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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 25 mai 2015

Au nom du père (Chapitre XXIV ; Tome I)

Quatrième décès. 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
La nouvelle est connue dès la fin de matinée : le « doigt de Dieu » a de nouveau frappé, avenue Montaigne, en pleine cohue des « soldes des boutiques chics » du 8ème arrondissement parisien.
 
Une jeune femme enceinte foudroyée sur le trottoir par un éclair venu du ciel en biais, qui lui explose la tête éparpillée sur les murs et passants alentours. 
Du plus mauvais effet ! 
La police, les pompiers, le Samu sont sur place en un rien de temps, les uns tentant de maintenir une oxygénation suffisante pour sauver le fœtus à naître, par ventilation assistée de ce qui reste du pharynx, le cœur étant relancé « à la main » par massage cardiaque ; les autres nettoyant la chaussée des éclats sanguinolents ; les troisièmes relevant déjà les indices et les témoignages bouleversés. 
Christophe Scorff, à peine rentré, est parmi les premiers cadres supérieurs de la police à être sur place. 
Le préfet de police, son supérieur, est annoncé. 
Se remémorant la conversation du soir précédent, il demande aux équipes du labo de prévoir de faire aussi un relevé de radioactivité : on cherche de l’uranium appauvri. 
« Il a quoi dans la tête le chef ? » 
« Si tu le savais, tu serais chef à la place du chef, jeune con ! Allez, on s’exécute sans commenter. » 
 
Le chef est dans la voiture préfectorale arrivée escortée par deux motards qui repartiront pour ouvrir le chemin jusqu’à Necker, de l’autre côté de la Seine, à l’ambulance du Samu emportant la dépouille et son gamin. Une fille, à 8 mois de grossesse, donc viable. 
« À deux pas de l’Élysée, un jour de solde, on va avoir du mal à faire taire les médias. Le Président pourrait ne pas apprécier. J’ai averti les services du secrétariat général… 
Votre premier rapport, Monsieur le Directeur ? » 
Même mode opératoire que pour deux des trois victimes de la « liste des mille ». 
Celle-là y était inscrite, mais on ne sait pas pourquoi : bien jeune pour mourir de la sorte. 
« Faudra-t-il prévoir une mise sous protection rapprochée des 996 autres ? » 
« Oh vous savez, si on a à faire à la « puissance divine » soi-même, ce serait bien inutile. »
Il ne va quand même pas essayer de faire croire ce genre d’âneries au Préfet de Police de Paris, là, le directeur ? 
« Je m’en garderai bien, Monsieur le Préfet. Reconnaissez toutefois que la concordance de certains faits laisse à penser que nous avons à faire à un « commando » organisé qui prend des risques insensés. Vraisemblablement dans un but précis qui nous échappe pour le moment. » 
Quatre morts. On veut bien imaginer que pour les trois précédents, leur parcours personnel ou professionnel les ait frotté à des situations pas forcément avouables, justifiant peut-être de leur sort funeste aux yeux de Dieu « ou d’un clique qui se prend pour l’instrument divin. Mais alors, Monsieur le Préfet, pourquoi seulement mille personnes ? 
Sans parler de vous, que je sais être plus qu’honorable et admirable, moi-même n’ai-je jamais commis quelques péchés qui me ferment à jamais les portes du paradis céleste ? En tout cas plus qu’une femme acariâtre, un patron brutal et volage, un avocat au Conseil ou une future mère de famille ? Franchement, je n’y crois pas une seule seconde. »
Mais alors ? 
« Monsieur le Préfet, je reviens de chez le frère de l’avocat décédé en Adriatique. Un « X », ex-pilote de l’aéronavale, qui dirige une usine de munitions dans l’Ardèche et qui mène de son côté une enquête sur les… « menaçants » de son propre frère. » 
Ah oui, le fameux agent « Charlotte » ? 
« On a parlé de lui jusqu’en Conseil des ministres où il a été évoqué, figurez-vous. » 
Au Conseil ? Pfutt, fait pour lui-même le directeur de police. 
« Oui, enfin Charlotte, c’est son associée dans une petite boîte d’enquêteurs privés. Mais ça peut être un pseudonyme facile et utile, je le reconnais. 
Si vous le permettez, je le surveille et vais mettre une partie de nos équipes sur les pistes qu’il a pu recueillir jusque-là. Vous n’êtes pas contre une petite entorse avec notre règlement interne et autres principes éthiques de la maison, si j’accorde un peu de crédit à des investigateurs privés, j’espère ? » 
Des résultats, des résultats et vite avant que la panique ne s’empare de l’opinion publique avant les départs en vacances : « N’importe quelle rumeur peut maintenant surgir de n’importe où à propos de cette maudite liste. Je ne vous dis pas les dégâts si on n’a pas de résultat, n’importe lesquels, mais très vite ! » 
Ce n’est pas un « blanc-seing », mais ça y ressemble. 
Les deux hommes se séparent chacun un peu soulagé. 
 
Un peu plus tard, Scorff est au palais de justice en entretien avec la juge Trois-dom. 
« S’il n’y avait rien à faire pour la victime, l’enfant est sauvé. » 
Très bien, c’est un mal pour un pire ! 
« Vous savez quoi, Madame la juge ? » 
Bé non, mais il va le lui dire justement, puisque c’est lui qui a forcé la porte de son cabinet bouleversant ainsi les audiences prévues. 
« Très, très curieusement, j’ai fait passer à tout hasard nos équipes scientifiques faire des prélèvements autour du lieu de l’attentat de ce matin, avenue Montaigne. Eh bien, elles ont trouvé des traces de métaux lourds à un taux anormalement élevé… On en saura plus dès que les spectromètres de masse de nos laboratoires auront rendu leurs résultats. » 
De l’uranium ? 
« On ne sait pas encore, Madame la juge. Mais on compare aussi avec des prélèvements faits tout-à-l’heure sur la voiture de cette pauvre victime Bretonnante. Et le SRPJ de Nice passe en faire autant à Cimiez dans l’appartement de la première victime. » 
Ce serait ainsi étonnant ! 
« Mais De Bréveuil ne nous a pas dit en avoir été victime dans son avion… Il y a quelque chose que je ne comprends pas ! » 
Elle comprendra bien vite : « Si Paul de Bréveuil ne nous a pas tout dit, c’est sans doute qu’il protège son frère encore en vie, quelque part entre Paris et Dubrovnik. Et qu’il ne veut pas qu’on le découvre pour le moment. 
Me délivriez-vous sans que j’aie à vous supplier à genoux une requête auprès des contrôles aériens de France, Italie et Bosnie, juste pour que je vérifie ses déplacements avant son accident ? » 
Volontiers ! 
« Mais si la trouvaille de trace d’uranium sur les trois lieux d’attentat se révèle être vérifiée, ça veut dire aussi que le reste de ses dires est à examiner de près. » 
Pas forcément : il a juste indiqué la piste de la munition, qui n’est pas très conventionnelle, faut-il reconnaître. 
« Madame la juge, ma hiérarchie s’énerve : je ne compte donc négliger aucun aspect de cette curieuse affaire. Me permettez-vous de violer le secret des transferts d’organe, par la même occasion ? Si je suis à peu près sûr que je ferai choux blanc pour la première victime, ça ne sera peut-être pas le cas pour les deux suivantes. Qu’en pensez-vous ? » 
Que du bien. 
« Au moins, on pourra éliminer ce qui me semble être une fausse piste. Il y en a une autre qui m’intrigue : hier soir, quand il m’a raccompagné à mon hôtel, nous avons parlé de son père. C’est un collègue après tout, même si plus d’une génération nous sépare. 
Je fais sortir son dossier de la chancellerie, juste pour le lire. 
De votre côté, pourriez-vous faire examiner celui de ce Marc Lacuistre dont il nous a parlé. Pas le dossier de la chancellerie, je le fais sortir également, mais celui qui doit bien exister aux Renseignements Généraux. Mais discrètement, n’est-ce pas : pas question de faire de vague sur d’affreuses rumeurs idiotes sur le dos d’un sénateur en exercice ! » 
Les RG n’existent plus : il s’agit désormais d’une vaste direction des services de renseignements et de sécurité nationale, la DCRI. 
« Et pourquoi ne voudriez-vous pas en savoir plus sur ce Paul De Bréveuil, Madame la juge, tant qu’on y est ? Il doit bien y en avoir un sur son compte à lui aussi, non ? » 
Exact… 
Elle ne va pas lui dire qu’elle n’en a pas besoin pour savoir lire comme dans un livre ouvert sur bien des gens qui passent dans son cabinet. 
D’autant mieux sur ses amants. 
« Vous avez raison : je suis sûre que les résultats de cette démarche vont nous étonner tous les deux, après tout ! » 
 
De leurs côtés, Charlotte et Aurélie rentrent bredouille. Rien ni à Nice ni sur la route de Quimper. On a, semble-t-il, à faire à de vrais crimes crapuleux, si ce n’était cet incompréhensible phénomène pyrotechnique. 
Certains témoins parlent même de « combustion instantanée », cette peur démente venue du fond des âges. 
D’après « DD » qui clique à peine trois ou quatre fois rapidement pour obtenir le renseignement, les cas les plus connus remontent à celui de la Comtesse Cornelia Bandi, en Italie, près de Vérone, en 1731. Après avoir regagné sa chambre après un dîner, la comtesse âgée de 62 ans est retrouvée en cendres (excepté bras et jambes) dans sa chambre remplie de suie. 
Puis celui de 1782, une vieille dame de Caen. La Famille Rooney qui, à Noël 1885, retrouve une femme calcinée dans sa cuisine et le mari asphyxié. 
En 1938, une jeune fille prend feu et meurt dans une salle de bal à Chelmsford en Angleterre. 
En 1951 et en Floride, Mary Reeser, une femme de 67 ans est aussi retrouvée en cendres dans son appartement. 
Le 7 avril 1958, George Turner à Upton-by-Chester en Angleterre, se consume spontanément dans son camion. Deux autres cas eurent lieu le même jour, au même instant. 
En novembre 1964, Helen Conway à Upper Darby en Pennsylvanie, femme de 51 ans est retrouvée incinérée sur son fauteuil, à l'exception de ses deux jambes intactes. 
Le Dr. John Irving Bentley, à Coudersport, en Pennsylvanie, a été retrouvé le 5 décembre 1966 en cendres, provoquant un trou dans le plancher de sa salle de bain. 
Le 13 septembre 1967 à Londres, Robert Francis Bailey, un pompier retrouve un sans-abri nommé Bailey, en train de brûler au niveau de l’abdomen. 
Une mère de famille seule, Ginette Kazmierczak, dans le bourg lorrain d'Uruffe en 1977, est retrouvée carbonisée dans sa chambre. Seuls ses bras et ses jambes sont intacts. 
Lors du week-end de Thanksgiving en 1979, une femme de 51 ans Beatrice Oczki est retrouvée carbonisée chez elle, aux États-Unis. 
En 1980, une jeune anglaise brûle dans une discothèque à Darlington. 
Le 26 mars 1986,  à Ticonderoga aux États-Unis, George I. Mott, un ancien pompier de 58 ans est retrouvé complètement calciné sur son lit. 
Bien sûr, personne n’explique ce phénomène de combustion instantanée autrement que par des théories… fumeuses ! 
C’est en tout cas ce qu’il ressort des investigations rapides de « DD » sur le sujet. 
Et ça ne cadrait pas du tout avec les « gros trous » faits dans les dépouilles des deux victimes. 
 
En revanche, rentrées à Paris elles collectent les nouvelles sur le cas de l’attentat de l’avenue Montaigne. Et là, Banco ! 
Les reins de la fille, restés en bon état jusqu’à leur prélèvement, mais c’est bien la seule chose avec le cœur soutenu par un massage cardiaque et jusqu’à l’accouchement post-mortem, qui a pu être utilisé, ont bien servi à trois greffes. 
Et les trois en région parisienne. Tout ce qu’elles ont pu savoir par hasard, c’est que le cœur est parti pour la banlieue sud, mais arrivé trop tard a été réexpédié en banlieue ouest pour un autre patient. 
Il suffira de pointer, dans les jours, qui viennent les fichiers des lieux des nouveaux transplantés pour savoir qu’elles sont les équipes qui ont pratiqué les interventions. 
Un peu dépitées, elle confirme néanmoins à Paul qu’aucun patient des équipes de la clinique de Risle ne semble être en attente d’un greffon en Normandie : la liste récente des admis ne fait état d’aucune pathologie nécessitant une greffe. 
Elle se le fera confirmer par un petit stratagème qui consiste à se pointer sur les lieux de ladite clinique normande comme deux journalistes en reportage, avec Aurélie, qui semble apprécier ses tournées vagabondes, mitraillant à qui mieux-mieux les paysages et personnages rencontrés. 
 
Pendant que l’Élysée s’inquiète de voir l’enquête de police piétiner et se rassure sur la qualité de ses relais dans les médias qui n’ont laissé filtrer que quelques entrefilets sur les événements de l’avenue Montaigne, Hélène Trois-Dom est surprise que le dossier de Paul de Bréveuil ne contiennent que si peu de chose de plus qu’un CV un peu fourni. 
« Le secret défense est passé par-là » précise le directeur Scorff à qui elle s’en ouvre. « Il est normal que les informations accessibles aient été épurées des activités liées à la défense. » 
Dommage. 
Toutefois, sa promotion récente dans les cadres de réserve de la marine et les deux médailles américaines l’interpellent.
« Par quel détour les lui a-t-on décernées. Des prestigieuses en plus ! » 
Services rendus. 
« La dernière date tout de même d’il y a quelques semaines, pas plus. Croyez-vous que cela ait un rapport avec le prototype qu’il nous a montré ? » 
S’il vient d’accéder à un grade de réserve encore supérieur dans la marine, ce serait étonnant qu’il n’y ait pas de lien ni qu’on ne lui fasse pas une confiance absolue pour développer un pareil prototype. 
« Madame la juge, nous avons des grades équivalents, tous les deux. Vous nous voyez vendre les secrets du pays pour des breloques ? Soyez sérieuse, pour une fois ! » 
Du lard ou du cochon ?
 
Celui de Lacuistre n’est pas mieux loti, mais elle peut reconstituer son parcours au ministère de la Justice. 
Il est complété par quelques « notes blanches » sur ses activités politiques : rien de suspect, sinon ses prises de position sur l’avortement, la peine de mort, l’euro, l’émigration et les déficits budgétaires : un bon Villieriste qui n’aurait pas non plus déplu aux divers mouvements europhobes. 
En revanche, le dossier du juge Jean-Pierre De Bréveuil ne fait pas état d’un « dossier disparu », ni même d’un début d’enquête ou d’information judiciaire sur la vie de la centrale pour femme. 
Mais, car il y a un mais, Jean-Pierre De Bréveuil a bien visité la prison et a été reçu par Marc Lacuistre, directeur à l’époque. Aucune note sur le contenu de leur entretien. 
De même, elle a confirmation que le professeur Risle et son équipe sont intervenus régulièrement sur place et hors place de la centrale… 
Mais aucune rencontre entre les deux hommes n’a semble-t-il eu lieu, au moins officiellement. Encore moins les trois ensembles. 
Jean-Pierre De Bréveuil est mort bêtement d’un AVC au volant de sa voiture : l’autopsie est formelle, distinguant bien les blessures post-mortem dues au choc contre le muret de la voisine, les coups à la tête (on n’avait pas d’airbag à l’époque et les ceintures de sécurité n’avait de sécurité que le nom… et la qualité putative de la dénomination que dans des circonstances bien précises).
Du flanc : les enquêtes, car il y en a eu plusieurs des diverses services concernés sont concordantes sur ces points. 
« Pas seulement, Madame la juge, pas seulement. Si Paul nous a parlé de tout ça après plus de trente ans de silence, c’est que quelque chose a réveillé ses souvenirs… » 
Peut-être, mais quoi ? 
 
Par ailleurs, la police fait le tour des mille, notamment les « inconnus » pour être identifiés par la liste elle-même, presque tous, et hors les ministres, hauts-fonctionnaires et élus visés. 
Et leur propose une assistance et une protection : décision de la ministre de l’intérieur. 
Beaucoup, sinon la plupart ont reçu des lettres de menaces, mais sans vraiment y faire attention ou les prendre au sérieux, à l’exception d’un quarteron d’inquiets dont elles ont « chamboulé » le quotidien. 
Assez peu acceptent de se soumettre aux contraintes d’une vie de « protégé ». 
D’autres sont partis à l’étranger. Une seule femme, une cadre de banque, accepte d’être « protégée ». 
Et deux hommes. Un notaire du haut-var, l’oncle d’une ex-championne de ski, qui semble crouler sous le nombre des « adversaires » potentiels et craint à la fois pour sa vie et celle de sa famille. Il en abandonne son étude et part sous protection policière sous les tropiques « le temps qu’il faudra » ! 
Plus une sorte de « mage », ancien huissier de justice à la probité douteuse, recyclé dans la divination qui se sent visé en tout premier lieu. 
Lui accepte d’être enfermé dans les sous-sols sécurisés du ministère, si on lui fournit un accès à internet pour continuer à vivre de son don de clairvoyance. 
En revanche, s’il se voit comme la prochaine cible, non pas du « doigt de Dieu », mais carrément de Satan qu’il dérangerait dans son activité maléfique et lui ferait des confidences en direct, même s’il n’est pas capable de donner l’ordre de la suite des exécutions à venir. 
Jusqu’au jour où… 
 
Charlotte, la vraie, celle dont le nez bouge quand elle parle, poursuit son idée dans l’attente des listes de greffés. 
Elle planche avec l’aide de « DD » sur la « fondation E. Risle », ses membres, ses financements, ses actions, la fille du fondateur et sur les indications laissées par Paul sur les McShiant. 
Les financements et organigrammes parlent, ou plutôt révèlent des anomalies curieuses. Notamment ce réseau dense de ramifications, des virements de sommes rondelettes sur des comptes exotiques qui, ouverts sur des plateformes insulaires sitôt avant d’être crédités, disparaissent aussitôt débités. 
Où va cet argent et d’où vient-il dans ces jeux à somme nulle ? 
Paul résiste à mobiliser sa hackeuse de la Cour des comptes dont elle a entendu parler l’été dernier [1]. Et « DD » est incapable de faire, même sur les indications de Paul qui a l’air de s’y connaître un peu plus qu’il ne veut bien le dire.
Parce que Paul, de son côté, il pédale dans la semoule : son prototype ne sera pas prêt avant la fin du mois de juillet. 
Qu’il en envisage même de ferme l’usine en avance, faute de commandes, plan de charge épuisé, pour rouvrir qu’après le 15 août : une revendication de ses salariés qui arrangent tout le monde… seulement si « les affaires » reprennent à la rentrée. 
Il imagine même faire un tour de méditerranée en solitaire sur son voilier, c’est dire l’état mental du patron qui devait partir à Bora-Bora l’année dernière : il préfère manifestement ne pas rester trop loin de ses bases. 
 
Et puis « Shirley la tâche de rousseur » refait parler d’elle. Dix jours coincée à Fox, elle rentre à Londres à peu près au même moment que les recherches sur son compte reviennent via le canal de Charlotte, qui transmet son pedigree de jeune étudiante en beaux-arts appliquée à Norwich. Parents presbytériens austères, fille unique, middle-class. 
Pas si « innocente » que ça, la pucelle oie-blanche. 
En fait, son retour est déclenché par un appel sur son portable. De ce qu’en a compris Lydia avec ses pauvres connaissances en anglais et les explications données par la fille, c’est que sa « mozer » était hospitalisée à Londres : elle part à son chevet. 
Jusque-là, rien d’anormal. Sauf qu’une voiture de location l’attendait en bas de la route. Le chef Rémarde la prend en filature pour se rendre compte qu’elle est accompagnée par un homme à l’allure militaire, mais vêtu en civil !
Il a l’œil habitué pour détecter ce genre de choses, le sous-off’. 
Pas pour aller à Toulon et son TGV, mais directement à Marignane sur un vol direct. 
« Et avec quel argent ? » 
Renseignement pris au guichet local, avec celui d’un service d’ambassade qui a réservé les deux places… 
Pas la procédure habituelle d’un rapatriement « sanitaire », surtout « par procuration ». 
 
C'est à ce moment que le « mage » désigne la prochaine victime du doigt de Dieu : à Lille. 
Un informaticien qui dirige un site de rencontre à caractère pornographique et dont l’associé belge voisin a déjà déposé plusieurs mains-courantes contre lui, pour pédophilie.
 

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