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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 4 juillet 2017

« Brexit », vous avez suivi ?


« Théière-Mais » dans la mélasse.

La pôvre-chérie, aveuglée par des sondages-idiots croyait pouvoir assoir son autorité sur un Parlement renforcé. Patatras, non seulement elle perd la majorité absolue, mais en plus, pour se maintenir au pouvoir, elle est obligée d’acheter – il n’y a pas d’autre mot – l’allégeance de quelques partis sectaires.
Bon, ce n’est pas « son argent », mais celui du kontribuable britannique, alors peu importe, n’est-ce pas.

Sauf que…
Sauf que, l’UE est partie pour « faire payer » la trahison ourte-manchière au prix fort, histoire de dissuader les impétrants europhobes pour l’avenir, et que finalement certains anticipent le retour du Royaume Uni dans une nouvelle Europe…
Je rigole, mais eux, pas du tout !
Il faut dire que les uns comme les autres, de la Grèce au Royaume-Uni, il va falloir qu’ils se rendent tous compte qu’il n’y a pas de sortie possible de l’Europe.
C’est comme ça.

Rappelez-vous, la crise grecque a prouvé qu’il fallait changer d’Europe, le « Brexit » en a ouvert la possibilité. Cela dit, une année durant, il a été difficile de savoir à quelle sauce nous allions être mangés : À la « sauce des Britishs » (nous emmenant vers une nouvelle alliance des nations) ou à la « sauce moutarde » des continentaux, maintenant les principes unionistes, mais reprenant le contrôle des institutions d’une manière ou d’une autre.
Ce n’est pas le second vote britannique qui constitue la trame de ce qui se joue dans les capitales européennes mais le triple vote austro-batave-gauloisien qui marque en réalité la fidélité des continentaux aux principes de communauté de destin…
Il est vrai que les continentaux, contrairement aux insulaires, savent de manière atavique que les guerres européennes ont toujours lieu « chez soi ».

Mais cette expression démocratique continentale marque l’échec de la sauce de la « Théière-mais » et laisse le Royaume-Uni sur le bord de la route, à regarder le train passer. La nouvelle priorité du Royaume-Uni devient soudain : « Comment renouer avec un continent qui ne nous a pas suivi sans perdre la face et en sauvant notre propre union ? »
Et l’air de rien, l’élection anticipée voulue par la première-ministre sert ces objectifs, même si le Royaume-Uni doit désormais faire face à l’avidité des milieux financiers en particulier, rêvant de « hard-Brexit » pour récupérer le maximum des activités européennes de la City.
Rappelez-vous, le 3 juin, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a dévoilé son projet de révision de la directive sur les chambres de compensation (Emir) qui pourrait à terme signifier un rapatriement de Londres vers l’UE des opérations de compensation libellées en euros.
Logique, remarquez bien…

Or, si tout le monde joue intelligemment (ce qui pourrait devenir habituel avec nos « experts » du moment), cette nouvelle priorité peut emmener le continent vers une étape positive de réinvention : Par le haut, à savoir en permettant l’intégration de l’Islande, la Norvège et le Lichtenstein dans un cadre communautaire renouvelé,  et, espérons-le, par le bas, à savoir suivant des orientations démocratiquement validées par les citoyens européens.

Revenons au 8 juin, jour où les Britanniques ont élu un nouveau Parlement dont la majorité échappe à la première ministre et à son parti conservateur.
Pour former un gouvernement avec une majorité absolue, il lui fallait dix voix de plus, qu’elle est allé rechercher dans une coalition hasardeuse avec le parti unioniste d’Irlande du Nord (DUP).
Hasardeuse, car le programme du DUP est loin de faire l’unanimité au sein du parti tory : Ultraconservateur, anti-avortement, homophobe, contre tout référendum irlandais… Le DUP défend en même temps une ligne ultralibérale, opposée à la mise en place de tout contrôle douanier entre les deux Irlande, ce qui est incompatible avec un « hard-Brexit » tel que soutenu par la première-ministre, qui implique au contraire de telles installations.
Hasardeuse aussi parce que dans la nouvelle configuration du Parlement britannique, les conservateurs sont seuls à défendre une ligne de « hard-Brexit ».
Tous les autres partis confondus sont partisans du « soft-Brexit », autrement dit un statut proche des pays faisant partie de l’espace économique européen sans être dans l’Europe et encore moins l’Euro.

On ne peut que constater que ces résultats remettent en cause le processus même du Brexit, si ce n’est le Brexit lui-même. Tout simplement aussi parce que l’effondrement de « Théière-Mais » dans les sondages, à l’occasion de la courte campagne électorale, est bien évidemment beaucoup moins le fait de prétendues « bourdes » commises par la première ministre que d’une acceptation par le peuple britannique de cette élection comme un second référendum.
La konne, persuadée en avril dernier et sur la foi de sondages d’opinion très favorables qui lui feront dire que tout le pays est derrière elle, elle s’était lancée dans la reconquête de Westminster pour maîtriser l’ensemble des forces politiques du pays dans le cadre des négociations de sortie de l’UE.
Une démarche renforcée très peu de temps après, dès début mai, par des élections locales qui ont couronné le parti conservateur en évinçant notamment l’UKIP et balayant a priori les prétentions du parti travailliste, sous le leadership très à gauche de « Jerem-my-Cor-Pine ».
Ils ne sont pas très nombreux à avoir relevé que le taux de participation de ces différentes échéances électorales était de 72 % pour le référendum en juin 2016, et qu’il a plafonné à 36 % pour les élections locales de mai 2017, puis il est remonté à 68,73 % en juin 2017…
Le même phénomène qu’en « Gauloisie », qui trompe plus d’un sondeur d’opinion et autre « analyste-expert ».
Un pari que les instituts de sondages britanniques donnaient gagnant en lui accordant entre 48 % et 50 % d’intentions de vote.

Sa stratégie était alors à « plusieurs volets » :
– Renforcer sa majorité parlementaire, certes, pour avancer sur une ligne « hard-Brexit » qu’elle jugeait en phase avec l’opinion britannique exprimée lors du référendum de juin dernier et avec l’effet domino espéré sur le continent.
Mais une stratégie bien difficile à mettre en œuvre contre un Parlement britannique majoritairement opposé à cette ligne. À ce stade, elle appelait juste les électeurs à s’associer à elle pour porter une voix renforcée autour de la table des négociations avec Bruxelles sur un projet dont elle ne maîtrisait même pas la première lettre. Insuffisant pour assurer une victoire ;
– S’assurer que durant la période de négociations, qui court jusqu’en mai 2019, rien ne vienne remettre en cause son leadership en barrant la route à la pression montante des travaillistes, et plus particulièrement de « Jerem-my-Cor-Pine ».
Certes, les travaillistes n’ont pas profité du vote des élections locales, avec seulement 30 % de participation, et ont certainement fait les frais des deux attentats perpétrés à la veille des élections.
Ceci étant, la première-ministre a oublié qu’elle n’était pas seulement la ministre du « Brexit », mais aussi la dirigeante d’un pays dont l’austérité pèse sur les citoyens ;
– Porter un coup d’arrêt aux velléités centripètes des régions comme l’Écosse et l’Irlande du Nord.
Sur ce dernier point, si les forces centripètes en question ne datent pas du référendum de juin 2016, elles ont tout de même été très renforcées par le « Brexit ».
En effet que l’Écosse, notamment, avait rejeté en bloc le « Brexit » et envisagé de recourir à une nouvelle consultation référendaire pour son indépendance.
De plus, rappelez-vous, en janvier 2017, alors que la Cour suprême britannique avait contraint le gouvernement à consulter le Parlement sur le recours à l’article 50, elle avait dans le même arrêt dénié aux assemblées régionales tout droit de veto sur la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE (arrêt du 24 janvier 2017), renforçant par là même les velléités sécessionnistes.

Et les résultats sont clairs :
– Coup dur pour le parti indépendantiste écossais, grand perdant de cette consultation électorale : il abandonne 19 sièges !
Alex Salmon, le champion de l’indépendance écossaise, n’est même pas réélu et Nicola Sturgeon est en position délicate pour le leadership du parti.
Au vu des résultats, il n’est même plus concevable d’avancer sur un nouveau projet de référendum écossais.
– La situation est analogue en Irlande du Nord, où le parti indépendantiste perd tous ses sièges au profit du Sinn Fein, mais c’est le parti unioniste DUP qui arrive en tête et s’allier avec les tories pour former le gouvernement avec le parti conservateur de la première-ministre ;
– Quant au Pays de Galles, c’est le Labour qui arrive largement gagnant, ce qui éloigne toute politique sécessionniste quelle qu’elle soit.

Désormais et après les élections du 8 juin, on peut se poser la question de savoir si les régions britanniques, Écosse, Irlande du Nord, Pays de Galles, ont encore vocation – et intérêt – à défendre des prétentions indépendantistes dans la reconfiguration des forces parlementaires et nationales qui en est issue.
Leur intérêt n’est-il pas plutôt de jouer la carte de la communauté d’intérêts entre elles et avec le pouvoir central, au lieu de s’opposer à ce dernier dont les représentants sont les seuls habilités à être à la table des négociations ?
De cette façon, elles s’associeraient au processus (politique du lobby très chère aux Britanniques), s’assurant que la voie ainsi ouverte conduise bien à un « Brexit » supportable.

D’autant plus que l’autre conséquence de ces élections est la remise en cause de la ligne de négociations pour un « hard-Brexit » telle qu’elle avait été défendue par la première ministre.
Car, l’autre résultat au bout du compte positif de cette élection générale pour « Théière-Mais », c’est qu’elle lui permet de justifier un changement de ligne de négociation, passant d’un projet de « hard-Brexit » à celui d’un « soft-Brexit », désormais adapté à l’objectif vital pour le RU d’éviter d’être marginalisé par rapport à un continent qui n’a pas suivi sa voie.
Enfin, c’est ce qu’en projettent les analystes.

Le grand défenseur du « Brexit », l’UKIP, est complètement out, ne raflant même pas un siège avec 1,8 % de votes.
Ce résultat étonnant, un an seulement après sa victoire référendaire retentissante, souligne bien le rôle pernicieux qu’a joué ce parti, dont on peut se demander s’il n’a pas servi à faire la campagne du « Brexit » qu’une partie des tories, dont la première-ministre n’avait pas osé faire.
Le « Brexit » acquis, cet encombrant « partenaire » a purement et simplement été aspiré par l’aile d’extrême droâte de tories décomplexés – un glissement vers l’extrême droâte qui aura fait perdre des voix à son aile gôche, ou au profit de plus petits, dont le DUP en Irlande du Nord.

Du coup, l’ensemble des factions politiques représentées au sein du Parlement britannique défend une ligne de « soft-Brexit » et même, dans une certaine mesure le DUP, pourtant anti-européen, s’inscrit dans une ligne qui ne supporterait pas les conséquences d’un « hard-Brexit » sur la libre circulation entre les deux Irlande.
Au sein même du parti conservateur, les lignes de négociations sont divisées.
Si le parti a fait front derrière sa première-ministre en défendant une ligne dure, toute une faction du centre droit de son parti, qui avait fait campagne pour le « remain », dont George Osborne (pour qui « Théière » « est une femme morte qui marche encore »), ou son directeur de cabinet, appellent aujourd’hui à revenir à un « soft-Brexit » ou à la démission même de la patronne.

Dans l’opposition, « Nicola-Laisse-Sturgeon », leader du SNP, appelle quant à lui à un front commun des partis d’opposition pour demander la suspension des négociations du « Brexit » et les libéraux-démocrates sont même prêts à organiser un second référendum (c’était d’ailleurs une promesse de campagne).
Dès lors, les négociations pour un « soft-Brexit » commencent à peine entre le Labour et le gouvernement britannique…
Vous savez quoi, avec cette histoire-là, on ne sera pas exempt de surprises.

Et je reste quant à moi tout étonné de cette vague de naturalisations qui précède un tsunami possible vers le continent de quelques « z’élites ».
Pas grand-chose : Ils iront bosser là où l’herbe sera la plus verte, naturellement, et il restera pour ma part vraisemblablement plus intéressant de rester « exilés-chez-eux » en UK avec une double nationalité.
Parce que bon, probablement, en 2019, tous ces zozos-là auront trouvé un accord avec l’UE pour gommer la plupart des effets du « Brexit » et finalement restés arrimés au vieux-continent (dont ils font partie d’un point de vue « géostratégique »).
Et là, la leçon vaudra autant pour nos europhobes que pour les grecs et tout autre.
De plus et à mon sens ce sera l’opportunité pour les institutions européennes de se « moderniser », les rendant plus « acceptables » pour être déjà incontournables.

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