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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 4 juin 2015

Les listes noires…

Savez-vous qu’ils sont trop drôles ?

Les autorités aéroportuaires ont des listes noires de passagers indésirables. Mais à défaut de « physionomistes » (ils sont tous cantonnés devant les boîtes de nuit ou les casinos), ça ne sert à rien : Il suffit de changer d’identité pour pouvoir embarquer.
Quoique, quand vous ressemblez trop fort à « Deux-par-deux », l’acteur exilé russe-francophone qui pisse dans les allées des avions, pas sûr qu’on vous permette de monter à bord…
Perso, je n’ai jamais essayé : Au pire, je pisse sur moi et le fauteuil. Mais ça ne m’est encore jamais arrivé…
Quoique je sente que ça pourrait venir : Je l’ai bien fait une fois sur un terre-plein central d’une autoroute bouchée à l’émeri, quelques camions en feu à quelques kilomètres de là en aval.
Nous étions tous à l’arrêt depuis plus de 2 heures, et je n’en pouvais plus.
Personne n’a rien dit. Mais qu’est-ce que ça m’a fait du bien !
 
À une époque, je voyageais pas mal et j’ai quelques souvenirs d’arrivées à Moscou, où le gars avec sa poêle-à-frire sur la tête, monté sur une estrade dissimulée derrière son guichet (ils sont assez chétifs en Russie, par rapport à mon double-mètre/double-quintal) ne vous en faisait pas mener large pendant quelques secondes d’éternité à te vous fixer droit dans les yeux sans rien dire d’intelligible pour un francilien, pendant que son collègue vérifiait sa « liste noire ».
Je me souviens de mon « Momo », mon pote-feuj, qui est sorti de cette épreuve-là complètement démonté : « Ô ma mèèère ! J’ai cru que j’allais mourrrrir ! Une seconde de plus et j'étais mort ! » (avec la diction du sentier sépharade, SVP).
Le même au desk d’enregistrement d’El Al, où tu subis un interrogatoire en règle pendant plusieurs minutes : « Elle voulait vérifier que j’étais circoncis, dis donc Infree… Devant ma mèèèère, tu te rends compte ! »
Eux aussi avaient la « liste noire » des membres de septembre-noir, pas encore Al Qaïda…
Ou encore le même à l’immigration de JFK-Airport. Les gars y étaient tellement à la pointe de la technologie de l’époque, qu’ils usaient encore d’un fichier rotatif de petites fiches de leur « liste noire » pour vérifier que tu n’étais pas « interdit » ou recherché … Au pays d’IBM mais pas encore de Microsoft et d’Access !
« Momo », il en a eu un malaise et a trébuché jusqu’à en choir « face contre terre » que tout le monde a cru qu’il embrassait le sol de l’autre pays de la Liberté, façon « JP II ».
Un sacré numéro.
 
J’en reviens à mon pays d’exil qui lui aussi a sa « liste noire ».
Comme je vous le disais il y a peu, en Italie, ils ont voté et ont fêté mardi leur République avec un jour férié à eux. Des élections partielles, municipales et régionales dimanche dernier. Sans enjeu politique réel, sauf un désaveu de la politique du premier ministre local, comme d'un premier avertissement.
Un scrutin marqué par une forte abstention, chez eux aussi.
Ce qu’il y a de particulier, c’est qu’une commission parlementaire « anti-mafia », sans pouvoirs coercitifs, avait édicté un code de bonne conduite où les partis politiques devaient exclure les délinquants des listes électorales italiennes.
Une « liste noire » de plus…
 
Une liste qui a fait trembler le landerneau politique italien : Dix-sept noms de candidats aux élections partielles dont les casiers judiciaires étaient plutôt chargés.
Cette « liste noire » avait pour objet de faire respecter ce code de bonne conduite qu'ils avaient tous approuvé en vue d'écarter les candidats dont les casseroles judiciaires nuisent à l'image de la politique en les listant, les dénonçant. 
 
En faisait partie Vincenzo De Luca (PD) qui brigue la présidence de la Campanie.
Condamné pour abus de pouvoir, il est sur la « liste noire », mais il a reçu l'onction de la primaire organisée par le PD et surtout le soutien de Matteo Renzi, le PM-local, en prime.
Mais aussi Giovanni Copertino accusé de corruption, Fabio Ladisa d'escroquerie et de tentative d'extorsion, Enzo Palmisano de corruption, d'association de délinquants et d'escroquerie, Massimiliano Oggiato d'association mafieuse et de corruption électorale.
La liste des délits dont sont accusés les autres suspects va du harcèlement moral à l'agression sexuelle en passant par tous les degrés de corruption et l'apologie du fascisme. Aucun des « imprésentables » n'a toutefois été l'objet d'une sentence définitive et ils conservent, au regard de la législation italienne, leurs droits civiques jusqu'au jugement de la Cour de cassation.
Cette « liste noire » a finalement été rendue publique le … vendredi 29 mai, c'est-à-dire lorsque la campagne électorale était terminée.
 
Un chapitre tout particulier concernait la Campanie, la région de Naples, qui concentre à elle seule 13 des 17 candidats sur lesquels se penche la commission anti-mafia. Outre ces candidatures suspectes, Vincenzo De Luca le favori des sondages, a la particularité d’avoir été condamné de façon définitive pour abus de pouvoir lorsqu'il était maire de Salerno.
S'il est élu gouverneur, son élection sera invalidée.
« Tout le système mafieux de Gomorrah est représenté dans les listes de De Luca », a déclaré Roberto Saviano, auteur du best-seller sur la criminalité à Naples.
 
Une aubaine pour le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo (M5S) qui surfe sur son image de parti antisystème et abordait ce scrutin en invoquant le modèle de Podemos, victorieux en Espagne.
Vous imaginez si demain on s’amusait à destituer, ou seulement interdire de candidature tous les « trisomiques » de « Gauloisie-éclairée » qui ont pu être accusés de quoique ce soit ?
Il a fallu combien de temps au juste pour que le « phobique administratif » soit enfin inquiété pour ses fraudes fiscales passées par le parquet ?
Et je ne dis pas tous les autres : Ce serait une hécatombe…
 
Alors quand « Poux-tine » dresse de son côté une « liste noire » de 89 noms, permettez-moi d’en rigoler très fort !
Même si l'Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne l’ont vertement critiqué, outrés par le procédé … qu’ils ont eux-mêmes appliqué contre les russes depuis des mois et des mois.
On a même un navire-militaire, payé rubis sur l’ongle qui rouille à quai, dois-je rappeler.
 
La Russie interdisant à des personnalités européennes d'entrer sur son territoire en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l'UE, concerne d'anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, qui figurent sur cette liste moscovite transmise vendredi dernier à leurs ambassades respectives.
Il y a des hommes et des femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, ainsi que l'ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Tous devenus indésirables…
Idem pour le président du Sénat polonais, l'ancien opposant Bogdan Borusewicz (dont le parti a perdu les élections de la semaine dernière).
 
Et les outrecuidants de s’offusquer : « Nous n'avons aucune information sur la base légale, les critères (retenus) et le processus (qui a conduit à la prise) de cette décision », a réagi samedi dernier un porte-la-parole de la diplomatie européenne.
« Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l'absence de clarification ultérieure et de transparence », a-t-il ajouté dans un communiqué.
La démarche de Moscou a été condamnée par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, d'après lequel la liste russe « n'est pas fondée sur le droit international, n'est pas transparente et il est impossible de la contester » devant un tribunal, tandis que les autorités belges ont demandé aux Russes de revoir cette interdiction.
« C'est un comportement (…) qui n'améliore pas malheureusement l'image de la Russie », a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.
Eh, fallait pas commencer, non plus !
Un point de vue que partage le ministère britannique des Affaires étrangères pour lequel « cette liste n'a absolument aucune justification et les autorités russes n'ont aucune base juridique pour la légitimer ».
Bé si, me dis-je à moi-même : Le fait du prince, tout simplement et incontestablement !
Signe d’autocratie avérée de « l’Asperger »…
 
« La moindre des choses aurait été que l'on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l'on rende ces listes publiques », s'est de son côté indigné le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « À un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au cœur de l'Europe, cela n'aide pas », a-t-il poursuivi.
« Personne n'y a été placé par hasard », avait pour sa part affirmé la semaine dernière l'ambassadeur de Russie auprès de l'UE, Vladimir Tchijov.
Ce serait même presqu’un honneur d’être ainsi « distingué » par « Poux-tine ».
Je suis déçu, j’ai vérifié, je n’y suis pas, même si je ne comptais pas trop voyager au pays du bouleau… (Normal pour un « Corsu », me direz-vous !).
« Vlad ! Et moi et moi ? S’il te plait… »
 
Pour le finlandais Timo Soini, il est inutile de « trop dramatiser » cette affaire.
« C'est une réaction attendue à l'interdiction faite (par l'Union européenne) à des citoyens russes de voyager (sur le territoire de l'UE). Ce n'est pas une grande surprise », a-t-il écrit sur un blog.
Il faut dire qu’au fil de la crise en Ukraine, l'UE a allongé sa propre « liste noire », qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d'entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l'économie.
Déjà qu’elle ne va pas trop bien, leur économie, qu’ils en ferment même des banques d’autorité avant qu’elles ne fassent faillite officiellement…
Alors quoi, 89 noms contre 190, « Poux-tine » à une large longueur de retard.
Mais il a commencé plus tard aussi, reconnaissons-le…
Et ce n’est pas une idée à lui.
 
Dans le même temps, samedi dernier, plusieurs hommes politiques européens se sont dits fiers d'avoir été inclus sur la « liste noire » de la Russie.
« Lorsque j'ai vu les autres noms (sur la liste), j'ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d'un club très honorable », a par exemple affirmé l'ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l'égard de l'Ukraine.
« Je considère cela comme une récompense », a plaidé ce député.
Bé oui, il a le droit.
 
Mais le plus drôle n’est pas là : Neuf Britanniques figurent, selon une source proche du dossier, sur cette « liste noire ».
Parmi eux, le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d'état-major de l'armée, Nicholas Houghton, l'ancien vice-Premier ministre Nick Clegg, et l'ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind, la secrétaire d'État allemande à la Défense Katrin Suder et du général Karl Müllner, haut responsable de l'armée de l'air allemande, d'après le journal Bild.
Je vais te dire, qu’est-ce donc qu’iraient faire en Russie tous ces augustes personnages sinon œuvrer dans une autre équipe que la leur ?
Ou prendre des risques insensés pour leur fragile santé…
« Poux-tine » a bien raison de vouloir les protéger de la sorte, même contre eux-mêmes !
 
Et puis le pompon d’hilarité : On y retrouve le nom de l'ancien eurodéputé écologiste franco-allemand « Dany-le-rouge », dit aussi « Konne-benne-dites ».
Trop fort, « Vlad » !
Et en quel honneur, STP ?
Notez qu’il rejoint De Gaulle qui l’avait fait expulser : Bien vu !
Et dire que l’autre, il veut désormais la nationalité « Gauloise » pour venir polluer les trottoirs du « Boul’Mich » de ses cendres quand il se fera incinérer…
Je te demande un peu, STP !
 
Soyons un peu sérieux : Ces histoires de « listes noires », c’est particulièrement invraisemblable.
Pour l’Italie, ça ne sert à rien.
Pour les aéroports non plus.
Pour les boat-peoples libyens, pas plus.
Idem pour les mêmes mais birmans.
En revanche, ça gène une si faible minorité agissante, qu’elle en trouvera bien les moyens de faire autrement ce dont on l’empêche directement.
 
Certaines de ces personnalités jugent en revanche que tout cela est une preuve de l'efficacité de leur action en faveur de l'Ukraine.
Ce qui n’est pas faux.
C’est même un aveu : « Poux-tine » aurait pu en rester à choisir de ne pas répliquer pour rester loin au-dessus de tous ces procédés d’un autre âge (que l’occident se réserve d’appliquer de son côté à défaut d’autres choses).
 
« Être sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l'Ukraine », a ainsi écrit sur son compte Twister l'eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l'encontre du président russe. « Je me sens davantage fière que je n'en ai peur (…). La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire », a-t-elle poursuivi, tandis qu'un de ses collègues tchèques au Parlement européen, Jaromir Stetina, s'est dit « très fier de figurer sur la liste ».
Et moi, je le redis, très déçu de ne pas y être.
 
« Poux-tine » aurait dû fermer ses frontières à tous les ressortissants européens et étatsuniens, au moins, ça n’aurait pas fait de jaloux.
Parce que là, je lui en veux et je ne suis pas le seul.
Quoique, d’un autre côté, être mis dans la même élite que « Konne-benne-dites » ou de quelques généraux belliqueux, moi l’exilé-pacifiste-patriote-Corsu, ça aurait pu me vexer finalement, ose-je me consoler ainsi…
Enfin bref, j’ai encore bien ri le week-end dernier et je partage ces « bons moments » partageables, comme d’habitude.

2 commentaires:

  1. Ah! Ah! Ah! Un Corsu interdit d'aller au pays du boul(ot)eau! Impayable ...
    Poutine a fait une connerie. A sa place, je serais parti de l'hypothèse qu'un Russe vaut deux Occidentaux et que, par conséquent, pour 150 Russes interdits de séjour en Occident, il faut au moins trois cents Occidentaux interdits de séjour en Russie ...
    En outre, je ferais fabriquer des roubles spéciaux pour Occidentaux et forcerais le taux de change à un rouble "spécial" contre un euro ou un dollar ...

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  2. Voilà qui n'est pas idiot...
    Mais pour être un "asperger", autrement dit un "autiste léger" diagnostiqué par la CIA, il n'est pas sûr qu'il y ait pensé.
    La preuve par les faits, peut-on en dire !

    Bonne journée à vous !

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