Mes préoccupations, les vraies !
À ce moment-là, la lumière reste vraiment très belle, unique même. Ce
n’est pas la même qu’en Catalogne en début d’estives, ou partout ailleurs,
alors que c’est le même soleil. Quand on débarque en
« Corsica-Bella-Tchi-tchi », on s’en prend plein les prunelles :
Je ne l’ai vécu qu’une seule fois ailleurs, et c’était en Ardèche dans des
vignes arides, sur les terres de mes autres ancêtres, ceux de ce pays-là.
Mais ici en Balagne, c’est tous les jours.
Et pourtant elle change, la lumière. Elle devient plus douce, moins crue,
à la fois plus chaude et plus fraîche… au fil des jours.
C’est indescriptible.
Et puis les cousins rentrent également et Dumé redescend de ses alpages.
Ce qui est l’occasion de lui rendre ses invitations et de passer de bons
moments avec lui sur le port de sa ville « semper fidelis ».
Le problème avec lui, c’est qu’il connaît tout le monde sur place et peut
même te raconter la genèse des nouveaux arrivants que toa tu découvres
seulement.
Ainsi je me régale pour la seconde fois cet été d’un os-à-la-moëlle servi
avec son tartare.
Le dernier os-à-moëlle que j’ai pu manger c’était dans le beau XVème
arrondissement parigot, côté Grenelle, avant la « vache-folle », dans
un troquet de l’autre côté des immeubles de la RIVP (agence des ILM de la ville
de « Paris-sur-la-Seine ») où logeait
« Tagada-à-la-fraise-des-bois » (rue Cauchy), dont le propriétaire
était un syndic de propriété parmi mes clients… qui espérait que je reprenne « sa
boutique » !
C’est vous dire que c’était il y a bien longtemps…
Les RDV médicaux aidant, il a fallu se décider à rentrer les assumer.
Retour par Bastia, Toulon, Périphérique.
C’est la première fois de ma vie que je passe l’été et dépasse le cap des
60 jours en Balagne sans frémir.
Et ce n’est pas la première fois que je rentre dans le bordel parigot.
Mais la troisième fois seulement cette année que je passe devant le Licciola. Où je fais une halte pour saluer le
patron… qui n’est pas là.
De toute façon, il y a mariage de la témouine de « ma Nichée » (j’ai
promis d’y être, au moins à la mairie et au vin d’honneur, et je compte y être
ne serait-ce que pour tétanisée la gendarmette citée ci-avant, même si ça, je
ne le savais pas encore) et je me promets de revenir au moins pour les AG du
syndicat du voisinage pour tenter de trouver une solution à la collecte des
déchets ménagers.
Depuis que ce boulot-là a été confié à une entreprise tenue par la mafia marseillaise
(ou africaine) locale, où le pire c’est qu’on connaît les noms, on connaît les
réseaux, on sait les filières par où arrive la drogue, jusqu’aux horaires de
livraison, toutes les drogues, les points de deal, les « petites
mains » (des gamins qui enrichissent leurs parents avec de l’argent facile
à faire le gué ou des livraisons) qui se servent du matériel « tombé du
camion » sans vergogne, eh bien à travers la communauté de commune, non
seulement la taxe aura triplé, mais le service n’est pas rendu :
L’entreprise aura réformé la tournée des points de ramassage, devenus complétement
aberrants, en en supprimant un sur deux et en sous dimensionnant ceux qui
restent tout en divisant évidemment par deux ou trois les jours de ramassage.
Résultat, les poubelles débordent sur la chaussée et la gendarmerie est
requise, non ne rigolez pas, par les « monsieur le Maire soi-même » pour
dresser des procès-verbaux en fouillant les poubelles déposées par les
riverains afin d’identifier les mauvais citoyens coupable de tout,
naturellement… sans jamais penser qu’une poubelle, avant d’être ramassée, ça
peut changer de main et d’endroit de dépôt…
Si encore ce n’était que pendant la période estivale, mais il semble qu’il
en est de même en basse saison !
Qu’ils ont même envisagé d’installer des caméras de surveillance pour
identifier plus facilement les auteurs de ces « incivilités »…
Averti, je brûle tout ce qui peut m’identifier et je trimbale mes
poubelles en bagnole vers des points de collecte éloignés en attendant les
caméras.
Je pense que l’année prochaine, j’irai jusqu’à la déchetterie de la route
de Calenzana en allant faire mes courses ou mon tour quasi-quotidien « à la
ville », Calvi-sous-préfecture…
Parce que tôt ou tard, ils ne passeront plus vider leurs boîtes qui seront
retirées : Logique, des encore « payés à ne rien faire » !
On est en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » après tout.
Seulement si ma santé me le permet, parce que je ne suis pas sûr de
revenir… l’âge aidant, entouré que je suis par les décès de proches…
On verra…
Là, j’en termine avec ses estives sublimes, les premières à durer plus de
70 jours au soleil Corse, sans être ponctué d’événements majeurs, pas même la
santé chancelante de mon beauf’, l’autre, le grec : Un vrai bonheur qui
fait chaud au cœur (qui reste fragile)…
C’est que j’ai du taf à revendre…
Non pas du lucratif, mais « ma Nichée », l’aînée, la seconde à
être venue participer aux estives paternelles cet été, elle a aussi un beau
brin d’écriture.
Des phrases courtes, bien tournées, des raccourcis expressifs, des idées
claires, bien dites, un vocabulaire précis, tout un talent que je n’ai pas, moâ
le spécialiste des phrases alambiquées au contenu parfois creux et souvent
oiseux.
Elle veut faire un livre de ses souvenirs d’avec sa grand-mère, ma
« Môman-à-moâ ».
D’autant mieux que ma « Môman-à-moâ » a déjà laissé une
biographie de quelques 300 pages et que j’ai déjà fait un volume de 40 pages
pour raconter « mon Papa-à-moâ » à destination de ses petits-enfants
qui ne comprenaient pas pourquoi on n’en parlait jamais en famille…
Alors, pourquoi pas ?
Mais je refuse de m’écrire moâ-même, et j’ai compris que c’était le
prolongement que « ma Nichée » comptait faire : Je me déteste
assez comme ça, et puis je n’aime pas ma famille paternelle, gâchée par des
« diaboliques-de-salon-bourgeois » qui s’estiment plus intelligents
que n’importe qui et en abusent pour mieux se le prouver à eux-mêmes et
asservir leur entourage.
Mon « ignoble famille » (j’ai retrouvé le texte d’antan… Un
régal : Il n’a pas pris une ride !).
Pourtant, il y avait des personnes extraordinaires de bonté et
d’intelligence bienveillante dans ma famille, je vous l’assure et ça mérite de
ne pas être oublié.
Et au fil du temps, je me rends compte que mes « Nichées »
ignorent tous ces gens-là, qui pourtant ont contribué à « me
fabriquer » et donc à la « former » elle aussi par mon
intermédiaire, par ricochet : Elles en sont l’héritière qui l’ignore.
Je meurs demain – franchement j’y cours mais le chemin est vraiment long –
tout cela sera perdu, même leurs souvenirs à eux, ceux qu’ils ont pu me
raconter, me transmettre !
Quel dommage de ne pas pouvoir le restituer, le transmettre à mon tour…
C’est peut-être elle qui a raison : Il faut consigner, là, pas comme
sur mon blog qui est juste là pour témoigner, à toutes les générations futures,
que « nous n’étions pas dupes », mais plus comme pour leur rendre un
hommage posthume à tous ceux qui hantent encore mon cœur et mon esprit, comme
d’un cri d’amour !
Pas de doute, il faut que je poursuive mes traitements médicaux pour
témoigner de tout cet amour qui m’a été donné et que j’ai, seulement
partiellement, essayé de restituer à ma descendance…
En aurai-je la force, le temps et l’intelligence ?
Je ne parle même pas du talent nécessaire : Elle remettra tout ça à
sa sauce.
Le talent, c’est elle, ce n’est pas moâ !
L’intelligence également : Moâ, je suis né kon. C’est ce que m’aura
légué mon « Papa-à-moâ » pour me l’avoir répété tous les jours que
j’ai pu vivre et partager avec lui, autrement dit exactement 10.033 jours, pas
un de plus, autrement dit aussi trop court pour tout savoir de ce qu’il aurait
pu ou voulu me faire savoir…
Et encore, je n’ai pas toujours été conscient de ses moments-là.
Mais c’est certain, au bout de ce laps de temps où on vous fait savoir la
déception que vous avez fait naître dans l’esprit de votre géniteur – qui est
comme Dieu, à l’image du Père… ou est-ce l’inverse ? – forcément que vous
développez un « syndrome de l’imposteur » au moins aussi gros que
bien enraciné au fil du temps…
Un syndrome qui m’a poursuivi durant des décennies, coupable que j’étais
d’avoir pu décevoir mon « papa à môa », celui qui me fait encore
monter la larme à l’œil quand je l’évoque.
Quant à ma « Môman-à-moâ », ce n’est pas pareil : Elle
savait que je serai là autour de ses dernières souffrances, à l’écoute de ce
qui lui faisait plaisir, tout comme ma « petite-sœur », toujours
présente dans les moments difficiles, voire affreux.
Reste le temps et la force, la force d’âme… deux inconnues.
Et depuis que « ma Nichée » première m’en a parlé entre deux
baignades, les souvenirs affluent par cascades improvisées et « submergeantes ».
Elle a besoin de racines, elle a besoin de pouvoir faire ce travail de mémoire
et il me faut le lui compléter avant de trépasser, pour enrichir son vécu.
Je vais appeler ça « Mes années bonheur ».
Mais était-ce bien des « années bonheur » ?
Insouciantes, aucun doute : C’est le propre de la jeunesse. Les
adultes qui vous prennent en charge pensent et agissent pour vous.
Or, l’insouciance contribue au bonheur, mais ce n’est pas que ça, le
bonheur.
D’autant que mes « années insouciantes » auront été des
« années galères » pour avoir eu des parents exigeants, tendres
peut-être, mais durs, très durs certainement : Je m’en souviens encore…
J’en ai même gardé des cicatrices et pas seulement à l’amour-propre !
Un véritable cauchemar dont je ne me suis libéré qu’en me mariant pour
avoir découvert la douceur d’autres foyers, d’autres styles d’insouciance qui
frisent le vrai bonheur, parce que construit et pas imposé par la torture.
Or, conjonction diabolique, cette année-là, c’est aussi l’année, au mois
près, où ma cellule familiale historique plonge dans le drame épais.
Là, directement en première ligne, sorti tout droit de la page des faits
divers, de ceux qui n’arrivent jamais qu’aux autres…
Et là, il a bien fallu s’en sortir, et par le haut pour éviter d’être
englouti par la haine, le nihilisme et le désir d’en finir, de fuir
indéfiniment.
Et tout seul parce que personne n’ose vous aider.
Ni ne peut, probablement.
Peut-on vraiment qualifier ça de « bonheur » ?
Là où vous êtes sûr que c’est du bonheur, c’est quand ensuite, malgré les
difficultés, votre propre « Nichée » réussit à passer à travers tous
ces pièges, toutes ces difficultés : Le « fait divers », la maladie,
le handicap, le nanisme neuronal. Et que vous la portez à la plénitude. En tout
cas vers sa plénitude.
Quoi d’autre, après ça, que d’attendre sereinement de mourir ?
Eh bien, si je pense avoir acquis la force – je veux dire la force d’âme –
et si j’ai le temps, je vais lui dresser ces portraits et ces tranches de vie
que j’ai pu croiser, comme d’un cadeau, d’une ode à la Vie.
À la sienne encore en construction…
Parce que d’un autre côté, la vie des autres n’a absolument aucun intérêt.
Je les ai vus sur mes « plages secrètes » cet été : Ils sont
tous moches, ils trichent à se mettre en valeur par de belles paroles qui
captivent leurs auditoires improvisés, les femmes se maquillent pour cacher ce
qui leur déplaît de leur physique, cherchant à mettre plutôt en valeur telle ou
telle rondeur qu’elles pensent sexy et ça va se nicher jusque dans le détail
ébouriffant, hallucinant, comme le choix d’un string, d’une coupe de cheveux, de
la forme de lunettes parfaitement inutiles, de tel ou tel accessoire – bandana,
chapeau, bijou – ou de la couleur d’un trait de rimmel !
La plupart sont probablement kons et il faut tout le talent d’un Bazin
pour pouvoir écrire « Folcoche » pour rendre partiellement compte,
partiellement seulement, de leur inhumanité bestiale.
D’ailleurs vous aurez noté que Bazin, lui aussi, est physiquement moche,
indigne d’être vedette charismatique de cinéma ou des podiums des canons de
beauté. Et pourtant…
Mais je ne sais pas si sa mère à lui aurait eu la capacité à faire du
mannequinat ou seulement « influenceuse » sur internet comme ces
« coquines » qui aiment à se regarder : Je garde en mémoire
l’interprétation d’Alice Sapritch, enlaidie et formidable dans ce
rôle !
Parce que la vie aura forgé une âme torturée à Bazin et que ça se voit
jusque sur sa tronche.
Mes « années bonheur », je ne suis sans doute pas le seul à
pouvoir en raconter tout le sel…
Alors, que penser de ces âmes enfermées dans ces corps moches et adipeux,
avec leurs chairs disgracieuses qui pendent et qui s’étalent souvent sans
charme sur mes « plages secrètes » ?
Des tissus graisseux qui entourent quelques organes accrochés à des
squelettes, à peu près tous les mêmes, qui ne finiront même pas en poussière,
mais tout de même capables de calculer le nombre Pi, d’inventer Dieu, de
transformer leur environnement à leur convenance et de créer toutes les
musiques du monde avec seulement 7 notes et quelques dièses et bémols ou
d’inventer de formidables créations culinaires avec seulement 5 goûts (salé,
sucré, amer, acide et… umami, le goût du glutamate et des
nucléotides, auxquels les « fins palais » rajoutent le 6ème,
l’oleogustus ou goût gras) !
Ça mérite d’en rester émerveillé, finalement…
Du coup, j’ai fait mes RDV médicaux : Ils sont contents d’eux-mêmes,
mes carabins et je me suis dit qu’il convenait de faire un petit résumé, sans
prétention, de mes estives, alors que je me projette déjà sur les posts à
mettre en lignes lors de mes prochaines estives… tant que j’ai encore un peu de
temps en espérant ne pas être contrarié dans leur écriture comme cette année
qui vient de passer.
Parce que la rentrée va être chargée au moins jusqu’à Noël et que j’ai
aussi projeté de découvrir les merveilles de Vienne, l’Autrichienne…
Pour documenter une prochaine aventure de Paul de Bréveuil, alias « Charlotte »,
histoire d’en rire…
Finalement, ce post clos l’année 2025 : C’est le dernier mis en ligne
(et je reporte d’une année les billets prévus annonçant mon décès, une année de
plus… ça doit être la dixième fois !).
Non pas que je n’ai rien d’autre à vous dire, mais des estives 2025
prévues pour être mises en ligne à l’automne arrivé, c’est se moquer que de les
faire savoir l’année suivante…
Aussi, je vous souhaite un joyeux saint Sylvestre et on se retrouve
probablement l’année prochaine à la même adresse internetique (https://flibustier20260.blogspot.com/),
cap sur le deux-millionième visiteur (dans quelques années…)
I3
Pour
mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ
RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE «
NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï
Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se
condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей
Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают
себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez
Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny
(change.org)
Mes occupations, les vraies !
En bref, c’est vous dire que je chapeaute sur ma plage à regarder les
vagues aller et venir, reflétant la lumière du soleil en mille éclats de
lumière tels des diamants sous la lumière, quand je réalise que je ne suis
qu’un amas assez disgracieux de poussières d’étoiles, probablement mortes et
agrégées là après avoir été éparpillées il y a quelques 4 à 5 milliards
d’années, voire plus, et qu’il a fallu d’innombrables transformations et
mutations chimiques dans des circonstances étonnamment improbables pour que
tous mes organes acceptent de fonctionner comme d’un tout, comme d’un
« système autonome »… entouré de ses tissu adipeux contenus dans un
derme et attachés à mes os, pour que je regarde « cette vague qui
n’atteindra jamais la Lune », que je ressente ce doux zéphir qui balaye
mes cheveux et que je puisse trouver ça beau…
Quoique, justement…
Il faut vous dire que je reviens d’avoir emmené cet hiver « ma
Nichée » jusqu’à Verdun… Après les plages du débarquement, après la visite
de la Ligne Maginot – enfin, de ce qu’il en reste – il nous a fallu faire un
détour par Verdun, son fort, son Chemin des Dames, sa « Voie sacrée »
et son usine de dragées, avec un crochet par l’ossuaire de Douaumont et ses villages disparus, entièrement détruits par l’artillerie qui s’en est donné à
cœur-joie dans le coin dans un autre siècle d’un autre millénaire…
Cet ignoble homo sapiens-sapiens (pire que moâ-même) devient une
horreur absolue quand on visite le lieux : 16.142 tombes de soldats tricolores,
issus des 4 coins de l’ex-empire, bien alignées et entretenues sous les nuages
courant sans un bruit au ras du sol ce jour-là, rajoutant une lumière « sépulturale »
(pour reprendre Victor Hugo) crépusculaire, au spectacle de la folie humaine
qui se retourne contre la « création divine », où les squelettes de 130.000
soldats inconnus, « Gauloisiens & Teutons », tout mélangés, sur
les 300.000 morts qu’aura fait de la bataille de Verdun, sont entassés en
désordre dans les tréfonds de cet immense
bâtiment…
On peut les apercevoir à travers quelques ouvertures ajourées de
l’entresol, là où il y en a un qui m’offrait son regard figé pour l’éternité,
celui de ses orbites évidées, mort pour je ne sais même pas quel drapeau !
Quel destin effroyable et dérisoire à la fois…
Là, j’ai vraiment mal : Je ne peux même pas le remercier pour ne pas
savoir quel uniforme il portait et il semble le deviner, alors qu’à Colleville
je sais au moins à quel « ricain » je dois d’être encore
« Gauloisien-authentique »… pour un échange forcé, absurde et
qu’aucun n’a demandé, pas même moâ, d’une « vie contre une vie ».
Et dire qu’il y a des « cousins slaves orthodoxes » qui se
jouent au même destin à l’Est du continent européen au même moment, que c’en
est aberrant !
Depuis, je vois les touristes, tous les touristes, tchèques, anglais,
« Teutons », « ritaaux », « Gauloisiens »,
autochtones-Corsi (il y en a surtout le week-end), Ukrainiens, Bataves, Belges,
Danois, Ibériques, Helvètes et même monégasques, celui avec sa Zoé… qui
viennent sur « mes plages secrètes » Corses comme des squelettes
animées par quelques muscles qui abritent quelques organes – les mêmes que les
miens, plus ou moins abîmés comme les miens – entourés de tissus adipeux plus
ou moins imposants et généralement disgracieux pour avoir des traits rarement
fins mais bien plus épais et grossiers, moches, les faisant ressembler soit à
des tonneaux soit à des fil de fer inesthétiques, la plupart du temps mal
proportionnés, qui prennent des couleurs – de fraise écrasée à fève de cacao –
comme d’une marque de luxe tout autant dérisoire que l’est la condition humaine
dans son ensemble !
Je sais… je peux dire puisque j’en fais partie.
Autrement dit, je chapeaute. On va y revenir… et pour l’heure,
franchement, je ne me vois pas visiter un camp de la mort nazi… Je vais en
dégueuler toutes mes tripes, que je le pressens déjà !
C’est la vieillerie qui attaque.
Bientôt l’obsolescence et enfin la mise au rebut définitive et libératrice,
parce que plus ça va, plus ça devient insupportable.
Heureusement ma seconde Nichée se lève tôt, prend la clé de la voiture ou
ses cliques et ses claques et parcoure le pays avec son « plus 1 »
(celui qui tremble comme d’une feuille de frêne sous un vent d’été quand il
voit un chat le regarder), à découvrir d’autres plages secrètes connues de tout
le monde à s’y entasser, ou des bergeries qui te font des flans au lait de
biquette « absolument exceptionnels ».
Des étouffe-chrétiens, car rien ne vaut le flan de Mille
& 1 du coréen parigot, qui
est une véritable tuerie qui sait aussi faire des kouign-amanns « hors
normes », ni trop sucrés, ni trop gras… Légèrement réchauffés au four,
c’est une merveille !
Il a même eu un premier prix sur le croissant, mais je préfère ceux de mon boulanger-perso, plus croustillants…
En bref, elle est un peu « décalée » cette
« Nichée-là » s’extasiant d’un rien pour découvrir seule et sans
« papa-maman » des nouveautés devant lesquelles elle s’extasie
volontiers, notamment ce marchand de crèmes glacées et autres sorbets, de la
rue Millie, en la bonne ville de Calvi, qui ne manque pas de
saveurs à prix-local mais au
choix et la qualité des crèmes artisanales qui peut en justifier… mieux que sur
la croisette ou qu’avenue George V…
Le sorbet cacao est assez bluffant, même si « ma Nichée »
préfère parfois la redécouverte de la glace « Bueno-Kinder » proposée
sur les quais plus loin – à prix discount de 3 € la boule, 20 « balles
Pinay » tout de même – lors de ses sorties nocturnes… là-bas, « en
ville » !
Ce qui me laisse un peu de temps, en matinée, pour tenter de finir
l’écriture du roman d’été de cet été-là…
La voiture revenant pour le déjeuner afin de m’assurer une sieste sur la
plage la plus accessible du moment.
Où le parking devient de plus en plus encombré…
On profite aussi du permis de conduire de ma descendance pour visiter Dumé
jusqu’en son village à lui. Ce qui me permet de siffler « sa
grappa », celle de ses vignes arrachées il y a maintenant bien longtemps,
mais qui produisent toujours autant de vin d’appellation.
J’ai visité ses installations à Pâques, au milieu de ses oliviers :
Il a encore plein de silos de pinard à écluser et à distiller entre les épaves
de ses voitures diverses et variées, que ça reste assez étonnant pour un type
qui passe son temps à faire des greffons quand il ne crapahute pas avec son 4x4
dans ses hectares de maquis sur des chemins qu’il est le seul à connaître, puisqu’ils
ont disparu sous la végétation débridée…
Forcément, ce n’est plus cultivé pour avoir été arraché avec les primes de
l’UE…
Et c’était l’occasion de parler un peu « politique ». Lui voit
« Kung-fu-Panda » en 2027, alors que je guette le voisin
« Xav’-Berre-Trans », mais surveille « Glugluck-Sman » et
espère sans y croire un « Barre-niée » ou un « Vil-pain ».
Mais lui remonte à la kapitale trois fois par an en catimini pour assister aux
messes données par sa loge « franc-maçonne » : Il doit être
mieux informé que moâ.
Et la question du moment, à ce moment-là, est de savoir combien de temps
tiendra « Bébé-Roux-de-secours » à l’hôtel de Matignon.
Je pronostique hardiment qu’il ne tiendra pas l’année.
Et que son problème va être de devoir se refaire une virginité pour les
présidentielles.
Là, il est d’accord mais parie toujours sur l’homme des « 80
km/h »…
« De toute façon, toi tu t’en fous, tu ne respectes aucune
consigne du code de la route, pas même les vitesses limitées… » que je
lui sors.
« Ayo Infree ! Les vitesses je les respecte quand on ne peut
pas aller plus vite ! »
C’est sûr que dans les virages en épingles à cheveu comme on en trouve sur
le chemin de son village, il passe à moins de 80 km/h. Encore que parfois, il y
a des traces de pneus sur la chaussée : Il doit en faire certains au frein
à main…
Il me fait visiter ses avocatiers et je ne croise plus les animaux
autochtones qui m’avait tant fait rire à Pâques : Une paire de gay, la
soixantaine dépassée qui vieillissaient dans une maison en forme de tour venant
d’un village voisin, l’un un peu dur d’oreille, l’autre lançant des vannes
désobligeantes sur son compagnon tout le long du repas chez Dumé et ses
beignets de courgette.
Et ce couple ahurissant qui me faisait face où lui s’est tu toute la
soirée en rigolant sous cape et elle « feuj-ashkénaze » revendiquée
qui n’aura rien mangé de la soirée, n’étant pas certaine que ce soit casher…
Forcément que ça ne l’était pas : On ne sait pas ce que c’est en
« Corsica-Bella-Tchi-tchi », même si on sait que ça existe. Mais Dumé
se passant de cochon à sa table, ce n’est pas possible ou alors il est à
l’article de la mort.
Elle a bu du thé, du thé noir, ne supportant rien d’autre, était
allergique au lactose et encore à plein d’autres choses et supportait mordicus
« Net-à-Yahoo » dans sa défense d’Israël, ce qui était limite
pénible : On ne lui demandait rien.
Mais le plus extravagant tout de même, c’était sa coiffure. Il faut
imaginer une petite personne un peu chétive, rabougrie, qui fait presque pitié,
cachée derrière d’immense lunette de soleil en pleine nuit, habillée de
haillons probablement de grands-couturiers, surmontée d’une perruque rousse
« crin de cheval » sertie de pierres semi-précieuses qui la
rehaussait de 30 centimètres et était plus large que ses épaules…
Impressionnante, la perruque !
Le pire c’est que ça tenait sans la déséquilibrer et Dumé de bien insister
que c’était l’érudite de la microrégion, philosophe, professeur au Collège de
« Gauloisie-supérieure », future prix Nobel de quelque chose et
pianiste virtuose…
Charmante la dame : Je me suis régalé à soutenir sa conversation ce
soir-là !
Vous me connaissez, moâ les « feujs », je n’en fais pas tout un
plat : Même les natifs d’ailleurs, quand ils se sentent bien chez moâ, ils
sont toujours les bienvenus, feujs, mahométans, asiates-confucéens ou
bouddhistes, ou même sahéliens animistes !
Mais bon, les sionistes, en revanche j’ai toujours eu un peu de mal ne
comprenant pas vraiment qu’on puisse revendiquer de vivre dans un ghetto
entouré de gardiens belliqueux, surtout quand on n’a historiquement aucune
légitimité à s’installer là plutôt qu’ailleurs.
Parce que c’est un peu la politique du « pousse-toi de là que je m’y mette »,
autrement dit un exercice appliqué de « grand remplacement ».
Et puis en ce moment, ce n’est pas non plus que je porte dans mon cœur les
hordes de terroristes palestiniens qui se comportent comme des bêtes sauvages
et barbares et dont les suppôts « viennent jusque dans nos bras égorger
nos fils et nos compagnes » à travers des attentats sanglants qui
n’auraient jamais dû exister dans ma kapitale – et pas plus aux abords du
Néguev –, mais il me semble inadmissible de faire des opérations de police avec
des chars qui tirent sur des civils ainsi pris en otage…
Ou alors on est en guerre et il faut le dire et la faire, jusque sur les
champs Élysées et le Bataclan.
Et eux jusqu’à provoquer des famines et des épidémies…
Bref, j’ai bien ri tout en étant gêné et Dumé s’amusait comme un petit fou
de nos échanges à fleuret-moucheté…
Car je n’en dis rien sur le moment, essayant de rester
« policé » pour ne pas embarrasser Dumé et son épouse…
Alors qu’avec mon autre « cousin » (un vrai celui-là, on doit
avoir au moins deux arrière-grands-parents en commun…) on cause surtout santé.
Il faut dire que sa « copine » d’enfance marseillaise, veuve
alors que lui était parigot (devenu niçois) et est toujours célibataire, soit
présente sur le port pour me faire descendre en ville à nocturne pour avoir enfin
quelques cancans de politiques locales…
Des informations douteuses, de toute façon.
C’est que mon opticien m’aura vendu des binocles à travers lesquels je ne
vois rien. Surtout la nuit et surtout s’il pleut : Obligé de piloter
« au jugé » quand je monte « au village » (qui n’est
d’ailleurs pas le mien : Le mien est ailleurs et il est le plus beau que
tous les autres, naturellement…).
Sans m’inquiéter outre mesure : Le « tas de boue à roulettes »
demande son chemin au satellite qui patrouille au-dessus de nos têtes et moâ je
connais toutes les routes de mon pays.
Et même ses sentiers impraticables !
Je me répète, mais c’est un peu « Nuit étoilée » de Van Gogh
avec les binocles de mon c… d’opticien…
Un beau spectacle mouvant, animé et encore vivant… mais pas très rassurant
quand la voiture qui vient en face est pilotée par plus imbibé que moâ.
Et comme dit l’autre, heureusement que les routes Corses ne sont pas
droâtes : Quand on a « un peu » bu, on n’a pas vraiment envie de
conduire tout droât…
C’est même comme ça que j’en ai fait rire une palanquée au mariage de la
témoin de ma « deuxième Nichée », celle qui est venue jusqu’en
« Corsica-Bella-Tchi-tchi » avec son promis fêter l’anniversaire de «
cette Nichée » là : Au vin d’honneur après le passage devant Monsieur le
Maire, il y a abondance de liqueurs et cocktails.
Sauf que je reprends la route rapidement pour les festivités organisées
pour l’anniversaire de mon « gendarme-embarqué » qui tombe le même
jour, avec un parcours autoroutier d’une petite heure, où je sais,
d’expérience, que la brigade de CRS locale aime bien « planquer »…
Donc, je tente les deux cocktails « sans alcool » proposé et je
me fais contrôler par la co-témoin qui fait gendarmette municipale dans le
civil.
Il faut dire que le père de la mariée est motard CRS, comme tous ses
potes, et que les potes du marié sont tous cyclistes : La route, ils
connaissent bien.
« Non, je conduis… Je ne bois donc pas ce soir ! »
Et je reçois les félicitations de la gendarmette qui me drague un peu pour
l’occasion émue par mon charisme méditerranéo-slave naturel, sans aucun espoir pour
pouvoir être son grand-père, en me glorifiant d’être « sérieux »…
« Oh, ce n’est pas ce que vous croyez… La route est quasiment
toute droite pour rentrer. Je pourrai m’endormir au volant : Ce n’est pas
comme en Corse où, là au moins il y a tellement de virages que de toute façon, quand
on a bu un peu, on n’a vraiment pas envie de rouler tout droit ! »
Le sourire figé de la gendarmette, le regard vide, le teint livide
l’espace d’un instant…
Son ordinateur personnel, dans sa caboche à elle, essayait probablement de
jauger si c’était du lard ou du cochon, et je peux vous assurer qu’on voyait
dans le vide de ses yeux qu’il y avait quelques courts circuits derrière sa
macula…
On s’amuse comme on peut, n’est-ce pas, à mon âge avancé…
Donc la fin de mes estives s’annonce une fois que tout le monde est
rentré.
Y compris la météo qui s’y met : Les jours sont plus courts, les
températures plus fraîches et même l’eau de mer n’affiche plus ses 27° C
estivaux…
I3
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï
Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se
condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей
Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают
себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez
Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny
(change.org)
Mes questions, les vraies !
Tout ceci, au fil du temps qui passe dans la douceur de ces moments de vie
successifs, me fait réaliser, à tort ou à raison, que finalement, nous ne
sommes tous que de simples masses de graisses figées, entourant quelques os
auxquels sont attachés des muscles qui se contractent et se détendent pour nous
animer, enveloppé dans une couche de derme et d’épiderme plus ou moins bronzé,
tatoué, maquillé, parfois recouvert de tissus bigarrés qu’on appelle
« vêtement » – quoique sur mes plages Corses, là où il y a le plus de
vêtements c’est plutôt dans le sac de « Mousse » qui s’essaye à
vendre ses crottes venant tout droit de Dakar par le dernier avion –, qui se
changent selon l’humeur et qui enserrent quelques organes qui se nourrissent de
ce qu’on leur fournit à métaboliser !
Souvent d’ailleurs : Il ne se passe pas une heure, voire deux ou
trois dans les cas les plus extrêmes, sauf pendant le sommeil, que nous
n’avalions pas de quoi boire ou se nourrir, à picorer quelques saloperies qui
ne sont même pas essentiels à notre santé.
Et tout ça pour quoi ?
Pour penser « Pi », pour inventer Dieu, pour imaginer l’univers
tel qu’il est ou pourrait être, pour cogiter à une organisation sociale
parfaite, pour lire des âneries, pour résoudre des « têtes-au-Nord »
(le verlan de « Sud-au-kul »), pour laisser flâner notre spleen vers
des horizons improbables, pour mettre en relation la théorie du temps qui se
dilate ou se fige en fonction des masses ou des vitesses dans un univers qui
n’est pas le même ici-bas qu’en orbite autour d’un trou noir ou seulement d’un
bout de planète ?
Tout cela n’est-il pas bien étrange, n’est-ce pas ?
À quoi pensent donc toutes ses fées qui déambulent devant ma macula avec
leur carré de tissu qui cache leur intimité que je n’ai pas besoin de voir pour
de toute façon la connaître par cœur ?
Pourquoi sont-ce des fées, d’ailleurs ?
Qu’est-ce qui rend telle ou telle si attractive et délicieuse pour devoir
séduire celui qu’elles auront choisi pour les escorter à ne pas être
importunées par de vieux vicelards lubriques comme moâ si je ne me retenais
pas ?
D’ailleurs quel intérêt d’être un vieux vicelard lubrique ?
Qu’est-ce qui fait qu’il y a des gens qu’on aimerait étreindre et d’autres
non, alors que de toute façon on ne le fait pas, même pas en rêve, mais à peine
évoqué, juste comme d’une improbabilité impensable ?
Bref, à quoi pense tous ces gens qui passent et repassent devant moâ à
jouer un rôle qui ne m’intéresse même plus, sauf à en rire ?
Pensez donc à quoi tient le fait que vous êtes en train de me lire, de
lire ces lignes que j’ai tapé sur un machine électronique qui ne comprend même
pas ce que je fais quand je le fais, alors que je les ai déjà oubliées après
les avoir mises en ligne pour une programmation programmée dans le futur qui
est devenu votre présent, mais qui était mon passé (à moins que j’envisage de
les antidater dans le passé à l’occasion d’un futur qui aura été mon présent à
un moment donné…) et que tout ça ne tient que parce que je suis encore animé !
Qu’est-ce qui m’anime ?
Pourquoi je pense à tout ça entre deux pages de Victor Hugo que j’achève
de lire ?
Eh bien, après quelques recherches permises par ma clé Wifi-embarquée, je
découvre que ça ne tient, finalement, qu’à assez bien peu de choses.
Juste un système de conduction du cœur (ou, « techniquement »,
un tissu nodal ou tissu « cardionecteur » qu’ils en disent) qui est
la partie du tissu cardiaque constituée de cellules spécialisées responsables
de la génération et de la propagation des impulsions électriques contrôlant les
battements du myocarde !
Il correspond seulement à l’innervation nerveuse, sans nerf, intrinsèque
du muscle du cœur.
Et c’est comme ça que notre cœur bat naturellement, nous insufflant, plus 60
fois par minute, ce flux d’hémoglobine, chargée d’oxygène et de nutriments qui nourrit
nos cellules, leur donne l’énergie de fonctionner participant à la vie de
l’ensemble.
Quantitativement peu abondant, quelques millilitres, ce tissu nodal est
constitué par des cellules musculaires striées présentant plusieurs
caractéristiques du tissu myocardique embryonnaire. Mais ces cellules sont
noyées dans la masse du tissu myocardique et portent le nom de « tissu
nodal » du fait qu’elles se répartissent en amas ou plutôt en nœuds.
La répartition de ce tissu nodal à l’intérieur du myocarde est d’ailleurs inégale
: Ces cellules sont regroupées pour former deux nœuds (connectés par un réseau
internodal) et un filament ramifié.
En principe, ces nœuds sont tous deux situés, chez le mammifère, dans la
paroi de l’atrium droât.
Le nœud sinu-atrial se présente comme une petite traînée blanche située
sur la partie superficielle de la paroi postérieure de l’atrium droât, à
proximité de l’abouchement de la veine cave supérieure dans l’atrium… droât.
C’est à cette proximité des gros troncs veineux qu’il doit son nom de nœud
sinusal, par analogie avec le cœur de batracien où le sang veineux se déverse
dans un sinus.
Ce sont ces seules cellules-là, et seulement celles-là, je me répète, qui
donnent l’impulsion électrique à tout le cœur en battant spontanément à une
fréquence de 60 battements par minute : Le rythme sinusal. C’est leur rôle dans
la symphonie des organes humains (et bestiaux) et elles ne savent même pas
pourquoi elles le font pour n’être commandé par rien !
Ces cellules transmettent leur potentiel électrique au nœud
atrioventriculaire par 3 faisceaux de tissu nodal (antérieur, médian et
postérieur) qui sont des bandes de tissu nodal mêlé à des fibres myocardiques.
La voie antérieure se divise après avoir contourné la veine cave
supérieure en un faisceau descendant vers le nœud atrioventriculaire et un
faisceau vers l’atrium gôche (faisceau de Bachmann).
L’existence et le rôle réel de conduction préférentielle de ces voies font
encore l’objet de discussions, mais on sait que s’il « tombe en
panne », le cœur ne bat plus, le sang ne circule plus, les tissus du corps
et autres organes ne sont plus ni nourris ni oxygénés et ils s’arrêtent de
faire leur office…
La vie animée s’échappe, la pensée s’évapore, c’est la mort… pour
l’éternité.
Votre « petite-bulle d’éternité », y compris la mienne, éclate dans
le néant et c’est terminé : Vous n’aurez plus jamais ni d’impôt, ni de
taxe, ni de cotisation, ni de charges à payer !
Définitivement libéré de votre condition humaine…
Il n’empêche, Myriam m’aura arraché une larme quand je l’ai
« sentie » s’arrêter.
Bien triste souvenir.
Pour être complet, chacun sait (mais moâ je découvre…) que le deuxième
nœud, appelé « nœud atrioventriculaire » (ou d’Aschoff-Tawara), se
trouve au niveau de la portion postéro-inférieure de la cloison inter-atriale,
dans l’atrium droât, en avant de l’abouchement du sinus coronaire.
Et qu’il a une activité autonome de 40 battements par minute : C’est ce
que les spécialistes en cardiologie en disent être le « rythme jonctionnel ».
Et parfois c’est le rythme d’un sommeil répérateur.
Le nœud atrioventriculaire se prolonge par un filament de 2 cm environ, le
tronc du faisceau de His, qui descend le long de la cloison inter-atriale,
traverse la cloison atrioventriculaire droâte, puis la portion fibreuse du
septum interventriculaire et se divise en deux branches : La branche droâte du
faisceau de His descend le long de la cloison interventriculaire sous l’endocarde
et la branche gôche du faisceau de His qui, après avoir traversé le septum,
descend le long du bord gôche de cette paroi.
Le faisceau de His a une activité autonome de 20 battements par minute : C’est
le rythme idioventriculaire.
Celui des apnéistes profonds…
Arrivées à la pointe des ventricules, ces deux branches se réfléchissent
et se terminent par de multiples arborisations qui constituent un réseau se
distribuant à tout le myocarde ventriculaire : Le « réseau de Purkinje ».
Avec l’âge ou le développement de pathologies, il peut exister des défauts
de conduction de l’influx de dépolarisation depuis le nœud sinusal. Le cœur ne
reçoit alors plus l’ordre de se contracter pendant plusieurs secondes. C’est alors
le nœud atrioventriculaire qui prend le relais du nœud sinusal.
Chez les personnes âgées, il est même possible de poser un pacemaker pour
pallier la défaillance du tissu nodal.
Le nœud atrioventriculaire, le faisceau de His, et le réseau de Purkinje
sont donc des « systèmes de sécurité » qui peuvent prendre le relais
du nœud sinusal en cas de défaillance.
Ainsi, lorsqu'il est séparé du reste de l’organisme, le cœur d’un
mammifère (dont celui de l’humain sapiens-sapiens) peut continuer son
activité pendant plusieurs heures, si l’on perfuse son système coronaire avec
du sang incoagulable, ou tout simplement avec un liquide nutritif approprié. Le
cœur fonctionne donc indépendamment, en toute autonomie, de l’activité neuro-électrique
du cerveau, des autres organes et des nerfs.
Ce tissu nodal a même une tendance spontanée à la dépolarisation, son
potentiel de repos n’est pas stable comparé aux autres cellules de l’organisme
qui sont habituellement stables, électronégatives, autour de – 80 mV.
Cette tendance est liée à la « dépolarisation diastolique lente »,
de ce qu’on m’affirme péremptoirement (et que je vous livre sans avoir pu le
vérifier moâ-même).
Si le système électrogénique est complètement intègre, le cœur bat à 60 bpm,
soit le rythme sinusal. En cas de dégradation, et qu’importe son mécanisme, on
passe au rythme jonctionnel de 40 bpm dicté par le nœud atrio-ventriculaire.
Enfin, le niveau le plus bas est le rythme idioventriculaire à 20 bpm,
dicté par le faisceau de His et ses fibres de Purkinje.
Comme quoi, il y a plein de mécanismes redondants pour assurer la
continuation et la survie de l’activité cardiaque, même s’il y a mille façons
de mourir : Mais, là, l’année dernière, ils lui ont défoncé sa cage
thoracique pour lui apprendre à respirer.
Avec des morceaux d’os dans les poumons, la pov’ Myriam qui était venue
s’amuser dans les déferlantes de « ma » plage, n’aura pas pu évacuer
la flotte qui lui brulait atrocement les alvéoles pulmonaires. Elle aura
préféré « partir ».
Comme quoi, tout ça tient à bien vraiment bien peu de choses.
La dépolarisation diastolique lente, est en réalité liée à trois
phénomènes ioniques à la membrane des cellules cardiomyocytaires nodales,
apprend-je par la suite et à cette occasion.
Le courant de fond, la « pompe sodium-potassium » ATP (adénosine
triphosphate) dépendante, a une activité diminuée dans ces cellules et donc le
sodium s’accumule en intracellulaire. De plus, il y a une augmentation de l’activité
de l’échangeur sodium-calcium avec encore une fois accumulation sodique
intracellulaire.
Son rôle est d’amplifier la dépolarisation.
Le canal ionique HCN (de l’anglais Hyperpolarisation-activated
Cyclic-Nucleotid modulated Cation Non-selective Channel, c’est-à-dire canal
activé par l’hyperpolarisation, modulé par les nucléotides cycliques et non
sélectif aux cations, comme chacun l’aura traduit jusqu’en Auvergne-profonde…) devient
très perméable aux cations (sodium, potassium…) dès lors que la cellule est
hyperpolarisée ou proche de son potentiel de repos. Son rôle est d’enclencher
la dépolarisation.
Enfin, le courant calcique transitoire est lié aux canaux calciques de
type T (transitoires) qui est de voltage dépendant.
Son rôle est aussi d’amplifier la dépolarisation.
Le tissu nodal, est ainsi composé de cellules musculaires striées capables
de se contracter, mais ils ont gardé leurs propriétés embryologiques
particulières de génération et de conduction électrique.
Simple quand on en connait l’ingénierie…
Et tout cela fonctionne de façon autonome : Comme quoi, la vie des
mammifères ne tient qu’à quelques dizaines de grammes de fibres qui balancent
du micro-courant électrique par pompage sodium-potassium (ou calcique en
suppléance) à travers des fibres microscopiques qui vont activer le muscle
cardiaque…
C’est presque dérisoire.
Pas seulement presque, d’ailleurs : C’est totalement dérisoire !
Et dire que la notion de Dieu, de l’infini, absolument
toutes les connaissances humaines, les découvertes du monde tel qu’il est,
toutes les créations humaines qui modèlent notre environnement,
n’existeraient pas sans ces quelques millimètres-cubes de fibres électriques !
Dérisoire et étonnant : C’est un peu comme si avec seulement 7 notes
et 5 dièses ou bémols (selon comment on les regarde…), on était capable
d’inventer toutes les musiques de l’univers !
Ah bé oui… justement.
Au moins autant de symphonies gustatives avec seulement 5 goûts (salé,
sucré, amer, acide et umami, auquel il faudrait en rajouter d’autre, dont celui
du gras…).
Toute cela n’existerait pas, ou ne fonctionnerait pas, Pi existerait quand
même, même si personne ne serait capable de le calculer avec une précision
telle qu’on peut mesurer le diamètre de tout l’univers au mètre près…
En revanche, clairement, si le système semble pouvoir fonctionner en
automatique, tout seul sans intervention d’aucun autre organe, il faut tout de
même une myriade d’organes, justement, pour nourrir et oxygéner tout ça et le
sang pompé sert aussi à apporter nutriments et gaz oxydant.
Le seul qui ne sert à rien mais qui se sert de tout le reste, c’est le
cerveau et qui pompe à lui seul 20 % de l’énergie de l’ensemble…
Vertigineux…
Et c’est lui qui aura inventé (ou découvert) la notion de Dieu, de l’infini,
absolument toutes les connaissances humaines, les découvertes du monde tel
qu’il est, toutes les créations humaines qui modèlent notre environnement,
justement avec seulement 7 notes et 5 demi-tons…
Extraordinaire, n’est-ce pas ?
I3
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï
Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se
condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
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Mes estives, les vraies !
Pendant mes « travaux électriques », j’en profite pour avancer
le « roman d’été ». Je parviens à pondre deux chapitres par jour,
même si je souffre : Je me suis fait un tour de rein en me douchant la
raie des fesses que j’ai l’impression qu’il y a une déchirure à l’intérieur de
la « boite à tuyaux » (j’ai entendu un « crac » !), là
où on m’aura retiré ma « pustule cancéreuse ».
Il y a des mouvements que je ne peux plus faire, me lever souplement me
demande d’intenses calculs préliminaires et je n’en dis rien de peur que mon
« gendarme assis » m’interdise de sortir…
Je fais comme si de rien n’était : Je traine seulement un peu la
patte.
Et ça durera plus d’un mois comme ça… Pour passer puis revenir ensuite inopinément
avec les températures automnales.
Patte qui est d’ailleurs amochée à « gôche » (la « gôche »,
ce côté maudis…). Parce que bon, pour m’avoir empêché de faire soigner mon pied
par un dermatologue diplômé en la kapitale, je me charge de tartiner ma plante
des pieds de pommades cicatrisantes. Mais ça ne suffit pas : Je m’arrache
la voute plantaire à chaque passage sur du sable. Que fin juin, j’en bande mon
pied à la Velpeau pour aller me baigner…
Vachement sexy le bonhomme quand il entre et sort de l’eau… qui est tiède
comme un délice que s’en est presque indécent, propre, transparente et à peine
irisée de vaguelettes…
Tellement limpide que j’en repère les quelques méduses à la recherche de
leur roi très facilement malgré ma vue basse.
Un chapitre, c’est environ 4 à 5.000 mots. Mais il faut parfois en faire
une douzaine pour clore une séquence entière : Question de numérotation.
Je suis parti de « Paris-la-cambrousse » avec une vingtaine de
chapitre en ligne et une dizaine en « préparation avancée »…
Mais plus j’avance, plus je sens qu’il m’en faudra beaucoup plus – plus
d’une soixantaine – pour boucler le scénario prévu et terminer « en
orbite ».
Or, 5.000 mots c’est au bas mots (sans jeu de mots) 2 à 3 heures
« d’écriture inspirée ».
Le « inspiré » est important…
C’est une heure de relecture-correction-précision. C’est une autre heure
de re-relecture et de « mise en conformité de la continuité narrative prévue ».
Parfois c’est une autre heure de recherche des doublons ou de compléments
à rajouter pour mieux comprendre le déroulé de l’histoire.
Bref, une journée de travail étalé sur une petite semaine.
À tout cela s’ajoute le détour quotidien chez le marchand de journaux,
puis chez le boucher, puis encore chez « Marie-Jo » et son frère
jumeau « Jean-Ba » les marchands de fruits et légumes sis « en
ville ».
Parfois un détour par l’hyper du coin (il y en a trois dans la microrégion
et trois supermarchés fréquentables sur mes chemins habituels, que je visite à
tour de rôle pour y trouver les références de pinard qui manquent chez les uns
ou les autres), à des prix « parigots » qui font hurler les
autochtones (et les touristes).
Utilisation de la voiture obligatoire, au moins une fois par jour en plus
de la recherche d’un boulanger capable de faire des croissants acceptables, au
début du séjour… parce que le vélo, même électrique, ça n’existe pas… et puis
ça grimpe en permanence.
Déjeuner, ensuite une petite sieste réparatrice et une après-midi qui se
termine tard sur une des plages « secrètes » où j’étale mes abattis sous
l’ombre des parasols jusqu’à rentrer prendre les médocs vespéraux et
éventuellement se faire une sortie pour rencontrer des « cousins »
(de passage ou soliloquant sur place à l’année).
D’ailleurs, ils sont tous là, avec leurs habitudes qu’il ne faut surtout pas
trop bousculer tellement ils ont des horaires de ministres, sauf Dumé qui aura filé
fuit « au village » dès les premières chaleurs… pour éviter la
belle-sœur qui « partage » la succession de la belle-mère décédée il
y a deux ans : En « Corsica-Bella-Tchi-tchi », pour les
partages successoraux, on a le temps depuis l’arrêté Miot…
Qui d’ailleurs sera prolongé jusqu’en 2037… au moins.
Mes « plages secrètes, connues seulement des initiés », sont de
moins en moins secrètes, même que certaines sont tellement exiguës, loin au
bout de chemins ravinés à peine carrossables, que même les touristes
parviennent à s’y entasser comme sur la plage de la Ciotat ou sur celles des « ritales » de
la Riviera : Ils sont tous devenus « initiés » et oublient que même
la plage de Calvi est redevenue fréquentable du côté du poste de secours ou des
tennis parce qu’elles sont loin et que les parkings sont devenus payants :
3 € la demi-journée ou 15 € le PV…
Chacun a ses priorités dans la vie, mais les gamins des z’autres sous mon
parasol, j’ai déjà donné avec les miens… alors je préserve mon confort dès que
je peux et 3 € pour avoir la paix, c’est pas cher par les temps qui courent.
Bref, un rythme d’enfer qui m’oblige à me lever avec les poules, avant le
soleil, dont les levers sont magnifiques même entourés de nuées, réveillé par
l’aspirateur municipale qui nettoie les chaussées de la communauté de commune
dès 4 heures du matin, l’heure où « Jul », ses gardes-du-corps et ses
dealers (qui aime le pays pour y être venu trois fois alors que Jennifer ne
l’aura fait qu’une fois et que les mouffons préfèrent les vignes du maire de
Lumio : Que des mafieux !) en termine avec ses concerts qui
monopolisent le port de plaisance calvais de temps à autre, même les dimanches
(en heures sup’) : J’ai l’habitude puisqu’à « Paris-sur-la-plage »,
ce sont les « poubelleurs » qui font office de réveil à 6 heures…
(les poubelles « jaunes », c’est 6 h 15…) et ils adorent faire le
plus de bruit possible pour bien faire savoir aux bourgeois que eux, ils
bossent déjà !
Ainsi va la vie de mes estives…
En attendant « ma Nichée »…
Tout est prêt pour l’accueillir : La climatisation n’a même pas
besoin de fonctionner, il fait doux, le vent est mou, la mer est d’huile et à
bonne température – 23/25° – il fait bon (pas plus de 30/31°) et les nuits sont
calmes à 25/27°.
Et j’ai de l’eau chaude pour me dessaler avant d’aller me coucher et le
matin après le rasage pour me réveiller…
Certes, il y a quelques jours de vent, mais ça reste raisonnable : On
sait que lendemain il faudra rechercher une plage protégée de la houle, parce
qu’il lui faut 24 heures pour se démonter et encore 24 heures de calme pour
redevenir « un lac ».
Et moâ, les déferlantes, je n’assume plus… Déjà qu’il me faut bien 5
minutes d’effort pour me relever de parterre où je jouis des rayons du soleil
de fin de journée pour ma seconde sieste de la journée (c’est vacances d’estives)…
qui m’ont fabriqué une belle couleur épidermique brique-cuivrée que je n’ai
rapidement plus besoin de me tartiner de crème antisolaire…
J’ai juste dû acheter des « méduses » (moâ, le roi des méduses
qui ne m’auront piqué que deux fois en deux mois) à me mettre aux pieds pour
protéger ma voûte plantaire abîmée par mon diabète pathétique et remplacer la
bande Velpeau…
C’est vraiment impeccable ces groles de plage là… Elles me permettent de
cicatriser sans rajouter trop de tartines de crème !
Et puis ça sent bon, et puis les gens sont aimables et puis il y a
quelques embouteillages et puis la « porchetta » est prête pour le
« plus 1 », la cave aussi, la bière est fraîche, etc. tout va bien
sauf mon côté gôche qui est toujours coincé et que je soigne au doliprane.
Par ailleurs, j’ai fini par avancer mon roman du moment : J’ai mis en
ligne jusqu’au 15 août…
Pas terrible, mais bon.
La première fournée de « ma Nichée » arrive. Juste avant
l’anniversaire de la partie cadette : Tout est retenu pour que ça reste
inoubliable. Déjeuner à la maison avec café sur le port en matinée, traditionnelles
« pates-au-thon » à midi avec fiadone et bougies (alors que mon autre
« Nichée », c’est tomates farcies, c’est comme ça…), remise de
cadeaux et « visio » avec l’autre partie de la fratrie pour partager
ce moment-là de festivités et de joie débridée, plage l’après-midi, douche sur
le retour et sortie surprise en mer en soirée, avec dîner sur le port en
clôture.
Sauf qu’elle est contrariée : Elle pensait être enceinte, eh bien
c’est déception !
La tronche et moâ de devoir faire le clown pour détendre l’atmosphère qui
aurait dû être festive…
Finalement, le coucher de soleil en face de la grotte des veaux-marins,
sur une mer d’huile, où nageotte une marée de méduses (c’est là qu’elles se
cachaient !), avec champagne à bord et charcuterie locale fait passer la
soirée avant de se faire la table sur le port.
Pas trop mal réussi que tout ça…
D’autant que la « témouine » du mariage, celle qui est si drôle
à raconter sa vie de façon comique à qui l’écoute, débarque à l’improviste pour
fêter le même anniversaire : Elle connaît mes points de chute pour avoir été
prise en charge durant 8 jours une année précédente…
Là, elle vient avec « son promis » à elle, pas longtemps parce
que le budget est limité par leurs prochaines épousailles, et que la
« Corsica-Bella-Tchi-tchi », ça reste cher d’accès et cher à vivre
décemment quand on est seulement touriste de passage…
Bref, ça se mérite, quoi !
Mais c’est un « saut » préparé depuis 6 mois dans le secret le
plus absolu. Alors évidemment, elle aura été déçue de ne pas être de la balade
en mer, mais se rattrapera le lendemain sur la plage avec gâteau, cadeaux et
bougies. Heureusement la plage est large et vaste.
En arrivant tout droit de son bred & breakfast sis à Galéria, réputée
pour sa plage squattée par des vachettes qui y chient et broutent quelques
herbacées échouées-là : Il y en a qui aiment ça.
Il faut dire qu’à la « Cabane du pêcheur », on y mange la pêche de la
veille… à prix Royal de Luxe du Ritz azuréen…
Parfois c’est même celle qui a été pêchée l’avant-veille à Rungis, comme
souvent partout ailleurs… tellement la poiscaille servie est bien
calibrée !
Étonnement également, à partir de ce jour-là, le « plus 1 » de
« ma Nichée » fera une surprise à « ma Nichée » tous les
jours pendant 30 jours…
Le mek, il a mis plusieurs mois à préparer tout son bordel et ça commence
dès le surlendemain où ils décampent tous les deux se faire une nuit à la belle
étoile dans le maquis, le jour suivant une soirée au bord de l’étang de Diane, et
le jour encore suivant, une visite de cave « à la plaine » et la nuit
passée dans un élevage de porc en montagne, etc.
Sauf qu’au passage, passe une dépression et son cortège d’orages : Le
camping dans des bulles de plastique en plein air, suspendues entre ciel et
terre sous les éclairs et les grêlons, ils n’ont pas vraiment beaucoup
dormi !
Pendant ce temps-là, je surveille les deux chats, le mien et le leur.
Les chats, l’année dernière, ils étaient très drôles, l’un allant bouffer dans
la gamelle de l’autre qui le regardait faire, et l’autre allant pisser dans la
caisse de l’un qui restait royalement impassible…
Là, ils feulent et se font la gueule.
L’année dernière, ils jouaient à chat en se coursant dans les
couloirs : C’était à celui qui collait une « patte-au-kul » en
dernier à l’autre, là, ils s’ignorent superbement et grognent chacun à son tour
quand ça leur prend de se croiser.
Donc veille de chaque instant indispensable et portes de séparation fermées
quand il n’y a personne.
D’autant que le chat de ma « Nichée » à une tendance native à
pisser sur les lits, juste comme ça pour faire savoir qu’il est content de lui…
Il doit avoir lui aussi une prostate qui commence à défaillir…
Et puis à la fin de leur séjour, arrive la deuxième moitié de « ma Nichée »
qui arrive aussi avec son « plus 1 » qui lui ne supporte pas les
chats… qui lui provoquent une peur panique dès qu’un matou pose son regard sur
lui !
Trop drôle…
Mais ça se passe bien et on parvient à vivre à 6 autour du même chiottard
sans se mettre sur la tronche…
Moâ, je suis vraiment ravi : Je peux enfin faire ma tournée des
grands ducs avec les uns et les autres pour pouvoir passer le volant après
avoir copieusement abusé de la bonne chère. Il sera toujours temps d’en mourir…
Sans abuser de la porchetta qui fait le bonheur de quelques-uns !
D’ailleurs, au fil du temps, je me mets à mater les jeunettes qui
respirent la santé pendant que je digère alors qu’elles promènent leurs
rondeurs dénudées sous ma macula quand je suis à la plage avec « ma Nichée ».
Et curieusement, je m’interroge, parce que si je repère globalement les
mêmes habituées qui reviennent d’une année sur l’autre, notamment cette « teutonne »
bizarre qui ressemble à Lennox, la chanteuse d’Eurythmics, en plus jeune, avec
son « plus 1 » tatoué de partout, genre punk-métal-clouté, elle avec
son maillot de bain fait de ficelles, toujours le même, même si elle s’est un
peu épaissie, pour finalement me rendre compte que ce ne sont jamais que des
squelettes ambulants, avec plus ou moins de caouane et quelques tissus adipeux
tout autour… ou non, d’ailleurs.
De quoi s’étonner : Ça ne m’était jamais venu à l’esprit jusque-là.
Moâ-même je ne suis finalement qu’un tas d’os qui reste encore animé par
on ne sait quel miracle de la vie et de la médecine…
Incompréhensible jusqu’à en avoir enfin conscience.
Il faut vous dire que là me reste en mémoire le souvenir de Myriam qui est
venue mourir à mes pieds, noyée dans cette mer qui parfois se veut dangereuse,
juste pour jouer, alors qu’elle sait aussi se transformer en lac apaisé, où je
peux flotter à la verticale, sans un mouvement, durant des heures… et ses
sauveteurs qui lui ont défoncé le sternum en faisant gonfler son ventre comme
d’un petit ballon de handball à chaque poussée sur son thorax : Comment
vouliez-vous qu’elle ait pu respirer avec un bout d’os fracturé lui traversant
ses poumons ?
I3
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï
Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se
condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей
Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают
себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue
Alexeï Navalny (change.org)