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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 23 août 2014

Chapitre XXIV

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Le transstockeur assassin
 
Bien joué, en dira plus tard Gustave.
Sauf que l’enchaînement va devenir soudainement tragique…
Après l’appel téléphonique de la veille, Madame Robert s’est enquise de ce qu’il fallait faire auprès de son fils à Boston : un RDV classique et presque quotidien via Skype, avant qu’il ne parte à l’université le matin.
Et celui-ci n’a pas su quoi lui répondre, mais a appelé un de « ses potes » sis dans un immeuble voisin de sa mère, histoire qu’il surveille un peu ce qui se passe sur place à l’occasion.
Et celui-là, qui n’a pas le temps de le faire lui-même, sauf à passer voir la mère de son ami le soir suivant en rentrant du boulot, « délègue » deux traîne-savates du quartier de ses connaissances pour surveiller les allers-et-venues au pied de l’immeuble, au cas où, et rendre compte contre quelques menues-monnaies…
Ce qu’ils font.
Vers quinze heures, ils signalent l’arrivée de Gustave et de Paul au volant de sa C5 et relèvent le numéro de la plaque de police.
« Vous êtes en moto ? »
Non.
« Allez la chercher et suivez la voiture jusqu’à sa destination ! »
Ce que l’un des deux fait.
 
Vers 16 heures 30, la C5 démarre : il y a deux chemins pour rejoindre l’A10 et rentrer sur le Kremlin-Bicêtre par l’A6b. La traversée de la zone de Courtabœuf ou « la coursière » qui emprunte le tracé de la voie de l’ancienne ligne de chemin de fer Chartes/Limours en Hurepoix/Gare d’Orsay, l’ancienne voie du blé de la capitale.
Depuis bien longtemps, elle est désaffectée, les rails ont été démontés et la partie finale vers Paris fait place à des immeubles d’habitation divers.
Au mieux, on retrouve sa trace d’un côté sur la « coulée verte » en-dessous duquel roule le TGV Sud-Ouest dès avant la gare de Massy-Palaiseau. De l’autre, elle a été transformée en voie d’essai de l’aérotrain de l’ingénieur Bertin et le « tourniquet » servant à retourner l’engin sans roue et à moteur électrique linéaire, est d’ailleurs situé sous les ronces, à quelques dix minutes de marche du viaduc situé après un tunnel, encore debout malgré les bombardements des alliés lors de la seconde guerre mondiale. Un endroit où « les jeunes » font du saut à l’élastique.
L’immeuble étant situé à proximité de cette artère qui sillonne au-dessus de la vallée de l’Yvette, c’est celle-là qu’emprunte Paul.
 
Il discute avec Gustave sur leur trouvaille de l’après-midi et note la présence d’une moto dans son rétroviseur.
Petit ralentissement d’allure, presque par réflexe : il commence à s’inquiéter de ne pas la voir se rapprocher…
Accélération au-delà de la vitesse limite : elle suit à la même allure.
Et c’est en trombe, ce qui reste rare chez lui en voiture de plus d’une tonne, que Paul débouche sur l’A10 à peu près dégagé à cette heure-là.
« Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez hâte de vous remettre au travail ou vous avez le diable derrière nous ? »
Le diable, peut-être pas, mais une moto suiveuse avec deux gars à bord, oui…
« Et depuis notre départ… »
Gustave s’inquiète à son tour : « Ils nous veulent quoi, ces deux-là ? »
Une photo dédicacée, peut-être ?
« Déconnez pas ! Et essayer de les semer, je n’aime pas ça… »
Instruction que Paul ne se fait pas dire deux fois, affolant le compte-tours et slalomant entre les voitures qui se traînent à 110 Km/h sur les deux voies, puis il sort dans le prolongement à gauche, vers la gare de Massy-Palaiseau sur laquelle il débouche en trombe pour faire un « droite-gauche-droite » dans la ville, la moto toujours à ses trousses.
Plus loin au–delà du quartier « Atlantis », il prend à droite au rond-point situé après le pont ferroviaire et accélère encore sur la deux fois deux voies vers Les Champarts, au-dessus de l’A10, pour déboucher sur le carrefour des 4 fourchettes qu’il traverse, là encore en trombe, sans se soucier du feu qui passe à l’orange.
La moto toujours collée au train…
Sportif.
Plus loin, la C5 « veau diesel » s’engage après avoir dépassé l’A6 sur le rond-point suivant. La première intention de Paul et de virer « en face », mais, comme la voie et encombrée par des camions, il poursuit son virage vers Wissous, la moto toujours très proche qui fait un crochet fatal pour devoir éviter une camionnette dont les pneus crissent sur la chaussée avant que son klaxon ne proteste bruyamment.
Et elle va s’encastrer sous la barrière de sécurité qui protège un entrepôt de grande hauteur, à demi enterré, en bordure de pistes d’Orly…
« Demi-tour ! On va voir qui c’est ! » clame l’amiral.  
Et Paul de poursuivre son virage tout en ralentissant dans un concert de klaxons, affolant l’ABS pour s’arrêter derrière la moto vautrée à terre, à demie-enfoncée dans l’équipement de sécurité routière.
 
L’un des hommes est coincé sous sa machine et le bas du rail de sécurité, salement amoché, pendant que l’autre aura fait le « grand soleil » au-dessus du rail et atterrir derrière.
Quand Paul approche, il est en train d’escalader le grillage de sécurité qui protège l’entrepôt des intrusions indésirables et débouche sur deux bassins d’eau, sans doute des réservoirs de sprinklers à ciel ouvert.
Gustave sort son arme d’une main et son téléphone de l’autre, pour appeler les secours.
Paul fonce à travers champ à la poursuite du deuxième homme après avoir gravi à son tour le grillage en deux mouvements et un seul élan.
Le fugitif passe derrière le bâtiment et s’engouffre dans le bâtiment par la première et unique porte ouverte venue, Paul à ses trousses.
C’est effectivement un bâtiment où s’agitent 4 transstockeurs, à remuer des palettes où il n’y a pas trace de présence humaine : tout est piloté par ordinateur et il n’y a que des éclairages de secours au sol et aux murs.
Presqu’un four sans ouverture, hors les quelques trappes de désenfumage à plus de 25 mètres de hauteur qui diffusent la pâle lumière du jour.
Coup de feu : l’homme au casque est armé.
Paul le repère au bruit de sa course dans une des allées encombrées de palettes de marchandises diverses et bien rangées. Il manque de se faire culbuter par une des machines guidée entre deux rails, en bas où elle repose, l’autre au sommet du mât où elle est « tenue », guidée…
Heureusement que la première palette est à 30 centimètres du sol, la place pour se glisser dessous en roulant, parce que ça va vite et qu’il n’y a pas plus de 5 centimètres entre la cabine et les racks…
Et il passe dans l’allée du tireur.
 
La course-poursuite reprend dans une allée voisine. L’homme semble vouloir aller au fond des 200 mètres du bâtiment, à la recherche d’une issue.
Le transstockeur de cette allée approche, en accélération dans le dos de Paul, faisant déjà monter sa charge à la bonne hauteur de plan de pose, avec toute la cabine de pilotage inoccupée.
Ça laisse un peu de place pour attraper au vol le mât et se placer sur le capot des moteurs électriques.
L’homme continue de courir non sans tirer derrière lui au jugé, alors que son poursuivant s’abrite derrière le pylône du mât de la machine et entend siffler les ricochets des projectiles.
Elle ralentit pour s’arrêter. Paul en profite pour rattraper le fugitif, le faire tomber à terre et à en perdre son flingue, commence à le bourrer de coups, pieds et poings, au corps et autres « parties molles », la tête étant protégée par un casque intégral.
L’homme esquive, se débat, essaye de faire chuter Paul avec ses jambes et finit par rouler sous le palettier, vers une autre allée contiguë. Il en profite pour récupérer son arme qui avait glissé jusque-là, vers laquelle il se dirige en quelques enjambées.
Puis, s’en saisit Paul à ses trousses. Il trébuche dans la manœuvre et chute : s’il ne se relève pas très vite et sort du chemin de la machine qui vient en face, on va vers l’accident.
 
Et c’est le drame : le bonhomme est happé dans un grand  cri de douleur et de terreur par le capot, traîné sur quelques mètres, sa tête cogne lourdement contre les pieds d’échelle des racks à s’en faire ôter violemment son casque de motard, alors que Paul se jette sur le côté, dans une alvéole vide et regarde passer, médusé, le corps déjà sans conscience de son agresseur.
Comment arrêter cet engin de malheur et aveugle qui le traîne ainsi ? Où est le bouton d’arrêt d’urgence ?
Même plus la peine de se battre pour le désarmer : il est désormais HS, inconscient.
Pas de réseau dans cette gigantesque cage de Faraday encombrée de lisses pour 20.000 emplacements palettes sur 15 plans de pose. Il faut sortir.
La ligne du portable de l’amiral est occupée. Il est en train de joindre Nathalie pour qu’elle mobilise des renforts (lesquels ?) après avoir appelé les gendarmes et les pompiers qui seront les premiers sur le rond-point.
 
L’urgence est de faire stopper ces transstockeurs et de faire venir une civière sur le cadavre du jeune-homme.
Dans quelle galère s’était-il mis et pourquoi ?
Commandé par qui ?
L’un est désormais parti avec ses secrets et ambitions avortées, l’autre aura perdu l’usage de ses jambes et ne dira que ses noms, prénoms et date de naissance, comme d’un soldat « prisonnier de l’ennemi ».
L’enquête de police qui commencera alors mettra bien du temps à remonter la succession d’informations pour mieux comprendre, laissant toutefois de larges zones d’ombre au-delà des Ulis et des données de l’enquête de proximité…
Cette agression aura toutefois plusieurs conséquences : renforcer le dispositif de sécurité autour de Paul, qui n’en veut pas alors qu’il souhaite qu’on protège plutôt Florence et Annabelle, et l’amiral, désormais flanqué d’un garde-du-corps/chauffeur dans tous ses déplacements.
C’est là que le « Comité Libecciu » prendra toute son importance « officieuse » et ses effectifs gonflés, même mis en stand-by.
Parce que pour l’heure, expliquer aux brigadiers de la gendarmerie de Longjumeau les raisons du déplacement d’un amiral, certes à la retraite, chez une lambda pour lui faire « décortiquer » un hypothétique contrat d’assurance-vie, ça n’a rien d’évident, de prime abord !
L’autre, c’est que ça fournira une occasion rêvée pour la juge Hélène Trois-Dom de revenir faire un tour chez Paul, à son domicile parisien, mais sans être accompagnée du commissaire Scorff, cette fois-ci.


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