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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 13 août 2010

Opération « Juliette-Siéra » (XIV)

Quatorzième chapitre : L’argent de la « division Daguet »
 
Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Homme-clé, Paul ne sait pas : En fait, il suit depuis sa retraite dans le haut-var, les deux pistes laissées par Emily Lison, le faux-nez de la CIA qu’on lui a mis entre les pattes avant son attentat.
Et curieusement, ces pistes se recoupent.
Par le haut et par le bas en plus.
Il y a bien de l’argent sale qui entre quelque part, les « commissions cachées » sur les frégates de Taiwan, les sous-marins pakistanais, l’Angolagate, l’affaire Luchaire, peut-être même les mirage 2000 en Chine nationaliste, les missile air-air Matra vendus en même temps, toujours couvert par le « secret-défense », de l’argent qui traine et circule mais qui ressort comment ?
En valises de billet remises par des Méry de passage comme le rapporte « Haddock » ?
Pas seulement, il ne s’agit que de quelques dizaines de millions de francs du type des affaires Urba et compagnie, de la gnognotte qui finançaient en douce les campagnes électorales locales d’avant la loi d’amnistie générale.
Là, on n’est manifestement plus dans le même registre quand il s’agit de dizaine de millions de dollars, voire de milliards comme dans l’affaire Ferrayé ou de celle de la « division Daguet ».
C’est une autre dimension, une autre planète, un facteur 1 pour 1.000 entre les deux genres !
Et si ça sort d’un côté, c’est que c’est rentré par un autre.
Et vice-versa.
À ce jeu-là, le « Capitaine Haddock » est plutôt un homme-têtu qu’un homme-clé.
Un jouet de la CIA, lui aussi ?
 
Et il y va fort, le bonhomme.
Il écrit une première fois à la BCR du Havre, le 22 février 1998. Puis le 02 juin 1998, à Monsieur Jean-Pascal Beauffret, Directeur Général des Impôts, en pleine grève des pilotes de ligne d’Air-France dont il est un des proches des syndiqués du SNPL.
Le 08 juin 1998, il écrit au ministre de l'Économie des Finances et de l'Industrie.
« Ce courrier a été envoyé lors de la première journée de la deuxième semaine de la grève des pilotes, par télécopie au ministre, à XXX, et à une grande partie de la Presse…
Il avait été entendu, auparavant, avec Jean-Charles Corbet, présidant le Bureau Air-France du SNPL, que si la Direction de la compagnie Air-France déclenchait une forte offensive au moyen de la Presse et des Médias, le SNPL allait lâcher sur les ondes, en Mondovision, l'information du vol des indemnités de la Guerre du Golfe, par l'Arsouille… » 
L'effet était garanti.
La grève s'est arrêtée le soir même, dans la nuit du 8 au 9 juin…
« Nous avons été tous très surpris de la rapidité de la capitulation en rase campagne du Gouvernement… Le dossier était vraiment très chaud… »
 
Là-dessus, on lui fait répondre par courrier du 6 juillet 1998, « de Monsieur B. P., du bureau CF 1 de la sous-direction du Contrôle Fiscal à la Direction Générale des Impôts », qui l'informe « que la règle légale du secret fiscal ne me permet pas d'être informé des suites des faits dont a été avisé les services fiscaux du Havre… »
Le 29 août 1998, il réécrit au ministre de l'Économie et des Finances de l’époque, courrier resté sans réponse. Le 23 novembre 1998, de nouveau au ministre à qui il réitère sa demande sur l'enquête en cours en précisant que Monsieur P. P., de la sous-direction du Contrôle Fiscal, responsable du dossier, confirme qu’il n’y avait pas droit à l’accès aux résultats de cette enquête. Le 27 décembre 1999, au nouveau ministre de l'Économie et des Finances auquel il demande simplement que le ministère communique la somme reçue par la France au titre des indemnités de la Guerre du Golfe. Lettre restée sans réponse.
Il remet ça le 21 février 2000, au même ministre, sous forme d'une lettre ouverte envoyée à la Presse. Toujours sans réponse… Le 3 avril 2000, nouvelle lettre ouverte laissée sans réponse au nouveau ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Le 20 juillet 2000, un rappel au dit Ministre toujours sans réaction.
« Je commençais à être las, lorsque j'ai envoyé un courrier à Monsieur J. P. C., rédacteur en chef de la revue …, avec copie à la Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense (DICOD).
J'espérais qu'avec une lettre officielle à la Défense Nationale, le ministère des Finances allait enfin se manifester », écrit-il le 20 avril 2006 au ministre des Finances de l’époque[1].
« C'est ce qui s'est passé, puisque le 29 janvier 2001, en présence d'un représentant de la DGI, et sur sa demande, un officier de la Défense Nationale est venu à mon domicile pour m'apprendre que, suite à mes courriers, une enquête avait été ouverte, et qu'une vérification de la comptabilité de la Défense avait été entreprise.
Celle-ci a confirmé qu'aucune somme n'a été versée au titre des indemnités de la Guerre du golfe… »
Dont acte ?
 
Pas du tout, pour lui, l'affaire commence lorsqu’il apprend, en novembre 1997, d'un informateur anonyme, alors qu’il était commandant de bord à la compagnie Air-France et ce rendait très souvent en B-747 Cargo à Dubaï, Abu-Dhabi ou Doha, que les indemnités de la Guerre du Golfe auraient été dérobées par président de la République d’alors.
« Je rappelle qu'au titre de l'indemnisation des dépenses militaires de l'opération « Tempête du Désert » les USA ont reçu du Koweït 13,5 milliards de $.
Le Royaume Uni 1,4 Md$.
La Turquie 1,4 Md$.
L'Égypte 970 millions de $.
Le Zaïre 20 millions de $.
Que 6,89 milliards de $ ont été attribués en « dépenses extraordinaires et d'urgence », et que la Presse s'est fait l'écho d'un versement [supplémentaire] à la France de plus de un milliard de $, par les Émirats Arabes (Courrier International du 28 novembre au 2 décembre 1998). »
Son incrédulité passée, en décembre 1997 il se fait confirmer cette information ahurissante au plus haut niveau de l'état-major des Armées.
« J'avais, en effet, de part mes activités professionnelles et associatives, la possibilité d'être en contact avec de très hauts gradés de l'État-major de la Marine nationale, et de l'État-major de l'Armée de l'Air… »
Confirmation obtenue début janvier 1998, par le parti politique auquel il adhérait.
« Les officiers et les élus qui l'ont découvert étaient scandalisés par ce détournement de fonds, car si la somme dérobée est colossale, le crime contre la morale n’est pas tolérable… »
Tout « ceci est contenu dans le procès verbal d’audition rédigé par M. P.A. et B.B., inspecteur et contrôleur à la Brigade d'intervention interrégionale de Lille, dépendante de la Direction nationale d'enquêtes fiscales, et M. P.C. et M.M., contrôleurs divisionnaires à la BCR du Havre. » écrit-il le 20 juin 2008 à la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie du moment[2].
Et en juin 1991, le dollar valait 6,07 FF.
Soit, après un rapide calcul, 7,301 milliards d’euros…
Avec des commissions de l’ordre de 10 % à 20 % sur le dossier de Ferrayé, serait-on donc entre 10 et 15 milliards d’euros qui se promèneraient ailleurs que dans les caisses du Trésor français ?
Ahurissant pense Paul sous le soleil varois !
Au taux de change du dollar au mois de juillet 2009, ça fait entre 14 et 22,5 milliards de dollars…
Et Haddock de réclamer à chaque fois sa prime d’aviseur, se contentant même que d’1 % de ces montants pour sa fondation pour les grands clippers, prime estimée par lui à 50 millions d’euros…
Exactement la même litanie qu’à Malaga en début de mois !
Sûr que, pour ce prix-là, il peut se payer un grand-voilier… Un beau même.
 
Paul cherche la trace de ces montants dans les DVD fabriqués en début de mois par Joëlle. Il y a une vingtaine de comptes où se baladent des montants à plus de sept chiffres devant la virgule. Ça arrive en dollars américains, c’est transformé et francs suisses et ça repart en dollars ou en livres britanniques.
Grâce aux renseignements attachés à ces mouvements, il retrouve facilement les pays des comptes d’origine et ceux de destination. Par contre, comme il s’agit, en tout cas pour les comptes suisses, de comptes numérotés, il va falloir apprendre à les décoder, si par hasard ils ne sont pas le fruit du… hasard.
Paul se monte une petite requête sur Access : Il y a des montants très importants qui circulent effectivement du Koweït, de Doha, du Liban, et d’ailleurs même, qui vont en Angleterre, en Belgique, à Washington, voir même à Jersey ou dans des paradis fiscaux tropicaux.
La pêche de la conseillère de la Cour régionale des comptes de Paca démontre qu’elle a bien travaillé, grâce à l’information clé du « Capitaine Haddock » : le nom de la banque et les périodes.
Information dont l’origine reste provenir de son « ex », Emily Lison, revenue en Europe en service commandé…
Mais tout cela n’est pas suffisant, il lui faut d’autres éléments.
C’est ce qu’il le décide à former le numéro qu’elle lui avait laissé il y a quelques semaines.
Rendez-vous est fixé le soir de l’assomption sur le port de Calvi, au milieu du feu d’artifice qui rassemble une grande partie de la Balagne et marque le début de la fin de la saison touristique en Corse.
Lui s’y rend avec son voilier[3]. En mer, ils pourront peut-être discuter.
« Si c’est possible, rencarde-toi auprès de tes chefs sur la suite des opérations. Tu leur dis avant que je suis sur la piste d’AZF, de Ferrayé et de la division Daguet, après avoir rencontré le contact que tu m’avais filé ».
 
Almont, sitôt averti sur son lieu de villégiature pas très éloigné, cette fois-ci, de son bureau à Langley, essaye de reconstituer l’état des lieux.
« Juliet-Sierra » est au travail et il progresse. Il le sait depuis que son équipe espagnole lui a rapporté l’entrevue à Malaga. C’est plutôt encourageant. Mais il ne faudrait pas qu’il aille trop loin sur AZF, le groupe armé. Bien sûr que de l’argent a été versé, puisque l’agence l’a encaissé pour le compte du Trésor américain, subrogé pour l’occasion à l’Otan, et au titre d’une avance sur intérêts échus en 2004.
Mais lui sait qu’il n’a pas pour origine l’argent perdu par le prédécesseur du président de l’époque. C’est même ce qui a commencé à faire réfléchir ses services sur un possible trafic d’influences, confirmé par la suite quand il a fallu racheter les frégates de Taïwan en 2004 et rétrocéder l’essentiel des commissions au ministre du pétrole koweïtien générées lors du contrat de l’extinction des puits.
Son pays avait fait l’avance, dont il est justement question qu’elle soit remboursée à l’Otan pour éviter un drame international et renouer des relations diplomatiques normales avec la France, une des exigences justifiées de l’équipe de Bush.
D’ailleurs, le Président Obama et la secrétaire d’État, mis au courant par leur ministère ou ses chefs à lui, à chaque sommet, que ce soit Pittsburg ou Londres et peut-être encore le prochain programmé pour Copenhague, avaient parfaitement snobé le président français…
Pour l’un, c’est presque naturel dans sa façon bien à lui de poser le regard sur autrui, le menton légèrement en avant, le regard condescendant, surtout sur « le nain », compte tenu de sa haute stature et sa grande taille.
Et puis lors de son passage à Strasbourg, il s’est rendu compte que le département d’État n’avait pas tout-à-fait tort quant aux « réserves » dont on l’a averti.
Pour l’épouse de « l’ex », bien plus accrocheuse, elle n’a pas fait de difficulté jusque-là. Les initiatives politiques de la France, entraînant Merkel dans son sillage, qui fâchent et la City et les places financières américaines, ne sont pas vraiment faites pour un réchauffement généralisé des relations de « cordialités diplomatiques ».
 
De quoi avait donc besoin « Charlotte » pour progresser ?
L’emmener sur la piste des frégates. Oui, certes. Mais il n’y trouvera que la conviction que sa présidence de leur république avait perdu les clés de ses fonds secrets depuis le décès du président de « l’union de leur gauche ».
Justement, les clés qu’il lui faut retrouver.
L’emmener sur le « gardien des chasses présidentielles » ?
Ou directement sur le Président de la « fondation du souvenir » de leur prédécesseur ?
À moins qu’il ne lui fasse porter tout le dossier, mais alors sans l’épisode d’AZF, ni celui des balles de 9 mm.
Après tout, « Charlotte » est resté un officier supérieur de sa marine nationale et Almont a pu voir et se rendre compte à Kandahar que c’est avant tout un homme loyal.
Qui n’a pas froid aux yeux non plus et sait prendre des risques calculés.
 
Quand Emily reçoit l’autorisation de rencontrer à nouveau « l’amour de sa vie » pour avoir été son premier et unique mari, elle biche.
Un agent de l’ambassade lui remet le DVD et ses instructions, et elle prend l’avion pour Calvi, charmante petite station balnéaire du nord-ouest de la Corse.
Paul De Bréveuil a prévenu Gijou de façon à ce qu’elle poste une équipe en couverture : il se méfie de la messagère des mauvaises nouvelles. La dernière fois, il aurait dû prendre deux balles dans le dos, après sa visite, si la vitre n’avait pas été blindée.
Dans la foule du soir, ils parviennent à se retrouver autour de la gare pour aller mirer le feu d’artifice programmé pour 22 h 30, mais depuis une paillote sur la plage. Paul a eu la délicatesse d’y retenir une table et « Dominiquette » d’y placer ses hommes aux alentours.
« Tu vas bien ? »
Bien sûr. Elle aussi d’ailleurs.
« Quelles sont tes consignes ? »
Elle lui remet le DVD.
« On m’a dit de te dire qu’il s’agit du vrai. Du vrai quoi, je ne sais pas, alors ne me demande pas. On m’a aussi dit de te dire que quand on pirate un système, quel qu’il soit, on prend la précaution de masquer son IP en en créant un qui n’existe pas. Pas un qui existe déjà, bien entendu. »
Aïe, pense Paul pour lui-même : Joëlle a fait une bourde et s’est faite repérer…
« Et mes menaces de mort, qui planent dans mon dos ? »
Toujours en danger, répond-elle. Peut-être plus encore.
« Paul, mon chéri, dans quoi tu t’es mis pour être ainsi en danger ? Répond-moi, j’ai peur pour toi ! » termine-t-elle, l’accent américain du sud presque convaincant.
Un peu plus, et on aurait pu croire à sa franchise…
Elle n’est décidément pas au courant de ses crypto-activités, pense Paul. Juste un agent de liaison avec Washington qui semble décidément l’avoir mis sous surveillance.
À quelles fins ? Dans quel dessein ?
 
.../ (Aparté n° 8) /…
 

 
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[1]  http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/lettre-thierry.html.
[2]  http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/mitterrandisme.html.
[3]  Voir les enquêtes de Charlotte, épisode « Le Feu », aux éditions I².

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