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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 1 novembre 2015

Au nom du père (Chapitre VII ; Tome II)

Suite des échanges avec Blaucher 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Tout cela est très recherché par le monde criminel du terrorisme et de la corruption qui se ressemble et qui s'assemble. 
Une complicité secrète inavouée s'installe entre ces deux royaumes, ces deux cartels dont les différences s'amenuisent de plus en plus. 
« Ces deux mondes ont en commun l'appât du gain rapide, la corruption endémique, l'utilisation de la menace, et le souci de « débiliter » les volontés des masses. 
Ces deux mondes ont tous les deux une organisation économique financière de type capitaliste structurée selon les mêmes paramètres avec le même but qui est de maximaliser le profit avec un contrôle vertical de productivité. 
La hiérarchie de ces deux mondes est militaire. 
La violence est la même soumise à la volonté d'accumulation monétaire pour la domination territoriale et la conquête des marchés. 
Ces deux mondes qui finissent par se mêler, ne craignent ni les sanctions judiciaires ni les commissions de contrôle. Ils agissent dans une liberté quasi-totale en traversant de leur fric mal gagné souvent, les cyber-frontières de la planète sans aucun obstacle. Ils trichent à la vitesse de la lumière sur le marché du comptant, au jour le jour, puis sur celui du terme plus dangereux encore car spéculatif. 
C'est le même rêve pour un banquier et un truand d'avoir cette vitesse d'accumulation doublée d'une fabuleuse liberté dans une totale absence de transparence pour des profits sans taxes. » 
 
« L'argent n'exprime plus la valeur des choses et ne sert plus uniquement comme moyen de paiement des marchandises. Des sommes astronomiques qui ne correspondent plus à rien de productif circulent sans assurer des gains de productivité ni à assurer une augmentation des véritables richesses économiques. 
Si bien que les profits réalisés dans ces opérations doivent être pris au détriment de l'économie productrice provoquant un appauvrissement de l'économie réelle et un véritable vol totalement impuni et commis par nos plus grandes banques. 
Cela convient particulièrement bien aux capitaux occultes qui peuvent se blanchir ainsi bien facilement. 
La faute revient aux produits financiers dérivés qui représentent plus de 10.000 milliards de dollars ! » 
 
Et tout peut faire l'objet de spéculation dans les produits dérivés : Du pétrole, du blé, du fric etc. même d'autres contrats de produits dérivés... 
Tout est bon comme support ! 
Comment fait-on ? 
 
« C'est simple on convient par contrat ferme l'achat à une date fixe mais ultérieure d'une quantité de fric (par exemple) à une échéance parfois lointaine à un cours déjà fixé à l’avance sachant qu'il va évoluer (c'est le change à terme parfaitement sain si on couvre un risque quand on doit recevoir une devise étrangère). Ceci est « hors bilan ». 
On peut attendre l'échéance et si le cours a augmenté on revend immédiatement le bien acheté moins cher à terme et on prend la différence sans recevoir le capital ou le bien. 
On peut aussi, avant l'échéance, acheter pour cette même échéance quand le cours est favorable, n’importe quand avant. 
À l'échéance, les capitaux ou les biens, titres, etc. vendus et achetés se compensent et seule la différence est gagnée ou perdue si les cours ne vont pas dans le sens prévu. 
Mais il y a toujours un gagnant et on peut très bien, dans la même banque être des deux côtés et n'encaisser que les profits en laissant les pertes à sa boîte ou à des clients... » 
 
« Le plus marrant est de commencer dans l'autre sens et de vendre à terme une devise ou un produit que l'on a pas en jouant sur la baisse des cours soit l'inverse du schéma ci-dessus : En l'achetant moins cher plus tard. 
Pour avoir le droit de faire cela il faut avoir une autorisation de change à terme de la banque. 
Les conditions sont simples, on n’exige bien souvent qu'un dépôt égal à 5 % du montant de l'opération de vente à terme rien pour les achats à terme. » 
 
« Le problème peut s'amplifier, car quand une perte de cet ordre survient les nouveaux produits reportent le dénouement du contrat par un autre en repoussant parfois éternellement le résultat négatif des opérations... et cela fait chez Barings, ou chez Kerviel, quand on en s’en est rendu compte longtemps après. Imagine les cadavres dans les placards des banques. La BDF le sait mais n'a pas les moyens de vérifier ces opérations qui sont hors bilan et compensées... » 
 
« Les artisans de ces opérations sont les traders qui sont motivés par des revenus insensés dépassant de loin ceux de leurs dirigeants qui ne les contrôlent plus. 
Ils sont pris de passion et d'une volonté incroyable à écraser le concurrent enivré de faire de l'or avec du vent : La violence de leurs actions se retrouve dans les marchés et dans la vie quotidienne. 
Les bénéfices pipés sont, au début, astronomiques mais les réveils sont parfois difficiles quand le trader part en congés et que le marché se retourne par exemple… » 
 
« Il existe une criminalité financière que vous devrez raconter un jour, celle qui pousse plus de gens à se révolter, à poser des bombes et se faire shooter dans des buildings. 
La crise de civilisation est là. Dans les crimes de ces gens-là, trop bien nourris aux stock-options et aux primes de résultats ! » 
Paul n’y comprend pas grand-chose, à vrai dire. 
 
« C’est pourtant simple ! » 
Tu prends un type qui a besoin de frégates furtives, d’avions de combat, de systèmes de détection sophistiqués, d’obus, de canon, de pétrole, de coton ou de blé, peu importe. 
Ce qui est important, c’est que ce soit gros et qu’il y ait du temps entre le moment où la commande est passée et le moment où la chose, des titres, des créances, des tourteaux de soja ou des bottes de paille, seront livrées. 
Ça part d’un endroit et ça arrive à un autre. 
« Prenons l’exemple d’un pétrolier qui fait le plein des cuves à Dubaï et qui va livrer à Antifer. Trois mois de mer. 
À Dubaï, le prix est payé cash par l’affréteur au chargement en dollar à un prix donné, celui du cours pour compliquer les choses. Mais la plupart des contrats prévoit un cours entendu d’avance. 
L’affréteur n’a pas nécessairement l’argent. Il va voir son banquier qui finance l’acquisition. Ça se passe en amont de la commande. 
Le banquier a globalement un mois pour acheter du dollar à virer le jour J au vendeur de brut. 
Il achète une option dollar à J – 30. Si le dollar monte, il lèvera l’option. S’il baisse, il laisse tomber l’option et achète comptant sur le marché. 
De toute façon, il a fait souscrire une autre option à cours défini à son affréteur, qui lui veut un prix fixe à la commande. 
Première marge d’intermédiaire, plus les commissions. » 
 
« Pour payer son achat, l’affréteur revend son contrat, livraison à Antifer à J + 90. Le prix obtenu sur le marché permet de payer le banquier. 
En contrepartie, il rachète une option sur le déchargement audit port à J + 90 à prix convenu, celui du marché. 
Le gars qui lui vend l’option et lui achète la livraison, il se refinance à son tour sur le marché où les « investisseurs » spéculent sur les cours du pétrole durant 90 jours. Y’en a qui font des plus-values et les moins-values sont couvertes par des options à terme, mais aussi sur la valeur dollar à terme. 
90 jours plus tard, le pétrole est déchargé à Antifer, les contrats se dénouent, mais comme ils ont pu changer de mains des dizaines de fois par jour, chacun fait ses comptes à raison des spéculations successives. Et tout le monde se partage les gains entre l’option la moins chère et le prix le plus élevé du cours. » 
Il y a forcément des perdants… 
 
« Bé non ! Si ce sont « les marchés » qui perdent, mais eux-mêmes n’ont jamais engagé d’argent, parce que les cessions se font en réel entre 1 et 5 % de commissions, qui servent à garantir les paiements en chambre de compensation. 
Le perdant, il n’est pas fou : Il se refinance lui-même sur le contrat suivant ! Il y en a 70 par jour qui se nouent dans chaque port de chargement… Les pertes éventuelles sont compensées par des gains ultérieurs. D’autant mieux que comme ces cessions de contrats sont des engagements hors bilan et que personne ne les contrôle même en fin d’année, ce n’est pas dans la mission des certificateurs, gendarme des bourses et autres commissaires aux comptes, ça peut durer longtemps jusqu’à ressortir avec une plus-value. » 
Et puis il y a une autre astuce qui consiste à déporter les pertes sur les « petits-épargnants », en général des entreprises disposant de cash de par leur activité, quand vraiment le marché est décidément à la baisse durable, ce qui est arrivé à chaque explosion de bulle : Le prétexte est facile alors d’expliquer que la bulle a pété, d’autant qu’on a maintenu le client dans l’idée qu’il a fait des gains monstrueux pendant des mois et des mois ! 
 
« Et quand c’est une entreprise qui vend une centrale nucléaire ou des avions, ça se passe de la même façon ? »
C’est un tout petit peu plus compliqué. 
Le contrat est libellé par date successive : 10 à 30 % à la commande selon l’importance du marché et des études préliminaires, la suite au commencement de fabrication, puis aux diverses dates de livraison, par étape et tranche de 5 à 10 % pour des contrats qui s’étalent sur plusieurs années. 
 
« La première tranche d’acompte, paye effectivement les études, mais également les commerciaux et les intermédiaires. Quand ce sont des contrats soumis à autorisation d’un État, le préalable est de payer les intermédiaires qui sont garants des commissions et rétro-commissions à verser. Souvent, ils en font l’avance sous forme de lettre de changes à terme, escomptables. 
L’avantage, c’est que quand le destinataire escompte pour se payer de sa signature, si l’intermédiaire estime que le contrat n’est pas tenu, il colle une opposition à la lettre de change émise et le destinataire se retrouve en situation d’avoir tirés des chèques en bois. Ce n’est jamais arrivé, sauf pour les frégates de Taiwan, justement. 
Ce qui a flanqué le boxon dans le système des rétro-commissions et fait condamné la France à des versements d’indemnités copieuses à en être faramineuses. » 
Dans l’affaire des sous-marins de Karachi, les lettres de change ont été frappées d’opposition. Du coup, les destinataires des commissions sur place on fait parler la poudre. 
« En vain, crois-je savoir ! Mais il y en a eu quand même 11 qui sont restés sur le carreau. » 
En revanche, là où c’est « juteux », c’est que sachant où, quand et dans quelles devises les versements vont avoir lieu, tout le monde se couvre des risques de change aux termes successifs. 
 
« L’astuce du « barter-triangulaire », c’est de croiser les contrats import-export et les échanges de devises, les termes des contrats obligataires venant à échéance, notamment sur les dettes publiques ou les grandes entreprises émettrices, voire les institutions. Tu peux donc acheter à « bon cours » la contre-valeur, sur option, sur ces titres en croisant les termes, tels qu’au moment des paiements, il n’y ait pas de rupture. 
Autrement dit, pour payer la énième tranche d’un contrat d’armement libellé en dollar, alors que la monnaie du pays acquéreur est le Yuan et celui du pays exportateur de sa technologies est de l’Euro, il est assez facile de spéculer sur l’Euro, tout en spéculant sur le dollar par rapport au Yuan ou à l’Euro en ayant en portefeuille non pas de la monnaie, mais des obligations remboursables à ladite échéance, ou en paiement du chargement d’un pétrolier, ou d’un cargo de blé en vrac, de thé, de containers d’ordinateurs ou d’automobiles. 
En fait, dans cette hypothèse, la compensation est telle entre ces divers opérateurs, tu peux arriver à équilibrer, sur des dizaines de millions de dollars ou de francs Suisse, voire des centaines, qui ne nécessiteront que quelques milliers de dollars de plus ou de moins.  
Il faut imaginer qu’il n’y a pas de transfert réel d’argent : Ce ne sont que des écritures ou débit égale toujours crédit. Il s‘échange ainsi tous les jours des milliards de dollar sur toutes les places monétaires et l’argent n’apparaît jamais en tant que tel. » 
Par exemple, avec la Suisse, on en est à quelques centaines de francs/jour à peine plus quand c’est bien fait. 
 
Ouais, mais les payes sont bien faites en monnaie sonnantes et trébuchantes locales. 
« En chèque ou par virement. Mais tu ne sais pas que l’argent qui sert à faire les payes, il est venu dans la minute d’avant d’un transfert éclair, du paiement d’une commande, faite il y a trois mois, créditée elle-même sur une somme reçue en paiement d’un camion, d’un pétrolier ou d’un avion, elle-même créditée du détachement d’un coupon, ou de la levée d’une option quelconque sur un titre lambda sur le marché de Tokyo et ainsi de suite. Tout cela se passe à la vitesse de la lumière tout autour de la planète, tout au long de la journée calendaire et tout ce qu’on demande, c’est que le débit soit toujours égal au crédit. Simple ! » 
Et comme les réserves des banquiers crapuleux, sur leurs mouvements dans les places off-shore sont énormes à force d’avoir accumulé des plus-values, 60.000 milliards de dollars, il suffit d’un ordre. 
« Je ne veux pas t’affoler, mais quand on entre dans une salle de change et que tu demandes aux traders qui sont les « investisseurs », ceux qui passent les ordres d’achat ou de vente, ceux qui donnent ou ne donnent pas d’ordre de virement, aucun ne sait. Ils ne voient jamais qu’un tout petit bout de la lorgnette, d’autant que sur les marchés à termes, tu es habilité à travailler avec seulement 5 % de cash. Tout le reste, ce sont des effets de levier, qui font monter un cours, le font redescendre aussitôt ou un peu après. Parfois plusieurs fois dans la journée ou dans l’heure. Un écart d’un dixième d’euro, quand il s’agit de dizaines de millions d’euros, c’est tout de suite 1 millions d’euro de plus-values. » 
 
Mais alors, si c’est possible, pourquoi ne pas le faire ? 
« Parce que tes banksters, ils payent leur monde de corrompus en cash ! Donc ils ont inventé la notion « d’intermédiaires nécessaires » qui assurent le financement des commissions et autres rétro-commissions, tellement entre voyous, on ne se fait pas confiance ! » 
Et ceux-là ont raison, puisque même un Rackchi est capable de décider de tout bloquer. Le grain de sable qui fait que tout l’édifice peut s’écrouler. 
Et bien sûr, les tribunaux de patauger gravement là-dedans. 
« Tu m’en apprends de belle. Je comprends mieux les histoires de compensation et les manipulations hasardeuses que le système permet quand on n‘est pas un honnête. » 
Et des malhonnêtes, il y en a de plus en plus.


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