Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 6 décembre 2019

Constats de Jean-Marc

Ma femme est portée sur le sexe…
 
…Malheureusement, ce n’est pas sur le mien.
 
Jean-Marc et Jean-Paul :
« – Quelle est la différence entre un sapin de Noël et un curé ?
– Je ne vois pas. L’un fait peur aux petits-enfants en s’habillant tout en noir, l’autre les réjouit !
– Non ! Aucune différence ! Dans les deux cas, les boules servent uniquement à la décoration. »
 
« Dis donc, si l’avortement est criminel, la masturbation est un génocide. »
 
« – Tu sais, les lois de la pesanteur ne s’appliquent pas aux femmes.
– Ah bon ? Et comment ça ?
– Bé, il est, en effet, plus facile de lever une fille que de la laisser tomber. »
 
Il est 23 h 00 (heure d’hiver).
Une voiture est stationnée sur une route de campagne.
Deux amoureux s’embrassent passionnément sur la banquette arrière.
Le curé du village qui revient d’une visite, reconnaît l’auto et s’arrête…
« Attention ! Quand on joue avec le feu, on se brûle. »
Alors le jeune homme répond.
« Monsieur le curé, êtes-vous devenu pompier ? »
 
Trois étudiants s’interrogent pour savoir qui a conçu cette merveille qu’est le corps humain.
« – C’est certainement un ingénieur en mécanique », dit le premier. « Regardez toutes les articulations !
– Non », dit l’autre, « c’est un ingénieur en électricité. Il suffit de regarder le fonctionnement du système nerveux !
– Moi j’ai l’impression que c’est un ingénieur civil » dit le dernier, « car seul un gars comme ça peut imaginer faire passer les eaux usées par un parc de plaisir. »
C’est une revenue : Dans l’original on faisait remarquer que c’était stupide de mettre la salle des fêtes à côté des chiottes…
 
Jean-Marc et Jean-Paul devisent :
« Des fois, j’ai hâte d’être un vieux » dit l’un d’eux à l’autre
« – Ils sont bien, les Vieux, on est bon pour eux, ils sont bien.
Ils n’ont personne qui les force à travailler.
On ne veut pas qu’ils se fatiguent.
Même que la plupart du temps, on ne les laisse pas finir leur ouvrage.
On les stoppe, on les interruptionne, on les met à la retraite forcée.
On leur donne une pension de vieillesse et ils sont en vacances…
Ah ! Ils sont bien les vieux !
Et puis, comme ils ont fini de grandir, ils n’ont pas besoin de manger tant tellement beaucoup.
Ils n’ont personne qui les force à manger.
Alors de temps en temps, ils se contentent d’un petit biscuit ou bien ils se retartinent du pain avec du beurre, ou bien ils regardent pousser leur rhubarbe dans leur soupe…
Ils sont bien…
Jamais ils ne sont pressés non plus.
Ils ont tout leur bon vieux temps.
Ils n’ont personne qui les force à aller vite : Ils peuvent mettre des heures et des heures à traverser la rue…
Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux.
On ne les laisse même plus marcher… On les roule…
Et puis d’ailleurs, ils n’auraient même pas besoin de sortir du tout : Ils n’ont personne qui les attendent…
Et l’hiver … Ouille, l’hiver, c’est là qu’ils sont le mieux, les vieux.
Ils n’ont pas besoin de douzaines de chandails…
Non ! On leur donne un foyer, un beau petit foyer modique qui décrépite, pour qu’ils se chauffent les mitaines…
Ouille, oui l’hiver, ils sont bien.
Ils sont drôlement bien isolés…
Ils n’ont personne qui les dérange.
Personne pour les empêcher de bercer leur solitude…
Tranquillement, ils feuillettent leurs albums photos, se rappelant leur jeunesse.
Qu’ils oublient au fur et à mesure que le temps passe …
Ah ! Ils sont bien…!
Sur leur guéridon, par exemple, ils ont une bouteille, petite, bleue.
Et quand ils ont des maux, les vieux, des maux qu’ils ne peuvent pas comprendre, des maux mystères, alors ils en prennent à la petite cuillère, ce qui les endort et les rendent mou…
Ils n’ont besoin de personne qui les garde. Ils n’ont personne pour les assister.
Ils sont drôlement bien…
Ils n’ont même pas besoin d’horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes…
Ils n’ont personne qui…
– Ils n’ont personne…
– Personne… Ils sont bien !  »
 
Une femme attend l’autobus.
Lorsqu’elle veut monter, impossible : Sa mini-jupe est trop serrée.
Les deux mains en arrière, elle baisse un peu la fermeture-éclair et attend le bus suivant.
Un autre autobus arrive…
Encore impossible.
Elle baise la fermeture-éclair encore plus et attend… le suivant.
Cette fois, quand le bus arrive, elle sent deux mains sur les fesses qui la soulèvent.
« – Hé vous. Vous n’êtes pas gêné, vous !
– Comment ça ? Ça fait deux fois que vous baissez l’ouverture de ma braguette ! »
C’est une « revenue » également.
 
Encore une autre :
Une secrétaire passe une entrevue d’embauche.
À la fin de la rencontre, le patron lui demande.
« – Et c’est combien pour vos services ?
– 2.000 € net par mois.
– Avec plaisir, mademoiselle.
– Non. Avec plaisir, c’est 1.000 € par semaine… »
 
« – Pourquoi ordinateur est-il au masculin ?
– Parce qu’il a de la mémoire mais pas d’intelligence. »
 
« Le temps coule et je passe. » (Baudelaire)
« Le temps passe et je coule. » (Un étudiant)
 
Deux clochards sont assis sur un banc public.
Le premier dit à l’autre…
« – Comment fais-tu pour avoir les ongles aussi sales ?
– Ben… Je me gratte. »
 
Germaine est au lit avec son amant lorsque le téléphone sonne.
Elle décroche.
« Chéri. Je vais rentrer très tard car je joue aux cartes avec Jean-Paul. Je t’embrasse. »
Elle raccroche.
Et elle se retourne vers son amant à qui elle chuchote à l’oreille…
« C’est Jean-Marc. Il me dit de ne pas l’attendre car il joue aux cartes avec toi. »
 
Jean-Marc, complètement saoul, tombe sur un contrôle routier.
« – Vos papiers ?
– Hein ?
– Vos papiers !
– Je ne peux pas.
– Et pourquoi donc ?
– J’sus complètement paqueté. Hic. J’arrive d’un mariage et j’ai bu comme un trou. Alors, faut pas m’emmerder avec vos histoires de papier.
 
– Alors je vais vous demander de souffler dans le ballon.
– Comment ! », hurle Jean-Marc, rouge de colère. « Vous ne me croyez pas ? Elle est bien bonne celle-là ! »
 
Vous connaissez vraisemblablement…
C’est une « revenue » de chez mon VCRM.
Sinon cela va vous rafraîchir la mémoire
Madame est sous la douche lorsque la sonnerie de la porte résonne.
Elle enfile sa robe de chambre et ouvre.
C’est Jean-Paul.
« Germaine, si tu me montres un sein, je donne 100 €. »
Elle hésite… puis lui montre.
Jean-Paul lui tend le billet de 100 €.
« Bravo ! Si tu me montres l’autre sein, je te donne encore 100 €. »
Aussitôt demandé, aussitôt fait.
Et il lui tend deux billets de 50 €.
« Super ! Maintenant, si tu enlèves ta robe de chambre, je vous donne 200 € ! »
Germaine la laisse glisser par terre et Jean-Paul lui tend quatre billets de 50 €.
« Merci Germaine, c’était merveilleux. Bonne journée à toi ! »
Et elle reprend ses activités en pensant à la façon de dépenser cet argent inopiné.
Puis Jean-Marc rentre à la maison, dans le milieu de l’après-midi.
« Chéri, est-ce que Jean-Paul est passé pour me rembourser du prêt que je lui ai fait hier ? »
 
Variante :
Jean-Marc entre dans la douche au moment précis où sa femme en sort, lorsqu’on sonne à la porte.
Après une brève discussion pour savoir lequel des deux va aller répondre, Germaine cède et s’enroule dans une serviette de toilette. Et elle ouvre la porte d’entrée.
C’est Jean-Paul, le voisin et ami de Jean-Marc.
Avant qu’elle ait pu dire un mot, il lui lance :
« Salut ! Je te donne 400 € immédiatement si tu laisses tomber la serviette qui te couvre. Juste pour voir. Rien d’autre. »
Un peu étonnée, elle attend quelques secondes puis desserre la serviette et se retrouve nue devant Jean-Paul.
Il la regarde, puis lui tend 400 € en billets de 50.
Un peu éberluée par cet épisode mais contente de la petite fortune qu’elle vient de faire en à peine 10 secondes, elle revient dans la salle de bain.
Son mari, encore sous la douche, lui demande :
« – C’était qui ?
– Jean-Paul.
– Ok ! Il t’a remis les 400 € qu’il me devait ?
– Oui ! »
Morale de ces histoires : Partagez les informations communes…
 
Autre variante :
Au volant de sa voiture et en route vers le couvent, un prêtre croise une nonne à pied.
Il s’arrête, et lui offre de la raccompagner au couvent.
Elle accepte, monte dans la voiture, et en croisant ses jambes, révèle une magnifique paire de jambes.
Le prêtre ne peut s’empêcher de les regarder et perd un instant le contrôle de sa voiture.
Après avoir retrouvé la maîtrise de son auto, il pose subitement la main droite sur la cuisse de la nonne.
Elle le regarde et lui lance : « Mon père, vous souvenez-vous du Psaume 129 ? »
Penaud, le prêtre retire subitement sa main et se confond en excuses.
Un peu plus loin, rongé par la tentation, il profite d’un changement de vitesse pour laisser sa main effleurer la cuisse de la nonne, qui lui demande aussitôt :
« Mon père, vous souvenez-vous de Psaume 129 ? »
Il rougit une fois de plus et retire sa main, balbutiant « Désolé, ma sœur, la chair est faible ».
Arrivée au couvent, la nonne descend de la voiture sans dire un mot et lui jette un regard sans équivoque.
Le prêtre se précipite sur la première bible qu’il trouve, à la recherche du Psaume 129 :
« Allez de l’avant, cherchez toujours plus haut, vous trouverez la gloire ».
Morale : Soyez toujours bien informé ou vous risquez de passer à côté de belles occasions…
 
Un représentant, une employée de bureau et un directeur du personnel sortent du bureau à midi et marchent vers un petit restaurant lorsqu’ils trouvent, sur un banc, une vielle lampe à huile. Ils la frottent et un génie s’en échappe.
« D’habitude, j’accorde trois souhaits, mais comme vous êtes trois, vous en aurez un chacun ».
L’employée de bureau bouscule les deux autres en gesticulant :
« À moi, à moi ! Je veux être sur une plage immaculée des Bahamas, en vacances perpétuelles, sans aucun souci qui pourraient m’empêcher de profiter de la vie ».
Et pouf, l’employée de bureau disparaît aussitôt.
Le représentant s’avance à son tour :
« À moi, moi ! Je veux siroter une pina colada sur une plage de Tahiti avec la femme de mes rêves ! »
Et pouf, le représentant disparaît.
« C’est à toi », dit le génie en regardant le directeur du personnel.
« Je veux que ces deux-là soient de retour au bureau après le déjeuner. »
Un bon conseil :
Laissez toujours un supérieur hiérarchique s’exprimer en premier…
 
Bon week-end à toutes et à tous !
 
I3
 
PS : Promotion de la bibliothèque de « mon Gardien »
 

Ma bibliothèque (1)

Ma bibliothèque (1)
L'ouvrage que vous tenez devant vos yeux ne devrait pas exister...

Bibliothèque de "mon Gardien" (4)

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Reprise des enquêtes de Charlotte

Bibliothèque de "mon Gardien" (3)

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Opus inédit...

Bibliothèque de "mon Gardien" (2)

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Humour extraterrestre

Bibliothèque de "mon Gardien"

Bibliothèque de "mon Gardien"
Première reprise

jeudi 5 décembre 2019

Dans une semaine,

Nos amis britanniques repassent aux urnes.
 
La troisième fois en cinq ans pour leurs législatives…
Moment important de la vie démocratique d’un pays mais qui risque de se retrouver à nouveau ingouvernable.
Vous me direz que depuis le référendum de juin 2016, il ne l’est plus vraiment : Ça ne changera pas grand-chose.
Et pourtant…
 
D’abord, le 29 novembre dernier, un attentat revendiqué par l’État islamique est venu endeuiller la capitale britannique et bouleverser une campagne législative déjà très perturbée et incertaine : Les leaders des partis en compétition ont marqué une pause et ont salué le courage indéniable de « ces héros de l’ombre » qui ont maîtrisé l’assaillant.
Un sondage BMG réalisé avant cet attentat, mais paru le lendemain 30 novembre dans « The Independent », faisait état d’une remontée significative du parti travailliste dans les intentions de vote des électeurs : + 5 points, portant leur score à 33 %, et réduisant ainsi l’écart avec les conservateurs de « BoJo », qui eux-mêmes perdraient 2 points, soit 39 % d’intentions de votes.
 
Attention, les experts de la vie parlementaire d’Outre-Manche évaluent à 6 % l’écart nécessaire à l’obtention d’une majorité parlementaire conséquente et dotée d’une légitimité incontestable : On y est presque.
En-deçà et compte tenu du vote uninominal à un seule tour et ses « aléas » intrinsèques, le risque est donc grand de retrouver, à l’issue du scrutin du 12 décembre un parlement dépourvu de majorité claire – le « hung parliament », disent les Britanniques – et donc un gouvernement incapable d’œuvrer utilement.
D’autant qu’on sein même de ces formations, le flou est entretenu autour des fractures internes entre les trois types de Brexit possible : « Soft-Brexit », « hard-Brexit » et « no-deal ».
Voire un second référendum.
Le premier est exclu, plus personne ne le défend vraiment (sortie avec un accord douanier « profond », même si on y reviendra par la force des choses d’ici 2024), le second référendum paraît hors de portée. Reste l’option « BoJo » et son « deal » dont le principe a été adopté, donc exit l’hypothèse d’un « no-deal ».
Quoique…
 
Car pour Bruxelles, le scénario rêvé à Bruxelles serait une sortie des urnes qui légitimerait une majorité claire, quelle qu’elle soit, permettant d’avancer et de travailler à l’avenir des relations.
Dans le cas contraire, le 31 janvier au soir, il y aura divorce sans accord et un nouveau round de négociations pour mettre fin au boxon qui va suivre.
Toutefois, les deux principaux candidats au poste de Premier ministre étant tellement fragilisés dans leur propre camp qu’il me semble que l’on court après une chimère : Le risque est que rien ne soit réglé après cette élection faute de majorité claire soutenant son premier ministre.
 
En effet, si le leader du Labour, « Jerem-Corps-bine », devait l'emporter, il lui faudrait alors sortir de son ambiguïté sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Impossible, pour le moment, de connaître sa propre position sur le Brexit, tellement il entretient le flou, lui qui a réussi le tour de force de promettre un nouveau référendum, tout en expliquant qu’il adopterait alors « une position neutre » : « Afin que je puisse mettre en œuvre de manière crédible le résultat et rassembler nos communautés et notre pays plutôt que de poursuivre un débat sans fin sur l’UE et le Brexit », aura-t-il déclaré un brin jésuite lors d’un débat sur la BBC.
De son côté, « BoJo » est fortement contesté au sein de son propre parti, notamment par les ex-députés Tories. Certains, comme « Domine-hic-Grève », ancien attorney general, vont même jusqu’à dire que « le Brexit est le pire épisode d’automutilation que ce pays s’est infligé en temps de paix ».
Ces opposants sont des farouches partisans d’un nouveau référendum.
 
Si « BoJo », dit aussi « Teflon », veut réussir son Brexit au 31 janvier 2020, comme il s'y est engagé (après avoir renoncé à aller mourir de honte dans un caniveau le 31 octobre dernier), il lui faudrait donc une indiscutable majorité parlementaire.
Et son inquiétude est palpable au regard de sa prise de position sur le durcissement des mesures sécuritaires envers les infractions terroristes.
Avoir rappelé aux urnes les citoyens britanniques, dans une pure logique politique, alors que le climat social, sécuritaire, économique est largement instable, voire anxiogène, relève d’un pari hautement risqué pour le Premier ministre sortant.
Mais il devrait passer le cap… une fois de plus.
 
En fait, depuis le coup d’envoi de la campagne, l’heure est à nouveau aux idéologies et aux passions plutôt qu’au pragmatisme, qui faisait tout le charme de la vie publique d’Outre-Manche. Jamais depuis la « mère des batailles » de 1979 entre « Maggy » et « Calle-à-Ganne », le résultat de ces législatives n’aura autant pesé sur la destinée d’un pays traumatisé par les divisions sur le Brexit.
Rappelons que les élections à la Chambre des communes se tiennent au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Dans chacune des 650 circonscriptions d’Angleterre du pays de Galles, d’Écosse et d’Irlande du Nord, le candidat recueillant le plus de voix devient député, même s’il est minoritaire dans les urnes.
Ce système favorise traditionnellement les deux grands partis, conservateur et travailliste, au détriment des petites formations, en raison de la prévalence du « vote utile » au cours de l’unique premier tour. Un « truc » qu’on ne connait pas en « Gauloisie-positive ».
Et le parti qui détient la majorité absolue à la Chambre basse est appelé par la reine à former un gouvernement.
 
Or, « BoJo » manque de légitimité puisqu’il n’a pas été élu par le peuple, mais choisi par la seule « base conservatrice » de quelques dizaines de milliers d’adhérents à jour de leur cotisation, et ne dispose même pas de majorité parlementaire.
Aussi, le chef du gouvernement poursuit une stratégie duale : D’un côté, « BoJo » affirme pouvoir réaliser le Brexit. Et pour ce faire, il compte sur l’accord de sortie négocié avec Bruxelles qui a été adopté, avec des pincettes et « par principe », en première lecture par l’assemblée sortante. À ses yeux, ce positionnement doit écarter la menace sur sa droite du nouveau parti populiste Brexit de « Nid-d’Aigle-Barrage », dont il a refusé l’offre d’alliance.
Signe encourageant, le président de cette formation nationaliste a jeté l’éponge, après avoir échoué à sept reprises dans le passé à se faire élire à la Chambre des communes et renonce cette fois-ci à « affaiblir » les Tories en présentant des candidats…
Un peu comme si « Marinella-tchi-tchi » renonçait pour faire de la place aux « Républicains-démocrates » pour abattre « Jupiter » alors que depuis « Mythe-errant » elle a toujours fait la courte-échelle aux « soces » avec des triangulaires.
Vous connaissez le résultat…
 
Le message du locataire-précaire du 10 Downing Street est catégorique : S’il est élu avec une confortable majorité, le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne au 31 janvier 2020, la nouvelle date butoir offerte par les Vingt-Sept.
Pour l’emporter, il compte sur le débauchage d’électeurs travaillistes des Midlands, du nord de l’Angleterre et du pays de Galles qui ont plébiscité le départ de l’Union européenne.
De tels gains doivent compenser les pertes attendues dans les zones où les proeuropéens « remainers » sont largement majoritaires, à savoir Londres, les villes étudiantes anglaises et l’Écosse. Le tenant du titre s’efforce également de courtiser l’électorat féminin rebuté par sa rhétorique guerrière et sa vulgate machiste, même si ce n’est pas gagné…
 
À l'appui de ce plan, le Premier ministre s’est engagé à lâcher les cordons de la bourse au profit des régions déshéritées en mal de reconversion industrielle. La promesse d’une hausse substantielle des dépenses publiques doit être financée par l’emprunt en profitant de l’excellente note financière du Royaume-Uni (AA, comme celle de la « Gauloisie-impériale »), malgré le maelstrom du Brexit tout en profitant des taux actuellement bas.
Peut-être même qu’il fera gagner de l’argent si les taux restent négatifs…
 
Son challengeur travailliste poursuit lui une stratégie inverse de celle de « BoJo ». Il parle le moins possible du Brexit. En effet, la position travailliste, qui consiste à négocier un nouvel accord avec l’UE, avec maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière (soft brexit) soumis ensuite à un second référendum, est très mal accueillie par les modérés proeuropéens, en particulier les jeunes et par les « brexiters » de tous poils.
Ses seules interventions sur le sujet dénoncent les tentatives américaines visant à libéraliser le marché du service national de santé britannique en l’ouvrant aux fabricants de médicaments d’outre-Atlantique (ce qui reste fédérateur : Ils y tiennent à leurs « soins gratuits » pour tous, même s’il est plus facile de se faire soigner en « Gauloisie-sanitaire ») et à faciliter l’exportation au Royaume-Uni de produits alimentaires bas de gamme : Le fameux « fabuleux accord » promis par « McDo-Trompe ».
C’est que l’immixtion du ricain dans la vie policée du marigot politique est sévèrement critiqué par « Corps-Bine », et finalement joue assez bien en faveur de ce dernier dans la mesure où le président des États-Unis est honni (à juste titre ?) par une majorité de l’opinion.
 
La campagne du Labour est en fait centrée sur la justice sociale et l’environnement. Les travaillistes comptent sur un programme radical d’une ampleur jamais vue depuis 1945 pour l’emporter : L’instauration de la semaine de travail de quatre jours (c’est du « Maggy-Tâte-Cher » qui avait imposé les temps partiels dans la fonction publique), les renationalisations, les investissements massifs dans la santé, l’éducation et les infrastructures, ainsi que l’extension des pouvoirs des syndicats qui donnent des sueurs froides à la City.
Leur leader espère que cette générosité permettra d’occulter son impopularité personnelle record, sa tiédeur dans le combat contre l’antisémitisme et l’entrisme de l’extrême-gôche dans son propre parti.
 
La prudence budgétaire du New Labour de « Tonio-Blaire » est ainsi jetée aux orties, ce qui fait dire à ce dernier, « Corbyn, c'est un leadership de protestation, pas de gouvernement ».
En revanche, si demain « on rase gratis », le financement reste pour le moins flou puisqu’il s’est engagé à ne pas augmenter ni les impôts, ni les cotisations sociales, affirmant que seuls « les riches » paieront l’addition.
Les « riches » chez lui ce n’est pas 4.000 €/mois comme pour « Tagada-à-la-fraise-des-bois », mais carrément 94.000 £/an…
On est dans un autre monde, n’est-ce pas.
 
Si le Brexit sème la discorde au sein du Labour, le programme des libéraux-démocrates (centristes) a le bénéfice de la clarté : Le maintien dans l’Union européenne. Reste que la percée de la troisième force se heurte non seulement au système électoral, mais aussi à la difficulté de créer une large coalition avec les formations sur la même ligne en raison de la position ambiguë du Labour sur le Brexit.
Et puis les britanniques en ont ras-le-chapeau-melon de cette affaire de Brexit : Eux sont sur la ligne bruxelloise. On sort ou on reste, mais on prend une décision rapidement, désormais.
Et on l’applique : Tant pis pour l’avenir, il peut attendre.
 
Ceci dit, ces prochains développements sont à mettre en perspective avec mon post du 7 octobre dernier sur le sujet.
Je me suis seulement planté sur un détail : Le possible coup de force de « BoJo » sur ses propres institutions.
C’était une alternative pour ne pas « mourir de honte au fond d’un fossé » et il a dû le lire avant de prendre une voie divergente : Faire le pari d’avoir une majorité confortable pour se maintenir dans son fauteuil pour 5 ans : La soupe est bonne.
C’est sûr que pour un « imperator » mégalo comme lui, c’est alléchant.
Les britanniques ? Des joueurs/parieurs, vous avais-je dit !
Et lui en est un archétype…
 
Ceci dit, il devrait se rappeler de la « dissolution à sec » de « Juppette » en 1997. Où la « Chie-raquie » avait perdu sa majorité – sanction des grèves de 1995 sur les retraites en « Gauloisie-impériale » – qui avait forcé « le Chi » à cohabiter avec « Tonton-Yoyo » durant 5 ans. C’est long 5 ans et le « Socialisme-triomphant » des « forces de progrès » en a profité pour s’effondrer jusqu’à accoucher de « Tagada-à-la-fraise-des-bois » 15 ans plus tard.
Deux décennies de perdues pour le pays. Ça plus l’ère « mythe-errandienne », et vous vous retrouver à pédaler dans les rues aujourd’hui pour sauver « les acquis sociaux » en lambeaux d’une minorité de privilégiés.
 
Car pour « BoJo », la réussite de ses élections tient dans le vote Irlandais (du nord).
La question n’est toujours pas réglée pour eux qui ne veulent pas ni d’une frontière terrestre, ni d’une frontière maritime d’avec la « mère-patrie », tout en ne voulant pas non plus rester dans l’UE (qui a tant réussi à leurs cousins papistes-du-sud)…
Et aucun des leaders travaillistes et conservateurs n’aborde vraiment le problème, encore moins ne propose de solution innovante…
Ce qui promet des réveils difficiles : Les problèmes restent entiers, y compris autour de la question écossaise (et de Gibraltar).
Autrement dit, je ne change pas trop mes pronostics, sauf à présumer désormais que « BoJo » pourrait prendre un bail quinquennal au 10 Downing Street.
De toute façon, c’est la moins pire des solutions pour mes amis britanniques.

mercredi 4 décembre 2019

Au fait, demain…

Vous faites grève ou non ?
 
Probablement que non, même si votre quotidien va être lourdement impacté si vous vivez et travaillez dans une grande agglomération. Forcément, avec la grève dans les transports public, tout le monde va ressortir sa vieille guimbarde, son teuf-teuf archi-polluant ou le tacot au gazogène de pépé et aller encombrer le réseau routier secondaire (et primaire).
Les solutions de remplacement ne sont pas très nombreuses, entre « pédibus », vélo, roller, trottinette (électrique ou pas), de toute façon votre charrette à bœuf, votre canasson sont interdits de circulation en ville (sauf dérogation « touristique »).
Bref, promis, craché, juré, vous allez galérer dans les embouteillages et avoir une journée de labeur raccourcie pour une « saison hors du foyer » rallongée.
Peut-être même que vous louperez le JT vespéral qui vous expliquera combien vous avez souffert.
Et c’est finalement très drôle…
 
Parce que c’est vous qui devriez faire grève !
Je vous explique.
Le principe d’une assurance c’est de mutualiser un risque (identifié et quantifié) entre cotisants. Une forme de « solidarité » comme une autre.
Comme le risque reste « aléatoire », on le quantifie par voie statistique : C’est le boulot des actuaires.
Le seul risque qui n’est jamais assuré, c’est celui de « guerre », mais la vie, la mort, la maladie, un accident, une chute de météorite, un incendie, une inondation, on sait faire. Avec toutefois une limite que reste l’appréciation des catastrophes naturelles (et calamités agricoles). Là, on n’a pas suffisamment de recul pour être assez précis, d’où la solidarité nationale qui s’impose à travers une cotisation sur les cotisations qui finance un fond de solidarité.
Par conséquent, une bonne assurance et une bonne compagnie d’assurances, « notoirement solvable », équilibre en principe ses encaissements et ses décaissements tous les ans.
Sauf que c’est plus compliqué que ça.
 
Il y a en effet des risques qui s’étalent sur toute une vie.
Si par exemple vous êtes sûrs et certains de mourir un jour, peut-être ne serez-vous jamais malades (ce qui reste rare), infirmes ou frappés d’un handicap, d’une invalidité.
Pour ce qui est du risque « vieillesse » (votre inactivité « consentie », pas comme le chômage qui est un risque « subi ») dépend de plusieurs facteurs, dont votre âge qui croît en permanence, votre état de santé qui se dégrade avec le temps, et surtout le montant de votre « pension ».
Et celui-ci dépend à la fois du nombre de pensionnés en rapport au nombre (et à l’assiette) des cotisants.
Et l’équilibre à trouver se traduit par le « soit on cotise plus, soit on touche moins (en désindexant) soit on travaille plus longtemps ! ».
Pas très compliqué, finalement.
Or, comme nous l’avons déjà dit, il y a déséquilibre, au moins démographique, évident, entre cotisants et bénéficiaires.
Et encore, ne s’agissait-il dans mon propos d’alors que du régime « général » dit « de base », excluant tous les autres, les « spéciaux » et les « complémentaires ».
Et rappelons au passage que les 42 « régimes spéciaux » c’est environ de 400.000 personnes pour un total de quelques 18 millions de retraités !
Une goutte d’eau…
Mais une goutte d’eau moribonde pour beaucoup d’entre eux : Il n’y a plus de cotisants « mineurs », mais encore plusieurs régiments de « mineurs-pensionnés »…
Et que la dernière fois qu’un régime spécial a été intégré dans le régime général, c’était sous « Bling-bling » et ça concernait le régime des IEG (Industries Électriques et Gazières) et ça s’est traduit par le versement d’une « soulte » à la CNAV et aux régimes complémentaires Arrco et Agirc.
Une soulte nettement sous-évaluée, mais personne n’a râlé : Vous n’aviez même pas fait grève pour éviter de vous faire voler !
Notez au passage que pour assurer l’équilibre, depuis vous êtes taxés en sus sur vos factures de gaz et électricité, au KWh consommé ou à l’abonnement (TCPE, CSPE et CTA par exemple) sur lesquelles est perçu la TVA…
Regardez donc vos factures pour vérifier si vous ne me croyez pas !
 
Pour ce qui est des électriciens et gaziers, ce que vous ne savez pas forcément, c’est qu’en plus, 1 % du Chiffre d’affaires d’EDF et comparses vous est prélevé pour financer les « œuvres-sociales » à destination des salariés !
C’est le résultat d’un « vieux Deal » initié par Marcel Paul, ministre coco-stalinien des nationalisations au CNR de 1945 : 1 point pour indemniser les actionnaires nationalisés, 1 point pour les personnels. Sauf que comme pour la SNCF, le deal valait pour 50 ans et qu’il se prolonge depuis pour les salariés… qui le gère à travers l’équivalent du comité d’entreprise (la CCAS pour EDF, par exemple) !
Inutile de dire que 70 ans plus tard, il y en a pour une « montagne ».
Passons… c’est vous qui payez, de toutes les façons possibles et imaginables.
 
Pour revenir aux régimes spéciaux et complémentaires de retraite, comme ce sont des « boîtes privées » gérées de façon « paritaire », elles obéissent aux règles de toutes les entreprises d’assurance (qu’elles soient « mutualistes » ou « coopératives ») : Elles sont obligées de faire des « excédents ». Qui sont autant de « réserves techniques ». Tous les ans, elles calculent une « provision technique » (qui est déductible de leur résultat imposable, mais qui reste taxée au titre de la « taxe sur les provisions techniques » : rien ne se perd jamais pour le fisc…) afin de faire face aux « dépenses futures ».
Du temps de mes études en droit, c’était le contentieux « à la mode » devant le Conseil d’État qui a validé le procédé en appliquant tout simplement la loi commune déjà existante relative à la comptabilité d’engagements (à laquelle est tenue les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés) : On se doit de tenir compte des dépenses futures « certaines dans leur principe » mais dont on ne peut qu’évaluer la quotité « à la louche » (et au doigt moullé…).
 
Résultat des courses assez fabuleux dans un pays dominé par le régime de retraite « par répartition », voilà donc les complémentaires et les spéciales forcées de faire de la « capitalisation », par ailleurs interdite par « Tonton Yoyo » qui aura abrogé la loi « Thomas » qui ouvrait cette possibilité-là aux accords d’entreprise…
J’aime bien ce pays, même si c’est le mien (et qu’il me le rend si mal…) : On est depuis toujours en pleine schizophrénie…
 
Pour les « complémentaires », il y avait un souci : Certaines étaient florissantes alors que d’autres tiraient la langue. Et évidemment, le « trésor » des unes est venu combler les déficits chroniques (démographiques et financiers) des autres.
Je me souviens parfaitement qu’AGRR (devenue AG2R), un de mes clients, avait ce problème de « planquer » sa trésorerie excédentaire. Je leur ai proposé de faire comme la CCAS (un autre de mes clients), à savoir de faire des « œuvres sociales » pour leurs adhérents : Les AGF, La Mondiale, Axa avaient déjà un patrimoine immobilier très important qu’elles louaient (des « réserves qui rapportent »), il suffisait de faire des « villages » (de toile et/ou en dur comme pour EDF), voire prestigieux sans ou avec peu de recettes : Un argument de « vente » pour faire la différence avec la concurrence comme d’un « avantage en nature » exonéré…
Le mot magique : Exonéré.
Ce qu’ils ont fait un peu… pour préférer des voyages et des visites guidées de sites et musées…
Un peu seulement, parce que les « patrons » étaient des « énârques » au fait de leurs responsabilités à l’égard de « l’intérêt général ».
C’était du temps du « Chi », second mandat.
 
« Bling-bling » est passé par là ensuite…
Il a fait main basse sur les complémentaires du régime général (fusion obligée au sein de « Malakoff-Médéric » à la tête de laquelle on retrouvait – il y est peut-être encore, je n’ai pas vérifié – son demi-frérot) et a tué un certain nombre de régimes « spéciaux », comme celui de « Transe-Télécom », l’ANPE/Assedic, la sphère « semi-publique » sur laquelle il avait « autorité » (la main) par scission ou fusion.
Les autres, il n’a pas eu le temps.
Et puis il y a des résistances dans les professions « réglementées » comme celle du droit (notaire, avocat) toubibs et paramédicaux, etc.
C’est ce à quoi s’attèle aujourd’hui « Jupiter » avec sa réforme « un point cotisé = un point pensionné ».
Une réforme qui devrait donc aboutir à un régime universel…
 
Seulement voilà, et c’est la raison unique de cette grève de demain (pas vous, naturellement puisque vous n’avez pas envie de compter, mais les « grévistes » si), que va-t-il advenir du pactole de 165 milliards d’euros de réserves, amassés, « capitalisés » au fil des années par certains, pas tous, des 42 régimes de retraites par « répartition » ?
Car la logique d’un régime universel voudrait que ces dizaines de milliards d’euros soient confisquées et redistribuées à tous, au grand dam des régimes qui ont constitué ces réserves-là.
Les kons : Tombés dans le « piège koweïtien » !
(Quand Saddam a fait main basse sur le Koweït, c’était un hold-up sur la richesse du pays, son pétrole. Là c’est pareil : Le « riche » paye pour le « pôvre ». Et le pôvre ne fait même pas grève pour protester…).
 
Alors forcément, les gestionnaires de ces caisses craignent de se voir prendre leur « trésor » par certains gros mangeurs comme la SNCF, la RATP, la fonction publique d’État (grévistes) ou encore le régime de base des salariés du privé (Cnav), qui eux ne disposent pas du tout de réserves… Vous !
Et là, il faut bien le dire que rien ne transpire des intentions de « Jupiter ».
Tout juste, « Dard-à-la-main » aura déclaré le week-end dernier que, ça coûte 8 milliards par an et que ces régimes ne se justifient plus…
8 milliards payés tous les ans par le kon-tribuable, vous…
Fabuleux alibi pour un hold-up annoncé !
 
« Les efforts consentis par les entreprises et les salariés du privé au sein de l’Agirc-Arrco ne doivent pas bénéficier au laxisme d’autres régimes », explique le Medef.
Je me marre : C’est quoi la Cnav et les complémentaires Agirc-Arrco sinon des régimes cogérés par le Medef ?
Ces régimes complémentaires des salariés du privé a acquis, non sans mal, des réserves de 71 milliards d’euros, soit près d’un an de pensions versées à ses adhérents, en prévision d’un coup dur.
D’autres avaient également adopté une démarche similaire, il y a des années. Au RCI (régime complémentaire des indépendants), les indépendants ont eux amassé environ neuf ans de pensions complémentaires, soit 16 milliards d’euros, tandis que les libéraux de la CNAVPL ont récolté 22 milliards d’euros, soit sept ans de pensions complémentaires.
De jolies sommes à laquelle il faut encore ajouter le fonds de réserve des retraites : 36 milliards d’euros (vos cotisations à vous, « gelées »).
Soit un total de 165 milliards d’euros de réserves de pensions.
Une somme qui suffit amplement à couvrir la dette « retraite » de 52 milliards d’euros et à équilibrer le régime de la fonction publique d’État (payés par vos impôts et taxes), selon le Conseil d’orientation des retraites…
 
Et une des interrogations restée en suspend concerne justement la gestion de ces réserves. La CFDT ne veut pas que l’argent revienne au ministère de l’Économie et des Finances, et préfère qu’il soit géré « dans l’intérêt des assurés » via une gouvernance « non-technocratique », autrement dit « paritaire », selon les propos d’un négociateur du syndicat l’année dernière.
Il y aura eu aussi des discussions parce que tous les assurés ne contribuent pas à la même hauteur selon la profession et le secteur d’activité : « Cela va être compliqué de participer au (futur) régime si tout le monde ne met pas au pot commun ».
« Mais si on transvase les réserves, on doit aussi transvaser les engagements ».
En effet les différences entre l’ancien et le nouveau régime seront de taille : En ce qui concerne le régime universel, les cotisations sociales seront prélevées jusqu’en tranche B, alors que des organismes comme l’Agirc-Arrco ont ouvert des droits allant jusqu’au bout de la tranche C (tranche D, il n'y a plus rien, mais ils ne sont qu’une poignée d’hyper-riches, les tranches augmentant plus vite que les salaires).
Quant aux régimes spéciaux, certains sont « sans limite » à condition de repayer des cotisations sur ces cotisations, non déductibles chez l’entreprise et imposables chez le bénéficiaires à l’entrée et à la sortie : Très dissuasif, le procédé…
Mais, finalement, ce n’est qu’un détail puisque vous ne faites pas grève : Le principe « 1 point cotisé = 1 point pensionné » nivelle effectivement « les droits acquis ».
Plus tu cotises, en quotité et/ou dans la durée, plus tu touches : Logique.
Moins tu en fais, moins tu en bénéficies…
L’autre reste que le système ancien de « bonification » des « trimestres gratuits » (maternités nombreuses, périodes de chômage) pourrait bien disparaître, puisque le nombre de trimestre n’est plus retenu dans le calcul de la pension CNAV, mais on pourrait rajouter des points-gratuits.
Et que vous ne faites toujours pas grève pour autant…
 
En conclusion, le gouvernement se dit prêt à valider la « clause Grand-père », ce qui repousse les effets de la réforme aux calendes grecques. Ce qui ne résout pas l’urgence des déficits à venir à court-terme.
C’est vrai que plus tard, quand le « papy-boom » sera dépassé, les régimes s’équilibreront tout seuls jusqu’à devenir excédentaires et à en devoir réduire enfin les cotisations…
Finalement, vous n’avez pas fait grève même quand on vous pique depuis des décennies à travers la CSG et la CRDS, pas un seul mot, même pas un mouvement de cils pour marquer votre mauvaise humeur, juste pour équilibrer les régimes généraux (qui ne s’équilibrent pas…) et rembourser la dette laissée par les « anciens » qui restent pensionnés à votre détriment.
 
Déjà il a reculé sur « l’âge-pivot ». Il faut dire que c’était de la konnerie en barre que la retraite à 60 ans imposée par « Mythe-errant » : On le disait depuis le « Livre blanc » de « Roro-card »…
Vous n’étiez pas nés, mais je me souviens tout de même.
Et « Fifi-le-souteneur » n’a fait que grapiller quelques mois pour tenter de remettre à zéro le compteur : Insuffisant, tout le monde le savait déjà.
Mais tout le monde redoutait aussi la grève de « Juppette » en 1995 qui avait dû battre « en » retraite précipitamment…
« Ed.Fil-Lippe » va se montrer prêt à toutes les concessions comptant que le mouvement s’essouffle de lui-même : Noël et ses agapes se profilent d’ici trois semaines et ça « coûte chaud ». Avec un mois de paye réduit, va y avoir de la joie dans les foyers, que je vous dis…
 
C’est probablement ce qui va se passer : Il suffira juste d’une énième concession.
Si on doit mutualiser absolument tout dans un « régime unique », il faut faire la balance des « trésors » accumulés, ce sont des ressources, et des dépenses à venir.
Avec probablement une gestion paritaire gérant l’ensemble, donc quelques fauteuils d’administrateur en plus pour les syndicalistes enragés, afin de compenser le fait qu’ils sont les cocus du système sur lequel ils ont largement vécu durant des décennies.
 
C’est toujours ça le problème : Quand on gère du « pognon pas à soi », mais piqué aux cotisants, on en a la tête qui enfle.
Ce qui est vrai aussi pour tous les « sachants » du pays qui vous piquent impôts et taxes (sans que vous ne fassiez grève : Vous n’êtes pourtant pas des « nantis du système » et de moins en moins nombreux habillés en jaune autour des ronds-points du pays).
Et la dernière étape sera pour bien plus tard : Une nationalisation des régimes obligatoires (comme par ailleurs, dont par exemple le Portugal) en échange de quoi les entreprises pourraient enfin être autorisées à « sur-complémentariser » pour attirer et retenir les talents, via la « capitalisation ».
Après tout, ça existe déjà chez les anglo-saxons, notamment chez les associés (et seniors) « Gauloisiens » des cabinets-conseil qui conseillent tous ces braves-gens qui ne vous veulent que du bien…
Et j’ai même réussi à en mettre un en place (à la marge) dans une entreprise… d’assurance (IARD – risques-divers), justement !
C’est vous dire que je rigole à vous laisser pédaler demain…
Bonne journée et bon courage quand même !