Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 3 mars 2015

Que des bonnes nouvelles !

La démocratie progresse, les BRICS font leur FMI… 

Et Spock est décédé.
J’aimais bien « Spock » avec ses oreilles pointues : Je n'ai jamais réussi à avoir les mêmes.
Mais bon, c’est le sort de tous les humains que de devoir mourir un jour ou l’autre : Je m’y attends tous les matins en me réveillant, étonné de me … réveiller encore et encore.
Il faut vous dire aussi que je pète de froid … tous les matins, ce qui rend la vie parfaitement désagréable … dès le matin ! 
 
Quant à Boris Nemtsov, ex-vice-président sous Eltsine, il a été abattu sans autre forme de procès : C’est un peu comme si « Bling-bling » se faisait descendre sur le pont des arts.
Un attentat « minutieusement planifié (…) Vers 23 h 15, une voiture s'est approchée d'eux, quelqu'un a tiré des coups de feu, dont quatre l'ont touché dans le dos, causant sa mort », a déclaré la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Elena Alexeeva, à la chaîne de télévision Rossiya 24.
Mes cousins « natio-Corsi », pour une fois, sont hors de cause : En « Corsica- Bella-Tchi-tchi », on ne tire pas dans le dos.
Hors le Préfet Érignac… Mais lui n’a pas été abattu par un « local » : Le présumé tireur était bien trop petit (et brun, pas blond).
 
Réaction du Kremlin : « Tout sera fait pour que les organisateurs et exécutants de ce crime lâche et cynique » soient châtiés, a assuré samedi le président russe.
« François III » en aurait dit tout autant, j’imagine.
Et il aurait sans doute rajouté la même diatribe que « l’Asperger » : Les alliés du Kremlin dénonçant en effet une « provocation » visant à « déstabiliser le pays ». Tout leur pays !
« Cet assassinat brutal portait les marques d'un meurtre commandité et avait tout d'une provocation », avait immédiatement indiqué son porte-parole, Dmitri Peskov.
Vous imaginez notre « porte-la-parole » en dire autant, vous ?
« Manifestement, il faut que le sang coule pour que des troubles éclatent dans le centre de Moscou », a commenté le chef du Parti communiste Guenadi Ziouganov.
Notre « Gorge-Marre-chez » national aurait rajouté que c’est un « scandaaaaale ! »
Un autre responsable du parti, Ivan Melnikov, a estimé qu'il s'agissait d'une « provocation destinée à relancer l'hystérie antirusse à l'étranger ».
Arf, le rigolo ! Il n’a jamais vécu le « french-bashing », lui.
Parce que pas du tout : Au contraire, c’est le signe indéniable que la démocratie prospère et progresse en Russie, tiens donc.
La preuve, même un « opposant » minoritaire en son pays reste assez important pour être éliminé « salement », tellement il est dangereux avec ses idées subversives !
Et puis au moins chez nous, des gars comme « Charb », ils étaient protégés par nos flics envoyés à l’abattoir, tellement notre pays n'est pas sûr alors que le leur l'est démocratiquement bien plus… 
Même « Tonton Yoyo » reste à disposer de son chauffeur, sa voiture blindée, ses gardes de son corps.
En Russie, on a quand même l’intelligence de préserver les « moyens humains » qui votent comme il faut… 
 
Et qu’ils en rajoutent, les moscovites : « Quand j'ai appris la nouvelle, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit », raconte Valentina Dmitrieva. « Pour nous, les gens simples, c'est une énorme perte. C'était quelqu'un qui était de notre côté. C'est ainsi que je l'ai toujours considéré. »
« Nemtsov était de ma génération, c'est comme si on m'avait aussi tiré dessus. C'est un coup fatal qu'on a porté sur la tête de toute notre démocratie, de tous nos espoirs », renchérit Alexandre Badiev, un retraité de 59 ans.
Une marche de l'opposition à travers le centre de Moscou en son hommage a par ailleurs été autorisée. Ils étaient entre 24 et 70.000 (ils ne savent pas trop compter). Elle s’est déroulée dimanche après-midi alors que quelques heures avant d'être assassiné, Boris avait appelé les Russes sur les ondes de la radio Écho de Moscou à manifester dimanche dans la capitale russe contre « l'agression de « Vlad Poux-tine » en Ukraine ».
Oui, il n’y a pas qu’en « Gauloisie-belliqueuse » qu’on peut s’opposer, dans « l’opinion publique », à des « bombardements exogènes ».
Enfin… chez nous, plus personne ne s’oppose à aller massacrer des civils et des gamins avec des munitions payées par vos impôts !
C’est dire si notre démocratie reste en avance par rapport à celle des russes ! 
 
Et de rappeler aussi que plusieurs opposants ont été tués ces dernières années en Russie, notamment la militante des droits de l'homme Natalia Estemirova en Tchétchénie, l'avocat Stanislav Markelov et la journaliste Anastasia Babourova à Moscou, de même que la journaliste Anna Politkovskaïa.
Les exécutants ont parfois été arrêtés et condamnés, mais jamais les commanditaires.
Les autorités ont d’ailleurs annoncé étudier toutes les pistes : Le crime politique comme la piste islamiste, Boris ayant reçu des menaces à la suite de son soutien au journal satirique Charlie Hebdo, et même ... la piste d'un assassinat lié au conflit ukrainien !
Des sources policières anonymes citées par les agences de presse russes ont aussi évoqué une éventuelle piste d'ultra-nationalistes d'extrême droite.
Vous voyiez « Marinella-tchi-tchi » commanditer l’assassinat d’un « fouteur de merde » ?
J’en rigole encore, figurez-vous !
Un bel enfumage en marche…
Comme d’habitude, me direz-vous.
 
Boris Nemtsov, à la tête du mouvement Solidarnost, figurait parmi les derniers résistants. Son thème de prédilection ? La lutte contre la corruption.
En 2013, en pleine préparation des Jeux olympiques de Sotchi, il publie un rapport explosif sur le coût des installations : « Entre 25 et 30 milliards de dollars ont été détournés sur un budget de plus de 50 milliards », y affirmait-il.
Et il accusait les proches de Poutine. Parmi eux : Arkady Rotenberg, 61 ans, à la tête d'un consortium d'entreprises, un ami d'enfance du président et son ancien partenaire de judo.
Lui et son frère Boris auraient récolté 15 % de la manne des contrats des JO : Que des mensongeries, bien sûr !
Et après, on nous en dira que le tsar actuel n’est pas l’homme le plus riche du monde…
Ce que Boris Nemtsov aurait dû savoir, c’est qu’ils sont tous prêts à tuer pour protéger leurs rapines.
Nous, on sait depuis « Robert Boulin » et quelques autres (dont « Grosse-Ouvre », « Béret-Go-Voit »).
En fait, depuis Danton et Robespierre. 
 
Et pendant ce temps-là, un peu avant, la Douma russe a ratifié la création de Banque des BRICS pour 100 milliards US$ qui vont servir de réserve monétaire pour des projets d’infrastructure en Afrique du Sud, Inde, Russie, Chine et Brésil et concurrencer la domination de la Banque mondiale et du FMI pilotés par l’Occident.
La nouvelle banque de développement devrait commencer à être pleinement fonctionnelle à la fin de 2015, selon le ministère russe des finances.
La Russie a accepté, en pleine crise économique, de fournir 2 milliards de dollars sur le budget fédéral pour cette Banque au cours des sept prochaines années.
Il y aura trois niveaux de gouvernance avec, avec un Conseil d’administration, Conseil de direction et un président. 
 
Le Conseil de direction de la Banque tiendra sa première réunion à Ufa en Russie en avril prochain. Le ministre des finances russe Anton Siluanov est susceptible de devenir le premier président du Conseil des gouverneurs de la Banque, selon le vice-ministre des Finances Sergei Storchak s’exprimant sur Russia 24 TV Channel.
La Banque sera basée à Shanghai et l’Inde assurera la première présidence tournante de cinq ans, tandis que le premier président du Conseil de direction proviendra du Brésil. 
 
La décision de créer la Banque des BRICS, avec un panier de monnaies de réserve, a été prise en juillet 2014. Chacun des cinq membres pays devrait allouer une part égale du capital de démarrage de 50 milliards US$ qui sera étendu à 100 milliards.
L’Inde est par ailleurs favorable à la négociation d’un accord de libre-échange avec l’Union douanière russe, la Biélorussie et le Kazakhstan au cours de ces six prochains mois, a annoncé le vice-ministre indien du Commerce et de l’Industrie Rajeev Kher.
Un groupe de travail russo-indien s’est même constitué en novembre 2014.
Kher a expliqué que ce groupe de travail avancerait des propositions ces six prochains mois et que le processus de négociations commencerait ensuite, rapportait l’agence TASS. 
 
Comme la plus grande partie du monde développé en Occident est en récession, les pays en voie de développement ont intensifié leurs efforts pour rapprocher leurs économies.
Plus récemment, la Chine a déclaré qu’elle pourrait établir une zone de libre-échange plus large avec le bloc économique emmené par la Russie, qui inclurait aussi l’Arménie et bientôt le Kirghizstan.
L’Union douanière eurasienne sera un bloc régional qui vise à créer un espace économique unique avec des tarifs communs.
Le groupe a une population de 158 millions d’habitants et un PIB de plus de deux mille milliards de dollars (2 trillions).
 
De ces décisions de démocratie-avancée, bien sûr, vous n’en avez jamais entendu parler en « Gauloisie de la liberté d’expression ».
Pas une seule analyse mise à votre portée, très peu d’entrefilets, hors la presse spécialisée.
Et personne n’aura pu être étonné que, si en termes simples, comme le disait Simon Black, « lorsque vous verrez ceci arriver, vous saurez que c’en est terminé pour le dollar… Je lui donne 2-3 ans », alors même que ledit fonds prend pour unité de mesure … le dollar américain ! 
 
Étonnant les progrès de cette notion de démocratie !

lundi 2 mars 2015

À propos des « autistes-trisomiques » qui nous gouvernent…

Comment les sélectionne-t-on, au juste ?

La sélection des élites politiques de « Gauloisie-démocratique » a toujours posé problème depuis que l’ENÂ existe.
Enfin, il est devenu « apparent », depuis que « Michou-Deux-Braies » a voulu « unifier » les formations à des postes de responsabilités dans la haute fonction publique.
En soi, une bonne initiative, qui renforçait encore le caractère vraiment exceptionnel des profils qui s’y présentaient après des années d’études post-bac (faculté ou science-pô).
Avant, chaque administration recrutait par voie de concours. Mais des concours spécialisés, recherchant des compétences particulières.
Après, tous dans le même moule, à quelques « passe-droit » par équivalence près. 
 
On se souvient parfaitement de Michel Crozier, il y a bien 30 ans de ça, qui fustigeait la sélection de l’élite. Ancien juré de l’ENÂ et sociologue réputé des organisations, il militait pour une fermeture immédiate de cette école.
Il en disait « qu’il n’avait jamais rencontré des étudiants aussi fermés intellectuellement ».
Il faut dire que la sélection par les grandes écoles de ce type est un travers typiquement Gaulois : Aucun pays développé n’a eu semble-t-il l’idée de construire une « école du pouvoir politique ».
Le concept sent bien évidemment le soufre car il contient certains des germes qui conduisent tout droit à une captation du pouvoir : Voie d’accès unique, formatage intellectuel unique, méthodes de gouvernance uniques, réseau unique, cooptation/monogamie, étiolement culturel, etc.
 
Mais pas seulement : Si notre classe politique est aussi saturée en énarques (ou tout simplement en agents de la fonction publique), c’est forcément parce que d’autres niveaux d’organisation n’ont pas fonctionné de façon optimale.
Le cas de « François III » est d’ailleurs très intéressant, me faisait-on remarquer il y a peu.
On y voit un individu a priori sans compétences et sans expérience particulière pour le poste de Président, se retrouver à la tête de notre pays au plus mauvais moment. 
 
Son parcours ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à celui d’autres leaders politiques actuels. À croire qu’il existe, au-delà d’une voie royale officielle (l’ENÂ), un cheminement tout aussi déterminant et qui en constitue le prolongement indispensable : UNEF, Éducation nationale, Parti Socialiste, missions à l’Élysée, direction d’un cabinet de ministre, conseil municipal, députation, Secrétariat national du PS… « François III » est devenu porte-parole du PS, Premier secrétaire, député européen, puis maire de Tulle.
En 2007, il s’abstient de se présenter aux élections présidentielles qui verront s’opposer la « Cruchitude » à « Bling-bling », elle-même au parcours aussi similaire que le père de ses gamins, lui, issu des quartiers bourgeois dont il est l’élu avant et après avoir parcouru des institutions de droit public et jusqu’à divers ministères et d’une faculté de droit qui forme des juristes de m…, mais se présente à celles de 2012 et les gagne contre ce dernier.
 
Ce qui nous apprend finalement beaucoup sur les travers de notre pays : Exclusivement cantonné dans le secteur public et subventionné, celui-ci se trouve de facto protégé de toute contrainte d’efficacité et d’efficience.
Alors que ces deux notions est une obsession quotidienne chez tous les chefs d’entreprises, aucune n’a vraiment pas cours dans ce parcours effectué sous les lambris des hôtels ministériels et municipaux, parmi les arcanes et parfois les alcôves dorées des partis politiques.
 
Quelles sont les qualités qui transparaissent dans de tels pedigrees ?
Strictement rien n’y démontre un quelconque succès sur les plans économique, social ou managérial. Lui, en tant que maire de Tulle, ses résultats sont même consternants, notamment par son endettement record.
À l’inverse, on y devine en filigrane un puissant talent relationnel : Tout le monde n’est pas capable de naviguer dans les cercles proches du Président « Mythe-errant » et de ses ministres, tout le monde n’est pas capable de manœuvrer de façon virtuose au sein d’un Parti des « soces » jusqu’à en atteindre la plus haute marche malgré la cacophonie qui le caractérisait à l’époque…
 
Ce sont indiscutablement des qualités relationnelles, des dons en matière de diplomatie, des capacités à élaborer des synthèses impossibles entre des clans qui ne se supportent pas. Ce sont de vraies compétences, le nier serait malhonnête.
Mais suffisent-elles pour faire un Président de la République ?
Ne seraient-elles pas plutôt tournées vers la réussite individuelle ?
Ne sont-elles pas dramatiquement dénuées de toutes autres qualités indispensables telles que le sont le courage, le pragmatisme, la vision, l’anticipation, l’efficacité et le dévouement ?
Quant à « l’intérêt général », le bien-être de la Nation, « l’intérêt supérieur de l’État » dont on est censé connaître le sens en passant par ces formations élitistes, tous ces mots dont ils se gargarisent tous, ils en ont évidemment vidé le sens et le contenu depuis bien longtemps.
C'est comme la pile Wonder (de « Nanar Tapis »), plus on s’en sert, plus ces notions s’usent. 
 
Il y a même quelque chose d’effrayant car ce cheminement, il s’avère être le tremplin le plus efficace pour atteindre la responsabilité suprême, il évite de toute façon la vraie vie économique…
Comme une sorte d’ascenseur qui évoluerait au mépris du monde ultra-concurrentiel de l’entreprise mais qui permettrait ensuite à ceux qui l’empruntent d’en diriger les règles de fonctionnement…
Il existe donc aujourd’hui, dans la société « gauloise », un parcours protégé et comparativement peu exigeant qui se permet le luxe de surpasser l’ensemble des autres parcours pourtant bien plus challengés.
En d’autres termes, un diplômé sans la moindre expérience professionnelle réussie a la possibilité de prendre la direction de notre pays et de l’ensemble de son économie parce qu’il aura su barboter dans les cercles idoines !
Magnifique, non ?
Et de façon toute aussi diabolique, des partis politiques tels que le PS ne sont finalement rien d’autre que des écuries de course qui, loin du monde réel, élèvent en circuit fermé des chevaux pour gagner l’ultime compétition électorale.
Et il en est de même rue Vaugirard, au siège de la « Droâte-républicaine », forte ou faible.
Tous, même « Jupette », ont suivi le même parcours de façon très similaire.
 
Comment en sommes-nous arrivés là ?
L’existence de la filière elle-même n’explique pas tout.
Pour que de telles choses deviennent possibles, ne faut-il pas compter sur d’autres éléments favorables tels que la bienveillance des médias et la naïveté des électeurs ?
Depuis le fameux sondage post-élection présidentielle, nous savons que 74 % des journalistes ont voté pour « le capitaine de pédalo à la fraise des bois ».
Ce score à la soviétique constitue un splendide raccourci sur le rapprochement qui s’est opéré entre les médias et les écuries des étalons seulement socialistes.
« Bling-Bling » n’a toujours pas compris qu’il partait de la sorte avec un tel handicap qu’il ne pouvait pas y arriver.
Si : Seulement contre la « Cruchitude », c’est vrai et ce n’est pas un hasard comme j’ai pu vous le rappeler le week-end dernier (en huit : Cf. Les deux « billets » de samedi et dimanche). 
 
Il existe beaucoup d’autres pays dans lesquels des journalistes auraient posé quelques problèmes au candidat « soce » en matière de programme économique. Dans une nation qui recule régulièrement d’un point de vue économique et social (chômage de masse, même s’il vient de se tasser légèrement, croissance, PIB, PIB/habitant, part de marché mondiale, part de marché industrielle, dette, niveau scolaire, création d’entreprises, etc. etc.) et qui est déjà parmi les champions mondiaux de la pression fiscale et des prélèvements, proposer une réforme fiscale visant à prendre encore plus aux riches et aux entreprises avait pourtant de quoi surprendre.
Il y avait, au minimum, matière à débat…
… Qui n’a pas eu lieu !
 
A-t-il eu des difficultés à faire passer son message égalitariste en dépit d’un contexte qui ne le permettait même plus ? 
A-t-il été challengé par la presse et la télévision ?
A-t-il dû affronter des débats contradictoires réguliers face à des spécialistes de l’économie et de la politique ?
La réponse est clairement et totalement négative.
Les débats ont été d’une extrême rareté. Et la plupart des médias étant de gauche, le message a été diffusé tel quel, dénué de la moindre critique de fond, comme s’il était  la bonne parole en provenance d’un messie attendu… 
 
Pour accepter un programme économique aussi inepte que celui de « François III », il ne manquait plus qu’une bonne dose de crédulité populaire. Gagner les élections en jouant sur le ressentiment « anti-riche », en faisant miroiter le confort des pauvres grâce aux ponctions dans la poche des nantis, et en promettant de réduire le chômage en recrutant encore et toujours plus de fonctionnaires, n’était-ce pas la preuve d’une immense naïveté ? 
À noter d’ailleurs que quand on crée un post de fonctionnaire (étatique, territorial ou hospitalier), certains ont calculé qu’on détruisait 1,5 poste dans le « secteur-marchand », vous savez, celui qui fournit les payes des premiers… 
 
C’est ici sans doute que réside l’un des plus gros problèmes de notre pays.
Certes, l’inculture économique d’une grande partie de sa population n’est que le fruit de décennies de mensonges et de déresponsabilisation.
Elle n’est que la triste conséquence d’une captation du pouvoir par une nomenklatura politique chimérique.
Elle n’est que le reflet naturel de « Les-Duc-à-Sion » Nationale qui en a épousé le discours et qui perpétue auprès de chaque génération le mythe étatique.
 
Mais maintenant que cette immaturité économique est un fait avéré, comment notre pays peut-il s’en sortir ?
Comment peut-il éviter la victoire du populisme contre le principe de réalité ?
La victoire de la facilité contre l’effort de désendettement ?
La victoire de la fermeture des frontières contre le réveil de notre compétitivité ?
Même les grecs sont tombés dans le panneau, mais pour d’autres raisons : Les plus anciens se souviennent encore de la « dictature des colonels ».
 
Après des décennies de falsification des faits, de mensonges politiques répétés par les médias, de centralisation du pouvoir, de clonage des profils administratifs au sommet de notre État, le tableau n’est pas brillant.
Nous en sommes actuellement là : Dans la zone rouge.
N’ayons pas peur de le dire : N’importe qui peut gagner les prochaines élections. Les conditions sont idéalement réunies.
N’importe qui, sauf tous ceux qui en ont déjà perdus. 
 
Et vous savez mon opinion, telle qu’il m’a fallu m’exiler de la prochaine peste brune qui récoltera les marrons tout-chauds de toutes ces démissions de l’esprit critique auquel nos professeurs auraient dû nous ouvrir !
C’est d’ailleurs ce qu’on va voir à la fin du mois qui s’ouvre.
Vous êtes prévenus.
Parce que ne vous en faites pas non plus, tous ceux-là serviront avec compétence le nouveau pouvoir et ses diktats.
Et personne ne pensera jamais qu'il faille rendre totalement incompatible leur statut de fonctionnaire avec n'importe quel mandat électif : C'est soit l'un, soit l'autre, et si l'ex-élu veut revenir dans son ancien métier, il repasse les concours comme tous les autres !