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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 23 avril 2017

Aujourd’hui, vous avez rendez-vous

Avec la République,
Avec l’avenir,
Avec votre « devoir » de citoyen !
 
Allez donc voter…
Ce n’est pas qu’un droit chèrement acquis par vos propres ancêtres, certes à travers l’Histoire du peuple « Gauloisien-de-Gauloisie », ses révolutions, ses retournements de situation politique, avec ses trains de sueurs, de peurs et d’espoirs, de trahisons et de flots de sang versé, mais aussi de l’Histoire d’un peuple qui s’est battu tout au long de son existence pour exister par lui-même et imposer cette évidence à tous ses voisins, proches ou lointains.
Bref, une journée à ne pas perdre en billevesées, une journée de rendez-vous historique, comme on ne nous en propose, à travers un réel consensus de stabilité de nos institutions, au moins dans leur fonctionnement, que tous les 5 ans…
Alors hein ne faites pas l’âne !
 
« L’âne de Buridan », un clin d’œil à l’excellent « Time To Philo », l’actualité vue par les philosophes, en moins de 200 mots, une newsletter hebdomadaire dans laquelle Gaspard Koenig passe un fait d’actualité au crible de la pensée philosophique.
Time To Philo c’est court, c’est compréhensible par tout le monde et c’est gratuit.
Et le dernier numéro commençait ainsi : « Jamais le nombre d’indécis n’aura été aussi important à la veille d’une élection présidentielle (40% selon un récent sondage Ipsos !). Nombre d’électeurs se retrouvent ainsi dans la position de l’âne de Buridan : Selon ce fameux paradoxe scolastique (attribué de manière apocryphe au théologien médiéval Jean Buridan), un âne ayant autant faim que soif, et placé à égale distance d’une botte de foin et d’un sceau d’eau, se laissera mourir d’inanition, faute de pouvoir choisir… À cet aimable paradoxe, les trois plus grands métaphysiciens de l’âge classique ont tenté d’apporter une réponse. Espérons que leurs analyses aident nos indécis à mettre un bulletin dans l’urne. »
J’avoue ne déjà pas admettre que l’âne puisse rester indéfiniment indécis : C’est bien une hypothèse à la kon !
À un moment ou à un autre, il aura bien pipi, plus faim que soif ou inversement, à moins que son nerf honteux se pique d’une ânesse qui viendrait lui brouter son foin ou vider son sceau de flotte.
Peut-être même qu’un insecte lui fera lever la patte plus haute qu’une autre et, profitant du moment, il enchaînera une avancée vers l’un ou l’autre de ses objectifs.
 
Notez déjà que vous n’êtes de toute façon pas dans son cas : Vous n’avez pas deux choix à faire, mais 12 !
13 en fait…
Le premier, y aller ou ne pas y aller. C’est déjà un choix en soi, dans la mesure où si vous vous abstenez, vous abdiquerez votre libre-arbitre en le délégant à d’autres. Acceptant par avance à vous conformer à leur choix.
Notez que si vous allez voter, vous acceptez de vous conformer à la règle d’une élection uninominale à deux tours et donc par avance au choix des urnes.
Comme globalement, vous serez de toute façon 80 % des participants à ce scrutin à maudire le résultat, le choix de l’abstention ne rajoute ni n’ôte rien.
Personnellement, je vous en conjure, allez donc voter, faite entendre votre voix en l’exprimant dans un bulletin, peu importe lequel, ça évitera de vous faire voler à l’arrivée.
 
En effet, vous avez noté que contrairement aux précédents scrutins, pratiquement tous les scrutins précédents, aucune pub n’a été faite pour vous inciter à exercer vos droits de citoyens…
Étonnant, n’est-ce pas ?
D’autant que chacun sait que l’abstention favorise manifestement « le poids » des « non-indécis », leur donnant plus d’importance qu’ils n’ont, et donc les « convaincus » qu’on retrouve d’abord chez les militants.
Et plus on va vers un extrême, plus ils sont denses, par conséquent, l’abstention favorise l’extrémisme.
Logique.
 
Ensuite, si vous avez décidé d’y aller, vous avez un choix à 11 branches à faire, à travers 11 candidats qui se présentent à vos suffrages.
Y’en a qui prêchent pour le vote utile.
Bé oui, au premier tour, on vote « POUR » … être utile !
Logique aussi.
Mais dans leur discours, il s’agit de déjà voter « CONTRE » et donc pour celui qui pourra « faire barrage » au candidat que vous ne voulez surtout pas voir élu.
Les kons, z’ont pas pigé qu’ils sont nombreux à rassembler les « CONTRE », et vous ne disposez que d’un seul bulletin pour les mettre tous d’accord.
Ce qui revient directement à voter « POUR », on n’y coupe pas.
Mais le simple fait d’aller voter, c’est déjà de voter « CONTRE » l’extrémisme, quel qu’il soit à vos yeux.
En bref, le philosophe se goure…
 
Mais il explique : « Dans un célèbre scolie de son Ethique (deuxième partie, proposition 49), Spinoza tente de démontrer que la volonté et l’intellect sont une seule et même chose. Autrement dit, il n’existe pas de volonté indépendante qui flotterait au-dessus de nos passions ou de nos idées : celles-ci impliquent leur propre affirmation. Conséquence : un homme placé dans la situation de Buridan, tiraillé par des sentiments égaux, mourra bien de soif et de faim. L’électeur, ou l’électrice puisque Spinoza a la délicatesse de féminiser l’ânesse (asina dans le texte latin), finira par voter blanc. »
Là encore, une konnerie en barre de « philosiphailleux » : La 13ème branche du choix permet de voter nul.
Ce qui n’est ni blanc (ni noir), ni l’abstention.
Voter nul, c’est voter, c’est participer, mais c’est protester contre la piètre valeur de tous les candidats présentés et voter contre tous ceux-là.
C’est dire « m… » (étron) à la racaille politicarde, à tous ces mafieux qui se servent « du système » que parfois ils abominent jusque dans leur propos et leur intentions présumées de conduire les affaires du pays, et c’est bien senti !
Car le vote nul est comptabilisé.
L’abstention ou le blanc, non !
Et pour un premier tour, c’est aussi une façon de « faire barrage » à tous et toutes.
Au second tour, pas du tout, reconnais-je…
Mais on n’en est pas encore là.
 
TTP poursuit : « Il faut au contraire avoir toute la foi de Descartes dans le libre-arbitre pour postuler ce qu’il appelle, dans une lettre au Père Mesland, la « liberté d’indifférence » : une capacité à se déterminer « dans les actions où la volonté n’est portée par aucune raison évidente vers un parti plutôt que vers un autre ». La grandeur de l’homme, que l’exercice de la raison distingue de l’animalité, c’est paradoxalement de pouvoir choisir sans raison, et de triompher ainsi de l’apathie. Si l’âne meurt de faim, l’homme se sauve. Poutou ou Cheminade ? La dignité de notre espèce vous impose, dans le secret de l’isoloir, de faire un geste décisif, pure expression du libre-arbitre. »
J’aime bien Descartes, finalement…
 
Mais ce n’est pas tout : « La solution la plus élégante revient toutefois à Leibniz. Penseur de la différence et de la singularité, inventeur du calcul infinitésimal, Leibniz conteste la possibilité même de l’âne de Buridan. S’il n’y a pas deux feuilles ni deux gouttes d’eau pareilles dans tout l’univers, a fortiori ne peut-on imaginer dans l’ordre de la nature que les distances soient parfaitement égales, et les appétits de l’âne parfaitement équivalents. C’est une fiction de métaphysicien, démentie théoriquement par l’analyse mathématique de l’infiniment petit, et empiriquement par les sciences naturelles. « Il y aura donc toujours bien des choses dans l’âne et hors de l’âne, quoiqu’elles ne nous paraissent pas, qui le détermineront à aller d’un côté plutôt que de l’autre. »
Finalement, c’est un peu ce que j’en disais en introduction…
 
Pas besoin de faire du calcul infinitésimal, ou alors c’est aussi admettre la réalité de « l’effet papillon » (le battement d’aile d’un papillon sous les alizés qui provoque – ou non – des tornades à l’autre bout de la planète).
Moi, j’aime bien la théorie d’une façon générale, et même celle-là en particulier, sauf que dans la pratique, il suffit de regarder un mouvement Brownien à l’œuvre pour se rendre compte que c’est du « n’importe quoi » : Si en théorie, la pratique doit se conformer à la théorie, dans la pratique, c’est rarement le cas !
 
Et de finir par expliquer que : « Ce passage de la Théodicée (II, §49) s’inscrit logiquement dans une philosophie qui s’efforce de réconcilier l’idée d’un déterminisme divin avec celle d’un choix individuel. L’expression de mes préférences personnelles ne fait que refléter des causes qui m’échappent, intégrées à l’infinie complexité du calcul de Dieu. Laissez-vous guider, le jour du vote, par vos inclinations naturelles, reflet du meilleur des mondes possibles… »
Personnellement, je reste persuadé que Dieu n’y est pour rien, sauf à estimer qui est à l’origine du tout : Ce sont d’infinis contraires, créateurs de situationnismes-appliqués, qui décident de ce que vous avez à faire.
Vous vous y conformer ou non, point-barre !
 
Mais on se rejoint finalement sur la conclusion : « Alors, chers indécis, ne faites pas les ânes, au risque de ressembler, comme le dit Spinoza dans la suite du scolie, aux enfants, aux sots et aux déments. La démocratie, aussi décevante qu’elle soit parfois, mérite mieux que des braiments protestataires. »
En bref, en long comme en large, allez donc voter.
On verra bien ensuite.
 
Bon dimanche et bon vote à toutes et à tous !
 
I3

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