Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 14 juillet 2014

Chapitre III.3

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Partie d’échecs (3/3)
 
Non. Les services avaient d’abord pensé qu’il s’agissait du capitaine Haddock lui-même, ou de son avocat, ou de quelques-uns de ses contacts internetiques.
Peut-être que oui, peut-être que non.
Puis ils ont suivi la piste d’un haut-fonctionnaire qui aurait eu le rapport de Paul sous les yeux. Mais sans succès. Le type use de plusieurs IP différents et de façon aléatoire, et ça peut être n’importe qui.
« En fait, vu la quantité de billets laissés sur ce site, qui se classe quand même régulièrement dans les 3 à 4.000ème européens les plus lus toutes catégories confondues, dans les 20 premiers sur 17.000 de la plate-forme d’hébergement à la rubrique « politique » devant même « Fil-Lyon » le précédent premier ministre qui est aussi hébergé sur over-blog et les 50 premiers sur 37.000 dans la catégorie « actualité », pour des billets qui comportent chacun 1.500 à 2.000 mots, tous les jours, c’est plus que ne peut faire un simple pigiste pour un organe de presse. Ils doivent donc être plusieurs à signer « Ignoble Infreequentable ».
Il y a le gars qui fait ses « histoires-bêtes » du vendredi, celui qui doit vivre en Corse, un avocat plus au moins économiste et notre auteur de romans qui est le seul à écrire à la troisième personne du singulier.
Plus peut-être quelques autres, notamment celui qui remet tous les autres articles à la première personne du singulier et fait « l’unité d’écriture », et celui qui répond aux commentaires qui sont eux bourrés de fautes d’orthographe, ceux-là.
Pas comme le reste.
Rendez-vous compte, 17.000 commentaires, c’est un boulot à plein temps !
Un même homme ne peut pas tout faire ou alors il est retraité…
D’ailleurs, les IP sont nombreux et changeant, plusieurs en région parisienne, un en Haute-Corse, un autre de Marseille, plus d’autres du côté de Bordeaux, de Rennes, de Reims et de Lille, ceci expliquant cela à mon avis. »
Mais aucun depuis un mobile, sans ça il aurait été identifié à coup sûr, alors que les IP utilisés le sont par plusieurs personnes, ce qui ne permet pas l’identification certaine.
« Sans doute des ordinateurs de bureau, et rarement les mêmes ! »
Mais le plus curieux, c’est qu’il a récidivé par la suite… Ce qui élargit les hypothèses et en même temps désigne l’entourage de Paul. Ou alors peut-être un pirate informatique.
Ah oui ?
 
« L’année dernière, il vous reprend aux débuts de vos déboires avec l’Élysée et termine au Canada. Et même cette année, en ce moment, il vous suit jusqu’à votre retour de votre tour du monde par les trois-caps à la voile, et jusqu’à annoncer la naissance de votre fille qui n’a pas encore eu lieu.
C'est comme ça qu'on a compris vos déplacements en Écosse  dont on sait qu'elles ont aussi été commandées à la fois par les services britanniques et la CIA, je sais, avec autorisation de faire de notre propre ministre et par ailleurs vos opérations financières du moment et les fameuses machines de McShiant.  
Peut-être que l’été prochain on aura même droit à notre actuelle conversation.
Mais pour en revenir au premier opus, la DCRI envisage alors un moment de bloquer le blog, et puis ne recevant pas d’ordre précis dans ce sens, laisse faire. Et après, c’est trop tard.
Et la République n’explose pas pour autant ! Une vraie chape de plomb et un mutisme total engendrant une absence effarante de réaction des médias et de la sphère politique. »
Une information ostracisée, enterrée bien profond par tout le monde, la trouille au ventre…
Comme quoi, ils ont eu raison de laisser faire : soit la presse reprenait le texte du blog et enquêtait, et alors Krasoski entrait en campagne électorale avec un atout-maître après avoir pulvérisé, nucléarisé son principal concurrent putatif du moment, tout en se faisant passer pour « Monsieur-Propre ».
« À ce jeu-là, il aurait été réélu deux ou trois fois ! »
Soit le texte était réellement ostracisé et il fallait éliminer le banquier des pauvres autrement, en se gardant une éventuelle dernière cartouche contre lui.
C’est d’ailleurs ce qui aura été fait en mai 2011…
 
« – En revanche, ces textes mis en ligne sont une vraie mine d’informations qui facilitent la tâche de nos services : il suffit de lire et de tenter de recouper par d’autres voies. Ce qui me permet d’affirmer que je sais tout.
L’inconvénient, c’est que c’est « livré » au moins avec un an de retard, même si c’est avec quelques anticipations.
Comme je le disais, l’année dernière on a eu droit à vos aventures contre Risle et l’Arrco, une affaire qui n’a pourtant jamais été évoquée par la presse, ce qui nous a expliqué bien de vos déplacements. Cette année nous avons droit à la suite, jusqu’en chine, et ailleurs… »
Mais comment fait-il, cet auteur anonyme-là ? »
Les services supposent qu’il réunit diverses informations, générales et concernant Paul, « donc un de vos proches… », et qu’il travaille avec la méthode « hypothético-déductive-appliquée » qui est enseignée dans les meilleures écoles de guerre.
« Je vous le prédis, peut-être aurons-nous l’année prochaine cette conversation-là en ligne, je ne sais pas. Mais si les détails sont assez précis, ça voudra dire que l’un de nous deux en aura fait une note détaillée. Comme ce ne sera pas moi, ce sera donc vous l’auteur de la fuite… Vous suivez mon regard, là ? »
Paul ne fait pourtant pas de note sur son rôle dans les affaires d’État. « Jamais, même pas à vous, parce qu’elles n’existent pas ».
Et pourtant…
 
« Je vais vous dire, on en saura plus quand seront publiées les apartés censurées, qui correspondent à mes soi-disant frasques copulatoires : là, je saurai si c’est œuvre de fiction ou d’espionnage direct par satellite ! » en rigole Paul.
Parce que pour en revenir enfin à son passage à New-York, c’est bien et d’abord une « affaire d’État ». Ensuite DLK s’est autodétruit tout seul et a échappé à une émasculation en règle sans jamais le savoir. Enfin, au tout début, quand Paul avait voulu aborder le sujet avec l’amiral, celui-là lui avait assez sèchement répondu qu’il ne voulait pas savoir et que l’armée ne se mêle pas des affaires de basses politiques, ou quelle que chose comme ça…
« Jurisprudence » qui n’a pas été rapportée jusque-là dans les propos de l’amiral.
Donc Paul n’a pas à en parler, même si c’est ou sera en ligne.
 
L’amiral reprend son fil : « C’est en septembre 2010 que la DRM s’intéresse à vous, pour rouvrir votre dossier et le compléter, Paul. »
15 – Fg2 ; Tb8 (Paul prend position sur la colonne b…).
« Vous êtes vraiment chié, vous, comme joueur d’échecs. »
16 – Dc1 ; d3 (…et avance !)
« C’est bien ce que je dis ! Bref, depuis septembre 2010, on vous suit de loin en loin dans vos pérégrinations jusqu’en Écosse et au Canada sur les affaires du professeur Risle.
C’est d’ailleurs à cette occasion que vous « changez de dimension »… »
17 – e3 … ;
Que veut-il dire par là ?
« Je veux dire par là que vous avez déjà ouvert le feu sur un pick-up de talibans en en tuant sans doute quelques-uns. En revanche, la première fois que vous exécutez à peu près tout le monde sans même être shooté, ce n’est manifestement pas votre façon d’agir ni dans votre caractère, une fois de plus sans, ni autorisation ni ordre de le faire, c’est Risle, sa fille, le colonel Franck, son équipe de plusieurs tueurs à gage, le pilote d’hélicoptère et un infirmier qui sont décimés ! Seule l’équipe chirurgicale en réchappe. Un véritable bain de sang et absolument sans mollir, vous changez bien de dimension.
Vous êtes devenu un tueur. Un agent au sang-froid … Ne vous défendez-pas ! Vous étiez en état de légitime défense et cette bande d’abominables crapules était vraiment un danger public : il fallait le faire et je vous en aurai donné l’ordre si ça avait été possible. »
L’amiral continue…
 
« Dans la vie, il y a ceux, dans de telles situations, qui font feu et ceux qui hésitent une dernière fois. Les premiers en reviennent, secoués, parfois, certes, mais en reviennent vivants, les autres ne sont plus là pour en parler.
Parce que face à un vrai tueur, notamment aguerri tel que le colonel Franck, il leur manquera toujours les quelques centièmes de seconde de bonne conscience qui font toujours la différence. »
Ou alors ils sont sous amphétamines de guerre ou une quelconque autre substance chimique, qui leur ôte tout discernement, leur retire toute retenue, se sentant véritablement « immortel », le cerveau fonctionnant à 200 à l’heure.
« Et ce n’est pas votre cas ! Très fort, par conséquent ! »
Reste à savoir si c’est le fait d’un « asocial », sans vertu ni morale, psychopathe ou non.
« Et vous m’avez apporté assez de précisions ce soir pour vous savoir loyal et honnête, vraisemblablement un asocial, mais pas un malade-psychopathologique, puisque vous poursuivez vos buts sans vous laissez happer par des ambitions de lucre démesurées ou tout autre délire. Ce qui est rassurant pour la suite.
Juste votre côté lubrique un peu fantaisiste mais, qui finalement s’explique : être dépucelé par une quadra expérimentée à 15 ans, si je vous suis bien, ça doit être l’origine de votre attirance démesurée pour le beau-sexe. »
Quoique là encore, l’amiral ne prenne pas tout pour argent comptant : « Je préfère la version officielle, et pas vos délires de vantard. »
Psychologie de comptoir, pense Paul. Mais si ça le rassure, pourquoi pas ?
17 – … e4
18 – Cd2 …
 
« D’ailleurs vous confirmez l’année dernière être plus doué que ça. Je vous envoie en Chine et en Russie sur ordre du ministère, même si je pense que ça vient de l’Élysée sous la pression des américains, une fois de plus. Notre Président de l’époque ne sait pas leur dire non. Mission hautement improbable, quasi-suicidaire, mais que vous remplissez de façon impériale, jusqu’à vous faire entrer dans la légende !
Je n’aurai pas parié un kopek sur votre éclatante réussite. »
Paul, de son côté, aurait dû parier une bouteille sur l’état d’esprit de l’amiral ce jour-là, pour n’en pas douter…
« Et d’un autre côté, assez formidablement, vous poursuivez votre petite-vengeance personnelle et familiale par personne interposée. » Des meurtres par procuration en quelle que sorte : Très, très fort, d’ailleurs !
Quelle vengeance ?
« Ne prenez pas le Service pour une bille. On sait encore additionner « 1 + 1 » chez nous. Je ne sais pas ce que vous avez fait pour les Liamone, ni comment vous vous y êtes pris pour Parepoux, mais l’équipe qui vous tire dessus à Bonifacio, la même qui liquide justement un chef d’entreprise à Porto-Vecchio en lien avec Parepoux, est liquidée à son tour alors que vous êtes dans le coma. Et le sénateur Lacuistre est également abattu lors d’un meeting électoral, mais un peu plus tard. »
C’est là qu’ils ont compris que Paul avait réussi à constituer une équipe soudée et efficace « sous autorité » mais agissant avec des objectifs précis et sans coup-mollir, même en l’absence de son chef, et sous leur nez, passant en plus inaperçue, même à Monsieur Albert que l’amiral avait pourtant pris la précaution de lui mettre dans les pattes, et qui n’a rien vu venir « alors que c’est un excellent élément. »
C’est un bon, mais il ne supporte pas les décalages horaires, confirme Paul !
 
Une autre dimension, effectivement.
Et l’amiral ne parle toujours pas de la virée à New-York, contre le « banquier des pauvres », son autre « mission-secrète » pour le compte du locataire de l’Élysée à cette époque-là.
18 – … ; f5
19 – O-O (petit roque) ; Te8
20 – f3 …
« Vous devriez abandonner la partie… »
Que nenni, elle est loin d’être perdue.
« Mais si, mais si ! Et en quelques coups… »
Il voudrait bien voir ça, tiens !
20 – … ; Cd4
21 – exd4 ; Dxd4+ (Belle fourchette qui ne peut pas aller au bout, naturellement.
L’amiral pense alors que Paul joue comme un plouc, sans voir arriver le mat…
Alors que ça devient « mortel » pour les blancs… Et Paul pousse son avantage.)
22 – Rh1 ; …
C’est l’occasion de quelques « coups forcés ». Le roi blanc se « cloue » tout seul dans son trou : pas question qu’il n’en ressorte !
22 – … e3
« Et puis quoi encore ? Je vois dans votre jeu ! »
23 – Cc3 ; Ff6
24 – Cd-b1 (Paul n’aurait pas fait comme ça, tant pis) …
24 – … ; d2
25 – Dc2 ; Fb3
26 – Dxf5 ; d1 = promotion en dame.
27 – Cxd1 ; Fxd1 (Logique, non ?)
28 – Cc3 ; e2
« Ah non, pas deux fois quand même ! »
Et tiens donc !
29 –Taxd1 ; Dxc3
30 – Dd7 ; e1 = promotion en dame (… mais si ! Il en est même déjà foutu).
« Mat en trois coups ! Désolé… » fait Paul de façon quasi-impertinente.
31 – Tde1x ; Te1x
32 – Te1x ; De1x+
33 – Ff1, abandon (… Mat, Dxf1++)
« Bravo, capitaine ! »
Perdu par les dames, l’amiral…


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