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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 23 octobre 2018

Le fichier des titres électroniques sécurisés est validé

Ce qui ne me surprend guère.
 
Et pour cause, il s’agit d’une base de données gérée par ministère de l’Intérieur qui rassemble les données personnelles et biométriques des « Gauloisiens » uniquement pour la gestion des cartes nationales d’identité et des passeports.
Je veux croire, tiens !
D’ailleurs nous en avons déjà parlé l’année dernière…
« En marche ! » vers la dictature : Même-pas-en-rêve !
Puisqu’on est en plein dans la « démocrature 1.0 »…
 
Soyons plus précis : Vous êtes fichés depuis votre naissance et jusqu’à votre décès. On sait tout de vous pratiquement en temps réel. Pour ça, il suffit d’un programme « butineur », comme a su en mettre en place la NSA dans les années 2000, « Pas-lentir » dans les années 2010 (celui-là possède même un dérivé « prédictif »), le département de la justice US dans les années dans les années 80 (le programme « PROMIS »).
Vous avez plein d’applications de « micro-marketing » qui vous ciblent sans que vous le sachiez (« Gogol » et « Fesses-book » en font leurs choux gras…) jusqu’à même guider votre main au-dessus des urnes.
C’est la « démocrature » type 2.0…
On l’a vu à l’œuvre en Irlande, on l’a vu aux USA, au moment du Brexit et même sous vos tropiques en mai dernier.
En bref, je ne suis pas étonné.
 
Et personnellement, je m’y suis fait (alors que j’en avais la trouille) quand je me suis rendu compte que je suis fiché de partout : Fichier de l’état-civil, numéro INSEE, papiers bio-métrés naturellement, certificat de baptême, diplômes universitaires, armée (même avec mon QI mesuré à mes 20 ans), dossier médical (qui commence à s’épaissir), les fichiers bancaires (mes comptes, ceux sur lesquels j’ai procuration) et celui attaché des « incidents de paiement », cartes-Visa/Master-Cards, mes retraits d’espèce, où-quand-combien, permis de conduire, permis de voler, permis de « voiler », mes autos (achetées ou louées et même revendues : Cartes grises), mes passages sous les caméras de vidéo-surveillances à Londres et ailleurs et leurs logiciels de reconnaissance faciale (souvenez-vous des portiques des « fan-zones »…), tout comme ceux aux péages de mes passages sous les portiques d’autoroute ou d’eurotunnel, mes téléphones (géo-localisés), mes mandats sociaux (registre du commerce et des sociétés, mais aussi celui des artisans, des agriculteurs si j’en avais été…), mes biens fonciers (cadastre), les fiches d’hôtel, le registre des locations meublées, ou non, mes factures d’eau, d’électricité, d’alcools et de bières et du reste (sauf les préservatifs que j’achète en distributeurs automatiques, mais notez que chaque billet de banque a un numéro unique – pas les pièces de monnaie – qui permet de retracer son parcours entre deux passages au guichet d’une banque), mes reçus de livraison, mes ordres de services, mes dossiers fiscaux ici et encore là et même ailleurs, mon compte de Sécurité sociale européen, mes billets d’avion, de train, mes tickets d’achat d’essence…
Et je dois en oublier, bien entendu.
En revanche je suis absent dans le fichier des empreintes génétiques, dans celui des empreintes d’étrangers (légaux ou illégaux) qui séjournent en « Gauloisie-des-libertés », mais pas dans le fichier « STIC », puisque même sans être l’auteur d’une infraction (ça c’est le casier judiciaire et/ou le casier des points du permis de conduire), dès lors que vous avez affaires avec la justice (en demande ou comme témoin), vous êtes fichés sans le savoir.
Alors un de plus ou de moins…
 
D’autant que la controverse est, à mon sens, mal plantée : Les données du fichier TES contiennent l’identité (déclarée), le sexe (déclaré), la couleur des yeux (déclarée), la taille (approximative déclarée), une adresse certifiée du domicile (facture EDF ou attestation d’un tiers et de sa facture EDF de moins de 3 mois), les données relatives à la filiation (les noms, prénoms, dates et lieux de naissance des parents, leur nationalité) issues de l’état-civil, l’image numérique du visage (n’importe lequel) et de la signature de l’impétrant ainsi identifié, il gère en plus l’adresse e-mail (déclarée : Devinez combien j’en ai dont certaines perdues à jamais pour avoir été piratées) et les empreintes digitales de tous les détenteurs d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport gauloisien, tout cela n’est rien par rapport à tout le reste.
Il est vrai que d’autres données sont également conservées, comme les informations relatives au titre en lui-même ainsi que les données relatives au fabricant du titre et aux agents chargés de la délivrance du titre.
Mais ça ne vous regarde pas.
Et c’est justement là l’objectif du fichier TES validé par le Conseil d’État.
 
Comme nous l’avions vu, il est prévu que l’ensemble de ces données à caractère personnel et d’informations enregistrées sont conservées pendant quinze ans s’il s’agit d’un passeport et vingt ans s’il s’agit d’une CNI ou respectivement de dix ans et de quinze ans lorsque le titulaire du titre est un mineur.
Les empreintes digitales, évidemment, on n’en change pas comme ça.
En revanche, la physionomie, la couleur des yeux, la taille même, ça se grime et ça se modifie au cours d’une vie…
Et je rappelle qu’à l’origine, le projet était de regrouper les données d’état-civil et les données biométriques, soit la création d’un fichier national traitant les données à caractère personnel commun aux passeports et aux cartes nationales d’identité.
Le fichier TES avait été annoncé par le décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016, publié en plein pont du premier novembre pour passer inaperçu : Loupé !
Dès le lendemain de la parution au Journal officiel, Marc Rees, journaliste au site Next INpact, s’inquiétait bêtement de sa création. Il soulignait qu’un projet similaire avait été rejeté par le Parlement en 2012 et rappelait les réserves de la Commission nationale de l’informatique et des libertés : La CNIL annonçait qu’il aurait été possible d’envisager l’introduction d’une puce électronique dans les documents d’identité qui aurait permis de stocker les informations biométriques de manière décentralisée.
Oui, bon, elle y est… pucée… Comme votre carte Vital et votre carte bleue ou votre pass-navigo.
À Londres aussi, mais personne ne sait qui en est le détenteur, sauf à rapprocher les paiements avec une carte visa personnelle… Pas de photo, juste une façon de payer son transport dans le Tube ou les « impériaux » du réseau
 
Sur ce, le 7 novembre 2016, le Conseil national du numérique a appelé le gouvernement à suspendre la mise en place du fichier TES et rappelle le risque de détournement des finalités du fichier ainsi que les risques de piratage : Je vous demande un peu.
Vous n’étiez peut-être pas né(e)s, mais le 14 novembre 2016, l’Observatoire des libertés et du numérique qui regroupe le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l’Homme, La Quadrature du Net, le Centre d’études sur la citoyenneté, l’informatisation et les libertés (CECIL) et le Centre de coordination pour la recherche et l’enseignement en informatique et société (CREIS-Terminal) a publié un communiqué commun pour dénoncer ce projet.
Soyons clairs : Nous étions encore en démocratie, au moins à ce moment-là et les opinions ont encore libre-cours !
La démocratie, vous savez, c’est « cause toujours »…
Le Conseil national du numérique publie alors en décembre son avis dans lequel il « s’interroge sur la nécessité de stocker de manière centralisée des informations aussi sensibles ».
Le 30 mars 2017, le fichier TES est déployé sur l’ensemble du territoire.
Le 10 mai 2017 la délibération n° 2017-058 du 16 mars 20179 mentionne que la CNIL a été saisie au sujet de l’enregistrement des empreintes digitales pour le fichier TES. La prise des empreintes se fait alors sur papier via un formulaire spécifique qui est conservé par le service instructeur et la publication précise qu’il est impossible de s’opposer à l’enregistrement dans le fichier central des empreintes pour le passeport.
Et pour cause, ça existe déjà depuis des lustres (Je n’étais pas né moi-même… un autre millénaire !)
Pour se terminer le 18 octobre 2018 où le Conseil d’État rejette les recours pour excès de pouvoir dont il avait été saisi contre le décret autorisant le fichier TES.
Décision parfaitement logique…
 
En bref, les informations de plus de 66 millions de personnes ne constituent pas une « atteinte disproportionnée » à la vie privée selon le Palais Royal.
Le Conseil d’État n’a eu cure de toutes les requêtes adressées contre le décret.
Mis en œuvre sous le mandat de « Tagada-à-la-fraise-des-bois », le TES devait apporter des « simplifications administratives » selon le ministre de l’Intérieur de l’époque, « Nanar-Case-nouvelle ».
Qu’est-ce donc qu’ils pouvaient en craindre ?
 
Les détracteurs du méga-fichier estiment qu’il ne prévoit pas assez de garanties contre les risques d’abus et de piratage !
Selon eux cette gigantesque base de données est au mieux inutile, au pire dangereuse. Faux !
Il s’agit seulement de « tracer » le document émis pour « l’authentifier » au premier contrôle.
D’autant que selon les dispositions du décret « seuls les personnels chargés de l’instruction des demandes de titres peuvent accéder aux données contenues dans le traitement automatisé litigieux », soulignent les juges administratifs. « Dans ces conditions, la consultation des empreintes digitales contenues dans le traitement informatisé ne peut servir qu’à confirmer » l’identité de la personne demandant un renouvellement de titre « ou à s’assurer de l’absence de falsification des données », argumentent les autorités assermentées. Que ça va être plus compliqué de faire de « vrai-faux » comme du temps du « cousin-Pasquale » et son pote « Didier Schuller »…
Et pour le Conseil d’État, la collecte des images numérisées et empreintes digitales, la conservation des données – limitée à quinze ans – et leur traitement par une autorité publique présentent des restrictions et précautions suffisantes : Ils « ne portent pas au droit des individus au respect de leur vie privée une atteinte disproportionnée aux buts de protection de l’ordre public en vue desquels ce traitement a été créé », estime la haute juridiction.
« On reste convaincu que le dispositif est fragile, donc porteur de risques, compte tenu de son caractère massif », en dit en réplique Maître Gury.
 
Il faut reconnaître que ça reste « sensible ». On est dans le champ d’une doctrine de la CNIL : Les données biométriques ne sont pas des données comme les autres aux yeux de la loi sur les données personnelles, et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) est pointilleuse lorsque lui est soumis un fichier biométrique (elle vient de le refuser pour les pointeuses dans les entreprises…)
D’abord, parce qu’à l’inverse d’un mot de passe les données biométriques comme les empreintes digitales ne peuvent pas être changées en cas de piratage ou d’usurpation. Ensuite, il est techniquement possible de récupérer des empreintes digitales laissées par une personne sur les objets qu’elle touche. C’est ce qu’explique la CNIL dans son avis, consultatif, au sujet du fichier TES : « Les données biométriques présentent la particularité de permettre à tout moment l’identification de la personne concernée sur la base d’une réalité biologique qui lui est propre, qui est permanente dans le temps et dont elle ne peut s’affranchir. Ces données sont susceptibles d’être rapprochées de traces physiques laissées involontairement par la personne ou collectées à son insu et sont donc particulièrement sensibles. »
Notez qu’elle peut aussi mettre des gants.
« Des photos du visage peuvent être prises et les empreintes digitales relevées sans le consentement de l’utilisateur. Il faut utiliser des éléments biométriques qui nécessitent le consentement », comme par exemple les réseaux veineux de la main, explique un cryptologue et mathématicien israélien de renom qui se bat depuis une dizaine d’années contre un projet de base de données biométriques nationale porté par son propre gouvernement.
Comme quoi, on peut poser le visage de n’importe qui sur une identité fantaisiste et le tour est joué.
Il n’y a vraiment que l’ADN qui serait imparable, mais on sort du TES…
 
Noter que les opposants au fichier TES ont toujours craint que ce dernier serve non seulement à « authentifier » des citoyens, mais également à les « identifier ».
Remarquez, des « papiers d’identité », ça sert justement à … identifier !
Il s’agit pourtant là d’une distinction fondamentale qui enflamme les esprits : En effet, un fichier utilisé pour « authentifier » un individu, en comparant ses empreintes digitales pour s’assurer qu’il s’agit des mêmes que celles qui sont en mémoire, serait moins intrusif qu’un fichier utilisé pour identifier un individu, c’est-à-dire obtenir son identité à partir, par exemple… des empreintes digitales.
Personnellement, je ne vois pas bien la différence : Puis-je identifier sans authentifier (ce qui serait débile) et puis-je authentifier sans pour autant identifier ?
Style « j’affirme que c’est lui, mais je ne sais pas qui c’est ! »
Ou inversement : « Je sais qui il est, mais je n’en suis pas sûr… »
Avouez que la distinction peut apparaître nébuleuse, n’est-ce pas…
De effets des controverses byzantines…
 
Du coup le fichier TES tel que prévu par le gouvernement ne permet pas d’identifier, mais seulement d’authentifier le titre présenté…
Pour lutter notamment contre la fraude aux papiers d’identité. Concrètement, pour s’assurer qu’une personne demandant un document d’identité n’a pas déjà fait des demandes identiques sous d’autres noms, on regardera si ses empreintes ont déjà été enregistrées.
Autrement dit, si l’utilisation dudit fichier est aujourd’hui clairement délimitée, ne pourrait-il pas avoir dans un second temps ses finalités élargies ?
C’est l’ultime crainte affichée par ses opposants : L’exemple du fichier des empreintes génétiques, dont les finalités ont été notablement élargies depuis sa création, est fréquemment avancé. « Il est évident que ce n’est pas du tout aujourd’hui dans les finalités du fichier qui a pour vocation de lutter contre l’usurpation d’identité, (mais) cet outil de grande ampleur peut faire craindre qu’il puisse être utilisé à d’autres fins, peut-être pas aujourd’hui mais demain. »
Une critique partagée par le Conseil national du numérique, qui déclare dans un communiqué : « Les reculs démocratiques et la montée des populismes, observés y compris en Europe et aux États-Unis, rendent déraisonnables ces paris sur l’avenir. »
Là, j’en suis d’accord : Une « Marinella-tchi-tchi » à la tête de l’État peut en pervertir l’usage, elle ou « Jupiter » ou n’importe quel autre, naturellement…
D’autant que l’outil légal adopté par le gouvernement, un décret et non une loi, laisse en tout cas à ce dernier une plus grande souplesse pour en aménager les modalités. « À  partir du moment où la base de 60 millions de personnes est là, on peut ajouter une fonction de recherche par exemple. C’est d’autant plus facile qu’on est sur une base réglementaire, pas besoin d’adopter une nouvelle loi ».
Notez qu’on doit ce fichier à des « soces », auto-désignés « forces de progrès », « progressistes » voire « humanistes » : Rien à craindre, n’est-ce pas, même si les officines-privées ne se gênent pas pour faire sans décret (pour les banquiers, les assureurs et même les employeurs-potentiels).
La défense a bien les moyens d’investigation pour vous habiliter « Secret-Défense » ou non…
D’autant que ce fichier est « techniquement organisé » de sorte qu’il soit impossible de récupérer une identité à partir d’une empreinte digitale, nous asssure-t-on.
Fondamentalement, on s’en fout : Le « Sommier » de la police judiciaire existe depuis l’avant « première-guerre » et fait très bien le boulot.
 
Alors en désespoir de cause on en dit que « on passe à un fichier national qui concerne tous les Français. Cela n’a jamais été fait et je crois que cela nécessite un débat au Parlement. Il ne nous paraît pas convenable qu’un changement d’une telle ampleur puisse être introduit, presque en catimini, par un décret publié un dimanche de Toussaint. » Ça pourrait ne rien changer, le Parlement validant le décret…
Et la vulnérabilité à un piratage est pointée du doigt : « On sait de longue date en sécurité informatique que la centralisation représente une source de risque car elle désigne à un attaquant une cible très tentante, et toute attaque peut avoir des impacts majeurs », explique un chercheur en informatique à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).
Récemment, la base de données de l’administration américaine contenant les données personnelles, dont des empreintes digitales, de 21,5 millions de fonctionnaires américains, a été piratée. Parmi les victimes figurent plusieurs millions de fonctionnaires, dont certains agents des services de renseignement.
En Israël, où un projet pilote de base de données biométrique centralisée est expérimenté depuis quelques années, les dirigeants du Mossad (service de renseignement extérieur) et leurs collègues du Shin Beth (service de contre-espionnage) ont interdit à leurs agents de fournir leurs empreintes digitales, craignant une fuite de données…
Quant à vos comptes « Fesses-Book », ça fait longtemps qu’ils circulent sur le « dark-net » et on repère même les bases militaires « secrètes » avec les montres connectées des types qui y logent et font leur footing matinal tout autour…
Et ça ne semble pas vraiment vous gêner.
 
Alors tempête dans un verre d’eau ?
Bé oui, il fallait se réveiller avant : Désormais il y a trop de fichiers (exploitables en temps réel ou non) pour en trier les bons des mauvais. Le Conseil d’État reste donc parfaitement logique avec tout le reste.
Désolé…

lundi 22 octobre 2018

Pas d’impôt nouveau…

J’ai dû le rêver !
 
Un, parce que, en admettant sous réserve d’inventaire, que « Jupiter » n’en aurait pas créé sui generis, les taux de ceux existants ont su augmenter.
Ce sont ses prédécesseurs qui les ont créés.
L’objectif affiché – mais je l’ai peut-être également rêvé – c’était de réduire la part des prélèvements obligatoires dans le PIB national.
En fait, elle augmente, moins rapidement que précédemment peut-être, mais ça va s’accélérer d’autant mieux que le dénominateur (le PIB) n’augmente pas aussi vite qu’anticipé et qu’aucun effort de réduction des dépenses n’a vraiment été entrepris : Aucune mesure « structurelle » depuis mai 2017.
Au contraire, on vous annonce à coup de roulements de tambour le franchissement du cap des 1.000 milliards de prélèvements obligatoires, sans pour autant réduire le poids de la dette publique (qui modère son ascension) : Un vrai coup de bambou sur le rachis !
 
Deux, parce que si « Jupiter » n’en invente pas, il est prévu de laisser d’autres le faire à sa place : Je m’en lave les mains, mais vous serez autorisés à réinventer les « barrières d’octroi » à l’entrée de vos villes…
Hein, elle n’est pas mal, celle-là, question foutage-de-gueule, n’est-ce pas !
Il s’agit d’instaurer des péages urbains aux portes des grandes-villes.
J’adore l’idée…
Rouler en bagnole polluante – il paraît que vous payez désormais plus cher votre gasoil que votre octane-indice-95, que d’ailleurs, ça pollue plus, parce que ça consomme plus – en centre-ville, vous êtes des assassins totalement inconscients : Faut rouler en bus… diesel bien dégueulasse !
Alors, vous êtes rackettés en stationnement (les places de surface se faisant plus rares et plus coûtatives, soit vous êtes dans l’obligation de fréquenter les parkings souterrains anxiogènes et hors de prix, soit vous faites des ronds sur la chaussée en attendant que votre moitié prenne ses achats, ce qui pollue), mais en plus, outre les taxes (assurances, prélèvements sur les carburants, huiles et pneumatiques, carte-grise vignette-Crit’air et TVA sur l’ensemble), vous allez payer un péage…
Magnifique !
 
Rappelez-vous tout de même qu’en 1789, ça existait à peu-près partout – la dernière barrière d’Octroi ayant été démontée dans les années 30 – que ça vous en a fait une révolution.
Une grosse sur la fin.
Depuis, l’État-impotent les aura réinventés sur les seules autoroutes – une manne inespérée pour financer via des concessions perpétuellement renouvelées – un réseau routier « moderne » et même « Tagada-à-la-fraise-des-bois » aura trouvé géniale l’idée de « Bling-Bling » d’imposer des « portiques-à-poids-lourds » sur tout le réseau national et secondaire.
Une petite-affaire de 800 millions d’euros qui n’aura créé aucun des emplois promis et pas le moindre centime de recette parafiscale pour cause de « réserve » des bonnets rouges !
Les deux « rigolos » auront terminé dans les oubliettes de l’Histoire…
 
Alors de remettre ça en « délégant » le problème, je trouve l’initiative assez époustouflante.
Surtout que l’idée affichée c’est de réduire le trafic automobile et donc la pollution. Le beau prétexte perpétuellement renouvelé.
Hein, le kérosène cramé par les avions en haute altitude, tout le monde s’en fout pour l’avenir de la belle « planète-bleue », en attendant…
Mais vous, on vous prend à la gorge et au portemonnaie, une fois de plus
 
T’iras à pied mon gars (parce que le vélo, il y aura bientôt une taxe dessus et une obligation d’immatriculation) et on finira de mettre les villes à la campagne quand les camions qui t’apportent à becqueter jusqu’à ton magasin de proximité déchargeront sur les périphéries…
À part ça, si les commerçants ferment leurs échoppes, si tu ne payes plus pour ta bagnole ou ton pass-métro-bus, tu es prié de crever la bouche ouverte ou de déménager : On tue la ville, les villes, et avec leurs financements, et ils vont pouvoir nationaliser les fonciers libérés pour y installer les miséreux du monde entier qui n’ont pas une tune et seront bien en peine de bosser un peu en « centre-ville ».
J’adore la perspective autistique.
 
Donc faux-kul au possible et se rappelant le désastre de l’expérience des portiques « écotaxe », suffisamment amère pour avoir marqué les esprits des « sachants-trisomiques », l’exécutif ne compte pas renouveler l’expérience. En tout cas pas dans sa version d’antan. Cette fois-ci, les mesures pourraient être encore plus drastiques : Il s’agira de lutter contre la pollution au sein des agglomérations, et même les véhicules légers seraient concernés. Car ce ne sera pas l’État-central qui décidera de la mise en place de ces restrictions, mais les communes (ou les communautés des communes) elles-mêmes. L’État ne fera qu’autoriser la mise en place de tels péages urbains.
Pas idiot…
Et ça reste avancé : L’avant-projet de loi est actuellement examiné par le Conseil d’État, avant son passage en conseil des ministres en novembre 2018.
Le montant de ce droit de péage sera « déterminé de manière forfaitaire pour chaque entrée dans la zone soumise au tarif ». Il ne devrait pas dépasser 2,50 euros pour les véhicules légers dans les communes de 100.000 habitants. Dans les « très grandes villes » (plus de 500.000 habitants), il devrait être plafonné à 5 euros (contre plus de 20 euros à Londres… nettement plus dissuasif).
Des exonérations pourraient (pourraient seulement : conditionnel) être faites pour les personnes qui prennent leur voiture pour se rendre au travail, et les véhicules de secours et autres véhicules « d’intérêt général » ne seront naturellement pas redevables de ces droits de péage, vous précise-t-on, sans vous préciser que tous les meks qui payent déjà leurs impôts locaux sur place et leurs tickets de stationnement passeront à la casserole : Hein des fois qu’on puisse imaginer de leur rendre l’usage leur ville à eux ! 
On espère ainsi vous garder en vie le plus longtemps possible pour mieux vous plumer.
En revanche, une fois à l’hôpital, bé les visites de vos proches qui remontent le moral, hein…
 
Et à ceux qui redoutent les files d’attente à l’entrée des villes, les auteurs de l’avant-projet de loi répondent qu’une solution technologique permettra de régler ces droits à l’avance.
C’est un peu comme de généraliser la redevance-télé même à ceux qui n’en possèdent pas !
Il faut reconnaître que pour certains, dans la boîte à outils de la lutte contre la congestion et la pollution urbaines, le péage paraît l’outil le plus efficace.
C’est très drôle quand on vous cause d’accroître la « mobilité » des citoyens qui se reposent un peu trop sur leurs racines locales…
Mais il y aurait trop de voitures dans les centres urbains, trop de bouchons, la faute des industriels de la bagnole et des entreprises du BTP mobilisées pour goudronner la campagne et ses environs urbains au lieu de bâtir des HLM.
Cette saturation aurait deux effets catastrophiques pour vos « sachants » (qui savent tout de votre bonheur malgré vous) : Elle engendre une pollution qui tue des milliers de femmes et d’hommes par an, chacun en a bien conscience. Et elle fait perdre des millions d’heures à tous ceux qui sont prisonniers de longues heures des voitures, des camionnettes, des bus (quand ils ont besoin d’œuvrer à l’enrichissement national) !
La cata, quoi : Pollution et congestion sont devenues les deux fléaux de la mobilité urbaine, c’est bien connu.
 
L’augmentation des voies de circulation, pratiquée jusque dans les années 1980, a attiré encore plus de voitures. Pourtant, leur diminution, appliquée avec zèle dans une ville comme « Paris-sur-la-plage » avec ses couloirs dédiés aux vélos et au bus, n’a pas du tout accru la congestion avec des effets discutables sur la pollution, vous vous en doutez bien : L’interdiction des voitures les plus polluantes est pourtant peu efficace et totalement socialement injuste : Les propriétaires de ces véhicules anciens sont logiquement les moins aisés. Et une voiture électrique prend autant de place qu’une voiture diesel, mais c’est beaucoup plus cher malgré les « bonus-écololo » accrochés à leur plaque d’immatriculation (qu’il faut bien payer avec des surtaxes prélevées par ailleurs).
D’autres formes d'interdiction, fondées par exemple sur les plaques d’immatriculation (les numéros pairs autorisés à circuler seulement les jours pairs) sont relativement peu efficaces et largement contournées : Il suffit d’avoir deux voitures, ce qui est bon pour soutenir les OS de chez Renault ou de Peugeot/PSA !
Par ailleurs, comme le montrent les quelques exemples étrangers, le péage est l’instrument présenté comme le plus performant pour lutter à la fois contre la congestion et la pollution.
 
Singapour a ouvert la voie en 1975 : Je ne sais pas, je n’y suis pas allé, mais il ne me semble pas qu’on y meure moins qu’en Europe…
Bien d’autres villes ont suivi, dans des pays du sud de l’Europe (Milan : Là je sais, pour y avoir été à plusieurs reprises du temps où j’étais « Rital ». Un vrai boxon… à la ritale, alors qu’à Rome, ça circule plutôt bien… sauf dans leur métro !) comme du nord (Londres : Je sais, j’y suis. Mais un peu sur le tard, je n’ai pas de moyen de comparaison, sauf à constater que la circulation reste « intense » autour de Westminster, bien bloquée plusieurs heures par jour et la pollution est en croissance de 30 %, nous dit-on, que le maire envisage le tout-électrique en 2025 ! En signalant que pour Londres, le périmètre du péage correspond seulement au centre-du-centre, à savoir le périmètres des gares ferroviaires du pays. Globalement pour Paris-sur-la-plage, du Nord au Sud, Gare du Nord/Gare Montparnasse-Denfert-Rochereau et Ouest/Est, place de la Concorde/Place de la Bastille : Rien à voir avec votre projet de loi ! Et pour Londres, du coup, le tissu économique de l’hyper-centre est aux mains des « pak-pak » qui tiennent de toutes petites surfaces de souvenirs, hors Piccadilly qui reste avoir des « boutiques de luxe » encore un peu imposantes : L’avenir de vos villes ! Quoique, même les agences bancaires ferment…), dans des pays de tradition libérale et d’autres de tradition plus sociale-démocrate.
Stockholm a prouvé de son côté l’utilité d’un système moins coûteux sur une aire plus vaste…
Là non plus, je ne sais ce qu’il en est, sauf qu’ils ont une autre approche du « vivre ensemble ».
 
La création du « bidule » serait en fait du ressort de « l’autorité organisatrice de mobilité » (AO), c’est-à-dire le plus souvent des villes ou des communautés de communes. En Ile-de-France en revanche, cette compétence appartient à la Région. Et c’est l’AO qui toucherait les recettes de ce nouveau « péage ».
Pour financer des projets alternatifs.
Parigots, vous n’y couperez pas : Le « Das Groβ-Paris » n’est pas financé et il y a urgence pour faire face aux JO de 2024…
(JO, JO Paralympique, JO LGBT, naturellement…)
 
Le taux ? Au plus égal à 2,50 euros vous a-t-on précisé.
Pour les véhicules légers. Mais pour tous les autres véhicules, le tarif peut être jusqu'à quatre fois plus élevé !
De toute façon, ces montants pourraient être multipliés par 2 « dans des unités urbaines de plus de 500.000 habitants ». Soit un maximum de 5 euros pour une voiture et 20 euros pour un camion dans des villes comme Paris, Lyon ou encore Marseille.
Le texte prévoirait toutefois la possibilité d’instaurer des tarifs réduits, voire la gratuité avons-nous déjà dit sans que l’on sache si le texte inclut les taxis et les VTC…
Et comme ailleurs, pour éviter les bouchons des péages autoroutiers vous devrez acquitter ces tarifs mais sans avoir à faire la queue devant des barrières de péages installées pour l'occasion : L’avant-projet de loi prévoit la mise en place d'un « téléservice », permettant aux usagers de payer à l’avance (même quand il ne se déplace pas), en incluant des forfaits à la journée ou sur une durée plus longue.
Que vous rouliez ou non donc, comme votre pass Navigo…
J’admire, j’admire !
La ségrégation sociale des « queues-de-cordée », franchement, j’adore le concept.
Un peu comme la vignette « éco » : Tu es « premier de cordée », tu t’achètes un « droit à polluer » en payant un gros cube et son malus.
Au moins, le « sans-dents », il dégage de ton chemin !
Que tu sois riche ou pôvre, la « justice-sociale » est la même pour tous, n’est-ce pas ?
 
Ceci dit, comme la décision finale sera du ressort des collectivités locales, il reviendra donc à ces dernières d’affronter la colère de leurs administrés…
Et à ce stade, aucune ne s’est volontaire pour en cueillir les éventuels lauriers !
C’est quand même curieux : Seule Lille travaille sur un péage inversé, pour récompenser les automobilistes circulant hors heures de pointe.
Astucieux, n’est-ce pas : Les chauffeurs-livreurs des magasins à becquetance peuvent rouler sans surcoût (que de toute façon vous retrouverez jusque dans votre assiette) aux heures creuses matinales ou nocturnes.
Pas kon…
Mais la perspective d’une nouvelle recette au mauvais motif de la lutte contre la pollution pourraient être la  plus forte et inciter certains élus à se lancer…
Ils vous veulent du bien, puisque c’est vous qui les élisez !
Tant pis s’ils vous font cocus à chaque occasion, n’est-ce pas : Leur renouvellement sera de dans longtemps. D’ici-là, vous aurez oublié, une fois de plus…

dimanche 21 octobre 2018

Suite des explications à ma « petite sœur » (II/II) !

Retour en arrière, celui du « monde d’avant » qui nous revient.
 
Nous poursuivons dans la foulée d’hier : Si « les choses » de l’ère (le quinquennat, l’avant et l’après) de « Bling-Bling » vous paraissent plus claires, il n’y a pas de hasard. Elles remontent à l’après-guerre, là où se sont forgées les alliances des mésalliances, là où beaucoup de choses trouvent leurs explications.
Retour sur une page de l’Histoire de France…
 
Affaires de famille « corses » et grandes « manip »...
 
Avertissement important : Doit-on vous rappeler que toute ressemblance avec des personnages existants, ayant existé ou à exister n'est que pure coïncidence.
Tout rapprochement avec des lieux, des dates, des faits réels ou supposés ne peut être que l'œuvre de personnages qui chercheraient à nuire à l'auteur de ce délire : Ils seront seuls à en être responsables devant la justice de leur pays !
 
Pour bien comprendre le « post » d’hier, il faut revenir en arrière. Très en arrière. Il faut emprunter une longue digression au cours de laquelle se présentent les protagonistes qui trouvent aujourd’hui (septembre 2008) leur revanche.
 
On se rappelle que durant la dernière mondiale, le chef politique de la Gaule résistante réfugié à Londres a eu beaucoup de mal à s’imposer en tant que représentant du pays.
Statut ambigu d’un Général condamné à mort par ses compatriotes, qui eux-mêmes ont signé une longue trêve sans condition avec l’envahisseur, il a toujours été écarté des décisions politiques importantes (Yalta par exemple), effacé par les autorités « légitimes » en Afrique du Nord, averti de l’opération « Overlod » après qu’elles aient eu débuté.
Les troupes de la 2ème DB n’ont d’ailleurs été débarquées que bien plus tard et c’est encore beaucoup plus tard que le rôle de la résistance a pu être reconnu du « bout des lèvres » sur le plan militaire, contraint et presque forcé.
Même à l'occasion du la capitulation sans condition, il a fallu tout le génie tactique du « Général » pour qu’un de ses représentants soit co-signataire, d’abord le 7 en territoire « gaulois », le 8 dans la capitale allemande (qui était déjà le 9 mai à Moscou, tellement il a fallu du temps en soirée pour accrocher un drapeau tricolore dans la salle).
Les colères homériques avec Churchill sont restées dans leurs mémoires de guerre réciproques, quant aux américains, ils ne l’ont jamais entendu comme un interlocuteur politique valable, préférant administrer eux-mêmes les « territoires libérés ».
« L’occupant » anglo-saxon s’est montré résigné après avoir mis en place une République parlementaire qui fit long feu, mais devenu incapable de « gérer » les crises successives du Canal de Suez et pire encore, la guerre en Cochinchine.
Le « retour aux affaires » du Général en 1958 n’étaient pourtant pas pour leur déplaire (un militaire, pensez donc !), bien qu’ils le sachent déjà ingérable, voire rétif à leur impérialisme naissant.
 
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets des USA s’appuient sur le parrain italo-US « Lucky Luciano » pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile.
Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par « Frank W. Sr. » puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, « É. L. ».
 
En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France.
L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA - théoriquement dirigée par « Frank W. Sr. » et par l'OTAN. Mais « Franck W. Sr. » a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, « Allan D. », qui supervise le coup.
Depuis Alger, des généraux français créent un « Comité de salut public » qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au Général sans avoir besoin de recourir la force.
 
Mais « Charles De G. » n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française.
Mais il est déjà trop tard pour sauver « l’Empire français » car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance.
Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, le Général se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
 
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir.
La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat.
Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de « Ch. P. », ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
« Ch. P. » est à la fois un corsu qui connaît bien le Milieu et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition.
Il est lui-même le directeur commercial de la société « R. » (des pastagas du même nom) qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette.
 
Cependant, la société « R. » continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des « Genovese », celle de « Lucky Luciano ». Il n’est donc pas étonnant que « Ch. P. » fasse appel à « É. L. » (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste.
Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps du Général, « Achille P. ».
 
Ainsi défendu, le Général dessine avec panache une politique d’indépendance nationale.
Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon.
Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967).
Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961).
Il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964).
Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966).
Il dénonce la Guerre du Viêt-Nam (discours de Phnom-Penh, 1966).
Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967).
Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967), etc.
 
Simultanément, le Général consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Outil de « capitalisme d’État » dont héritera plus tard « V. G-E », au moment du premier choc pétrolier : il lui aura suffi de « pousser les manettes » au tableau pour faire face.
 
Le Général éloigne utilement les encombrants Corsi de son entourage en leur confiant des missions à l’étranger. Ainsi « É. L. » devient-il le trader d’un groupe pétrolier national (aujourd’hui disparu), tandis que « Ch. P. » devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.
 
Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, le Général s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, « G. P. ».
Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque le Général démissionne, en 1969, « G. P. » lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer.
Les « historiques » du parti du Général n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque « G. P. », secondé par son secrétaire général de l’Élysée « Ed. B. », fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
 
Par ailleurs, on se souvient que la campagne présidentielle de 62 et de 69 de « J. L. », maire de Rouen, est financée par des fonds d’outre-Atlantique, avec le peu de succès que l’on sait.
 
Il était donc bien normal que la « trahison » du Général, se paye un jour.
C’est alors qu’entre en scène la « seconde génération », dont « N. S. », qui, au fil du temps a su devenir le leader jusqu’au sein du « Parti du Général ».
 
Cela n’a pas été sans mal, ni méthode.
C’est ce que tu as lu hier.
Rien n’arrive vraiment par hasard.
 
Et la « démocratie triomphante » d’un peuple d’électeurs libres, dans tout ça ?
Bé écoute, ma « petite sœur », dans les livres d’histoires et d’aventures, dans les textes des différentes déclarations des Droits de l’Homme, des constitutions, des traités, dans les têtes même, bien sûr que ça existe !
Et heureusement.
Dans la « vie vraie »… c’est manifestement une autre affaire !
 
Bonne journée quand même !
 
Petit résumé de plus d’un demi-siècle d’Histoire de mon pays, celui que j’aime tant (et qui me le rend si mal…) : Vous pouvez vérifier, tout ce qui vous est rapporté est déjà dans les livres d’Histoire ou en informations « ouvertes ». Je n’ai aucune imagination pour pouvoir inventer de pareilles choses.
En revanche, j’ai assez de jugeote pour aligner ces « informations-absurdes » en un même « faisceau de fils-rouge » et avoir pu écrire la suite de la décennie.
 
1 – D’abord « Opération Juliette-Siéra » désormais en librairie (EAN : 978-2-37944-0175, édition Book Envol à REZE).
Une histoire « imaginaire » exclusivement basée sur des faits réels et vérifiables.
Je pensais m’arrêter là et faire ensuite vivre « Charlotte » autour de ma propre biographie avec un roman autour du thème du « meurtre par procuration ».
« Au nom du père » tome I et tome II, pas encore en librairie, mais librement accessible sur ce blog (tant que c’est possible).
Sauf qu’il y a une suite, « Parcours Olympiques », dont les travaux de documentation m’ont fait découvrir quelques « vérités cachées ».
Mais ça reste encore des romans, des « fictions ».
Et puis encore et encore, pour compléter, préciser le premier opus.
 
2 – Le temps a passé et à l’occasion des élections de 2012, les mêmes « forces » se sont remises à la manœuvre. Le candidat du Département d’État devait être « réélu », même si c’était « du bout des lèvres » (puisque l’administration étatsunienne n’était plus Républicaine) : Il n’était pas question que « D. S.K. », qui pilotait le FMI, ait la moindre de chance de se retrouver Président de la République française.
Il a volé en éclat en quittant New-York et son confort de Washington…
C’était « tout sauf DSK ».
Vous avez été obligé de voter pour « Tagada-à-la-fraise-des-bois ».
En soi, pas un si mauvais président que ça, mais traînant une scoumoune pas croyable dans son sillage alors que le monde avait changé, incapable d’évoluer doctrinalement, ménageant en permanence la chèvre et le choux : Trop « aléatoire », trop « imprévisible ».
C’est comme ça qu’a pu aboutir dans le fauteuil du Général une sorte de météorite propulsée là un peu par hasard par « plus fort » que vous.
Une belle manœuvre, bien orchestrée, dont la partition a été parfaitement jouée par une armée de « complice ».
Le résumé de cette ascension vous est raconté dans les 5 extraits de « Ultime récit-suite » du mois de décembre 2017.
 
3 – Mais l’histoire n’est pas terminée. Le Président « Jupiter » a bénéficié d’un « état-de-grâce » particulièrement long (plus d’un an là où il est normalement de 100 jours), réussissant quelques réformes et se montrant ferme sur les enjeux internationaux.
La phase que nous vivons (depuis juillet 2018) prend indubitablement un nouveau cap.
Lui – qui s’était donné tous les moyens pour réussir à durer – et ses acolytes sont dans la tourmente alors que « Jupiter » n’a pas fait « ses preuves » (le coup du « coup de téléphone de 4 heures du matin », qui appelle à une réaction forte et significative dans l’improvisation d’une crise naissante) n’a pas encore eu lieu.
Au contraire, la « crise « Benne-Allah » a été enterrée deux mois et demi d’affilée !
Une déconvenue pitoyable…
La raison du « lâchage » des plus « vertueux », en tout cas ceux qui ont de vraies convictions, et d’une lente agonie du « système » qui est entamée.
Il a terriblement déçu même ses plus fervents partisans, ceux d’un « monde d’après » !
 
Vous avez noté qu’après l’entourage direct, et personnel, du chef de l’État, la semaine dépassée, la presse fait « buzz » autour de « Mimi », Michel Marchand, la colporteuse de ragots, sortie de prison il y a bien longtemps, mais amie intime du couple présidentiel.
Une erreur de casting incontournable…
Je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir, bien évidemment, mais je peux déjà vous dire que ce n’est que le début des règlements de comptes : C’est « l’État-profond » qui fait de la résistance !
Normalement, il n’y aura plus un mois – voire une semaine – sans que sorte « n’importe quoi » qui affaiblira le gouvernement et son action…
Hier encore, c’était le « buzz » autour des 1.000 milliards de dépenses publiques, demain ce sera le catalogue des promesses électorales qui ne seront pas tenues, après-demain « une bavure » ici ou là, un échec inattendu (l’usine Ford par exemple, les morts de l’Aude, que sais-je ?).
Tout fera bouche…
 
J’y vois le jeu de deux « forces » antinomiques qui se conjuguent de façon inattendue et vont trouver leur point de culbute avec les élections européennes de mars 2019.
Notez que « deux sur sept » ne suffisent pas à faire une épopée. Comme je vous l’explique dans ce billet-là, si la huitième des « forces » (le Vatican) reste en général « neutre », « non opérative », il faut l’aval ou l’abstention d’au moins deux autres « forces » pour que les choses bougent, changent de cap.
Les unes poussent à la désagrégation du bloc européen, qui gêne tant de monde autour de la planète (nationalistes/populistes, monde financier, Moyen-Orient), les autres ne veulent plus de « Jupiter » (loges maçonniques opératives) bien qu’elles l’aient poussé au pouvoir absolu.
Les deux vont se retrouver pour lui lancer un dernier avertissement avant de passer aux municipales et « casser » la dynamique insensée du succès de « Lucky-Manu » qui l’aura accompagné depuis son élection-surprise.
Après ma foi, du chaos ainsi engendré, il ressortira bien un « homme providentiel » qui apaisera toutes ces tensions au pays (période new-look « post-Brexit »).
 
Je ne l’apprécie pas trop, mais « Bébé-Roux » pourrait jouer ce rôle-là en « Gauloisie-ruinée » : Il reste dans la droite ligne des « synthèses-centristes » du passé décrit dans ces deux posts, calme et prévisible, pas trop « dogmatique », donc « gérable » et ouvert, et surtout, il reste « en réserve » de la République et en rêve depuis toujours.
Mais je peux me tromper, naturellement…
 
Bien à vous toutes & tous !
 
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