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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 15 juillet 2014

Chapitre IV.1

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Putsch en perspective (1/2)
 
L’amiral n’a pas répondu à la question : « Où voulez-vous en venir, Amiral ? »
Il est perdu à faire l’inventaire de ce qu’a été capable de faire Paul en catimini.
Lui-même lui donne l’ordre d’aller espionner les chinois sur leur denier chasseur, le J20. Et le bonhomme, au lieu de se contenter de faire un reportage photo des plus classiques accompagné de quelques commentaires tirés de la presse ou d’internet, s’en va voler dessus pendant presqu’une heure, et invité par les chinois eux-mêmes en plus !
Il circule ensuite vers le Japon sous couvert de vendre ou d’acheter quelques alcools forts à destination des promotions de grandes-écoles, accompagné de deux reprises de justice en cavale, en plein tremblement de terre qui dégénère en crise nucléaire civile.
On le retrouve ensuite aux USA à New-York, Chicago et en Californie à tenter de vendre les actions des McShiant, qu’il refourguera à un des rares leaders mondiaux francophone des alcools forts.
Et il clôt sa mission d’aller jusqu’à Moscou faire un vol sur le T50, chasseur de dernière et cinquième génération avec la bénédiction du Kremlin. Tout en nouant des liens au Bourget avec Paul Allen qui prépare de son côté un avion suborbital et tout en aidant les commerciaux de chez Dassault à vendre le Rafale en faisant la « vedette américaine » avec ses exploits aériens circumpolaires, en Inde, dans la péninsule arabique et encore ailleurs. Tout cela sans jamais faillir ni à sa mission, ni à sa charge de dirigeant de la MAPEA, ni à ses propres objectifs meurtriers…
Un large coup de chapeau.
 
Ah oui : « Où voulez-vous en venir, Amiral ? »
C’est que la situation a changé depuis mai 2012…
« L’actuel Président ne tiendra pas les engagements du précédent à l’égard des forces armées.
On s’attend à des réductions d’effectifs comme jamais vues et à des restrictions budgétaires plus que drastiques.
Comprenez que ça n’amuse pas les étoilés que vous rameniez 35 milliards d’euro sous leur patronage, coiffant ainsi toutes les polices et experts du pays sur le coup depuis 20 ans et qu’on nous retire d’Afghanistan en vue de faire des économies pour payer 60.000 instituteurs analphabètes supplémentaires ! »
Et ils savent de quoi ils parlent, les militaires, pour les récupérer tous aux journées d’appel pour les séries d’évaluation et de tests grandeur nature.
« Le tout pour satisfaire des promesses électorales débiles, qui ne correspondent en rien à la situation économique du pays ni à ses urgences, et au détriment de 50 à 100.000 biffins, le quart ou la moitié des effectifs alors qu’ils se préparent à aller se battre en Afrique ! C’est se foutre du monde. »
Ah bon ? Après la Libye, l’Égypte et ses émeutes ? La Syrie et sa guerre civile ?
« Pour l’heure on n’en sait trop rien. Le Tchad ou le Ténéré, contre des éléments d’Aqmi où nous avons encore des otages retenus, vraisemblablement : les nouvelles ne sont pas bonnes. »
Et alors ?
 
Il n’en saura pas plus ce soir-là : l’épouse de l’amiral entre dans la pièce…
« –Très cher ! Il est tard et plus que temps d’arrêter de torturer notre invité aux échecs.
– Il vient de me battre !
– Grand Dieu ! Pas possible ? Mon cher Paul, vous n’avez même pas eu la courtoisie de laisser gagner votre supérieur hiérarchique ? Un amiral étoilé, qui plus est !  
– J’ai bien essayé, Madame, mais sauf votre respect, ça n’a pas été possible… C’est lui qui au contraire a tout fait pour que je gagne… »
Elle rit de la boutade et s’adresse à son mari : « Très cher, je vais me coucher et vous rappelle à l’occasion à vos devoirs conjugaux ! »
Splendide, la sexa Caroline Morthe de l’Argentière et sa libido à satisfaire !
Et l’amiral de bondir d’un bloc : « Le meilleur moment de la journée ! »
« Ah, Amiral ! Vous devriez essayez aussi le matin et à l’heure de la sieste. Ça vous en ferait trois ! »
« Cessez de dire des sottises, Paul » réplique l’amirale. « Vous devriez plutôt vous occuper de rendre vos hommages vespéraux à votre future moitié… enfin, vos deux-tiers, devrais-je dire… »
Un tiers suffira, si on compare seulement les masses corporelles…
Quoique…
« L’enseigne Hamida vous pilotera jusqu’à sa chambre… Mais n’abusez pas du dévouement corps et âme du personnel, s’il vous plaît, surtout des corps. »
Et les voilà qui prennent congé, bras dessus-dessous comme deux tourtereaux qui roucoulent à la perspective de leurs « agitations » et trémolos sensuels à venir, laissant Paul seul avec une espèce de grosse boule… de fesses, de cheveux, de poitrine…
« Je vous guide, mon commandant. Si vous voulez bien me suivre… »
Et ainsi de parcourir les longs couloirs et escaliers à la queue-leu-leu jusqu’à une chambre située au premier.
Une fois arrivés, après avoir bien roulé de la hanche, de la fesse et du croupion sous le regard médusé de Paul, l’enseigne se retourne pour lui faire face, la poitrine frétillante, les yeux brillants dans la pénombre du couloir : « Je crois que votre dame dort profondément, mon commandant. Si vous ne voulez pas la réveiller et que vous avez besoin de quoique ce soit, je dis bien de quoique ce soit, ma chambre est située juste au-dessus et je ne verrouillerai pas ma porte. N’hésitez pas à me déranger à n’importe quelle heure : je suis à votre entière disposition et ce serait un grand honneur pour moi de vous servir ! »
Le mot de trop… Honneur n’a jamais voulu dire « ça ».
Elle fantasme, là, elle aussi !
« Merci, j’essayerai de m’en souvenir. Bonne nuit et à demain ! »
(…)
 
Le soleil est à peine levé que l’amiral patauge déjà tout en souplesse dans sa piscine située sous les fenêtres de la chambre de Florence et Paul.
Ce qui réveille ce dernier…
« Un petit bain matinal ? » propose l’amiral.
Pourquoi pas ? Le temps de passer un maillot de bain : « Continuez, je vous rattrape ! »
Florence sort de son sommeil. Elle a passé sa nuit entre rêves et cauchemars, s’agrippant à une falaise pour ne pas tomber dans le vide, tellement la literie est souple et creusée par la masse, le poids de Paul.
Les rêves étaient quant à eux de type « érotique », quand elle s’accrochait à « son sauveur » à s’enrouler autour de lui…
Ce qui a ravi Paul une partie de la nuit, parce qu’elle roulait sur lui en de douces étreintes nocturnes.
 
L’eau est fraîche et le « petit-personnel » s’active déjà à dresser un buffet digne d’un bataillon de GM du Club Méditerranée aux abords de la piscine.
Les deux hommes finissent par sortir de l’eau, l’un par l’échelle, Paul tout en puissance, directement sur le bord et à la force des bras, pour s’éponger et s’attabler.
« Alors, Amiral, vous allez finir par me cracher le morceau ? »
De quoi parle-t-il ?
 
« Ah oui… J’ai beaucoup réfléchi à notre conversation d’hier soir. Je ne sais pas si vous êtes l’homme qu’il me faut, finalement. Et pourtant, vous réunissez tous les atouts indispensables. »
Quelles raisons pour ces réticences soudaines ?
« Je vous explique. Hier soir, j’en suis resté aux rapports entre l’actuel pouvoir politique, ses projets d’imposition… Rendez-vous compte, 22 milliards supplémentaires tout de suite plus sans doute 33 l’année prochaine, soit 55 par an au total, presque 20 % en plus de ponction dans les portes monnaies… Et ses économies, c’est sur le seul format des armées alors que l’état-major s’attribue vos prouesses à rapatrier 35 milliards ! »
Bon et alors ?
« Et alors, mon petit-vieux, d’une part il en manque 15 à 20… »
Comment ça ?
« Je vous ai dit qu’on sait compter à la DRM, et pas que nous. Vous faites 5 % de rendement annuel sur 22 milliards pendant 17 ans, et normalement vous auriez dû récupérer non pas 35 milliards, mais 50. »
Il y a pu y avoir de « mauvaises affaires » en 17 ans. Et puis il compte mal l’amiral. Les dollars à l’entrée n’ont pas la même valeur que les euros à la sortie…
« Oui, naturellement. Mais 5 %, c’est un minimum, surtout quand on parle d’immobilier avec les plus-values à faire. Et souvenez-vous que les OAT, les bons de caisse du Trésor, le placement des plus basiques, quoi, étaient à 4,96 % dans les années 90. Et je ne compte pas les coups en bourse à faire non plus… Bref, il en manque un minimum de 10 à 15 milliards, peut-être 20, quelle que soit la façon dont on compte. C’est autant de « fuites » qu’il s’agit d’identifier et de récupérer ! »
Effectivement. « Je n’y suis pour rien… ». L’amiral le sait bien : « Vous n’avez fait que ramasser le solde restant. Le stock disponible, bien sûr. »
 
Et alors ?
« Alors, je suis en manque d’un côté de 20 milliards et vous seul connaissez assez bien le dossier, jusque sur le bout des doigts, pour mettre la main dessus. De plus vous êtes reconnu par tout le monde comme un héros et considéré comme un agent « fiable et patriote », carrément intouchable.
Par ailleurs, tout le monde vous guette, surtout à l’étranger, et malgré tout ça, vous avez démontré que vous êtes capables d’agir sous couvert sans que personne ne s’en rende compte chez nous et parmi nos espions d’élite. Fabuleux, non ? »
Pour les milliards-manquants, les dossiers et fichiers sont à disposition et ils ont des experts plus pointus que ne saurait l’être Paul.
Pour le reste, ce n’était que question de circonstance et d’opportunité. Il veut en venir où, l’amiral, là ?
 
« Si je vous dis que demain il va s’organiser un putsch de séditieux visant à un coup d’État et au renversement de ce gouvernement d’incompétents doublés d’arsouilles, ou au moins les héritiers directs des précédents, vous faites quoi ? »
Qu’il ne dise pas à Paul qu’il est en train d’organiser tranquillement un putsch depuis son chez lui gersois !
« Amiral, je prends mon fusil et s’il réussit, je rejoins le maquis, et pourquoi pas jusqu’en Corse ! Jamais je ne participerai à ce type d’aventure. Et je ne crois pas ça possible : la grande muette se souvient autant des Bonaparte, que des Boulanger ou que du fameux « quarteron » d’officiers félons d’Alger ! »
L’amiral se met à rire à la renverse sur son fauteuil.
 
« Il ne s’agit pas de participer, mais de le prévenir pour l’empêcher. C’est la seule façon démocratique de sauver nos budgets, jeune chien-loup ! »
Plus son « petit-vieux », désormais ?
« J’aime bien votre fougue à vouloir mordre pour défendre les institutions de notre pays. »
Mais soyons sérieux : « Quand on en sera à réduire nos effectifs pour devoir sanctuariser la dissuasion nucléaire et se payer avec les pets de sansonnet restant nos cartouches et vos missiles, que le boulot de l’aviation reposera entièrement sur les drones, que nos unités d’élite seront dissoutes et qu’il nous restera que quelques artilleurs, une ou deux compagnies du train et du génie, imaginez-vous bien, capitaine, que les laissés-pour-compte en deviendront plus que rancuniers.
Déjà, des groupes paramilitaires se constituent en pseudo parti d’extrême-droite, alors que les mêmes s’en constituent autant à l’extrême-gauche, considérant eux que notre nouveau président trahit déjà ses promesses électorales et ne va pas assez loin dans les réformes promises !…
En bref, une situation explosive qui va aller en enflant et qu’il s’agit pour nous de contrôler avant qu’elle ne dégénère en guerre civile et débouche sur un ou plusieurs coups d’état …
Parce que demain, quand il faudra gérer l’équivalent de 10 divisions complètes ou même seulement la moitié, de vétérans aguerris et rancuniers, pour peu qu’ils soient encadrés par des sous-offs sûrs de leurs devoirs envers l’armée nourricière et se choisissent quelques officiers supérieurs charismatiques avec une grande gueule, je ne donne pas cher de nos institutions ! »
Déjà, il se sent bien isolé chez « les étoilés » à agiter la probabilité de la menace…

« À la DRM, nous avons un indicateur du moral des troupes. Il évolue surtout en fonction des primes de risques et de missions versées à la troupe ainsi que des perspectives d’en toucher. Rendez-vous compte que même à l’occasion des émeutes dans les banlieues, il a à peine bronché ! »
Indicateur proche de la nullité sous Rackchi, à 5 % sous Krasoski et désormais à plus de 20-25 % sous Landau et son ministre Leriant…
Sans compter les effets des foirades successives du logiciel de paye « Louvois ».
Et ça pourrait grimper très vite ! « Pour peu que le pays ait à affronter une crise financière, quelques émeutes de banlieue, des attentats islamistes, ou je ne sais quel scandale de corruption, les choses pourraient vraiment devenir très explosives. »
À la DRM et autres de prévenir…
« C’est tout juste s’ils ne font pas exprès de ne pas savoir ni de comprendre ! »
Ok pour Paul, mais : « Et qu’est-ce que vous voulez que je fasse si le pouvoir politique joue les sourds-muets sur le sujet ? »
Les autistes, plutôt…


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