Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 23 janvier 2018

Salmonellose

Affaire Lactalis : Mes réactions !


J’espère que vous avez pu regarder l’émission « Cash-investigation » de « Transe-Deuze », tellement je vous avais alerté très en amont de mardi dernier. Bien sûr, moi j’ai loupé le direct pour cause de devoir « faire le guignol » chez les « grands-bretons » dans une soirée insipide très « so british » où ma présence était requise. Mais je l’ai vue le surlendemain en « rewind » et finit de vous en causer ce jour.
Très instructif.


Premièrement, j’ai appris « plein de choses » sur Sodiaal et en conclue que j’ai bien fait de ne pas avoir pu y être embauché. Des voyous qui te se vous gardent plus de 99 % des bénéfices de l’activité consolidée qui appartiennent à leurs adhérents pour financer des investissements désastreux.
Punaise de gourgandine : Ils sont tous en train de crever la bouche ouverte et les meks se font des tas d’or avec du « pognon pas à eux » !
Quand je pense que vos pharmaciens de quartier (pas tous) adhèrent eux aussi à des coopératives d’approvisionnement qui rétrocèdent autour de 90 % des marges-arrières & résultats et que la bagarre se situe sur ce taux, il y a franchement des coups de pied au kul qui se perdent.
Je serai ministre, figurez-vous que je lancerai mes chiens de garde sur ces gusses, d’autant que tout ça, c’est « exilé », hors-impôt.


Deuxièmement, je confirme ce qu’on m’avait affirmé en interne, à savoir que le directeur de la communication de chez Lactalis est une erreur de casting. Ce gars-là, avec son regard fuyant, il ne fait décidément pas « franc-du-collier ». C’est quand même kon dans la mesure où, dans le débat qui a clos l’émission, si on pouvait comprendre qu’il soit sur la défensive, il n’a pas été vraiment « attaqué ». C’était plutôt un ton apaisé.
Même si le reportage était plutôt « incisif » sur les pratiques d’approvisionnement du groupe auprès des éleveurs, notamment ce passage d’exploitants qui se sont faits « déférencer ». Logique : Tu n’offres pas un bouquet de fleurs à la meuf du mek qui te crache à la tronche et dans la soupe, non plus. Ou alors t’es qu’un gros kon !
Ce en quoi, le « dir-com’ » est aussi à l’image de « l’actionnaire », son « boss-à-lui » qui reste un « grand-taiseux » devant l’Éternel. Mais lui, c’est un autre style : Il ne dit rien, ne laisse jamais transparaître ses émotions et opinions sur son visage ou dans ses attitudes, peut-être une forme de respect. En revanche, quand il vous regarde, même si c’est rare, c’est droit dans les yeux : C’est plus rassurant.


Troisièmement, je suis resté scotché par la taille des élevages Nouveaux-zélandais. 1.600 têtes, on est vraiment à des années-lumière du gauloisien qui survit avec son quarteron de bestioles.
Mais ce n’est rien par rapport aux élevages américains qui comptent parfois des troupeaux de dizaines de milliers de paires-de-corne…
Et puis alors, on se rend compte que ces « blacks-là », ils sont déjà morts, hyper-endettés et consommant un mètre-cube de flotte pour chaque litre de lait : Dément !
Bon, d’accord, tout ne part pas non plus ni à la mer ni dans l’espace intersidéral, pour retourner à la nappe phréatique, mais il faut savoir que dans nos verts-pâturages, on compte seulement jusqu’à 3 litres de flotte (non-polluée des déjections de la filière porcine) par litre de lait : Une autre dimension.
Une filière qui va crever…


Quatrièmement, il a manqué de l’information. Pas un mot ou si peu sur les cadors de la grande distribution – qui écrasent tout le monde, y compris agricole, industriels et exploitants – ni quelques chiffres qui auraient pu éclairer le téléspectateur.


1/ Lactalis, sur l’ensemble de ses sites gauloisiens payent 11.000 contrôles sanitaires par an effectués par une ribambelle de laboratoires indépendants et, pour la plupart, il s’agit de contrôles nettement plus pointus et plus exigeants que ceux prévus par la réglementation (européenne et gauloisienne)…
Loin, très loin des 300 et quelques excipés par les autorités sanitaires qui, pour les uns ne sont pas suffisants et pour les autres « à côté de la plaque »…
Moi, je veux bien, mais si la bactérie n’a pas été détectée, ou en tout cas pas assez rapidement, ce n’est pas la faute des dirigeants ni des « encadrants ».
Eux, ils savent ce que c’est qu’une salmonelle, puisqu’il y en a partout chez les bestiaux (et même jusque dans votre salive).


2/ Justement, faites-donc un tour chez les « spécialistes ». Vous apprendrez – ce que chacun devrait savoir – que des salmonelloses, provoquent notamment des gastro-entérites (qui peuvent être mortelles chez les personnes âgées, les nourrissons, ou les personnes immuno-déprimées).
En 1994 aux États-Unis, par exemple, une épidémie provoquée par une crème glacée a touché 224.000 personnes. En « Gauloisie-gastronomique », une des plus importantes, dont la source n’a pu être identifiée, est survenue fin 1985 et a touché 25.000 personnes. Entre 2006 et 2008, 3.127 foyers de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) concernant 33.404 patients ont été déclarés aux autorités. À l’Institut Pasteur, qui est en charge de la surveillance microbiologique des salmonelloses humaines, ils répertorient entre 10.000 et 11.000 isolements annuels de Salmonella chez l’homme et une enquête nationale d’épidémiologie auprès de 3.375 laboratoires de biologie médicale a révélé environ 17.000 cas humains annuels confirmés de salmonellose rien que pour l’année 2008.


Et les salmonelloses provoquent également des fièvres typhoïdes et paratyphoïdes. Les Salmonella responsables de ces fièvres a l’homme pour seul et unique réservoir !
Les données mondiales les plus récentes font état de plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde et de plus de 200.000 morts. La maladie est toujours présente dans les pays industrialisés. En « Gauloisie-métropolitaine », en 1997, une épidémie a nécessité l’hospitalisation de 26 personnes. Une autre est apparue en 1998 où 20 personnes ont présenté une typhoïde et 95 une gastro-entérite précoce. En 2003 et 2006, deux foyers de sept à dix cas groupés liés à un lieu de restauration, ont été détectés à « Paris-sur-la-plage ». La contamination a été identifiée comme provenant à chaque fois d’un porteur sain travaillant en cuisine.
Depuis 2003, 100 à 250 cas d’infection à Salmonella Typhi, isolées, sont répertoriés chaque année au CNR. Et chaque année le CNR expertise de 8.000 à 10.000 souches de Salmonella provenant d’environ 1.400 laboratoires.
On est donc très loin d’un scandale alimentaire avec moins de 40 bébés contaminés pour des diarrhées…
Mais personne ne vous l’a dit, d’autant que dans ces cas-là, c’est vous tous qui êtes les « empoisonneurs » exclusifs, pas les bestiaux et leurs sécrétions lactées !


3/ L’usine de Craon a déjà été infectée en 2005 : Juste un « manche à balai ». Ça a tué la boutique et Lactalis l’a reprise alors pour sauver la filière à la demande expresse de ladite filière et des autorités. Mais bon, ça arrangeait aussi « l’actionnaire ».
On découvrira probablement que la souche à l’origine de la contamination actuelle était enterrée sous une dalle de béton. La salmonelle survit très bien en milieux archi-sec. Et elle aura été libérée pour proliférer à l’occasion des travaux de l’été dernier. À l’automne, les tests étaient négatifs après une première alerte et un rinçage énergique (façon « Yoplait », événement dont il n’a pas été fait mention dans le reportage de « Transe-deuze » : Manque de « professionnalisme » ?)
Les tests suivants imposaient le retrait de la vente, à l’aveugle et en totalité, ce qui a demandé du temps à la force de vente (jusque dans les pharmacies lointaines et les crèches hasardeuses) et les consignes strictes de « l’actionnaire ».
Lui, il sait que c’est catastrophique pour le marché chinois en termes d’image, un pays déjà « secoué » il y a quelques années de ça, et qu’il faut tout de même détruire la production sise dans l’empire du milieu… par précaution.


4/ Enfin, le coût financier : Lactalis, un des plus gros contributeurs à l’IS du pays (pas à la TVA : Elle est à taux réduit) malgré ses filiales au Luxembourg, va pouvoir passer une gigantesque provision dans ses comptes 2017 et même demander probablement le remboursement de l’impôt payé préalablement (acomptes et système du « carry-back » cumulés).
Je ne sais pas si « Pruneau-le-Mer » y a pensé en jouant les « gros-bras » en son ministère avec ses exigences déjà engagées sans lui… mais ça va faire un trou (de plus) en 2018 et 2019 dans les comptes publics (peut-être compensés par le remboursement du crédit d’impôt indu par la Société Générale…).
Autres victimes, non pas les producteurs de lait (les contrats seront respectés, hors pour le gusse qui est venu réclamer des comptes de ce qu’on faisait de son lait « de qualité »), mais les salariés.
Tous les salariés et pas seulement les 280 sur le carreau à Craon (sur 350 du site : Les « restés » nettoient, récurent, désinfectent…), mais les 75.000 qui n’auront pas leurs primes de participation et leur intéressement annuelles assises sur les bénéfices de l’année.


Conclusion, Lactalis et ses dirigeants n’attirent décidément pas la sympathie, bien au contraire, mais ça n’explique pas le traitement de l’information qui est loin d’avoir été exemplaire.
Une vraie curée médiatique qui en donne la nausée.


Je note pour ma part :


1/ Une association des familles des victimes du lait contaminé a été formée… par le père d’un nourrisson qui n’a pas été atteint de salmonellose, mais a un parcours de militant politique !
Relayé avec complaisance par les médias :
– Par exemple, ce titre de 20 Minutes, « Lait contaminé : « En 2005, il y a déjà eu des cas de salmonellose dans la même usine », tempête un père qui porte plainte » (le père, c’est le président de l’association). Pour le père et le journaliste, deux problèmes bactériologiques à 12 ans d’intervalle signent bien sûr une vraie négligence et le mépris fautif pour la santé des consommateurs…
Toujours selon 20 Minutes, « Laits infantiles contaminés : « Des centaines de plaintes » auraient déjà été déposées contre Lactalis ». Ça sent la ruée vers l’aubaine… On attend de les compter. La cible est Lactalis, pas le pharmacien qui a pensé qu’il était inutile d’aviser son client pourtant venu avec une ordonnance de toubib diplômé, ou le supermarché qui n’a pas fait le tri dans ses rayons.
– Marianne arrive cependant à titrer le 1er janvier 2018 : « Lait contaminé : les victimes ne veulent pas de l’argent de Lactalis » ! Ah bon ? Faudrait savoir…
– Le 18 décembre 2017, Europe 1 (avec AFP) annonçait : « Salmonelle : l’association UFC Que-Choisir va également porter plainte contre Lactalis ». C’est naturellement dans son rôle, mais une plainte pour quoi ? Seulement la « tromperie » ?
– Huit jours plus tard, le 26 décembre 2017, la justice a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire à l’encontre de Lactalis, évidemment en ratissant large : « blessures involontaires », « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit ».
Ça fera « flop », mais on n’en attendait pas moins.


2/ Le traitement politique de l’affaire soulève aussi des questions. On a vu un sinistre de l’Économie et des Finances, en pointe. Est-ce parce qu’il est l’autorité de tutelle de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) ? Ou peut-être aussi parce qu’il fut par le passé le sinistre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche pour le compte d’un autre parti-politique et, à ce titre, est ravi de livrer à « l’actionnaire » un chien de sa chienne ?
Lactalis a promis d’indemniser « toutes les familles qui ont subi un préjudice ». Et le Porte-la-parole du Gouvernement a réagi : « Indemniser, c’est bien, mais l’argent n’achète pas tout ». Bien, mais alors quoi ?…
Mais même « Jupiter » a mis son grain de sel de plus depuis Rome alors qu’il avait juré-craché qu’il ne répondrait pas aux questions nationales lors d’un déplacement à l’étranger : « Il n’y aura aucune tolérance en la matière et qui doit être sanctionné, le sera et les contrôles seront renforcés ».
Et le principe de la séparation des pouvoirs et de l’autonomie de la justice, alors ?
Son sinistre de l’économie est plus prudent : « …il apparaît aujourd’hui, compte tenu des déclarations de l’entreprise Lactalis comme de plusieurs distributeurs, à ce stade, je veux être prudent, que des pratiques inacceptables auraient été commises… »
Mais sur RTL cela devient : « Oui l’État français est en mesure d’assurer la sécurité alimentaire (…) Le Président a également souligné que « des pratiques inacceptables ont été commises » et a ajouté que « ce qui devra être sanctionné, le sera ».
Le conditionnel de prudence aura laissé la place à l’indicatif de certitude…


3/ Mais il est aussi de véritables scandales. Le 12 décembre 2017, Europe 1 n’a pas hésité à sortir un « Salmonelle : pour un ancien producteur de Lactalis, l’entreprise « savait depuis longtemps » ».
À 200 km de Craon, dans un autre département, ledit « agri-kul-éleveur » est en effet beaucoup plus disert. Il se dit persuadé que le groupe laitier était au courant de la contamination depuis longtemps. « Ça me met hors de moi. Il ne faut pas me faire croire qu’il n’y a pas eu d’analyses de faites depuis des mois et des mois. Je pense qu’ils savaient pertinemment que les souches de salmonelle présentes n’étaient pas mortelles. Donc ils ont laissé filer. S’il n’y avait pas eu ces cas décelés de bébés malades, je pense qu’on ne l’aurait jamais su, cette contamination serait restée cachée ».
Faux : Les produits étaient déjà en retrait, racheté à prix consommateur dans les rayons par la force de vente… !


Dans le même style, la télévision publique a produit le témoignage d’un ancien employé… qui profère des accusations d’une rare gravité : « Il a longtemps hésité, mais il a finalement choisi de témoigner pour, dit-il, faire la lumière sur certaines pratiques de l’usine Lactalis de Craon, en Mayenne. Ce salarié a travaillé plusieurs années dans la partie conditionnement, là où le lait en poudre est mis en boîte. Après avoir connu diverses usines agroalimentaires à l’hygiène irréprochable, il a été scandalisé par celle de Craon. (…) ». Quelles usines, quelles pratiques au fait ? Avec quelles responsabilités : Il poussait un balai ou était versé au contrôle-qualité ?
La chaîne financée par vos redevances et vos impôts a fait preuve d’une remarquable impartialité journalistique à cette occasion : 2’ 20’’ pour les accusations, 30’’ pour une défense.
L’Express a repris ces affirmations dans un article dont le titre est accrocheur : « Lait contaminé : le témoignage accablant d’un ex-salarié de Lactalis ».
Euh, à propos, il a été viré pour quelle raison ?


Je vous rappelle également ce commentaire de « Deux-Noix-Âme-Mont » sur RTL : « On baisse la garde, il y a moins de contrôles sur le terrain… Conséquence : les entreprises réduisent leurs coûts et poussent à des scandales sanitaires de ce niveau-là », s’indigne-t-il la main sur le cœur en ajoutant que « la responsabilité de la chaîne est complète. »
Voilà un grand-connaisseur devant l’Éternel de l’industrie, particulièrement celle du lait, très sensible aux problèmes bactériologiques, qui s’exprime en toute connaissance de cause !
Il aura été ministre Délégué à l’Économie Sociale et Solidaire et à la Consommation du 16 mai 2012 au 31 mars 2014, puis sinistre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche jusqu’au 25 août 2014.
Rappelons que le nombre des inspections en sécurité des aliments a subi une baisse de 36 % sur cinq ans (de 86.239 en 2012 à 55.000 en 2016).
Mais que faisait cet imprécateur-prétentieux-là durant cette période-là, au juste ?


Non sans vous rajouter que la CGT a dénoncé de son côté les conditions de travail chez Lactalis. Pour elle, « les causes de ce nouveau scandale sont à chercher dans la politique sociale de l’entreprise Lactalis ». Logique, naturellement…
Et c’est le moment de reprendre le couplet sur la stratégie de la grande distribution.
Dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation, M. Michel-Édouard Leclerc et l’UFC-Que Choisir se sont alliés pour s’opposer à la revalorisation du seuil de revente à perte. On a alors pu mesurer l’ampleur de l’analphabétisme économique qui ignore que les consommateurs (pas tous) sont aussi des travailleurs.


Certains vont penser, avec tous mes délires-bloguesques sur ce sujet (crise du lait, crise du beurre, crise de la salmonelle), que je défends outrageusement « l’Actionnaire », mon ancien-client. Mais justement, il ne l’est plus. J’ai seulement un peu de respect pour les « réussites », doublé d’une sympathie certaine pour les « premiers de cordées » qui ne trichent pas (contra « Nanar-Tapis-le-flambeur »)… avec du denier public.
Notez que « ma nichée » a été nourrie au biberon de poudre de lait de la concurrence, alors, hein… je ne me sens pas vraiment concerné sans pour autant ne pas me sentir totalement solidaire des quelques 40 familles directement inquiétées. Pensez, je fais partie de ces cinglés qui sont capables de parcourir « tout-Paris » en tous sens pour trouver une balance-pédiatrique à louer dans les pharmacies de garde en pleine nuit, un dimanche… (et sous une pluie battante) dans l’urgence de l’angoisse du moment.


Non, ce qui m’exaspère, c’est cette volonté du « quart-d’heure-de-gloire » pour certains, de vendre du papier et de faire de l’audience pour d’autres, de s’agiter sur la scène politique pour quelques-uns, le tout en profitant des embarras (ou des malheurs) d’autrui.
C’est vraiment harassant.
C’est devenu de la m… (étron), ce qui n’est décidément pas très encourageant !
Je vous en tirerai un autre post pour exprimer tout le mépris que ces « professionnels-là » m’inspirent.
Pour l’heure, retenez que la « vraie-cause » de ce déferlement de haine reste assez simple à comprendre : Lactalis n’est pas coté en bourse ; les « traders » ne peuvent pas en « jouer » ; le fonctionnement de la boutique reste du coup « opaque » et ça, ça emmerde vraiment les « maître du monde ».

lundi 22 janvier 2018

Critique de cinéma

Il faut que vous le sachiez



J’adore quand le cinéma (voire les séries-télé) me sert une « histoire » complète, avec un début, une fin et du suspens au milieu, un petit-quart-d’heure « mélo », deux ou trois fois quelques minutes d’action (course-poursuite, bagarre, cascade, là je suis bon public), des répliques à se plier de rire, accompagné d’une musique qui « arrache » et jouée par des comédiens qui ont de la gueule dans leur personnage.
Le genre importe peu, du moment que je ne vois pas le temps passer.
C’est vous dire si je suis difficile et tourne le bouton plus qu’à mon tour ou d’une fesse sur l’autre en salles-obscures : Il m’est même arrivé plusieurs fois de quitter une salle en cours de projection – et sans déranger personne, sans ça je ne le fais pas par respect pour autrui –, c’est vous dire !


Je ne déteste pas les grands-classiques (Gabin, Delon, Bebel,…), et je revois volontiers les westerns spaghetti (ah la musique d’Ennio-Morricone !), quelques films de guerre, les comiques Gauloisiens comme le « grand-blond avec sa chaussure noire », la « Grande vadrouille », et d’autres comme « l’Arnaque » (quatrième « revue »), j’en passe tellement que mes soirées ne sont jamais désertes.
Même des Funès, Bourvil ou Jerry Lewis et quelques autres…
Reste que je suis aussi un inconditionnel des « Star-War » et des « James-Bond ».
Sauf que cette année, j’ai été privé de l’agent 007 (la musique, je ne te vous raconte même pas…) et que je me suis rabattu sur le dernier « Star War ».
Passablement déçu…
Autant « Rogue-One » avait un côté assez fabuleux, autant la fin de Luke imaginée par les équipes de Walt-Disney, sans la musique idoine reste une catastrophe : C’est toujours la même histoire qu’on nous raconte, sans beaucoup d’imagination ni de renouvellement, tout juste des effets spéciaux absolument saisissants.
J’en ai un peu marre qu’on se pose toujours les mêmes questions sur qui qu’est le père-la mère de qui qui en fait quoi, pour ne jamais sortir de combats à travers la galaxie pour les mêmes rejetons, générations après générations…
Il y a autre chose à en dire, non ?


Alors, je me suis payé le Luc Besson, Valerian (VO sous-titré anglais) en DVD dans l’attente du prochain « Avatar » (un régal visuel, « Avatar », même si le scénario est convenu dès le démarrage).
Mes « Valerian » BD n’ont pas tous cramés dans mon attentat de l’année dernière. Et puis les manquants, c’était « ma nichée » qui me les avait piqués.
Je les connais par cœur.
J’adore Laureline, la garcette qui aura été une licorne moyenâgeuse avant de devenir agent au service de Galaxity, la capitale au XXVIIIème siècle d’un empire galactique.
Mais dans les pages de Pilote, c’était une rousse aux cheveux-longs, genre vamp’, taille de guêpe et poitrine de Lara Croft. Et elle sait être « sexy » à souhait notamment dans l’épisode « Brooklyn station, terminus cosmos » (le tome 10), avec ses petites-fesses toutes rondes et mimi à souhait !
Dans le film, c’est une blonde, mignonne peut-être, mais plus poupée Barbie passée au laminoir, dont le vrai charme tient à la fois dans ses mimiques, ses réparties, son jeu d’actrice et surtout sa voix (s’il s’agit bien de la sienne) avec juste ce qu’il faut d’espièglerie.
Je ne laisse pas de côté ses costumes : Ils sont époustouflants et font référence à quantité d’entre eux dessinés par ailleurs.
Valerian lui-même, de brun au nez busqué passe au blond de Ken, sans en avoir l’allure. Dommage.
Bon, il saute bien à travers les projectiles – un peu comme 007 au meilleur de sa forme – a une « play-list » qui couvre tout un couloir de leur vaisseau (affublé de tuyères « normales », on ne sait pas pourquoi…).
Et les Shingouz, le transmuter de Bluxe autant que les habitants de la planète Mül sont époustouflants de réalisme et de conformité d’avec les dessins des personnages de la BD : Ils leur manquaient de « bouger », c’est fait et c’est bien fait !
Bravo.


Autre réussite, la séquence sur le « grand-marché » – en fait un désert où il faut être équipé de lunettes spéciales pour y plonger – qui reprend finalement le dédale de l’épisode de l’empire des 1.000 planètes…
Superbe.
La faune y est extraordinairement bien retraduite, au même titre que celle qui survit dans la cité des mille planètes (référence à « Point central » de l’épisode de « L’ambassadeur des ombres »).
Mais, si on veut bien de quelques « arrangements » d’avec l’œuvre originale d’un auteur « écrit » (ou dessiné) pour les besoin d’une adaptation cinématographique (on l’a vu avec Jane Fonda en Barbarella … autre figure de la SF), il en est qui restent iconoclastes.


D’abord situer le début des rencontres d’aliènes accueilli autour de la Terre dans la station orbitale est… absurde. D’autant qu’il y règne à bord une pesanteur relative qui n’existe que dans « 2001 l’Odyssée de l’espace » : Une grande roue qui tourne sur elle-même pour créer cet ersatz de pesanteur par voie centrifuge totalement inutile dans l’espace…
C’est un travers qu’on retrouve dans toutes les productions cinématographiques de SF hors le remarquable Gravity (surtout en 3D : J’ai adoré l’incendie à bord de la station spatiale internationale, d’un réalisme époustouflant, mieux que n’ont su le faire beaucoup d’autres).
Ensuite, cette bataille autour de la planète Mül, qui ne dure que quelques minutes, qui reprend les débilités de Star war. Les meks ne savent décidément pas comment ça se passe quand il n’y a que du vide comme milieu ambiant !


Premièrement, le « corps-à-corps » entre vaisseaux ennemis ne peut pas avoir lieu : Les cibles sont attaquées dès qu’elles sont repérées, le plus loin possible à cause des dégagements d’énergie des minutions tirées que cela implique.
Et il faut relire « la Guerre éternelle » pour comprendre, notamment les effets relativistes des grandes distances propres aux espaces intersidéraux.
En définitive, excusez du peu, mais une guerre spatiale, ce n’est pas une furie d’éléments déchainés qui virevoltent dans un ballet aérien comme au-dessus des plages du débarquement, mais ça se passe presque au ralenti à un rythme décousu.


Et, deuxièmement justement, anomalie majeure : Valerian est un agent « spatio-temporel ». Il voyage dans le temps et dans l’espace, même lointain, mais pas comme d’un chevalier Jedi, un rebelle ou les vaisseaux de l’empire, mais de son présent (voire de son avenir) vers le passé !
Le premier album le montre d’ailleurs traquant Xonbul, le seul « prisonnier politique » de Galaxity qui veut changer l’avenir en allant chercher des potions au moyen-âge, à travers une série de portes et couloirs temporels…
Maîtriser la flèche du temps, c’est refaire la passé de telle sorte qu’il n’y ait jamais de guerre, de conflit, de destruction, d’anéantissement d’autrui. La bataille autour de la planète Mül ne doit donc pas être possible.
Mais bon, il n’y aurait pas eu de film non plus…


Il y a aussi cette idée où la « cité » où se déroule l’action aurait une gravitation univoque, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, même en son centre. Absurde !
Mais comment faire autrement pour un film ?
Sauf à l’enrichir encore de quelques effets spéciaux fabuleux…
Par exemple, Valerian se lance dans une course-poursuite à travers le dédale des « cellules » qui composent l’immense station artificielle. Bien, mais à un moment, il « tombe » dans le vide ! Du pur Besson et son « 5ème élément », même si là on peut comprendre qu’il y ait une atmosphère, alors que sur une station-spatiale, il n’y a que du vide tout autour, tel que tout y est « étanche ».

Au moins dans Gravity, il en est tenu compte : On sait tout de suite que quand Clooney pénètre dans le Soyouz, c’est « pour de faux ». Même Sandra Bullock, avec ses yeux écartés et ses petits-seins, le sait instinctivement !
Toutefois, Valerian, malgré tout ce que j’en dis qui « ne colle pas », reste un film très réussi, vraiment un régal, que je vous encourage à aller voir.


Et c’est là où je voulais en venir. Je traine dans mon passé de blogueur des « posts-piratés » de l’été 2008 (10 ans déjà !) qui survivraient sur la plate-forme « over-blog » (et curieusement pas sur blogspot de chez « Gogol », allez savoir pourquoi ?).
Des faux, pas de moi et qui à mon sens se trompent : Il y a une dizaine de détails qui « ne collent pas » avec ce que je sais des lieux d’où est relaté cette histoire- abracadabrantesque-là.
Néanmoins, j’ai voulu, l’année dernière « en rajouter » : Trois chapitres (ici et les deux suivants), pas plus, mais toute une histoire qui ouvre à la suivante de l’été prochain et dont vous avez eu quelques extraits en décembre (celui-là et les quatre suivants, de quand j’étais en « apnée-profonde » en décembre dernier).
Dont une bataille « spatio-temporelle » telle qu’imaginée par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières les auteurs de la BD Valerian, dans « l’empire des mille planètes », contre « les Connaisseurs » qui s’épuisent très vite face à un vaisseau type XB 75 capable de plusieurs sauts spatio-temporels successifs.


C’est de la science-fiction, naturellement. Mais on a désormais quelques pistes. D’une part, les chercheurs, les ceux-ce-là qui manipulent les équations du cosmos et des quantas pour vous, sont de plus en plus persuadés que dans leurs égalités équationnelles, la notion de temps peut être positive ou négative sans qu’il y ait une contradiction fondamentale dans leur cohérence d’ensemble.
Et pourtant, dans votre quotidien vous savez tous et intuitivement, sans y réfléchir, faire la distinction entre passé et présent et êtes de toute façon bien incertains quant au futur qui peut toujours vous surprendre.
Pas pour la physique quantique, et du coup, pas sûr qu’il n’en soit pas de même pour la physique relativiste. En tout cas, rien ne l’interdit : On en parlait encore hier.
Je vais vous dire qu’il y a même certaines « têtes d’œuf » qui imaginent que les « trous noirs » (ces astres si denses que même la lumière agitée de sa fabuleuse « vitesse-limite » ne peut s’en échapper, « tombant » dans un puits gravitationnel) qu’on suppute désormais bien plus nombreux jusque dans notre galaxie qu’on ne le pensait jusque-là (il y aurait 250 millions d’étoiles et 100 millions de trous noirs qui gravitent ensemble, sans que cela suffise à expliquer la masse manquante qui nous fait tourner aussi vite autour du noyau galactique), pourraient être « intriqués » pour parfois être des doublons.


Rappelez-vous un détail : En mécanique quantique, l’intrication quantique est un phénomène largement observé dans lequel deux particules (ou groupes de particules) ont des états quantiques dépendant l’un de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare. Un tel état est dit « intriqué » parce qu’il existe des corrélations entre les propriétés physiques observées de ces particules distinctes : Et cet état semble contredire le « principe de localité ». Ainsi, deux objets intriqués O1 et O2 ne sont pas indépendants même séparés par une très grande distance, et il faut considérer le couple « O1 & O2 » comme un système unique.
Ces observations et études sont au cœur des discussions philosophiques sur l’interprétation de la mécanique quantique. Elle est en effet contraire au principe de réalisme local défini par Albert Einstein.
Notez que l’intrication quantique a des applications potentielles dans les domaines de l’information quantique (c’est pour ça qu’ils sont subventionnés à chercher, ces « chercheurs-là »), tels que la cryptographie quantique, la téléportation quantique ou l’ordinateur quantique. Mais on en est qu’au début des balbutiements : La suite est « à suivre ».


Et parmi ces « délires », récemment on imagine dans les laboratoires des « trous-noirs » intriqués avec finalement des « trous de vers » quantiques les reliant, qu’on ne voit pas, qu’on ne détecte pas, mais dont on sait qu’ils existent puisqu’ils… intriquent deux objets distants !
Hypothèses fabuleuses, non par les conséquences que cela pourrait avoir sur la physique de notre univers (qui est ce qu’elle est), ses origines et son évolution, mais par le fait qu’il est donc une physique qui s’impose et dépasse la vitesse de la lumière comme d’une instantanéité absolue, quelle que soit la distance.
Bé, figurez-vous que c’est exactement ce que j’ai voulu résumer dans l’épisode de l’été dernier « Ultime-récit » puisque j’emmène en 5 années aller-retour « Charlotte » jusqu’aux confins de l’univers à quelques centaines ou milliers de milliards d’années-lumière de là !
Pas « ultime » pour rien, n’est-ce pas ?


Alors, pour mes prochains films de SF, j’aimerai bien que les scénaristes comprennent un peu mieux ces mécanismes pour en tirer le meilleur (que je ne saurai faire). On laisserait tomber l’hyperespace (y plonger, on le sait, c’est faire disparaître toute « information » relative au bidule qui plonge, sa forme, ses caractéristiques physiques, etc.), je préfère nettement l’hypothèse du « neutronium-spiné » qui suspend la flèche du temps : C’est beaucoup plus logique et « fertile » (même si ça reste de la science-fiction) et permet les mêmes vitesses « hyperluminiques » dans les trajets.


À noter d’ailleurs dans le dernier « Star War » la séquence qui ne dure que quelques secondes quand le vaisseau des rebelles détruit le cuirassé de l’empire en plongeant dans cette « autre dimension » en… le percutant : Du Valerian tout craché !
Il faudrait que je revois cette phase, puisqu’avec les vaisseaux de « La Légion », ce n’est pas possible : Des sondes « déspinent » leur neutronium quand elles détectent un obstacle sur la trajectoire, faisant retourner le vaisseau tout entier dans le monde réel pour qu’il puisse manœuvrer à éviter l’écueil et reprendre sa route plus loin…
Mais que se passe-t-il quand les sondes elles-mêmes tombent en panne et que le vaisseau percute une planète ou une étoile par accident ?
Eh bien probablement quelque chose comme ce que nous montre « Star War 8 ».


Bonne fin de journée à toutes et tous, pour le coup !


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PS : Remettez-vous, ce n’est que de la fiction… pas tout, mais c’est quand même très chouette à voir et même à imaginer, du moment que ça reste cohérent avec ce que l’on sait du reste du monde.

dimanche 21 janvier 2018

Au fur et à mesure que je vieillis…

Je m’inquiète du temps qui passe.

Et me dépasse… J’ignore si c’est bien normal, car jusque-là, je considérai que le présent (du temps qui passe) me permettait d’agir, directement et dans l’instant, ou indirectement et « dans le temps » sur mon environnement et les personnes qui en font partie.
(Plus tous les internautes que vous êtes qui me font l’amitié anonyme pour la plupart, en tout cas le plaisir de venir lire la prose de mes « chroniques-quotidiennes » : Tant mieux si ça peut vous enrichir, ne serait-ce que d’un peu de sagesse… mais n’en exigeons pas trop tout de même).
Notez au passage que vous avez probablement dépassé le cap du demi-million de « pages/vues » la semaine dernière : Félicitations à toutes et tous !

Inquiétude née du fait que je sais par expérience qu’une fois décédé, arrêté, l’âme ou la vie divorçant d’avec le monde réel et physique qui est le nôtre, c’est définitivement terminé, rendu impossible.
Quoique…
« Mon Papa-à-moi » (celui qui me fait encore « vibrer » quand je l’évoque) et ma Grand-mère, celle de « mon cimetière », me montrent et m’ont montré qu’il y a une certaine « continuité ».
Pas vraiment « physique », pas vraiment continue ni probablement « perpétuelle », mais on ne peut pas nier le phénomène… en toute « objectivité » assumée.
Sauf que, depuis que je suis entouré de cadavres – ceux de mes amis et connaissances plus âgés que moâ, mais aussi des plus jeunes qui ne répondent plus à mes messages –  que je n’en suis que plus « sensible ».

Ça se retrouve bien sûr jusque dans mes « créations-artistiques romanesques » car, à l’occasion de mes derniers « romans », pourtant totalement ancrés, immergés pleinement dans l’actualité du moment, j’en suis à imaginer un univers où, non pas « le passé », mais bien « l’avenir » interfère avec mon présent (et le vôtre) à rebours de la flèche du temps, en quelle que sorte.
Idée parfaitement contre-intuitive, totalement irrationnelle et jusqu’à l’absurde, pourtant… si féconde et propre à expliquer très logiquement des « enchaînements » par ailleurs parfaitement improbables.
Qui ne relèvent d’ailleurs et manifestement même pas de l’aléa (et pour le « chasser », le « cerner », enfin… tenter de le cerner et de le débusquer depuis des années, celui-là, je sais de quoi que je te vous cause…), tel qu’avec le recul, on note bien des liens de causalité très clairs qui se dessinent à travers des faisceaux de « fils rouges ».
Comme de plus, j’aime bien débusquer ces derniers à travers l’actualité du monde (et de vos régions), j’ai comme ça une collection d’écheveaux des plus compacts qui permettent même quelques « anticipations ».
Mais, là, pour en faire des « correctes », il faut que je sois « en phase » et qu’on me raconte une ânerie qui me saute au neurone comme d’une absurdité évidente.
De toute façon, ce n’est pas le sujet du jour…

Non, au passage, à l’occasion de mes lectures des divers abonnements auxquels je suis … abonné, j’ai découvert ainsi que des physiciens auraient réussi à créer un ensemble de conditions dans lesquelles le temps semble s’écouler à l’envers !
Ah que ?
Tiens donc…
Je vous le dis et redis – notamment à l’occasion d’un post toujours repoussé de critique-de-cinoche reprogrammé dernièrement pour demain – il est pourtant clair pour nous tous que la flèche du temps pointe uniquement vers l’avenir.
Mais les physiciens ont toujours eu du mal à démontrer pourquoi cela est nécessairement le cas.

Du coup, faire des recherches sur ce sujet paraît encore plus absurde pour des chercheurs subventionnés par divers impôts et taxes (même si ce ne sont pas directement les vôtres, mais ceux d’autres pôvres « sans-dents ») et encore plus quand une poignée a pensé à un mélange de chloroforme et d’acétone pour rechercher des indices concernant le temps et son écoulement : Bien étrange, n’est-ce pas ?
Reste que ces chercheurs ont utilisé une telle combinaison pour créer des conditions où, dans certains cas, le temps semble effectivement reculer.
Rassurez-vous, cette recherche ne vous permettra pas d’effectuer des voyages dans le temps, dans votre passé, mais elle pourrait nous aider à comprendre pourquoi l’Univers est « coincé » dans cet écoulement du temps à sens unique, violant ainsi la « super-symétrie » fondamentale de la physique moderne, postulée (et vérifiée par ailleurs) depuis presqu’un siècle de là. Cette expérience récente a été menée par une équipe internationale de physiciens qui s’est concentrée sur une caractéristique principale que nous utilisons souvent pour définir le temps : le mouvement de l’énergie.

Intuitivement, le temps est un concept relativement simple à saisir. Par exemple, nous pouvons nous souvenir du passé et non du futur. Mais en décomposant les éléments en règles simples, nous découvrons qu’il n’y a pas de raison claire pour laquelle une cause devrait forcément venir avant son effet. Et justement, aux niveaux « les plus petits » (les échelles quantiques), vous pouvez inverser les formules décrivant les mouvements et les interactions des particules sans violer quoique ce soit aux équations.
Un « truc » de « matheux » assez classique en mécanique quantique où de toute façon le principe d’incertitude règne en maître.
Question : Pourquoi est-ce que le temps n’oscillerait-il pas lui aussi ?
Certes et depuis toujours, un élément de réponse réside dans ce que l’on appelle l’entropie.
En effet, dans un système qui ne peut pas gagner de l’énergie de l’extérieur, comme l’Univers, les éléments tendent à passer d’un état ordonné à un état désordonné, donnant aux systèmes à grande échelle un biais quant à la manière dont l’énergie est distribuée.

En termes de lois de la thermodynamique, cela signifie que vous ne pouvez pas mettre un objet chaud dans une pièce froide et vous attendre à ce que la pièce refroidisse et/ou que l’objet devienne plus chaud.
Mais ça, vous le saviez déjà !
Les éléments chauds ont seulement tendance à se refroidir et inversement leur milieu ambiant aura tendance à se réchauffer : Pour faire du froid avec du chaud, il faut un apport d’énergie « au système » et c’est même le rôle de votre réfrigérateur (et congélateur) : Vous pouvez vérifier, ça fonctionne très couramment !
Mais cela ne nous explique pas exactement pourquoi et comment le temps existe.
Or, la thermodynamique nous propose au moins une direction à explorer.
Diverses expériences ont démontré que, même au niveau quantique, les particules se comportent généralement d’une manière qui dépend des conditions initiales de départ. En d’autres termes, elles « vont de l’avant » et dépendent de leur passé.
Mais y a-t-il des limites à cette généralisation ?

Apparemment oui, du moins selon les résultats de cette expérience repérée pour vous. L’équipe en question a examiné le chloroforme, une molécule composée d’un atome de carbone relié à un atome d’hydrogène ainsi qu’à trois atomes de chlore. Ces chercheurs ont utilisé un champ magnétique puissant pour aligner les noyaux des atomes de carbone et d’hydrogène lorsque les molécules ont été suspendues dans l’acétone, et ont manipulé une propriété de leurs particules, appelé « spin » (vous savez, la rotation d’une particule sur elle-même).
L’objectif était seulement « d’écouter » leur comportement alors qu’ils chauffaient lentement les noyaux en utilisant la résonance magnétique nucléaire.

Selon les règles concernant le temps, au fur et à mesure qu’un noyau se réchauffe, il devrait transférer ses mouvements aléatoires aux particules plus froides qui l’entourent jusqu’à ce qu’elles soient toutes les deux à la même température, un changement qui serait caractéristique et reconnaissable dans leurs états énergétiques respectifs.
Dans des conditions normales, c’est exactement ce qui s’est passé. Mais les chercheurs ont découvert une exception pour le moins intrigante, lorsque les particules étaient corrélées.
Cela signifie que certaines probabilités se sont verrouillées ensemble à distance, grâce à des interactions précédentes, un peu comme une version moins complexe de l’intrication quantique.
Et la corrélation des particules a souligné une différence significative quant à la façon dont l’énergie était partagée entre les corps : Les particules d’hydrogène chauffées devenaient encore plus chaudes, tandis que leurs partenaires de carbone, plus froids et enchevêtrés, devenaient plus froids…
En d’autres termes, l’étude a révélé l’équivalent thermodynamique de l’inversion du temps dans une toute petite fraction de l’Univers. « Nous observons un flux de chaleur spontané allant du système froid vers le système chaud », expliquent les chercheurs.

La recherche a été annoncée sur le site arXiv.org le 9 novembre dernier (plus le temps nécessaire pour que je reçoive l’information = 2 bons mois…) pour vous en faire part. Pour l’heure, nous devrons donc à présent attendre que l’étude soit évaluée par des pairs pour la valider.
Bien que ce travail ait été limité à une très petite échelle, cela a toutefois permis de démontrer que la flèche du temps n’est pas vraiment absolue. La démonstration fournit également des détails prometteurs sur les domaines où la mécanique quantique et la thermodynamique se rejoignent. Puis, sur un plan plus pratique, l’expérience a également montré comment la chaleur peut être canalisée de manière étrange en utilisant les règles de la physique quantique, ce qui pourrait avoir aussi des applications techniques plus intéressantes par la suite.
Ensuite, il faudra des études supplémentaires pour comprendre dans les détails comment évoluent ces systèmes minuscules, par rapport à un système aussi vaste que l’Univers.
Avant bien sûr d’aborder le sujet en matière de cosmologie.

Pour ma part, comme vous, je reste sidéré : Le passé précède le présent, le présent est une résultante des actions passées (c’est même marqué comme ça dans le Code civil depuis 1804 et le Code pénal depuis 1810) et préfigure des situations « à venir », ça ne fait aucun doute dans mon esprit (de juriste bien-né).
Mais si, 1/ l’avenir se mêlait de « fabriquer » son passé (pour aboutir à lui-même) et si ! 2/ il s’agit, en plus, de « spin », là où je vous en fait tout un roman (voire plusieurs), avouez que ce serait extraordinaire : Je serai vraiment un « génie-intuitif » incommensurable !

Rassurez-vous, je ne suis qu’un piètre plumitif : L’idée du « neutronium-spiné » (un état proche des étoiles à neutrons, d’après ce que j’en ai compris, le spin-corrélé en plus), ce n’est pas moâ qui l’ai trouvée. Elle est évoquée dans les « posts-piratés » de l’été 2008, récemment enrichis (l’été dernier), mais j’avoue avoir été scotché en découvrant l’information : C’est absolument fascinant, finalement, quand la science se met en marche !

Bien à vous toutes et tous et bonne fin de journée !

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