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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 17 août 2010

Opération « Juliette-Siéra » (XVIII)

Dix-huitième chapitre : Second attentat
 
Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Pas facile à suivre. Car c’est là que le beau schéma imaginé par on ne sait qui commence à « branler du manche ».
Peu après la signature du contrat « Bravo », Alain Gomez, PDG du Thomson CSF, refuse de payer car il a des doutes sur la destination finale des 160 millions de francs de commissions.
Alfred « Sir-veine » fait payer une partie de la commission promise par les fonds secrets de sa compagnie pétrolière. 8,25 millions de dollars partent sur le compte de Christine « Jonc-Court ». Quant à Edmond Kwan, il attend 7 %.
Saisie de la plainte de Thomson CSF pour « tentative d'escroquerie » visant « Sir-veine » et « Jonc-court », Eva Joly préfère renvoyer « Roland Dumât » et son ex-amie devant le tribunal correctionnel pour des « abus de biens sociaux » au détriment de la compagnie pétrolière.
En « oubliant », hélas et au passage, les frégates…
Cet oubli est peut-être dû aux menaces de mort explicites qu'elle reçoit alors de la part d'officiers supérieurs français, et peu avant le suicide de son propre mari, en avril 2001 à Saint-Vrain dans l’Essonne où il avait été toubib généraliste et frère de l’actrice Sylvie Joly.
S’en est suivi un drôle d’enterrement le vendredi 2 mars : si les relations professionnelles de la juge étaient présentes en nombre au cimetière, à part Sylvie, aucun autre membre de sa famille n’avait fait le déplacement.
 
C'est Renaud van Ruymbeke qui reprendra alors ce dossier qui s'enlisera dans les sables mouvant du « secret défense ».
Sur cette vente de 2,5 milliards de dollars, plus de 500 millions de dollars de commissions occultes ont été versées, vraisemblablement à des fins de corruption et d'enrichissement de divers protagonistes, voire pour le financement illégal des partis politiques français.
Ces commissions sont passées par plusieurs réseaux d'intermédiaires, en particulier le sino-américain Andrew Wang. Leur destination finale n'est pas connue.
Interrogé comme témoin en juin 2001, « Roland Dumât », ministre des affaires étrangères au moment de la signature du contrat Bravo, précise que cette somme était en fait destinée à « des responsables de Taïwan, à concurrence de 400 millions de dollars, et de 100 millions de dollars à destination du comité central du Parti communiste de Pékin ».
Il fallait à la fois convaincre le gouvernement taïwanais « d'acheter français » et amadouer les autorités chinoises, opposées à toute livraison de matériel sensible à l'île nationaliste. Selon « Roland Dumât », les commissions étaient destinées à 80 % aux « responsables de Taïwan » et à 20 % au « comité central du Parti communiste chinois », ce qui avec le recul a de quoi faire sourire !
Il y a bien corruption à Taïwan, mais à Pékin, la « ville du nord » de l’empire du milieu… c‘en est presque risible quand on connaît la rigueur et le contrôle de l’appareil étatique chinois.
L’ex-directeur adjoint chez Thomson-CSF, Alain Fribourg a assuré aux juges quant à lui avoir « toujours considéré à l'époque que c'était le parti au pouvoir à Taïwan qui bénéficiait pour une bonne partie de ce que l'on versait à M. Wang ».
 
Curieusement, c’est le 17 mai 2004, que l'ancien ministre du Budget Michel « Char-Asse[1] » a reconnu avoir signé des commissions « légales » pour les frégates de Taïwan.
« J'ai signé, comme ministre chargé de l'administration des douanes et des impôts, la commission douanière, ce qu'on appelle les frais de prospection de marché, qui a été allouée aux intermédiaires étrangers qui ont facilité l'acquisition des frégates de Taïwan », a-t-il expliqué L'ancien ministre assure que « c'était légal et régulier » mais a toujours refusé de révéler le montant de ces commissions au nom du « secret défense ».
D’autant que ces commissions sont par ailleurs déductibles d'impôt chez la partie versante, en l’occurrence, « Thomson », puisqu'elles sont considérées comme des frais de prospection.
Une telle autorisation ne pourrait désormais plus être légalement accordée depuis la ratification par la France de la Convention de l'OCDE contre la corruption.
En revanche les rétro-commissions versées à des personnalités françaises en marge de la vente des frégates l’est totalement. Les juges français estiment que 3 milliards de francs (environ 458 millions d'euros) de commissions auraient été versés à l'occasion du marché.
Ils n'ont cependant pu établir la réalité de rétro-commissions versées à des intermédiaires français. Et leur enquête a été close le 2 octobre 2006.
 
Paul note que le 24 juillet 2006, l'ex-ministre de la défense Alain Riz-Char a été le seul à mettre en cause le Président de la République d’alors, mais aussi son premier ministre de la deuxième cohabitation, entre 1993 et 1995 dans le versement de ces rétro-commissions.
Depuis cette déclaration, les juges ont entendu Nicolas « Base-Ire », ex-directeur de cabinet du premier ministre de la seconde cohabitation, ainsi que trois proches du Président d’alors : Hubert « Vais-Drine », actuel patron de « l’Institut » qui porte le nom du Président de l’Union de la Gauche, alors ex-ministre des affaires étrangères, J-L. Bianca, ex-secrétaire général de l'Élysée, et G. Manège, ancien directeur adjoint du cabinet du président.
500 millions de dollars ont été bloqués sur les 46 comptes suisses de l'intermédiaire Andrew Wang (certains au nom de ses proches). Il est probable que ce blocage a eu lieu avant la dispersion des commissions occultes.
Le retour vers l'Europe d'une partie de cette masse énorme (de rétro-commissions) a nourri d'importants fantasmes dont le prolongement a été trouvé dans l'affaire « Clearstream 2 », et y compris la base de la scénarisation par le « corbeau » de distribution de ces rétro-commissions à travers la « boîte noire » financière « Clearstream » conclut Paul.
Une autre enquête est en cours à Taïwan pour les actes de corruption des fonctionnaires et des personnalités politiques taïwanaises.
 
Paul note aussi que Joël Bucher, ancien directeur adjoint de la Société générale à Taïwan (Sogenal) entre 1987 et 1990, a expliqué à de nombreux juges le montage auquel il a participé avec « Sofrantem », filiale de la Société Générale à l'époque.
Il a aussi souligné l'implication de plusieurs banques françaises dans le système de commissions installé autour des ventes d'armes du début 1990 (frégates La Fayette, Mirages 2000 Dassault, missiles MICA de Matra). Il évoquera également des retours de rétro-commissions vers l'Europe (Luxembourg, Suisse et Monaco).
Il s’agit de récapituler et de chercher les traces de cet argent si par hasard il est rentré en Europe par le biais soit de « Clearstream », un acronyme qui voudrait dire, « rapide diffuseur » ou « diffusion claire » pour une affaire aussi bizarre et tellement fantasmagorée par une multitude, conclut Paul.
Quand même pas claire cette histoire de « rétro-commissions ».
Pas claire du tout non plus le black-out total sur la vente des missiles, ni des Mirage 2000 datant de la même époque.
Et comment retrouver tout ça dans les fichiers ? Les sommes peuvent paraître énormes pour se composer millions de dollars ou d’euros, peu importe, mais quel rapport avec l’argent de la « division Daguet » du nom des troupes françaises en opération au Koweït en 91/92, celui de l’extinction des puits en feu, qui là passe carrément à la dizaine supérieure ?
 
Paul se décide à rentrer à Rouen, dans les boucles de la Seine près du restaurant de Mylène avec ces questions en tête, alors même qu’il lui faut aussi songer à l’ouverture de l’Usine d’Aubenas, signer les bons d’approvisionnement, les LCR, les chèques et virements de paye du mois, lire les devis, les propositions d’embauche et autres contrats.
Que doit-il chercher qui ne soit pas déjà clair dans sa tête ?
Sitôt passée la porte d’accès aux bureaux en direction du parking, il aperçoit une fumée blanche descendant de la montagne située en face. Il en a suffisamment vu pour reconnaître la traînée d’un missile qui trace manifestement sur la voiture de direction qu’il ne comptait pas utiliser.
Juste le temps de tourner le coin du bâtiment tout proche pour s’abriter et la charge explose en percutant le véhicule de fonction, déclenchant le vacarme des sirènes d’alarmes de l’usine !
Encore un attentat : il s’agit de ne pas rester là.
Sans demander son reste, Paul enfourche sa moto située à l’arrière du bâtiment de services et laisse le gardien se débrouiller pour maîtriser l’incendie qui pourrait embraser le bâtiment des bureaux.
Direction l’autoroute, pour brouiller les pistes, et à fond les manettes. Tant pis pour le de Havilland stationné sur l’aéroport tout proche : trop « sensible », trop dangereux.
Paris, Rouen. « La péniche », le restaurant de Mylène, rien que pour son plaisir.
 
Au soir, « Dominiquette » est aux abords. Furieuse de parcourir des milliers de kilomètres dans tous les sens et se sentant marrie de ne pas pouvoir assurer la sécurité de son VIP personnel malgré les efforts de toute son équipe.
Il va falloir que ça cesse et qu’elle le tienne au chaud.
« Cessez de dire des âneries, commandant : je ne suis en sécurité nulle part. Et ce n’est pas en mettant vos « g’men » en travers que ça changera quoique ce soit. Vous les transformerez en chaire à saucisse, c’est tout. »
Une attaque au missile, ce n’est pas courant dans le pays. La prochaine fois, ce sera quoi ?
L’affaire remonte très vite la hiérarchie militaire et même politique, à ce qu’il paraît.
La gendarmerie ne trouve aucun indice déterminant pour comprendre de quoi il s’agissait, d’autant mieux que le seul témoin est hors de portée des pandores locaux…
Le gardien de l’usine s’étant bien gardé d’expliquer que son patron a passé la journée et la nuit précédente dans les locaux de l’établissement.
Gijou s’est faite engueulée par le lieutenant-colonel Solre à qui elle est rattachée depuis que Paul avait décidé de ne plus avoir de contact avec le ministère. Solre sert de coordinateur et rend compte au colonel Gabeaux qui lui-même rend compte à son général, Wimereux, qui rend compte à son ministre, et les notes d’information circulent comme ça jusqu’à Cap Nègre où l’éminent estivant qui y réside rentre d’urgence à Paris pour sermonner les responsables de la sécurité publique du pays.
Un attentat au missile et des balles de 9 mm reçues par lui-même, enfin, ses services, ainsi qu’à d’autres personnalités politiques de premier rang, et même des journalistes, durant tout le trimestre précédent, ça fait beaucoup.
« Et elle en est où, Charlotte, dans son enquête ? On ne me tient au courant de rien dans ce pays ! »
C’est ainsi que ça redescend en pluie fine selon la voie hiérarchique habituelle pour demander un rapport d’étape circonstancié. Et fissa.
« Il attendra le chef ! Faut que je le rédige… »
Devant l’insistance du capitaine de corvette Gijou qui minaude devant Mylène dans la chambrée du bord à l’en énerver un maximum, Paul se décide à passer par la DCRI dans la matinée.
 
« Messieurs » commence-t-il dans la salle de conférence où deux généraux en civil plus deux inconnus qui ne se sont même pas donnés la peine de se présenter, l’écoutent en front de Seine.
« J’ai retrouvé la trace de plein d’argent. Contrairement à ce que je croyais, il existe bien quelques milliards de dollars détournés d’au moins deux sources : les indemnités de guerre du Koweït et l’argent des contrats du « pompier volant », Red Ader. Cet argent a vraiment disparu.
Il faut aussi compter avec les ventes des frégates de Taïwan, les mirages 2000, les missiles qui vont avec et vraisemblablement les sous-marins de Karachi et les frégates de Ryad. Mais là, c’est un peu plus compliqué et une partie est sur la place publique à se faire démêler dans les affaires « Clearstream » que vous connaissez tous. On sait à peu près où il a été. Rien à voir.
J’imagine que vous savez de quoi il retourne : la presse en a été pleine depuis le début des années 2000. »
Les autres restent dubitatifs.
On ne va pas leur resservir les détails des affaires judiciaires du pays, une fois de plus.
« Il ne s’agit pas seulement de l’argent de la corruption, plus ou moins autorisée par le ministère des finances via les douanes. Mais bien de milliards de dollars et non pas de centaines de millions et qui n’ont même pas transités par le pays !
Manifestement, ils auraient dû, pour les uns, entrer dans les caisses du Trésor. Il l’a peut-être fait pour un bout, mais pas en totalité et c’est de toute façon à vérifier d’urgence.
Idem pour l’argent des extinctions des feux puits de pétrole à la fin de la première guerre du Koweït. Il aurait au moins dû enrichir l’inventeur du brevet, mais cet argent, il ne l’a jamais vu passer là où il aurait fallu, mais par ailleurs pour ensuite disparaître. »
Où est-il ?
Reparti vers des cieux meilleurs. « Attendez Messieurs. Ce n’est pas tout. J’ai, par diverses sources, aujourd’hui la quasi-certitude que toutes les affaires qui tournent autour des deux guerres, Koweït et Irak, ont participé à alimenter un système mafieux de commissions occultes.
Si je creuse un peu, on risque d’en trouver d’autres : il me faut du temps. Et une confirmation qui ne peut venir que de vous : OUI ou NON les opérations lors de la première guerre du golfe ont-elles fait l’objet d’indemnisations de la part du Koweït ?
Et je ne me contenterai pas de vagues assertions, cette fois-ci, parce que je ne veux plus risquer ma peau pour un truc qui finalement n’est seulement que caché par les autorités ! »
Les deux « civils » bichent dans leur for intérieur. Ainsi « Charlotte » fait le nécessaire pour donner corps à toutes ces rumeurs insistantes depuis presque deux décennies.
Il l’aura, sa certitude « officielle ». Mais de « mémoire de soldat et d’officier », l’armée n’a jamais rien touché, ne serait-ce que pour indemniser les familles des « morts au champ d’honneur ».
D’ailleurs, c’est invraisemblable : à aucun moment il ne s’agissait d’opérations barbouzardes, mais bien de former une coalition d’alliés sous l’égide de l’ONU.
Oui, mais… il est où, cet argent ?
« Si je n’étais pas dérangé à tout bout de champ, il est probable que je le saurai déjà. Avant qu’on ne me tire dessus, j’étais sur la piste des mouvements de fonds via les banques centrales et interbancaires. Il me semble que l’ensemble aille, par petits bouts, vers un trust de droit britannique pour être blanchi et est recyclé par ailleurs. Sans doute en Suisse, mais je ne suis pas encore sûr. »
Et peut-être par l’intermédiaire d’un banque française ayant pignon sur rue, mais là, il n’en est pas sûr du tout et n’en informe même pas ses « chefs présumés ».
« Car s’il y a d’autres sources, et je ne comprends pas bien à quoi sert toute cette fortune. Elle doit bien ressortir ici où là, de temps à autre : l’argent corrompu, en principe, ça sert à corrompre à nouveau. Et vus les montants, ça pourrait mettre en difficulté des personnalités du plus haut niveau qui soit, vous préviens-je !  »
C’est à ce moment-là que Wimereux lâche une information dont il ne connaît pas lui-même toute la valeur : « Il faut que vous cherchiez dans toutes ces affaires qui ont procédé à du chantage ou se sont soldé par des décès… étranges. »
Paul l’avait compris pour ce qui est du « groupe AZF ».
Et le général, en précisant sa pensée, lâche la mort restée suspecte à ses yeux de son ami Lagardère, le père, les suicides dans l’entourage du Président des années 80-90, les morts violentes qui ont trait au dossier des frégates de Taiwan, l’attentat de Karachi, etc.
Paul sait déjà tout ça.
« Peut-être même celui de Lockerbie ou de l’UTA ! » s’exclame-t-il dans un soudain délire paranoïaque.
Et pourquoi pas refaire une enquête sur la mort de Louis XVI, tant qu’on y est ?
« Je vais chercher, mon général. Mais franchement, je ne comprends pas encore pourquoi on me tire dessus depuis que vous m’avez refourgué cette affaire, ni qui réclame des comptes. Encore moins pourquoi ! »
Là, ils peuvent l’aider. Les uns et les autres lui affirment qu’il y a eu des dossiers « pas clairs » depuis une dizaine d’années ou plus. Des ventes d’armes qui ne se sont pas faites, des contrats qui n’ont pas été conclus. Des missions secrètes d’officines inhabituelles.
« Essayez de voir du côté des frégates de Taïwan. Je reste persuadé que nous en disposons, mais curieusement, dans aucun de nos ports, jusque-là », rajoute l’un des deux hommes qui ne se sont pas présentés tout à l’heure et qui se comporte manifestement comme le supérieur hiérarchique de Wimereux.
Paul, quelque peu agacé, ne se voit pourtant pas de devoir refaire 20 ans d’histoire de magouilles à la française : il avait 13 ans à l’occasion du deuxième mandat du président de l’union de la gauche…
Et les seules choses qui l’intéressaient à l’époque, c’était déjà les avions et les filles !
« Je sais pour ces histoires-là : c’est complexe au possible et je me suis tamponné une série de recherches sur le sujet. Il ne s’agit pas de cela, Messieurs. Vous ne m’avez pas compris ! Ça c’est de la gnognotte pour premiers communiants qui piquent dans les troncs des églises. Je vous parle d’au moins deux dizaines de milliards de dollars, des milliards, pas de quelques malheureuses centaines de millions ! »
Taclés. Abasourdis même. Mais où est cet argent, la question qui revient.
Paul, impatient, fait un résumé de ses recherches et découvertes. Et conclus par un : « Vous comprendrez pourquoi j’ai besoin de vos certitudes. »
Ils ont compris, un peu effarés pour les uns, ravis, pour les autres…
 
La « conférence » terminée, Paul reparti vers son destin, le chef d’état-major de l’Élysée s’adresse à son collègue du ministère de la défense : « Tu vois, très bon choix, finalement. Ce type-là, il ira loin. Je tiens personnellement », dit-il en s’adressant à tous les autres, « qu’on lui fournisse tous les moyens pour aller au bout de sa mission ! Que rien ne puisse l’arrêter, même pas la peur du scandale politique. »
Car il semble pour tous, qu’effectivement, des dizaines de milliards de dollars perdus pendant l’épisode de la « gauche au pouvoir » et des alternances successives, disparus on ne sait où, ça fait désordre.
« Et comme c’est à l’armée qu’on a donné enfin mission de les retrouver » fait son compère du ministère comme en écho, « il s’agit de mettre le paquet ! Elle ne peut pas, elle ne doit pas échouer à récupérer l’argent du sang versé en opération… »
Ce n’est pas que les militaires autour de la table se prennent pour des mercenaires : tous servent leur pays. Mais c’est le pays tout entier qui doit être servi, « pas quelques cliques opportunistes. Je compte sur vous. Tenez-moi au courant, heure par heure s’il le faut » dit le « patron » avant de saluer tout le monde et de s’en aller à son tour.
« Vous avez entendu ? Je rajouterai qu’on ne lâche pas notre bonhomme » fait le second à l’adresse de Wimereux et de son collègue. « Je n’aime pas beaucoup le travail « en solo », c’est contraire à nos procédures habituelles. Mais, si la situation l’exige, il faut bien faire avec. En revanche, on met les moyens pour ne pas le lâcher de vue et lui venir en aide à tout moment. Il est très bon et a fait mieux que n’importe qui jusque-là. Et sans traîner, en plus ! »
 
Pendant ce temps, Paul sort du bâtiment et va pour se replier dans l’appartement du siège parisien.
Approche une ombre…
Paul, se retourne et reconnaît immédiatement le faciès bridé de Miho !
Pendant qu’elle s’approche de lui l’air étrangement menaçant et complice à la fois, les souvenirs remontent à la surface comme d’un coup un tsunami de peurs anciennes et malsaines qui vous submergent.
 

 
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[1] Le nouveau « Membre d’ouverture » du Conseil Constitutionnel, nommé en mars 2010 par le Président de la République en exercice… 

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