La grève des dockers
Vendredi dernier, le 30 octobre 2026 (je
précise puisque bien de mes billets du moment méritent d’être remis dans leur
contexte, qu’on aura oublié dans deux ans ou plus), veille d’Halloween et de
grands défilés nationaux contre la vie chère, les chiottes dégueulasses des
lycées et autres billevesées qui pourrissent la vie de l’électeur-moyen, les
dockers étaient massivement en grève.
Mais oui !
Tout autour de nos façades maritimes.
Il s’agissait d’une journée de mobilisation sur tout le territoire et même dans plusieurs pays européens : Par ce « mouvement social » (dépendant de leur volonté), les dockers et travailleurs portuaires s’opposent notamment à ce qu'ils appellent une « militarisation des ports » voulue par l’UE.
« Les ports français vont être à l’arrêt à 95 % » prédisait le secrétaire général de la CGT des dockers, dont la représentativité est justement de… 95 % parmi les dockers et de 87,5 % dans l’ensemble des salariés de la manutention portuaire au niveau national.
Mais par effet de domino, ou de contamination, l’activité portuaire sera proche de zéro, même pour les cargos russes déchargeant le caviar de la Caspienne pour les fêtes de fin d’année…
Un appel à la grève lancé il y a un mois, le
30 septembre, par la centrale parigote de la CGT Docks ainsi que la Fédération
Nationale des Ports et Docks, et qui devait être massivement suivie. « Au
Havre, ce sera complétement à l’arrêt ce vendredi 30 octobre, à Rouen aussi au
moins côté dockers » assurait un syndicaliste CGT au Syndicat des
ouvriers dockers et assimilés du port de Rouen.
À Calvi-Balagne aussi : Il n’y a plus de port de commerce depuis belle lurette…
Le mouvement sera même international ce jour-là avec des débrayages prévus dans des dizaines de ports européens.
Une contestation qui cible ce que les organisations syndicales appellent la « militarisation des ports », qui prépareraient, selon eux, « une économie de guerre ».
À quoi cela fait-il référence ? Et pourquoi
cela crée des crispations ?
D’autant que peu de médias auront relayé l’information au moment où tous les regards étaient tournés vers la journée de « convergence des luttes » d’avec les lycéens mal notés qui ne foutent rien dans leurs bahuts faute de prof (et de chiottes propres), les étudiants forts mécontents des choix imposés par Parcoursup, des Gilets-jaunes qui galopent toujours après leur pouvoir d’achat grignoté à la pompe et tous les autres qui ne font pas leurs fins de mois depuis des années…
Ça aura été le carnage la semaine précédente sur les grands-boulevards de « Paris-les-flots-bleus » et quelques cités de province dotées de « grands-clapiers » en périphérie où les zonards sont habituellement parqués pour la nuit et qui en ont profité pour faire leurs courses de Noël un peu en avance cette année, mais à peu de frais.
Même que ça aura aidé « Trompe-le-clown » dans sa campagne désespérée pour ne pas perdre l’appui de son Congrès, ou encore « Pal-Poux-tine » à qui une telle chose ne peut pas arriver, ses troupes n’hésitant pas à faire le coup de feu jusqu’en Ukraine pour mater les esprits-forts (et turbulents) dans ses rues.
Il faut donc interroger quelques experts,
dont anciennement un colon de gendarmerie, expert en gouvernance et sécurité
maritime, au travers notamment de son cabinet de conseil, Pelagos Stratégie créé
en juillet 2026, pour en savoir un peu plus.
Mais pas vraiment ce qui justifie une grève internationale…
Je ne suis pas allé le rencontrer, je n’ai plus de collaborateur à envoyer sur place, mais j’ai encore quelques potes « actifs » dans quelques loges « opératives » de frangins trois points qui aiment à se faire mousser en jouant les « sachants » autour d’une bière pour me renseigner utilement…
Informations que je recoupe ensuite comme je peux pour les confirmer ou les infirmer…
« En fait, c’est une évolution qui s’est faite plusieurs années » en disent-ils « et qui vise plutôt à sécuriser qu’à « militariser » les ports. Il y a d’abord eu la mise en place du code ISPS entré en vigueur en 2004 à la suite des attentats de 2001 pour protéger les navires et les ports du terrorisme, puis cela s’est accéléré ces dernières années avec la menace que représente le conflit en Ukraine pour toute l’Europe ».
En effet, en janvier 2024, il y a ainsi eu la
création de l’Alliance portuaire européenne. Un partenariat public/privé lancé
par la Commission Européenne sous la présidence belge, avec un objectif majeur
: Lutter contre le narcotrafic international dans les infrastructures
portuaires notamment à Anvers, Rotterdam et au Havre.
Mais ce qui a véritablement mis le feu aux poudres côté dockers se serait en fait déroulé le 4 mars 2026.
Ce jour-là, la Commission Européenne a établi une nouvelle feuille de route pour sa stratégie portuaire, avec deux volets majeurs…
La sécurité et la résilience d’abord. C’est-à-dire
le renforcement de la protection des infrastructures portuaires face aux
menaces hybrides, à la cybercriminalité et au sabotage.
Mais aussi la mobilité militaire avec l’intégration des critères de défense dans les infrastructures de transport civil.
L’objectif est de permettre aux ports d’accueillir et de transférer rapidement des convois militaires lourds ou hors gabarit en cas de crise.
Et cela passe par un renforcement des quais, l’élargissement des accès portuaires, l’adaptation des terminaux et le dragage des canaux.
Une transition qui a déjà été réalisée sur le port de Rotterdam et qui intègre désormais des plans logistiques de crise pour réserver des espaces spécifiques aux navires militaires en cas de conflit.
« Avec la guerre en Ukraine, et la
multiplication des menaces qu’elle génère, l’Europe n’a pas d’autre choix que
de s’affirmer sur le plan de la défense. Elle ne peut pas dépendre uniquement
de ses alliés occidentaux ou de l’OTAN.
Et les ports sont des lieux
stratégiques de la défense européenne !
C’est d’abord cela que la Commission Européenne a voulu dire le 4 mars 2026.
Car le coût et le conditionnement de l’envoi de matériel militaire sont bien moindres par la mer que par transport aérien. Et que les États européens doivent être prêts à pouvoir se projeter militairement en cas de besoin ».
Mesures de bon sens…
Encore faut-il un cadre administratif et
légal (pour les « hommes de papiers » que sont nos « sachants
trisomiques atteints d’autisme profond » qui ne savent rien faire sans
autorisation préalable, procédé stigmatisant des économies dirigistes,
autrement dit « administrées ») qui permettrait cette fameuse mobilité
militaire.
C’est tout simplement ce qu’a voulu créer la Commission Européenne en mars dernier, bien innocemment, pensant d’abord l’intérêt général…
Mais, comme d’habitude, les mêmes, ceux qui ne sont pas capables de coordonner les ouvertures de chantiers sous mes fenêtres à ouvrir des tranchées une fois pour toute à y rénover leurs réseaux (ils préfèrent ouvrir mes trottoirs 4 à 5 fois de suite tous les 6 mois) grattent à l’occasion pour déborder de leurs objectifs premiers croyant faire pour le mieux en claquant du pognon pas à eux mais piqué dans la poche de leurs concitoyens dont ils espèrent en retour une admiration sans borne, alors qu’ils ambitionnent est aussi d’investir dans les plates-formes portuaires, d’abord pour les rendre mieux aptes à faire transiter du matériel militaire mais aussi et surtout pour sécuriser ces interfaces stratégiques.
« Plus de 74 % du commerce européen transite par un port, donc on se doit aussi d’assurer la continuité de ces flux commerciaux. Cela implique aussi de les protéger contre les menaces hybrides, les cyber-attaques, les sabotages etc…
Il ne s’agit pas seulement de
militariser les infrastructures… mais aussi d’accroître le niveau de sécurité
et donc sa compétitivité à l’échelle nationale. »
Le volet militaire ne serait donc qu’un
prétexte… pour lutter contre les casseurs du futur !
Et pour faire tout cela, la Commission
Européenne envisage d’injecter plus de 80 Mds€ pas encore en caisse (et que vous
n’avez pas non plus, mais qu’on va vous piquer dès avant de l’avoir, soyez-en
sûrs) dans le cadre d’un projet d’investissement allant de 2028 à 2034.
Mais alors quid du mécontentement des dockers et travailleurs portuaires à travers toute l’Europe qui vont voir passer tout ce pognon (qui n’existe pas encore, me répété-je) passer dans la rénovation de leur outil de travail ?
La Fédération Nationale des Ports évoque ses « valeurs de paix et de solidarité entre les peuples » et dénonce des « économies de guerre qui se mettent en place au détriment des politiques de santé, des services publics, de l’éducation… »
Woua ! C’est beau comme du bio…
« Pour moi, les réticences sont
essentiellement politiques. Elles sont liées aux convictions pacifiques de ces
travailleurs et des organisations syndicales. Ils sont la cheville ouvrière de
l’économie portuaire, donc cela risque d’être compliqué de faire ces évolutions
sans eux. Sachant qu’ils ont des leviers d’action très fort puisqu’ils peuvent
mettre des infrastructures portuaires à l’arrêt.
Mais ils ont aussi tout à gagner à
accroître la sécurité des ports, notamment parce qu’ils sont en première ligne
de la lutte contre le narcotrafic international ou même des risques éventuels
de sabotages ou de cyber-attaques. »
Alors quid ?
Bé de ce que j’en ai compris, c’est que nous vivons dans le monde qui, aujourd’hui (et pas hier) aurait changé. Et la conflictualisation des relations internationales rend nécessaire une adaptation, notamment à l’échelle européenne : « On se doit de structurer une réponse logistique adaptée dans laquelle les ports doivent s’intégrer ».
Mais dans le pays, l’heure est d’abord à la
contestation. En « Gauloisie-maritime », on compte 14.000
travailleurs portuaires, dont quelque 7.500 dockers concernés par cet appel à
la grève qui touche les ports de Boulogne, Brest, Dunkerque, Calais, La
Rochelle, Le Havre, Rouen, « Paris-les-flots-bleus », Lorient,
Marseille, Saint-Malo, Roscoff, Bayonne, Bastia, Bordeaux, la Réunion, Nice,
Ajaccio, Saint-Nazaire, Port-Vendres, Saint-Malo, Cherbourg, Sète, Toulon et
Fos-sur-Mer.
Mais pas Calvi-Balagne : L’économie insulaire dépend de deux ports seulement, Bastia et Ajaccio. Peuvent suppléer, dépanner, quand il y en a besoin, par Sartène, Porto-Vecchio et Isola-Rossa, mais à la marge, surtout pour le dernier puisqu’ensuite il n’y a que 3 routes à col montagneux pour sortir de la microrégion…
À l'international, les syndicats de dockers d’Espagne,
de Grèce, Slovénie, Chypre, Suède, Danemark, Portugal, Irlande, « Ritalie »,
« Teutonnie », sont aussi appelés à joindre cette journée de
manifestation « historique » selon la CGT Docks.
Reste à savoir si cette mobilisation sera de nature à bousculer la volonté de la Commission Européenne d’intégrer pleinement les ports à la stratégie de défense de l’UE ou non.
D’autant que chose très curieuse, tout le
monde persiste à ne reprendre que quelques infos qui ne font que quelques
lignes dans la presse traditionnelle.
Pourtant la fédération nationale des ports et docks répondait à un appel de l’European Dockworkers Coucil (EDC) lancé dans toute l’Europe (Espagne, Grèce, Slovénie, Danemark, Portugal… on l’a déjà dit), et aura annoncé dans un communiqué se mobiliser pour « mettre fin aux guerres, au génocide » et contre la « militarisation (des) ports », rappelant au passage la signature par toutes ces organisations d’une déclaration commune refusant que les dockers « deviennent un lien dans la chaîne des guerres », en protestation contre un projet de règlement européen visant à faciliter le transit de matériel de défense via les infrastructures civiles de transport.
Comme si un port en eau profonde pouvait être uniquement pacifique, même en temps de guerre, naturellement…
Donc et également une lutte revendiquée contre « la déréglementation (des) emplois » et « les attaques contre (leurs) droits sociaux » aura fait heureusement partie des motifs de la mobilisation.
Parce que pour le docker de base, celui qui
se tourne les pouces à Fos-sur-Mer, parce qu’il n’a pas le droit de toucher à
rien sur un port sensible aux consignes de sécurité, l’important pourrait être
ailleurs.
En effet dans un autre communiqué, le syndicat a également annoncé s’associer à l’appel national à la grève du 5 novembre, lancé par la CGT et toutes les grandes centrales syndicales du privé et du public.
Là ils réclament « l’augmentation du smic », des « augmentations de salaires et non des primes non cotisées », et affirment qu’ils se mobilisent pour défendre « la jeunesse » (qui l’a bien mérité), « l’avenir du service public d’éducation » (qui exige de travailler plus), « la sécurité sociale, les hôpitaux et les retraités » et tout le berzingue qui tourne autour de tout ça pour vous pourrir la vie et grignoter votre pouvoir d’achat en rajoutant des coûts aux coûts à toutes les étapes !
Personnellement j’adore : On se retrouve
donc le 5, noyé dans le nombre, puisque le 30 aura été phagocyté par l’Halloween
populaire, démocratique et revendicatif du 31 !
Il n’empêche, vos livraisons auront pris une journée de retard pour tous vos produits « à bas-coûts » venant de Chine (qui lutte pour votre pouvoir d’achat plus efficacement que tout le monde !)
Mais quelle étrange planète, décidément…
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE
PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN
LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN
AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Mais oui !
Tout autour de nos façades maritimes.
Il s’agissait d’une journée de mobilisation sur tout le territoire et même dans plusieurs pays européens : Par ce « mouvement social » (dépendant de leur volonté), les dockers et travailleurs portuaires s’opposent notamment à ce qu'ils appellent une « militarisation des ports » voulue par l’UE.
« Les ports français vont être à l’arrêt à 95 % » prédisait le secrétaire général de la CGT des dockers, dont la représentativité est justement de… 95 % parmi les dockers et de 87,5 % dans l’ensemble des salariés de la manutention portuaire au niveau national.
Mais par effet de domino, ou de contamination, l’activité portuaire sera proche de zéro, même pour les cargos russes déchargeant le caviar de la Caspienne pour les fêtes de fin d’année…
À Calvi-Balagne aussi : Il n’y a plus de port de commerce depuis belle lurette…
Le mouvement sera même international ce jour-là avec des débrayages prévus dans des dizaines de ports européens.
Une contestation qui cible ce que les organisations syndicales appellent la « militarisation des ports », qui prépareraient, selon eux, « une économie de guerre ».
D’autant que peu de médias auront relayé l’information au moment où tous les regards étaient tournés vers la journée de « convergence des luttes » d’avec les lycéens mal notés qui ne foutent rien dans leurs bahuts faute de prof (et de chiottes propres), les étudiants forts mécontents des choix imposés par Parcoursup, des Gilets-jaunes qui galopent toujours après leur pouvoir d’achat grignoté à la pompe et tous les autres qui ne font pas leurs fins de mois depuis des années…
Ça aura été le carnage la semaine précédente sur les grands-boulevards de « Paris-les-flots-bleus » et quelques cités de province dotées de « grands-clapiers » en périphérie où les zonards sont habituellement parqués pour la nuit et qui en ont profité pour faire leurs courses de Noël un peu en avance cette année, mais à peu de frais.
Même que ça aura aidé « Trompe-le-clown » dans sa campagne désespérée pour ne pas perdre l’appui de son Congrès, ou encore « Pal-Poux-tine » à qui une telle chose ne peut pas arriver, ses troupes n’hésitant pas à faire le coup de feu jusqu’en Ukraine pour mater les esprits-forts (et turbulents) dans ses rues.
Mais pas vraiment ce qui justifie une grève internationale…
Je ne suis pas allé le rencontrer, je n’ai plus de collaborateur à envoyer sur place, mais j’ai encore quelques potes « actifs » dans quelques loges « opératives » de frangins trois points qui aiment à se faire mousser en jouant les « sachants » autour d’une bière pour me renseigner utilement…
Informations que je recoupe ensuite comme je peux pour les confirmer ou les infirmer…
« En fait, c’est une évolution qui s’est faite plusieurs années » en disent-ils « et qui vise plutôt à sécuriser qu’à « militariser » les ports. Il y a d’abord eu la mise en place du code ISPS entré en vigueur en 2004 à la suite des attentats de 2001 pour protéger les navires et les ports du terrorisme, puis cela s’est accéléré ces dernières années avec la menace que représente le conflit en Ukraine pour toute l’Europe ».
Mais ce qui a véritablement mis le feu aux poudres côté dockers se serait en fait déroulé le 4 mars 2026.
Ce jour-là, la Commission Européenne a établi une nouvelle feuille de route pour sa stratégie portuaire, avec deux volets majeurs…
Mais aussi la mobilité militaire avec l’intégration des critères de défense dans les infrastructures de transport civil.
L’objectif est de permettre aux ports d’accueillir et de transférer rapidement des convois militaires lourds ou hors gabarit en cas de crise.
Et cela passe par un renforcement des quais, l’élargissement des accès portuaires, l’adaptation des terminaux et le dragage des canaux.
Une transition qui a déjà été réalisée sur le port de Rotterdam et qui intègre désormais des plans logistiques de crise pour réserver des espaces spécifiques aux navires militaires en cas de conflit.
C’est d’abord cela que la Commission Européenne a voulu dire le 4 mars 2026.
Car le coût et le conditionnement de l’envoi de matériel militaire sont bien moindres par la mer que par transport aérien. Et que les États européens doivent être prêts à pouvoir se projeter militairement en cas de besoin ».
C’est tout simplement ce qu’a voulu créer la Commission Européenne en mars dernier, bien innocemment, pensant d’abord l’intérêt général…
Mais, comme d’habitude, les mêmes, ceux qui ne sont pas capables de coordonner les ouvertures de chantiers sous mes fenêtres à ouvrir des tranchées une fois pour toute à y rénover leurs réseaux (ils préfèrent ouvrir mes trottoirs 4 à 5 fois de suite tous les 6 mois) grattent à l’occasion pour déborder de leurs objectifs premiers croyant faire pour le mieux en claquant du pognon pas à eux mais piqué dans la poche de leurs concitoyens dont ils espèrent en retour une admiration sans borne, alors qu’ils ambitionnent est aussi d’investir dans les plates-formes portuaires, d’abord pour les rendre mieux aptes à faire transiter du matériel militaire mais aussi et surtout pour sécuriser ces interfaces stratégiques.
« Plus de 74 % du commerce européen transite par un port, donc on se doit aussi d’assurer la continuité de ces flux commerciaux. Cela implique aussi de les protéger contre les menaces hybrides, les cyber-attaques, les sabotages etc…
Mais alors quid du mécontentement des dockers et travailleurs portuaires à travers toute l’Europe qui vont voir passer tout ce pognon (qui n’existe pas encore, me répété-je) passer dans la rénovation de leur outil de travail ?
La Fédération Nationale des Ports évoque ses « valeurs de paix et de solidarité entre les peuples » et dénonce des « économies de guerre qui se mettent en place au détriment des politiques de santé, des services publics, de l’éducation… »
Woua ! C’est beau comme du bio…
Bé de ce que j’en ai compris, c’est que nous vivons dans le monde qui, aujourd’hui (et pas hier) aurait changé. Et la conflictualisation des relations internationales rend nécessaire une adaptation, notamment à l’échelle européenne : « On se doit de structurer une réponse logistique adaptée dans laquelle les ports doivent s’intégrer ».
Mais pas Calvi-Balagne : L’économie insulaire dépend de deux ports seulement, Bastia et Ajaccio. Peuvent suppléer, dépanner, quand il y en a besoin, par Sartène, Porto-Vecchio et Isola-Rossa, mais à la marge, surtout pour le dernier puisqu’ensuite il n’y a que 3 routes à col montagneux pour sortir de la microrégion…
Reste à savoir si cette mobilisation sera de nature à bousculer la volonté de la Commission Européenne d’intégrer pleinement les ports à la stratégie de défense de l’UE ou non.
Pourtant la fédération nationale des ports et docks répondait à un appel de l’European Dockworkers Coucil (EDC) lancé dans toute l’Europe (Espagne, Grèce, Slovénie, Danemark, Portugal… on l’a déjà dit), et aura annoncé dans un communiqué se mobiliser pour « mettre fin aux guerres, au génocide » et contre la « militarisation (des) ports », rappelant au passage la signature par toutes ces organisations d’une déclaration commune refusant que les dockers « deviennent un lien dans la chaîne des guerres », en protestation contre un projet de règlement européen visant à faciliter le transit de matériel de défense via les infrastructures civiles de transport.
Comme si un port en eau profonde pouvait être uniquement pacifique, même en temps de guerre, naturellement…
Donc et également une lutte revendiquée contre « la déréglementation (des) emplois » et « les attaques contre (leurs) droits sociaux » aura fait heureusement partie des motifs de la mobilisation.
En effet dans un autre communiqué, le syndicat a également annoncé s’associer à l’appel national à la grève du 5 novembre, lancé par la CGT et toutes les grandes centrales syndicales du privé et du public.
Là ils réclament « l’augmentation du smic », des « augmentations de salaires et non des primes non cotisées », et affirment qu’ils se mobilisent pour défendre « la jeunesse » (qui l’a bien mérité), « l’avenir du service public d’éducation » (qui exige de travailler plus), « la sécurité sociale, les hôpitaux et les retraités » et tout le berzingue qui tourne autour de tout ça pour vous pourrir la vie et grignoter votre pouvoir d’achat en rajoutant des coûts aux coûts à toutes les étapes !
Il n’empêche, vos livraisons auront pris une journée de retard pour tous vos produits « à bas-coûts » venant de Chine (qui lutte pour votre pouvoir d’achat plus efficacement que tout le monde !)
Mais quelle étrange planète, décidément…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
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