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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 13 mars 2016

Au nom du père (Chapitre XXXXIV ; Tome II)


Lettre posthume 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

Bien des années plus tard, Paul reçoit un courrier de Stéphanie qui donne quelques explications complémentaires. 

« 
Mon cher Paul ! 

Si tu reçois ce courrier, c’est que je suis morte ! 
Alors que j’écris ce courrier à ton intention, je vis actuellement dans un petit village colombien où les gens m’ont accueillie gentiment et où je m’occupe du dispensaire comme je peux. 

Pour faire court, j’ai longtemps hésité à te faire ce courrier : Tu es si loin et il y a si longtemps que je n’ai plus aucun signe de vie de ta part. Que je me demande si tu ne m’as pas oubliée. Ce qui serait normal.
Je ne saurai jamais si j’ai comptée au moins un peu pour toi ou non. Ce qui n’est pas si sûr.
Finalement, à part les quelques semaines où nos vies se sont croisées dans les circonstances que je n’ai pas oubliées pour ma part, nous sommes restés des inconnus l’un pour l’autre.
Sache que je le regrette : J’aurai aimé vieillir au moins quelques temps à tes côtés, au moins de temps en temps. 

T’expliquer aussi ce qui me tient à cœur, te dire ce que tu ignores et ainsi rester définitivement un peu plus proche de toi : Je sais, pour l’avoir compris, que tu veux aller « dans les étoiles ». Tu me ferais vraiment très plaisir si ce jour-là tu emportes cette lettre avec toi : J’y serai ainsi un peu aussi !
C’est d’ailleurs ce pourquoi je me décide finalement à te l’écrire, même si tu ne la recevras que quand je serai morte, je ne sais pas quand, mais rapidement par défaut de médicament à ma portée. 

Je vais essayer de faire court, mais il me faut te dire que quand j’étais petite, je n’imaginais pas ma vie comme elle s’est déroulée.
Je me rêvais belle et séduisante, rendant folle d’amour un beau prince charmant qui m’aurait fait plein d’enfants courant dans une immense maison avec un grand jardin fleuri.
J’ai eu droit à un foyer déchiré par l’alcool et la violence, aux foyers d’accueil successifs, à la dérive du « sirop de la rue », à des études ratées et un physique bien trop masculin pour une jolie petite fille à couettes !
Je n’ai pas choisi : C’est la vie qui l’a fait pour moi. 

Et finalement, la prison…
Pour le meurtre de mon pote d’alors que je n’ai pas commis, celui qui voulait bien me faire l’amour sans violence, avec des yeux qui brillaient quand il me regardait, que je l’aurai suivi n’importe où pour ces quelques moments de tendresse absolue. 

La prison, c’est toi qui m’en a sortie. Je sais, par hasard : Tu ne savais même pas que j’existais !
L’époque a été vraiment difficile pour moi : Sortir d’un milieu carcéral infernal, coincée entre des matonnes perverses et des détenues lesbiennes, pour être « exfiltrée » au royaume des coréens du nord, cantonnée strictement dans un camp boueux et infect de leur armée, y subir un entrainement commando des plus cons et physiquement éreintant, c’était pour moi tomber de Charybde en Scylla !
Épouvantable !
Surtout en compagnie de Cécile. 

J’imagine bien tes goûts en matière de femme, que Cécile, avec sa poitrine ronde et généreuse, ses fesses molles et ses cuisses ouvertes, lisses et mouillées, ses lèvres et sa bouche idéalement faites pour des fellations, ses petits doigts agiles qui savent masturber à souhait et prennent plaisir à « tenir un homme » par son gland, je sais qu’elle a ta préférence sur mon « grand corps » un peu gauche et si peu expérimenté de ces choses-là.
Je ne suis décidément pas « ton genre » de femme. Surtout en comparaison d’elle.
Pourtant…
Pourtant j’aurai aimé apprendre à tes côtés.
Mais sache que Cécile est une femme très dangereuse, une vraie meurtrière !
Une folle. 

Elle a eu l’occasion de me raconter sa vie définitivement brisée par l’horrible assassinat de ses parents sous ses yeux quand elle était toute petite.
Elle m’a dit ses meurtres, l’un au couteau à pain sur un juge, l’autre au cyanure pour un avocat, son projet contre le chef de la police, puis de s’en prendre au procureur et aux jurés qui ont relâché l’assassin de ses parents.
Une cinglée. Une vraie, je t’assure : Ça lui a monté jusqu’au cerveau reptilien.
Elle poursuivra son œuvre un jour ou l’autre : Méfie t’en ! 

À notre première rencontre à Hong-Kong, je n’ai pas du tout apprécié, mais alors pas du tout, que tu me violes : Il n’y avait aucune raison pour que je subisse ce dernier outrage après des semaines de fatigue et d’épuisement en Corée.
Je ne sais même pas le nom de cet horrible endroit !
Mais je t’écris pour t’avouer que si je me suis laissée faire redoutant le pire, et tu as été finalement suffisamment doux pour que j’apprécie cette étreinte forcée.
J’en garde encore un bon souvenir.
À ma grande surprise, tu as été assez gentil pour ne pas me sodomiser : J’ai horreur de ça.
Et de plus, tu as pris assez de précaution pour me faire jouir : J’en avais oublié que c’était si bon.
Même si je ne te cache pas que quand tu as présenté ton sexe pour le vider dans ma bouche, m’a traversé l’idée de le mordre. Je ne l’ai pas fait en pensant que tu reviendrais me faire jouir avec ce bel outil dont tu te sers si bien.
Tu es assez beau-gosse pour qu’aucune femme ne te résiste.
En bref, tu n’avais pas besoin de me « soumettre », je t’étais « acquise » ! 

Et bien au-delà de ce que tu peux imaginer : Non seulement acquise à tes projets du Sofitel de New-York, mais prête à tuer sauvagement n’importe qui pour te plaire !
Je venais de faire 10 ans de prison pour un meurtre que je n’avais pas commis : La Société pouvait donc me faire crédit !
J’étais « en compte ». 

Il s’est trouvé, si je me souviens bien, que l’occasion s’est présentée quand tu as été toi-même victime de ces vermines varoises, malgré tes avertissements et menaces de ne pratiquer aucune violence sur quiconque. J’étais à Nice chez « un copain » reconverti qui m’avait conseillé de reprendre des études d’aide-soignante.
Mon sang n’a fait qu’un tour quand j’ai lu dans la presse que tu étais dans le coma, donné pour mort.
Libre, j’étais déjà grâce à toi, libre, j’ai joint Cécile qui préparait le scénario que tu nous avais expliqué contre ton sénateur…
Libres, nous étions prêtes pour « faire justice » en ton nom. 

Tu ne connais pas le détail de cet épisode : Cécile aura sans doute sa version. J’ai la mienne à te livrer.
Nous nous sommes retrouvées à sa descente de TGV. On savait qui aller voir en premier, bien sûr, pour avoir été visiter dans la foulée d’un départ de ferry ton ami de Saint-Florent qui nous a rapidement mis au courant depuis Ajaccio.
Si c’est Cécile qui a su attirer notre première victime sur le petit-port du coin, jusqu’à la jetée, c’est moi qui ai réussi à l’entraver pendant qu’elle lui faisait une « gâterie ».
Notre objectif était seulement de lui faire avouer son geste.
Cécile a été terrifiante dans sa pratique de la torture sur ce type-là. Je ne savais pas qu’on pouvait tuer aussi sauvagement : Elle le tailladait avec un cutter alors qu’il tentait de se défaire de ses liens comme un sauvage en gueulant tout ce qu’il savait.
Il en a chialé comme d’un môme avant de cracher le morceau n’admettant que de n’avoir été qu’un complice, en dénonçant son pote le tireur et de nous donner quelques détails, persuadé que nous le laisserions vivre s’il parlait. Alors elle lui a coupé le sexe, ensuite les couilles une à une pour les jeter aux poissions !
Ça pissait le sang de partout. Elle lui a coupé le bout des seins, l’intérieur de la cuisse à la recherche de l’artère fémorale après avoir commencé à le scalper pour qu’il parle !
Une horreur ! Un vrai massacre inutile !
Une grande malade…
Qui se vengeait de la mort affreuse de ses parents. 

C’est elle qui a fini par l’égorger alors qu’il s’était déjà vidé abondamment de son sang ! 

Très secouée par la scène, j’ai été incapable d’aller plus loin et il lui a fallu toute une nuit et toute la journée suivante pour me persuader de lui servir seulement de chauffeur pour la nuit suivante.
Je crois qu’elle a pu assommer les deux autres comparses, sans moi, avant de mettre à exécution son projet d’incendie de leur boîte de nuit. 

Et nous sommes rentrées à Chalon pour nous occuper de ton sénateur.
Tu étais encore dans le coma quand il s’est marié : Tu ne peux pas savoir ce qui s’y est passé.
Mais tu peux l’imaginer, puisque c’est toi qui as conçu le scénario.
Qu’on a déroulé comme d’une horloge.
Il y avait du monde dans la salle des fêtes de la Mairie, mais parce que plusieurs mariages étaient célébrés en même temps.
Valérie a joué son rôle à la perfection, d’une voix forte et déterminée, toute seule comme une grande, impatiente de révéler à la face du monde en ce lieu symbolique d’avoir été abusée, violée et avortée par Philippe Lacuistre qui se présentait à peine contrarié devant un maire, dans une mairie !
Toutes les têtes se sont tournées vers elle avançant d’un pas décidé vers le maire qui du coup en est resté silencieux, tenant à la main la fausse attestation de paternité génétique qu’elle agitait nerveusement.
Et quand elle a annoncé que le sénateur épousait sa fille cachée à eux deux, et l’américaine de lâcher la main de son futur pour se jeter dans les bras de « sa mère » en pleurant, chacun a pu entendre et comprendre qu’elle était présumée enceinte de « son père ».
Le détail indispensable qui avait poussé le sénateur à l’épouser sous la menace de la révélation du scandale à la presse, mettant fin à ses visées politiques qui lui tenaient tant à cœur, la deuxième hypothèse que tu avais formulée s’il refusait quoique ce soit.
Bravo ! Lui a compris instantanément qu’il était devenu un « homme fini » en une fraction de seconde.
C’est bien ce que tu recherchais. 
On avait imaginé que lui se rebifferait, qu’il aurait pu être insultant. Il est devenu livide, blanc comme un drap !
Et s’est éclipsé en catimini pendant que les deux femmes pleuraient dans les bras l’une de l’autre : Magnifique !
Tu aurais dû être là. 

Nous avons suivi Lacuistre, Cécile et moi. Il filait tremblant comme une feuille d’arbre dans la pièce voisine, cherchant une sortie hors du grand escalier de la Mairie.
On lui a barré le passage jusqu’à ce qu’il se réfugie dans les WC de l’étage.
C’est Cécile qui a sorti son pistolet, l’a fait reculer jusqu’à la fenêtre et lui a tiré une balle dans la bouche qu’il avait grand ouverte.
Comme ses yeux !
Il n’a émis aucune protestation, aucun bruit, rien. 

Elle lui a appliqué ses doigts dans le trou de la détente pendant que je guettais dans le couloir. 
Nous sommes entrées dans les WC des dames juste à côté, et nous avons attendu un peu pour n’en sortir que plus tard, profitant de la cohue provoquée par le coup de feu.
Une fille vraiment dangereuse, je te le répète.

Avant de ne plus pouvoir rien en dire, je voulais te l’écrire pour que tu le saches.
Mon ami, juste une chose encore : Si tu pars pour les étoiles, emmènes-moi, emporte cette lettre avec toi.
Ça me ferait vraiment plaisir que tu ne m’oublies pas trop vite. 

Bien à Toi et sois heureux pour moi ! 

Stéphanie Roya 
» 



De quoi être quel que peu « secoué ».
Sacrée Stéphanie !                           
Il y a des gens, comme ça, auquel la vie ne fait décidément aucun de cadeau…
C’est terrible. 

Naturellement, Cécile n’aura pas le même récit.
Dans sa version à elle, bien au contraire, Stéphanie « était en compte » pour ses dix années, les plus belles, perdues derrière les barreaux pour un meurtre qu’elle n’avait pas commis.
Elle en avait conçu une rancœur incommensurable à l’égard de l’humanité entière et plus particulièrement à l’égard des voyous et des porteurs d’uniforme, d’en avoir tant bavé pour avoir pu survivre au milieu carcéral. 

« Alors quand elle a compris qu’elle pouvait aussi se rendre utile comme d’une revanche en se soumettant à  toi, Paul, elle n’a pas hésité.
Mais souviens-toi qu’il n’était pas prévu que Lacuistre soit abattu. Là où elle a basculé, c’est quand il a s’agit de te venger. »
D’abord, sa réaction a été de se dire que c’était bien fait pour ta gueule en apprenant ton assassinat.
« Il a fallu que je la secoue pour qu’on se retrouve au TGV. Elle considérait qu’on ne te devait plus rien, pas même la liberté. Que les comptes étaient soldés depuis New-York et la filature de Parepoux.
Alors que moi j’étais avec la fille de Beaune à lui apprendre et mettre au point son discours le jour du mariage de Lacuistre qui approchait de jour en jour, j’étais aussi en relation hebdomadaire, par textos interposés, avec les deux sœurs.
Il était juste question de filer en Corse pour en savoir plus sur tes agresseurs, lequel des deux avait tiré sur toi et de croiser les informations à glaner pour confirmer avant de les dénoncer aux flics. »
Mais, les flics, elle n’aimait pas. Mais alors pas du tout.
« La mort du premier de tes assassins a été une horreur. Je ne sais pas ce qu’elle a fait à l’autre et à leur patron.
Quant à Lacuistre, ça s’est passé comme elle te le dit. Sauf que c’est elle qui tenait l’arme en vraie pro.
Elle avait le goût du sang noyant son cerveau fêlé depuis notre passage dans le Var. » 

Une vraie salope, dangereuse, même après son décès.
« De toute façon, elle a toujours eu envie de te faire la peau après l’épisode de Hong-Kong. Elle n’a pas du tout apprécié que tu la « forces ».
Alors que j’étais là pour te contenter jusqu’au bout de tes désirs : Je n’ai pas compris. »
Ce qui ne colle pas avec l’idée de se venger sur Paco, Loco et leur patron.
« Ah mais si ! Entre te faire la peau elle-même et laisser ce plaisir à d’autres, ils leur volaient sa vengeance personnelle contre toi et ce fameux jour à Hong-Kong ! »
Mais elle n’a rien tenté depuis, pendant de nombreuses années.
« Tu étais inatteignable. Et puis avec le temps et sa nouvelle vie, il est possible que son instinct morbide, son goût du sang, se soient estompés. » 

Bref, on ne saura jamais comment les choses se sont vraiment passées.
Sauf qu’elles sont allées beaucoup plus loin que prévu : Le tort de ne pas être présent pour les ultimes détails d’exécution.
Mais pouvait-il alors en être autrement ?
Encore un détour du Destin à l’œuvre… 

I3, Paris, le 30 juin 2012

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