cas-contacts, eux ne risquent rien, bien naturellement…

2 – Quant au volet « in memoriam Sam », c’est grand spectacle. Dans les bahuts « prout-prout » des beaux quartiers, je veux bien : Ce sera une révision pour les parents.

Dans les « quartiers-en-chaleur » ce sera pris pour une provocation…

D’autant que ça n’arrête pas : Après « Sam-le-prof », passerait-on sous silence les victimes de Nice ?

Et puis ça continue, même un pope ! Demain un pasteur, ou un imam réputé « social-traître » à sa propre religion par les réseaux…

Quand ce sera au tour d’un rabbin, peut-être qu’on prendra la mesure du problème.

 

Diabolique mais probablement nécessaire : Il faut purger les radicalismes, tous y compris « islamo-gôchistes » ainsi que les « réac-antisémites » en passant par les « anticléricaux » (y compris chez les héritiers de Jean Jaurès) : Tous ceux-là sont des scandales ambulants autant qu’ils sont, et dans mon propre pays « fraternel » en plus (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…) !