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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 11 mars 2015

« Nous avons tous perdu une petite sœur » en dit Olivier de Kersauson

La « Petite fiancée de l'Atlantique », décédée en Argentine…
 
Avec neuf autres personnes, lundi, dans un accident d’hélicoptère stupide pour une émission débile à destination d’autres débiles…
Ils allaient s’envoyer en l’air, la Terre les aura heurtés brutalement…
Il y a décidément des dizaines de milliers de façons de mourir bêtement.
Et je suis assez attristé pour en pondre un « petit-post » improvisé, loin de tous les hommages officiels au « regard mouillant » de la « bien-pensance » ambiante. 
 
La « grande faucheuse » n’avait pas voulu d’elle, tombée de son voilier de 10,50 mètres à une quinzaine de kilomètres au nord du Cap Corse, non loin de l'île d'Elbe, fin octobre 2011, pour une course en solitaire qu’elle aimait tant, entre Rome et la Corse.
Elle s’est ravisée avant-hier ! 
 
À l’époque, le Cross-Med de La Garde dans le Var, qui a dirigé les opérations de secours, avait été alerté par son frère qui indiquait qu’elle venait de tomber à la mer.
La vedette de la société nationale des secours en mer (SNSM) de Macinaggio situé dans la Cap Corse, et un hélicoptère de la sécurité civile transportant des pompiers plongeurs se sont rendus sur place.
Elle avait été repérée au large vers 01 h 55 grâce à sa lampe frontale et à la géolocalisation de son téléphone portable, deux heures après l’alerte qu'elle avait réussi à donner, en tenant hors de l'eau l’appareil protégé par un sac en plastique, et prévenir sa mère de la sorte.
Cette dernière avait appelé le frère de la navigatrice qui a alerté à son tour les secours…
Hélitreuillée en état d'hypothermie mais consciente, elle a été admise au centre hospitalier de Bastia, qu'elle a quitté dans la matinée du dimanche suivant, indemne.
« Je suis tombée à l'eau bêtement en allant faire pipi et sans m'attacher comme d'habitude », a-t-elle déclarée sur TF1 après sa sortie de l'hôpital. « J'ai vu mon bateau partir, avec mon chat, seul à bord. (…) Cela a été une vraie frayeur car j'ai pensé mourir. »
Pas de panique : Elle a fait avec les moyens du bord, comme tout bon marin solitaire…
Tabarly n’a pas eu cette chance, que d’aller pisser sur le balcon arrière avec un téléphone.
« Ce n'était pas mon jour, il y a eu de vrais miracles », avait-elle alors lâché à son retour chez elle, à Marseille.
La mer ? «  Il y a bien sûr les peurs classiques, comme le chavirage. Quand vous êtes en plein brouillard dans le rail de Boston et que vous entendez les cornes de brume des cargos, vous n'êtes pas très détendue… »
Une sacrée « force de vivre » ! 
 
Nous avions en commun d’être né la même année dans la même « clinique du parc », d’avoir une fille se prénommant de la même façon (un bout de « ma nichée »), quasiment à la même époque.
Mais elle est devenue célèbre pour avoir cru et osé cette « vie de patachon », de cinglé, alors que j’ai fait « droit ».
On se croisait parfois, pas tous les ans, dans les allées du salon Nautique à l’époque où il se tenait au CNIT, à la Défense. Son père, c’était les éditions Arthaud, un catalogue de récits de mer des plus fournis, et elle en était une des directrices durant ces années-là.
Nous avions en commun de rêver de liberté, d’aimer la mer, les embruns en pleine gueule, le vent dans les oreilles et comme « maître » Éric Tabarly, notre « boss » à tous qu’on croisait également sur un stand voisin !
Lui toujours un peu gêné de sa notoriété (« C'est pataud, un homme, quand il est ému, il ne sait pas exprimer ses sentiments, par pudeur virile. »), elle, déjà un peu fantasque (« Pour moi, le Dakar, c'est dîner tous les soirs avec cinq cents garagistes. Pas vraiment mon truc. »)…
Elle en disait, du « maître » : « Nelson avait humilié le « petit-corse », Éric l’a vengé ! » (ou quelque chose comme ça) : C’était son humour à elle, toujours prête à en rire, quand ses yeux pétillaient de malice. 
 
J’y achetais mes livres de navigation et même ma première calculette « 4 opérations », moi qui ne sais pas compter (pour avoir toujours été qu’un enfant de « l’ékole pue-blique » qui n’apprend ni à lire, ni à écrire, ni à compter) et m’entraîner aux calculs de mes premières « droites de hauteur » ! 
Je naviguais en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » comme chef de bord dès ma majorité et diplôme acquis, faisant découvrir aux « pinzuti » les merveilles des côtes & ports de « l’Île-de-Beauté » en les initiant à la navigation aux « amers remarquables ».
Elle, déjà avait la tête ailleurs, loin et faisait des méridiennes au sextant.
Sacrée bonne-femme !
Le « vouloir-vivre » incarné ! 
 
La mer, en compétition … « Ce n'est pas un métier de femme. C'est un univers rude, dur, où on est tout le temps sur les mers », avait-elle confié à l'AFP en octobre 2014, avant le départ de la Route du Rhum qu'elle regardait en spectatrice.
C'est cette épreuve qui l'avait faite entrer dans la légende de la voile : Elle avait en effet remporté en 1990 la plus prestigieuse des transats en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre à la barre d'un trimaran de 18,28 m, un monstre pour ses 58 kg toute mouillée, et face aux meilleurs skippers « Gaulois » et étrangers de l’époque, en plus.
De quoi justifier encore un peu plus son célèbre surnom de « Petite fiancée de l'Atlantique ».
 
Mais démontrant aussi à tous les « gros-bras » formés à mouliner les écoutes et les drisses sur les poupées de winches, que la « gélatine-durcie » musculaire n’était pas forcément indispensable.
« Il est évident que nous avons moins de force qu'un homme mais on s'y prend différemment. Dans les années 80, on faisait tous (les marins) de la musculation à Brest. En général, les mecs soulevaient le double de poids que moi. Donc, il faut utiliser plus sa tête et apprendre à se gérer à long terme. Il faut une parfaite connaissance de soi pour son endurance, son sommeil, etc. Il faut être visionnaire. Notez que tous les marins ne sont pas des balaises ! Loïc Peyron, sur son immense bateau, est la preuve que la tête compte autant que le muscle. » 
 
Haute en couleur à la forte personnalité et « grande gueule », « Flot-flot » faisait partie de cette génération de marins surdoués et passionnés qui ont accumulé les succès sur l'Atlantique et autour du monde à partir des années 1970, inspirés par LE maître Éric Tabarly, comme l’ont été Olivier de Kersauson, Alain Colas et plein d’autres.
« On n'avait rien, on n'avait pas de maison, on vivait sur nos bateaux. On avait une bande de copains qui était notre famille », racontait-elle.
« Moi, j'ai fait ma fille à 36 ans. Avant, je n'ai pas eu une vie de femme. J'ai eu une vie de patachon et d'aventurière. » 
 
Dure au mal, courageuse et extraordinairement attachante, elle ne mâchait pas ses mots, à des années-lumière du politiquement correct. « Quand on a peur des icebergs, on ne fait pas le Vendée Globe », est une de ses célèbres répliques quand le règlement de la course avait interdit la descente en latitude-sud extrême, route bien plus courte en vue du Cap Horn que par les monstrueuses tempêtes des quarantièmes ; les fameuses « portes de glace », ces marques de parcours virtuelles au nord desquelles les navigateurs devaient tourner…
Elle a su inspirer à son tour de nombreuses autres navigatrices « gauloises », qui ont écumé toutes les mers du monde dans son sillage : Isabelle Autissier, Catherine Chabaud (même génération), plus plein d’autres à venir, et même outre-manche Ellen MacArthur, ou notre Maud Fontenoy nationale, de 20 ans sa cadette… 
 
On savait tous qu’en 1974, à 17 ans, elle avait été victime d'un grave accident de voiture, soldé par un coma et une paralysie. Elle est restée six mois à l'hôpital et mettra deux ans à se remettre complétement.
Qu’elle a commencé très jeune à naviguer avec son frère Jean-Marie et leur père Jacques.
Qu’elle s’était aguerrie au club de voile d’Antibes et a effectué sa première traversée de l'Atlantique à 18 ans en fin de convalescence, justement alors que je tournais autour de mon île préférée. 
 
Elle prend le départ de la Route du Rhum dès la première édition, qui a lieu en 1978, et se classe 11ème, elle. La « Gauloisie-giscardienne » la découvre.
En 1986, elle se déroute pour porter assistance à Loïc Caradec. Elle retrouvera le catamaran « Royale » retourné, mais sans trace du marin.
Le promoteur immobilier Christian Garrel finance la construction de son trimaran « Pierre Ier de Serbie », un monstre.
C’est l’autre « sport » de « haute-mer » : La chasse au sponsor ! Où elle réussit alors très bien.
En 1990, elle rejoint à la grande surprise de la plupart des « béotiens »  qui la découvre en habit de vainqueur, Pointe-à-Pitre en tête, après 14 jours 10 heures et 10 minutes passés seule en mer à la barre de ce voilier.
En août de la même année, elle s'attaque au record de la traversée de l'Atlantique Nord à la voile en solitaire, détenu par Bruno Peyron : En 9 jours 21 heures et 42 minutes, elle améliore la performance de près de deux jours, la gamine !
Élue Championne des champions gaulois par le journal L'Équipe, en 1990, elle est la seule sportive avec Marielle Goitschel à obtenir, à deux reprises (en 1978 et 1990), le Prix Monique Berlioux de l'Académie des sports, récompensant la meilleure performance féminine sportive de l'année écoulée.
Toutefois, elle ne parvient plus à faire construire un nouveau trimaran encore plus monstrueux, en raison de la crise immobilière de l’époque, dont souffre son sponsor habituel. 
 
En 1997, elle remporte la Trans-pacifique comme équipière de Bruno Peyron et dispute la solitaire du Figaro. En 2002, elle souhaite s'attaquer au record du tour du monde en solitaire et tente de rassembler des fonds pour racheter le trimaran « Sport-Elec », sur lequel a couru Olivier de Kersauson.
De 1996 à 2004, elle fera 4 fois la transat « AG2R » en double Lorient-Saint-Barth.
Elle court avec Luc Poupon, le frère de Philippe, ils participent, en 2006, à l'Odyssée Cannes – Istanbul sur le monotype Bénéteau Figaro II.
L'année suivante, ils disputent la Transat Jacques-Vabres sur un « class 40 ».
« J'ai eu la chance de vivre une époque de découverte de nouveaux matériaux, de nouvelles architectures de bateau. On essayait tous des trucs sur nos bateaux mais on se passait les infos. Je me suis fait des amis formidables et ma passion est intacte. » 
 
Depuis elle travaillait sur un projet de course réservée aux femmes, dont la première édition doit se dérouler en Méditerranée en 2015 : « l'Odyssée des femmes ».
« Elle s'élancera de Marseille, à l'été 2015, pour atteindre les côtes du Maghreb, en longeant l'Italie puis la Péninsule ibérique, avec une arrivée à Monaco. Cette épreuve sera ouverte aux femmes du bassin méditerranéen : des Espagnoles, des Tunisiennes, des Marseillaises, des Portugaises. Je serai aussi concurrente. »
 
Salut « poupée » !
Tu entres bêtement au Panthéon des grands, manifestement en avance sur le calendrier.
Salue-les tous pour nous quand tu les croiseras !

4 commentaires:

  1. Quelle énergie !...
    Une vie que j’aurais aimé avoir, comme tant d’autres d’ailleurs…

    Il en restera un exemple à suivre pour les jeunes en espérant qu’un jour, lorsque l’on arrêtera de construire des machines à tuer pour s’entre-tuer, il sera possible d’offrir ce type d’activité à tous les jeunes qui le souhaitent pour au moins commencer à « apprendre la vie ».
    Car un voilier-école de 100 m, ce n’est même pas le prix d’un missile balistique !...

    Et puis mourir de cette façon, après avoir survécu à tant de dangers, quelle absurdité…
    Prise au jeu médiatique, parce qu’il faut bien se financer, par des médias médiocres qui forment des acéphales.
    Triste.

    Bon repos à toi, la « Petite fiancée de l’Atlantique »…

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    1. Assez fabuleux : Elle a passé sa vie sur l'eau, elle est accidentée "en l'air" pour se tuer à terre.
      Et rien pouvoir n'y faire, enfermée dans une cage en acier...
      Pour une fille "du vent", ce n'est pas banal.

      Aguerrir "à la vie" nos jeunes sans repères, sans éducation, sans sens de "l'être" sur des grands voiliers, encadrés par des "pro", des officiers des mers, pour les plus "agités", c'est votre idée et ce n'est pas plus mal.

      Maintenant lancer des monotypes de 12, 15 ou 18 mètres avec les mêmes mais "en escadre", mutualisant les équipages pour des régates en Méditerranée, ou autour des îles de l'Adriatique, voire en mer Egée pour des "raids", c'était mon idée première.
      On en avait parlé à "Pépé", avec "Flot-flot", il y a si longtemps de ça...
      Elle, elle allait le faire avec son "Odyssée des femmes" cet été (2015).
      Et moi j'aurai passé ma vie à redresser des entreprises sur sol-ferme, sauver des emplois en mon pays (que j'aime tant) redresser des errements fiscaux, sociaux, juridiques de nos services pour quelques clients qui n'en reviennent toujours pas, et finir en exil en Italie !
      Sur un voilier, il est vrai.
      Mais j'en aurai dessiné tellement entre deux...

      Quelle dérision...

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    2. Une flottille de voiliers de 12 à 18 mètres était aussi l’idée de Jo.
      En fait, il faudrait demander aux jeunes, les principaux intéressés, mais aussi aux professionnels de la mer et aux financiers.

      Il est aussi possible de faire toute une gamme de voiliers y compris des « grands voiliers » avec salle de conférence pour les étudiants qui embarqueraient pour un cursus éducatif.
      C’est ce que j’ai proposé à l’école navale il y a quelques années…

      En attendant, j’ai relativement peu navigué à bord de voiliers.
      Les navigations, c’était dans la stratosphère.

      On ne peut pas tout faire.

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    3. Ah ?
      J'ignorais pour Jo !
      Je le pensais plutôt versé dans les multicoques.
      Faut dire que ce sont de sacrées machines... que pilote la plupart des marins de compétition, dont "Flot-flot".

      J'en ai tiré des bords sur Tornado : Rien que ça, il fallait drôlement anticiper pour ne pas se faire prendre par un risée plus forte que les autres.
      Pas du tout les mêmes sensations qu'avec un hobbie-cat.

      Les souvenirs refluent... Ce mémorable "triangle" fait sur un "Cinq-O", contre deux Tornado et un quatre-sept, "celui du toubib" par des rafales de 6.
      Rien à voir avec la stratosphère : On les empêchait de prendre la bouée, avec le toubib.
      Le premier a mis un bonne demi-heure à se redresser et le second a été assez écœuré pour rentrer sans finir.
      Le toubib a fini en tenant son mât avec la sangle de rappel à la main !
      Sportif...

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