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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 5 juillet 2015

Au nom du père (Chapitre XXX ; Tome I)

Évasion tonitruante 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Ils se mettent à quatre, dont deux armés de 357-magnum pointés sur ses tempes pour le détacher, les bras pris en clé dans le dos. 
L’odeur de la mer se fait plus forte dans l’étroit couloir qui mène aux toilettes. Du formica partout au mur, des néons au plafond bas. On pourrait être sur un bateau, mais ça ne roule même pas un peu. 
Le gars de devant ouvre une porte, tourne à gauche. Les deux gardes armés passent en file indienne à travers le chambranle exigu. Le quatrième ferme la porte derrière eux. 
Quelques mètres plus loin dans la coursive fermée par une autre porte, les toilettes sont à droite. 
« Bon les gars, vous me lâchez ou vous me la tenez ! » Le WC est étroit. L’un des gardes lui maintient le bras gauche derrière le dos pendant que Paul sent nettement le canon de l’arme de son collègue appuyer sur la nuque. 
 
« Ah que ça fait du bien, les gars ! Vous pensez que j’aurai droit à une petite collation avant de passer l’arme à gauche ? » 
Ils se concertent et en causent entre eux avant que l’un ne se décide à répondre qu’il verra ça une fois qu’ils seront de retour. 
« Merde ! J’y arrive pas ! » prévient Paul qui tente de refermer sa braguette en sautillant une fois soulagé. 
L’étreinte du garde qui le maintenait jusque-là, le flingue pointé de l’autre sur la nuque de Paul, se relâchent un peu. Juste ce qu’il faut pour que Paul en profite pour se baisser vivement un peu plus bas, l’air de prendre son élan pour sautiller plus haut et il se retourne le coude du bras libre lancé vers le bras qui tient l’arme. 
La détonation claque dans un formidable bruit d’explosion qui martyrise les tympans de tout le monde. 
Paul est déjà sous son « body-garde » qu’il fait basculer la tête vers la cuvette des WC en le soulevant violemment à l’entre-jambe alors qu’il lâche son emprise sur sa clé-de-bras. 
Bousculade dans la coursive. Coup de tête dans l’abdomen du suivant, au niveau du plexus. Un second coup de feu claque et va se perdre on ne sait où ! 
Paul se saisit de la première arme qui vient de tomber au sol et ouvre le feu à l’aveugle vers le couloir, couvert par le corps du second garde qui tente de reprendre son souffle. 
Bruits de course. Claquements de porte. Coups de feu. Sonnerie hurlante d’une alarme. 
Il faut qu’il dégage très vite. Avec 2 balles dans le barillet, il ne pourra pas tenir un siège très longtemps. 
Paul jette un œil dans le couloir. Une porte claque à gauche. Personne. Il file à droite après avoir donné un coup de crosse sur le crâne du second garde. La porte du fond s’ouvre sans difficulté. 
 
L’air du large. Une étroite passerelle. La mer quinze mètres plus bas. Il est sur une plateforme de forage pétrolier. 
À gauche, à droite, sur la passerelle, des hommes en armes qui le mettent en joue avec des AK 47. Paul enjambe le bastingage et saute en mer. 
Qu’elle est froide ! Très froide, même. 
Sa chute freinée par l’eau qu’il atteint pieds joints en premier, une main bouchant son nez, l’autre servant à s’équilibrer, il met un temps infini à refaire surface et reprendre son souffle. 
Il s’agit bien d’une plateforme pétrolière, avec ses quatre piliers posés sur un haut-fond. 
Mais sans forage actif. Le soleil est couchant et aucune terre n’est visible depuis le niveau de la mer. 
 
Les équipes de sécurité mettent un zodiac à l’eau pour le récupérer. La sirène d’alarme s’est tue et on entend nettement la voix de Priscilla hurler des ordres et des invectives, plus haut. 
« Connard ! Tu crois que tu peux aller où, comme ça ? » entend-il à son adresse. 
Le zodiac touche enfin l’eau et approche. Trois hommes à bord. Au moins deux armés. 
« Celui-là, je le veux vivant ! Vivant ! » Les sons raisonnent et font écho sous la plateforme où patauge Paul transis de froid par la température de l’eau. 
Il fait même quelques brasses en direction du hors-bord pour abréger son temps d’immersion. 
 
L’un des hommes lui tend la main pour le récupérer pendant qu’un autre le met en joue et que le troisième pilote le moteur. 
« Toi ! Tu as entendu les ordres ? Elle me veut en vie, ta patronne, alors tu ne tires pas ! » dit-il en saisissant le bras tendu sur lequel il exerce une traction aussi soudaine que brutale. 
L’homme en glisse et tombe à l’eau à son tour. 
« Bé merde ! » fait-il en se hissant tout seul à bord grâce aux filins et poignées existants à cet effet sur le boudin. « Toi, va l’aider ! » fait-il au barreur en désignant son équipier à l’eau. 
Le monde à l’envers… 
 
Pendant que l’un continue à viser Paul à la tête avec sa kalachnikov depuis la proue du zodiac, les pieds bien calés, l’autre s’approche de Paul et se joint à lui pour tendre leur main au troisième qui patauge grave à son tour dans la petite houle résiduelle. 
Paul se saisit alors du 11,43 sis dans son étui à la ceinture, côté droit du barreur, main gauche. 
Et en un seul mouvement, il se retourne à droite, dégage le cran de sécurité de l’arme avec l’index, arme avec la main droite et flingue, de deux balles ajustées au jugé, le porteur du fusil d’assaut qui en choit à la renverse en mer. 
L’ex-barreur, lâche son coéquipier et tente de maîtriser Paul par derrière. 
Coup de coude dans les côtes. Paul se dégage, se retourne et ajuste son agresseur. 
« À la flotte ! » lui fait-il signe avec le canon de son arme pointée vers le gars, qui ne se fait pas prier, alors que le troisième commence déjà à s’éloigner. 
 
« Bande d’incapables ! Abattez-le ! Abattez-le ! » hurle Priscilla 15 mètres plus haut qui n’a rien manqué de la scène. 
Il est temps pour Paul de déguerpir et il opte pour un grand coup d’accélération sous la plateforme qui le protège des premières rafales qui claquent dans son dos, à l’opposé de là où il est tombé. 
Nord-est ? Au jugé, d’après la position du soleil déclinant. 
Maintenant, il s’agit de réfléchir vite. 
Vite et bien ! 
En un coup d’œil, Paul fait l’inventaire du bord. Une haussière, une pagaye, un mouillage, un réservoir de carburant, une bouteille de plongée, deux paires de palmes, une bouée et deux gilets de sauvetage, une combinaison de plongée en deux morceaux, qui dépassent du coffre. 
Une rafale claque dans son dos. Virage à bâbord. Virage à tribord. 
Encore une série de rafales. Il est désormais hors de portée des kalachnikovs. Mais peut-être pas encore d’une arme plus puissante. 
Le soleil va pour se coucher, la houle se fait forte. C’est le moment, quand il voit un petit panache de fumée blanche s’échapper de la passerelle au loin. 
 
Priscilla est folle furieuse : son greffon se taille à travers tout l’Atlantique ! Après tout le mal qu’elle s’est donnée pour l’avoir à sa merci !
Tout ça à cause de quatre connards incapables de tenir un prisonnier solidement ligoté.
Et son père qui arrive dans les vingt prochaines minutes, sans possibilité de faire demi-tour pour devoir refaire les pleins sur la plateforme… 
Un mort dans ses rangs, un blessé grave. Ce qui réduit à huit hommes valides son équipe de sécurité. 
Et une équipe d’intervention chirurgicale complète prête à intervenir pour rien. 
« Je crois que nous l’avons abattu ! » 
« Alors allez le rechercher ! Et ne revenez pas sans son cadavre ! » 
« C’est que ça peut être long : il y a au moins deux heures de carburant à bord du zodiac ! » qui continue à filer droit vers des terres arctiques improbables. 
« On attendra le temps qu’il faudra. Utilisez l’hélicoptère et équipez-vous pour plonger. On ne sait jamais, bande d’incapables ! »
Elle est furieuse. Des incapables, payés chers pour être loyaux à l’infini mais surtout efficace. 
Elle en a la rage au cœur : il s’agit de rattraper ce contretemps et ces inefficiences accumulées au dernier moment. 
 
« Nous avons un léger contretemps, » fait-elle à l’équipe chirurgicale qu’elle retrouve à proximité de la salle d’opération. « Nous avons eu un accident et j’ai un de mes hommes d’équipage qui s’est blessé bêtement avec une arme à feu. Pourriez-vous envisager de le soigner ? » 
Il est médecin-chirurgien. Le bloc est prêt. Ils peuvent faire. « L’inconvénient, c’est qu’il faudra désinfecter le matériel après, pour la greffe. Le Professeur devra attendre une petite heure de plus ! » 
Pas bien grave : il survivra encore. Il l’a fait jusque-là. 
« Nous avons aussi quelques retards pour l’arrivée du greffon. Il y a un problème… d’intendance ! » 
Qu’était-ce, tous ces coups de feu ? 
« Mes galopins qui se sont mis en tête de pêcher des thons de cette façon-là ! Je suis furieuse ! Des gamins qui ont découvert l’armurerie. D’où l’accident de tout à l’heure. Ne vous inquiétez pas, j’y ai mis bon ordre. Il y a juste ce type qui s’est blessé et qu’il faut soigner ! » 
Le mensonge passe, bien que la situation semble ambiguë pour le jeune praticien et son équipe : venir faire une greffe sur une plateforme pétrolière désaffectée, un foie en plus et sur la personne du professeur Risle lui-même, alors que c’aurait été tellement plus simple de la faire sur place à Montréal, c’est une idée vraiment idiote. 
La raison invoquée de rapprocher le receveur du donneur soi-disant Islandais ne tient pas trop la route non plus, pense le chirurgien. On lui raconte n’importe quoi, même si l’essentiel est de sauver le professeur, ce qui est en soi un très grand honneur pour lui. 
Il fera donc comme on le lui demande : le blessé par balle et ensuite la préparation du Professeur. 
 
Frank et une équipe parte à la poursuite du zodiac volé en hélicoptère, le temps de s’équiper pour l’expédition. 
Ce qu’ils ne savent pas, pour ne l’avoir pas vu dans la pénombre du crépuscule et les embruns du sillage, c’est que Paul n’a jamais eu l’intention de faire une traversée de l’Atlantique en zodiac : il s’est rapidement extrait de son cockpit de caoutchouc alors que les tireurs l’ajustaient, juste au moment où il a vu le panache de fumée ! Vue la distance approximative, il n’avait même pas une seconde pour plonger à la renverse. 
Et il décide de revenir à la nage, en apnée dans un premier temps, discrètement au moins, sans remuer trop d’eau. Restant en observation de ce qui se passe sur la plateforme. 
Non seulement il lui faut récupérer Shirley, il ne va quand même pas la laisser entre les mains de ces bouchers-là, mais si possible, neutraliser tout ce panier de crabes de criminels endurcis. 
Le professeur, sa salope de fille, l’équipe de tueurs à gage, la station, tout ça d’un seul tenant et loin des regards, s’il réussissait, il pourrait vivre de nouveau normalement et son frère pourrait sortir de son trou. 
Problème, l’eau est vraiment très froide, il n’a eu le temps que d’enfiler le gilet de néoprène de la combinaison de plongée et la station paraît si éloignée qu’à plusieurs reprises, Paul imagine ne jamais y parvenir. 
Il lui faut vraiment « s’arracher » les tripes et le mental pour faire les 600 mètres et arriver au pied de la station peu après le moment où enfin Frank décolle avec son hélicoptère. 
Sur le coup, Paul en plonge la tête sous l’eau salée mais quand il comprend ce qui se passe dès la direction de l’hélico identifiée comme étant celle approximative de la trace de son zodiac, il sait qu’il a sa chance… 
À condition de ne pas trainer. 
 
L’ascension du pilier auquel il s’est accroché est pénible, délicate même, au début à cause des mousses qui s’accrochent aux poutrelles des contreventements, délicate ensuite à cause des morceaux de rouille qui éclatent la peinture, de l’humidité du milieu marin, périlleuse enfin à raison des graisses étalées sur les créneaux de manœuvre de la plateforme, mais il y parvient. 
Une fois à bord, il s’agit de se repérer sans se faire remarquer… Et de bouger. Il y a les ronflements de la ventilation assistée, des bruits de mécanique qui tournent. 
C’est l’étage technique dans lequel il a pu pénétrer. 
Au-dessus, ce sont les dortoirs. Mais au fond d’un couloir, il découvre un placard ouvert où trainent encore deux kalachnikovs armés. Il s’en saisit d’un, emporte deux chargeurs dans les poches d’un pantalon de hasard trouvé dans une des cabines d’équipage (un peu court) où il  vient de se changer pour ne pas patauger dans un vêtement détrempé, et un 9mm : il s’agit d’être paré à faire front à n’importe quelle menace.
Encore au-dessus, c’est l’étage d’où il vient de s’évader. Il est désert à l’exception d’une cellule comparable à la sienne, d’où il repère une voix plaintive qui ressemble à celle de « Shirley ». 
« Pousses-toi le long de la paroi où se trouve la porte : je fais sauter la serrure ! » 
« Pôal ? » 
« Abrite-toi et protège ta tête ! » 
La serrure saute facilement, mais les coups de feu donnent l’alerte à l’équipe restée à bord. 
Quant à « Shiley la tâche de rousseur », elle balade sa quasi-nudité, de jolies rondeurs là où il faut, en petite culotte et soutien-gorge, exhibant ses tatouages épars et discrets : la tenue idéale pour le baroud à venir, non ? 
« Viens ! On fout le camp d’ici ! » 
 
Il faut encore grimper, et pieds nus la fille a un peu de mal à suivre sur les échelles de coupée antidérapantes en ferraille, balançant à merveille ses « parties molles ». 
À l’étage du dessus, ils entendent une cavalcade descendante d’une troupe attirée par les deux coups de feu. 
Paul rafale au jugé dans le tas : pas de cadeau pour tous ceux qui veulent lui faire la peau pour son foie ! 
La rage succède à l’épuisement de la nage à allure forcée de tout-à-l’heure, et surtout la montée des 15 mètres de poutrelle. Paul en a plein les bras à mal tenir son fusil-mitrailleur qui manque de lui échapper des mains. 
On riposte au jugé, là-haut ! 
« Il est par-là ! » 
« À l’étage de la salle d’opération ? Abattez-le, il est sur place ! » C’est Priscilla qui précise en criant, n’est-ce pas. 
Salope, va ! 
Paul et Shirley font demi-tour pour les prendre à revers, longeant un peu plus loin ladite salle où opère déjà une équipe.
Il entre : « Vous là, laissez tomber ce connard ! La station explose dans 5 minutes ! Dégagez vers les issues de secours. » 
What ? 
« Dehors ! » et joignant le geste à la parole, il arrache le toubib à sa table d’opération et rafale dans le matériel médical. 
Cris des femmes de l’équipe. Un grand désordre. 
« Dégagez, j’ai dit ! Tout de suite ! » 
 
L’équipe menée par Priscilla arrive à ce moment-là guidée par la rafale et les cris et tire au jugé sur les assistants du toubib, qui refluent vers la salle d’opération. Ça s’annonce mal ! Shirley est tétanisée dans son coin par un tel déchainement de violence. 
Paul les laisse approcher. Un garde encadre la porte. Il est abattu avant même de se rendre compte de la situation. 
« Restez-là. Que personne ne sorte. Toi, avec moi ! » C’est encore la voix de Priscilla : il doit y avoir une autre entrée dans ce bocal qui aurait pu être propre et aseptisé.
Oui, là-bas, au fond à droite. 
« Shirley. Prend ce flingue. Tu tires sur tout ce qui bouge venant par cette porte et sur ces gens (il désigne le groupe médical replié derrière le toubib qui n’en mène pas large, accroupie dans un coin), dès qu’il relève le nez. N’hésite pas, c’est vraiment une question de vie ou de mort pour toi aussi, je te jure ! » 
Elle a les yeux grands ouverts comme des soucoupes volantes, le geste mal assuré, prise de tremblements, de froid ou de peur, il ne saura pas. 
 
Pendant ce temps-là, sans perdre de vue le groupe pris entre deux feux, ni la porte par laquelle ils sont entrés, Paul se glisse accroupi de l’autre côté de la pièce. 
La poignée est tournée lentement. C’est pour la seconde qui va suivre. 
Bien coordonnés, leurs adversaires pénètrent simultanément des deux côtés.
Paul sans l’ajuster, tire sur le premier qui se présente et qui s’effondre sur son suivant, blessé à en gueuler de douleur pour l’occasion, puis retourne son arme de l’autre côté de la pièce où les deux gardes « rafalent » à l’aveugle à leur tour alors que Shirley tire n’importe comment, dans la panique du moment. 
Il les abat et stoppe le feu quand il sent le canon d’une arme pointer sur sa tempe. 
C’est Priscilla… 
« Je t’ai eu mon bonhomme. Mon Père sera sauf ce soir malgré tous tes efforts. » 
Une détonation. Il vit encore, les yeux fermés. Pour les rouvrir instantanément : deux autres claquent au-dessus de sa tête en direction approximative de Shirley qui venait de faire feu au jugé vers Priscilla. 
Paul fait un grand balayage de sa jambe libre dans les pieds de Priscilla qui, déstabilisée en tombe lourdement sur le côté. Lui est déjà debout, un pied sur le poignet de la dame pour la désarmer. 
« Je t’avais dit deux balles. Pas plus. » 
Il ajuste le foie et fait feu à bout portant, ce qui lui arrache un hurlement de douleur terrifiant. 
« Celui-là, c’est pour t’ôter tes rêves d’éternité. Le suivant sera pour t’y envoyer au diable ! » 
« Non ne fais pas ça ! Tu ne sais pas ce que tu perds si tu fais ça ! » réussit-elle à dire entre deux râles, dans son affolement. Son cerveau est ébullition, elle est prête à lui inventer n’importe qu’elle mensonge pour survivre, examine la faisabilité de milles options, que, que…
Oh que si, Paul sait ce qu’il a à perdre s’il ne le fait pas. 
Il achève le blessé du couloir qui fait mine de se relever à proximité en passant. 
 
« Je vais te dire : tu suces bien, manifestement tu as dû t’entrainer plus qu’à ton tour. Mais question cul, t’es nulle. Je ne comprends pas mon frère… » 
Il approche le canon de son arme encore fumant de sa bouche. Elle a les yeux écarquillés en faisant « non » de la tête : « Ah, je dois te dire aussi avant que tu ne pollues plus l’air que je respire. Jacques se prélasse au soleil avec de vraies baiseuses qui aiment ça et ne le font pas que par vice ou intérêt ! » 
Et il enfonce la queue de détente à en étaler sa cervelle sur les murs alentours. 
Elle cesse de penser, n’entendant même pas le coup de feu qui l’a mise en pièces… 
 
Ils sont tous terrorisés. 
L’effet de l’aspect de Paul, éclaboussé du sang de sa dernière victime ? 
Shirley est sans doute la plus tétanisée. 
« Fichez le camp et vite. On n’a plus que 4 minutes ! » 
Et les blessés ? 
« Vous en faites ce que vous voulez. De toute façon tout le monde est en état d’arrestation. Vous, votre blouse pour habiller la demoiselle ! » qui n’a que quelques égratignures dus aux éclats de verre qui jonchent le sol. 
Le toubib, il ne demande pas son compte, derrière ses petites lunettes et tend son vêtement de chirurgien. 
Maintenant, il s’agit de s’assurer que tous les commandos sont neutralisés et de trouver des explosifs : l’hélicoptère de Risle va arriver et celui de Frank ne doit pas être très loin…

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