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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 29 juin 2017

Petite information intéressante…


La guerre du beurre va s’intensifier

C’est passé complètement inaperçu, mais ça inquiète les « majors » de la filière agro-alimentaire du lait et des vaches, les « Yoplait-la-petite-fleur », « Président- jupitérien-lactalis », « Beurre-breton-paysan », « Elle-et-lui-virés » et tous les autres, partout en Europe.
On avance à grand pas vers une vraie pénurie.
Notez que moi je m’en contre-cogne le coquillard : Je cuisine à l’huile d’olive, à la crème fraîche ou à la mayonnaise (même le camembert, quand j’en trouve !)…
Mais tous les autres vont devoir passer au régime « allégé ».
Un régal !
Car la canicule, qui a sévi durant une petite semaine dernière et la sécheresse qui s’accentue mois après mois, inquiètent sérieusement le monde agricole alors que le mois de juin a déjà battu tous les records de températures.
On s’en faisait encore l’écho en début de semaine.

Un pic de chaleur très précoce touche les trois-quarts du territoire national gauloisien qui avance les moissons et pourrait avoir des répercussions sur les rendements. À court terme, c’est sans doute les éleveurs qui sont le plus préoccupés par la santé du bétail et sa productivité.
« Les vaches n’aiment pas la chaleur, elles cherchent le moindre coin d’ombre. Une telle température sous une peau en cuir, c’est compliqué, les animaux ont besoin de boire beaucoup plus, et mangent moins », expliquait un éleveur laitier dans l’Oise qui n’hésite pas à arroser au jet d’eau son bétail. 

Au-delà du risque sanitaire, les éleveurs constatent surtout et déjà une baisse très nette de la production de lait, jusqu’à deux litres en moins par jour et par vache, soit environ 70 euros par jour pour un cheptel moyen d’une centaine de têtes. Un manque à gagner dont les éleveurs se seraient bien passés alors qu’ils doivent affronter en plus une baisse des cours mondiaux du lait.
Les organisations de producteurs, souvenez-vous, demandaient un prix de 34 centimes par litre, contre 30 centimes encore récemment. Cette hausse de quatre centimes devait leur permettre de couvrir les coûts de production des exploitations.

Alors qu’est-ce qui se passe réellement ?
Eh bien, depuis la disparition des quotas européens en 2015, la production de lait a cru. Et les prix se sont donc effondrés malgré les efforts des industriels pour stocker les surplus sous toutes ses formes (poudre, congélation), de l’ordre de – 4 % en 2016, avant une stabilisation depuis le début de l’année.
Et paradoxalement, le prix du beurre a grimpé en flèche sous la forte accélération de la demande aux États-Unis, où l’image du produit s’est améliorée. Les chinois importent à tout-va du lait indien, 40 % de la production mondiale (et encore ailleurs) et les marges des « baratteurs-fabricants » ne suivent pas…

Il faut en effet 22 litres de lait pour faire un kilo de beurre (4 plaquettes de 250 g). 12 litres pour faire un kilo d’emmental. 2 litres pour faire un camembert…
Le beurre n’est donc pas la priorité des industriels.
Or, la tonne  de beurre se vendait encore plus de 4.000 euros, soit 1.000 de plus que l’an passé. « Début 2016, je payais la tonne 3.000 euros. Ces derniers mois je dois sortir 4.400, 4.500 euros la tonne ! » expliquait un boulanger qui réalise ses fameux kouignamanns, qui ont ainsi augmenté de 70 centimes depuis un an…

Ce 20 juin, la tonne sortie d’usine cotait 4.737 €, soit + 150 % sur un seul semestre. En Nouvelle-Zélande elle cotait 5.700 $, soit + 475 %. Aux USA le cours était de 5.486 $/lb, soit + 263 %.
Plus personne ne gagne d’argent à vous fournir votre tartine-beurrée !
Le paradoxe, c’est que seule la matière grasse du lait est utilisée pour faire du beurre. Or, elle ne représente que 3,5 % à 6 % de ce qui est vendu.
Dès lors, le prix du lait n’a qu’un impact minimal sur le prix de la plaquette…

Dès lors, les producteurs de lait ne profitent pas de cette situation et les organisations de producteurs ont lancé un mouvement de mobilisation.
« Nous interpellons nos coopératives, car nous avons l’impression qu’elles ne répercutent pas la hausse du cours du beurre sur leurs prix de d’achat du lait aux producteurs », s’inquiète-t-on.
De leur côté, les coopératives rejettent la faute sur la grande distribution, qui opérerait une politique de prix bas. Les produits laitiers sont souvent des produits d’appels pour les hypermarchés pour être « basiques », ce qui les conduit à être particulièrement durs dans les négociations de prix.

Mais il y a un autre phénomène : Puisque le prix du lait en amont des laiteries ne paye pas les coûts de production et, selon la FNPL, cette crise a conduit directement à la fermeture de 8 à 9 % des exploitations en 2016.
Et le mouvement s’accélère avec l’été 2017.
Le prix du lait à la ramasse depuis pas mal de temps contraint les producteurs à vendre leur viande-sur-pattes à l’équarrissage et autres abattoirs…
Peut-être avez-vous vu quelques « promotions » sur la viande de bœuf dans vos étals et rayons de supermarché.
Personnellement, j’ai pu acheter des barquettes de bavette d’aloyau résolument goûteuse à 6 euros le kilo, presque moins cher que la côte de porc (à 5,90), là où je payais tranquillement le triple il y a encore peu…
Oui, mais du coup, si les producteurs cassent la « machine à lait », les prix devraient grimper et le marché rechercher un nouvel équilibre.
Bé non, comme on vient de le dire – puisque le lait n’entre que pour 4 % dans la fabrication du beurre – et que pour « rebâtir » un cheptel productif, il va falloir plusieurs années (à force de le bouffer en steak).
Ah la divine Europe des quotas si… décriée par ailleurs par les mêmes de la même filière !
Que j’en rigole lourdement, figurez-vous…

Car souvenez-vous, vous payiez des impôts et taxes pour pouvoir payer cher votre plaquette de beurre.
Depuis que ça n’existe plus, soit vous payerez plus cher encore, soit vous en serez privé.
Les « sachants », quand ça dékonne sévère, ça dékonne sévère…

De toute façon, personne hors les distributeurs (et encore à 6.300 euros la tonne pour des plaquettes de 250 g à 1,65 €/TTC) ne gagne pas d’argent à vous fournir votre beurre : Le consommateur refuse les hausses de prix, préfère se priver, ou cuisine à la crème, à la margarine, à l’huile… et mayonnaise !
Et la guerre va commencer avec les beurres MDD (Marque De Distributeur). C’est actuellement la foire d’empoigne : Les contrats de la grande distribution sont ficelés de telle sorte qu’une  évolution du prix du lait se répercute sur le prix-cession. Mais quand la matière première manque et que les prix mondiaux du lait ne bronchent pas, l’évolution du prix-cession est bloquée.
« Les courbes se croisent », en ciseau…

Alors qu’est-ce qu’on fait quand il y a pénurie ?
Eh bien on ne livre plus, tout simplement…
Réplique des grandes enseignes : Elles déférencent !
La faute aux accords précédents entre éleveurs – souvenez-vous, très revendicatifs – et les industriels maintenus sous contrôle par les autorités administratives.
Donc blocage et pénurie à venir.
La guerre.
Même celui qui a de la matière première, il est coincé.
De toute façon, comme personne n’a assez de matière première, c’est certain, ce sera la guerre et ses nombreuses privations…

Et la note est plutôt salée pour les plus gros consommateurs de beurre que sont les biscuiteries industrielles ou les artisans boulangers pâtissiers. On vous l’avait déjà dit dans la presse : Les croissants seront plus chers et bien heureusement que « Coopé-rative » a su inspirer un nouveau format de ces gourmandises.
Pendant longtemps, les cours du beurre ont été très bas et les industriels en ont stocké de grande quantité en attendant que les prix remontent. Or, depuis l’an passé, la production de lait ayant diminué (et persiste à diminuer depuis), les stocks ont fondu et la production ne suit pas.
Bref, une crise « idiote » d’un marché qui n’a pas réussi à « former consensus » pour évoluer, se réformer, assis sur ses positions « dogmatiques-syndicales » et c’est le kouillon de consommateur qui va être privé de ses gourmandises beurrées.
C’est kon : Il aura peut-être du pain (quoique la canicule pourrait aussi avoir des effets sur la production de blé), mais en tout cas, la brioche, il faudra qu’il s’en passe.

Notez qu’à un moment, faute de marchandise et à défaut de rétablir les tickets de rationnement par décision ministérielle ou « jupitérienne-olympique », le consommateur (vous) finira par se faire douce violence et payer « plus cher » (comme d’habitude).
Eh bien ce sera justement le moment où la viande de bœuf ira en se raréfiant (en commençant par le veau d’ailleurs) et que là les cours vous seront répercutés directement dans l’assiette.
Bref, tous cocus et par les deux orifices, en quelle que sorte…
J’admire : Une configuration « intéressante » !

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