Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 24 avril 2018

Vous n’imaginez même pas les « transformations » en cours

Et, assez notablement, ça reste « indolore »


C’est encore un des vastes « sujets à controverse » d’avec « mon boss-à-moâ ». Je ne sais pas vraiment si je vais rester encore longtemps son « esclave-salarié », tellement « il m’énerve » (et que c’est réciproque). De toute façon, à London depuis bientôt un an, je glande, je n’améliore même pas mon « English » et plus ça va, moins « ça va ». Je n’ai qu’un hâte, c’est de retrouver mes odeurs de maquis-corsu, ses températures « idoines », son doux climat.
Marre, je vieillis, « mes potes » sont emportés les uns après les autres par la « grande-faucheuse », et moi-même, je deviens stérile, inutile.
J’ai quasiment terminé le prochain « roman d’été » que déjà, je capte de la matière pour un « éventuel suivant », tellement je n’attends plus aucune surprise, bonne ou mauvaise, de mes contemporains : On dirait qu’ils suivent des « traces » des « fils-rouges » déjà évident, faute d’imagination…


La preuve (parmi d’autres) : À de nombreuses reprises, nous nous avons été scotchés, bluffés sur le mystère des taux négatifs.
Dans tous les manuels économiques et financiers traditionnels, on apprenait que prêter donne lieu à une rémunération et qu’un taux d’intérêt avait une limite : 0.
À un moment émis l’hypothèse que le taux négatif était en quelque sorte un « service de coffre-fort » : Des institutionnels préféraient payer des États ou de très grandes entreprises pour conserver leur argent plutôt que se risquer à le laisser traîner dans une banque de santé douteuse. Puis, en 2016, les taux négatifs ont touché le crédit immobilier même en Belgique.
Tu parles d’une « transformation » qui ne doit rien à « Jupiter ».
« C’est comme si une barrière invisible avait été franchie, séparant le monde réel du fantasme total… où le bas est le haut, où oui est non, et n’importe quel panier percé peut désormais… apparemment… vivre gratuitement dans un manoir » d’époque-reculée méditait mon « boss-à-moâ » (avec quelques autres).


En réalité, les taux négatifs peuvent exister parce que le système monétaire financier actuel n’a pas besoin d’épargne. Il a même intérêt à ce que l’épargne disparaisse.
En réalité, la vocation d’un État-providence est de vous prendre en main de la crèche à la tombe.
En réalité, dans ces conditions, pourquoi provisionner pour un coup dur, un accident de la vie ?
En réalité, sans le dire, on avait « nationalisé » vos vies privées…
Imaginez mon spleen de « libertaire », de « foulosophe », d’infreequentable quand surgit ce type d’analyse…
Même si j’ai mis du temps à m’en rende compte, moâ qui ne doit rien à personne, pas même à l’État-providence, sauf à avoir été formé par ses brillants-serviteurs (et à qui j’ai rendu au déculpe)…


C’est marrant parce que d’un côté, le keynésianisme-ambiant (un truc déjà mort) professe que la consommation est le moteur de l’économie. Par conséquent, l’épargne est inutile et même gênante : Elle diffère la consommation et contrecarre les plans de redistribution et « justice sociale ». Ce qu’il faut à un État-providence c’est beaucoup de consommation et du crédit facile à redistribuer pour s’acheter des électeurs. Le système monétaire et financier actuel est parfaitement adapté à cela et les taux négatifs sont la preuve qu’il se passait finalement très bien de l’épargne des particuliers (et des entreprises, les seules, pour simplifier, qui investissent dans leur avenir et le nôtre…).


Autrefois, lorsque l’épargne comptait encore, un État qui voulait dépenser plus que ses rentrées d’impôts devait solliciter des prêteurs dont les moyens étaient limités. Mais ce n’est plus le cas. Jeudi 5 avril 2018, la « Gauloisie-ruinée » empruntait encore sur les marchés financiers.
Ce pays-là est secoué de grèves, de blocages, de manifestations parfois violentes. Le tourisme – qui est devenu une de ses activités de poids – en pâtit déjà. La tendance générale dans le monde est à la hausse des taux d’intérêt. La Banque centrale européenne achète moins de titres financiers que par le passé. La Suisse aussi car elle a renoncé à maintenir la parité stricte euro contre franc suisse. Les États-Unis n’achètent pas de dettes souveraines en euro. Bref, moins d’acheteurs, un contexte haussier de taux d’intérêt, un pays toujours dépensier et secoué de soubresauts sociaux. Vous auriez pu penser que la dette allait nous coûter plus cher…
Raté.


Qui subventionne notre magnifique modèle social que « le monde entier nous envie » mais que personne ne peut se payer ? Qui a acheté la dette Gauloisienne mise aux enchères par les petits génies de l’Agence France Trésor avec suffisamment d’empressement pour que cela nous coûte moins cher encore que l’année dernière ?
Je rappelle que « mon » hypothèse d’un « fonds-dédiés » issu de mes romans n’existe plus depuis juillet 2017.
(Une hypothèse « romanesque »)
Pour un des spécialistes de la comptabilité des banques et de la Banque centrale européenne date sa dernière analyse du 30 mars pour faire apparaître que des non-résidents comblent les trous de la BCE à hauteur de 340 milliards d’euros. Au 30 mars, ces largesses atteignaient un plus haut historique.
« Ces généreux et anonymes non-résidents ne peuvent qu’être des musulmans possédant des capitaux tirés de pays ayant de gigantesques ressources en hydrocarbures, ce qui explique la politique dite migratoire appliquée en Europe. »
Je veux bien le croire pour ne pas avoir de solution alternative crédible.


Car effectivement, des sponsors capables d’une puissance de feu hebdomadaire de 73 milliards d’euros qui ne sont pas des gouvernements ou des entités gouvernementales ne sont pas légion, même si l’hypothèse ne peut pas être prouvée : Ces « généreux donataires » sont anonymes dans la comptabilité de la BCE, et il existe un marché secondaire des titres d’obligations souveraines. Cependant, elle a le mérite de présenter une justification : Il est probable que cette aide ne se limite pas à la BCE.
Jeudi dépassé, la « Gauloisie-impécunieuse » ne levait que la modeste somme de 7,665 milliards d’euros à 30 ans, 16 et 10 ans. La seule catégorie d’obligations boudée fut les « green bonds » ou « OAT vertes » censées financer la transition énergétique. Encore de l’eau au moulin « complotiste » ? Si vous êtes un roi du pétrole, votre abnégation ne va tout de même pas jusqu’à financer les industries concurrentes…
Hypothèses et complots, alors que la question exige transparence et rigueur : Une façon de clarifier les choses serait que les citoyens sachent à qui notre pays vend vraiment sa souveraineté.
Mais à quoi bon : Vous n’en avez rien à faire, du moment que vous touchez votre maigre salaire ou rachitique pension avant prélèvements obligatoires…


Les autorités détestent l’anonymat pour les transactions entre citoyens qu’elles soupçonnent immédiatement d’intentions terroristes ou d’évasion fiscales. Pourquoi accepter l’anonymat dans le cas de cette comptabilité nationale et supranationale ? À quels non-résidents hors Zone euro devons-nous de l’argent ? Si la réponse n’est pas honteuse, elle devrait être simple à obtenir.


Donc l’épargne des particuliers est devenue inutile, la preuve : Les taux d’intérêt servies peuvent devenir négatifs. Un sujet était sans équivalence dans l’histoire économique de l’humanité.
Souvenez-vous des années 90. Nous n’avions presque plus d’inflation et des taux de placement à plus de 10 % ! Normal, les « Teutons » se réunifiaient et ils avaient besoin de se la financer. De quoi littéralement assécher le marché mondial de l’argent, faisant augmenter ses prix. Indirectement, les Gauloisiens ont financé la réunification allemande en payant pendant presque 10 ans des intérêts très élevés sur leurs crédits.
Ce qu’ils ne savent pas – et ne sauront probablement jamais –, c’est que ce sont les fonds détournés par « Mythe-Errant » lors de la guerre du Golfe qui auront, au moins majoritairement, permis ses financements de l’ordre de 5 % de taux d’intérêt.
Il faut lire « mes romans » pour seulement l’envisager, même si son « sherpa » préféré (« Dj’ack-@-Talus ») aura été le premier président de la Berd (Banque européenne de la reconstruction et de développement) : Il n’y a pas de hasard, vous le savez bien !


En principe, c’est comme cela que fonctionne l’économie, au moins jusque sur « le Rocher » monégasque… Enfin, en théorie, et jusqu’en l’an 2000. Avec l’éclatement de la bulle Internet des années 2000 puis le 11 septembre 2001, les banques centrales ont fait volontairement chuter les taux d’intérêt.
Elles ont commencé et mis le doigt dans un engrenage terrible qui consiste à agir sur le prix de l’argent. Progressivement, elles sont allées de plus en plus loin dans cette logique de fixation du prix de l’argent.
Le volume d’épargne n’est pas « élastique », ce qui veut dire qu’il n’est pas extensible et qu’il est en cohérence avec la croissance économique du moment, des déficits commerciaux constatés, et de la capacité d’une population donnée de dégager des excédents financiers. Bref, il n’y a pas de miracle.
Et c’est très pénible comme situation car cela oblige évidemment à évoluer dans un cadre relativement rigide où il n’y a pas de « repas gratuit » (même aux « restau-du-cœur » qui ont un prix).


Pour s’affranchir de ces contraintes purement techniques, nos grands banquiers centraux ont tout simplement décidé de jouer sur la quantité d’épargne disponible.
Ils ont augmenté le volume, un peu, beaucoup, passionnément, puis énormément et désormais considérablement. Comment ?
En créant tout simplement de la monnaie qui a servi à financer les besoins des cigales qui n’étaient plus couverts par les fourmis, ce qui aurait fait exploser les taux d’intérêt à la hausse, mais en imprimant la monnaie nécessaire et en rachetant directement ces nouvelles dettes.
C’est très officiellement historique.
Puisque c’est ce que l’on appelle pudiquement le « quantitative easing », ou « assouplissement quantitatif », terminologie fumeuse voulant dire « planche à billets ».
En augmentant ce volume financier disponible pour financer les dettes à volonté, on a rendu, sans le savoir, l’épargne totalement inutile.
L’épargne ne rapporte plus rien parce qu’il y en a trop ! Il y en a trop pas parce qu’épargner est devenu facile (même si ce n’est pas de votre ressort, puisqu’à vous, on en pompe toujours plus…, car c’est au contraire de plus en plus dur pour l’immense majorité de nos concitoyens). Le système monétaire peut désormais se passer de l’épargne puisque l’on crée l’argent nécessaire de l’autre côté.
Par ailleurs, avec la monnaie « numérique » et la chasse au « cash », nous sommes quasiment dans un système monétaire à cours forcé. Parce que « le système », de manière fort intelligente, a su rendre incontournable l’utilisation de votre argent plastique sous forme de carte de crédit, de virement et d’argent « dématérialisé ». Ce qui est dématérialisé n’a plus de valeur perceptible et tangible.
Parce que toutes les grandes économies agissent également de la même façon, aucune monnaie « papier » (puisqu’elles sont toutes devenues « numériques » à marche forcée) ne vaut plus qu’une autre. Le dollar, l’euro, le yen ou la livre sterling, sans oublier le franc suisse, toutes les grandes banques centrales font la même chose dans l’entreprise monétaire la plus cordonnée de l’histoire…
Ne pas le voir, le percevoir, me rend « dingue » quand il s’agit de « mon boss-à-moi » qui ne bosse qu’avec du « papier-numérique » : Jamais de pognon-fiduciaire, dès fois qu’il se fasse braquer.
Se faire braquer à Monaco, je ne te raconte même pas le délire paranoïaque…


Admettons que cela doive durer encore un peu, il y aura quand même un moment où le système financier devra aussi être en mesure de donner du rendement à l’épargne, ne serait-ce que pour préserver le modèle des retraites par capitalisation. D’où l’idée de la FED de tenter de remonter un peu les taux, mais pas trop. Tout cela n’ira pas très loin parce qu’avec les monceaux de dettes accumulés, cela engendrerait une insolvabilité généralisée.
Quand l’épargne devient inutile, quand l’argent n’a plus de prix, parce que ce qui est rare est cher – et ce qui est abondant est bon marché – alors c’est que l’on a tué l’argent. On a tué le pouvoir d’achat, on a tué la capacité de votre monnaie à stocker de la valeur dans la durée.
Simple à comprendre…


Pourtant si l’épargne est devenue collectivement inutile en termes macro-économiques, elle reste individuellement une nécessité pour se prémunir des aléas.
C’est ce problème-là que chaque épargnant doit donc affronter pour rendre son épargne et ses économies productives et fertiles. Et ce n’est évidemment pas simple. C’est même devenu incroyablement compliqué, presque « mission impossible ».
Notez au passage, comme pour confirmer, que la dette mondiale atteint de nouveaux records.
Selon l’IIF, hausse niveau dette mondiale s’explique notamment progression niveau dette ménages : Ils n’épargnent plus…
Calculez : L’ensemble des dettes sur la planète représente 237.000 milliards de dollars. Un niveau historique.


Au total, les créances cumulées des États, des entreprises et des ménages représentaient 237.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros) fin 2017. Entre le troisième et le quatrième trimestre 2017, le montant global de la dette a augmenté de 11.000 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB de la Chine.
Cette hausse s’explique notamment par la progression globale du niveau de la dette des ménages, en particulier, cette fois-ci, dans les pays développés. Et à ce petit jeu, c’est l’Europe qui est la zone géographique la plus touchée.
La dette des ménages en pourcentage du PIB est au plus haut en « Gauloisie », en Belgie, au Luxembourg, en Norway, en Suède et en Helvétie. Seuls les ménages irlandais et italiens affichent des niveaux d’endettement en pourcentage du PIB inférieurs à 50 %…
À noter que, si la dette mondiale atteint un record en termes de valeur, elle continue de diminuer par rapport au PIB mondial. Son ratio, par rapport à la richesse planétaire, a diminué à la fin de l'année.
Grâce à la croissance de l’économie mondiale, dans les pays émergents et en Europe, il a reculé de près de 7 points de pourcentage au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents. Pour atteindre… 317,8 % !
3 ans et 65 jours de toutes les créations de richesse mondiale à venir…
Et toujours pas d’inflation à deux chiffres…


Et on vous casse les pieds avec le ratio de 60 % du PIB pour l’endettement public – ratio de Maastricht oblige – alors que tout le monde dépasse le problème.
Mesdames et messieurs, force est de constater qu’on marche sur la tête !
C’est là le vrai délire de l’époque que le silence des médias vous cache volontiers, c’est là la vraie « transformation » que vous ne voyez même pas.
Pas même « mon boss-à-moâ ».
Soit je suis un konnard de la dernière pluie (et de celles d’antan cumulées) et je n’ai plus ma place dans ses effectifs, soit c’est lui l’autiste, et il n’est plus dans mes « fréquentabilités » possibles…
Le divorce approche…
Et pendant ce temps-là, « Jupiter » affronte les « mouvements-sociaux » archaïques avec sérénité : Lui, manifestement, il sait.

lundi 23 avril 2018

« Jupiter », l’européen

Pour résumer l’intervention de mardi dernier,

Alors même que le premier ministre canadien faisait la promotion de son traité de libre-échange avec l’UE, la position « jupitérienne » est assez simple (et « complexe » « en même-temps ») : Non à la tentation populiste (Hongrie, Ritalie, …) : « Je ne céderai à aucune fascination pour les régimes autoritaires » (« La réponse n’est pas la démocratie autoritaire, mais l’autorité de la démocratie. ») ;
Oui à une « souveraineté européenne (…) sans diluer la nôtre » dans les domaines clés (défense & sécurité, éco, énergie, numérique, culture).
Une nouvelle proposition : « créer un programme européen qui soutienne financièrement les collectivités locales qui accueillent des réfugiés ».
Surtout, il appelle à « hâter le pas » et à refuser « l’Europe qui ne propose rien ». Un message direct à le « Teutonnie » de « Mère-Qu’elle »…

On peut y voir un « nouvel espoir » en dit « Bunker ».
Ou on peut regarder les faits.
Les faits c’est ce qu’a examiné « Wolfgang Münchhausen », l’un des meilleurs spécialistes de l’UE, dans le Financial Times. Sa conclusion : « Jupiter » et son projet de réforme de l’Europe ont un petit problème : La « Teutonnie ».
Plus spécifiquement, il pointe que le parti de « Mère-Qu’elle » (la CDU/CSU) a perdu 1 million de voix au profit de partis remettant en cause la construction européenne (les libéraux démocrates du FPD et les populistes de l’AFD), ouvertement exprimé sa réticence au projet « jupitérien » de réforme de la Zone Euro.
Mais surtout, il relève que « Jupiter » a perdu son seul allié au sein de la coalition gouvernante « Teutonne » : « Martin Schulz ». L’ex-patron des socio-démocrates allemands qui partageait les vues du Président gaulosien est le loser des négociations « mère-qu’elliennes » et a dû laisser la place à Olaf Scholz, nommé ministre des finances à sa place et nouvel homme fort du SPD.
Or celui-là est « notoirement peu enthousiaste » à l’égard des réformes de la Zone Euro proposées par « Jupiter ».

Mais encore, « Jupiter » aura défini « l’identité de l’Europe » comme « la passion de la liberté, le goût de l’égalité et l’attachement à la diversité », alors qu’on peut penser que la citoyenneté européenne sera le produit du concret d’expériences partagées.
Et, symbolique, le député belge Philippe Lamberts a « offert » une corde verte  au « premier de cordée », image employée en 2017 pour évoquer « ceux qui réussissent » : « Vous avez pris coutume d’offrir à vos hôtes un cadeau symbolique, permettez-moi de faire de même. »
 « Votre foi en eux est inébranlable. Dans nos sociétés, cette corde n’existe plus : les riches s’enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort », a lâché le député belge.
Et d’expliquer que cette corde était le symbole « de ces liens qu’il est urgent de retisser au sein même de nos sociétés et entre elles ».
« Votre action en France raconte une tout autre histoire. Une histoire qui met à mal la devise de votre pays : « liberté, égalité, fraternité ». »
L’humour belge, décidément…

« Où est la liberté lorsque des policiers armés débarquent au petit matin pour arrêter des jeunes dont le seul tort serait d’avoir occupé pacifiquement un chantier ? Ma fille en était. Elle fut emmenée devant son fils de deux ans loin de chez elle pour subir pendant toute une journée un interrogatoire », a ensuite révélé l’eurodéputé.
À l’issue de cette prise de parole, « Jupiter » a tenu à répondre à l’eurodéputé écologiste : « Vous pouvez tenir des propos d’estrade car vous avez le confort de ce salon. Au nom du respect que j’ai pour ce Parlement, je ne peux vous laisser dire des bêtises et contre-vérités », a balayé le chef de l’État.
Ils étaient « mignons » tous ceux-là…

Plus sérieusement, c’est la suite de sa vision de l’Europe déjà affirmée à Athènes, à la Sorbonne, ou à Francfort. « Je ne veux pas faire partie d’une génération de somnambules », a-t-il clamé. Et de reconnaître que quelques initiatives du président de la République ont déjà passé quelques feux verts, comme la relance de l’Europe de la défense, la création d’une vingtaine d’universités européennes d’ici à 2024, et l’organisation, partout dans l’UE, de « consultations citoyennes ». Lancées le même jour, mardi 17 avril à Épinal (Vosges), elles doivent « libérer la parole sur l’Europe, redonner confiance et éclairer le débat ».

Mais il y a eu aussi les espoirs douchés, comme celui d’instaurer des listes transnationales aux élections européennes de 2019 en utilisant les 73 sièges laissés par les Britanniques après le « Brexit ». Ce sont les eurodéputés eux-mêmes qui ont torpillé cette idée en février dernier, à 368 voix contre 274.
« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et l’Europe sera sauvée ! » aura encouragé un autre Belge, chef de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), groupe le plus proche de la philosophie de  « Jupiter ».
Pas sûr que cette référence à Danton suffise à surmonter tous les obstacles auxquels se heurte le dirigeant « gauloisien » dans sa « révolution » européenne.

« Quand il a employé la formule pour la première fois (le repli des nations), je l’ai trouvée magnifique, gênante, provocante. Hier, il l’a bien déclinée », expose « Al-Hun-Lama-Sourd », membre du Parti populaire européen (PPE).
La « souveraineté européenne » est nécessaire « pour montrer aux citoyens que nous pouvons les protéger ». Mais l’effet des mots s’estompe y compris dans les rangs des eurodéputés les plus europhiles. L’élu Vert « Yan-Nique-Yoda » lui a justement expressément demandé de ne pas ratifier le traité de libre-échange avec le Canada (Ceta), et de stopper la négociation avec le Mercosur qui, selon lui, est la porte ouverte au gaz de schiste et aux OGM…
« Comment pouvez-vous prétendre défendre une Europe qui protège et œuvrer à imposer ces accords de libre-échange qui vont la détruire? Comment revendiquer une souveraineté européenne quand ces accords la désintègrent pour mieux la livrer à des lobbys surpuissants ? », a-t-il demandé.
Quant aux eurosceptiques, ils en ont profité pour faire entendre leur petite musique. L’eurodéputé « F.Haine » « Floflo-Philippe-pipeau », au sein du groupe des Patriotes, a érigé en modèle le « Brexit » contre « ceux qui ont confisqué le pouvoir au peuple ».
S’il savait comment le « Brexit » a été obtenu (idem pour l’élection de « McDo-Trompe » et même celle de « Jupiter » plus quelques autres…), il a raison de parler de « confiscation » mais ça reste insuffisant : On entre en « démocrature-appliquée » (d’autres en disent de « dictature-molle ») par le biais technologique : C’est Internet qui a confisqué le « pouvoir du peuple ».
Bref, ambiance et ambivalence…

Et constant avec lui-même (c’est sa mission depuis qu’il a été porté par tous-ceux- qui font et défont les « démocratures »), « Jupiter » s’est dit prêt à augmenter sa contribution au budget européen.
Il s’en fout, ce n’est pas son pognon, mais le vôtre…
À ses yeux, il faut aussi et surtout augmenter les ressources propres, et conditionner la solidarité budgétaire au respect de l’État de droit, pour dissuader les dérives autoritaires.
Pas forcément idiot…
Mais il ne s’est en revanche pas attardé sur le sujet. Il doit encore trouver des compromis avec Berlin et les pays du nord. Son idée d’une gouvernance propre de la zone euro, avec un ministre dédié a en  effet peu de chances d’aboutir actuellement. Alors il s’est contenté de rappeler qu’il fallait « trouver un cheminement pour aller vers une forme institutionnelle et démocratique beaucoup plus intégrée ».
« Défiler sur des tapis rouges en chantant l’Ode à la joie ne suffit pas, il faut des actions concrètes » (référence au soir de son élection et à son discours à la Sorbonn), a martelé mardi 17 avril le président du groupe des sociaux-démocrates, « Oudo-Boulle-man », rappelant notamment au président l’opposition Gauloisienne à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’UE.
Eh, il n’est pas l’élu de la ploutocratie-bancaire pour rien.
Moi-même, j’y ai renoncé, préférant la CSPM, beaucoup plus « fiscalité-comportementaliste » qu’une sorte de taxe-sur-les-billets d’avion à la « Chi » qui n’a jamais été qu’un moyen de plus de racketter le chaland.
Le chef de l’État, lui, aura insisté sur la nécessité de parachever l’union bancaire d’ici à mai 2019.

Ne pas attendre l’unanimité pour décider. « Jupiter » honnit l’idée qu’en Europe, « celui qui ne veut pas avancer puisse bloquer les autres ». Il promeut le vote à la majorité qualifiée des États membres, au sein du Conseil européen (le co-législateur, avec le Parlement européen). « Si l’Europe avait toujours attendu la totalité du club, vous ne seriez pas là », a-t-il lancé aux eurodéputés.
Ce qui n’est pas faux.
Cette logique ne va pas sans inquiétudes en dehors de l’axe « Paris-sur-la-plage »/« Das-Groβ-Berline » : « Ne vous méprenez pas, monsieur le président : le progrès en Europe ne peut être déterminé par l’entente aléatoire entre deux chefs d’États », a pour sa part martelé Guy Verhofstadt.
Quant à l’ouverture à de nouveaux membres, il ne soutiendra « l’élargissement que si l’Europe connaît d’abord un approfondissement et une réforme », notant ce que tout le monde sait, à savoir qu’une « Europe qui fonctionne difficilement à 27 » ne peut pas « cavaler à 30 ou à 32 ». D’où l’idée d’avancer avec un noyau dur prédéfini, suivant une logique par projet.
Faudra que j’attende encore pour voir l’UE inclure les territoires situés à proximité du détroit de Béring…

Reste la difficulté de la « migration » (sujet de fronde chez les « marcheurs-même-pas-en-rêve »). C’est là le raccourci : « créer un programme européen » pour financer les collectivités locales accueillant des réfugiés, afin de dépasser « le débat empoisonné » sur les quotas de répartition au sein de l’UE. Par cette suggestion de bonus aux territoires d’accueil, il ne résout pas la question des pays qui refusent les migrants, comme la Pologne ou la Hongrie. Le droit d’asile, en effet, répond aux législations nationales et non locales.

Par ailleurs, sachez que les textes européens en cours d’examen censés homogénéiser les législations sont au point mort. Les États membres se sont pourtant donnés jusqu’au sommet européen de juin pour sortir de l’impasse, notamment sur le règlement Dublin, selon lequel il revient au premier pays d’entrée – le plus souvent l’Italie et la Grèce – de traiter une demande d’asile.
Le président veut convaincre les élus européens qu’en ce moment particulier, il va jusqu’à estimer qu’« une forme de guerre civile européenne réapparaît ».
Or, ce « n’est pas le peuple qui a abandonné l’idée européenne, c’est la trahison des clercs qui la menace », charge encore le chef de l’État, pour mieux pousser son projet de refondation, au cœur de sa stratégie politique face à la montée des populismes.
« Le prochain mandat européen doit être un mandat de refondation de l’Europe. Or, on ne peut pas le faire avec des structures et des habitudes qui correspondent aux défis d’autrefois », plaide un député « LREM-même-pa-en-rêve ».

En bref, il faudra attendre les prochaines élections européennes de mai 2019 pour faire avancer radicalement le projet européen : Pas très nouveau finalement.
Ça ne valait peut-être pas un discours, qui ne nous aura rien appris (hors peut-être, une « petite-baisse-de-régime » dans la frénésie « Jupitérienne » de « transformations »…
C’est finalement la conclusion qui s’impose, même si « Jupiter » y a planté « sa graine ».
C’est quand même dommage : À ce moment-là, je serai probablement mort !
C’est qu’un an, c’est long, à mon âge-avancé…

dimanche 22 avril 2018

Extraits 7/5

Juste pour vous mettre l’eau à la bouche…

Vous avez déjà eu 5 extraits du prochain « roman d’été » en décembre dernier.
Et je reste un peu très surpris, puisqu’ils racontent l’essentiel des conditions de l’élection présidentielle d’il y a un an et comptaient déjà 5.569 « lecteurs » (d’après les compteurs « gogol », jeudi dernier) !
Un jour, il faudra que je fasse appel à un « vrai éditeur », ce n’est pas possible autrement…
Vous en avez eu un sixième in fine – qui a rencontré moins de succès : 602 « vues » – le 28 mars dernier. C’était juste « pour rire ».

Depuis, vous, nous, j’ai eu de nouvelles « certitudes » très cohérentes avec ce que je vous énonce depuis un long moment, à savoir que toutes les dernières élections du « monde occidental » sont « truquée ».
J’en ai fait plusieurs posts, mettant l’accent sur les taux d’abstention abyssaux qui ont été comptés au lendemain des divers scrutins qui ont parcouru récemment le « monde d’avant ».
Mais il manquait une pierre à l’édifice : Comment pousser les gens à ne pas se déplacer le jour d’un scrutin majeur ?
Depuis on sait : Tu prends les « données personnelles » de plusieurs dizaines de millions d’internautes qui vadrouillent sur les réseaux. Tu moulines et tu en ressors des « profils ».
L’objectif initial encouragé par les « GAFA » restent le « micromarketing » capable de déceler vos traits dominants afin de vous pousser « à l’achat » sans vous le dire, organisant la diffusion de panneaux publicitaires « non-sollicité » sur vos écrans.
On savait déjà que la visite d’un site de transport ou de logement-touristique était capable de vous suivre dans vos navigations et de modifier au fil de votre navigation les « offres » que vous sollicitiez…

Mais depuis la découverte de « Montagne-de-sucre » qui vend ces données en toute impunité et de l’existence de deux sociétés rachetées par des milliardaires pas forcément « bienveillants », Cambridge-Analatyca à Londres et une entreprise canadienne située en Nouvelle-Colombie, sur la côte pacifique, dont on est à peu près certain désormais qu’elles ont joué un rôle dans le scrutin du Brexit, aidé ou non par une armée de « trolls » russes (là, c’est plus discutable) et l’élection de « McDo-Trompe » (là, ça reste une présomption « forte »), il n’y a plus aucun doute sur la façon de faire quant aux dernières élections présidentielles et législatives « Gauloisiennes ».
En attestent au moins deux éléments : Les taux d’abstention ahurissants et une première mesure législative – votée presque dans l’urgence – anti « Fakes-news ».
Pourquoi cette précipitation, sinon pour « verrouiller » la porte derrière soi ?

Dès lors, j’enrichis mon « laïus » avec ces éléments nouveaux et vous les livre avant que je ne décède prématurément et inopinément pour m’empêcher de mettre en ligne, probablement dès le mois de juillet, les feuillets de « Ultime récit – suite ».
C’est globalement terminé : Il me reste à « séquencer » le récit en chapitres, à relire et à écrire l’épilogue.
Et on balayera l’Histoire contemporaine comme vous ne le verrez nulle part écrit ailleurs du second trimestre 2016 au troisième de 2017.
Désolé, pour la fin 2017 et le premier semestre 2018, il faudra attendre (et c’est en cours).
D’autant que j’inclue dans celui-ci deux « enquêtes » de basse-police (mon ambition personnelle) sur des lieux où j’ai pu faire de repérages sur place à l’occasion de mes déplacements professionnels : Un régal, j’ai beaucoup aimé ces lieux-là.

Ultime récit-suite (7/5)

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

Dans la réalité, c’est une élection « trafiquée », « bricolée », bien plus en amont et de façon souterraine qu’on ne peut l’imaginer. Ce qui mérite un petit éclaircissement.
Tout au long de la vaste planète, il existe des personnes – en général richissimes – qui règnent sur leurs empires sur lequel le soleil ne se couche jamais. Ils ont des moyens financiers considérables et, selon la philosophie huguenote qui les anime, sont donc des « désignés-de-Dieu » pour façonner un monde à l’image divine. Certains font (ou financent)  le Djihad (pour accélérer le retour sur Terre de leur divinité), d’autres financent des œuvres philanthropiques (pour soulager la misère humaine), quelques-uns sont intéressés par les progrès de la technologie (pour en faire profiter le plus grand nombre et accessoirement accroître leur fortune) et une poignée (on en compte tout de même plusieurs milliers) pour peser sur le monde économico-politique : faire et défaire des marchés, imposer un « ordre nouveau » politique et institutionnel, celui des « maîtres du monde ».
Dans cette dernière frange, comme l’a décrit Paul à Junior n° 5, il y a des « nuisibles » et il y a les « bienveillants », qui usent et abusent de leurs Lumières, investissant le monde des idées, des médias, de la science, de la philosophie pour ouvrir leurs meilleurs au plus grand nombre avec mille nuances jusqu’aux « malveillants ».
Ceux-là usent et abusent des mêmes ressources et n’hésitent pas à « manipuler », les peuples, les nations, les hommes-politiques et bravent la loi des hommes et les institutions des pays qui les portent en vue d’instaurer un « chaos-organisé », quitte à provoquer des conflits graves.
C’est leur doxa à tous : de toute façon, l’humain est en nombre trop grand pour prospérer sur la planète, si petite, sans la saloper définitivement.
Tous, les bienveillants comme les malveillants en sont persuadés.

Et puis, dans le lot, il y a des « petits-génies », nés d’expertises nouvelles, qui n’ont pas vocation première de créer un « monde nouveau », mais, grâce aux technologies du numérique, sont capables « d’inventer » des applications fabuleuses.
Paul, Huyck et Dimitri et leur logiciel « BBR », qu’ils envisagent de faire évoluer pour le perfectionner, en font partie.
D’autres, notamment au Canada – exactement en Nouvelle-Colombie, sur la côte du Pacifique – visent le « micro-markéting ». Une chose assez simple : ça consiste à croiser les données relatives à des personnes qui ont une vie internetique. Comme elles sont toujours plus nombreuses à travers les réseaux sociaux, en suivant leurs navigations sur la toile, leurs amis, leurs « like », leur « production » (toutes choses mises gratuitement en ligne par lesdits acteurs), il est relativement simple de dresser un « portrait-robot » du citoyen qu’il y a derrière et ainsi de lui proposer des publicités-ciblées.
Les industriels adorent et les GAFA revendent à qui paye ces données-ciblées.
D’ailleurs, ils sont les premiers à user directement de vos données pour vous refiler des placards publicitaires non-sollicités. Mais on peut faire mieux.
Guider l’acte d’achat – puisqu’il s’agit de ça – de tout à chacun en proposant un message plus finement élaboré en fonction du profil de l’internaute.
Et quand ce monde-là des « geeks » croise l’autre monde, celui des « malveillants », ça peut donner un « paquet de dollars » pour acquérir les savoir-faire, et permettre des expérimentations plus pointues, dans le domaine « politique » notamment.

Les premiers essais ont eu lieu dans les îles-caraïbes. Pas vraiment dirimant, mais des résultats encourageants.
Le second a été organisé en Grande-Bretagne avec une société locale : « Bridge Field » rapprochée pour l’occasion de l’entreprise canadienne « Galacticus » à travers des prises de participations capitalistiques communes. Objectif : tester à grande échelle et à l’occasion du référendum – « imperdable » pour le gouvernement en place – sur le « Brexit ».
Il aura suffi de créer des « buzz » autour des sentiments xénophobes, voire seulement patriotiques, d’une population identifiée comme « en souffrance », relayés par d’autres plus virulents, anti-européens ou seulement antisystème-technocratiques, pour faire basculer une petite minorité indécise vers le « Brexit ».
Bien sûr, tout le monde a mis ce résultat sur un déficit d’information, plus quelques « fakes-news » attribuées à l’armée de « trolls-internetiques » mise en place et financée par le Président russe afin de contrer les campagnes russophobes des médias occidentaux, plus quelques bateleurs « bien conseillés », mais en réalité, personne n’a vu venir cette approche « insidieuse » pour être « individualisée », arrivant jusque sur les écrans de téléphones portables par vague successives et indécelables pour ceux qui n’étaient pas visés…
Même les caciques de la Trilatérale et du groupe Bilderberg, pourtant très au courant, notamment depuis les échanges et questionnements qui ont eu lieu lors du dernier Davos, n’ont pas vu venir la manœuvre.
De toute façon, dans ces cénacles, tout le monde savait et redoutait les travaux à être étalés sur la place publique des « Panama-Papers » et plus tard des « Paradise-papers » encore « dans le flou » à ce moment-là.

L’utilisation massive de ces techniques « d’influence-ciblée » a été utilisée une troisième fois dans le sillage des primaires américaines, puis pour le scrutin de novembre. Trois cibles : les convaincus, chargés inconsciemment de relayer les messages sur les réseaux sociaux ; les indécis, inondés d’images et de messages autour de la menace que représente des « migrants » agressifs ; les « opposants » qu’on tente de faire douter pour qu’ils s’abstiennent le jour du scrutin avec des messages du style, « pas la peine de se déplacer, les dés sont jetés ».
87 millions de comptes ainsi « harcelés ». Pour un résultat déjouant tous les pronostics.
« Les peuples ne décident jamais que des conneries ! »
Mais qui invente les conneries ?
Alors, quand « Pametir » met la main sur la data-base de « BBR », un peu forcé et ne sachant pas comment utiliser les milliards de données rassemblées et pré-triées, finalement, c’était inespéré pour une quatrième utilisation : l’élection majeure des français pour tout un quinquennat.
Divine surprise, les « bienveillants » et les « malveillants » s’accordaient sur le dos de la démocratie pour être actifs sur ce sujet.
Si les médias parvenaient à étriller la candidature de l’ex-premier ministre, c’était jouable avec un moindre effort : il suffisait de surfer sur l’abstention.
Avec seulement la moitié des électeurs se déplaçant au soir du premier tour, le seul risque était de se retrouver au second tour avec deux candidats « populistes ».
L’objectif des « malveillants », financés – pour partie seulement – par des « bienveillants » qui avaient poussé au rachat forcé – et finalement inespéré – de la « data-BBR ».
À la croisée des chemins, c’est finalement « Makarond » qui a tiré ses marrons du feu avant qu’ils ne crament…

Évidemment, devant une telle « réussite », le procédé aura été réutilisé à l’occasion de toutes les élections suivantes, en passant par l’Italie, la Russie, la Hongrie, etc.
Sans même parler d’un « dérivé » chinois, visant à « profiler » tous les citoyens, jusqu’à les « noter » pour qu’ils bénéficient ou non des « bons services » du parti qui dirige l’appareil étatique.
Une dictature « douce » comme une autre.
Et une des premières choses pour le nouvel élu français qui est parfaitement au courant de ce qui est fait pour lui en douce, aura été de se doter, dans l’urgence, d’un mécanisme légal « anti-fakes-news », dont on ne sait pas trop la portée à confronter aux réalités-terrain.
L’autre aura été de poursuivre, aux USA, en Angleterre et encore ailleurs, les « voleurs de démocratie ».
Naturellement, on aura accusé la Russie un peu trop « en pointe » sur le sujet, pas assez bien dissimulée pour ne pas attirer l’attention.
Et puis, plus tard, « Montagne-de-sucre », le patron du plus important des réseaux sociaux, a été accusé de « légèreté » de s’être fait piller les données de son système, quand il n’est tout naturellement pas vendu… à ceux qui payent (sa capitalisation interdisant tout rachat). Sa boîte, c’est pour 95 % de son chiffre d’affaires la vente des « profils ». Et ça se monte à plusieurs milliards… »

C’est juste un « petit-bout », mais il était urgent de le mettre en ligne (la matière-première des « GAFA »).
Merci d’être passé(e)s.

Du coup, je vous souhaite une excellente fin de week-end et, peut-être, quelques méditations ce soir autour de l’apéro.

Bien à toutes et à tous !

I3

samedi 21 avril 2018

Petit rappel de droit…

On croit parfois que…


La mise à disposition d’un logement à son enfant entraîne un risque tant civil que fiscal si elle peut être qualifiée de donation.
Au plan civil, l’enfant qui occupe le bien gratuitement risque d’avoir moins de droits dans la succession du parent donateur que ses frères et sœurs.
Et au plan fiscal, l’avantage indirect procuré par l’économie de loyers serait taxable aux droits de donation.

Cour de cassation, première chambre civile
Audience publique du mercredi 11 octobre 2017
N° de pourvoi: 16-21419
Publié au bulletin  Rejet

Mme Batut, président
Mme Reygner, conseiller rapporteur
M. Sassoust, avocat général
SCP Foussard et Froger, SCP Garreau, Bauer-Violas et Feschotte-Desbois, avocat(s)


REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 18 mai 2016), que Jean X… est décédé le 11 novembre 2008, laissant pour lui succéder son épouse, Mme Y…, et leurs deux enfants, Delphine et Pierre-Alain ; que ce dernier a assigné sa mère et sa sœur en partage ;

Sur le moyen unique du pourvoi principal, ci-après annexé :

Attendu que ce moyen n’est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;

Sur le moyen unique du pourvoi incident :

Attendu que Mmes Y… et X… font grief à l’arrêt de rejeter leur demande subsidiaire tendant à voir ordonner le rapport à la succession de Jean X…, par M. X…, de l’avantage indirect dont il a bénéficié par la mise à disposition, à titre gratuit, de l’appartement situé …, durant la période allant du mois d’août 2000 au mois d’avril 2011, alors, selon le moyen, que tout héritier venant à une succession doit rapporter à ses cohéritiers tout ce qu’il a reçu du défunt, par donations entre vifs, directement ou indirectement ; que la jouissance gratuite d’un immeuble peut constituer un avantage indirect rapportable dès lors qu’est établi, d’une part, un appauvrissement du disposant et, d’autre part, son intention de gratifier ; qu’en rejetant la demande tendant au rapport à la succession de l’avantage indirect dont a bénéficié M. X… par la mise à disposition, à titre gratuit, de l’appartement situé au … pour la période allant du mois d’août 2000 au mois d’avril 2011, au motif inopérant et erroné qu’un commodat n’implique aucune dépossession de la part du prêteur et qu’il serait incompatible avec la qualification d’avantage indirect, la cour d’appel a violé les articles 843 et 893 du code civil ;

Mais attendu que le prêt à usage constitue un contrat de service gratuit, qui confère seulement à son bénéficiaire un droit à l’usage de la chose prêtée mais n’opère aucun transfert d’un droit patrimonial à son profit, notamment de propriété sur la chose ou ses fruits et revenus, de sorte qu’il n’en résulte aucun appauvrissement du prêteur ;

Et attendu qu’ayant retenu que la mise à disposition par Jean X… à son fils d’un appartement depuis l’année 2000, sans contrepartie financière, relevait d’un prêt à usage, la cour d’appel en a, à bon droit, déduit qu’un tel contrat est incompatible avec la qualification d’avantage indirect rapportable ; que le moyen n’est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE les pourvois ;
Laisse à chacune des parties la charge de ses propres dépens ;
Vu l’article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du onze octobre deux mille dix-sept.

Vous avez compris ?
La mise à disposition gratuite d’un bien immobilier ne peut être qualifiée de donation que s’il est démontré d’une part, à la fois l’appauvrissement du parent donateur et d’autre part, l’intention de ce dernier de gratifier l’enfant occupant le bien…

Dans cette décision,  la Cour de cassation a précisé que si cette mise à disposition constitue un « prêt à usage », encore appelé « commodat », dès lors, la qualification de donation est écartée au motif que le prêt à usage est un contrat de service gratuit, n’entraînant pour le prêteur aucun appauvrissement.


Et de rappeler que la conclusion d’un contrat de prêt à usage au moment de la disposition du bien peut donc être une précaution utile pour limiter le risque de qualification de l’opération en donation.
Il convient cependant de rappeler que la qualification retenue par les parties, même dans un contrat écrit, ne lie pas les juges. Par conséquent, le prêt à usage pourra toujours être requalifié en donation si l’intention de gratifier l’enfant occupant, analysée au cas par cas par les juges, peut être établie.
Ce n’était pas le cas, en l’espèce, pour les juges du fond.

À retenir toutefois que lorsque la mise à disposition gratuite d’un logement en faveur d’un enfant peut être qualifiée de prêt à usage, elle ne constitue pas une donation taxable…

D’un point de vue civil, il n’y a rien à dire : Personne ne peut obliger un père à soutirer de l’argent à son fils comme d’un vulgaire tiers au motif de l’usage d’un bien à titre gratuit.
Évidemment, cette situation avantageuse cesse au décès du propriétaire.
D’un point de vue fiscal, l’administration éponyme n’oblige jamais quiconque à maximiser ses gains et revenus imposables.
Il en va d’ailleurs de même pour les pertes fiscales : Toutes ne sont pas déductibles, selon le principe énoncé par Maurice Cozian (mon pape-à-moâ) selon lequel le fisc n’est pas l’assurance tous-risques du kontribuables.
D’ailleurs, à noter au sujet des éventuels revenus fonciers à tirer d’un bien immobilier, quand il est remis à un parent du kontribuable, la loi prévoit que les éventuels déficits ne sont pas imputables, ni sur des revenus de même nature, ni sur le revenu global dudit kontribuable.

Autrement dit vous louez à un fiston votre studio, qu’il paye ou non un loyer, on s’en fout, ça ne compte pas (surtout s’il ne le paye pas).
En revanche, s’il est convenu d’un loyer et que celui-ci reste impayé (ce n’est pas le cas dans la famille « X… »), la créance est rapportée à l’actif successoral et compensée au moment du partage qui suit la succession (avec soulte de compensation éventuelle).
La « sœurette X… » est donc malvenue de demander des comptes à son frangin (puisque le commodat est retenu comme valable) en revanche, la suite risque d’être moins confortable pour ledit frangin.
Sauf à racheter le lieu où il habite, il va se retrouver occupant sans titre ni droit de l’indivision dont il fait partie, donc expulsable au 1er mars suivant, sauf convenir d’un demi-loyer avec ses co-indivisaires… forcément à dire d’expert.

Bref, démerdez-vous autrement sans ça, il va y en avoir qui se sentiront cocus et des procès-fleuve. Ne faites pas comme « Ah que », ne trichez avec personne et restez autant que possible « équitable & juste » (je sais, c’est parfois contradictoire…).
Ou alors passez donc par des contrats plus « sophistiqués », comme les donations en avance d’hoirie (voire les tontines), ou les assurances-vie qui sont aussi faites pour ça.

Bonne fin de week-end à toutes et à tous !

I3