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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 7 juin 2015

Au nom du père (Chapitre XXVI ; Tome I)

Les monstrueux aveux… 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Pendant que le TGV roule vers la capitale du Sud-ouest, « Shirley la tâche de rousseur » vit des moments disons… difficiles sinon inattendus. 
Sitôt arrivée à Londres, elle n’est pas emmenée à l’hôpital de Norwich comme son cœur et son âme de fille s’y attendait : Sa mère va très bien. En revanche, le juge pour enfant la condamne en procédure d’urgence pour sortie illégale du territoire… pour être encore mineure, à quelques jours près, donc sous la responsabilité de ses parents qui eux-mêmes, vérification faite, n’ont jamais autorisé un voyage à l’étranger à leur fille. 
Ils se sont inquiétés de la rumeur insistante, et confirmée, comme quoi elle était en France à la poursuite d’un homme de hasard, grand coureur de jupons, rencontré… par hasard. 
 
La police a pu recueillir quelques témoignages concordants sur les faits supposés s’être passés le week-end de la pentecôte, notamment auprès de Lady Joan, levant toute suspicion de détournement de mineur pesant sur le dos dudit Paul de Bréveuil. 
La majorité sexuelle au Royaume-Uni est de 16 ans, après une longue bataille judiciaire et une résistance de la Chambre des Lords. 
Mais la sortie du territoire doit être autorisée par un parent avant 18 ans… 
Ce qui fait que mis au courant de cette histoire idiote, le « Military-Intelligency » a cru bon de rebondir sur cette affaire. 
Le rapport de l’ambassade de Paris sur les activités de la famille McShiant est arrivé entre-temps sur le bureau du chef de Westonsmith. Et il a été facile pour les services de faire le rapprochement entre Milady, le « beau capitaine de frégate », son week-end télécommandé à « Shiant-Island » et l’ingénue « succombante ». 
 
Les autorités restent inquiètes : y’a-t’il un lien entre cette plateforme pétrolière achetée par une fondation installée au Canada et remorquée au large de Terre-neuve, et les voyages incessants de Sir Philips dans ce pays, justement dans le « cercle » de ladite fondation ? 
Veut-il y installer son « laboratoire », ou non ? 
Or, les collègues français se posent également des questions sur les activités de De Bréveuil qui vient de perdre son frère en Adriatique, juste après un passage aux Îles Shiant : il s’agit d’être prudent et de surveiller ces bonshommes, pourtant « clean », assurent par ailleurs les collègues américains sur le compte du français. 
Et quel meilleur moyen de le télé-surveiller que de lui coller une sangsue telle que Shirley, accrochée à son pantalon ? 
Il suffit qu’elle accepte l’implant d’une puce active, alors que le juge l’a contrainte à un bracelet électronique jusqu’à l’âge de sa majorité, comme d’une mise à l’épreuve, dans le gras du bras, c’est plus discret. 
Puce identique à celles que fabrique l’usine écossaise des McShiant, et elle peut repartir vers de nouvelles aventures : elle trouvera bien le moyen de réaliser son fantasme. Il suffira de la suivre avec le réseau de satellites de surveillance… 
 
D’autant que sa destination présumée dans l’immédiat, ça reste le Canada. Toronto dans un premier temps, avec une autorisation en règle et aux frais des princes de la couronne… 
Surtout si désormais, c’est le service à rendre à la Couronne, pour mobilisation intempestive des services de « Scotland-Yard » mobilisés pour sa recherche. 
« Vous êtes sûrs que je suis libre ? Je ne vous comprends pas : d’un côté le juge me condamne à des travaux forcés d’intérêts généraux pour courir à tenter de séduire un seul homme, et de l’autre ces travaux d’intérêts généraux consisteraient justement à la séduire !
Vous avouerez que ce n’est pas banal ! » fait-elle quand elle a compris et accepté « sa mission »…
Oui, c’est vrai, tout cela peut paraître… pas très logique. 
Mais la raison d’État commande parfois de ne pas trop se poser de question : c’est comme ça quand on fait partie, et pour elle, d’être entrée par la petite porte à l’effectif des services secrets de sa Majesté. 
 
Ce n’est qu’en milieu de matinée que le couple improbable « Scorff/Trois-Dom » parvient au chevet d’Ange Liamone. 
Il est alité, rabougri, le teint cireux des gens « qui ne vont pas bien », de fins tuyaux dans les veines des bras et une pompe à morphine à portée de main, portant finalement assez mal son grand-âge… 
Mais il a toute sa tête : « Tiens donc ! La poulagaille nationale ! Vue votre allure, vous arrivez tout droit de la capitale pour me coller sur le dos une chose que je n’ai pas encore faite. Je vous préviens, il y a prescription jeunes-gens. » 
Peut-être à l’article de la mort, rongé par son cancer métastasé, mais la morphine ne lui a pas fait perdre son « mordant ». 
On vient lui parler de son fils. 
« C’est un petit gars honnête ! Il n’a rien fait ! » 
Il ne sait même pas encore de quoi il est question… 
Scorff lui explique : « Il se trouve que ton fils est dans mes locaux pour quelques jours, sauf si tu expliques à Madame la Juge ici présente rien que pour t’entendre, quels ont été tes rapports avec ton ancien employeur Normand. Tu te souviens peut-être encore, tu étais ambulancier, comme ton frère… » 
Simple chauffeur-ambulancier, un peu garde-du-corps, un peu homme à tout faire. 
« Tout cela est parfaitement régulier et de toute façon il y a prescription : je n’ai rien à voir avec ses affaires-là depuis presque 30 ans. Il s’agit sûrement d’un client de hasard de mon fils : ils ne se connaissent pas ! » 
Affirmation douteuse : « Si, ils se connaissent. Je ne sais pas encore comment, mais je peux te dire pourquoi : tes gamins fournissent des véhicules volés aux hommes d’une équipe de tueurs, dont on a des raisons sérieuses de penser qu’ils obéissent à ton ancien employeur ! »
Risle ? « Ça m’étonnerait : on dit qu’il est à l’article de la mort, lui aussi ! Aux USA ou au Canada, je ne sais plus. » 
Toute une époque qui passe… 
« Vous savez, inspecteur, je ne suis plus dans le circuit depuis le début des années 80. Trop vieux et remplacé par plus jeune, tout autant que mon frère. Risle nous payait bien, c’était un type génial qui œuvrait pour le bien de l’humanité. On devait tous devenir immortels ! 
La belle promesse, n’est-ce pas ! Mais depuis, personne dans la famille n’est au courant de ses affaires. » 
Il tousse et reprend de dépit : « Alors je veux bien vous parler, mais « off » et sans déposition à votre juge, de toutes nos activités couvertes par la prescription, là, juste pour vous payer de votre déplacement et surtout vous dire à côté de quoi vous êtes passés depuis de si longues et nombreuses années… » 
Des amateurs, les flics du pays ? 
Seulement ce qui est couvert par la prescription. « De toute façon, Pasqual et moi avons été remplacés depuis, par un fort en gueule et plus pervers que ça tu meurs, qui se faisait passer pour un colonel de la légion. Un enculé, oui, le colon de mes deux, un certain « Frank », je crois ! 
Faut reconnaître qu’on ne boxait pas non plus dans la même catégorie : on s’est tiré vite fait, largement surclassés, pour nous consacrer à nos gamins ! » 
Et c’était quoi, ces activités couvertes par la prescription ? 
 
« Madame le juge, savez-vous combien de personne meurent par jours, tous les jours, dans notre pays ? 
Je vais vous dire… 
Pour faire simple et court, on va dire qu’il y a 2.000 décès par jour. Un bon tiers s’éteint de vieilleries, épuisé, fatigué de la vie. Une grosse moitié meurt de maladie ou d’accident de santé : le cœur, le cerveau, une artériole qui claque dans la boîte à neurones, plein d’autres choses encore ailleurs, dont au moins 30 tous les jours de maladies attrapées à l’hôpital. Le double ou le triple d’erreur médicale comme moi, avec mon crabe pas diagnostiqué assez tôt. Ou comme mon frère à qui il tombe tous les jours des plaques d’Alzheimer… 
Vous rajoutez là-dessus les 10 qui se tuent sur la route, un pour deux cents, les 2 ou trois qui meurent de mort violente, un pour mille et font la une des journaux une fois par mois mais font votre quotidien de juge répressif, à vous et vos quelques collègues… 
Vous en prenez 100 par jour, un demi-pourcent, qui défaillent sur la voie publique, autant qui se tamponnent des accidents « domestiques » et vous aurez fait le tour en constatant que ce n’est même pas un pour dix-mille qui intéresse les forces de l’ordre toutes catégories confondues, tous les autres s’éteignant dans l’oubli éternel. 
Et pourtant et pourtant… »
Le bonhomme cherche la commande de sa pompe à morphine et reprend.
 
« Pour être honnête quant à votre cécité de bleusaille, faut aussi rajouter les « trente disparus » par jour, dont on n’entendra jamais plus parler pour au moins la moitié ! 
C’est dire que vous nous facilitez la tâche quand il s’agit d’estourbir quelqu’un. Si on est inquiété, c’est vraiment la faute à la malchance. 
Et tout ça, mon fils le sait ! C’est pour cette raison-là et son caractère mesuré que je ne pense pas qu’il ait pu faire les mêmes conneries que son père. » 
De quoi veut-il parler ? 
« C’est assez simple à comprendre pourtant, inspecteur. 
S’il y a plusieurs façons de mourir sans même inquiéter l’entourage ou vos collègues, il n’y a qu’à s’y prendre correctement ! 
Je vais vous dire. Dans les « morts violentes », les 2 ou 3 qui font votre quotidien, ils disparaissent de votre intérêt quand on les mélange avec les 20 par jour victimes d’accident sur la route, les 20 autres victimes d’accident sur la voie publique ou encore les 15 victimes d’accident domestique. Je ne vous dis pas non plus les 30 victimes de maladies nosocomiales ! 
La palette est large, il n’y a qu’à se servir… » 
Mais pourquoi ? Pour faire quoi ? 
 
« Vous êtes bien ignorante Madame le juge ! Le professeur Risle possède sans doute la plus vaste banque de données relatives aux incompatibilités tissulaires permettant des greffes sans motifs de rejet extrême : c’est son métier ! 
Là, il est franchement génial. 
On parle de plusieurs millions d’entrées et pas loin de 50.000 croisements potentiellement possibles pour des transplantations. 
Il lui suffit de se tenir au courant de l’état de santé et de la fortune des quelques milliers incurables hors une greffe d’organe. Et il puise dans son fichier. Et notre boulot consistait à aller chercher le « donneur d’organe ». » 
Comment ça ? 
« Oh, très simplement, vous savez. Je vais vous expliquer. Mais avant, il faut vous rappeler que les premières tentatives pour pallier aux problèmes de rejet d’organe consistaient à réaliser une irradiation de l'organisme receveur, conduisant à la destruction quasi totale de ses cellules immunologiques et permettant une acceptation prolongée du greffon. »
Il raconte ce qu’il sait : « Différents médicaments anti-rejets furent testés par la suite, dont les corticoïdes, la mercaptopurine (en 1959), puis l'azathioprine (en 1961), qui ont permis d'effectuer des transplantations chez l'homme sans recours à l'irradiation. 
Par exemple, j’ai su que c’est le 7 décembre 1905 qu’a eu lieu la première greffe de cornée avec succès. Le donneur, était un jeune garçon de 11 ans devant subir une énucléation d'un œil blessé mais à la cornée intacte. D'autres tentatives ont été décrites précédemment mais ont abouti à des échecs. J’ai appris que la première transplantation rénale, à partir d'un donneur vivant, a eu lieu en 1952 à l'Hôpital Necker. Que la première transplantation de foie a eu lieu en 1957, celle de la moelle-épinière en 1957. 
Mais la plus spectaculaire a eu lieu en 67, avec un cœur en Afrique du Sud. 
La première greffe de moelle osseuse a eu lieu en 1968. Celle de la trachée en 79. 
Se sont succédés ensuite des premières, sur le larynx en 1998, puis la trachée en janvier 2000, la langue en 2003, le visage en novembre 2005, même le pénis un peu plus tard, sur un chinois, les deux bras en 2008. 
Tout est greffable grâce aux nouveaux médicaments. Sauf mes pauvres poumons ! 
Et le professeur Risle et ses équipes, dans le monde entier, ont beaucoup travaillé sur le sujet gagnant ainsi énormément d’argent… » 
Il ravale sa salive, respire profondément. 
« Nous, mon frère et moi, du milieu des années soixante et la fin de nos déboires judiciaires, jusqu’au début des années 80, après on s’est rangé des voitures et j’ai comme un oubli « prescriptif », on y a participé à en recevoir une place d’honneur au paradis des chrétiens, s’il existe, tellement on a sauvé de vie et que du « gratin » en plus !… » 
La prescription est décennale en France pour tous les crimes, sauf celui contre l’Humanité… 
 
« Oui je sais, mais comme vous êtes capables d’interrompre ces délais par quantité d’actes de procédure, personnellement, je n’ai plus de mémoire pour les affaires remontant à moins de trente ans… Et puis je vous l’ai dit, on s’est fait éjecté par l’enculé de légionnaire. D’autant que je vais vous expliquer comment lui procède alors que nous, nous étions vraiment des enfants de chœur pour procurer des « donneurs » au bon docteur. 
Il faut savoir que sur 700.000 décès, il n’y a à peine que 3.000 morts encéphaliques par an, sur lesquels on peut légalement pratiquer un prélèvement. Une goutte d’eau au regard des 14.000 personnes en attente vital d’un organe ! 
Risle faisait le tri en fonction de la fortune de ses clients. 
Et nous, notre rôle, c’était de récolter des tissus de la cible pour des tests de confirmation avant que de les ramener, la semaine suivante le donateur, vivant, j’insiste, vivant, c’est important, où nous avait-on dit. Là où attendait le receveur, en fait… »
Comment procédaient-ils ? 
 
« Les femmes, c’est assez simple : il suffisait de faire leurs poubelles et de ramener leurs tampons ou serviettes hygiéniques. Le tout, c’était de ne pas se tromper de gonzesse. 
Les hommes, c’était plus marrant. On « testait » une pute ramassée dans une ville, on lui enseignait ce qu’elle avait à faire sur la cible. Et on la collait entre les bras du mec. Il lui suffisait de nous ramener la capote usagée. On la payait grassement et on la ramenait chez elle. » 
Et ensuite ? 
« Quand les tests étaient bons, il suffisait de chloroformer notre victime, et fissa sur la civière, on passait partout avec notre ambulance. » 
Et après ? 
« Il y avait un four crématoire dans le sous-sol de la clinique où parfois on rapatriait le macchabée et on finissait à la torche à oxygène les morceaux d’os. Ni vu ni connu ! » 
Trois-Dom en a un hoquet de dégoût. 
« Vous êtes monstrueux ! » éructe le directeur Scorff. « Je ne sais pas ce qui me retiens… » 
« Moi ! » s’interpose la juge : « Vous n’allez tout de même pas trahir votre métier, votre profession, votre serment pour une pourriture pareille ! » 
Et Ange d’avoir un sourire aux lèvres : « De toute façon, pour ce qui me reste à vivre… C’était juste pour vous dire comment nous n’avons jamais été inquiétés, ni Pasqual ni moi durant près de 20 ans, à raison d’une dizaine de coups par an : passés complètement inaperçus dans le grand carnage de notre époque ! » 
Et cynique, en plus ! 
« Notez que nous n’avons ainsi jamais tué quelqu’un en personne, peut-être à l’exception d’une ou deux fois… Des « accidents ». » 
« Je ne me rappelle plus, mais nous avions abandonné la technique de l’accident de la route. Son principe était assez simple lui aussi : on recrutait un petit-jeune, à charge pour lui de renverser notre victime désignée. Comme on lui filait le train, et pour être la première ambulance sur les lieux, on l’enfilait vite-fait sur la civière et on filait. Mais Pasqual a réussi à convaincre Risle que c’était trop dangereux… »
Ça continue ? 
« Risle n’opère plus lui-même depuis les années 80. Il fait faire, c’est nettement plus lucratif. 
Mais on a toujours soupçonné qu’il avait plusieurs équipes, ce qui s’est confirmé avec ce connard de la légion. 
Lui, c’est un vrai vicieux : pour se protéger, il avait une préférence pour une autre technique, celle de la mort violente et rapatriement en ambulance. Cette enflure, il se débrouillait pour ne choisir ses victimes que sur un panel fourni par Risle qui avait des déboires ou des ennemis connus dès après une petite enquête à leur sujet. 
J’appelle ça le « meurtre par procuration »… » 
C’est quoi ? 
 
« Une technique encore plus simple quand on ne peut pas enlever la cible ou qu’elle est prudente. Nous l’avons même inventée et appliquée une fois, mais là, je crois que les organes n’étaient pas visés. C’était juste un « fouille-merde » qu’il fallait « effacer ». La technique est d’employer une arme à feu. Il aime ça le colon, les armes à feu, à la tête. 
Mais de se débrouiller pour que soit sur place, ou à proximité un « plastron » qui a un mobile sérieux contre la victime : les flics, immanquablement, se tournent vers lui. 
Or, lui n’y est pour rien, n’a souvent rien à se reprocher, hormis l’existence d’un mobile, qui le confond d’ailleurs et il se retrouve au mieux avec un alibi, ce qui est rare et une accusation de « complicité » sur le dos, et si, au pire il n’en a pas, c’est lui qui est condamné à terme. 
Même en l’absence de preuve formelle ! 
Car vous faites « très fort », avec votre justice de pacotille et votre police atteinte de cécité, quand vous tenez un suspect entre les mains, vous savez ! »
Il dit quoi, le mourant ? 
« Tenez, le dernier, mais là faut avouer qu’il y avait pléthore de suspects, c’est votre Préfet Corse. Personne n’a jamais cherché le vrai tueur, le grand blond ! Trois fois vous avez réussi à faire condamner le dernier des mohicans : Faut le faire ! » 
Et le bonhomme de partir dans un fou rire qui se transforme assez rapidement en une toux grasse et prolongée qui lui ramène aux lèvres une écume rougeâtre du meilleur effet. 
« Vous m’en faites rire dans mes derniers moments… Et il ne faut pas que je rie si fort ! » 
Écœurant. 
« Évidemment, tout ça c’est « off ». C’est juste pour vous dire que vous êtes tous des incapables… Venir m’emmerder sur mon lit de douleurs et de souffrances, vous n’avez pas honte de vous attaquer à mon gosse ? Il n’a rien fait, je vous l’ai dit : on n’est plus dans les coups des équipes de Risle depuis des années, dans la famille ! Des décennies même ! » 
Alors pourquoi et comment ces empreintes ? 
« Vous avez dit « sauf une fois ou deux ». Quand ? » 
Il ne se souvient plus ou ne veut pas dire. 
 
Encore une question avant d’aller vomir dans les jardins de l’hôpital : « De Bréveuil, c’est un nom qui vous dit quelque chose ? Y’a prescription ! » fait Trois-Dom dans une sursaut d’instinct féminine.
« Bréveuil ? Le juge « fouille-merde » ? Oui bien sûr… C’est loin ça ! Un nom qu’on n’oublie pas. Un coup tordu. Que Pasqual lui en même tordu le cou, d’ailleurs ! » fait-il en essayant de contrôler son ricanement.

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