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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 20 août 2010

Opération « Juliette-Siéra » (XXI)

Vingt-et-unième chapitre : Miho Mahido
 
Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
À Pyongyang, le général Li-Phong, arrivé tôt à son QG ce matin-là, lit les rapports de la mission diplomatique de Paris. C’est un homme calme et pondéré, mais là, il a du mal à ne pas exulter de joie bruyamment.
Le plan « A » a échoué comme prévu. Enfin, plus vite que prévu.
Le plan « B » va donc n’en fonctionner que mieux.
Une perle, décidément, le major Mahido !
On l’a perdue à Paris : c’est plutôt bon signe !
Elle peut être n’importe où maintenant. À elle d’improviser et de jouer le scénario qu’il lui avait prévu.
C’est son homologue de Pékin qui allait jubiler. Il doit déjeuner avec son correspondant à Pyongyang et confirmer ainsi que le plan fonctionne correctement.
Une certitude incontournable, en attendant. Le Capitaine de corvette De Bréveuil est bien l’agent qu’on pense, malgré les opinions contraires : jamais autrement il n’aurait échappé à un pareil dispositif d’enlèvement, aussi bien combiné par ses services.
L’opération prend un tour qu’il avait été presque le seul à prévoir et savoir anticiper.
Tout avait commencé au début du mois, quand la « Sécurité Intérieure » du grand voisin détecte qu’un de ses ordinateurs reçoit un fichier qui n’existe pas. Un gros. Le journal du réseau internet de la machine détecte bien l’entrée et la sortie dudit fichier électronique non-sollicité. C’aurait pu être une tentative d’hameçonnage d’une puissance étrangère, un virus agissant en mode « cache », voire un fichier portant sur des secrets militaires.
De quoi « énerver » un peu la sécurité et justifier des mesures de coercition à l’égard des moteurs de recherches…
Les « hackers » du « grand frère » finissent par remonter la piste, pour atterrir sur un PC en France, au siège d’une entreprise d’armement du pays.
« Le cher Leader » est alors sollicité et le général Li-Phong n’a rien à refuser ni à son chef d’État, ni à son seul allié dans la région. Eux savent que le patron de cette entreprise tricolore est en fait un ancien militaire, aviateur-mercenaire, qui, il n’y a pas si longtemps s’est aventuré dans les eaux territoriales du pays pour y saboter des installations inexistantes au bénéfice des impérialistes honnis d’américains et les « cousins-traites » de sudistes.
Une opération qui aurait dû échouer, pour avoir réussi in extremis à y glisser un agent, qui aurait dû en périr, c’est dire toute sa loyauté au régime, mais qui n’a pas permis d’abattre l’intrus.
Naturellement que le service était partant pour prendre une revanche sur ce pilote et lui refiler entre les pattes celle qui avait réussi à le convaincre de l’emmener dans ce vol suicide.
Paul de Bréveuil, si le major Mihado acceptait sa mission, ne pourrait pas faire autrement que de la laisser entrer dans le cercle de ses activités, légales ou parallèles, et c’aurait été tout au bénéfice de la « chère patrie » et de son « leader bien aimé »…
Or, compte tenu de leur « passé commun », c’était elle, ou l’affaire aurait été pilotée par des éléments de la communauté asiatique parisienne.
Et la Chine peut savoir compter sur un allié fidèle et indéfectible.
Encore fallait-il que le major Mihado approche l’aviateur, se fasse accepter de lui pour l’observer discrètement. Le prétexte d’un ordinateur piraté, même par inadvertance, un petit scénario de « mise en demeure », quelques moyens pour donner corps à tout ça et il ne resterait plus qu’à l’agent du service à improviser pour rester placée à demeure dans l’ombre des industries militaires de l’Europe occidentale…
Un strapontin, mais c’est toujours ça de pris pour savoir anticiper les ventes d’armes aux ennemis des alliés de Pékin. Et le « Cher Leader » saura naturellement monnayer auprès de l’empire du milieu son soutien au fil du temps et des remontées d’informations.
Bref, première étape franchie sans difficulté.
 
Pour Paul, la situation se retourne dès le frichti à base de poulet est servi bien chaud : ça sent bon dans la cambuse du sémaphore.
La faim, la soif, la fatigue, la peur font sortir le loup du bois, dit-on !
Vers vingt-et-une heure, Miho tape du front contre la porte d’entrée.
Elle est visiblement épuisée, ses vêtements sont déchirés à de multiples endroits, presqu’en loque. Elle a froid, faim et les mains toujours entravées dans le dos.
« Manger ? »
Il l’assied sur une chaise en face de lui dans la cambuse du sémaphore, sans lui ôter ses menottes, va lui chercher une couverture pour recouvrir son indécence naissante et la réchauffer un peu, pose une assiette devant elle et la sert copieusement de morceaux de poulet pas trop gros, accompagnés de quelques légumes.
À elle de plonger la tête dans son assiette pour se rassasier.
Et elle ne se fait prier qu’une seule fois, tellement le poulet « sauce-frichti » a une odeur appétissante après qu’elle ait compris que Paul ne la détachera pas.
« Boire ? »
Il se lève, saisit un verre et une bouteille d’eau, fait le tour de la table et la fait boire trois fois de suite.
« Merci. Quoi toi vouloir faire de moi ? » finit-elle par dire.
 
Maintenant, il est question d’être astucieux et crédible, pense Paul en reprenant la parole lentement.
« Ma chérie, tu sais combien je t’adore ! Je t’ai même sauvé la vie au moins par deux fois ! Une au-dessus de tes eaux territoriales, une autre sur le tarmac de Gozan. Maintenant tu es ma prisonnière pour avoir tenté de m’enlever et, personne ne sait où tu es à part moi ! Ton sort, ta vie est une nouvelle fois uniquement entre mes mains. Compris ? »
Elle le regarde avec ses grands yeux apeurés qui font tout son charme, tant est qu’elle puisse avoir quelques charmes pour une femme sans forme, ni grâce ni encore moins de musculature, même pas bien proportionnée, avec sa tête proportionnellement plus longue que son corps monté sur jambes courtes.
« Où être nous ? »
« Nous sommes sur un phare au large de l’Albanie… » Un petit mensonge, comme d’une pincée de sel, n’en est toujours que meilleur.
« Loin de tes bases. Je t’assure, tu ne verras personne d’autre que moi avant plusieurs semaines, si j’en décide ainsi. Mieux, chérie ! Si je meurs, même par inadvertance, ou par rencontre de tes complices, tu n’auras plus rien à manger ni à boire. En 10 ou 15 jours, tu mourras d’épuisement ! Ça te va ? »
Paul avait hissé la double flamme rouge sur le mât, interdisant à Jean Vecchia de venir faire son tour hebdomadaire mais l’obligeant à être vigilant des allers-et-venues dans le secteur : il verra et comprendra le message convenu, demain matin en passant de retour de sa pêche matinale à la langouste.
« Quoi toi vouloir moi ? » répète-t-elle une nouvelle fois après avoir assimilé les paroles de Paul qui se verse un fond de vin rouge local.
 
Paul vide son verre. « Je vais t’entraver dans une pièce isolée, sans fenêtre et blindée. Économise l’air, je ne suis pas sûr que ce soit bien aéré. Ça, c’est ton sort si tu ne réponds pas à quelques questions. Si tu réponds, je pars vérifier tes réponses et je ne reviens que si les réponses sont bonnes. Si tu ne réponds pas ou que tes informations sont fausses ou invérifiables, je ne reviens que dans plus d’un mois pour jeter ton cadavre dans la mer. Pigé ? »
« Pigé ? … Pas comprendre ! »
Ça commence mal, se dit Paul…
« Pigé, ça veut dire comprendre. Tu as compris ce que je viens de dire ou non ? Parce que je n’ai pas envie de répéter trente-six fois ! »
« Oui, oui ! Moi comprendre. Toi veux savoir quoi de moi ? », s’exclame-t-elle en réponse avec des grands signes de tête affirmatifs.
Vocabulaire d’une « bilingue » ? Macache !
« Moi tout dire à toi, mais toi faire quoi à moi, après ? »
« Ce que tu veux ! Tu pourras repartir chez toi si tu veux. »
Là, franchement, ça lui en coupe le souffle. Ça tête fait non, mais aucun son ne sort de sa bouche sur le moment.
« Si moi répondre à question, toi savoir moi mourir ! »
« Et si tu ne réponds pas, toi aussi mourir ici, de faim, de soif et de froid ! »
Belle façon de dealer, pense Paul sur le moment.
« C’est toi qui choisis ! »
Re-long-silence.
« Toi pas vouloir torture moi ? Viol de moi ? »
Violer une femme ! La battre ou la torturer ! N’importe quoi, décidément dans la tête d’une asiate coréenne : Paul a de l’éducation, joue bien sûr de la situation et peut-être même sur les prémices d’un syndrome de Stockholm, pourquoi pas ?
« Pas besoin Miho ! D’abord tu n’es vraiment pas mon style de bonne femme : tu es un vrai tas d’os informe, donc pas de viol, même consenti. »
D’autant qu’il avait eu le loisir de la « consommer », enfin, pas tout-à-fait, dans le temps. Pas un « coup terrible », se rappelle-t-il.
« Ensuite, je ne te frapperai que pour me défendre. Pas mon genre de brutaliser quiconque sauf en état de légitime défense !
Faut pas non plus rêver, jeune fille : on ne s’enverra pas en l’air ce coup-ci, sauf peut-être pour ton plaisir, mais dans une autre vie, alors ! »
Pan dans les dents… Humiliée et sans brutalité en plus : une bonne façon de faire avec un prisonnier détenteur d’informations.
 
« Plus facile si toi torture moi ! Une chance de survie chez moi ! »
« Eh bien n’y compte même pas, la belle. Si tu retournes un jour chez toi, ce sera libre et sans la moindre trace de torture ! On n’est pas des sauvages en France et encore moins dans la marine ! « Honneur et Patrie », telle est notre devise !
Et tant pis si ce sont tes connards de compatriotes qui te flinguent : je ne veux pas le savoir ! »
Paul se lève pour débarrasser la table des restes du repas.
« Moi résumer. Toi pas taper, toi pas violer. Dommage ! Moi parler. Toi contrôler. Véri…fie ? Moi libre mais morte. Moi pas parler. Moi mourir ici ? C’est bon ? »
« C’est bon… Maintenant, si je sais ce que je veux savoir, tu peux aussi librement accepter qu’on te protège ici, peut-être par mes équipes le temps qu’il faudra. On n’est pas chien avec un agent qui collabore après l’avoir retourné. »
« Toi vouloir moi par… derrière ? »
Rien compris, la fille, pense Paul en la voyant faire mine de se lever et de se retourner pour lui présenter ses fesses plates.
« Ok ! Assied-toi et reste sage. Je vais chercher tes chaînes ».
 
Paul finit par trouver ce qu’il cherche dans le foutoir un peu oublié du sémaphore : il y a bien longtemps qu’il n’a pas revu tout l’inventaire et les choses ont un peu changé de place entre-temps.
Miho finit de lécher son assiette quand il revient et elle réclame encore un peu d’eau avant de le suivre dans la pièce du fond, sous le phare.
Des murs de trois mètres d’épaisseur qui supportent les fondations de la tour. Sol sec, juste une ampoule électrique haut-perchée au plafond voûté.
Le dispositif de maintien de sa prisonnière relève du moyen-âge, pour être particulièrement barbare : deux chaînes scellées dans le mur rond qui épouse la forme du phare ! Il faut un escabeau pour les atteindre.
Les lourdes chaînes assez longues pour permettre de se lever mais pas d’aller au bout de l’une ou de l’autre. L’une est arrimée et cadenassée autour du cou de la coréenne, l’autre autour de sa cheville.
Sauf à s’arracher le cou ou le pied, normalement il n’y avait pas moyen de s’en défaire.
Bien sûr, puisqu’elle n’aura que ça à faire, elle tentera bien de forcer les serrures de ses entraves : il faut juste un point de colle extraforte pour noyer les mécanismes et les rendre inviolables. Si on doit la libérer un jour, il faudra une scie électrique !
Il lui installe un matelas confortable à même le sol, quelques couvertures en nombre suffisant en plus d’un épais duvet, une bassine d’eau, un autre vide pour ses besoins et un pain de campagne à proximité.
« Je pars ce soir et ne reviens que dans deux jours : tu as tout le temps de réfléchir à ce que tu vas faire. D’ailleurs, tu n’as que ça à faire, ma chérie ! Y réfléchir. »
« Quelles questions toi vouloir savoir ? »
« Appelle-moi Paul, sublime Miho ! »
« Paul ! » Elle opine de la tête.
« Je veux savoir ce qui t’est advenu, ce qui t’est arrivé après notre séparation à Gozan. Ce que tu as fait, pour qui et sur quoi tu travaillais, que je puisse vérifier que tu ne mentes pas. »
Elle acquiesce, les yeux grands ouverts, comme pour mieux comprendre.
« Après, tu me diras quelle était ta mission ici à Paris, qui et quoi l’on provoquée, ce que vous en attendiez et ce que tu sais de ma mission. Ok ? »
Elle répond « ok ! »
« Je vérifierai et alors, si tu ne m’as pas raconté d’histoires, je te remettrai à la disposition de mes chefs, qui te feront sans doute le même interrogatoire, plus plein de choses sur ton service, j’imagine.
Là, tu pourras dire ce que tu veux et si ça se passe bien, tu pourras demander l’asile politique et une protection.
Alors ton autre vie commencera pour toi, là où tu l’auras décidé.
Évidemment, si dans la première phase avec moi ça ne se passe pas comme prévu, je te laisse ici mourir tranquillement et je balancerais ta dépouille dans la flotte avec plusieurs parpaings aux pieds pour te faire bouffer par les petits poissons… Et je dirais que tu t’es échappée.
Peut-être que la police locale te cherchera, mais ce n’est pas sûr, on est en Albanie ici et les coréens, ils s’en foutent.
Peut-être que tes potes viendront jusqu’ici, mais pas avant plusieurs mois de toute façon et tu auras disparu au fond de l’Adriatique depuis bien longtemps.
C’est clair dans ta tête ? »
Elle fit signe que oui.
« Prends bien soin de toi, peut-être qu’il y a des rats, ici ! »
« Toi vouloir savoir quoi, maintenant ... de suite ? »
Une autre fois. La tête déconfite de Miho qui s'attendait à un interrogatoire en règle...
Paul sort, barricade la porte, retire le fusible de l’ampoule électrique et retourne à l’hydravion.
Il sait qu’elle entendra l’appareil décoller, pour faire un saut de puce jusqu’à Fox.
Il est urgent de donner signe de vie, sans ça, ça serait encore l’affolement dans les états-majors de la cité qui allait retomber en pluie fine sur la tronche du « capitaine Dominiquette ».
Chaude journée…
 
Le capitaine Gijou reçoit de ses agents à Fox, un Sms en pleine nuit. Paul vient d’atterrir sur le petit terrain sommairement aménagé devant la propriété : elle fera suivre l’information demain matin.
À peu près au même moment, Emily en reçoit un aussi de sa propre équipe. Elle le transmet dans la minute. Il faut qu’elle envisage de remonter dans le Var.
En revanche, à Neuilly, c’est soirée d’angoisse. La mission a échoué et on attend de nouveaux ordres.
Et plus ils mettent de temps à arriver, plus c’est long, plus on peut imaginer que les décisions à prendre montent très haut dans la hiérarchie du régime, peut-être même jusqu’au « Cher Leader ».
Ce qui n’est pas bon signe pour l’avenir des camarades…
Finalement, au cours de la journée suivante, ordre est donné de dissoudre l’équipe et de la rapatrier par les prochains avions pour Pékin.
La sentence vaut pour tout le monde, y compris le chef d’antenne !
Déçu, celui-ci tente de plaider qu’on peut retrouver le major Mihado en se donnant un peu de temps.
Mais non, la décision est ferme et définitive. À Pyongyang, manifestement, on préfère l’abandonner à son sort. Ils enverront peut-être une équipe de « nettoyeurs » plus tard pour la neutraliser, si elle est vraiment détentrice de secret d’État, ce qui est probable.
En réalité, le général Li-Phong est aux anges. Il enverra bien une équipe-bis légère, mais pour éventuellement établir le contact avec le Major Mihado au cas où elle en ait besoin et surtout surveiller ses activités de loin. Elle ressortira bien un jour de son trou.
Pour le moment, il est juste question, par la voie officielle et diplomatique, de faire savoir aux autorités françaises qu’une attachée culturelle auprès de l’Unesco a disparu.
Ça remuera un peu la police locale, une diplomate manquante, pensez donc, et provoquera, normalement, une réponse oiseuse et gênée avant de connaître vraiment son sort de façon lapidaire à la deuxième ou troisième relance.
Moment où officiellement l’équipe-bis, déjà sur place entre-temps, pourra devenir plus active…
 

 
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